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Les ordres religieux-militaires

  • Les ordres religieux-militaires en Occident

    Christophe MASSON, 17 mars 2021

    L’ensemble de la rubrique Les ordres religieux-militaires en Occident a été rédigée par Damien Carraz (Université Toulouse Jean Jaurès).

    Des années 1900 à 2000 : un survol historiographique

    Si une historiographie des ordres militaires existe depuis le Moyen Âge, on partira ici de la naissance des sciences historiques. Ainsi, le XIXe siècle méthodique a laissé des travaux dont nous sommes toujours tributaires : d’une part, les premières grandes synthèses – par exemple celles de Johannes Voigt (1827-1839) sur la Prusse teutonique ou de Joseph Delaville le Roulx (1904, 1913) sur les Hospitaliers – et d’autre part, des éditions de sources. Alors que les productions normatives des principaux ordres commencèrent à être éditées, le temps fut surtout au rassemblement de cartulaires factices, comme le monumental Cartulaire général de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (1100-1310) (Paris, 4 vol., 1894-1906) de J. Delaville le Roulx ou le Cartulaire général de l’ordre du Temple (1119 ?-1150) (Paris, 1913) du marquis d’Albon, interrompu par la mort prématurée de l’auteur mais qui a laissé 71 volumes de transcriptions à la Bibliothèque Nationale de France ! La fascination exercée par le Temple suscita également les premiers rassemblements des pièces du procès, comme l’édition de Jules Michelet en 1841-1851. L’époque des Sociétés savantes inaugura également les travaux érudits sur l’implantation des commanderies à partir des archives locales. Si cette veine de l’érudition locale s’est poursuivie jusqu’à nos jours, l’histoire générale des ordres et notamment du Temple fut longtemps laissée aux historiens du dimanche. Beaucoup d’érudits ont travaillé honnêtement et certains eurent le mérite d’ouvrir des voies, comme Laurent Dailliez qui a accédé à une certaine notoriété dans le petit monde des « études templaristes ». Toutefois, les travaux médiocres voire franchement farfelus furent légion et, aujourd’hui encore, le Temple représente un filon éditorial facile exploité par des polygraphes plus ou moins sérieux…
    Ce n’est donc pas avant les années 1980, que les universitaires osèrent s’emparer d’un champ de recherche qui souffrait d’un certain discrédit. Certains fondèrent de véritables écoles (Jonathan Riley-Smith, Helen Nicholson, Carlos de Ayala Martínez…), d’autres travaillèrent à l’origine de façon plus isolée mais eurent néanmoins une influence déterminante (Anthony Luttrell, Alan Forey, Francesco Tommasi, Alain Demurger…). Tous contribuèrent à donner sa pleine légitimité à la recherche sur les ordres militaires et à la raccrocher enfin aux grands paradigmes des sciences humaines. C’est ainsi que virent le jour les premières synthèses sur les différents ordres qui font toujours autorité.
    La seconde partie du XXe siècle a connu à la fois une fragmentation de la recherche et un développement presque exponentiel des publications. Les différentes institutions ont d’abord été étudiées dans des perspectives régionales et monographiques, non sans que se manifeste l’empreinte des différentes traditions historiographiques nationales. En France par exemple, plusieurs monographies régionales sur le Temple et/ou l’Hôpital relèvent d’une histoire socio-économique des campagnes, tandis que les historiens espagnols ont volontiers insisté sur la dimension seigneuriale et les grandes dominations territoriales des ordres, dans la logique des travaux sur la reconquista. À ce stade, l’approche restait plutôt factuelle et institutionnelle : il s’agissait de préciser la chronologie et les modalités de l’implantation d’un ordre dans une région donnée, de décrire son fonctionnement et ses composantes humaines – un modèle du genre est The Templars in the Corona de Aragón d’Alan Forey (Londres, 1973).
    Aussi, l’historiographie a-t-elle longtemps vécu sur une approche internaliste, auto-référentielle, du monachisme militaire : les ordres étaient étudiés comme des isolats déconnectés du monde social. Sûrement ce stade fut-il indispensable pour fonder des bases heuristiques solides mais il devait être dépassé. Aussi, les enjeux de la recherche depuis le début des années 2000 furent bien de sortir les ordres militaires de la marginalité, pour reprendre une formule d’A. Demurger.

    Les principales directions de recherche des 30 dernières années

    Au risque de donner une vision bien schématique, les grandes lignes directrices de la recherche pourraient se résumer ainsi :

    Spiritualité et encadrement des fidèles
    Loin du stéréotype du chevalier croisé ou du seigneur implacable, les frères des ordres militaires ont été enfin considérés pour ce qu’ils furent dès leur origine : des religieux, laïques pour la plupart, mais vivant selon une règle. Animés par une religiosité dont il reste encore à évaluer l’originalité, ils développèrent des actions redoutablement efficaces dans l’encadrement des fidèles (confraternités, fonctions funéraires et paroissiales, place faite aux femmes…). Si ces voies de recherche ont intégré les apports de la liturgie, elles ont surtout ouvert des perspectives nouvelles aux approches archéologiques ou liées à l’étude des images.

    Histoire de l’architecture et archéologie
    Alors que les monographies consacrées aux chapelles conventuelles relèvent d’une longue tradition d’érudition, de nombreuses commanderies à travers l’Europe ont fait l’objet de fouilles ou d’études monumentales. Même s’il reste du travail pour des générations de chercheurs, les connaissances ont notablement progressé dans les domaines de l’archéologie funéraire, de l’organisation topographique des commanderies, du rôle des ordres militaires dans la diffusion de l’architecture gothique, etc. Sur les frontières de la chrétienté, comme la péninsule Ibérique, la Baltique et l’Europe centrale, les châteaux emblématiques des milices ont également attiré l’attention des archéologues.

    Les ordres militaires et le champ politique
    Plus que tout autres institutions religieuses, les ordres militaires furent placés, de gré ou de force, au service des États princiers. Les nouvelles approches de l’histoire politique ont permis de sortir ici des récits événementiels ou des schémas institutionnels pour aborder tous les champs du pouvoir – diplomatie, service militaire, action administrative… – comme de la vie curiale – familiarité, encadrement spirituel, mécénat… D’autre part, on n’aurait garde d’oublier que les Teutoniques en Prusse et les Hospitaliers à Rhodes gouvernèrent de véritables principautés ecclésiastiques. La prise en compte de cette dimension étatique – ou de formes de souveraineté ramenées à l’échelle de grandes dominations territoriales en péninsule Ibérique – a permis d’inscrire ces institutions dans une histoire générale des pouvoirs, princiers mais également urbains.

    Le tropisme urbain
    L’emprise des études rurales explique que les frères d’Occident furent avant tout vus comme des entrepreneurs occupés par l’exploitation de leurs seigneuries rurales. C’était oublier que la plupart des milices naquirent dans un milieu urbain et qu’en définitive, près de la moitié des établissements furent bien implantés dans une agglomération. Le paradigme de l’inurbamento des commanderies a permis d’inscrire les ordres militaires dans le long courant du monachisme et d’ouvrir à des comparaisons fructueuses, notamment avec les ordres mendiants. La présence des commanderies dans les paysages urbains et leur contribution à la fabrique de la ville (emprise des commanderies, lotissements, gestion d’hôpitaux…) ont été réévaluées.

    Entre l’arrière et le front
    Un autre cloisonnement a longtemps prévalu entre les chercheurs qui travaillaient sur les ordres militaires en Occident et ceux qui s’occupaient de l’action des ordres dans l’Orient latin. Sans doute cette rupture fut-elle particulièrement révélatrice pour la péninsule Ibérique, où les chercheurs se sont focalisés sur l’action des ordres dans la reconquista, en oubliant que leur raison d’être était tout autant liée à la défense de la Terre sainte. Les lignes ont bougé et l’on s’attache désormais à montrer que l’action réelle des ordres militaires internationaux ne peut être saisie sans adopter une échelle globale – ou plutôt « universelle » pour employer un terme moins anachronique. On s’est donc intéressé à l’organisation logistique et financière dans l’aide à la Terre sainte, à la mobilité des frères d’une rive à l’autre de la Méditerranée et même au-delà, si l’on considère le rôle des institutions ibériques dans les entreprises atlantiques. La prise en compte des mobilités humaines s’est nourrie d’une tradition ancienne d’enquêtes prosopographiques. À ce titre, le matériau issu du procès du Temple autorise une sociographie sans équivalent pour aucun autre ordre religieux (A. Demurger a fourni l’analyse la plus aboutie à l’échelle du royaume de France).

    Le procès du Temple
    Sous l’effet du 7e centenaire de l’événement, le procès du Temple et, plus largement, les dernières décennies d’existence de l’ordre ont inspiré nombre de publications : on connait mieux désormais la situation de l’ordre qui n’était en rien déclinant au début du XIVe s., les actions des différentes monarchies, les modalités de la dévolution des biens de l’ordre à l’Hôpital ainsi que les conséquences matérielles et institutionnelles pour ce dernier… Mais la compréhension du procès a surtout été marquée par un renversement complet de paradigme : alors que les causes de la chute furent toujours recherchées dans l’histoire interne de l’ordre, Julien Théry a montré que l’explication résidait entièrement dans les mobiles politiques et idéologiques de la monarchie capétienne. En bref, les templiers eurent bien peu de prise sur un événement dont les racines sont à rechercher plutôt dans la « pontificalisation de la royauté française ».

    Les toutes dernières tendances
    L’histoire des ordres militaires est, non seulement sortie de la marginalité, mais a désormais pris toute sa place dans le renouvellement des approches générales sur le Moyen Âge. En témoigne l’importance croissante des travaux relatifs à la scripturalité  : relié à l’histoire des pratiques administratives, aux questionnements sur la symbolique de l’écrit et autres enjeux mémoriels, ouvert à la diplomatique et à la sigillographie, ce courant revivifie aussi les entreprises d’éditions de sources. Un autre terrain s’inscrit dans le spatial turn qui occupe les médiévistes depuis une vingtaine d’années : le concept de commanderie, les seigneuries et les circonscriptions administratives sont analysés à l’aune de la notion de « territorialisation » et de ses avatars. Enfin, les notions d’image (en anglais et français) ou de Selbstbild, enrichies en France par la grille des « représentations », ont inspiré une série de travaux attentifs à la fois à l’image que les ordres avaient d’eux-mêmes et aux représentations que ceux-ci véhiculaient. Ces réflexions ont encouragé l’exploitation de sources variées : images sous toutes leurs formes et surtout textes narratifs et littéraires. Appréhendés dans la longue durée, ces derniers ouvrent à une étude de la réception du phénomène des ordres militaires, jusque dans ses dimensions mythographiques (le « templarisme ») voire éminemment politiques.

    Aujourd’hui, les ordres religieux-militaires constituent un champ de recherche parfaitement identifié à l’échelle internationale. Liée à l’histoire des croisades tout en s’en distinguant, la military orders’ connection s’appuie sur des colloques internationaux réguliers – Londres, Palmela (Portugal), Torun (Pologne) – et sur quelques revues spécifiques [cf. ressources en ligne]. Mais elle est tout autant faite de chercheurs qui se fréquentent et collaborent dans le cadre de réseaux plus ou moins formalisés à travers le monde.
    Les ordres militaires qui, pour la plupart, existent encore aujourd’hui, se prêteraient particulièrement à une approche dans la longue durée. Pourtant, la coupure académique entre Moyen Âge et modernité reste réelle, même si certains colloques sont ouverts aux historiens modernistes. D’autre part, le caractère pléthorique et souvent répétitif des publications, s’il est à l’image d’une recherche internationale soumise au diktat de la productivité et de la communication, n’encourage-t-il pas un émiettement des questionnements ?

    BIBLIOGRAPHIE

    On donne ici un état des travaux essentiels parus depuis ces trente dernières années. À l’instar de l’histoire des croisades, les publications sur les ordres militaires sont plutôt dominées par la langue anglaise. On a privilégié les travaux en français, sans négliger naturellement quelques références importantes dans d’autres langues.

    I. Première approche

    Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, éd. Ph. JOSSERAND et N. BERIOU, Paris, Fayard, 2009.
    Un instrument de travail incontournable – même si le rythme des publications et les derniers renouvellements de la recherche rendraient souhaitable la conception d’une édition électronique périodiquement mise à jour.

    1. Une sélection d’ouvrages de synthèse embrassant l’ensemble des ordres militaires

    AYALA MARTINEZ C. de, Las Órdenes militares hispánicas en la Edad Media (siglos XII-XV), Madrid, Marcial Pons Historia, 2003.
    DEMURGER A., Chevaliers du Christ. Les ordres religieux-militaires au Moyen Âge, XIe-XVIe siècles, Paris, Seuil, 2002 ; rééd. 2010.
    FOREY A. J., The Military Orders from the Twelfth to the Early-Fourteenth Centuries, Londres, Macmillan, 1992.
    NICHOLSON H. J., Templars, Hospitallers and Teutonic Knights. Images of the Military Orders (1128-1291), Leicester-Londres-New York, Leicester University Press, 1993 ; rééd. 1995.
    RODRIGUEZ-PICAVEA E., Los Monjes Guerreros en los reinos hispánicos. Las órdenes militares en la Península Ibérica durante la Edad Media, Madrid, La Esfera de los Libros, 2008.

    2. Quelques synthèses de référence consacrées à un ordre

    BARBER M., The New Knighthood. A History of the Order of the Temple, Cambridge, Cambridge University Press, 1994 ; rééd. 1996.
    DEMURGER A., Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, 2005 ; rééd. 2014.
    DEMURGER A., Les Hospitaliers. De Jérusalem à Rhodes, 1050-1317, Paris, Tallandier, 2013 ; rééd. 2019.
    GOUGUENHEIM S., Les Chevaliers teutoniques, Paris, Tallandier, 2008.
    JANKRIFT K. P., Leprose als Streiter Gottes. Institutionalisierung und organisation des ordens vom Heiligen Lazarus zu Jerusalem von seinem anfängen bis zum Jhare 1350, Münster, Lit Verlag, 1996.
    MILITZER K., Die Geschichte des Deutschen Ordens, Stuttgart, W. Kohlhammer, 2005.
    NICHOLSON H., The Knights Hospitallers, Woodbridge, The Boydell Press, 2001 ; rééd. 2003.

    3. Quelques bilans historiographiques

    BALARD M., « Bilan de la recherche française sur les ordres militaires », in As Ordens Militares e as Ordens de Cavalaria entre o Ocidente e o Oriente, (Actas do V Encontro sobre Ordens Militares, Palmela, 15 a 18 de fevereiro de 2006), éd. I. C. FERREIRA FERNANDES, Palmela, Câmara Municipal de Palmela/GEsOS, 2009, p. 25-45.
    GARCIA-GUIJARRO RAMOS L., « Historiography and History : Medieval Studies on the Military Orders in Spain since 1975 », in The Military Orders, vol. 3, History and Heritage, éd. V. MALLIA-MILANES, Aldershot-Brookfield, Ashgate, 2008, p. 23-44.
    OLIVEIRA L. F., FONSECA L. A. da, PIMENTA M. C., « The Military Orders », in The Historiography of Medieval Portugal, c. 1950-2010, éd. J. MATTOSO, Lisbonne, Instituto de Estudos Medievais, 2012, p. 425-457.
    PINTO COSTA P., « The Military Orders established in Portugal in the Middles Ages : A Historiographical Overview », E-Journal of Portuguese History, vol. 2, n° 1, 2004.
    SARNOWSKY J., « Kreuzzüge und Ritterorden in der neueren Forschung », in Die Aktualität des Mittelalters, éd. H.-W. GOETZ, Bochum, 2000, p. 25-55.
    TOOMASPOEG K., « The archives of the military orders : some introductory remarks », in Entre Deus e o Rei. O mundo das Ordens Militares, VII Encontro Internacional sobre Ordens Militares, Palmela, 14 a 18 outubro de 2015, éd. I. C. F. FERNANDES, Palmela, GESOS-Municipio de Palmela, 2018, vol. 1, p. 29-42.

    II. Les principales thèses publiées en France (Orient exclu)

    La bibliographie relative aux ordres militaires est désormais un océan insondable et il n’y aurait pas grand intérêt à donner ici des listes sans fin classées par ordre et/ou par espace. Pour mesurer à la fois l’évolution et la diversité des approches, il suffit de signaler les principales thèses réalisées en France.

    BESSEY V., Les commanderies de l’Hôpital en Picardie au temps des chevaliers de Rhodes, 1309-1522, Millau, Conservatoire templier et hospitalier du Larzac, 2005.
    BUCHHEIT N., Les commanderies hospitalières. Réseaux et territoires en Basse-Alsace, XIIIe-XIVe siècles, Paris, CTHS, 2014.
    CARCENAC A.-R., Les Templiers du Larzac, Nîmes, Lacour, 1994.
    CARRAZ D., L’Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312). Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2005 ; rééd. 2020.
    CERRINI S., La révolution des Templiers. Une histoire perdue du XIIe siècle, Paris, Perrin, 2007 [ouvrage inspiré par le matériau tiré d’une thèse sur la règle du Temple].
    HYACINTHE R., L’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem au Moyen Âge, Millau, Conservatoire templier et hospitalier du Larzac, 2003.
    JOSSERAND Ph., Église et pouvoir dans la Péninsule ibérique. Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369), Madrid, Casa de Velázquez, 2004.
    MIGUET M., Templiers et Hospitaliers en Normandie, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1995.
    OLIVIER M., Une chronique de l’ordre Teutonique et ses usages à la fin du Moyen Âge : l’Ancienne Chronique des Grands-Maîtres et sa réception jusqu’au milieu du XVIe siècle, thèse de doctorat, Université Paris-Est, 2009 [inédite ; cf. https://journals.openedition.org/ifha/249]
    TOOMASPOEG K., Les Teutoniques en Sicile (1197-1492), Rome, École française de Rome, 2003.
    VERDON L., La terre et les hommes en Roussillon aux XIIe et XIIIe siècles. Structures seigneuriales, rente et société d’après les sources templières, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2001.

    III. Pour aller plus loin

    1. Les dernières décennies de l’ordre du Temple et le procès

    BARBER M., The Trial of the Templars, Cambridge, Cambridge University Press, 1978 ; rééd. 1998 ; Le Procès des Templiers, Rennes, PUR, 2002.
    The Debate on the Trial of the Templars (1307-1314), éd. J. BURGTORF, H. NICHOLSON et P. CRAWFORD, Aldershot, Ashgate, 2010.
    La fin de l’ordre du Temple, éd. M.-A. CHEVALIER, Paris, Geuthner, 2012.
    DEMURGER A., Le peuple templier, 1307-1312, Paris, Éditions du CNRS, 2019.
    JOSSERAND Ph., Jacques de Molay. Le dernier grand-maître des Templiers, Paris, Les Belles Lettres, 2019.

    2. Architecture, archéologie, histoire de l’art

    Archaeology and Architecture of the Military Orders. New studies, éd. M. PIANA et C. CARLSSON, Farnham-Burlington, Ashgate, 2014.
    Images et ornements autour des ordres militaires au Moyen Âge : culture visuelle et culte des saints (France, Espagne du Nord, Italie), éd. D. CARRAZ et E. DEHOUX, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2016.
    FUGUET SANS J. et PLAZA C., Los Templarios en la Península ibérica, Barcelone, El Cobre Ediciones, 2006.
    The Temple Church in London : History, Architecture, Art, éd. R. GRIFFITH-JONES et D. PARK, Woodbridge, 2010.

    3. Une sélection d’ouvrages collectifs

    La Commanderie, institution des ordres militaires dans l’Occident médiéval, Actes du premier colloque international du Conservatoire Templier et Hospitalier (Sainte-Eulalie de Cernon, 13-15 octobre 2000), éd. A. LUTTRELL et L. PRESSOUYRE, Paris, CTHS, 2002.
    L’Économie templière en Occident. Patrimoines, commerce, finances, Actes du colloque international (Troyes-Abbaye de Clairvaux, 24-26 octobre 2012), éd. A. BAUDIN, G. BRUNEL et N. DOHRMANN, Langres, D. Guéniot-Conseil général de l’Aube, 2013.
    Élites et ordres militaires au Moyen Âge. Rencontre autour d’Alain Demurger, éd. Ph. JOSSERAND, L. F. OLIVEIRA et D. CARRAZ, Madrid, Casa de Velázquez, 2015.
    Hospitaller Women in the Middle Ages, éd. A. LUTTRELL et H. NICHOLSON, Aldershot, Ashgate, 2006.
    La mémoire des origines dans les ordres religieux-militaires au Moyen Âge, Actes des journées d’études de Göttingen, 25-26 juin 2009, éd. M. OLIVIER et Ph. JOSSERAND, Münster, Lit Verlag, 2012.
    Las Órdenes militares en la Península Ibérica, vol. 1, Edad Media, éd. R. IZQUIERDO BENITO et F. RUIZ GOMEZ, Cuenca, Ediciones de la Universidad de Castilla-La Mancha, 2000.
    Les Ordres militaires dans la ville médiévale (1100-1350), Actes du colloque international de Clermont-Ferrand, 26-28 mai 2010, éd. D. CARRAZ, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2013.
    Les Ordres religieux militaires dans le Midi (XIIe-XIVe siècle), Toulouse, Privat, 2006 ; rééd. 2016 (Cahiers de Fanjeaux, n° 41).
    Ordres militaires et territorialité au Moyen Âge entre Orient et Occident, éd. M.-A. CHEVALIER, Paris, Geuthner, 2020.
    The Templars and their Sources, éd. K. BORCHARDT, K. DÖRING, Ph. JOSSERAND et H. NICHOLSON, Londres-New York, Routledge, 2017.

    RESSOURCES EN LIGNE

    I. Centres de recherche et sociétés

    Gabinete de Estudos sobre a Ordem de Santiago (GEsOS) à Palmela (Portugal)
    Dédié aux ordres principalement portugais et ibériques, le GEsOS dispose d’un centre de documentation et s’occupe de l’étude et de la sauvegarde du château santiaguiste de Palmela.
    Porté par sa cheville-ouvrière, Isabel C. F. Fernandes, ce centre organise expositions et rencontres scientifiques. Il publie surtout la série des colloques Encontro sobre Ordens Militares (la parution du 8e volet est prévue pour fin 2020).

    Militarium Ordinum Analecta
    Collection dédiée aux ordres militaires du Portugal (monographies et éditions de sources) éditée par le laboratoire CEPESE de l’Université de Porto.

    L’Uniwersytet Mikolaja Kopernika de Torun (Pologne), autour de Roman Czaja et de Jürgen Sarnowsky, organise les colloques Ordines Militares. Colloquia Torunensia Historica.
    Ces rencontres sont aujourd’hui publiées dans le cadre du périodique Ordines militares. Yearbook for the Study of the Military Orders disponible en ligne

    London Centre for the Study of the Crusades, the Military Orders and the Latin East
    Liée à la Royal Holloway University of London et au Museum and Library of the Order of Saint John, cette structure organise les colloques internationaux Military Orders dont 6 volumes sont parus.

    Malta Study Center (Chapel Hill, USA)
    Ce centre de recherche dédié à l’ordre de Malte (Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem) conserve des microfilms et documents numérisés issus essentiellement des Archives nationales de Malte. Mais il développe actuellement des partenariats avec d’autres archives et bibliothèques européennes afin de conduire des campagnes de numérisation.

    La Society for the Study of the Crusades and the Latin East et la revue annuelle Crusades qu’elle édite s’intéressent également aux ordres militaires. Le site internet est assez pauvre toutefois.

    Des sociétés savantes gravitent autour des ordres médiévaux les plus importants qui existent aujourd’hui sous une autre forme. Par exemple :

    Pour l’ordre teutonique :
    - International Historical Commission for the Study of the Teutonic Order/Internationale Historische Kommission zur Erforschung des Deutschen Ordens (basée à Vienne) :
    https://www.deutscher-orden.at/site/geschichte/interkommission
    - L’Université de Wurzburg dispose également d’un Centre de recherche :
    https://www.uni-wuerzburg.de/forschung/deutscher-orden/startseite/

    Pour l’ordre de Malte :
    - La Société de l’Histoire et du Patrimoine de l’Ordre de Malte tient un centre de documentation à Paris et édite un Bulletin dont le contenu scientifique s’est notablement amélioré :
    http://www.histoire-patrimoine-ordre-de-malte.com
    - Le Centro Studi Melitensi à Tarente se signale également par une activité soutenue et publie la revue Studi Melitensi :
    https://www.ordinedimaltaitalia.org/gran-priorato-di-napoli-e-sicilia/article/centro-studi-melitensi

    II. Associations et recherche érudites

    L’internet est encombré de sites et de blogs douteux mêlant les ordres militaires et surtout les Templiers à des délires ésotériques, catholiques intégristes voire nationalistes. Mais il existe également des sites faits par des amateurs qui s’efforcent de rassembler des informations sérieuses et de relayer l’actualité éditoriale.
    On a sélectionné quelques sites francophones. La plupart offrent peu ou prou la même architecture : présentation des principaux ordres militaires et de leurs structures institutionnelles ; notices (parfois accompagnées de cartes) sur les commanderies et châteaux ; bibliographies. On peut trouver encore des informations sur des associations patrimoniales, les liens vers d’autres sites de passionnés ou de propriétaires de commanderies.
    Le site le plus complet est sans doute celui du Projet Baucéant animé par Christophe Staf : http://www.templiers.org
    Pour qui est en quête de renseignements sur telle ou telle commanderie, d’autres sites peuvent être utiles (à condition de vérifier les informations car les notices sont souvent basées sur des compilations de la littérature érudite) :
    http://www.templiers.net/
    http://templis.free.fr/
    http://templiers.org.free.fr/
    Un certain nombre de commanderies sont répertoriées dans la base Monumentum – carte des monuments historiques français : https://monumentum.fr/

    On citera enfin deux associations sérieuses à vocation patrimoniale :
    Association historique le Temple de Paris : https://www.templedeparis.fr
    Association Passion-patrimoine (basée dans l’Ain) : https://www.passion-patrimoine.fr

    Quelques universitaires disposent également de Blogs, par exemple Helen Nicholson : http://blogs.cardiff.ac.uk/knightstemplarsestates/author/shahjn/

    III. Sources en ligne

    L’état des sources – éditions et traductions – disponibles en ligne est encore assez modeste, même si plusieurs chantiers ont été lancés, notamment aux USA, en Angleterre et en Allemagne.

    Hospitaller Gateway
    Projet de sources en ligne relatives à l’ordre de l’Hôpital lancé par Jürgen Sarnowsky (Université de Hamburg). En construction, le site offre plutôt un état des lieux et des liens (notamment sur Rhodes et sur la documentation normative).

    Des sites plus largement dédiés à l’histoire des croisades ou à l’histoire militaire donnent accès à quelques textes intéressant les ordres militaires (souvent en traduction anglaise) :
    - De Re militari : The Society for Medieval Military History
    - Internet Medieval Sourcebook (Fordham University)
    - Online Medieval Sources Bibliography


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  • Les ordres religieux-militaires en Orient

    Christophe MASSON, 17 mars 2021

    L’ensemble de la rubrique La guerre sur mer a été rédigée par Marie-Anna Chevalier (Université Montpellier 3 Paul Valéry).

    PROBLÉMATIQUES ACTUELLES ET GRANDS AXES DE RECHERCHE

    Les ordres militaires et la croisade
    La participation des ordres religieux-militaires et leur rôle dans les croisades font l’objet du questionnement de certains spécialistes. Celui-ci prend plusieurs formes : quel lien peut être établi entre l’arrière et le front ? De quelles familles, de quels diocèses et de quelles commanderies occidentales sont issus les templiers, hospitaliers ou teutoniques qui partent en croisade et s’installent dans les commanderies de Méditerranée orientale ? Perçoit-on clairement ces mouvements ? Les ordres militaires ont-ils un impact réel sur le déroulement des croisades, la stratégie adoptée - ou pas -, en fonction bien évidemment de la croisade concernée (on a des situations assez opposées à cet égard entre la Quatrième et la Cinquième Croisade) ? En quoi consiste précisément leur rôle dans le transport de subsides pour la Terre sainte ? …

    Implication dans la vie politique et militaire des États chrétiens d’Orient
    Les ordres religieux-militaires, de par leur omniprésence dans l’Orient chrétien et en raison de la force militaire qu’ils représentaient, furent souvent des acteurs décisifs dans les domaines politiques, militaires et diplomatiques. Ils intervinrent régulièrement comme ambassadeurs des souverains chrétiens d’Orient à la fois auprès de leurs homologues musulmans, pour négocier des traités de paix, et auprès du pape, pour demander des renforts en hommes et en argent pour la défense de la Terre sainte au sens large. Dans les périodes de fragilité du pouvoir royal à Jérusalem/Acre, ils prenaient, avec les principaux barons une part prépondérante lors des conseils décisifs pour l’avenir du royaume (stratégie militaire à adopter, choix du futur souverain…). Leur implication militaire était fondamentale puisqu’ils constituaient la seule armée permanente des États latins d’Orient.

    Forteresses, systèmes de défense, territoires et possessions foncières des ordres militaires
    Lors de ces deux dernières décennies, les historiens, archéologues et spécialistes de la castellologie ont développé de manière très significative leurs recherches sur les modes d’implantation des ordres religieux-militaires en Orient. Ainsi, par des recherches documentaires et/ou par des études sur le terrain (chantiers de fouille, prospections de sites), ils ont enrichi nos connaissances sur la structure des châteaux, les systèmes de fortifications, les églises et l’organisation territoriale des ordres militaires dans certaines de leurs implantations de Méditerranée orientale (Grèce, Dodécanèse, Asie Mineure, Syrie, Palestine, Arménie cilicienne). Ce champ de recherche est toujours en plein essor.

    Exploitation des domaines en Orient
    En corrélation avec les études précédentes, la manière dont les ordres militaires administraient leurs territoires orientaux est également envisagée. Ainsi, à partir des sources écrites et les vestiges de divers types d’installation à caractère agricole (moulins, puits, silos…), les historiens et les archéologues s’intéressent à la valorisation de leurs domaines par les frères. Ils étudient les pratiques agricoles adoptées (faire-valoir direct ou indirect), les cultures développées (canne à sucre, coton, vigne, céréales…), les interactions et réseaux économiques mis en place au niveau local, régional ou même parfois international pour exporter les surplus s’il y en avait, prioritairement sous forme de responsiones distribuées à des commanderies dans le besoin, ou encore pour la vente.

    Les relations avec populations locales
    Les rapports que les ordres religieux-militaires entretenaient avec les populations des régions orientales dans lesquelles ils s’étaient installés est abordé sous divers aspects. Leurs liens avec les élites locales de confessions chrétiennes autres que latine ont été envisagés, en particulier dans les États où celles-ci sont restées en place, comme dans le royaume arménien de Cilicie. Il s’agissait de la mise en place de relations parfois personnelles, avec une présence des représentants des ordres à la cour, et de leur participation aux grandes cérémonies religieuses, aux ambassades, aux campagnes militaires, à la vie du royaume en général. Les ordres ont aussi développé des relations de type seigneurial avec les populations qui vivaient dans leurs domaines orientaux, que ce soit des Grecs, des Arméniens, des syriaques, des maronites, des melkites ou des musulmans. Ils se sont généralement adaptés à un mode de fonctionnement antérieur à leur arrivée pour ce qui concerne la gestion du domaine, le prélèvement de taxes ou encore la justice. La représentation des ordres militaires par les chrétiens orientaux et par les musulmans est aussi un sujet présent dans l’historiographie récente.

    Cet axe de recherche et les deux précédents peuvent être insérés dans une thématique plus vaste, elle aussi nouvelle et très porteuse à l’heure actuelle dans les études sur les ordres militaires, celle de la « territorialité ».

    Les échanges
    Cette thématique est assez large. Elle intègre en partie les rapports Orient-Occident, tels que le financement des commanderies orientales déficitaires par le biais du versement des responsiones des commanderies occidentales, les constructions et réparations de forteresses, la solde des turcoples et des mercenaires employés par les ordres… Elle concerne aussi les déplacements d’hommes, de chevaux, de vivres, de matériel et d’argent au sein des ordres militaires. Les échanges économiques sont également envisagés dans plusieurs études.

    La fin de l’ordre du Temple en Orient et la création d’un État hospitalier à Rhodes
    Ce champ de recherche est marqué par toutes sortes de travaux. Plusieurs concernent le Procès chypriote engagé par Amaury de Tyr à la demande du pape Clément V, et les dernières années de l’ordre du Temple sur l’île. D’autres concernent les projets de croisade élaborés au début du XIVe siècle, parmi lesquels on trouve les traités rédigés par le maître de l’Hôpital Foulques de Villaret et le maître du Temple Jacques de Molay, à la demande du pape. Cette période a vu disparaître les quatre États latins du continent asiatique (le dernier, le royaume d’Acre est définitivement pris par les Mamelouks en 1291). Cependant, plusieurs États chrétiens comptent encore sur un soutien militaire des ordres : le royaume arménien de Cilicie, celui de Chypre ou encore la Grèce latine. Après la disparition des templiers, les hospitaliers vont pouvoir assurer des opérations de secours à partir de l’île de Rhodes nouvellement acquise.

    BIBLIOGRAPHIE sur les ordres militaires en Orient

    Les références données ici reflètent les principaux travaux publiés lors trois dernières décennies. Elles ne constituent pas une liste exhaustive. Certains ouvrages traitant de l’ensemble du monde chrétien médiéval portent autant sur l’Orient chrétien que sur l’Occident et sont donc redondants avec ceux indiqués pour la partie occidentale de la question.

    I. Première approche

    Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, éd. Ph. JOSSERAND et N. BERIOU, Paris, Fayard, 2009.

    Quelques bilans historiographiques

    AYALA MARTINEZ DE, Carlos, « La presencia de las Órdenes Militares castellano-leonesas en Oriente : valoración historiográfica », in As Ordens Militares e as Ordens de Cavalaria entre o Ocidente e o Oriente, (Actas do V Encontro sobre Ordens Militares, Palmela, 15 a 18 de fevereiro de 2006), éd. I. C. FERREIRA FERNANDES, Palmela, Câmara Municipal de Palmela/GEsOS, 2009, p. 49-72.
    BALARD, Michel (dir.), Bibliographie de l’Histoire médiévale en France (1965-1990), Paris, Publications de la Sorbonne, 1992, p. 307-313.
    BALARD, Michel, « L’historiographie des croisades au XXe siècle (France, Allemagne, Italie) », Revue historique, 302/4, 2000, p. 973-999 (rééd. in Come l’orco della fiaba : studi per Franco Cardini, éd. M. MONTESANO, Florence, Ed. del Galluzzo, 2012, p. 17-36).
    BALARD, Michel, « Bilan de la recherche française sur les ordres militaires », in As Ordens Militares e as Ordens de Cavalaria entre o Ocidente e o Oriente, (Actas do V Encontro sobre Ordens Militares, Palmela, 15 a 18 de fevereiro de 2006), éd. I. C. FERREIRA FERNANDES, Palmela, Câmara Municipal de Palmela/GEsOS, 2009, p. 25-45.
    BALARD, Michel, « The French Recent Historiography of the Holy War », in Id. (dir.), La Papauté et les Croisades (Actes du VIIe Congrès de la Society for the Study of the Crusades and the Latin East), Farnham, Ashgate (Crusades – Subsidia 3), 2011, p. 45-51.
    DEMURGER, Alain, « Introduction », in Id. (dir.), L’étude des ordres religieux-militaires : la fin de la marginalité ?, dans Cahiers de Recherches Médiévales, 15, 2008, p. 169-173.

    II. Les thèses et HDR soutenues en France sur les ordres religieux-militaires en Orient(depuis 2000)

    CHEVALIER, Marie-Anna, Les ordres religieux-militaires en Arménie cilicienne. Templiers, hospitaliers, teutoniques et Arméniens à l’époque des croisades, Paris, Éditions Geuthner, Collection Orient chrétien médiéval, 2009.
    CLAVERIE, Pierre-Vincent, L’ordre du Temple en Terre sainte et à Chypre au XIIIe siècle (Sources et études de l’histoire de Chypre, 53), 3 t., Nicosie, Centre de recherche scientifique de Chypre, 2005.
    SOLOMIDOU-IERONYMIDOU, Marina, Approches archéologiques des établissements templiers et hospitaliers de Chypre, Lille, Atelier national de reproduction des thèses, 2003.
    TOUATI, François-Olivier, Habilitation à diriger des recherches en histoire médiévale, Recherches sur Saint-Lazare de Jérusalem. Orient-Occident, XIIe-XIIIe siècles, Paris, thèse dactylographiée de l’Université Paris I, 2001.

    III. Pour aller plus loin

    1. Les dernières décennies de l’ordre du Temple et le procès
    (Mêmes références que pour l’Occident puisque ces études ont pris en compte le versant oriental du contexte et du procès).

    BARBER, M., The Trial of the Templars, Cambridge, Cambridge University Press, 1978 ; rééd. 1998 ; Le Procès des Templiers, Rennes, PUR, 2002.
    The Debate on the Trial of the Templars (1307-1314), éd. J. BURGTORF, H. NICHOLSON et P. CRAWFORD, Aldershot, Ashgate, 2010.
    La fin de l’ordre du Temple, éd. M.-A. CHEVALIER, Paris, Geuthner, 2012.
    DEMURGER A., Le peuple templier, 1307-1312, Paris, Éditions du CNRS, 2019.
    JOSSERAND Ph., Jacques de Molay. Le dernier grand-maître des Templiers, Paris, Les Belles Lettres, 2019.

    2. Architecture, archéologie, histoire de l’art

    Archaeology and Architecture of the Military Orders. New studies, éd. M. PIANA et C. CARLSSON, Farnham-Burlington, Ashgate, 2014.
    BOAS, Adrian, Montfort : History, early research and recent studies of the principal fortress of the Teutonic Order in the Latin East, Leiden-Boston, Brill, 2017.
    Castelos das Ordens Militares, éd. I. C. FERREIRA FERNANDES, 2 vol., Direção-Geral do Património Cultural (DGPC), Lisbonne, 2014.
    PRINGLE, Denys, Churches, castles and landscape in the Frankish East, Farnham-Burlington, Ashgate Variorum, 2013.
    Crusader landscapes in the Medieval Levant : the Archaeology and History of the Latin East, éd. M. SINIBALDI, K. LEWIS, B. MAJOR, J. THOMPSON et P. EDBURY, Cardiff, University of Wales Press, 2016.
    La fortification au temps des Croisades, éd. N. FAUCHERRE, J. MESQUI et N. PROUTEAU, Rennes, PUR, 2004.

    3. Une sélection d’ouvrages collectifs

    La Commanderie, institution des ordres militaires dans l’Occident médiéval, Actes du premier colloque international du Conservatoire Templier et Hospitalier (Sainte-Eulalie de Cernon, 13-15 octobre 2000), éd. A. LUTTRELL et L. PRESSOUYRE, Paris, CTHS, 2002.
    The Crusades and the Military Orders. Expanding the Frontiers of Medieval Latin Christianity. In memoriam Sir Steven Runciman (1903-2000), éd. Z. HUNYADI et J. LASZLOVSZKY, Budapest, Department of Medieval Studies, Central European University, 2001, p. 51-60.
    L’Économie templière en Occident. Patrimoines, commerce, finances, Actes du colloque international (Troyes-Abbaye de Clairvaux, 24-26 octobre 2012), éd. A. BAUDIN, G. BRUNEL et N. DOHRMANN, Langres, D. Guéniot-Conseil général de l’Aube, 2013.
    Élites et ordres militaires au Moyen Âge. Rencontre autour d’Alain Demurger, éd. Ph. JOSSERAND, L. F. OLIVEIRA et D. CARRAZ, Madrid, Casa de Velázquez, 2015.
    The Hospitallers, the Mediterranean and Europe, Festschrift for Anthony Luttrell, éd. K. BORCHARDT, N. JASPERT, H. NICHOLSON, Aldershot, Ashgate, 2007, p. 73-85.
    International Mobility in the Military Orders (Twelfth to Fifteenth Centuries) : Travelling on Christ’s Business, éd. H. NICHOLSON et J. BURGTORF, Cardiff, University of Wales Press, 2006.
    Islands and military orders, c.1291-c.1798, éd. E. BUTTIGIEG et S. PHILLIPS, Farnham, England, Burlington, Vt, Ashgate, 2013.
    On the Margins of Crusading. The Military Orders, the Papacy and the Christian World, éd. H. NICHOLSON, Farnham, Ashgate, 2011.
    La mémoire des origines dans les ordres religieux-militaires au Moyen Âge, Actes des journées d’études de Göttingen, 25-26 juin 2009, éd. M. OLIVIER et Ph. JOSSERAND, Münster, Lit Verlag, 2012.
    The Military Orders, vol. 1 : Fighting for the Faith and Caring for the Sick, éd. M. BARBER, Aldershot, Variorum, 1994.
    The Military Orders, vol. 2 : Welfare and Warfare, éd. H. NICHOLSON, Aldershot, Ashgate, 1998.
    The Military Orders, vol. 3 : History and Heritage, éd. V. MALLIA-MILANES, Aldershot, Ashgate, 2008.
    The Military Orders, vol. 4 : On land and by sea, éd. Judi UPTON-WARD, Aldershot, Burlington, Ashgate, 2008.
    The Military Orders, vol. 5 : Politics and powers, éd. P. EDBURY, Farnham, Ashgate, 2012.
    The Military Orders, vol. 6.1 : Culture and conflict in the Mediterranean world, vol. 6.2 : Culture and conflict in Western and Northern Europe, éd. J. SCHENK et M. CARR, Londres, Routledge, 2017.
    Militia Sacra. Gli ordini militari tra Europa e Terrasanta, éd. E. COLI, M. DE MARCO et F. TOMMASI, Pérouse, S. Bevignate, 1994.
    As Ordens Militares e as Ordens de Cavalaria entre o Occidente e o Oriente, (Actas do V Encontro sobre Ordens Militares, Palmela, 15 a 18 de fevereiro 2006), éd. I. C. FERREIRA FERNANDES, Lisbonne, Câmara Municipal de Palmela-Edições Colibri, 2009.
    L’Ordine Teutonico nel Mediterraneo (Atti del Convegno internazionale di studio Torre Alemanna (Cerignola) – Mesagne – Lecce, 16-18 octobre 2003), éd. H. HOUBEN, Galatina, Mario Congedo Editore, 2004.
    Les Ordres militaires dans la ville médiévale (1100-1350), Actes du colloque international de Clermont-Ferrand, 26-28 mai 2010, éd. D. CARRAZ, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2013.
    Les ordres militaires et la mer, éd. M. BALARD, éditions du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques), 2009 (coll. Actes des Congrès des sociétés historiques et scientifiques) (en ligne).
    Ordres militaires et territorialité au Moyen Âge entre Orient et Occident, éd. M.-A. CHEVALIER, Paris, Geuthner, 2020.
    The Templars and their Sources, éd. K. BORCHARDT, K. DÖRING, Ph. JOSSERAND et H. NICHOLSON, Londres-New York, Routledge, 2017.

    CENTRES DE RECHERCHE

    Le CEMM EA4583 (Centre d’Études médiévales de Montpellier) développe dans son nouveau projet de recherche pour les années 2021-2025 un axe ayant pour thème Structurer les espaces et les sociétés, dont l’un des sous-axes, intitulé Ordres religieux et territorialité, portera en grande partie sur le rôle des ordres religieux-militaires en Méditerranée orientale.

    RESSOURCES EN LIGNE
    Ce sont de manière générale les mêmes que pour les ordres religieux-militaires en Occident. Cf. les parties sur les « Centres de recherche et sociétés », « Associations et recherche érudites » et les « Sources en ligne » (et les liens signalés) développées par Damien Carraz.


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