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Appels à contributions

  • Xixe Congrès international d’études sur la danse macabre et l’artmacabre en général

    Christophe MASSON, 27 mai 2020

    Bucarest (Roumanie), 20-23 mai 2021

    L’association Danses macabres d’Europe (DME) a été créée en France en 1987 ; d’autres groupes sont nés progressivement en Suisse, en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche. DME a organisé plusieurs congrès internationaux en France et à l’étranger ; le premier congrès a eu lieu à Clusone (Lombardie) en 1987, puis sont venus les congrès de Chartres (1988), Kientzheim (Alsace) en 1990, Straubing (Bavière) en 1992, Füssen (Bavière) en 1995, Kassel (Hesse) en 1998, Vendôme en 2000, Rouen en 2003, Gand en partenariat avec l’université de la ville en 2005, Metnitz (Carinthie, Autriche) en 2007,Sibiu (Roumanie) organisé par l’Université de Bucarest en 2010, Chartres en 2012, Turin organisé par l’Université de la ville en 2014, Troyes, organisé par l’Université de Reims Champagne-Ardenne et la Médiathèque du Grand Troyes en 2016, Paris, en 2019, organisé en partenariat avec la Bibliothèque Mazarine et la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

    Axes thématiques du XIXe congrès
    1. La longue durée de la Danse macabre et de l’art macabre en général ;
    2. La violence de la mort : périls, pièges, peurs. Images littéraires et artistiques ;
    3. Les espaces de la mort. Lieux funéraires et terrains anthropologiques.

    Organisateurs du congrès
    La Faculté de Lettres de l’Université de Bucarest (Roumanie)/ L’Association Danses macabres d’Europe (DME–France)

    Partenaires du congrès
    La Bibliothèque du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine

    Comité scientifique du congrès
    Cristina Bogdan, maître de conférences, Université de Bucarest
    Policarp Chițulescu, archimandrite, directeur de la Bibliothèque du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine
    Ilona Hans-Collas, chercheur, docteur en histoire de l’art, présidente de DME
    Didier Jugan, Groupe de recherches sur la peinture murale
    Silvia Marin-Barutcieff, maître de conférences, Université de Bucarest
    Marco Piccat, professeur émérite, Université de Trieste
    Danielle Quéruel, professeur émérite, Université de Reims Champagne-Ardenne
    Bertrand Utzinger, docteur en médecine, président fondateur de DME

    Lieux du congrès
    Faculté des Lettres, Université de Bucarest (5-7, rue Edgar Quinet)
    Bibliothèque du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine (29, rue Antim Ivireanul)

    Résumés
    Pour les personnes intéressées, un résumé de 500 mots maximum, accompagné de 5-7 mots-clés et une brève note biographique indiquant nom, prénom, statut et affiliation institutionnelle (rédigé en format Word, Times New Roman, taille 12, interligne 1,5) sont à envoyer avant le 30 juin2020 aux adresses suivantes : cristinabogdan2010@gmail.com ; silviahmarin@yahoo.fr ; asso.dme@orange.fr

    Calendrier
    Date limite de réception des résumés : 30 juin2020
    Confirmation des propositions retenues : 15 juillet 2020
    Les versions définitives des textes des communications sont attendues pour la date du 15 novembre 2020 en vue de la publication du volume des Actes.
    Les résumés seront examinés par un comité de sélection constitué des membres du comité scientifique du colloque.
    Les Actes du congrès seront publiés en 2021 aux Presses de l’Université de Bucarest.
    Le colloque se déroulera en deux langues : français et anglais.


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  • Appel à contributions - Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1-2022 "L’alcool dans les mondes musulmans : histoire, lieux, pratiques et politiques (XVe-XXIe siècle)"

    Christophe MASSON, 5 avril 2020

    Coordination : Nessim ZNAIEN et Philippe BOURMAUD.

    Souvent perçu dans cette région, pour reprendre le mot de Fernand Braudel, comme un « voyageur clandestin infatigable », l’alcool fait régulièrement l’actualité dans les sociétés du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient, sous la forme de vagues de prohibition, ou d’affaires d’empoisonnement au méthanol. Pour autant, la littérature scientifique sur le monde arabe et musulman s’est relativement peu penchée sur cet objet, comme si le préjugé faisant des musulmans des individus nécessairement abstinents avait freiné le processus de recherche sur la question. Un décalage flagrant existe entre la recherche sur les débuts et la période classique de l’islam, bien étudiés de ce point de vue, et les périodes plus récentes, depuis l’avènement des Ottomans et des Safavides en particulier. La recherche s’est attachée en particulier à la construction subjective, ressentie de l’alcool, présente aussi bien en littérature (et dans ce cas souvent comme un éloge du boire) que dans les disciplines juridiques où la norme réprouvant la consommation de boissons alcoolisées est l’objet d’un processus constitutif très progressif et jamais pleinement consensuel.

    Dans la lignée de certains travaux récents (comme ceux d’Omar Foda ou encore François Georgeon), et dans le cadre d’une historiographie des drinking studies en pleine essor (avec les récentes synthèses d’histoire mondiale de l’alcool de Hames Gina d’une part, et Kim Anderson et Vicente Pinilla d’autre part) , il s’agit ici d’étudier les boissons alcoolisées au prisme des normativités multiples qui s’y sont attachées à mesure que les processus modernes et contemporains de mondialisation se sont faits sentir dans les mondes musulmans. L’originalité de ce projet consiste à tenter de confronter dans un même ensemble l’origine et la fonction de ces normes liées à l’alcool à plusieurs époques, depuis l’époque classique jusqu’à l’époque contemporaine. Nous faisons ainsi commencer notre réflexion à partir du XVe siècle, où la constitution de l’Empire ottoman peut produire des nouvelles formes d’administration, et la constitution de nouvelles élites. Nous adopterons la conception la plus large possible des « mondes musulmans », permettant d’interroger différentes branches de l’Islam (sunnisme, chiisme), différents cadres géographiques (Méditerranée, Moyen-Orient, Extrême Asie, Péninsule arabique) et différents contextes (islam majoritaire, islam de diaspora), afin d’enrichir l’analyse.

    Les normativités dont il s’agit sont d’abord celle du religieux, relativement incontournable pour l’analyse des consommations d’alcool dans le monde arabe et musulman. Il ne s’agit pas de considérer les effets d’une prohibition exclusivement inhérente à l’islam, mais d’examiner comment les normes islamiques s’articulent et se confrontent à des pratiques normatives plus ou moins strictes et des manières de concevoir les politiques publiques également perméables à d’autres enjeux comme la géopolitique ou les circulations commerciales.

    L’alcool est un outil qui produit et perpétue des formes changeantes de domination et de dépendance, en même temps qu’il est la clé de régulations sociales multiples. Par normativités ou normes, nous entendons le triple sens d’instrument de coercition, de l’état de l’habitude, et enfin de phénomène de standardisation des produits (normes alimentaires). Il s’agira d’étudier la construction de normes alimentaires autour de l’alcool, dans la perspective d’une co-construction entre différents groupes et non simplement comme le résultat d’une décision « vue d’en haut ». Plusieurs thématiques nous permettront de tenter d’articuler une réflexion interdisciplinaire autour de l’alcool.

    L’histoire des normes

    Nous proposons d’interroger la recomposition des normes liées à la consommation d’alcool, sous l’effet des processus migratoires, du phénomène de mondialisation marchande à partir du Moyen-Âge, et de contacts appuyés entre des sociétés musulmanes, chrétiennes et juives. Les problématiques de consommation d’alcool permettent de mettre en lumière cette diversité de situation, notamment juridique entre les différentes confessions et communautés, de ces sociétés. Tour à tour pourchassées par le pouvoir, ou laissées à une certaine permissivité selon les périodes, les boissons alcoolisées semblent être le marqueur de mouvements religieux, des contextes politiques ou des enjeux sociaux.

    Il vaut la peine de s’interroger sur la fonction et les pratiques des entrepreneurs de morale, les buveurs, et d’une manière générale les catégories d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des normes. La consommation des boissons alcoolisées peut servir d’argument pour construire ou déconstruire des réputations de notables dans les sociétés médiévales et modernes. Nous proposons également d’interroger les périodisations des mutations des systèmes normatifs consacrées par l’historiographie, telles que le règne du sultan ottoman Mahmoud II (1808-1839), dont le successeur vida la cave dans le Bosphore, ou les colonisations successives à partir de 1830. Ainsi que l’a montré François Georgeon, boire devient une marque de la modernité pour certaines élites de la Turquie ottomane. Cependant, tous les notables et tous les fonctionnaires ne deviennent pas buveurs, et la boisson n’est pas nécessairement liée à une perception globale des réformes et du rapport à l’Europe. Régulièrement vitrine de l’entreprise coloniale (Algérie, Tunisie, Liban) aux XIXe et XXe siècles, la promotion de boissons « locales » comme certains vins, ou alcools forts, est quant à elle mise au service de l’économie et du roman national de certains États indépendants souhaitant afficher leur ouverture culturelle et leur capacité à accepter toutes les pratiques de consommation (Tunisie, Egypte). Pour autant, de nombreux chefs d’État indépendants ont souhaité mettre en avant leur sobriété, comme pour mieux rompre avec l’élément européen (Khadafi). Ni la colonisation, ni la modernisation, ni la décolonisation ne constituent des ruptures absolues. Nous encourageons les propositions dont le cadre chronologique porte interrogation sur ces périodisations admises.

    Les dimensions de la mémoire et du patrimoine seront, elles aussi, à prendre en compte. De quelle manière sont prises en compte les périodes de permissivité ou au contraire de prohibition, liées aux périodes anté-islamiques ou islamiques, dans les mémoires et les imaginaires des sociétés contemporaines ? Ainsi les questions de la « modernité » ou de l’attachement à des « traditions » renvoient toujours à des passés fantasmés mais facteurs de légitimités pour des discours contemporains Mais la question du patrimoine ne renvoie pas seulement à l’art de la question. Elle fait également échos aux savoirs concernant les techniques de fabrication de l’alcool, la transmission de ceux-ci et leurs appropriations par les différents acteurs selon les époques.

    Les lieux du boire

    Les lieux du boire renvoient à la dichotomie entre espace public et espace privé. En étudiant la place de l’alcool dans l’espace public, on mettra en lumière sa dimension marginale, ou clandestine, ou au contraire ostentatoire dans les lieux les plus permissifs. Il s’agit également d’interroger par cette problématique l’accès des individus à l’espace public, notamment concernant les femmes. Si l’accès à l’espace privé est régulièrement plus difficile, pour des raisons de source, il sera pertinent d’interroger a minima les représentations autour des consommations dans cette sphère et la construction d’une dichotomie public/privé au sein des sociétés musulmanes.

    Cette question de la distribution des normes selon les espaces cristallise les différentes souverainetés administratives à l’œuvre, entre échelon local, régional, étatique ou international, dans la gestion quotidienne des pratiques de consommation. À une échelle plus globale, les lieux du boire renvoient aussi aux représentations et aux espaces vécus associés à des États jugés plus permissifs ou au contraire plus prescripteurs, et aux liens que ces États entretiennent entre eux sur cette question. Ces lieux peuvent être mouvants, et c’est au sein de cette réflexion que nous pourrons interroger les influences des processus migratoires sur les géographies de consommations, notamment par l’empreinte que les diasporas peuvent provoquer sur les pratiques de consommation d’alcool.

    Les pratiques du boire

    Les pratiques du boire interrogent quant à elles la sociabilité et le développement des liens entre les individus, selon les valeurs attribuées à la boisson, le genre, les classes sociales ainsi que les moments de cette consommation (consommation nocturne/diurne par exemple). Une attention particulière sera portée à l’intégration des pratiques de consommation d’alcool au sein de rituels religieux, notamment de communautés soufies ou au sein de certaines sectes de l’islam. Ces pratiques du boire interrogent plus généralement une histoire du goût et des sensibilités, qui va au-delà de l’utilisation utilitariste et d’une boisson pour une pratique cultuelle

    Enfin, il s’agira de déterminer dans quelle mesure la consommation, la vente ou la production d’alcool s’avèrent être au centre de certaines politiques publiques spécifiques, associées à des enjeux religieux (en lien, par exemple, avec la Nahda (réveil) ou le réformisme islamique d’un Afghani et d’un Rida), sanitaires (lutte contre les intoxications liées aux alcools frelatés, lutte contre l’alcoolisme ou certaines maladies cardio-vasculaires), économiques (politiques de taxation ou au contraire de libéralisation de certaines activités de production ou de commerce d’alcool) ou politiques (prohibition ou permissivité liées à des enjeux de contrôle public, ou de sécurité routière).

    Nous invitons en particulier les contributions examinant les effets de la « scientisation » des discours publics et de « l’expertisation » des politiques publiques en la matière. Dans le cas où l’alcool ne serait pas au centre de ces politiques, il s’agira de se demander si le tabou associé à l’alcool impose d’autres modes d’action publique plus détournés ou indirects, qu’il s’agirait de préciser.

    Calendrier

    Les propositions d’article (4000 signes maximum), accompagnées d’une courte notice biographique, sont à envoyer avant le 1er septembre 2020 à Nessim ZNAIEN.

    Les auteurs seront contactés au cours du mois suivant. Les articles, rédigés en français ou en anglais et d’un volume maximal de 45000 signes, doivent être soumis au plus tard le 1er Avril 2021.

    Pour plus d’informations concernant les règles de rédaction et le processus éditorial, voir ici.

    Comité scientifique de la revue

    Fariba Adelkhah (Ceri/Paris),
    Denise Aigle (Ephe Islam médiéval/Paris),
    Sohbi Bouderbala (Ifao/Le Caire),
    Thierry Boissière (Gremmo/Lyon),
    Olivier Bouquet (Université Nice-Sophia Antipolis/Nice),
    Myriam Catusse (Iremam/Aix-en-Provence),
    Jocelyne Dakhlia (Ehess-Iismm/Paris),
    Stéphane Dudoignon (Cetobac/Paris),
    Iman Farag (sociologue du politique et chercheuse indépendante/Le Caire),
    Andrée Feillard (Case/Paris),
    Masashi Haneda (Center of Oriental studies, Todei University/Tokyo),
    James Mac Dougall (Université d’Oxford/Oxford),
    Éric Gobe (Centre Jacques Berque/Rabat),
    Élisabeth Longuenesse (Ifpo/Beyrouth),
    Élise Massicard (Ifea/Istanbul),
    Sabrina Mervin (Ceifr/Paris),
    Arietta Papaconstantinou (Université de Reading/Reading),
    Hassan Rachik (Faculté des Sciences Juridiques, économiques et Sociales de l’Université Hassan II/Casablanca),
    Christian Julien Robin (Laboratoire d’études sémitiques anciennes/Paris),
    Vincent Romani (Université du Québec/Montréal),
    Ahmed Skounti (Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine/Rabat),
    Dominique Valerian (Université Lumière-Lyon 2 – Ciham/Lyon),
    Jean-Pierre Van Staëvel (Université de Paris 4/Paris),
    Éric Verdeil (Environnement, ville, société/Lyon),
    Mercedes Volait (InVisu, Cnrs/Inha/Paris)

    Bibliographie

    AL MANI, T., « Alcohol and substance use in the Arabian gulf region. A review », in Thematic Journal of psychology, 44(3), 2009, p. 212-233.

    ABU MADINI, M.S., SHEIKH I.A, RAHM, M.A. , AL-ZAHRANI, A., AL-JAHI, « Two decades of treatment seeking for substance uses in Saudi-Arabia : trends and Pattern in a Rehabilitation Facility in Damman », in Drug and Alcohol Dépendance, 97, 2008, p. 231-236.

    Bessaoud, O., « La viticulture oranaise, au cœur de l’économie coloniale » in BOUCHENE A, PEYROULOU, JP, SIARI T, and THENAULT S (dir.) Histoire de l’Algérie coloniale. Paris, La Découverte, 2013, p. 426.

    BONTE, M., « “Eat, drink and be merry for romorrow we die”. Alcohol practices in MarMikhail Beirut » in THURNELL-READ, T., (dir.), Drinking Dilemmas. Space, culture and identity, New York, Routledge, 2016.

    BOHAS, G., « Le vin dans le Roman de Baïbars », in François, C., Les vins d’Orient : 4000 ans d’ivresse, Ed. du Temps, 2008, p. 139-169.

    BOUJARRA, H., « L’alcoolisme et son évolution dans la régence de Tunis », in Les Cahiers de Tunisie, n° 41-42, 1990 [en arabe].

    BOURMAUD, P., « Exporting obligations : evolutionism, normalization, and mandatory anti-alcoholim from Africa to the Middle East (1918-1939) », in ARSAN, Andrew, SCHAYEGH, Cyrus, The Routledge Handbook of the History of the East Mandate, 2015, p. 76-87.

    CHAUDAT, P., « Monstration, perception et transgression(s) : l’exemple de l’alcool à Meknès », in CHAUDAT, P., LACHEB, M., Transgresser au Maghreb. La normalité et ses dépassements, Paris, IRMC-KARTHALA, 2018, p. 92-103.

    CHEBEL, M., Anthologie du vin et de l’ivresse en Islam, Paris, Seuil, 2004.

    CHRIST, G., « Contrebande, vin et révolte : lecture critique d’un conflit inter-culturel à l’ombre des rapports officieux entre Venise et Alexandrie à l’époque médiévale », in DECOBERT, C., EMPEREUR, J.-Y., PICARD, C., (dir.), Alexandrie médiévale 4, Alexandrie, 2011, p. 185-193

    ELIAS, N., « La discipline de l’ivresse dans une confrérie musulmane de Turquie », in Archives de Sciences Sociales des Religions, n° 174, p. 241-254.

    FODA, O., « The Pyramid and the Crown : The Egyptian Beer Industry from 1897 to 1963 », International Journal of Middle East Studies, vol. 46, 1, 2014.

    FODA, O., Egypt’s Beer : Stella, Identity, and the Modern State, Austin, University of Texas Press, 2019.

    FUHRMANN, M., « Beer, the Drink of a Changing World : Beer Consumption and Production on the Shores on the Aegean in the 19th Century », in Turcica, 45, 2014, p. 79-123.

    GANGLOFF, S., Boire en Turquie. Pratiques et représentations de l’alcool, Paris, 2015.

    GEORGEON, F., « Ottomans and Drinkers : The Consumption of Alcohol in Istanbul in the Nineteenth Century », in ROGAN, E.(dir.), Outside In : On the Margins of the Mordern Middle East, Londres et New York, 2002.

    HOUBAIDA, M., « Le vin au Maroc précolonial. De la discrétion à l’exhibition », in Manger au Maghreb, Horizons Maghrébins, n° 55, 2006.

    KUENY, K., « The rhetoric of Sobriety : wine in early Islam”, Alban, State, 2001.

    LEMU, B.A, Islam and alcohol, Alexandria, Saafow, Publicitize, 1992.

    MATTHEE, Rudolph, « The Ambiguities of Alcohol in Iranian History : Between Excess and Abstention », in FRAGNER, B., KAUZ, R., SCHWARZ, F., Wine culture in Iran and Beyond, Vienna, Austrian Academy of Sciences Press, 2014, p. 137-164.

    MELONIA, G., SWINNEN, J., « The rise and fall of the world’s largest wine exporter », in Journal of wine economics, 2014, p. 3-33.

    MICHALAK, L., TROCK, K., « Alcohol and Islam : on overview », in Contemporary Drug Problem, 33, (4), p. 523-563.

    MIRZAEE, V., RIAHI, Z., SHARIFZADEH, Z., PARIZI, M., POUR, A., « Survey of Methanol Poisoning Epidemic in Rafsanjan City in Year 2013 », in Internal Medicine and Medical Investigation Journal, vol. 2, 3, 2017.

    NADEAU-CAROLYN, A., » Moscatel morisco : The Role of Wine in the Formation of Morisco Identity », in Bulletin of Hispanic Studies, vol. 90, 2, 2013, p. 153-165.

    SEMERDJIAN, E., Off the Straight Path : Illicit Sex, Law, and Community in Ottoman Aleppo, Syracuse 2008.

    ZNAIEN, N., Les raisins de la domination. Histoire sociale de l’alcool en Tunisie sous le Protectorat (1881-1956), Thèse de l’Université Paris I, 2017.


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  • Appel à communications - Sharing species, sharing knowledge :The circulation of animals between East and West (12th -16th centuries)

    Christophe MASSON, 9 mars 2020

    Louvain-la-Neuve, November 20 and 21, 2020

    On both sides of the Mediterranean sea animals and zoological knowledge were the subject of intense circulation in the Middle Ages. Syriac and Arabic translators took the Aristotelian zoological corpus in handvery carefully, and this involvement gave rise to translations, followed by Arabic commentaries and summaries. The Arabic version of the Aristoteles’ treatises was, in turn, transferred in the opposite direction, through Latin translations at the beginning of the thirteenth century. However,many other types of "animal" texts have had a similar destiny : one thinks of hunting treatises, agronomic and veterinary texts, fables, medical or magical writings giving way to animals, certain forms of bestiaries, etc.

    On the other hand, the direct contacts that were established during travels and pilgrimages, or through commercial or diplomatic exchanges between courts, led both to transfers of animals or natural and artistic products and to the writing of stories by authors interested innaturalia.

    This Conference aims at highlighting this circulation and import-export of knowledge and natural and figurative products between East and West, as well as the sharing of practices and representations. It is organized in close collaboration with the Zoomathianetwork and the ERC PhilAnd.

    The conference will take place over two days, Friday 19 and Saturday 20 November 2020, at the Catholic University of Louvain. Papers are limited to twenty minutes and will be followed by a discussion. The languages of communication will preferably be French or English. A publication of the texts is not foreseen at this stage.

    Accommodation costs for two nights will be covered by the organization, as well as travel expenses, as far as possible, if speakers cannot arrange for them to be covered by their institution. We would be grateful if you could make a request to your institution and inform us of the outcome if your paperis accepted.

    Responses to this CfP are expected by March31,2020. Responses will include a title of the paper and a short summary, of ten to fifteen lines, in French or English. The program will be fixed as soon as possible after this deadline. Please send your proposal to the following e-mail address : baudouin.vandenabeele@uclouvain.be

    Organisation committee
    Baudouin VAN DEN ABEELE
    Godefroid DE CALLATAŸ
    Antonella SCIANCALEPORE
    Meyssa BENSAAD
    Arnaud ZUCKER


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  • Appel à communications - Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires

    Christophe MASSON, 9 mars 2020

    Université de Poitiers – CESCM – CNRS, en collaboration avec la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl, 21-23 janv. 2021

    La question du réel est tout entière celle des lettres médiévales : de leur réalité matérielle et intellectuelle, de leur horizon de production et de réception, de leurs auteurs affichés ou anonymes, de leur vocation. Mais qu’est-ce que le réel au Moyen Âge ?

    Qu’il s’agisse de la matérialité de l’œuvre, de sa paternité, des commanditaires ou des destinataires qui en éclairent l’existence, des faits de langue qui la connotent, la localisent, la datent, l’inscrivent dans un continuum linguistique, des enjeux intellectuels, politiques ou religieux qui la subsument ou de la création poétique ou fictionnelle qui en fait une réalité littéraire à la fois subsidiaire et autonome par rapport à l’horizon temporel dans lequel le texte est écrit, la recherche est confrontée à l’éternel calibrage de la bonne distance critique. Si ce que l’on doit comprendre est déjà en partie compris dans le texte, il est alors indispensable pour l’herméneute de savoir reconnaître ce que l’intention des auteurs a voulu faire apparaître dans l’œuvre pour qu’elle soit ainsi comprise, de savoir identifier ce que s’y est glissé et qui constitue la partie résiduelle du cercle herméneutique que seuls le temps et la recherche peuvent espérer mettre au jour.

    Le premier de ces deux réels, que Roland Barthes a baptisé « effet de réel », paraît signaler des processus esthétiques qui jouent sur les ressorts de l’illusion référentielle et de la suspension d’incrédulité. Le second, que Nancy Regalado a appelé avec une formule heureuse « effet du réel », semble désigner les traces plus ou moins conscientes des relations biunivoques que le texte entretient avec la réalité extratextuelle. Ainsi posés l’un en face de l’autre, ces deux réels semblent recouvrir la presque totalité des lettres médiévales. Rares sont en effet les œuvres où l’auteur n’a pas essayé d’entraîner le lecteur vers un monde en trompe l’œil ; encore plus rares sont les textes qui ne révèlent pas des signes, du moins à nos yeux, de la réalité historique, linguistique ou intellectuelle dont ils sont à la fois le reflet et le creuset.

    Or la notion de réel n’est évidemment pas la même au Moyen Âge et aujourd’hui ; elle est aussi très différente pour un auditeur de la matière de Bretagne ou des chansons de geste au XIIe siècle ou pour un lecteur de Charles d’Orléans et de François Villon à la moitié du XVe siècle.

    Les lettres médiévales posent à l’herméneute une multitude de questions qui gravitent autour de ces deux réels et de leurs seuils. Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas pour un lecteur médiéval qui croit davantage aux merveilles et aux miracles qu’à la réalité qui l’entoure ? En lisant le Roman d’Eneas, dont l’auteur ne revendique pas la source réelle, le lecteur médiéval reconnaît-il dans ce silence une volonté de dissimuler l’effet du réel, une sorte de refus de l’effet de réel ou un effet du réel poétique ? Et que pense ce même lecteur devant ce que nous appelons le topos du livre source qu’il rencontre dans un grand nombre de romans arthuriens ? Effet de réel ou effet du réel, ou les deux, selon que l’on se situe du côté de l’auteur ou d’un lecteur pas toujours suffisant ? Que perçoit au juste ce lecteur de l’effet du réel ? Les enjeux historiques, idéologiques, dynastiques qui traversent les lettres médiévales et qui expliquent en partie les choix des auteurs, sont-ils compris comme des effets du réel par des lecteurs qui seraient en dehors du cercle des commanditaires ou destinataires ? L’effet de réel du lecteur médiéval est-il le même que croit reconnaître aujourd’hui l’herméneute en quête d’illusion référentielle ? Et, a contrario, comment se façonne pour un auteur médiéval et pour son propre lecteur la perception du réel ? Robert de Clari décrivant Constantinople reflète-t-il ce qu’il voit ou témoigne-t-il de la diffusion de la matière d’Antiquité dans son milieu culturel ? Y a-t-il une langue pour les effets de réel et une langue propre à l’effet du réel ? Ces deux effets sont-ils l’un et l’autre associés spécifiquement à des motifs, à des genres, à des matières ? L’illusion référentielle opère-t-elle de la même manière dans un poème en vers ou dans un récit en prose ? La réalité psychologique et la réalité historique peuvent-elles modifier l’interaction entre ces deux réels jusqu’à parfois les confondre ? Enfin, comment la réalité plurielle du texte médiéval s’articule-t-elle avec ces deux expressions de la subjectivité littéraire ?

    Il ne s’agit là que de quelques-unes parmi les interrogations que pose la question du réel, sous toutes ses formes, dans les textes médiévaux. Ces questions seront abordées lors des deux journées de communications et dans les conférences du samedi ouvertes au grand public : au réel de la ville. Le colloque sera structuré en quatre séances qui recouvrent les principales questions ici évoquées et qui correspondent à autant d’approches du sujet : épistémologique, historique et historiographique, linguistique, esthétique.

    Les propositions de communication (titre et résumé), seront soumises au comité scientifique du colloque. Elles sont à adresser à colloqueCESCM2021@gmail.com, avant le 30 avril 2020.

    Comité d’organisation
    Claudio Galderisi
    Vladimir Agrigoroaei
    Christelle Chaillou
    Pierre-Marie Joris
    Pierre Levron
    Cinzia Pignatelli

    Comité scientifique
    Martin Aurell
    Joëlle Ducos
    Jean-Marie Fritz
    Claudio Galderisi
    Nancy Regalado
    Jean-Claude Schmitt
    Jean-René Valette
    Jean-Jacques Vincensini
    Fabio Zinelli
    Michel Zink


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  • Appel à communications - Dans le manuscrit et en dehors : échanges entre l’enluminure et les autres arts

    Christophe MASSON, 27 février 2020

    Université de Lausanne, 22-23 octobre 2020

    Depuis les années 1960 au moins, l’enluminure est pleinement reconnue comme un secteur important des arts et fait partie intégrante des sciences historiques du livre. Son étudea toute sa place, non seulement dans les bibliothèques et dans les archives, mais aussi dans les universités, avec ses chaires dédiées, ses revues spécifiques, ses propres instituts de recherche et ses congrès. La spécialisation croissante ne doit toutefois pas faire oublier que ce domaine de la production artistique n’a jamais été coupé des autres. Au contraire, tout au long de l’histoire de cette technique les liens entre les arts du livre et les autres arts ont été profonds, continus et féconds. Des peintres ont pratiqué leur métier à la fois sur parchemin, sur panneau, sur verre ou sur mur ; la nature composite et complexe de l’objet livre a souvent encouragé les artistes travaillant dans ses pages et à sa reliure (que ce soit des orfèvres ou des ivoiriers) à s’inspirer mutuellement. Les commanditaires de manuscrits et les enlumineurs·resses baignent dans la même culture que leurs homologues engagé·e·s avec d’autres techniques, si bien que des inventions formelles, des solutions iconographiques, des compositions ont pu circuler depuis et vers les codex. Si les travaux abordant ces questions ne manquent pas, il paraît souhaitable de créer une occasion de discussion et de réflexion collective portant entièrement sur cette problématique. Le colloque voudrait ainsi explorer la complexité de ces interactions multiples sur l’ensemble de la période médiévale et jusqu’à la Renaissance, dans toute leur étendue géographique, en prenant en compte également la dimension historiographique.
    Les organisateurs·trices invitent donc à soumettre des propositions de communication portant sur tout aspect significatif de cette thématique, tant sous la forme d’étude de cas représentatifs que sous celle de synthèses explorant le phénomène à grande échelle. Les analyses montrant les échanges entre l’enluminure et d’autres arts sont bien entendu avant tout sollicitées, mais il semble important de prendre en compte aussi les épisodes de résistance ou d’autonomie, là où, en raison de leur singularité, les arts du livre prennent un chemin différent pour des motifs qu’il faudra alors éclairer. Une attention particulière devrait être portée aux moments de rupture, là où un rééquilibrage entre techniques de pointe, une restructuration des modes de production et de consommation, une mutation de la demande ou d’autres facteurs induisent un changement dans les rapports entre enluminure et autres arts.Seront notamment bienvenues des propositions portant sur :
    - le statut, la carrière, le métier, l’organisation du travail d’enlumineur·resse, illustrant la fréquente polyvalence ou au contraire expliquant l’éventuel isolement ;
    - la circulation de modèles entre l’enluminure et les autres arts ;
    - la copie directe d’œuvres ou d’objets, dans les deux sens ;la transmission de schémas iconographiques, choix stylistiques, solutions ornementales entre l’enluminure et d’autres arts ;
    - l’utilisation de miniatures en dehors du livre manuscrit, en les intégrant dans d’autres ensembles ;
    - l’impact des demandes des commanditaires et des attentes des publics sur les rapports entre enluminure et autres arts ;
    - l’histoire des études sur les échanges entre l’enluminure et les autres arts, avec ses acteurs·trices, ses modes, sa chronologie, ses cadres culturels et institutionnels.

    Seront prises en considération les soumissions en français, en allemand, en italien et en anglais.Le colloque aura lieu à l’Université de Lausanne les 22et 23octobre 2020.
    Les organisateurs·tricespourront prendre en charge une partie des frais de déplacement et d’hébergement.
    Les propositions, d’une page maximum et accompagnées d’un CV de cinq lignes, doivent être envoyées jusqu’au 19 avril 2020 à l’adresse melissa.nieto@unil.ch et seront soumises à l’évaluation du comité scientifique.
    Une publication est envisagée.

    Organisation
    Michele Tomasi (UNIL), avec la collaboration de Melissa Nieto (UNIL)

    Comité scientifique
    Laura Alidori Battaglia (chercheuse indépendante)
    Luca Di Palma (UNIL)
    Melissa Nieto (UNIL)
    Nathalie Roman (UNIL)
    Brigitte Roux (UNINE et e-codices/UNIFR)
    Michele Tomasi (UNIL)
    Sabine Utz (MCAH, Lausanne)


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  • Appel à communications - Les circulations des images

    Christophe MASSON, 27 février 2020

    Paris, École normale supérieure & École nationale supérieure des Beaux-Arts, 15-16 juin 2020

    Colloque international organisé par le centre d’excellence Jean Monnet IMAGO (Paris, École normale supérieure), en partenariat avec l’université de Genève (Chaire des Humanités numériques), Purdue University et les Beaux Arts de Paris.

    Si les circulations des artistes et des œuvres occupent l’histoire de l’art depuis de nombreuses années, celles des images soulèvent des difficultés. Comprises, au sens large, comme des « représentations ou reproductions d’un objet ou d’une figure » (Larousse.fr), les images peuvent être à la fois matérielles, artificielles, mentales, numériques, et perceptives. C’est peut-être la variété de ces supports qui rend l’étude de leur circulation si difficile.

    Comment va-t-on ne serait-ce que d’une image mentale à une image imprimée, en passant par une image peinte, elle-même inspirée peut-être d’une image photographique ? La circulation des images a-t-elle nécessairement besoin de supports matériels (une image numérique étant aussi matérielle, dans la mesure où elle doit, pour être perçue, être affichée d’une manière ou d’une autre) ? Sait-on, par ailleurs, à quelle vitesse les images circulent, selon les époques, les cultures, les modes de transport ? Une image qui circule finit-elle par s’épuiser, comme le suppose l’artiste Hito Streyel, porte-parole des “Pauvres images” (https://www.e-flux.com/journal/10/61362/in-defense-of-the-poor-image/), ces fichiers abimés d’avoir trop circulé, comme les tableaux qui sont passé par trop de mains finissent par tomber en miettes ?

    Si la question des circulations d’images semble relever surtout d’approches descriptives, qui nous permettraient de déterminer ce qui circule, comment cela circule, où cela circule, et quelles sont les conséquences matérielles d’une circulation d’images, s’y attaquer c’est immédiatement entrer dans le domaine des études culturelles, politiques et géopolitiques. Car les circulations d’images ont toujours accompagné la mondialisation - elles ont même probablement contribué à ces rencontres, ces confrontations comme à ces métissages que trente années d’études de la mondialisation n’ont pas réussi à clarifier. La remarque de Sanjay Subrahmanyam,"Par-delà l’incommensurabilité : pour une histoire connectée des empires aux temps modernes,” Revue d’histoire moderne et contemporaine, 54-4 bis (2007) : 34-53, selon laquelle les images étaient le vrai défi des études globales, reste encore valable et risque de l’être longtemps.

    Ce colloque s’attaquera pourtant à la question, en invitant les participant-e-s à mêler, croiser, ou au moins faire dialoguer les approches très diverses de l’analyse monographique et formelle, l’approche numérique (quantitative, cartographique, visuelle), l’étude esthétique - pour faire le bilan de ce que la circulation fait aux images, et ce que les images font lorsqu’elles circulent.

    L’appel à proposition s’adresse à des profils volontairement divers : artistes, historien-ne-s de l’art, spécialistes d’études visuelles, spécialistes de vision artificielle, historien-ne-s de la mondialisation, spécialistes d’études cognitives. Les candidatures à plusieurs voix sont les bienvenues. Les propositions pourront, de manière non exclusive, aborder les enjeux suivants

    Quelles sont les images qui circulèrent et circulent actuellement le plus et le mieux ? - et comment les repère-t-on ? Comment expliquer les raisons de leur succès, et auprès de quel public ?
    Comment mesurer la circulation des images et ses différentes vitesses de diffusion, selon les époques, les différents procédés techniques de reproduction et les territoires ?
    Comment les images circulent-elles, selon quels vecteurs et par l’intermédiaire de quels acteurs et prescripteurs ?
    Que fait la circulation à une image ?

    Le colloque se déroulera à l’École normale supérieure le 15 juin 2020, aux Beaux-Arts de Paris le 16 juin 2020. Il est financé par le centre d’excellence Jean Monnet IMAGO, en partenariat avec la Chaire des Humanités numériques de l’université de Genève, Purdue University et l’École nationale supérieure des Beaux-arts (ENSBA).

    Calendrier de l’appel

    Les propositions (500 mots au plus) devront être envoyées au plus tard le 25 mars 2020, accompagnées d’une courte bio-bibliographie à imago.conference@gmail.com.

    Date limite d’envoi des propositions : 25 mars 2020.

    Les participants recevront une réponse avant le 15 avril 2020

    Comité d’organisation

    Marie-José Burki (ENSBA), Grégory Chatonsky (www.chatonsky.net), Catherine Dossin (Purdue University), Béatrice Joyeux-Prunel (Université de Genève, Chaire des Humanités numériques) et Léa Saint-Raymond (École normale supérieure).


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  • Appel à communication - L’art et le droit

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    Les journées internationales d’histoire du droit et des institutions 2020 (Congrès annuel de la Société d’histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons) auront lieu à Middelbourg (Middelburg), les 22 et 23 mai 2020 et seront consacrées au thème de L’Art et le Droit.

    L’Art et le Droit, un thème universel à travers les âges. Différentes approches peuvent être distinguées. Tout d’abord, le droit lui-même est un art : ars aequi et boni. Ainsi, les notions du droit peuvent ressembler à la poésie : `en fait de meubles, la possession vaut titre’, `we hold these truths to be self-evident’. De plus, l’art peut être une représentation du droit. Les effigies de la justice et des juges vertueux (Zaleucos, Cambyse, Brutus) ornent nos lieux publics. Troisièmement, le plus important, l’art lui-même est l’objet du droit, et bien loin d’être clair et précis. L’artiste, les objets d’art, les obligations concernant l’art sont tous l’objet d’intérêts individuels et communs, privés et publics, locaux et universels, des temps révolus et des temps futurs.

    Il va de soi qu’il y a tant d’autres aspects, compte tenu des réalités de la vie quotidienne dans ce domaine. Notre thème couvre maints sujets, qui peuvent aborder de nombreuses perspectives. Tous candidats à faire une communication sont cordialement invités. L’art, par nature, nous concerne en effet tous.

    Ce thème général n’exclut pas, par ailleurs, la possibilité de communiquer sur d’autres sujets d’histoire du droit, de la justice et des institutions.

    Les interventions peuvent être faites en français, en anglais ou en néerlandais. Les orateurs sont priés d’envoyer un résumé à l’avance aux organisateurs (de préférence en français).

    Les personnes désireuses de communiquer sont priées de faire parvenir leur proposition de communication avant le 20 avril 2020 à J.M. MILO et E.K.E. von BONE par courriel.


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  • Appel à contributions - Francophone Literature in the Low Countries (ca. 880 -1600)

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    Call for contributions : Francophone Literature in the Low Countries (ca. 880 -1600). A special issue of Queeste, Journal of Medieval Literature in the Low Countries

    In 2015, we concluded the introduction of our special issue on Literature and Multilingualism in the Low Countries with a renewal of Queeste’s ‘commitment to the varied and multilingual culture of the Low Countries’. And indeed, in the five years since then, Queeste has continued to publish scholarly articles on the production and circulation of literature in Dutch, French, and Latin, on translation, and on multilingual text collections and reading culture in the Low Countries.

    While the editors applaud this continuous attention to multilingualism and language contact, we also feel that Queeste often approaches these issues from a distinctly Dutch-language perspective. This poses the risk of downplaying the actual impact of the literature in French (and Latin) that was written, copied and disseminated in the Low Countries. Following up on the earlier issue on multilingualism, we therefore aim to publish a new special issue of Queeste devoted solely to current scholarship on medieval francophone literature in the Low Countries, to appear in 2021.

    Since Queeste actively seeks to deliver the diversity that is implied in the journal’s subtitle, this special issue should be seen as another step towards a more balanced and accurate representation of the region’s multilingual literary culture. We therefore hope that this collection of essays will mark the beginning of a steady supply of articles on the medieval francophone literature produced and received in the Low Countries.

    We invite reflections on any aspect of the authoring, copying, and reception of French literary texts in the area covering modern-day Belgium, the Netherlands, Luxembourg and Northern France. As we aim for a wide and diverse panorama, we welcome general overviews as well as case studies, written from a varied range of theoretical and methodological perspectives (literary theory, codicology, stylometry, etc.), with a diachronic, comparative or contextualizing approach, and discussing texts from a broad spectrum of genres (lyric, epic, theatre, but also religious, moral-didactic, scientific, and practical writing).

    Contributors should by no means feel confined to the textual production in the principally francophone regions and social circles of the Low Countries, but are encouraged to (also) discuss examples of French literature in reception contexts and parts of the area that have not been typically associated with francophone culture.

    Abstracts (300 words or less) should be sent to the editorial board of Queeste before 30 April 2020. (b.j.m.caers@hum.leidenuniv.nl), after which authors will be notified by 15 May.

    Contributions of ca. 8000 words (including notes and bibliography) should be delivered before 31 October 2020 and will be, as always, subject to double blind peer review. Contributors are requested to follow the journal’s stylesheet (https://queeste.verloren.nl/guidelines).

    For any further questions, please contact the editors of this special issue directly :
    Alisa van de Haar or Dirk Schoenaers.

    Queeste is a multilingual journal and accepts articles written in Dutch, English, French, and German.
    Find out more at : https://queeste.verloren.nl/


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  • Appel à communication - Reale und fiktive Inschriften in Mittelalter und Frueher Neuzeit

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    SFB 933 "Materiale Textkulturen", TP C05 "Inschriftlichkeit. Reflexionen materialer Textkultur in der Literatur des 12. bis 17. Jahrhunderts", Prof. Dr. Ludger Lieb, Laura Velte, Dennis Disselhoff

    05.10.2020-07.10.2020, Heidelberg, Germanistisches Seminar, Palais
    Boisserée 137

    Deadline : 15.03.2020

    Zu den verbreitetsten Formen von Textualität in der Vormoderne gehört die Inschrift. Aus Mittelalter und Früher Neuzeit haben sich einerseits unzählige Inschriften auf Gegenständen und Gebäuden erhalten, die seit Jahrzehnten umfassend gesammelt, aufbereitet und zugänglich gemacht werden (Akademie-Projekt "Deutsche Inschriften", z.T. ähnliche Projekte in anderen europäischen Ländern). Andererseits berichten Texte (Handschriften und Drucke) dieser Zeit ebenfalls von Inschriften. Dazu gehören insbesondere Inschriftensammlungen und Erzählungen. Von diesen referieren manche auf Artefakte, die (angeblich) tatsächlich existierten, viele sind aber auch offensichtlich fiktiv und bisweilen geradezu fantastisch, vor allem in höfischen Romanen oder Epen. Seit über acht Jahren widmet sich das Teilprojekt C05 "Inschriftlichkeit. Reflexionen materialer Textkultur in der Literatur des 12. bis 17. Jahrhunderts" des SFB 933 der Erforschung von erzählten fiktiven Inschriften. Dazu gehören etwa die aus Edelsteinen gefertigten Lettern auf dem Brackenseil in Wolframs ’Titurel’, die Grab- und Monumentinschriften in der ’Historia Apollonii regis Tyri’, der beschriebene Helm des Helden Roland im ’Rolandslied’, das sprechende Unterweltstor am Eingang zur Hölle in Dantes ’Divina Commedia’ oder die Gottesschrift im Sand in der Legende der Heiligen Maria von Ägypten. Über 1000 Belegstellen aus den europäischen Literaturen wurden bereits in einer Datenbank gesammelt (https://inschriftlichkeit.materiale-textkulturen.de/) und zentrale Forschungsergebnisse 2019 in einem komparatistischen Band, Writing beyond Pen and Parchment (https://www.degruyter.com/view/product/524503), vorgelegt. Was jedoch nach wie vor fehlt, ist eine intensive Diskussion über die wechselseitigen Beziehungen, die Verbindungen und Differenzen zwischen erzählten, fiktiven, nur in Texten überlieferten Inschriften einerseits und realen, auf Artefakten überlieferten Inschriften andererseits. Eine solche Diskussion auf einer möglichst breiten materialbasis zu führen, ist Ziel der interdisziplinären Tagung. Erwünscht sind daher Beiträge, die aus geschichtswissenschaftlicher, archäologischer, kunsthistorischer, theologischer, sprach- oder literaturwissenschaftlicher Perspektive den Vergleich zwischen fiktiven und realen Inschriften profilieren. Eine besondere Rolle für die vergleichende Untersuchung könnten Praktiken spielen, die mit dem Ein- und Aufschreiben auf Materialien (Holz, Stein, Textil, Metall usw.), auf Gegenständen (Waffen, Schmuck, liturgisches Gerät usw.) oder auf Bauwerken (Grabmäler, Kirchen, Burgen usw.) verbunden sind, sowie die Funktionen räumlicher Anordnung von Inschriften (Topologie). Relevant dürfte auch die Frage danach sein, ob die Bedeutung von Inschriften in Abhängigkeit von diskursiven Zusammenhängen (wie mystischen, hagiographischen, höfischen, historiographischen, rechtlichen oder magischen Diskursen) variiert.

    Willkommen sind sowohl Einzelvorträge als auch Tandemvorträge, die z. B. eine Artefaktgruppe aus historischer und literaturwissenschaftlicher Perspektive vergleichend untersuchen. Nach Möglichkeit sollten sich alle Beiträge einer der beiden folgenden Sektionen zuordnen lassen :

    I. Inschriften auf Gegenständen in sakralen und säkularen Kontexten (lokomobile schrifttragende Artefakte)

    Menschen verwenden Dinge, um zu handeln. Die Material Culture Studies haben die Wahrnehmung dafür geschärft, dass Dinge nicht nur benutzt werden, sondern auch selbst eine agency besitzen. Gerade schrifttragende Artefakte scheinen eine besondere Verbindung zwischen Menschen und Dingen zu erzeugen oder zu verstärken : Das betrifft sowohl Dinge, die im säkularen Kontext verwendet werden, wie Waffen mit Namensinschriften oder Schmuck mit moralischen Handlungsaufschriften, als auch Schriftzeichen auf liturgischem Gerät oder Paramenten. Im Zentrum dieser Sektion stehen eingeprägte oder eingeschriebene Schriftzeichen auf beweglichen Gegenständen, die sowohl vielfach real überliefert sind als auch immer wieder Teil poetologischer, narrativer oder außerliterarischer Beschreibung waren.

    II. Räumliche Markierung durch Inschriften (lokostatische schrifttragende Artefakte)

    Inschriften kommt eine raumkonstituierende Rolle zu. Auf Toren, Mauern und Türen markieren sie Raumgrenzen oder schaffen Passagen, als Bauminschriften sind sie oft Ausdruck einer kulturellen Überformung der Natur, Grabinschriften kennzeichnen die Grenze zwischen Lebenden und Toten, zwischen Diesseits und Jenseits usw. Die Beiträge dieser Sektion thematisieren also Möglichkeiten inschriftlicher Semantisierung von Räumen.

    Die Vortragsdauer beträgt 30 Minuten. Reisespesen sowie Verpflegungs- und Übernachtungskosten der Referentinnen und Referenten werden vom SFB erstattet.

    Vorschläge für Paper erbitten wir bis 15. März 2020 an laura.velte@gs.uni-heidelberg.de in Form einer PDF-Datei, die ein Abstract (ca. 300-500 Wörter exklusive Literaturangaben) sowie einen kurzen CV enthalten. Mit einer Rückmeldung auf Ihren Paper-Vorschlag ist bis Ende März zu
    rechnen.

    Auswahlbibliographie (siehe auch TPC05 Bibliographie : https://www.materiale-textkulturen.de/dokumente/SFB933_TPC05_Bibliographie_20191121.pdf)

    Die Deutschen Inschriften : http://www.inschriften.net
    Dingkulturen. Objekte in Literatur, Kunst und Gesellschaft der Vormoderne. Hrsg. von Anna Mühlherr, Heike Sahm, Monika Schausten und Bruno Quast. (Literatur | Theorie | Geschichte 9) Berlin/Boston 2016.
    Ernst, Ulrich : Facetten mittelalterlicher Schriftkultur : Fiktion und Illustration. Wissen und Wahrnehmung. Heidelberg 2006.
    Henkel, Nikolaus : Die Stellung der Inschriften des deutschen Sprachraums in der Entwicklung volkssprachiger Schriftlichkeit. In : Vom Quellenwert der Inschriften. Hrsg. von Renate Neumüllers-Klauser. Heidelberg 1992, S. 161-187.
    Küsters, Urban : Marken der Gewissheit. Urkundlichkeit und Zeichenwahrnehmung in mittelal-terlicher Literatur. Düsseldorf 2012.
    Lieb, Ludger : Spuren materialer Textkulturen. Neun Thesen zur höfischen Textualität im Spiegel textimmanenter Inschriften. In : Höfische Textualität. Festschrift für Peter Strohschneider. Hrsg. von Beate Kellner, Ludger Lieb und Stephan Müller. Heidelberg 2015, S. 1-20.
    Materiale Textkulturen. Konzepte - Materialien - Praktiken. Hrsg. von Thomas Meier, Michael R. Ott und Rebecca Sauer. (Materiale Textkulturen 1) Berlin/München/Boston 2015.
    Metatexte. Erzählungen von schrifttragenden Artefakten in der alttestamentlichen und mittelal-erlichen Literatur. Hrsg. von Friedrich-Emanuel Focken und Michael R. Ott. (Materiale Text-kulturen 15) Berlin/Boston 2016.
    Velte, Laura : Sepulkralsemiotik. Grabmal und Grabinschrift in der europäischen Literatur des Mittelalters. Diss. masch. Heidelberg 2018 [erscheint 2020].
    Writing Beyond Pen and Parchment. Inscribed Objects in Medieval European Literature. Hrsg. von Ricarda Wagner, Christine Neufeld und Ludger Lieb. (Materiale Textkulturen 30) Berlin/Boston 2019.


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  • Appel à communication - What does animation mean in the Middle Ages ? Theoretical and Historical Approaches

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    International conference in Bialystok, Poland from the 17th–20th September 2020

    Organised by The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art Branch Campus in Bialystok, Polandand University of Bergen, Norway.

    This conference is concerned with the agency and life of material objects and evolves around the investigation of two interlaced objectives. First, the conference will shed light on understudied aspects of medieval visual culture, focusing in particular on the agency of images and material objects. Second, it will provide new cutting-edge theoretical reflections and methodologies con-cerning the study of material agency and “living images” today. We argue that the cultural use of and interaction with images may be regarded as more than mere historically or culturally specific phenomena. Rather, it concerns the ontology of images and constitutes a fundamental aspect of our life with im-ages, in the premodern as well as in the contemporary. It is our contention that images are embedded in social interaction and that animation is deeply consti-tutive of the production of meaning. Animation, we argue, is not only located in the mind of the beholder, but in the epistemology, creation, interaction and materiality of images. Furthermore, we will argue that medieval animation may inform contemporary views on animation and provide us with a more precise vocabulary to capture current phenomena for instance in the digital world. The conference aim to be interdisciplinary and transhistorical in its perspective and targets scholars of visual studies, material studies, study of religions, anthropology, medieval studies and theology. It is also relevant more generally for current discussions about the life and agency of seemingly dead matter.

    There are four main topics of the conference :
    – Physical/mechanical animation of artworks and other artefacts (sculptures, reliquaries, paintings etc.)
    – Mental animations of images and objects (artworks, and other artefacts)
    – Animation in a theatrical context (mystery plays, liturgical plays and staging’s, puppets and other theatrical use of figures and sculptures)
    – Medieval and Early Modern animation in the 20th century and contemporary theatrical practices.

    The conference takes as its point of departure the work of the newly organized international research-project : The Living Image (LIMA) : On the ontology, agency and personhood of living images and objects – medieval and modern. This project is coordinated from the University of Bergen, Norway, and con-sists of a group of researchers from Belgium, Denmark, Ireland, Norway, Poland, United Kingdom, and USA, and the work of the international research network : The European Network on the Instruments of Devotion – ENID : https://enid.w.uib.no/

    The conference in Bialystok is designed to be a platform for the exchange of opinions, ideas, and historical documentation, as well as the starting point for a publication. We plan to publish a collection of articles offering an interdisciplinary academic survey of the topic of animation in the Middle Ages, and its reception in the 20th Century.

    Confirmed key-note speakers
    Peter Dent, Ph.D.,University of Bristol, GB
    Prof. Cynthia Hahn, The City University of New York, USA
    Prof. Hans Henrik Lohfert Jørgensen, University of Aarhus, Denmark
    Amy Whitehead, Ph.D., Massey University, New Zealand

    Scientific committee
    Henrik von Achen, Professor, Dr. Art.,Director of the University Museum, University of Bergen, Norway
    Kristin Bliksrud Aavitsland, Professor, Ph.D., MF Norwegian School of Theology, Religion and Society, Norway
    Barbara Baert, Professor, Ph.D., Art History, Faculty of Arts, Katholieke Universiteit Leuven, Belgium
    Jørgen Bakke, Associate Professor, Dr. Art., Department of Linguistic, Literary and Aesthetic Studies, University of Bergen, Norway
    Carla Maria Bino, Professor, Ph.D., Università Cattolica del Sacro Cuore, Brescia, Italy
    Christophe Chaguinian, Associate Professor, Ph.D., College of Liberal Arts and Social Sciences, University of North Texas, USA
    Peter Dent, Senior Lecturer, Ph.D., Department of History of Art, University of Bristol, Great Britain
    Rob Faesen, Professor, Ph.D., Department of History of Church and Theology, Katholieke Universiteit Leuven, Belgium
    Cynthia Hahn, Professor, Ph.D., Medieval Art History, Hunter College, The City University of New York, USA
    Hans Henrik Lohfert Jørgensen, Associate Professor, School of Communication and Culture – Art History, University of Aarhus, Denmark
    Jon P. Mitchell, Professor, Ph.D., Social Anthropology, University of Sussex, Great Britain
    David Morgan, Professor, Ph.D., Religious Studies & Art, Art History and Visual Studies, Duke University, USA
    Salvador Ryan, Professor, Ph.D., Ecclesiastical History, Pontifical University St Patricks College, Maynooth, Ireland
    Zuzanna Sarnecka, Assistant Professor, Ph.D., Institute of Art History, University of Warsaw, Poland
    Laura Katrine Skinnebach, Assistant Professor, Ph.D., School of Communication and Culture – Art History, University of Aarhus, Denmark
    Allie Terry-Fritsch, Associate Professor, Ph.D., School of Art – Art History, Bowling Green State University, USA

    Conference organisers
    Kamil Kopania, Ph.D., The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art, Branch Campus in Bialystok, Poland (https://atb.edu.pl/o-wydziale/pedagodzy/dr-kamil-kopania)
    Henning Laugerud, Associate Professor, Dr. Art., Department of Linguistic, Literary, and Aesthetic Studies, University of Bergen, Norway (https://www.uib.no/en/persons/Henning.Laugerud)

    The language of the conference is English. Each contributor will be given 20 minutes to present his/her paper. Please send abstracts of no longer than 500 words, together with a short CV and personal data at the following email : medievalanimation@gmail.com
    Deadline : April 30, 2020
    Conference fee : 25 Euros (15 Euros for Ph.D. students)
    The conference will take place in Bialystok at the:The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art Branch Campus in Białystok (Puppet Theatre Art Department) H. Sienkiewicza 14, 15–092 Białystok, Poland
    www.atb.edu.pl
    e-mail : sekretariat@atb.edu.pl


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  • Appel à communication - Espaces maritimes, ports et littoraux du Roussillon à la Provence au Moyen Âge

    Christophe MASSON, 12 février 2020

    Montpellier, Université Paul-Valéry (site Saint-Charles - auditorium), 12 et 13 juin 2020

    Communications orales le 12 juin 2020 ; visite de terrain le 13 juin 2020 : Le littoral de Villeneuve-lès-Maguelone à Aigues-Mortes

    Les XIIe - XIIIe siècles, période d’essor économique et d’accroissement des échanges, notamment en Méditerranée, constituent à bien des égards un âge d’or des ports maritimes et fluviaux. Mais qu’est-ce qu’un port au Moyen Âge ? La question, posée à l’occasion du renouveau des recherches en histoire maritime et sur les sociétés littorales, peut sembler banale mais vise à définir les spécificités des établissements portuaires qui constituent des escales incontournables au sein des réseaux d’échanges en Méditerranée, et couvrent ainsi un large champ de spécialités. Ont été envisagés plus particulièrement dans ces recherches récentes, le choix du site géographique et l’évolution générale du paysage littoral, les liens entre terre et mer – par l’intermédiaire, parfois, d’un espace lagunaire –, mais aussi les fonctions et types d’infrastructures, les logiques d’organisation de la ville et du port au cours du temps et les modes de structuration du territoire, intégrant les préoccupations politiques et économiques des pouvoirs régionaux et extrarégionaux. Le choix d’implantation, de la confluence de cours d’eau au fond de baie, du cordon littoral à la lagune abritée, conditionne autant la lutte incessante contre l’envasement des infrastructures que la structuration de la ville en fonction de son bassin d’approvisionnement et du stockage de ses exportations.

    L’espace portuaire possède une profonde valeur patrimoniale géohistorique. Le choix de fonder un port répond à des mutations profondes des sociétés et de leurs moteurs d’échange. Aigues-Mortes et son port fondés au XIIIe siècle par le roi de France Louis IX constituent un exemple emblématique de ces enjeux croisés, à la fois politiques, géographiques et économiques, qui ont conduit à la création d’une ville portuaire.

    Comprendre la disparition d’un port est une démarche tout aussi enrichissante. Elle rend compte des changements d’ordre politiques, économiques et environnementaux, auxquels les sociétés ont dû faire face et, par là-même, déployer leurs capacités d’adaptation. Ces modalités d’adaptation sont complexes (techniques, financières) et se produisent sur différentes temporalités, tantôt progressives et continues dans le temps (entretien des bassins, des aménagements portuaires…), tantôt plus ponctuelles en réponse à des événements météo-marins extrêmes. L’adaptation des sociétés littorales ne dépend pas uniquement d’aspects techniques, mais aussi de l’engagement et des ressources des pouvoirs politiques afin de soutenir des travaux d’entretien, de dragage, de réparation, de modernisation pour pérenniser l’existence du port. Toutefois, lorsque les défis s’annonçaient trop difficiles à relever (premières manifestations du Petit Âge Glaciaire, concurrence, guerre), l’abandon du port pouvait s’imposer, révélant ainsi les limites de l’adaptation des sociétés littorales aux changements environnementaux, mais aussi sociaux et politiques, alors à l’œuvre.

    Cette rencontre entend réunir des historiens, géographes et géoarchéologues, spécialistes des sources textuelles, cartographiques, autant que matérielles issues de l’archéologie et de la géomorphologie, afin de confronter les approches et de tirer des enseignements de ces regards croisés sur les changements sociétaux et environnementaux de la période médiévale qui ont touché les sociétés littorales et les établissements portuaires. Les questionnements portant sur le cas spécifique d’Aigues-Mortes trouveront peut-être un écho dans le cas d’autres sites méditerranéens actuellement étudiés, soulevant des analogies ou des situations contradictoires susceptibles d’apporter des éléments de réponse. Ces regards croisés permettront d’apprécier les singularités d’un port, son degré de développement et ses évolutions, ainsi que de l’appréhender à différentes échelles spatiales et temporelles.

    Thèmes abordés

    • Le contexte géographique de l’implantation du port maritime et/ou fluvial médiéval
    • Les fonctions et les infrastructures portuaires
    • Bassin d’approvisionnement maritime et/ou fluvial du port
    • Les relations ville/port/avant-port
    • La délimitation d’une « zone » portuaire (mouillage au large, escales de déchargement)
    • Les réseaux et les dynamiques portuaires
    • Changements côtiers et pérennisation de la structure portuaire
    • L’adaptation des sociétés portuaires aux évènements paroxystiques

    Calendrier de l’appel à communications

    Soumission des résumés : le 1 mars 2020 directement sur le site
    Réponse aux intervenants : mi-mars 2020
    Date limite d’inscription au colloque : 12 mai 2020

    Modalités de soumission
    Résumé en français n’excédant pas 4000 caractères, espaces compris. Si approprié, une illustration ou un graphique peuvent être intégrés.

    Plus d’informations.


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  • Appel à contributions - Building the Medieval Diocese. Angents and Instruments

    Christophe MASSON, 7 février 2020

    Universidad de Burgos (Spain), 9th-11th December 2020.

    The Gregorian Reform led to a reframing of the role of bishops and diocesan institutions that cemented their power and ultimately permitted the construction of the great Gothic cathedrals of Europe. To mark the 800thanniversary of the Cathedral of Burgos, we propose to explore the dynamics, strategies, institutions and personnel behind the construction of the medieval diocese leading to the building of the temples we admire today. Our focus will be on the period 1150-1250, culminating as it does in the construction of the Cathedral of Burgos, but we welcome papers on other parts of Europe and set in other medieval periods thatexplore the following themes related to the emergence of the mature medieval diocese :
    • Territorial consolidation : diocesan borders, inter-diocesan hierarchies and conflicts.
    • Structural consolidation : network of parishes, fiscality, ecclesiastical offices and benefices.
    • Institutional consolidation : cathedral chapters, use of archdeaconries, archpriesthoods and secular abbeys.
    • Intra-diocesan conflict : monasteries, collegial churches etc.
    • The agents : bishops, chapter, clergy (bishop-chapter conflict, patronage and client networks, diocesan reforms, education, cultural production).

    Submissions

    Proposals no longer than 300 words for either individual papers or panels should be submitted by August 1st to burgensis2020@gmail.com

    Languages : Spanish, English
    Registration Fee : 50 euros

    Key Dates

    • Deadline for submissions, August 1st
    • Confirmation of acceptance, September 15th
    • Registration opens, October 1st
    • Registration ends, November 30th

    Venue

    Facultad de Humanidades, Universidad de Burgos

    Convenors

    Susana Guijarro (Univ. Cantabria), David Peterson (Univ. Burgos)

    Organised by : Área de Historia Medieval (Univ. de Burgos) & Grupo de I+D de la Universidad Cantabria Cultura, Sociedad y Poder en la Castilla Medieval y Moderna.

    Further information.


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  • Appel à contributions - École doctorale Logos 2020 "Passeurs et passages"

    Christophe MASSON, 7 février 2020

    LOGOS 2020 : Passeurs et passages. École doctorale transfrontalière en Sciences humaines et sociales / Grenzüberschreitende Doktorand/innenschule in den Geistes- und Sozialwissenschaften

    Université de Liège, du 2 au 4 juillet 2020

    Qu’est-ce que Logos et comment participer ?
    Créée en 2005 sur la base d’un réseau doctoral transfrontalier qui existait depuis 2000, l’École doctorale transfrontalièreLogos regroupe les structures doctorales en sciences humaines et sociales des Universités de Liège (B), Lorraine (F) (École Doctorale Humanités nouvelles-Fernand Braudel), Luxembourg (L), la Sarre (D), Trèves (D) et Mannheim (D). Instituée sous ce nom en 2011, elle est l’un des projets-pilotes de l’Université de la Grande Région.

    Logos organise tous les ans des Journées doctorales qui permettent aux doctorant.e.s en sciences humaines et sociales des différents pays de présenter leurs recherches en cours puis d’en discuter avec leurs pairs et avec les enseignant.e.s et directeurs.trices de thèse présent.e.s. Les journées sont introduites par deux conférences magistrales, l’une en français, l’autre en allemand, données par des spécialistes de la thématique retenue. Volontairement choisi pour son caractère inter- et transdisciplinaire, le thème annuel se veut ouvert aux pratiques et méthodes les plus diversifiées, tout en demeurant lié aux notions d’identité et d’interculturalité qui constituent les fondements de Logos.

    Tou.te.s les doctorant.e.s des universités partenaires sont invité.e.s, dans le cadre de ce colloque, à présenter un exposé et à participer aux discussions scientifiques.

    Passeurs et passages

    Volontairement polysémique, le thème de ces journées doctorales vise à explorer les multiples facettes de la figure du passeur et de l’acte qu’il pose. Cinq axes majeurs peuvent être dégagés :

    1) Le passage comme action :
    - la transmission d’un savoir, d’un savoir-faire, d’une compétence, d’une tradition, d’une culture, d’une croyance, d’une idéologie... ;
    - la redécouverte, la réappropriation d’un style, d’une technique en littérature, en art, en architecture... ;
    - la médiation / la vulgarisation ;
    - l’intertextualité ;
    - les effets de réception d’un texte ou de ses différentes éditions, tout comme le processus de « canonisation » des ouvrages littéraires ;
    - l’adaptation d’une œuvre sous une autre forme et/ou à l’attention d’un autre public ;
    - la muséalisation.
    Pourront aussi être envisagés :
    - les conséquences du passage et ses enjeux politiques (quels rapports de force dans les traductions d’œuvres ?, par ex.) ;
    - le passage comme sélection, avec les risques de perte (comment et pourquoi s’effectuent les choix de numérisation de sources littéraires ou historiques ? Avec quel risque d’oblitération des sources non numérisées ?) mais aussi l’opportunité de gain (redécouverte de sources, possibilité d’analyse informatisée de larges corpus, nouvelles possibilités d’édition multimédia...).

    2) Le passage comme processus spatial ou temporel, par exemple :
    - la périodisation en histoire, en histoire de l’art ou en littérature, dont il convient d’interroger le caractère conventionnel. Procède-t-elle par rupture brusque ou par des phases de transition ?
    - les remakes, « sequels », « prequels » / présuites, qui peuvent être interprétés comme des passages d’œuvres spatiaux et/ou temporels, tissant des liens entre plusieurs générations et/ou offrant l’opportunité d’incorporer de nouvelles possibilités technologiques.
    - les usages transhistoriques et les réinterprétations de textes littéraires.

    3) Le passeur comme individu, groupe d’individus, réseau ou institution, qu’on l’envisage sur le plan intellectuel (passeur culturel, traducteur, éditeur, « passeur de mémoire », reconstitueur, enseignant, journaliste, écrivain, artiste, think tanker, illustrateur, ministre du culte...) ou matériel (passeur d’hommes, contrebandier, commerçant, inventeur, travailleur transfrontalier, chasseur...).

    4) Le passeur comme support : journal, revue, livre, œuvre audiovisuelle, bref tout espace éditorial ou relevant plus largement de la production culturelle et intellectuelle qui fait office de passeur d’idées, de courants intellectuels, d’œuvres, soit au sein de la communauté productrice, soit via les communautés de récepteurs.

    5) Bien entendu, plusieurs types de passages et de passeurs évoqués dans les axes précédents peuvent également être envisagés en tant que motifs, figures visuelles ou narratives dans l’art, les discours médiatiques, la littérature et les différents types de spectacles (vivant ou enregistré). Objets de représentations (visuelles ou écrites), ils peuvent alors être interrogés en fonction notamment des problèmes spécifiques qu’ils posent à la mise en récit ou à la représentation, par exemple : le passeur comme figure furtive ou fuyante (mise en scène de sa nature évanescente), le passage comme expérience subjectivée ou incarnée par le lecteur/spectateur (récit en « je », déambulation en FPS dans le jeu vidéo, installations VR, etc.), la figuration ou la narration du passage par un changement de registre de discours (de réaliste à onirique, de documentaire à fictionnel, etc.), le passage comme processus diffus et non-matérialisé (figuration visuelle de l’invisibilité du passage), le passeur comme figure moralement ou idéologiquement ambiguë (libérateur et exploiteur), etc.

    Organisation

    LOGOS est bilingue (français – allemand) mais il n’est pas nécessaire de maîtriser les deux langues : les propositions peuvent être faites en allemand comme en français ; les présentations et discussions ont lieu dans les deux langues. Le comité organisateur attend les propositions des doctorant.e.s pour le lundi 30 mars 2020 au plus tard, sous la forme d’un dossier PDF à adresser à aude.meziani@univ-lorraine.fr. Ce dossier comprendra les nom, prénom, université, adresse électronique, discipline, titre du projet de communication, nom du promoteur, date d’inscription en doctorat, titre de la thèse et certificat d’inscription à la thèse pour l’année 2019-2020 des candidats, un résumé d’une page (3000 signes maximum), en français ou en allemand, un bref curriculum vitae (2000 signes maximum) ainsi qu’une bibliographie d’une dizaine de titres. Les personnes sélectionnées seront informées au plus tard le 4 mai 2020. Chaque exposé de 20 minutes sera suivi d’une discussion avec le public (20 minutes également). Pour favoriser les interactions interdisciplinaires, les contributions devront se concentrer sur des questions de méthode. Les concepts clés et les grandes articulations du propos feront l’objet d’une présentation Powerpoint ou d’un résumé dans l’autre langue de travail, à envoyer le 20 juin au plus tard à aude.meziani@univ-lorraine.fr.

    Outre la possibilité de présenter ses travaux en ateliers, Logos offre celle de rencontrer de manière individuelle ou en petit groupe un.e scientifique du réseau en vue d’une discussion approfondie (il s’agit de ce que l’on appelle « masterclass »). Une liste des thématiques de ces « masterclasses » et de leur format sera communiquée avec le mail d’acceptation de la contribution.

    Les participant.e.s sont attendu.e.s à Liège le 2 juillet à 14h. La clôture des journées aura lieu le 4 juillet en début d’après-midi. Le 2 juillet auront lieu les conférences inaugurales en séance plénière et les « masterclasses » ; les 3 juillet (matin et après-midi) et 4 juillet (matin), les présentations doctorales se dérouleront en ateliers parallèles. Une discussion en plénière clôturera la manifestation le 4 en fin de matinée.

    Plusieurs universités reconnaissent la participation au colloque doctoral „Logos“ comme partie d’une formation doctorale structurée. Renseignez-vous auprès de votre université d’origine. Tou.te.s les doctorant.e.s recevront, à la fin de la manifestation, un certificat attestant leur participation. Ils/Elles pourront publier leur communication remaniée, avec l’accord de leur encadrant.e, sur la page internet de Logos. Les frais de séjour des participant.e.s sont assumés par l’organisateur.

    Les frais de déplacement sont à la charge des universités d’origine. Une demande peut être adressée par chaque doctorant à son institution.

    Rejoignez-nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/EDTlogos/.

    Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/211657813186869/.

    Comité organisateur

    Université de Liège : Prof. Dr. Alvaro Ceballos Viro (Langues et littératures espagnoles), Prof. Dr. Geoffrey Geuens (Médias, culture et communication), Dr. Jeremy Hamers (Médias, culture et communication), Prof. Dr. Catherine Lanneau (Histoire), Prof. Dr. Céline Letawe (Langues et littératures germaniques), Prof. Dr. Dominique Longrée (Langues classiques), Amour D’Haene (décanat de la Faculté de Philosophie et Lettres).
    Université de Lorraine : Aude Meziani.

    Comité scientifique

    Université de Liège : Prof. Dr. Alvaro Ceballos Viro (Langues et littératures espagnoles), Prof. Dr. Geoffrey Geuens (Arts et Sciences de la Communication), Dr. Jeremy Hamers (Arts et Sciences de la Communication), Prof. Dr. Catherine Lanneau (Histoire), Prof. Dr. Céline Letawe (Langues et littératures germaniques), Prof. Dr. Dominique Longrée (Langues classiques).

    Université de Lorraine : Prof. Dr. Nicolas Brucker (Littérature française), Prof. Dr. Jean El Gammal (Histoire), Prof. Dr. Françoise Lartillot (Littérature germanique), Prof. Dr. Reiner Marcowitz (Études germaniques, histoire), Prof. Dr. Anne Piponnier (Sciences de l’information et de la communication), Prof. Dr. Jacques Walter (Sciences de l’information et de la communication).

    Université du Luxembourg : Prof. ass. Dr. Christoph Brüll (Histoire), Prof. Dr. Sylvie Freyermuth (Littérature française), Prof. adj. Dr. Jeanne Glesener (Littératures luxembourgeoises, Littérature comparée), Prof. adj. Dr. Sonja Kmec (Histoire, Etudes culturelles), Dr. Christian Wille (Border Studies, Interculturalité).

    Universität Mannheim : Prof. Dr. Justus Fetscher (Germanistische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Claudia Gronemann (Romanische Literatur- und Medienwissenschaft), Prof. Dr. Hiram Kümper (Geschichte), Prof. Dr. Johannes Müller-Lance (Romanische Sprach- und Medienwissenschaft).

    Universität des Saarlandes : Prof. Dr. Gabriele Clemens (Geschichte), Prof. Dr. Dietmar Hüser (Geschichte), Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Romanische Kulturwissenschaft und interkulturelle Kommunikation, Geschichte), Prof. Dr. Patricia Oster-Stierle (Französische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Christiane Solte-Gresser (Allgemeine und Vergleichende Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Romana Weiershausen (Frankophone Germanistik).

    Universität Trier : Prof. Dr. Franziska Bergmann (Germanistik), Dr. Eva Bischoff (Geschichte), Prof. Dr. Lukas Clemens (Geschichte), Dr. Alex Demeulenaere (Romanistik), Prof. Dr. Christian Jansen (Geschichte), PD Dr. Massimiliano Livi (Geschichte).


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  • Appel à contributions - Colloque de Paray-le-Monial "Reliques et pèlerinages"

    Christophe MASSON, 20 janvier 2020

    Depuis 1998, le colloque de Paray-le-Monial réunit chaque année, en octobre, chercheurs, universitaires et professionnels du patrimoine autour de thèmes liés à l’histoire de l’art et à l’archéologie en Europe occidentale. L’édition 2019 a innové avec :

    – La création de ce carnet de recherches,

    – Un appel à publications à l’attention des jeunes chercheurs (masterants, doctorants, jeunes docteurs) invités à proposer un article en lien avec le thème du colloque. Les articles retenus par le comité de lecture seront publiés dans le Carnet.

    – Un appel à posters, à l’attention des jeunes chercheurs également, portant sur le thème du colloque : les posters sont exposés le jour du colloque et, éventuellement, lors d’autres manifestations scientifiques ou culturelles, et ils sont publiés dans le Carnet.

    Thème de l’édition 2020 : Reliques et pèlerinages

    Le corps, un vêtement, le tombeau, un peigne liturgique, la trace d’un pas … tout fait relique, directement ou par contact. Les reliques possèdent une puissance rémanente qui, en l’absence du saint dont elle est consubstantielle, répond aux vœux des pèlerins par une intercession salvatrice, des petits miracles du quotidien à la guérison miraculeuse d’un mourant. Dans leurs humbles prières, les fidèles n’hésitent pas à gratter subrepticement la pierre du tombeau saint pour en rapporter chez eux une poussière chargée de pouvoir. Et il arrive même qu’on gratte, dans un manuscrit, la figure d’un saint pour en récupérer la peinture comme un talisman ou un remède, à prendre mêlé à une boisson ou de la nourriture. L’édifice religieux qui abrite la relique se charge lui-même de cette puissance, à en être spontanément illuminé jour et nuit, comme le montre Venance Fortunat au VIe siècle pour la cathédrale de Nantes. Relique insigne dans la Gaule chrétienne, la chape que saint Martin a partagée avec un pauvre a donné aussi son nom à la petite église qui la contenait : la chapelle.

    Insignes ou modestes, les reliques attirent des fidèles en demande de secours surnaturel. Dès lors qu’ils quittent leur habitation pour gagner l’église du saint, ils deviennent pèlerins. Ils inscrivent ainsi leur histoire personnelle dans le grand livre de l’humanité. Le pèlerinage est en effet le propre de l’homo viator, l’homme voyageur. Il est aussi l’image de la vie qui est parcourue du berceau au tombeau comme un chemin, et pour lequel il faut préférer un cheminement difficile et périlleux, gage d’un accès au Paradis, au parcours facile et voluptueux qui conduit, lui, en enfer. Aux grands pèlerinages qui ont structuré le monde chrétien – Rome, Compostelle, Terre Sainte – durant le Moyen Âge répondent aujourd’hui les itinéraires ressuscités de leur effacement, comme les Routes de Saint-Jacques, ou les créations contemporaines, comme la Via Columbani. Une nouvelle manière de se redécouvrir.

    Les propositions d’articles et de posters peuvent concerner toutes les périodes mais doivent privilégier des sujets liés à l’Europe occidentale.

    Modalités de soumission des articles (date limite : 30/06/2020)

    Les articles seront rédigés en français et ils seront publiés sur le Carnet à partir d’octobre 2020. Le carnet possède un ISSN et est donc référencé dans le catalogue d’OpenEdition, le catalogue général de la BnF, WorldCat et ROAD.
    Vous mentionnerez vos titre et organisme de rattachement.
    Votre article contiendra 25 000 signes maximum (espaces compris) et 15 illustrations maximum.
    Vous indiquerez la légende et l’auteur des illustrations (soyez vigilants sur les droits d’auteur). Toutes les illustrations devront être citées dans le texte comme suit : (fig. 5).
    Les références bibliographiques apparaîtront en note sous la forme suivante :
    Pour un ouvrage : Phalip, Bruno, Auvergne romane, Dijon, Faton, 2013.
    Pour un article : Arlaud, Catherine, Burnouf, Joëlle, « L’archéologie du bâti existe-t-elle ? », Les nouvelles de l’archéologie, 1993, n° 53-54, p. 67-69.
    Les articles étant destinés à une publication en ligne, nous vous remercions d’utiliser le système de double parenthèse pour les notes de bas de page. Dans votre texte, à l’endroit où vous souhaitez que l’appel de notes apparaisse, ouvrez une double parenthèse, puis écrivez votre note, puis fermez par une double parenthèse. Prenez soin de laisser un espace entre le texte et la première parenthèse ouvrante. Plus d’explications en suivant ce lien : https://maisondescarnets.hypotheses.org/533
    Votre proposition sera envoyée par voie électronique, sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer. Les illustrations seront envoyées aux formats jpg ou png.
    Date limite de soumission : 30 juin 2020.
    Adresse pour l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr
    La liste des membres du comité de lecture se trouve sur ce Carnet, dans l’onglet “Comités”.

    Modalités de soumission des posters (date limite : 30/06/2020)

    Les posters seront exposés à l’occasion du colloque de Paray-le-Monial, le 3 octobre 2020.

    Une maquette graphique est imposée afin d’uniformiser l’exposition, et l’Association des Amis de la Basilique se charge de l’impression des posters. Chaque poster contiendra :

    Vos nom, prénom, photo.
    Votre adresse mail, si vous le souhaitez.
    Un titre (100 signes max. espaces compris).
    Une introduction précisant le contexte et les problématiques de votre recherche (450 signes max. espaces compris).
    Un paragraphe intitulé “Méthodologie” présentant les méthodes mises en oeuvre pour mener vos travaux (1700 signes max. espaces compris).
    Un paragraphe “Résultats” soulignant l’apport de votre recherche (1250 signes max. espaces compris).
    Quatre illustrations avec leur légende et la mention de l’auteur.
    Le logo de votre institution de rattachement (université, école, laboratoire).

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique, sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer. Les illustrations, votre photo et le logo seront envoyés aux formats jpg ou png. Date limite de l’envoi : 30 juin 2020. Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr


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  • Old Books and New Technologies : Medieval Books and the Digital Humanities in the Low Countries

    Christophe MASSON, 16 janvier 2020

    International Conference, Brussels, KBR / Royal Library of Belgium, 29–30 October 2020

    Over the course of the Middle Ages, what was called the Low Countries developed an original written culture. It is known to us through sources in Latin, in Middle Dutch and in Old and Middle French. At first centred in the Benedictine and Cistercian abbeys of Egmond and Friesland in the North or the Dunes, Ghent and the closely connected chain of Lobbes –Gembloux –Liège in the South, it increasingly became a town phenomenon following the development of the largest and most dense urban conglomeration in the European Middle Ages both with large towns like Ghent, Bruges, Tournai, Liège, Brussels, Antwerp, Leuven, ‘s-Hertogenbosch, Utrecht and a series of smaller cities scattered over the area, all with their convents, and, consequently, books. In the 15thcentury, the production of luxury manuscripts for the Burgundian court and its environment flourished in Bruges, Ghent, Oudenaarde, Brussels and Tournai, which gave rise to the development of an important pictorial culture. At the same time, the presence of towns, cathedrals and chapters all over the area gave rise to the rise of the famous French-Flemish school of polyphony, the works of which often have come down to us in beautifully executed manuscripts. The urban character of the region in the later Middle Ages was essential in the development and expansion of such phenomena as the Devotio moderna or early Humanism. When the latter was essential in the spread of Latin schools and the amount of 15th-century editions of classical Latin authors in the IJssel region, the first found its expression in a proper network of convents and libraries, which is highlighted by the ‘Red Cloister Register’, the famous collective catalogue compiled in the early sixteenth century. All this produced an important heritage of medieval books, manuscripts and incunabula as well as the sources for their history up to the eighteenth century (old library inventories, pre-modern bio-bibliographical sources, accounts of literary journeys, etc.).

    The essential part of what has been preservedof thisimportant heritage has fortunately survived in the libraries and manuscript collections of our regions. Over the last few years, important survey and recovery projects have been started in what has become the Benelux : CICweb.be for the French-speaking institutions of Wallonia and Brussels, Medieval Manuscripts in Dutch Collections for the Kingdom of The Netherlands and Medieval Manuscripts in Flemish Collections for Flanders. However, not all the heritage collections have been identified or explored, especially in the private and ecclesiastical libraries. Moreover, not all the pre-modern sources useful for the study of this written heritage have yet been identified, surveyed or edited.

    To facilitate these scholarly activities, we must call on information technologies and particularly on digital humanities for inventory, research, preservation and enhancement of this heritage. Relevant technologies include managing metadata, digitisation, electronic editions, data mining, virtual libraries and virtual digital museology or digitally restoring medieval books. Initiatives, such as the Sanderus electronicus, the electronic edition of the Bibliotheca Belgica Manuscripta project, have already been underway for years. However, all these initiatives have not yet necessarily been surveyed, and they are still not all accessible from a central point of information. Moreover, many manuscripts and the relevant sources that document their history are still poorly known to scholars working in this field. It therefore seems timely and opportune to make an assessment of the initiatives and to establish a research community around the written heritage of the historical Low Countries and the application of digital humanities to this field. An ‘observatory of written heritage’, comparable to Biblissima and in close collaboration with this pioneering French portal in the field, would be a good approach to creating a synergy between keepers of the historical collections, expert librarians, academic teachers and written heritage conservators. On 29 and 30 October 2020, KBR /Royal Library of Belgium, in partnership with the Campus Condorcet of Paris, the National Library of Luxembourg, the KB national library of the Netherlands, the universities of Ghent, Leuven, Liège, Mons and Namur, and the Vlaamse Erfgoedbibliotheken, will be holding an international conference dedicated to these questions. It will bring together representatives from libraries, museums, archives with researchers interested in the ‘medieval book and new technologies’. Proposals for 20-minutes papers and half day workshops (demo of an IT application) are invited that cover any of the following topics : report on initiatives and experiences, new projects of exploration, surveying, publishing and studying these collections and sources. Particular emphasis will be placed on the methodological dimension of the use of digital humanities, being sure to include the bias and risks that come with these new techniques. The historical perspective will remain the main focus, as digital humanities should help reformulate research issues, not replace them.

    Working languages will be English, Dutch, and French.

    Proposals for a conference or a workshop are expected by April 1st, 2020 with :
    - Speaker’s identity, academic credentials, affiliations, and contact details
    - Provisional title
    - Abstract (max. 500words)

    Contactpersons :
    Dr Lucien Reynhout (KBR, Manuscripts department)
    Dr Michiel Verweij (KBR, Rare Books department).


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  • Appel à communications : Colloque international « Entre réel et imaginaire : les animaux dans l’histoire, l’art et la littérature à l’époque bourguignonne (XIVe-XVIe siècles) »

    Hanno WIJSMAN, 20 décembre 2019

    Les 61e Rencontres du Centre européen d’Études bourguignonnes se tiendront du 24 au 27 septembre 2020 à Enghien, au sein des anciennes écuries érigées par la famille d’Arenberg. Le thème retenu sera celui de la présence, de la cohabitation et des représentations du monde animalier – familier, sauvage, exotique ou imaginaire – au cours des XIVe-XVIe siècles. À titre d’exemple, l’on peut notamment songer au cheval et à sa place dans la vie sociale et militaire, aux pratiques d’élevage, aux animaux de compagnie, aux ménageries, à la chasse et à la pêche, aux « nuisibles » (tels que le rat ou le loup par exemple), à l’iconographie d’animaux réels ou imaginaires, aux représentations héraldiques, aux bestiaires et aux encyclopédies, aux traditions populaires et à la symbolique… Ce faisant, la place de l’homme et de l’animal, au sein de leur environnement – ou en dehors de leur environnement habituel – offre un angle de réflexion très intéressant que la recherche a singulièrement mis en évidence ces dernières années.

    Les personnes désireuses de présenter une communication ou désireuses d’obtenir plus d’informations sont invitées à s’adresser au Prof. Alain Marchandisse, secrétaire général du CEEB, à l’adresse suivante : alain.marchandisse@uliege.be en fournissant le titre et un bref résumé (5 à 10 lignes) de la communication proposée avant le 18 janvier 2020 au plus tard. La liste des interventions retenues par le Comité exécutif du CEEB sera établie au mois de février 2020 et chaque candidat en sera averti personnellement.


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  • "Sources et archives". Journées de l’Ecole Doctorale 558 "Histoire, Patrimoine, Mémoire, Langage"

    Christophe MASSON, 20 décembre 2019

    L’école doctorale "Histoire, Mémoire, Patrimoine, Langage", née en 2012 de la fusion d’une partie des ED 350 (Rouen) et 68 (Caen-Le Havre), regroupe 13 unités de recherche et 400 doctorants de disciplines variées : histoire, archéologie, philosophie, épistémologie, lettres modernes, arts du spectacle, langues, littératures et civilisations étrangères, linguistique ou encore sciences du langage. Forte de cette pluridisciplinarité, l’ED 558, placée sous la direction d’Alexandra Merle (ERLIS), propose cette année deux journées d’échange – qui se tiendront à Caen et à Rouen – afin de réunir ses jeunes chercheurs autour de la thématique “Sources et archives”.

    Ces journées s’offrent comme un espace de réflexion et de discussion dans lequel les jeunes chercheurs en SHS sont invités à interroger les méthodologies de recherche qu’ils emploient à l’heure de recueillir et d’exploiter leurs sources. Étapes indispensables de la démarche scientifique, aussi exaltantes que frustrantes, la collecte et l’exploitation des données constituent un défi face auquel s’élaborent de nombreuses stratégies. La pluralité des disciplines susmentionnées promet un riche dialogue méthodologique qui permettra de confronter les freins et leviers spécifiques à chacune et de mettre en évidence des points de convergence.

    L’objectif est de créer un rendez-vous annuel pérenne pour promouvoir les avancées de l’ED et cultiver les contacts entre ses différentes unités de recherche, ainsi qu’avec des ED partenaires. Cet appel à communications s’adresse donc aux jeunes chercheurs de l’ED 558 (du master au post-doctorat) mais aussi à des membres d’autres ED ayant été confronté à l’étude des méthodologies de la recherche en SHS.

    Axes thématiques

    Chacun est invité à proposer une communication à partir de ses travaux de recherche, suivant l’un ou plusieurs des six axes thématiques exposés ci-dessous :

    Diversité des sources : nature et méthode
    Quelle typologie traditionnelle de sources est propre à chaque discipline ? Comment les différentes disciplines travaillent-elles leur documentation ? Selon les spécificités inhérentes à chaque discipline, quel est le rapport individuel du jeune chercheur à l’archive et à la source ?

    Sources primaires et sources secondaires : une négociation constante
    En quoi les catégories de sources primaires et sources secondaires peuvent-elles se recouper et, dans le cadre d’une abondance de sources, que privilégier ? Quel regard critique impliquent-elles respectivement et quelles difficultés posent-elles ? En quoi une source a priori secondaire peut-elle devenir un objet d’étude à elle seule ? Comment identifier et définir les différents types de sources ?

    Entre absence et abondance de sources : situations disciplinaires et points de vue comparés sur sources éditées et inédites
    En fonction des disciplines et des périodes d’étude, quels problèmes surgissent à l’heure d’identifier, puis d’exploiter les sources (sources lacunaires, abondance d’informations, ...) ? Quelles solutions peuvent alors être envisagées ? Quelle posture adopter face à l’inédit ? Comment penser nouvellement un objet d’étude abondamment traité par la recherche ? Comment aborder un sujet totalement nouveau du point de vue des sources à traiter ? Quels sont les problèmes inhérents à la datation des sources et à leur pérennité, notamment dans le cas de sources orales et de sources numériques impliquant des enjeux de stockage des données ?

    Interdisciplinarité et spécificité des sources : croiser les expertises pour s’approprier un corpus
    Comment envisager l’interdisciplinarité en tant que nouvelle modalité privilégiée dans le travail de recherche ? Comment permet-elle d’élargir les types de sources et les méthodes lors de la collecte des données et de l’exploitation de ces données ? Quels avantages fournit l’interdisciplinarité ? Quels écueils faut-il éviter ? Comment un jeune chercheur peut emprunter une ou des démarches en dehors de sa discipline, créant ainsi une interdisciplinarité propre à nourrir son approche individuelle mais aussi la méthodologie de sa propre discipline ?

    Échecs et succès d’accès aux sources : accéder et rendre accessible les sources
    Quels accès aux sources se présentent aux jeunes chercheurs en SHS à l’heure actuelle ? Quelles problématiques d’exploitation et de publication soulève la consultation de sources issues d’archives privées ? Des sources consultables de façon matérielle aux sources en ligne, quelles différences méthodologiques entraîne la diversité des supports ? Comment appréhender le libre-accès aux sources et utiliser des plate-formes comme HAL ? Comment s’approprier et utiliser efficacement les bibliothèques en ligne ou les sites de récolement de sources ? Comment les jeunes chercheurs en SHS peuvent-ils exploiter les nouveaux outils bibliographiques pour communiquer leurs sources de façon normée et faciliter leur consultation ?

    Démarches de jeunes chercheurs en SHS : des questions aux sources ou des sources aux questions ?
    Comment une réflexion autour de “sources et archives” permet-elle d’envisager la distance entre le chercheur et son sujet de recherche, notamment dans le contexte d’une dématérialisation croissante des contenus ? En quoi le rapport aux sources et aux archives façonne-t-il la réflexion scientifique et méthodologique des jeunes chercheurs actuels ? Quelle place occupent les sources dans le parcours du chercheur, et comment accommoder la réflexion avec le moment de découverte - attendue ou non - des sources ?

    Types et formats des communications

    Chaque intervenant disposera de 20 minutes d’exposé oral pour sa communication. Les propositions de communication doivent être soumises au format PDF avant le 10 février 2020 sous la forme d’un texte de présentation de la communication de 2000 signes (espaces inclus). Il sera accompagné d’une présentation personnelle de 300 signes (espaces inclus) où seront indiqués nom et prénom, unité de recherche et école doctorale de rattachement (département pour les étudiants de master), fonctions assurées au sein de celles-ci ainsi que le ou les axes thématiques auxquels se rapporte la communication proposée dans le cadre des journées “Sources et archives”.

    Modalités de soumission des propositions de communication

    Adresse mail de contact : journeesed558@gmail.com

    Clôture de l’appel : 10 février 2020

    Réponse aux auteurs : 29 février 2020

    Clôture de l’envoi des communications définitives : 17 mai 2020

    Informations pratiques

    Dates : le 27 mai 2020 à Caen (9h30-18h), la semaine du 15 juin à Rouen (date à préciser)
    Lieux : Amphithéâtre de la MRSH (campus 1 de l’université de Caen Normandie) et à l’université de Rouen (salle de conférences de la MDU)

    Comité organisateur

    Victor Barabino, CRAHAM (Caen)
    Côme Barbaray, GRHIS (Rouen)
    Samantha Caretti, LASLAR (Caen)
    Léa Chevalier, LASLAR (Caen)
    Christophe Denis, ERIAC (Rouen)
    Marion Duchesne, ERLIS (Caen)
    Orlane Drux, CEREDI (Rouen)
    Victor Faingnaert, HISTEME (Caen)
    Charlotte-Isabelle Le Ridée, HISTEME (Caen)
    Yohan Marc, GRHIS (Rouen)

    Coordinateurs

    Pour Caen : victor.barabino@unicaen.fr
    Pour Rouen : come.barbaray@hotmail.com


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  • Représentations de la Vierge Marie entre culte officiel et vénération locale. Textes et images

    Christophe MASSON, 19 décembre 2019

    Colloque international organisé par la Faculté des Lettres de l’Université de Bucarest, la Faculté de Théologie Orthodoxe « Patriarche Iustinian » de l’Université de Bucarest et l’Institut de Linguistique « Iorgu Iordan-Alexandru Rosetti » de l’Académie Roumaine ; Bucarest, 23-24 octobre 2020

    Même si la figure de la Vierge Marie est si familière à la culture chrétienne, la dynamique des traditions concernant le culte de Marie reste encore peu connue. Créée et fixée par les décisions des Conciles de l’Église, par des hagiographies dont l’autorité est reconnue dans le monde chrétien, l’image de la Vierge Marie se forme également dans les communautés qui la vénèrent, ce qui explique le grand nombre de traditions iconographiques et textuelles relatives à la figure marianique à partir des premiers siècles ap. J.-Ch. jusqu’à nos jours et dont certaines sont considérées comme des apocryphes. Leur diversité nous empêche assez souvent de comprendre la manière dont ces témoignages de dévotion de différentes zones culturelles sont arrivés à interagir au fil du temps et de saisir leur influence possible sur le discours officiel de l’Église.

    S’adressant à la fois aux érudits et à ceux qui ne connaissaient pas les langues sacrées, les récits sur la Mère de Dieu sont performés oralement, sont traduits, copiés, peints, souvent reconfigurés en passant d’un espace culturel à l’autre ou d’une forme discursive à l’autre, en tissant ainsi l’image du personnage. Presque tout détail concernant la vie de la Vierge devient significatif et susceptible d’être transposé en texte ou en image ou associé à des pratiques liturgiques.

    Ce colloque a pour objectif de réunir des philologues, des historiens, des historiens de l’art et des théologiens intéressés à explorer ces réseaux narratifs sur la Vierge, qui relient de différents espaces culturels et de modalités discursives différentes, dans l’époque pré-moderne. Une attention particulière sera prêtée aux corpus des miracles de la Sainte Vierge.

    Le colloque se situe dans la lignée de manifestations scientifiques similaires, organisées à l’Institut Catholique de Rennes (2019), Les miracles de Notre-Dame du Moyen-Âge à nos jours, organisé par Jean-Louis Benoit, à Dublin et Maynooth (2017), Miracles of the Virgin Mary. Medieval narratives through time and space, organisé par Anthony John Lappin et Ewa Balicka-Witakowska, et à l’Université de Bretagne-Sud(2014), La Vierge Marie dans la littérature française : entre foi et littérature, sous la coordination de Jean-Louis Benoit.

    Les personnes qui veulent participer sont invitées à envoyer, jusqu’au 31 mars 2020, un résumé de 30 lignes au maximum, en anglais, français ou allemand, accompagné d’une bibliographie et de 3 à 5 mots-clés à l’adresse suivante : marianicrepresentations@gmail.com. Ils vont recevoir une réponse de la part des organisateurs avant le 30 avril 2020.

    La période de déroulement du colloque : les 23-24 octobre 2020

    Langues du colloque : l’anglais, le français et l’allemand

    Frais d’inscription : 50 Euro ou 250 Ron ; pour les étudiants en master ou doctorat –30 Euro ou 150 Ron.

    Comité scientifique
    Ewa Balicka-Witakowska (Université d’Upsal)
    Jean-Lous Benoit (Institut Catholique de Rennes)
    Margaret Dimitrova
    (Sofia, Université Saint-Clément d’Ohrid)
    Anthony Lappin(Université d’Upsal)
    Mihai Moraru(Université de Bucarest)
    Ileana Stănculescu(Université de Bucarest)
    Emanuela Timotin (Institut de Linguistique « Iorgu Iordan-Alexandru Rosetti » de l’Académie Roumaine)

    Comité d’organisation
    Cristina Bogdan, Université de Bucarest (cristinabogdan2010@gmail.com)
    Cristina-Ioana Dima, Université de Bucarest (cristinaioana.dima@gmail.com)
    Ileana Stănculescu, Université de Bucarest (stanculescuileana70@gmail.com)
    Emanuela Timotin, Institut de Linguistique « Iorgu Iordan-Alexandru Rosetti » de l’Académie Roumaine (etimotin@yahoo.com).


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  • « Retours à l’Apocalypse ». Héritage et hypertextualité dans les Mondes romans du Moyen Âge à nos jours

    Christophe MASSON, 12 décembre 2019

    Colloque international, Université de Lille, Avril-Mai 2021

    Depuis la prise de conscience de la capacité de l’homme à causer sa propre fin, face à l’équilibre de la terreur établi par la guerre froide, jusqu’à l’essor actuel de la collapsologie et sa diffusion auprès du grand public, la notion d’apocalypse est devenue récurrente dans de nombreux discours et se trouve appliquée à de multiples domaines : apocalypse nucléaire, apocalypse écologique, apocalypse économique ou apocalypse politique, le terme semble pouvoir catalyser toutes les inquiétudes et hantises de l’humanité face à la possibilité de son anéantissement. Si le lien de filiation conceptuelle entre ce que Malcolm Bull[1] a désigné comme une pensée apocalyptique « séculière et populaire » et la tradition eschatologique « religieuse et savante » prête à débat[2], le vocabulaire et les références culturelles employés par la première proviennent sans nul doute de la seconde[3].

    À l’heure où l’horloge de l’apocalypse ne marque que deux petites minutes avant un minuit fatidique, l’intérêt présent pour cette notion ne peut être qu’évident. Toutefois, l’utilisation indiscriminée du terme, son application immédiate à toutes sortes de contextes et l’oubli des références culturelles et religieuses qui lui sont liées induisent inévitablement un appauvrissement conceptuel de l’idée d’apocalypse, qui risque finalement de la vider de toute substance et, par conséquent, d’affaiblir son pouvoir de conviction face aux menaces qui pèsent sur le monde. C’est donc dans le but de contrer le danger de l’amplitude conceptuelle prise aujourd’hui par le terme et ses innombrables emplois métaphoriques et dans celui d’interroger les multiples contresens commis à propos de la notion même d’apocalypse[4] que nous proposons de revenir à la base textuelle de cette notion, afin d’en étudier l’héritage historique, esthétique et rhétorique du Moyen Âge à nos jours dans les aires de langues romanes.

    Transcrit du grec ἀποκάλυψις, le terme renvoie initialement à l’idée de « dévoilement » ou de « révélation », mais, premier mot de l’Apocalypse de Jean – dernier livre du canon biblique chrétien –, il donne également son nom à la forme littéraire des écrits apocalyptiques, qui, dans les traditions juive et chrétienne, se présentent comme des révélations divines[5] portant sur les mystères divins, sur l’avenir plus ou moins lointain de l’humanité et, en particulier, mais non exclusivement, sur son devenir eschatologique, la fin dernière de l’homme et celle du monde s’y trouvant généralement intimement mêlées[6]. Parmi les textes apocalyptiques, certains n’ont été retenus ni au sein des Écritures juives (ainsi divers écrits intertestamentaires, comme le Livre d’Hénoch, le quatrième Esdras ou les Apocalypses grecque et syriaque de Baruch) ni au sein de la Bible chrétienne (telles les deux Apocalypses apocryphes des apôtres Pierre et Paul). Mais le genre apocalyptique a bien sûr laissé son empreinte dans la Bible, à la fois dans l’Ancien Testament (certains éléments du Livre d’Ézéchiel, des passages du Livre de Zacharie et, plus spécifiquement, le Livre de Daniel) et dans le Nouveau Testament (l’« apocalypse synoptique » des trois premiers évangiles, et surtout l’Apocalypse de Jean, souvent considérée comme le couronnement du genre, bien qu’elle n’ait pas toujours été incluse dans le canon biblique).

    L’objectif du colloque « Retours à l’Apocalypse » est de mettre en évidence les liens unissant ce corpus apocalyptique antique et la tradition culturelle propre aux mondes romans depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, afin de dégager l’empreinte de ce modèle sur les arts, la littérature et les conceptions religieuses, historiques et socio-politiques des aires culturelles romanes, depuis une perspective à la fois diachronique et synchronique. Sans prétendre à une exhaustivité que l’ampleur du champ apocalyptique rend inévitablement illusoire, ce colloque se veut donc éminemment pluriel, tant du point de vue des aires géographiques et des époques abordées que de celui des disciplines mises en œuvre, puisque Histoire, Littérature, Études visuelles, Sciences sociales et politiques sont invitées à y dialoguer. Parmi les approches et les objets d’études pouvant enrichir la réflexion commune proposée par cette rencontre, les intervenants sont invités à se pencher principalement sur les relations suivantes :

    * Toute reprise littérale ou réécriture directe de passages des textes apocalyptiques.
    * Toute reprise littéraire ou rhétorique d’éléments narratifs, symboliques ou stylistiques des textes apocalyptiques.
    * Toute représentation visuelle (peinture, gravure, sculpture, photographie, cinéma) d’éléments narratifs ou symboliques des textes apocalyptiques.
    * Toute reprise directe des textes apocalyptiques par les conceptions culturelles postérieures, dans les domaines religieux, historique ou socio-politique.

    Les relations entre les textes apocalyptiques et les objets d’étude de ce colloque peuvent donc être variées, depuis la relation métatextuelle des commentaires et exégèses, jusqu’aux résonances conceptuelles sur la formalisation d’une pensée, en passant par tous les rapports possibles d’hypertextualité (citation, imitation, plagiat, parodie, pastiche, etc.), des relations que l’on ne restreindra pas aux seules sources textuelles, mais que l’on pourra ouvrir aux différents arts considérés.

    Parmi les éléments génériques, textuels et symboliques pouvant retenir l’attention des intervenants, certains sont communs à la tradition apocalyptique dans son ensemble, tels que :
    * Le statut de révélation divine (portant, conjointement ou non, sur les mystères divins, sur la signification véritable des événements passés, présents ou à venir, sur l’eschatologie) ;
    * Le recours à des songes ou à des visions, qui impliquent, d’une part, la modalité textuelle du descriptif (emploi de l’hypotypose, de l’ekphrasis, de l’énumération, etc.) et, d’autre part, une forte présence du symbole et de l’allégorie ;
    * La présence d’un prophète ou mystagogue, chargé de recevoir la révélation, mais aussi de la transmettre au reste des hommes (ce qui lui confère un statut de témoin et induit souvent l’utilisation d’une narration homodiégétique) ;
    * L’existence d’un mécanisme d’exégèse, souvent inclus dans le texte et indispensable du point de vue de la réception, qui multiplie les interprétations et commentaires de ces textes ;
    * La recherche d’un effet perlocutoire, qui par le biais d’annonces, de promesses et/ou de menaces, visent à consoler et/ou à provoquer un changement de comportement.

    Enfin, si l’on considère l’écrit apocalyptique par excellence que constitue l’Apocalypse de Jean, on peut ajouter à cette liste d’éléments génériques la présence d’un certain nombre de motifs et de symboles plus spécifiques :
    * De multiples visions angéliques et/ou cataclysmiques, parmi lesquelles la vision du trône de Dieu, entouré de vingt-quatre vieillards et de quatre êtres emplis d’yeux et à six ailes ; la vision des sept sceaux (qui incluent celles des quatre Cavaliers et des sept anges à sept trompettes) ; la vision des sept anges portant les sept coupes d’or de la colère de Dieu ; la vision des sept figures mystiques, dont la Bête et le Faux-prophète.
    * Une symbolique numérale importante, en particulier des chiffres 7, 10 et 12, ainsi que le célèbre 666 de la Bête.
    * L’image de Babylone, la grande prostituée, symbole du Mal et de sa chute.
    * L’idée d’un affrontement final entre le Bien et le Mal (situé à Armageddon).
    * La composante millénariste, étroitement liée à la perspective eschatologique : Satan enchaîné pour mille ans, puis délivré, mais finalement jeté dans un lac de de feu et de soufre ; l’annonce du Jugement final, débouchant sur une seconde mort ou sur la résurrection et la promesse de la Nouvelle Jérusalem pour les élus.
    * On peut ajouter à cette liste la figure de l’Antéchrist, qui, bien que n’apparaissant pas dans l’Apocalypse, a été très rapidement reliée à la Bête et au chiffre 666.

    BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE :

    Anonyme, La Bible. Écrits intertestamentaires, sous la direction d’André Dupont-Sommer et Marc Philonenko, Gallimard, coll. « Pléiade », Paris, 1987.

    Baldacci, Alessandro, Anna Porczyk e Tomasz Skocki (ed.), Dossier « L’apocalisse nella letteratura italiana fra XX e XXI secolo », in : Nuova Corrente, 163, 2019.

    Bosseman, Gaëlle, « Pourquoi et comment lire l’Apocalypse et les Prophètes dans la Péninsule ibérique (IXe­-XIe siècle) ? », Questes, 38, 2018, p. 81-97.

    Bull, Malcolm (comp.), La teoría del apocalipsis y los fines del mundo, Fondo de Cultura Económica, México, 2000 [1re ed. en anglais : 1995].

    Cohn, Norman, The Pursuit of the Millennium : Revolutionary Millenarians and Mystical Anarchists of the Middle Ages, Oxford University Press, New York, 1970 [1re ed. 1957]. Traduction française : Les fanatiques de l’Apocalypse. Courants millénaristes révolutionnaires du XIe au XVIe siècle, avec une postface sur le XXe siècle, trad. de Simone Clémendot, Julliard, Paris, 1962.

    Collins, John J., The Apocalyptic Imagination. An Introduction to Jewish Apocalyptic Literature, William B. Eerdmans Publishing, Grand Rapids, 2016 [1re ed. 1984].

    De Michelis, Ida (ed.), Dossier « Apocalissi e letteratura », Studi (e testi) italiani, 2005, 15.

    Ellrodt, Robert, et Bernard Brugière (éd.), Âge d’or et Apocalypse, Publications de la Sorbonne, Paris, 1986.

    Engélibert, Jean-Paul, Apocalypses sans royaume. Politique des fictions de la fin du monde, Classiques Garnier, Paris, 2013.

    Id., Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse, La Découverte, Paris, 2019.

    Fabry, Geneviève, Ilse Logie y Pablo Decock (eds.), Los imaginarios apocalípticos en la literatura hispano-americana contemporánea, Peter Lang, Bern, 2010.

    Grandelis, Alessandra, « L’Apocalisse e il Giudizio universale nella letteratura italiana tra Otto e Novecento », in : Pietro GIBELLINI, Raffaella BERTAZZOLI, Silvia LONGHI, (eds.), La Bibbia nella letteratura italiana. Nuovo testamento, Morcelliana, Brescia, 2016, p. 333-365.

    Fauvarque, Bertrand, « L’Apocalypse en Espagne (VII-VIII siècles) », Mélanges de la Casa de Velázquez, 32-1, 1996, p. 217-236.

    Gérard, André-Marie, Dictionnaire de la Bible, Robert Laffont, Paris, 1989.

    Guadalajara Medina, José, Las profecías del Anticristo en la Edad Media, Gredos, Madrid, 1996.

    Id., El Anticristo en la España medieval, Arcadia de las Letras, Madrid, 2004.

    La Mantia, Fabio, e Salvatore Ferlita, La fine del tempo. Apocalisse e post-apocalisse nella narrativa novecentesca, Francoangeli, Milan, 2015.

    Leigh, David J., Apocalyptic Patterns in Twentieth-Century Fiction, University of Notre Dame, Notre Dame, 2008.

    Lisboa, Maria Manuel, The End of the World : Apocalypse and its aftermath in western culture, Open Book Publishers, Cambridge, 2011.

    Petitier, Paule, et Sophie Wahnich (ed), Dossier « La fin de l’histoire », in : Écrire l’Histoire, 15, 2015.

    Ramírez Alvarado, María del Mar, « Imágenes del fin del mundo : el apocalipsis en las xilografías del artista alemán Alberto Durero », Alpha, 36, 2013, p. 159-176.

    Rowland, Christopher, The Open Heaven. A Study of Apocalyptic in Judaism and Early Christianity, SPCK, London, 1982.

    Rowley, Harold Henry, The Relevance of Apocalyptic. A Study of Jewish and Christian Apocalypses from Daniel to the Revelation, Association Press, New York, 1963 [1re ed. 1944].

    Ruiz Larrea, Elena, « La iconografía apocalíptica en Los Beatos », in : José Ignacio de la Iglesia Duarte (coord.), Milenarismos y milenaristas en la Europa medieval : IX Semana de Estudios Medievales, Instituto de Estudios Riojanos, Nájera, 1998, p. 101-136.

    Santos, Leonel Ribeiro dos, Melancolia e Apocalipse. Estudos sobre o Pensamento Português e Brasileiro, Imprensa Nacional-Casa da Moeda, Lisboa, 2008.

    INFORMATIONS PRATIQUES :

    Le colloque se tiendra à l’Université de Lille en avril-mai 2021. La date précise de la rencontre sera communiquée le plus rapidement possible.

    Les frais de séjour seront pris en charge. En revanche, nous ne pouvons nous engager pour l’instant à couvrir les frais de déplacements et vous prions de vous tourner d’abord vers vos équipes de recherche.

    Les propositions de communications (titre et résumé de 300 mots environ), accompagnées d’une brève notice biographique, seront à envoyer pour le 30 avril 2020 à l’adresse suivante : retoursalapocalypse[@]gmail.com

    La langue de la rencontre sera de préférence le français, mais seront également acceptés l’espagnol, l’italien et le portugais. Pour la publication postérieure des travaux présentés au cours du colloque, les différentes langues des domaines linguistiques étudiés seront acceptées.

    Organisateurs :

    Michele Carini, Pénélope Cartelet, Javier Jurado, Elsa Kammerer, Luís Sobreira
    (Université de Lille, CECILLE – EA 4074 et ALITHILA – EA 1061).

    — -

    [1] Malcolm Bull, « Introducción : Para que los extremos se toquen », in : M. Bull (comp.), La teoría del apocalipsis y los fines del mundo, Fondo de Cultura Económica, México, 2000 [1re ed. en anglais : 1995], p. 13.

    [2] Les thèses opposées d’une sécularisation du religieux ou d’une pensée séculaire non issue du religieux ont été respectivement défendues par Ernest Lee Tuveson et Karl Löwith et par Hans Blumenberg. Une synthèse de ce débat est proposée par Bull, op. cit., p. 20-23.

    [3] Cette distinction ne vise aucunement à disqualifier la première catégorie au profit de la seconde. Le fourmillement réflexif qui entoure aujourd’hui la notion d’apocalypse excède largement la sphère du religieux, mais trouve précisément sa richesse dans la multiplication des perspectives adoptées face au sentiment croissant d’angoisse qui caractérise notre présent. Parmi les réflexions séculières qui permettent ainsi de renouveler la pensée de l’apocalypse, on peut évoquer les travaux de Jean-Paul Engélibert et, en particulier, l’opposition qu’il propose entre apocalyptisme nihiliste et apocalyptisme critique, c’est-à-dire entre une posture s’arc-boutant sur la préservation de notre monde tel qu’il est et refusant toute perspective de changement et une attitude acceptant la remise en question du présent pour mieux pouvoir prévenir la fin des temps (voir l’introduction de Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse, La Découverte, Paris, 2019, p. 9-24).

    [4] Parmi ces contresens, on peut mentionner ceux qui ont entouré au fil du temps la réception de l’Apocalypse de Jean, dont le discours consolateur a été transformé en paroles terrifiantes et dont les annonces écrites pour le présent ont été lues comme des prédictions concernant la lointaine fin des temps. Voir à ce sujet les travaux de Pierre Gibert, par exemple l’entretien proposé dans le numéro de L’Histoire sur les « Fanatiques de l’Apocalypse » (n° 422, avril 2016) : « Dans la Bible, l’Apocalypse est un texte politique » (URL : https://www.lhistoire.fr/«-dans-la-bible-lapocalypse-est-un-texte-politique-»).

    [5] La nature de révélation divine du genre apocalyptique crée une affinité directe avec la littérature prophétique, mais les apocalypses se distinguent de cette dernière par divers aspects, notamment le contenu de cette révélation ou le statut du prophète au sein de la communauté humaine. Comme l’a signalé Harold Henry Rowley, la perspective vis-à-vis de l’avenir est également différente : « the prophets foretold the future that should arise out of the present, while the apocalyptists foretold the future that should break into the present » (The Relevance of Apocalyptic. A Study of Jewish and Christian Apocalypses from Daniel to the Revelation, Association Press, New York, 1963 [1re ed. 1944], p. 38).

    [6] Il existe, bien évidemment, une très ample bibliographie sur le sujet. Un ouvrage de référence est celui de Christopher Rowland : The Open Heaven. A Study of Apocalyptic in Judaism and Early Christianity, SPCK, London, 1982. Voir, en particulier, les p. 70-72 pour une brève synthèse sur la tradition apocalyptique, ainsi définie de façon très générale : « Apocalyptic seems essentially to be about the revelation of the divine mysteries through visions or some other form of immediate disclosure of heavenly truths » (p. 70).


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  • L’enfant à la Renaissance dans les anciens Pays-Bas (fin XVe-début XVIIe siècle)

    Christophe MASSON, 11 décembre 2019

    Le CREHS (université d’Artois) organise le 5e colloque de son cycle de recherche pluridisciplinaire sur La Renaissance dans les Provinces du Nord. Le thème retenu est celui de l’enfant fin XVe-début XVIIe siècle. Le colloque aura lieu les 19 et 20 novembre 2020 à Arras, université d’Artois.

    Le thème retenu pour le 5e colloque du cycle de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord est celui de l’enfant fin xve-début xviie siècle. Il fait écho à la récente exposition « Enfants de la Renaissance » présentée au château royal de Blois du 18 mai au 1er septembre 2019, et aux travaux de nombre d’historiens depuis les années 1970-1980, comme ceux de Willem Frijhoff aux Pays-Bas, de Jean de Viguerie en France...

    Le colloque interrogera la place de l’enfant et sa perception dans la société dans une période de forte mutation, portée par le mouvement humaniste et marquée par les progrès scientifiques et les troubles politiques et religieux, mais aussi par une poussée démographique et un rajeunissement de la société.

    D’une manière générale, il paraît opportun de chercher à mieux connaître l’enfant né et élevé en ville ou au village, et de mettre en évidence les différences entre centres urbains et zones rurales.

    Le colloque abordera, notamment, les sujets suivants : naissance et baptême ; enfants trouvés et enfants illégitimes ; nourrice et sevrage ; hygiène et accession à la propreté ; éducation générale profane (instruction : lire, écrire, compter) et éducation religieuse : le rôle de la famille et des communautés locales, paroissiales et conventuelles ; la punition ; l’enseignement des filles ; l’enfant dans l’Église (chœur et maîtrise) ; l’apprentissage ; vêtements : textures et formes ; jeux et jouets ; comptines et chansons ; représentations (dessin, peinture, gravure) ; correspondances d’enfants ; enfants et politique (l’enfant dans la guerre) ; l’enfant vu par les humanistes…

    Le propos est de faire le point sur l’état des connaissances sur l’enfant à la Renaissance dans un territoire spécifique et de proposer de nouvelles pistes de recherche. Les travaux porteront principalement sur les anciens Pays-Bas mais des comparaisons avec les aires géographiques proches (France du Nord, Angleterre, Allemagne…) seront également bienvenues. Le colloque s’adresse aux chercheurs en littérature, aux philosophes, aux historiens, aux archéologues, aux historiens de l’art

    Conditions de soumission

    Les propositions de communication sont à soumettre pour le 1er juin 2020 à charles.girydeloison@niv-artois.fr et/ou à laurence.baudoux@gmail.com.

    Elles comporteront le titre, le nom et la qualité de l’intervenant et un court résumé (15 à 20 lignes).

    Les communications pourront être en français ou en anglais et ne devront pas dépasser 30 minutes.

    Réponse pour la fin juillet 2020.

    Responsables scientifiques

    Charles Giry-Deloison, pr histoire moderne, directeur du CREHS
    Laurence Baudoux, mcf hdr histoire de l’art moderne


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  • « Laureatus in Urbe ». Séminaire annuel d’études petrarquesques

    Christophe MASSON, 11 décembre 2019

    IVe édition, 27-29 mai 2020

    La tradition de la rencontre annuelle consacrée à Pétrarque- organisée par le Département de Lettres (Université de Roma 3) en partenariat avec Notre Dame Globale Gateway et le Centre Pio Rajna- se renouvelle. Destiné aux jeunes chercheurs- masterants, doctorants et docteurs (au maximum depuis trois ans)

    Le séminaire Laureatus in Urbe a pour but de créer un rendez-vous régulier consacré aux études pétrarquesques. Ici les jeunes chercheurs pourront échanger sur leurs recherches avec des spécialistes de la discipline, lesquels à leur tour sont appelés à diriger ainsi qu’à animer le débat lors des séances. Laureatus in Urbe est désormais devenu un point de repère en tant que lieu de rencontre et laboratoire où depuis plusieurs années des jeunes chercheurs italiens et internationaux peuvent bénéficier de l’établie résonance de cet événement pour présenter leurs recherches. Presque une centaine de jeunes chercheurs du monde entier a participé aux éditions passées ; outre leurs communications des spécialistes de grande renommée tels que Francisco Rico, Ted Cachey, Philippe Guérin, Marco Ariani et Bernhard Huss ont participé et tenu des conférences en ouverture et clôture de la manifestation. Des spécialistes provenant de diverses universités, italiennes et internationales (Turin, Naples, Barcelone, Pérouse, Sienne et bien d’autres) ont animé la discussion lors des séances, des séminaires et des présentations.

    La publication des actes du colloque est prévue : le premier volume, relatif à l’édition du 2017, a paru en 2019 et le deuxième et le troisième vont paraitre. La quatrième rencontre de cette manifestation aura lieu à Rome, du 27 au 29 mai.

    Les participants qui sont intéressés à soumettre une proposition peuvent s’inspirer des axes suivants :

    * Le canzoniere : thèmes, contextes et style.
    * Le rapport avec les classiques et la tradition vulgaire.
    * Fortune de Pétrarque. Pétrarquisme.
    * La langue de Pétrarque : latin et vulgaire.
    * Pétrarque et l’histoire.
    * Philologie pétrarquesque.
    * Pétrarque et la philosophie.
    * Pétrarque et les arts.

    Lors du séminaire on aura le plaisir d’écouter la conférence d’ouverture de Natascia Tonelli (Université de Siène) ainsi que celle de clôture de Franco Suitner (Université de Roma 3).

    Modalités de participation

    Les propositions comporteront un titre et un résumé (750 signes maximum), ainsi qu’une brève bio-bibliographie de l’auteur (500 signes maximum). Elles devront parvenir au plus tard le 31 janvier 2020 en un seul fichier sous format pdf nommé “ Nom_Titre” à Paolo Rigo (mentionnez CFP Laureatus in Urbe dans l’objet du message).

    La participation au Séminaire est gratuite et inclut certains repas des intervenants, alors que les de frais de transport et d’hébergement restent à leur charge.

    Les articles sélectionnés par le comité scientifique seront publiés dans les Actes du colloque.

    Les demandes de participation seront évaluées par le comité scientifique.

    Comité scientifique

    Marco Ariani (Roma 3),
    Rossend Arques (UAB),
    Johannes Bartuschat (Zurich),
    Theodore J. Cachey Jr. (Notre Dame),
    Marco Cursi (Naples)
    Enrico Fenzi (Gênes),
    Maurizio Fiorilla (Roma 3),
    Philippe Guérin (Paris 3),
    Luca Marcozzi (Roma 3, coordinateur),
    Daniele Piccini (Université pour étrangers de Pérouse),
    Carlo Pulsoni (Pérouse),
    Francisco Rico (UAB),
    Paolo Rigo (Roma 3),
    Luca Carlo Rossi (Bergame),
    Jiří Špička (Olomouc)
    Sabrina Stroppa (Turin),
    Franco Suitner (Roma Tre),
    Natascia Tonelli (Sienne),
    Eduard Vilella (UAB).

    Sécretariat :

    Chiara Abaterusso,
    Silvia Argurio,
    Giulia Maria Cipriani,
    Giulia Lanciotti,
    Valentina Manca,
    Carlotta Mazzoncini,
    Valentina Rovere,
    Nicole Volta.


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  • Quand la Pucelle d’Orléans fut proclamée sainte. Centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc (1920-2020)

    Christophe MASSON, 11 décembre 2019

    Colloque international, Orléans, 14-15 mai 2020

    Le 16 mai 1920, le pape Benoît XV canonisa à Rome Jeanne d’Arc, Pucelle d’Orléans, béatifiée par Pie X († 1914) en 1909. L’événement a eu un retentissement international. Il est l’aboutissement du procès de canonisation lancé en 1869 par Mgr Dupanloup († 1878), évêque d’Orléans, encouragé par l’historien et homme politique Henri Wallon, et conduit à son terme par Mgr Touchet. Ce procès fut porté de concert par le diocèse et la ville d’Orléans. Au lendemain, de la Première guerre mondiale, cette canonisation consacre le culte voué à celle qu’on a surnommée la sainte des tranchées, au même titre que Thérèse de Lisieux.

    Ce colloque vise à éclairer d’un nouveau jour les différentes dimensions de cet événement :
    * le déroulement du procès de canonisation
    * les cérémonies romaines de la canonisation et les cérémonies en France (dont celles à Orléans)
    * le contexte politique et religieux français de cette année 1920
    * l’état des relations entre le Saint-Siège et la France
    * la réception de cette canonisation en France, dans les différents pays européens et dans le reste du monde
    * l’influence de ce nouveau statut de la Pucelle d’Orléans sur son image, sa dévotion ou sa popularité.

    Les communications pourront concerner l’histoire politique, diplomatique et religieuse, l’histoire des arts (peinture, sculpture, musique, cinéma) ainsi que l’histoire de la littérature et la littérature comparée.

    Comité scientifique
    Philippe Contamine (Institut) – Jean Garrigues (Université d’Orléans) – Gerd Krumeich (Université de Düsseldorf) – Françoise Michaud-Fréjaville (Université d’Orléans).

    Les propositions de communication sont à adresser à Christian Renoux (Université d’Orléans) : christian.renoux@univ-orleans.fr avant le 15 février 2020.


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  • Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

    Christophe MASSON, 7 février 2020

    Lyon, les 15 et 16 juin 2020

    L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités (1).

    1.Thèmes, objets et perspectives

    Sans exclusive théorique, les Rencontres lyonnaises acceptent des présentations mettant en pratique toutes les approches de la linguistique : syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, lexicologie, pragmatique, sociolinguistique, dialectologie, etc. Les communications devront traiter soit de l’évolution de la langue en diachronie, soit d’un état synchronique révolu. Nous encourageons fortement les travaux appliquant et/ou permettant des analyses computationnelles telles que la linguistique de corpus, la philologie numérique, la textométrie ou tout autre approche d’humanités numériques dont le résultat peut intéresser la communauté linguistique. À ce titre, les études qui s’intéressent à la conception et/ou à la diffusion de corpus adaptés à l’analyse linguistique et/ou philologique sont les bienvenues.
    Les présentations devront s’inscrire dans l’un des axes suivants :
    Axe A : langues anciennes. Par l’appellation « langues anciennes », nous entendons le latin (du latin archaïque jusqu’au néo-latin), le grec (du grec archaïque jusqu’au grec byzantin) et les autres langues anciennes relevant traditionnellement des études indo-européennes (sanskrit, hittite, tokharien, vieux perse, etc.).
    Axe B : langues gallo-romanes. Par l’appellation « langues gallo-romanes », nous entendons les langues issues du latin et présentes historiquement sur le territoire gallo-roman, pris dans son extension maximale : occitan, oïl et franco-provençal, mais aussi catalan et langues rhéto-romanes.Sont également acceptées les présentations traitant de langues non-romanes historiquement présentes sur le territoire de la Gallo-Romania, particulièrement si l’étude aborde des phénomènes de contact avec les langues gallo-romanes.

    Format
    Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

    Conditions
    Ces rencontres se tiendront à Lyon, les 15 et 16juin 2019. Elles sont en priorité destinées aux jeunes chercheur·ses, c’est-à-dire aux doctorant·es, ATER, post-doc et docteur·es jusqu’à la première année de CDI (maître de conférence ou équivalent). Les étudiant·es en fin de master recherche peuvent également proposer une communication. Des frais d’inscription de 25,00 € seront demandés. Des exonérations pour les jeunes chercheur·ses non financé·es sont prévues.

    Soumission
    Des résumés d’une page maximum, à l’exclusion d’éventuelles figures ou tables et d’une bibliographie, devront être envoyés en deux versions, l’une anonyme et l’autre non, à l’adresse diachro2020@gmail.com avant le 15/02/2020. Les documents devront être en format Word (.doc, .docx) ou PDF. Dans la version non-anonyme, merci de préciser votre statut et votre affiliation. Une réponse sera communiquée avant le 29/02/2020. Les deux versions devront indiquer clairement, en en-tête, dans quel axe (A ou B) s’inscrit la communication proposée. Une fois votre communication sélectionnée, si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article avant les rencontres. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter des modifications à cette version avant publication. Les articles devront faire entre 8 et 10 pages, bibliographie, notes, tables et figures incluses. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page.Toutes les questions doivent être adressées directement à l’adresse de l’événement : diachro2020@gmail.com. Toutes les informations sont à retrouver sur notre carnet Hypothèses : https://diachro.hypotheses.org/1401.

    Comité d’organisation
    Timothée Premat | Coordinateur de l’événement | Univ. Paris 8, UMR 7023 (SFL)
    Piotr Pɫocharz | Trésorier | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM) ; ATER Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL)
    Joséphine Vauthier | Référente axe A | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA)
    Fabian Zuk | Référent axe B | Univ. Jean Moulin Lyon 3 & Univ. de Montréal, EA 1663 (CEL) ; ATER Univ. de Tours François Rabelais, UMR 7270 (LLL)
    Ariane Pinche | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5648 (CIHAM) ; ATER École Nationale des Chartes, EA 3624 (centre Jean Mabillon)
    Lucas Rascle | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA) ; ATER Univ. Lille
    Vincent Surrel | Univ. Paris 8 & École nationale des chartes, UMR 7023 (SFL)

    Comité scientifique
    Les membres de l’association Diachronies contemporaines
    Adèle Jatteau | Univ. Lille, UMR 8163 (STL), MCF
    Alexey Lavrentev | CNRS, UMR 5317 (IRHIM), ingénieur de recherche
    Bruno Bureau | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Céline Guillot-Barbance | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM), MCF (HDR)
    Christian Nicolas | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Cyril Aslanov | Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL), professeur
    Daniel Petit | ENS-Paris, UMR 8546 (AOrOc), professeur
    Fabio Armand | UCLy, Institut Pierre Gardette, MCF
    Gilles Van Heems | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), MCF
    Isabelle Boehm | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), professeure
    Jean Hadas-Lebel | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Michel Banniard | EPHE & Univ. Toulouse Jean Jaurès, EA 4116 (SAPRAT) & UMR 5136 (Framespa), directeur d’étude émérite et professeur émérite
    Michela Russo | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 7023 (SFL), professeure
    Michèle Fruyt | Sorbonne Université,EA 4080 (Centre Alfred Ernout), professeure
    Patrick Sauzet | Univ. Toulouse II Jean Jaurès, UMR 5263 (CLLE), professeur
    Philippe Boula de Mareüil | CNRS, UPR 3251 (LIMSI), directeur de recherches
    Romain Garnier | Univ. Limoges, EA 1087 (EHIC), MCF (HDR)

    — -
    (1) Les actes de l’année dernière sont disponibles en ligne, sur le carnet de l’association et sur HAL-SH.


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  • Femmes en guerre : Du front domestique aux champs de bataille

    Christophe MASSON, 25 novembre 2019

    Appel à communication

    Colloque international « jeune-chercheur » d’histoire de la guerre de Montréal, 21-22 octobre 2020

    Le théâtre de la guerre a longtemps été perçu comme le domaine réservé des hommes. Les femmes sont pourtant loin d’en être absentes qu’elles la subissent ou bien qu’elles en soient les actrices. Central dans toutes les sociétés, le fait militaire et l’expérience de la guerre est également un élément important de la construction sociale des genres depuis l’Antiquité. Organisé dans le cadre des activités du Groupe de recherche en histoire de la guerre, ce colloque a donc pour ambition d’interroger les relations qu’entretiennent les femmes et la guerre et la manière dont les « féminités » s’y construisent.

    L’histoire militaire des femmes s’est en effet longtemps réduite à celle des grandes figures féminines occidentales et des cheffes de guerre, de Boudicca à Jeanne d’Arc. Lorsqu’elles apparaissaient, les femmes étaient réduites aux violences qui leur avaient été faites, ou à leur expérience à l’arrière du front en tant qu’infirmières, ouvrières, ou messagères. Lorsqu’il était question de genre, cela était surtout la construction des identités masculines dans la guerre qui était interrogée. Il a fallu attendre l’ouverture du recrutement aux femmes dans l’armée au XXe siècle pour que les travaux commencent à s’intéresser à leur participation à l’institution militaire, ou aux combats (Thomas, 1978 ; Bard, 1995). Plus récemment, des études ont mis l’accent sur leur expérience de combattantes, sur la place des femmes dans les structures et les institutions militaires, ainsi que sur les interactions des forces armées avec les sociétés, pour accéder à l’expérience des femmes dans la guerre (Lynn, 2008 ; Virgili 2011 ; Clio, 2006).

    À la croisée de l’histoire du fait militaire, de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre, ce colloque souhaite aborder les multiples formes de la présence des femmes au sein des armées, de leurs expériences de guerre et de la construction des « féminités » en milieu guerrier. Il souhaite aborder ces thématiques dans la longue durée, de l’Antiquité à nos jours, et en dépassant les frontières de l’Europe pour embrasser ces questions de manières globales et transnationales. Car les relations des femmes à l’armée et la construction sociale des genres en son sein, comme leurs formes, leurs manifestations et leurs sens, diffèrent selon les époques, les lieux et les conflits. Les relations, les rôles et les identités sexuelles sont ainsi déterminés et réinterprétés au prisme des normes martiales, sociales et culturelles dans lesquelles ils s’insèrent. Ce colloque propose donc de poursuivre les réflexions initiées par les historiens et historiennes de la guerre et du fait militaire et de participer au renouvellement de leurs questionnements. Quelles relations les femmes entretiennent-elles à l’armée ? Quels y sont leurs rôles ? Comment penser et représenter les « féminités » guerrières ? Quelle place prennent-elles dans l’imaginaire du combattant ? En quoi les représentations militaires, sociales et culturelles influencent-elles l’expérience des femmes dans l’institution militaire et dans les combats ?

    Au carrefour de ces réflexions, les propositions de recherche pourront se décliner à partir de quelques grandes lignes directrices :

    * Penser le rapport entre les femmes et les institutions militaires dans différents contextes chronologiques, politiques et culturels ;
    * Explorer l’expression, la construction et l’évolution des « féminités » dans le contexte guerrier ;
    * Examiner l’expérience de guerre des femmes qu’elles soient combattantes ou non.

    Le colloque, organisé avec le soutien notamment du département d’histoire de l’UQAM, du Centre Interuniversitaire de Recherche sur la première Modernité (CIREM 16-18) et du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS), se veut interdisciplinaire et ouvert à tous les jeunes chercheuses et chercheurs des cycles supérieurs (maîtrise, doctorat et post-doctorat) en histoire, histoire de l’art, études littéraires et philosophie, ainsi que de tous les autres champs des sciences sociales. Il accueillera toutes propositions en lien avec l’étude des femmes en situation de guerre, de l’Antiquité à nos jours. Les thématiques soulevées ci-dessus ne limitent en rien les propositions de communication.

    Les propositions de communication peuvent être envoyées en français ou en anglais (300 mots maximum) avant le 15 janvier 2020, à l’adresse qui suit : colloque.grhg@gmail.com. Les propositions devront comprendre une brève présentation du corpus étudié (les sources, le cadre de l’enquête et méthodologie) et une courte bibliographie (10 titres max). Elles devront également comprendre votre nom, prénom et affiliation institutionnelle, le niveau d’étude (maîtrise, doctorat, post-doctorat), un curriculum vitae et indiquer les éventuels besoins de soutien financier pour le déplacement et l’hébergement ainsi que le coût estimé du voyage. Le colloque aura lieu le 21-22 octobre 2020.

    Note importante
    Dans la mesure du possible, les organisateurs chercheront à assurer le transport et le logement des participants au colloque. Cependant, tous ceux ou celles qui peuvent éventuellement assurer leur propre financement grâce au soutien de leur université ou de leur centre de recherche, sont invités à le faire savoir au moment de l’envoi du dépôt de leur proposition. L’existence du financement externe (même non assuré) est, en effet, un important prérequis pour la demande de subvention générale qui sera déposée pour l’organisation du colloque.

    Comité scientifique
    Violaine Sebillotte Cuchet (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Lyse Roy (UQÀM), Carl Bourchard (Université de Montréal), Ersy Contogouris (Université de Montréal), Piroska Nagy (UQÀM), Frédéric Charbonneau (Université McGill), Benjamin Deruelle (UQÀM)

    Comité organisateur
    Nicolas Handfield, Philipp Portelance, Vicky Laprade, Philippe Sainte-Marie, Chloe Raymond-Poitras, Mathilde Viberti, Alexandre Vaillancourt


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  • Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires (21-23 janv. 2021)

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 23 novembre 2019

    Université de Poitiers – CESCM – CNRS, en collaboration avec la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl

    Comité d’organisation : Claudio Galderisi, Vladimir Agrigoroaei, Christelle Chaillou, Pierre-Marie Joris, Pierre Levron, Cinzia Pignatelli

    Comité scientifique : Martin Aurell, Joëlle Ducos, Jean-Marie Fritz, Claudio Galderisi, Nancy Regalado, Jean-Claude Schmitt, Jean-René Valette, Jean-Jacques Vincensini, Fabio Zinelli, Michel Zink

    Présentation

    Les propositions de communication (titre et résumé), seront soumises au comité scientifique du colloque. Elles sont à adresser à colloqueCESCM2021@gmail.com avant le 31 mars 2020.


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  • Appel à communications et à inscriptions – 13e Rencontres du GRIM (27 mai 2020)

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 13 novembre 2019

    Groupe de Recherches en Iconographie Médiévale / IMAGO

    Treizièmes Rencontres du GRIM
    Mercredi 27 mai 2020 - Paris, INHA, salle Vasari

    Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Âge, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art sise au CESCM de Poitiers, et porté par un nouveau comité scientifique : Isabelle Marchesin, conseillère scientifique du domaine histoire de l’art médiéval, INHA ; Charlotte Denoël, Conservateur en chef, service des manuscrits médiévaux, BnF ; Anne-Orange Poilpré, MCF, Université Paris 1/HiCSA ; Cécile Voyer, Pr, Université de Poitiers/CESCM).

    Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris), qui sont ouvertes à tous, tout en donnant une place notable aux doctorants et aux jeunes chercheurs (dès le Master 2).

    Comme pour les précédentes journées du GRIM, les communications dureront 20 mn. Elles seront dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie, et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

    La journée d’étude s’intitule : Les états du corps en images.
    Détail de l’argumentaire

    Les propositions de communications se feront par retour du formulaire ci-joint en courrier attaché avant le vendredi 24 janvier 2020, à l’adresse.

    Inscriptions


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  • L‘histoire environnementale en France et en Allemagne. Problèmes actuels et perspectives d’avenir

    Christophe MASSON, 31 octobre 2019

    Université d’été à Paris organisée par l’Institut historique allemand et l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (CHR-GRHEN)

    16-19 juin 2020, Institut historique allemand (8, rue du Parc royal, 75003 Paris)

    Depuis la fin des années 1960, l’histoire environnementale s’est rapidement développée comme une branche nouvelle et importante de la recherche historique. Située à la croisée de nombreuses approches (histoire économique, histoire des techniques, histoire des sciences, histoire sociale…) elle aborde et renouvelle toutes ces questions.

    Plutôt qu’une spécialisation sur un objet clairement défini, « l’environnement », l’histoire environnementale propose une nouvelle perspective, attentive à la fois à la nature, à la matérialité des sociétés, aux interactions entre les phénomènes physiques et biologiques et les sociétés, et plus généralement à l’histoire longue des questions environnementales contemporaines.

    Les concepts et les méthodes de l’histoire environnementale font donc l’objet d’un débat international animé dans lequel des voix françaises et allemandes jouent un rôle important. L’Université d’été, organisée par l’Institut historique allemand à Paris et l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, permettra aux doctorant(e)s, post-doctorant(e)s et étudiant(e)s en master avancé(e)s des deux pays de présenter leurs projets actuels à un cercle d’experts confirmés. L’objectif est d’approfondir, tout en prenant en compte le débat international, la connaissance des approches en histoire environnementale, de les comparer entre elles et de promouvoir la mise en réseau transnationale des jeunes chercheuses et chercheurs dans ce domaine.

    L’Université d’été est délibérément conçue pour couvrir différentes époques (de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine) et la plus grande diversité de sujets possibles. Certaines questions néanmoins guideront les discussions : les savoirs, discours et pratiques structurant la relation entre l’homme et l’environnement ; l’évolution des modes de régulation de l’environnement (pollution, usages des ressources, communs, propriété…) ; les cadres juridiques et administratifs du « développement » ; l’histoire des formes contemporaines de réflexivité environnementale (« durabilité », « environnement », « climat ») ; la question des conflits et des inégalités environnementales ; la place des guerres et des crises (économiques, géopolitiques, « naturelles ») dans la reconfiguration des relations entre l’homme et l’environnement ; la prise en compte de la matérialité des systèmes sociaux dans l’écriture de l’histoire ; l’articulation entre modes de consommation et transformation des environnements.

    Sous réserve de l’obtention du financement par l’Université franco-allemande, les frais de voyage des participants seront remboursés et une subvention substantielle leurs sera accordée pour les frais de logement. Les langues de travail de l’université d’été seront le français et l’allemand, mais des contributions en anglais seront possibles. La maîtrise active d’une langue étrangère et la compréhension passive de la seconde seront requises. Une affiliation à une université allemande ou française est souhaitée, mais elle n’est pas une condition préalable à la participation.

    Modalités de candidature

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés dans une des langues de la conférence jusqu’au 6 janvier 2020 par e-mail à l’adresse suivante : sommeruniversitaet2020@dhi-paris.fr.

    Les dossiers doivent comprendre un résumé de conférence d’environ 4000 signes (incluant les espaces) ainsi qu’un CV sous forme de tableau avec les détails de la formation universitaire, une liste des publications (si disponible) et les détails des compétences linguistiques.

    Les candidat(e)s retenu(e)s devront envoyer un texte de travail de 20.000 à 50.000 signes (incl. les espaces) jusqu’au 15 mai 2020 aux organisateurs.

    Comité scientifique

    Jean-Baptiste Fressoz (EHESS),
    Frédéric Graber (EHESS),
    Rainer Babel (IHA),
    Dorit Brixius (IHA)


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  • Art et philosophie : de la mimésis à l’imago

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 25 octobre 2019

    Journée organisée à Paris le 30 mai 2020 par Elisabeth RUCHAUD (Faculté des Lettres, département d’histoire de l’art) et Emanuele IEZZONI (Faculté de Philosophie), de l’Institut catholique de Paris

    Le but de cette journée d’étude est d’arriver à rapprocher les études en philosophie, esthétique et histoire de l’art selon une même approche. Depuis Platon et Aristote la conception du Beau et de l’Art se dessine sous les termes de mimesis et de reproduction. L’art est alors une imitation de la nature, une reprise de la réalité sensible mais son caractère de « copie » rend la production artistique trompeuse en ce qu’elle engendre une expérience esthétique qui éloigne de la réalité et de la vérité. L’émotion esthétique est ainsi un leurre et une illusion dont l’homme doit se méfier.
    Au-delà de cette interprétation néoplatonicienne du Beau, c’est la construction intellectuelle et spirituelle du langage artistique avec l’avènement du Christianisme qu’il est important de souligner. Au Moyen Age, l’image acquiert une valeur théologique nouvelle qui se dessine autour de la notion d’imago. Le passage des Écritures sur la
    création de l’Homme « secundum imaginem Dei » (Gn I, 27) s’accompagne d’une importante et très riche réflexion exégétique et théologique qui nourrit profondément la création iconographique et esthétique et définit la relation existante entre le Créateur et
    l’Homme et au-delà entre l’image et son contenu. L’image médiévale devient alors un medium exégétique et théologique fondée sur l’interaction entre la création visible (matérielle) et l’œuvre divine (immatérielle) par l’emploi des règles d’harmonie, de
    proportion, de symétrie et de clarté.
    Reprenant notamment les études menées par Edgar de Bruyne (Études d’esthétique médiévale, 1946) sur la construction des diverses doctrines de l’Art au Moyen Age et surtout celle d’Erwin Panofsky faisant le lien entre le renouveau aristotélicien de la scolastique et l’architecture gothique (1967), cette journée explorera, en introduction
    à la création d’un séminaire de master, l’importance des études esthétiques et de la pensée philosophique dans la constitution des normes artistiques de la chrétienté occidentale.

    Conditions de soumission
    Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants en histoire de l’art, philosophie et esthétique, sont les bienvenues.
    Chaque intervention devra durer 25 minutes environ et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la journée d’étude. Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (court CV + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : icpphiloart@gmail.com avant le 20 janvier 2020.


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  • Blessures aristocratiques (II) : regards pluridisciplinaires de l’Antiquité à nos jours

    Christophe MASSON, 18 octobre 2019

    Ce projet se veut le fruit de la rencontre de deux domaines de recherche fortement renouvelés ces dernières années en histoire ancienne : l’histoire des aristocraties, par la définition d’un groupe social, de ses modalités de représentations et des questions de prestige, d’honneur et de déshonneur qui lui sont associées[1] ; et celle du corps, et particulièrement du corps, blessé, souffrant, atteint[2]. Un premier colloque (« Blessures aristocratiques (I) : du corps à l’honneur ») s’est tenu à l’Université Bretagne Sud les 19 et 20 septembre 2019. Il avait pour vocation d’étudier cette notion de blessure, pour l’Antiquité romaine, dans son acception la plus large : à la fois en tant que lésion, compromission de l’intégrité du corps, mais aussi comme atteinte morale et coup porté à l’amour-propre. Associée à une catégorie sociale particulière, celle des aristocrates, la blessure apparaissait comme pourvoyeuse de questionnements scientifiques pertinents pour l’historien de l’Antiquité.

    Les pistes thématiques explorées étaient variées : l’atteinte au corps des aristocrates, leurs blessures mentales et psychiques, qu’elles soient la résultante d’un traumatisme ou d’une dégénérescence ; mais aussi les coups portés à l’honneur. Le souhait était de se pencher sur les conséquences de ces phénomènes, pour une société donnée, en envisageant, notamment, le rôle des blessures dans la construction de soi et dans l’élaboration des individualités, leur fonction dans l’édification de mémoires corporelle et familiale, ainsi que dans la fabrique d’une identité valorisée, voire d’exempla (comme les blessures honorables des « héros » des premiers temps de la République romaine) ou au contraire du déshonneur et de la déchéance (en raison du regard du corps social et des pairs).

    Si le point de départ du questionnement portait sur l’Antiquité romaine (en raison du champ disciplinaire dans lequel s’inscrivent les initiatrices du projet, toutes deux MCF en Histoire romaine) et plus spécifiquement sur la République romaine, même si la période impériale n’était pas exclue, il apparaît désormais pertinent d’élargir le questionnement et d’interroger également ces thématiques pour les autres périodes chronologiques, ainsi qu’au prisme de disciplines autres que l’Histoire.

    En effet, si les communications présentées lors du premier colloque ont pu mettre en évidence les mécanismes de construction, de déconstruction, voire de destruction d’un ethos aristocratique spécifique aux Romains de l’Antiquité, des processus similaires, bien que revêtant des manifestations différentes, sont identifiables au cours du temps pour des espaces et des sociétés variés. Cette enquête sera aussi l’occasion de revenir sur la définition même qui peut être donnée au terme d’aristocratie et qui est sans aucun doute contingente des communautés considérées.

    C’est pourquoi la deuxième édition du colloque « Blessures aristocratiques » se propose désormais d’approfondir et d’élargir le propos en souhaitant susciter des « regards pluridisciplinaires » sur la thématique initiale. Il s’agira de faire appel à des contributions issues de toutes les disciplines littéraires et des sciences humaines et sociales (Anthropologie, Histoire, Histoire de l’Art, Philosophie, Sociologie…).

    Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans exclusive cependant, ceux-ci pouvant d’ailleurs ponctuellement se recouper (les propositions suggérant d’autres axes sont également les bienvenues) :

    * Les dommages corporels (physiques et mentaux) et leurs conséquences.
    * La mémoire corporelle et familiale. Les grandes lignées aristocratiques se caractérisent notamment par des normes comportementales marquées propres aux communautés et aux espaces envisagés. La question des défaillances, des blessures, des infirmités et de la vieillesse mérite alors d’être posée. La revendication et l’instrumentalisation de cet héritage ancestral nécessitent des stratégies identitaires spécifiques.
    * L’injure de l’invective physique à la blessure d’amour-propre. La question de la vulnérabilité physique et psychique des membres de l’aristocratie pourra être plus particulièrement examinée.

    Comme lors de la première édition, cette réflexion se veut l’occasion de donner la parole et de faire dialoguer des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs). Tous peuvent donc proposer une contribution. Les communications auront vocation à être publiées.

    Notes
    [1] Des actes de colloque ont récemment réinvesti la notion de prestige (F. Hurlet, I. Rivoal et I. Sidéra, Le prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014). Pour l’importance de l’honneur, cf. M. Jacotot, Question d’honneur. Les notions d’honos, honestum et honestas dans la République romaine antique, Rome, 2013.

    [2] Les références sont nombreuses, citons simplement quelques publications collectives récentes en langue française : F. Collard, É. Samama (dir.), Handicaps et sociétés dans l’Histoire : l’estropié, l’aveugle et le paralytique de l’Antiquité aux temps modernes, L’Harmattan, Paris, 2010 ; L. Bodiou, V. Mehl, M. Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Brepols, Turnhout, 2011 ; A. Allély (dir.), Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité. Dossier paru dans la revue Pallas, 106, 2018.

    Modalités de soumission

    Les propositions de communication doivent être rédigées en français et sous la forme d’un résumé de 500 mots maximum. Ces propositions doivent être accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une attestation du directeur de recherche pour les doctorants. Le dossier doit être envoyé à Caroline Husquin (HALMA, UMR 8164, Université de Lille) et à Cyrielle Landrea (TEMOS, FRE 2015, Université Bretagne Sud).

    Date limite d’envoi des propositions : 01 décembre 2019
    Réponse pour la participation au colloque : autour du 15 janvier 2020

    Le colloque aura lieu à l’Université de Lille, à Villeneuve d’Ascq, campus Pont de Bois en Maison de la Recherche (salle des colloques), sur deux journées, les 25 et 26 mai 2020. L’hébergement, à hauteur d’une nuitée, et les repas sont pris en charge par les organisateurs.

    Comité scientifique

    Bertrand Cosnet, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire IRHiS (UMR 8529), département d’Histoire de l’Art et d’Archéologie.
    Mariannick Guennec, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire HCTI (EA 4249), département langues étrangères appliquées.
    Morgan Guyvarc’h, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire HCTI (EA 4249), département de Lettres.
    Caroline Husquin, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire HALMA (UMR 8164), département d’Histoire.
    Cyrielle Landréa, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire TEMOS (FRE 2015), département d’Histoire.
    Gabrielle Radica, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire STL (UMR 8163), département de Philosophie.
    Philip Rieder, Faculté de médecine, Université de Genève (Suisse), Institut éthique Histoire, Humanités.
    Hélène Vu Thanh, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire TEMOS (FRE 2015), IUF (institut universitaire de France), département d’Histoire.


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  • Le corps féminin au Moyen Âge : séminaire Questes, Paris

    Christophe MASSON, 14 octobre 2019

    Séminaire de Questes ; 13 décembre, 17 janvier, 28 février 2019 ; Paris, Maison de la Recherche de la Sorbonne, 28 Rue Serpente, 75005 Paris

    « Ces gentes espaulles menues,
    Ces braz longs et ces mains traictises,
    Petiz tetins, hanches charnues,
    Eslevees, propres et faictises
    A tenir amoureuses lices,
    Ces larges reins, ce sadinet
    Assis sur grosses fermes cuisses
    Dedens son petit jardinet. »
    « Les Regrets de la belle Heaulmiere », François Villon.

    La vie de la femme médiévale, peu importe son origine sociale et géographique, est rythmée par son corps. Dévouée à la vie maritale et maternelle, la femme constitue une promesse de paix et d’alliance entre deux familles, et son corps procréateur matérialise la lignée. Par conséquent, une surveillance extrême s’exerce sur sa virginité, son comportement, sa fertilité, et le principe de chasteté prévaut, quel que soit son âge. Si le corps féminin doit être maîtrisé, il est aussi largement fantasmé. Une longue chevelure très blonde, des yeux et des sourcils à l’écart régulier, une peau blanche et transparente rehaussée de lèvres et de pommettes rouges, un front haut, un bassin large et une poitrine menue : telle est la description du beau corps médiéval. Parmi les femmes qui y répondent, la Vierge célèbre par sa beauté la spiritualité et la virginité. Son modèle inaccessible est contrebalancé par les corps fautifs et repentants d’Ève et de Marie-Madeleine, qui rappellent soit la nature charnelle et pécheresse du corps féminin, soit la soumission de la femme à l’homme.

    Ce modèle traditionnel insistant sur l’oppression du corps féminin a été largement enrichi par les recherches récentes. Des cas d’étude ont en effet montré que le corps de la femme médiévale se pense désormais de manière plurielle. Des criminelles aux saintes, la rupture avec la cellule familiale catalyse bien souvent une vie singulière, et le lien que la femme entretient avec son propre corps en est modifié. Ainsi, les recherches actuelles sur la criminalisation ont mis en évidence un corps féminin à la fois protégé, surveillé, mais aussi dénoncé. Certains crimes apparaissent comme typiquement féminins (injures, infanticides), et les supplices infligés au corps criminel sont sexués. Alors que les hommes peuvent être pendus, les femmes, par pudeur, sont brûlées ou enterrées vivantes. Selon Didier Lett, le rapport de genre peut apparaître modifié lorsqu’il est question de sainteté : certains saints seraient féminisés, alors que les saintes gagneraient en masculinité. C’est ainsi que certaines femmes se déguisent en moines pour se retirer au désert (Vie des Pères du désert), tandis que la femme travestie dans la littérature pose la question du désir homosexuel (Roman de Silence).

    Si, dans le domaine de la littérature courtoise, la mention du corps féminin peut se faire signe de reconnaissance pour sauver l’honneur masculin (Roman de Guillaume de Dole), un courant érotique s’intéresse, dès le XIIIe siècle, aux mots que les femmes posent sur leur propre corps. Ainsi, les femmes sont-elles capables de décrire leurs propres organes génitaux (le Jugement des Cons), et une origine féminine est proposée pour la première mention française du terme « clitoris », qui se dit landie (Roman de Renart). À l’opposé de la littérature, le sexe féminin interroge aussi le débat médico-théologique dès lors qu’il s’agit de démontrer, à travers l’accouchement marial, la nature humaine du Dieu incarné : bien que pensé comme indolore, cet événement n’en est pas moins naturel et décrit comme tel par la théologie (Tertullien, Thomas d’Aquin, Grégoire le Grand), la littérature mystique (Brigitte de Suède) et la peinture (Niccolò di Tommaso, Giorgio di Martini, Filippo Lippi).

    Travailler sur le corps féminin engage ainsi à remettre en question l’image d’un Moyen Âge binaire et manichéen, et à interroger les catégories « homme » vs
    « femme », « masculinité » vs « féminité ». La recherche récente a montré à quel point ces classifications étaient en réalité moins strictes et exclusives qu’on ne le pense. Surtout, le séminaire entend présenter un corps féminin pluriel et varié. Profitant de la pluridisciplinarité de l’association, ces séances chercheront entre autres à savoir s’il existe un écart concernant le traitement du corps féminin selon les disciplines (archéologie, droit, histoire, littérature, histoire de l’art, philosophie, etc.). Si nous bornons ce séminaire à la période médiévale, les interventions qui ne se restreignent pas à l’espace géographique et culturel occidental sont les bienvenues.

    Quelques axes d’études :

    * Quel rapport la femme médiévale a-t-elle à son propre corps ? Quelles sources interroger ? Correspondances, commandes artistiques, traités médicaux…
    * Y a-t-il une sexualité spécifiquement féminine ? Quel contrôle la femme peut-elle exercer sur son propre corps (avortement, prostitution, violences physiques, contraception, grossesse et parturition) ?
    * Le corps paré : quel est le discours moral véhiculé sur l’apparence féminine ? En corollaire, que dit la laideur d’un corps de femme ?
    * Peut-on parler de langage corporel féminin (émotions, gestes, comportements) ?
    * De quelle manière le corps féminin est-il traité par la médecine ? L’anatomie féminine est-elle respectée dans les traités médicaux, les manuscrits, la peinture ou la sculpture ? Comment le corps était-il étudié ?
    * Quelles porosités existent entre le corps féminin et le corps masculin (androgynie, travestissement, rapports du corps et de l’identité) ?
    * Du corps idéalisé au corps dénigré : quel est l’impact du discours misogyne ?

    Conditions de soumission :

    Cet appel à communication s’adresse aux étudiants de master, de doctorat et aux jeunes chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitées à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse du candidat.

    Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : seminaire.lecorpsfeminin@gmail.com pour le 8 novembre, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront les 13 décembre 2019, 17 janvier et 28 février 2020, et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org).

    Bibliographie indicative :

    - BASCHET, Jérôme, Corps et âmes, une histoire de la personne au Moyen Âge, Paris, Flammarion, 2016.
    - BOLOGNE, Jean-Claude, Pudeurs féminines. Voilées, dévoilées, révélées, Paris, Éditions du Seuil, 2010.
    - BOUCHET, Florence, « L’écriture androgyne : le travestissement dans le Roman de Silence », Le nu et le vêtu au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence (Senefiance, 47), 2001, p. 47-58.
    - EKHOLST, Christine, A Punishment for Each Criminal : Gender and Crime in Swedish Medieval Law, Leiden / Boston, Brill, 2014.
    - FOEHR-JANSSENS, Yasmina, « Pour une littérature du derrière : licence du corps féminin et stratégie du sens dans les trois premiers récits des Cent Nouvelles nouvelles », Rien ne m’est seur que la chose incertaine : études sur l’art d’écrire au Moyen Âge offertes à Eric Hicks par ses anciens élèves et ses amis, éd. Jean-Claude Mühletahler, Denis Billotte, Alain Corbellari (et al.), Genève, Slatkine, 2011, p. 277-291.
    - FOEHR-JANSSENS, Yasmina, « Un sein d’or et de lait : construire le corps invisible de l’épouse dans la Première Continuation de Perceval », French Studies, LXX (3), 2016, p. 315-331.
    - GREEN, Monica, The Trotula : a medieval compendium of women’s Medicine, Philadelphia, University of Pennsylvania, 2001.
    - LANEYRIE-DAGEN, Nadeije, L’invention du corps : la représentation de l’homme du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, Paris, Flammarion, 2006.
    - LE GOFF, Jacques, TRUONG, Nicolas, Une histoire du corps au Moyen Âge, Paris, éditions Liana Levi, 2003.
    - LETT, Didier, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre, XIIe- XVe siècles, Paris, Armand Colin, 2013.
    - PELLEGRIN, Nicole, McCLIVE Cathy (dir.), Femmes en fleurs, femmes en corps. Sang, santé, sexualités, du Moyen Âge aux Lumières, Presses Universitaires de Saint- Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, collection « l’école du genre », série« nouvelles recherches » n° 4, juin, 2010.
    - RIBEMONT, Bernard, Sexe et amour au Moyen Âge, Paris, Klincksieck, 2007.
    - ROSSIAUD, Jacques, Amours vénales, La prostitution en Occident, XIIe-XVIe siècle, Paris, Flammarion, 2010.
    - ROSSIAU, Jean, Sexualités au Moyen Âge, Paris, Gisserot, 2012.

    Comité scientifique :

    Marie-Antoinette Alamenciak
    Marie-Christine Payne
    Marie Piccoli-Wentzo


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  • Appel à contributions de la revue "Medievalista"

    Christophe MASSON, 8 octobre 2019

    Encontra-se aberto o Call for Papers da Revista Medievalista do Instituto de Estudos Medievais da Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da NOVA.

    O número temático é dedicado ao Bestiário.

    Apresentação de teses

    A Medievalista, tem ainda uma secção regular intitulada Apresentação de Teses, destinada a dar a conhecer sinopses de dissertações académicas de doutoramento ou mestrado na área dos Estudos Medievais. Esses artigos são elaboradas pelos próprios autores, visando uma maior divulgação da sua investigação da realização das suas provas académicas.

    Todos os artigos podem ser redigidos em vários idiomas (português, inglês, francês, castelhano, italiano, alemão), devem respeitar as normas e o modelo de artigo da revista.

    Os interessados deverão enviar os seus artigos até Dezembro de 2019 para medievalista@fcsh.unl.pt .

    + info. http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/informations.html#cal

    Instituto de Estudos Medievais FCSH - UNL
    Universidade Nova de Lisboa
    Av. Berna 26C, 1069 061
    Lisboa, Portugal

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    Facebook : https://www.facebook.com/Revista-Medievalista-104281457644116/


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  • TEMPLA Winter School TARRAGONA, November 29th-30th 2019

    Christophe MASSON, 18 septembre 2019

    Frameworks of the Laity in Medieval Cathedrals : Memorial Settings and Devices

    Proposal by : Marta Serrano Coll, César García de Castro and Sofía Fernández Pozzo.
    TEMPLA.Institut de Recerca Històrica, Universitat de Girona
    templa.templamedieval.com

    TEMPLA is a permanent workshop of Medieval Studies composed of specialists from universities, museums and archives from different parts of Spain,Europe and in particular Catalonia. The members of this team share common interests as well as complementary areas of expertise. The impact of its research and interactions with experts from other disciplines are reflected in its specific research projects and academic activities, which in turn are disseminated in annually organised scientific meetings and resulting publications. TEMPLA members actively seek to collaborate with different research groups and scientific institutions. They aim to facilitate exchanges among researchers and to stimulate scientific debates relating to visual programs and functional organization of the architecture from the Middle Ages. Particular attention is devoted to the liturgical influences and architectural scenery and to reflection on the social and academic status of research into Middle Ages art and culture.

    TOPICS AND AIMS : TEMPLA invites international pre- and postdoctoral researchers to analyse and debate the presence and memory of the laity in cathedrals during the Middle Ages under the frame of the research project “Sedes Memoriae. Espacios, usos y discursos de la memoria en las catedrales medievales de la Tarraconense. I” [HAR2015-63870-R]. We want to focus this third Templa School on how power relations between the clergy and the laity, or between the Church and the civil authorities, were expressed in the topography of cathedral churches and adjacent spaces ; how was lay spirituality handled out by the religious authorities, who dictated the manner in which they could obtain prestige, power and authority through works of art ; which were the mechanisms and the material and visual strategies used by the laity to make visible this intromission ; and how were spaces of worship adapted to be used as devices for personal or collective memory. Were they the result of the economic problems generated by the economic changes of the time ? Did these visual and scenic instruments lead to conflicts among the members of the cathedral chapter who regarded them as a secular intrusion ? Were there any consequences within or outside the cathedral as an institution ? Were they accompanied by any type of ephemeral art ? Was there any association between the visual work and other verbal media such as supplementary texts, programmed prayers, music, etc.? In short, we want to focus the debate on the changes in the status and impact of the laity on the Church and on how visual devices were used in cathedral settings to highlight the role of laity in medieval religious practice and as repositories of secular memory.

    SCIENTIFIC OBJECTIVES OF THE TEMPLA WINTERSCHOOL 2019 :
    1.To identify the diverse resources (such as art, architecture and liturgy, among others) that were used to foster the commemoration of Laity (individually o rcollectively) in European medieval cathedrals.

    2.To propose new forms of contextualising commemoration which combine the results of laity presence with artistic and non-artistic expression forms such as liturgy, devotion or even internal ecclesiastical policy. How this patronage was expressed in the topography of cathedral churches and adjacent spaces, and which were the material and visual strategies used by the laity to make visible their intromission inside the church.

    3.To establish, on the basis of the results of the two previous objectives, new approaches and forms of multidisciplinary research onEuropeancathedrals.

    TARGET ATTENDEES AND PARTICIPATION :
    This scientific meeting is intended for a small number of participants ; the application procedure allows for 12 researchers to be invited to present their research. Participants will be expected to take an active role in the debates that will follow each presentation. Every researcher must benefit from the contributions of the other specialists.The presentations and debates may be hold in Catalan, Spanish, French, Italian or English.
    Format:The debates will take place on two days. For half a day there will be a visit to the Cathedral of Tarragona to highlight in situ its artistic specificities.

    CALL FOR APPLICATIONS :
    The workshop is principally aimed at young pre-and postdoctoral researchers in the fields of history of art, history, liturgical studies, archaeology, or other related disciplines.Those who are interested in participating in the TEMPLA Winter School 2019 must submit :
    •A letter ofmotivationthat includes adescriptiontheir current research,
    •ACV(maximum one page)
    •A presentation proposal(maximum 300words).
    These documents may be written in Catalan, Spanish, French, Italian or English.
    The deadline for submitting this documentation is 30 September 2019. It must be sent to : marta.serrano@urv.cat, cesargcv@hotmail.es, sofia.fernandezpozzo@unifr.ch
    Applicants will receive a response before 15th october. The successful candidates must provide the organizers with a description of the ideas that they wish to present, any images relating to their presentation and a brief bibliography by 30 October 2019. This documentation will be used to create a dossier to be handed out to the other attendees. The aim of this initiative is to encourage participants to submit proposals of direct interest to the planned debates.

    VENUE AND ACCOMMODATION :
    The workshop will take place in Aula 422 in the Facultat de Lletres of the Universitat Rovira i Virgili (Campus Catalunya), Avinguda Catalunya, 35. 43002 Tarragona
    Accommodation and other activities will be covered by the organisers. Participants must pay the cost of their journeys to the workshop.

    Collaborators in the TEMPLA Tarragona Winter School 2019 :
    •Research Group recognized by the Catalan Government : 2017SGR 1724“EDIFICIS IESCENARIS RELIGIOSOS MEDIEVALS DELA CORONA D’ARAGÓ”.
    •Research Project funded by Spanish Ministeriode Economía y Competitividad : “Sedes Memoriae. Espacios, usos y discursos de la memoria en las catedrales medievales de la Tarraconense. I” [HAR2015-63870-R]


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  • L’économie de la connaissance. Innovation, productivité et croissance économique du XIIIe au XVIIIe siècle – LIII Settimana di Studi (Fondazione Istituto Internazionale di Storia Economica “F. Datini”)

    Christophe MASSON, 18 septembre 2019

    Prato (Italie), 9-12 mai 2021

    La Semaine LIII invite à présenter des contributions sur la manière dont les innovations organisationnelles, technologiques et scientifiques ont stimulé la croissance de la productivité et la croissance économique du XIIIe au XVIIIe siècle. Les théories et les paradigmes nés pour expliquer comment l’économie de la connaissance a stimulé la révolution industrielle peuvent-ils être appliqués de manière satisfaisante à la période pré-moderne ? Dans quelle mesure pouvons-nous identifier la « connaissance utile » (le useful knowledge de Simon Kuznets) comme source de croissance économique ? Quels types de structures culturelles, économiques et institutionnelles offraient l’environnement le plus hospitalier pour l’application du savoir scientifique aux innovations favorisant la concurrence, l’efficacité, la qualité, la spécialisation, les outils, l’accès à l’information et d’autres mesures de productivité ?

    La Semaine LIII réfléchira à ces relations et à la résilience des sociétés européennes après les crises démographiques, économiques et militaires entre le Moyen Âge et le début de la période contemporaine. De nombreux chercheurs ont pris en compte les transformations substantielles intervenues dans la « connaissance utile » à la fin du Moyen Âge et au début des temps modernes, mais en évaluant l’impact de ces transformations sur la croissance économique, ils ont principalement mis l’accent sur les contextes institutionnels et sociaux plutôt que sur les innovations technologiques. Même les hypothèses sur la lente diffusion de la connaissance et des idées scientifiques à l’époque prémoderne doivent être repensées, cette période n’étant pas totalement homogène. La reprise économique relativement rapide après les épidémies de la deuxième moitié du XIVe siècle peut-elle être liée à la diffusion des connaissances techniques et commerciales ? De même, la relation entre la commercialisation de plus en plus intensive du XVIe siècle et l’attrait croissant des philosophes des sciences naturelles pour les problèmes pratiques de l’agriculture et de l’industrie doit encore être approfondie. La révolution de la connaissance de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle fut également liée à la (deuxième) révolution commerciale et considérée comme un préalable à la révolution industrielle.

    Ces sujets sont au centre de la semaine d’études Datini, qui invite les chercheurs à analyser la relation entre l’économie de la connaissance et les innovations, la productivité et la croissance économique à l’époque pré-moderne (XIIIe-XVIIIe siècles) en prenant en considération les questions suivantes : comment la « connaissance utile » a-t-elle été transmise entre les individus, dans l’espace et entre les générations ? Comment la productivité commerciale et industrielle pourrait-elle être associée à l’expansion de cette connaissance ? Quand et où la connaissance utile s’est-elle concentrée de manière à ce qu’un nombre relativement important d’innovations et d’inventions puisse déclencher des changements révolutionnaires dans des secteurs particuliers de l’économie ?

    La semaine d’études apportera une contribution décisive à la compréhension de l’économie de la connaissance en tant qu’élément fondamental du développement de la technologie, de l’industrie et du commerce dans l’Europe prémoderne.

    Sessions :

    1) La connaissance utile et sa diffusion :

    a) Que peut-on considérer comme « connaissance utile » ?

    b) Comment la « connaissance utile » a-t-elle été générée, apprise et transmise ?

    c) En quoi le développement de la connaissance est-il lié à la productivité ?

    d) Les droits de « propriété intellectuelle » des innovateurs / inventeurs

    2) Innovations dans la technologie, la production et le commerce :

    a) Les innovations et les inventions à la base des tournants révolutionnaires dans certains secteurs de l’économie

    b) Y a-t-il eu des périodes et des lieux où l’innovation et les inventions ont prévalu et qui ont particulièrement influencé la croissance économique ?

    c) Peut-on identifier de petites « révolutions industrielles » à l’ère préindustrielle ?

    d) L’Industrial Enlightenment (les “Lumières industrielles”) peut-elle être considérée comme un élément clé de l’économie moderne de l’Europe occidentale ?

    3) Productivité et croissance économique :

    a) Comment les innovations ont-elles influencé la croissance économique ?

    b) Comment les processus culturels et institutionnels ont-ils influencé la productivité du travail ?

    c) Comment la connaissance a-t-elle contribué à la réduction des risques ?

    d) Existe-t-il une « culture de la croissance » spécifique en Europe occidentale ?

    Les chercheurs sont invités à envoyer leur proposition en préparant un résumé qui sera examiné par le Comité exécutif. Les rapports devront représenter une contribution originale à caractère comparatif ou une étude de cas spécifique qui développe certaines des questions fondamentales proposées dans l’Appel à communications. Les participants qui effectuent un doctorat de recherche doivent l’avoir terminé avant le début de la conférence.

    Les propositions provenant de projets ou de groupes qui mettent en relation des écoles ou des pays divers seront accueillies avec un intérêt particulier si elles offrent une analyse comparative, en termes géographiques ou diachroniques, par rapport à deux ou plusieurs des thèmes de recherche proposés. Pour ce type de propositions, nous prendrons aussi en compte les formats de session innovants.

    Le formulaire dûment rempli devra être envoyé avant le 1er novembre 2019 à l’adresse suivante :

    Fondazione Istituto Internazionale di Storia Economica “F. Datini”
    Via ser Lapo Mazzei 37, I 59100 Prato, ITALY
    e-mail : datini@istitutodatini.it

    Le Comité exécutif ne prendra en considération que les formulaires dûment remplis et décidera au début du 2020 quelles propositions seront acceptées, en envoyant une invitation aux auteurs des propositions sélectionnées. En tenant compte des ressources financières de l’Institut, il sera accordé l’hospitalité à Prato pendant la semaine d’études à au moins 25 chercheurs (hébergement et billets de repas de 10 euros). Le Comité exécutif peut également inviter jusqu’à un maximum de 20 autres chercheurs à participer au projet, sans droit à l’hospitalité.

    La Fondation Datini mettra à la disposition des orateurs de la semaine d’études jusqu’à 10 bourses d’un montant maximal de 250 euros pour couvrir les frais de voyage. Ces bourses sont destinées à des chercheurs postdoctoraux ne disposant pas de poste universitaire à temps plein.

    Ceux qui sollicitent une telle bourse devront envoyer la demande prévue à cet effet ainsi que leur contribution avant le 10 avril 2021. La bourse de voyage sera acquittée au cours de la semaine d’études, en présentant les reçus des frais de voyage.

    Les membres du Comité exécutif sont : Erik Aerts (Leuven, President), Michael North (Greifswald, Vice-President), Paolo Malanima (Catanzaro, Vice-President), Giampiero Nigro (Florence, Scientific Director), Philippe Bernardi (Paris), Hilario Casado Alonso (Valladolid), Olga Katsiardi-Hering (Athens), Maryanne Kowaleski (New York), Giuseppe Petralia (Pisa), Gaetano Sabatini (Rome Tre).

    Toutes les contributions présentées devront être originales et non traduites ou éditées dans des publications précédentes.

    Les textes provisoires des contributions sélectionnées, ou au moins un résumé détaillé, devront être envoyés à la Fondation Datini avant le 10 avril 2021. Ils seront mis en ligne (avec accès restreint aux participants du projet et aux membres du Comité scientifique) sur le site de l’Institut avant la semaine d’études pour permettre une discussion plus approfondie sur leur contenu. Les auteurs qui n’enverront pas leurs textes provisoires à la Fondation à cette date, ne seront pas inclus dans le programme final. En l’absence de l’auteur, le résumé peut être lu pendant la conférence.

    Au cours de la Semaine, les participants feront une brève présentation (maximum 20 minutes).

    Les textes définitifs, revus par leurs auteurs sur la base de la discussion (60 000 caractères maximum) devront être envoyés à l’Institut avant le 30 juin 2021. Ils seront soumis de manière anonyme à un double examen par des pairs. Les textes qui passent l’examen des évaluateurs seront publiés durant l’année dans un volume spécial (avec deux résumés, l’un dans la langue de l’essai, l’autre dans une langue de choix entre italien, anglais, espagnol ou allemand, préparés par l’auteur). Pendant la semaine d’études, la traduction simultanée de et vers les langues anglaise et italienne sera assurée.

    Pour la publication, les textes en italien, français, anglais, espagnol et allemand seront acceptés.


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  • Mettre la ville en atlas : ambitions, productions et pratiques de l’Antiquité à nos jours – Congrès de la Société Française d’Histoire Urbaine

    Christophe MASSON, 18 septembre 2019

    Bordeaux, 16-17 janvier 2020
    Organisation : Ézéchiel Jean-Courret, Sandrine Lavaud, Sylvain Schoonbaert, avec le soutien de l’Université Bordeaux Montaigne, d’Ausonius, de la Ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole.

    Argumentaire

    Convaincue de la pertinence de l’approche géohistorique pour interroger le fait urbain, la SFHU souhaite consacrer son prochain congrès, en 2020, à la place et aux rôles de la ville dans les productions d’atlas. Au sens commun, l’atlas est un recueil qui combine productions cartographiques et commentaires textuels dans une perspective universelle. Néanmoins, c’est dans une acception polysémique du terme que cet appel à communications entend interroger les ambitions, les productions et les pratiques de ce mode singulier de représentation, de ses origines à nos jours. Atlas, Description, Cosmographie et Miroir universel, Table, Théâtre, Recueil, sans oublier Uranographie, Neptune et autres Portulans…, la grande variété des appellations souligne celle, sur la longue durée, des productions, dont la ville est une composante ou un sujet central. Toutes ces sommes sont conçues sur l’articulation d’une collection de cartes et de descriptions textuelles et combinent l’expérience (le voir et le vu de l’image géographique) et la connaissance (le savoir du dit et de l’écrit, du connu et de l’inconnu), à la façon d’un « essai » au sens montaignien du terme. Dans sa forme originelle, la vocation globalisante, voire encyclopédique, des atlas touche aux relations entre le raisonnement à l’origine de leur mise en œuvre et la forme qu’ils adoptent. La finalité première et intrinsèque, même inavouée ou rarement accomplie, est d’ouvrir à une démarche comparative car il s’agit de donner sens à l’hétérogénéité du monde ou à une région de savoirs et d’en proposer une mise en ordre par le recensement, la terminologie et la sémiologie. Le sérieux d’un atlas se mesure ainsi à l’importance des nomenclatures qui en font un fichier des lieux ; il peut alors passer pour un « chef-d’œuvre » d’érudition, le summum d’un savoir-faire et des compétences de ses producteurs.

    Si l’atlas a vocation à penser l’universel, la ville en est un objet géographique majeur, qu’elle soit point-repère, vecteur de normes, marque d’appropriation, de définition et de contrôle du monde connu. Corrélativement, les espaces ruraux n’apparaissent souvent qu’en négatif, comme soumis à un centre, la plupart du temps, une ville relais du pouvoir central dans l’aménagement et la gestion du territoire. Cette dernière thématique questionne la notion même d’atlas et pourrait l’élargir à d’autres sources documentaires qui se jouent de l’articulation entre représentations géographiques et textes : atlas fonciers et fiscaux (terriers/ plans-terriers, cadastres…), comme encore atlas servant à la planification et à l’aménagement urbain (plans d’embellissement, d’alignement, d’aménagement, d’occupation des sols, SCOT, PADD, PLU ; plans vert ou bleu, plans lumière, chartes d’aménagement, plans de rénovation urbaine…). Ces « produits dérivés », en forte augmentation, se nourrissent de la profusion actuelle des outils et des données numériques, néanmoins, ceux-ci ne suffisent pas à faire atlas, de sorte qu’on exclura de l’analyse ce qui relève de la construction des sources et des métadonnées, sans leur mise en discours. En revanche, le renouvellement des approches, sur des thématiques tant matérielles qu’immatérielles, montre le succès du genre et doit trouver toute sa place dans la réflexion.

    Objet des cartographes, outil de compréhension de l’œkoumène dont l’urbs est la manifestation civilisationnelle majeure, l’atlas fait intervenir des connexions disciplinaires, particulièrement et dès l’origine celles de la géographie et de l’histoire ; encore mal ajusté dans les premières productions, ce jeu de regards génère une image géographique souvent plaquée à une histoire descriptive et encore enchantée de merveilles, avant que ces disciplines ne fusionnent, à partir du XIXe siècle, dans la géographie historique puis, à partir des Annales, dans la géohistoire de Fernand Braudel ou de Charles Higounet ou encore plus récemment dans l’archéogéographie. Alors que la première se mettait au service du pouvoir central et d’une lecture administrative et militaire de l’espace, les suivantes ne sont plus serves et développent une pensée scientifique apte à restituer la fabrique urbaine dans la dialectique espace / société.

    Pourquoi et comment mettre la ville en atlas ? Quelle est l’efficience de l’outil dans l’approche géohistorique de la ville ?
    Quels sont les rôles de la ville dans la production des atlas ? Quelles sont ses caractéristiques de représentation et ses singularités au regard des autres objets géographiques ? Quelle est sa place parmi les acteurs commanditaires ? Quels raisonnements président au choix des producteurs ? Quelles normes de la sémiologie et des discours pour quelles représentations et projections de la ville ?
    Quels enjeux sous-tendent les relations disciplinaires dans la fabrication d’atlas urbains ? Comment s’articulent (ou pas) les approches géohistoriques et urbanistiques ? Comment les atlas entrent-ils dans la constitution d’un savoir historique sur la ville et la fabrique urbaine ? Pour quelles réceptions et utilisations ?
    La SFHU, soutenue par l’Université Bordeaux Montaigne et l’UMR 5607 Ausonius, la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole, au sein de la Direction générale de la valorisation des territoires, lance cet appel à communications dans une approche essentiellement pluridisciplinaire et internationale, ouverte à toutes les périodes historiques et à tous les champs géographiques, pour un congrès qui se tiendra les 16 et 17 janvier 2020 à l’Université Bordeaux Montaigne et à la Cité municipale de Bordeaux. Les interventions dureront 20 mn.
    Les propositions de communication, en français ou en anglais, comporteront un titre et un résumé d’environ 1500 signes, ainsi que les coordonnées de l’intervenant (nom, prénom, fonction et rattachement institutionnel, courriel, adresse postale). Elles devront être adressées avant le 26 octobre 2019 à : bourillon@u-pec.fr, laurent.coudroydelille@wanadoo.fr et sschoonbaert@bordeaux-metropole.fr.

    Informations et programme prévisionnel.


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  • « No Man is an Island » : Écrire l’individu et sa nation dans l’Angleterre des XVe, XVIe et XVIIe siècles

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    Université Clermont Auvergne - Maison des Science de l’Homme (4 rue Ledru, Clermont-Ferrand), vendredi 19 juin 2020.

    L’avènement des Tudors succède à deux siècles de guerres qui ont divisé l’Angleterre. Néanmoins, comme le souligne Leah Greenfeld dans Nationalism : Five Roads to Modernity (1992), c’est à cette époque que commence à s’y construire une identité nationale. Comment, dans le contexte politique, social et religieux de la première modernité, marqué par la dissension et la coexistence de « communautés imaginées » diverses (B. Anderson, 1983), ce sentiment national a-t-il pu se développer ? Quels liens peut-on établir entre l’essor de cette conscience d’une nation et d’une littérature anglaises ? Si l’idée de nation est toujours difficile à circonscrire, le cas de l’Angleterre est de ce point de vue particulièrement complexe, du fait de la pluralité des origines ethniques et des mythes fondateurs qui mettent en question la possibilité d’une identité commune.

    Par ailleurs, l’insularité propre à l’Angleterre pourrait suggérer une adéquation simple entre nation et territoire, d’autant plus qu’elle s’est souvent définie par opposition au « Continent ». Ce positionnement a été exacerbé par la naissance de l’Église d’Angleterre, qui confère au royaume un statut distinct (liant par son nom même entité politique et identité religieuse) et aboutit à des revendications d’un isolationnisme ou exceptionnalisme « britannique ». Pourtant, dans son ouvrage Nulle île n’est une île (2005), Carlo Ginzburg met en doute l’idée même d’insularité, celle-ci n’étant jamais que géographique. La porosité des frontières empêche en effet la construction d’une identité radicalement insulaire, imperméable aux influences externes. La référence à John Donne fait apparaître le lien entre l’individu et le collectif : « No man is an island, entire of itself ; every man is a piece of the continent, a part of the main. » (Meditation XVII). Ainsi, alors même que la première modernité est souvent perçue comme le moment où émerge l’idée d’individu, penser la nation suppose un dialogue entre singularité et pluralité.

    L’identification à la nation est donc à la fois individuelle et collective, mais n’est pas pensée, ressentie et représentée par tous de la même manière. Selon Richard Helgerson (1992), une identité commune passe par un langage commun ; de même, la construction de la nation passe par la construction parallèle de la figure de l’écrivain. Comment une œuvre peut-elle exprimer une idée collective ? Comment les luttes de rivalité et d’émulation entre des identités nationales naissantes peuvent-elles favoriser l’émergence d’une figure de poète ? Pour Helgerson, l’Angleterre façonnée par le biais de l’écriture (chroniques, poésie, théâtre, essais…) se révèle être une Angleterre aux multiples facettes : peut-on concilier cette pluralité avec l’unicité a priori inhérente à l’idée de nation ? Comment l’individu peut-il s’identifier à la nation ou, au contraire, s’en distancier ?

    Les participant.e.s sont invité.e.s à réfléchir, entre autres, aux axes suivants :

    * Inclusion ou exclusion de communautés ou d’individus dans les textes : rapport à l’étranger, questions irlandaise et écossaise, poésie aristocratique / théâtre populaire.
    * Réappropriation de formes et de genres littéraires continentaux, adaptés pour correspondre aux réalités anglaises et se démarquer d’une tradition littéraire continentale.
    * Tension entre le rejet du Continent et la recherche de liens avec un passé mythique qui s’inscrit dans une géographie continentale.
    * Affirmation ou négation des figures de l’écrivain national : translatio imperii et studii et style individuel. Poète inspiré et nation élue.
    * Insularité et frontières : cartographie de la nation ; rapport entre le territoire vécu et l’individu. Relations entre territoire réel et territoires imaginaires.

    Les communications, d’une quinzaine de minutes, se feront de préférence en français.

    Les propositions sont à envoyer avant le 31 octobre 2019 conjointement à meriel.cordier@uca.fr, alix.desnain@uca.fr et padraic.lamb@uca.fr. Les participant.e.s seront informé.e.s de la décision des organisateurs et du comité scientifique avant le 1er décembre 2019.

    Les propositions de communication devront comprendre un titre, un résumé de 300 mots environ, ainsi qu’une courte bio-bibliographie.

    Les communications présentées lors de cette table ronde pourront faire l’objet d’une publication.

    Comité d’organisation :

    Meriel CORDIER, Université Clermont Auvergne, IHRIM (UMR 5317).
    Alix DESNAIN, Université Clermont Auvergne, IHRIM (UMR 5317).
    Pádraic LAMB, Université de Tours, CESR (UMR 7323) et Université Clermont Auvergne, IHRIM (UMR 5317).

    Comité scientifique :

    Sophie CHIARI, Université Clermont Auvergne, IHRIM (UMR 5317).
    Isabelle FERNANDES, Université Clermont Auvergne, IHRIM (UMR 5317).
    Mickaël POPELARD, Université de Caen-Normandie, ERIBIA (EA 2610).
    Rémi VUILLEMIN, Université de Strasbourg, SEARCH (EA 2325).


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  • L’infanticide de l’Antiquité au milieu du XIXe siècle (Europe, Amériques coloniales et postcoloniales)

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    Mercredi 27 et jeudi 28 Mai 2020, Université d’Artois (Arras, 9 rue du Temple)

    L’infanticide est le meurtre du nouveau-né ou du nourrisson perpétré dans la plupart des cas, mais pas seulement, par la mère. Il s’agira de faire le point sur un sujet peu étudié, dans une perspective historique (et non pas clinique ou pathologique).

    Chronologie : De l’Antiquité à la rupture positiviste de la modernité (milieu du XIXe siècle).
    Le champ spatial considéré est celui de l’Europe et des Amériques coloniales et postcoloniales y compris le regard porté par ces civilisations vers « l’autre », sans pour autant que ce champ soit limitatif (missionnaires, voyageurs, etc.)

    Les axes à envisager, sans pour autant être exhaustifs, sont :

    * Sources, archives et champs d’investigation : anthropologie, archéologie, criminologie, démographie, épigraphie, histoire, histoire de l’art, histoire du crime, histoire du droit, histoire de la médecine, iconographie, sémiotique, littérature, philosophie, sources juridiques, sources littéraires, la nouvelle frontière de la biologie dans les sciences humaines.
    * Les mythes, la littérature, le massacre des Innocents, le fantasme et l’infanticide.
    * L’ambiguïté des gestes : l’abandon ou l’exposition comme forme d’infanticide ? Le registre de la mort de l’enfant est le point envisagé. Par conséquent l’abandon qui n’est pas suivi du décès est exclu du champ de réflexion.
    * La notion : le mot infanticide/infanticidium varie depuis son apparition chez Tertullien dans l’Apologétique (v.197), et réapparait sous diverses appellations au fil du temps et dans des langues différentes – homicide, avortement, parricide, étouffement etc.
    * Verbaliser l’infanticide : prêcheurs, juristes, philosophes, pédagogues, accusés, accusateurs, témoins, dénonciateurs.
    * Sociologie des acteurs de ce crime : mère, père, famille, couple, femmes, servantes, vagabondes, prostituées, ouvrières, ecclésiastiques, religieuses, hommes, acteurs de la justice, médecins et chirurgiens, sages-femmes, nourrices, sorciers et sorcières…
    * Circonstances : On tue à la sortie de la matrice (étranglé, poignardé, jeté dans les cloaques ou latrines, enterré ou noyé, suffoqué…), sex ratio éventuel d’une élimination théorisée qui se met en place et qui, selon le cas, est appliquée.
    * Accuser l’autre d’infanticide : antisémitisme, guerres de religion, puritanisme, affaire des Poisons, chasse aux sorcières…
    * Rôle de la religion (paganisme, catholicisme et protestantisme) …
    * Les lieux, dans toute leur variété, où sont retrouvés les corps.
    * La législation dans les différents pays, les mesures de prévention. La loi et son application. Les changements dans le temps. L’héritage romain (codes Théodosien, Justinien), conciles et synodes des Pères de l’Eglise, pénitentiels, décrétales… Les traités des juristes, l’Encyclopédie, Beccaria, Pestalozzi…
    * Prévenir et contrôler l’infanticide : la présomption d’innocence (déclarations de grossesses)…
    * La question de la preuve : le corpus delicti, l’enquête, l’expertise médico-légale et par conséquent le rôle de la médecine légale, les sentences.
    * Punir et condamner : norme et pratique (peine de mort, clémence du juge, enfermement).

    Date limite pour les propositions : le 20 octobre 2019.

    Propositions en français ou anglais de 500 mots maximum, avec brève présentation biographique en format word aux adresses suivantes : Elena Taddia et Pascal Hepner : elenataddia@hotmail.fr ; pascal.hepner@univ-artois.fr.

    Publication : Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

    Organisateurs

    Pascal Hepner (Université d’Artois - France), Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste - Italie) et Martine Valdher (Université d’Artois – France)

    Comité scientifique

    Anne Gagey (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

    Gregory Hanlon (Universié Dalhousie, Halifax Canada)

    Pascal Hepner (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

    Tanguy Le Marc’hadour (Université d’Artois - Centre Éthique et procédure, Douai France, Centre d’Histoire judiciaire UMR 8025 CNRS-Lille 2)

    Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste Italie)


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  • Colloque Anabases. L’Antiquité après l’Antiquité : un héritage en partage

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    7-9 octobre 2020, Université Toulouse Jean Jaurès.

    L’Antiquité, classique ou non, ne disparaît pas avec ce que l’on a coutume d’appeler « la fin du monde antique ». La Grèce et Rome, mais aussi, désormais, en raison de nombreux progrès dans la connaissance historique, la Mésopotamie, l’Égypte, l’Étrurie… constituent pour longtemps encore un legs culturel, politique et esthétique identifiable, fécond. En effet, nous Modernes continuons de le « recevoir », de le mettre en débat, de le repenser ou reformuler sur nos places publiques ou nos écrans, dans nos livres ou notre langue. Nous questionnons et nous représentons ce passé, dans un va-et-vient entre mise à distance et appropriation, et nous analysons ces mémoires diverses à partir d’une question simple qui est au cœur du présent colloque : qu’advient-il de l’Antiquité après l’Antiquité ?

    Si les « études de réception » relatives à l’Antiquité sont bien implantées dans le monde universitaire anglophone, l’équipe PLH-ERASME et la revue Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité sont les seules en France à les avoir mises au cœur de leurs travaux. Pour célébrer les quinze ans de la revue, nous voulons impulser une réflexion collective de fond sur la notion de « réception » qui nous réunit et qui fait encore défaut. Un regard rétrospectif sur les quinze années d’Anabases permet de voir la diversité des époques qui ont pu être abordées, des aires géographiques, des disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, littératures, droit, musicologie…), des approches et des traditions universitaires nationales ou locales. En effet, l’étude de « l’Antiquité après l’Antiquité » ne peut qu’être interdisciplinaire, transversale, plurielle.

    Le terme de « réception », par différence avec celui de « présence » ou d’« influence », désigne un opérateur historique, par lequel on s’efforce de ressaisir les modalités d’appropriation d’une culture – ici l’Antiquité – dans ses prolongements et ses résonances, en fonction des contextes qui l’accueillent et la transmettent. La littérature, la philosophie, l’art sous toutes ses formes, la culture populaire ont affaire avec la capacité de transformation, d’adaptation, de résilience dont l’Antiquité est capable. L’Antiquité est un savoir à géométrie variable, modulable, un savoir qui a lui-même sa propre histoire, ses propres traditions qui varient, par exemple, entre les mondes anglophone, germanique ou latin. Or cette « fabrique de l’Antiquité » est indispensable pour l’étude de son devenir.

    Le colloque invitera donc les intervenants à proposer des contributions mettant au cœur de leur propos l’aspect réflexif sur les méthodes, les concepts, les objets en jeu dans les études réceptionnistes. Les communications pourront partir d’exemples et de dossiers particuliers, en servant de tremplin à une réflexion méthodologique plus large. Nous souhaiterions enfin dialoguer avec les chercheurs qui mobilisent ce concept pour l’étude d’autres époques et d’autres disciplines.

    Le colloque se déroulera sur cinq demi-journées, les quatre premières reprenant d’abord les trois grandes rubriques de la revue Anabases :

    * Historiographie et construction des identités culturelles (sur les discours et récits et les questions de légitimation, d’appropriation, de nationalisme ou d’héroïsation) ;
    * Traditions et (ré)inventions du patrimoine antique (par l’étude des textes, des images, des circuits et des passeurs) ;
    * Archéologie des savoirs et réseaux savants (analyse des archives et des correspondances, des institutions, des réseaux ou des courants et écoles).

    L’après-midi du deuxième jour sera réservé aux posters de doctorants. Enfin la conclusion prendra la forme d’une table ronde sur « les mots de la réception » (anachronisme, appropriations, imagination, réflexivité, invention, présentisme…).

    Le colloque aura lieu pour les 7-9 octobre 2020 et sa publication est prévue dans un numéro spécial d’Anabases dans l’année qui suit.

    Les propositions de communication ou de poster devront comporter un court CV, un titre, et un résumé (1 500 et 2 500 signes). Ces documents pourront être rédigés dans les langues d’Anabases (français, italien, espagnol, anglais et allemand) et sont à envoyer avant le 31 décembre 2019 aux organisateurs :

    Corinne Bonnet (corinne.bonnet@univ-tlse2.fr)

    Clément Bur (clement.bur@univ-jfc.fr)

    Anne-Hélène Klinger-Dollé (anne-helene.klinger-dolle@univ-tlse2.fr)

    Thibaud Lanfranchi (thibaud.lanfranchi@univ-tlse2.fr)

    Pascal Payen (payen@univ-tlse2.fr)


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  • La participation à la chose publique de l’Antiquité à la fin de la IIIe République

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    L’association « Réseau Iuris Historia », composée de doctorants en histoire du droit de la faculté de droit et de science politique d’Aix-Marseille Université organise un colloque les 5 et 6 décembre 2019 sur le site aixois de la faculté. Cette première rencontre portera sur la participation à la chose publique de l’Antiquité à la IIIe République. Cette manifestation réservée aux doctorants et docteurs récemment diplômés, a pour vocation d’offrir à de jeunes chercheurs, quelle que soit leur spécialisation juridique, la possibilité de se rencontrer et d’échanger sur des thèmes variés. Face à une dénonciation de plus en plus explicite d’un déficit démocratique des décisions politiques, la revendication du vote obligatoire est remise en lumière à l’heure où, paradoxalement, l’abstention grandissante semble former une nouvelle forme d’expression aux élections nationales. Ainsi, la question de la participation à la chose publique, au cœur de l’actualité, constitue une thématique déterminante depuis l’Antiquité. Ce large sujet a pour vocation de donner aux doctorants et jeunes docteurs des pistes de réflexion étendues sur la manière dont les hommes ont désigné, influencé ou encore interagi avec le pouvoir politique de l’Antiquité au début du 20e siècle.

    Face à une dénonciation de plus en plus explicite d’un déficit démocratique des décisions politiques, la revendication du vote obligatoire est remise en lumière à l’heure où, paradoxalement, l’abstention grandissante semble former une nouvelle forme d’expression aux élections nationales. Ainsi, la question de la participation à la chose publique, au cœur de l’actualité, constitue une thématique déterminante depuis l’Antiquité.

    Durant l’Antiquité la notion de participation populaire était une notion naissante, créatrice de concepts pérennes qui demeureront des sujets centraux de la réflexion en histoire du droit et des idées politiques. En effet, sous l’impulsion de l’idéal démocratique athénien initié par les réformes de Clisthène, malgré quelques fluctuations selon les cités et selon les époques, l’appartenance à la Cité antique s’accompagne bien souvent d’une participation active à la vie politique et constitue même un indicateur de sa prospérité. Toutefois, cet idéal peut être relativisé dans la mesure où la participation à la chose publique ne concerne qu’un faible pourcentage de la population.

    La monarchie absolue d’Ancien Régime semble annihiler d’emblée toute participation des sujets à la vie publique. Pourtant on retrouve de nombreuses expressions populaires au niveau local (communes, bonnes villes) ou encore lors de la convocation des États Généraux. La participation à la chose publique ne s’est jamais arrêtée mais elle ressurgit dans l’histoire des idées sous la plume des Lumières. Ainsi, à la Révolution, le droit de vote et la représentation des citoyens par le biais de l’Assemblée Nationale deviennent des sujets de débats incontournables tant on s’accorde sur le fait que le peuple doit prendre part à l’exercice du pouvoir. Du Tiers-État de Sieyès à l’évocation du mandat impératif de Rousseau, les moyens de donner une voix au peuple ou à la Nation sont âprement discutés. Une représentation nationale des citoyens s’impose, ces derniers élisant leurs représentants afin d’exprimer leur volonté.

    La période révolutionnaire ne met aucunement fin au débat autour de la participation. Les changements de régimes tout au long du XIXe siècle sont autant d’occasions de discuter de nouveau de l’étendue du suffrage et de ses enjeux. Il sera la plupart du temps censitaire malgré l’éclipse opérée par la IIe République en 1848. De nouvelles pratiques font leur apparition, comme le fameux plébiscite napoléonien.

    Enfin, l’avènement du républicanisme dès 1870 ancre définitivement l’idée de la nécessité de la participation et oriente le débat davantage sur ses modalités en métropole. Dans ce même temps les regards se tournent vers l’Outre-mer et les possessions que la France acquiert en Afrique et en Asie. La colonisation amène un nouveau débat : celui de l’intégration des populations indigènes à la plus grande France ainsi que leur rôle au sein du gouvernement des colonies.

    Ce large sujet a pour vocation de donner aux doctorants et jeunes docteurs des pistes de réflexion étendues sur la manière dont les hommes ont désigné, influencé ou encore interagi avec le pouvoir politique de l’Antiquité au début du 20e siècle.

    Modalités de soumission

    Les communications doivent être adressées à l’adresse suivante : iuris.historia@gmail.com.

    Elles ne devront pas excéder 400 mots. Elles devront être accompagnées d’un curriculum vitae. L’adhésion à l’association, d’un montant de 10 €, est obligatoire pour tous les participants au moment de l’acceptation de leur proposition.

    Les chercheurs intéressés doivent faire acte de candidature avant le 15 septembre 2019

    Les réponses seront adressées au plus tard le 10 octobre 2019.

    Les communications feront l’objet d’une publication en ligne sur le site de l’association.

    Comité scientifique

    Michel Ganzin, Professeur émérite, CERHIIP, Aix-Marseille Université
    Eric Gasparini, Professeur, CERHIIP, Aix Marseille Université
    Rahouadj Sarah, ATER, Aix Marseille Université
    Thomas Mozziconnacci, ATER, Aix Marseille Université
    Thomas Houcine, ATER, Aix Marseille Université
    Lisa Curé, Doctorante, Aix Marseille Université
    Pauline Guiragossian, Doctorante, Aix Marseille Université

    Plus d’informations.


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  • Colloque Esclandre – Scandalo

    Christophe MASSON, 26 août 2019

    Macerata, 5-6 octobre 2020

    Dans le dictionnaire Littré (Paris, Hachette, t. 2, 1874), le mot « esclandre » est ainsi défini : « Bruit scandaleux à propos de quelque accident fâcheux, désagréable ». L’esclandre est en effet relié à ce qui fait du tapage et éclate au grand jour, mais aussi à l’attitude de celui/celle qui agresse et querelle publiquement quelqu’un. Chez La Fontaine, l’esclandre se rapproche de la rixe ou bien de l’attaque menée contre quelqu’un qui n’est pas en mesure de se défendre.

    Dès le début, l’emploi du mot esclandre est donc amphibolique : d’un côté, il indique le comportement immoral qui suscite l’émoi de ceux qui assistent à un spectacle reprochable ; de l’autre, il fait référence à tout acte relevant d’une agressivité recherchée, afin de brouiller les pistes. Littré cite l’exemple suivant de Jean Froissart (XIVe siècle) : Et tous ces appareils et l’esclandre qui s’en faisoit estoient pour retraire hors le duc de Lancastre et sa route du royaume de Castille (II, III, 40).

    Cette ambiguïté remonte probablement à l’étymologie même du mot, σκάνδαλον /’skandalon/, qui signifie l’obstacle ou le piège (au sens matériel comme au figuré) posé pour faire tomber son rival ou sa proie. Le sens de scandale – ce qui suscite réprobation – est postérieur, mais le terme garde toujours l’aspect d’attaque ou de provocation insidieuse qu’il avait au début. En latin aussi, le sens originel est celui d’obstacle contre lequel on bute, de quelque chose qui s’interpose sur notre chemin.

    En italien, comme en latin et en français, scandalo indique tout d’abord ce qui fait obstacle, qui nous empêche de procéder ou qui nous fait tomber. Sur le plan spirituel, scandalo est l’obstacle posé expressément pour faire tomber quelqu’un, pour l’induire au péché. Le scandale a donc un côté ’actif’ – adopter un comportement qui nuit à autrui, le poussant à pêcher – et un côté ’passif’ – le fait de se scandaliser, de s’indigner, ce qui est également un péché, puisque celui qui est innocent ne voit pas le mal partout. On peut rappeler à ce sujet que dans l’Evangile de Mathieu (7, 1-23), les pharisiens accusent le Christ de ne pas respecter la tradition d’un point de vue éminemment formel et se scandalisent lorsqu’il réplique que ce sont eux qui ont hypocritement manipulé les commandements de Dieu.

    Le colloque Esclandre/Scandalo, dont les contributions seront réunies dans le n° 2 de la collection Regards croisés, entend explorer les différentes facettes d’esclandre/scandalo dans la littérature et les arts, en France comme en Italie, depuis le Moyen Age jusqu’à l’âge contemporain. Qu’est-ce que l’esclandre dans la représentation artistique ? Ce n’est pas simplement faire étalage de comportements non admis par la morale courante ou mettre en scène l’obscénité ; il s’agit plutôt de briser consciemment certains ’tabous’ relevant de conventions dans le domaine des genres pratiqués, des canons établis. Si l’esclandre est un objet auquel on se heurte, on peut classer sous cette notion toute provocation visant à remettre en question les stéréotypes culturels et sociologiques, les techniques rhétoriques, le principe d’imitation et l’idée même de la finalité de toute création artistique : il s’agira alors du sens actif du mot. D’un autre côté, l’esclandre est aussi la résistance aveugle ou hypocrite contre toute forme de modification, de changement qui pourrait ébranler le statut de monopole culturel, littéraire, idéologique, politique, de groupes ou d’individus : ce sera alors le sens passif qui sera exploré (le fait d’être scandalisé.e.s).

    Plusieurs angles d’attaque sont proposés :

    1. Esclandre en tant que réaction à des comportements considérés comme inadmissibles, voire nuisibles aux formes de pouvoir confortablement assises. Lorsqu’Alberti, dans sa Protesta, attaque les juges du « Certame Coronario », qui, en 1441, refusèrent de décerner le prix aux concurrents de la compétition en langue italienne, il attaque l’attitude scandalisée des humanistes florentins, persuadés que le vulgaire italien n’avait aucun avenir car seul le latin pouvait prétendre au statut de langue culturelle, et qui, sur la base de ces convictions, boycottèrent la manifestation.

    2. Esclandre comme remise en question de codes et principes hérités de la tradition, relativement à la fonction de la littérature. Le scandale constitué par la publication du Décaméron réside moins dans la représentation de l’adultère ou de la sexualité (d’ailleurs bien présents dans toute la littérature médiévale), que dans l’affirmation de l’idée de littérature comme delectare et non comme docere, ce qui va à l’encontre d’une tradition puisant ses sources dans l’Antiquité et adoptée par le Christianisme. Du coup, le scandale est celui que déclenchent certaines œuvres novatrices en leur temps, comme par ex. les pièces théatrales de Victor Hugo : la « Préface de Cromwell » (1827) théorise et défend avec virulence de nouveaux stylèmes formels et une nouvelle poétique ; on peut songer aussi à la « bataille d’Hernani » (1830), tout comme au scandale provoqué par la mise en scène de Ruy Blas (1838), toujours de V. Hugo. La mort de Sardanapale de Delacroix, en 1827, fait scandale par son bouleversement des « règles de la peinture », s’accompagnant de la représentation de la cruauté non dépourvue d’une sensualité troublante. On peut également évoquer les romans de certaines écrivaines africaines francophones (Mariama Bâ et Ken Bugul en premier), qui, au début des années 80, en donnant la voix aux femmes dans l’espace publique, rompent avec certains tabous et schémas tracés par la culture dominante.

    3. Esclandre comme remise en question de principes fondateurs de la vie en société. André Gide avec L’immoraliste (1902), Les caves du Vatican (1914), Les nourritures terrestres (1897 mais republié en 1927 avec une préface de l’auteur), propose un rejet de toute morale contraignante ; sa célèbre phrase dans Les Nourritures terrestres, « Familles, je vous hais », explique bien l’anathème qu’il prononce contre une société repliée sur des valeurs qu’il considérait comme dépassées. Dans la même période, Le diable au corps de Radiguet fait scandale à travers une histoire d’amour qui non seulement est adultère, mais se heurte au patriotisme affiché lors de la première guerre mondiale et au style de vie de la petite bourgeoisie.

    4. Esclandre comme moteur et dynamique d’un débat explicite, mené autour de points de vue qui s’affrontent. Au XVe siècle, la « querelle des femmes » oppose les tenants d’un idéal courtois périmé, condamnant l’image d’une « belle dame sans mercy » (comme celle chantée par Alain Chartier), et ceux ou celles qui défendent l’image de la femme (Christine de Pizan, Martin Le Franc) ; à la fin du XVIIe siècle, la « querelle des anciens et des modernes » met en perspective les points de vue d’écrivains qui voudraient s’affranchir des modèles d’une littérature encore imprégnée de canons classiques. En ce sens, au XVIIIe siècle, la polémique Orsi-Bouhours, où s’affrontent les partisans du français en tant que langue coïncidant avec la raison cartésienne et les partisans de l’italien, langue expressive et libre sur le plan syntaxique, mais également soucieuse d’une tradition remontant jusqu’à Dante, est le symptôme de la tension entre deux pays, l’un exerçant sa suprématie culturelle, l’autre en quête d’identité et désireux d’affirmer son indépendance au prix du rejet de la culture de son voisin.

    5. Esclandre comme représentation – relevant de l’ironie, de la technique du straniamento/distanciation – de situations, individus ou objets, destinée à dénoncer les stéréotypes culturels, les idées reçues, les préjugés de toute sorte. On peut citer à titre d’exemple la représentation de la foule pendant l’assaut aux fournils dans les Promessi Sposi : le « scandale » de l’émeute est mis en scène par le biais de la représentation déformée des individus et des objets qui deviennent, par-là, méconnaissables. La déformation des signes est particulièrement évidente dans le genre médiéval de la fatrasie, habité(e) par toutes sortes de bêtes, baleines ou batraciens, qui met le langage à rude épreuve et peut en quelque sorte rappeler certaines images – scandaleuses en ce sens – des peintures de Jérôme Bosch. L’esclandre se prête aussi à la dramatisation, par sa mise en scène dans le théâtre médiéval (moralités, sotties..).

    6. Esclandre comme usage non conventionnel de la langue et des codes formels de la représentation : l’attaque menée par Dante dans la Comédie au clergé corrompu s’appuie à la fois sur les comportements intolérables de l’Église et l’emploi d’un sarcasme acéré. C’est ce langage qui fait scandale, car la dénonciation de la corruption ecclésiastique n’est pas en elle-même une nouveauté entre XIIIe et XIVe siècles. Le langage est d’ailleurs le terrain idéal pour toute expérimentation formelle et signifiante : l’accumulation et la recherche lexicales caractérisent la langue de Joris-Karl Huysmans, qui, en rupture avec le naturalisme de Zola et ses « Soirées de Medan », signe un roman décadent tout à fait exceptionnel : À rebours. Le scandale est parfois dans l’originalité. Berlioz, avec son Benvenuto Cellini (1838), suscite l’incompréhension du public : Cellini apparaît comme l’artiste génial brisant les conventions de son époque, ce qui se traduit chez Berlioz par une partition insolite, expression d’un art révolutionnaire que les spectateurs français ne jugèrent que trop excentrique. La manipulation des structures linguistiques apparaît dès la fin des années 60, dans les romans de la majorité des écrivains subsahariens francophones qui, dans une intention glottopolitique, décident de « tropicaliser » la langue française, en d’autres termes de la « plier » aux structures des langues africaines (Ahmadou Kourouma en est l’exemple majeur).

    7. Esclandre comme représentation de l’obscénité à des fins polémiques. Eros e Priapo de Gadda, dont la prose virulente constitue le catalyseur d’une œuvre destinée à susciter « scandalo nei cuori pudibondi », selon les propres mots de l’auteur, emploie consciemment les références sexuelles obscènes pour faire remonter à la surface l’avilissement des consciences que le fascisme détermine. On peut songer au scandale provoqué par la protagoniste de La Vengeance d’une femme (Barbey d’Aurevilly, Diaboliques) : elle souhaite traîner dans la boue l’honneur de son noble mari – trop jaloux – par le choix d’un style de vie immoral qui l’amènera à mourir honteusement parmi les prostituées malades, à la Salpêtrière : l’esclandre y prend un tour paradoxal, une tonalité presque « morale ». D’autre part, l’obscénité, poursuivie à travers la représentation des corps ou des actes, peut métaphoriser la mutation des corps textuels ; au Moyen Âge, elle est susceptible de dire la « nouveauté » (Cent Nouvelles nouvelles, fabliaux).

    8. Esclandre comme coïncidence entre vie et œuvre, où l’une justifie et explique l’autre – le langage, même dans son âpreté, n’étant que le véhicule du sens, sans rien concéder à l’élaboration rhétorique. Pasolini revendique son désespoir, tel un scandale en guise de résistance, inséparable de son métier d’écrivain engagé (« E oggi, vi dirò, che non solo bisogna impegnarsi nello scrivere, / ma nel vivere : / bisogna resistere nello scandalo / e nella rabbia, più che mai, / ingenui come bestie al macello, / torbidi come vittime […] » ; Poeta delle ceneri – Who is me, in Bestemmia, Poesie disperse II, Milano, Garzanti, 1993). C’est le cas également des vies « maudites » : non seulement celles de Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais, pour le Moyen Âge, celle de François Villon : la coïncidence entre vie et œuvre paraît totale chez un auteur dont nous savons très peu et qui s’est plu à brouiller les pistes. Son histoire, peu honnête, marginale (étudiant, voleur, assassin), revit dans la reconstruction poétique qu’il en donne, où les confins entre persona et personnage historique restent flous. Dans ce cas, la langue est une fois de plus l’outil et le matériau d’une telle reconstruction.

    9. Esclandre comme clin d’œil, provocation énigmatique, se servant de moyens techniques disparates en mesure de fourvoyer et confondre le lecteur/spectateur. La peinture de De Chirico, métaphysique jusqu’à la fin des années 20 du XXe siècle, ne se prive pas, à partir de cette date, de l’expérimentation de tous les styles, à tel point que la critique n’a souvent pas su suivre l’évolution du peintre, se cantonnant à exposer ses premières œuvres comme si le reste de sa production n’avait pas de réel intérêt. D’autre part, De Chirico se présente comme semeur de scandales, à la fois pour les procès qu’il entame contre les organisateurs des vernissages de ses œuvres – il les accuse d’exposer des faux (des accusations qui se révéleront plus tard fondées) – et pour son ambiguïté politique vis-à-vis du fascisme. Céline, dans Voyage au bout de la nuit, de 1932, et Mort à crédit, de 1936, fustige la société moderne avec ses impostures et scandalise en même temps pour l’emploi d’une langue oralisée et argotique, mais également pour son biologisme (ou, si l’on veut, son racisme et antisémitisme qui prennent en 1937 des allures violentes et délirantes) et son engagement politique de droite – qui le repoussent aux marges du monde littéraire, malgré sa génialité, et qui divisent toujours la critique.

    * Les propositions de contribution doivent être envoyées avant le 30 mars 2020 à :
    Donatella Bisconti
    Cristina Schiavone

    * Organisateurs du colloque :

    Donatella Bisconti – UCA – IHRIM
    Daniela Fabiani – Università degli Studi di Macerata
    Luca Pierdominici – Università degli Studi di Macerata
    Cristina Schiavone – Università degli Studi di Macerata


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  • L’Angleterre médiévale, les "races" et le racisme

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    La revue Études Médiévales Anglaises (EMA) vous invite à soumettre un article pour son numéro 96 consacré aux notions de race et racisme. Les articles, en anglais ou en français, sont à envoyer à Elise Louviot avant le 30 novembre 2019 (informations ci-dessous). Nous recommandons aux auteurs intéressés de faire parvenir un titre et une brève description du contenu de leur article dès que possible.

    Les représentations de l’Angleterre médiévale (et du Moyen Âge européen plus généralement) dans la culture populaire ont tendance à promouvoir une vision simpliste des questions raciales. Le Moyen Âge est typiquement représenté soit comme uniformément blanc soit comme une période de conflit entre un monde chrétien blanc et un monde musulman arabe. De telles représentations sont extrêmement problématiques, non seulement parce qu’elles déforment la vérité (et c’est déjà en soi un problème sérieux), mais aussi parce qu’elles ont un impact sur le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et sur ce qui s’y passe : les mythes sur la « race anglo-saxonne », sur les croisades ou sur la chevalerie, pour ne prendre que quelques exemples, ont ainsi pu être utilisés et continuent à être utilisés pour promouvoir les intérêts de groupes racistes et/ou nationalistes des deux côtés de l’Atlantique.

    Les travaux de recherche consacrés à l’Angleterre médiévale n’ont pas toujours joué un rôle parfaitement innocent. Parfois, des médiévistes ont pu utiliser leurs travaux pour défendre des conceptions racistes et/ou nationalistes de l’Angleterre médiévale. Plus souvent encore, ils se sont simplement concentrés sur les faits et gestes d’hommes blancs, laissant dans l’obscurité l’existence et la contribution de toutes autres personnes. Ces dernières années, cependant, des travaux de plus en plus nombreux ont commencé à aborder la question et à fournir une vision plus précise et plus nuancée du Moyen Âge sur ce point.

    Ces travaux ont démontré la présence physique et, plus encore, l’importance culturelle (aussi bien dans la littérature, que les sciences ou l’iconographie) en Angleterre médiévale de personnes qui ne seraient pas considérées comme « blanches » aujourd’hui. Surtout, ils ont montré que ce qu’on appelle la race est une construction culturelle, par conséquent susceptible de prendre des significations différentes selon les époques. Ainsi, si la conception « scientifique » de la race qui nous est la plus familière n’était pas encore dominante au Moyen Âge, le concept de race lui-même, en tant que « tendance… à séparer les êtres humains en fonction de différences choisies de manière sélective et constituées en critères absolus et fondamentaux afin de distribuer les rôles et le pouvoir différentiellement selon les groupes humains » (Heng 2018, « tendency... to demarcate human beings through differences among humans that are selectively identified as absolute and fundamental, so as to distribute positions and powers differentially to human groups ») était bel et bien opérant en Angleterre au Moyen Âge et avait un impact sur différents groupes, notamment les Juifs et les Irlandais.

    Pour ce numéro d’Études Médiévales Anglaises, nous recherchons des articles sur tout sujet lié aux notions de race et de racisme dans le contexte de l’Angleterre médiévale. On pourra notamment traiter des questions suivantes :
    - la présence et le rôle de personnes racisées dans la société et la culture ;
    - les pratiques et les représentations racistes ;
    - comment le concept de race était compris à l’époque ;
    - les représentations racistes de l’Angleterre médiévale dans la culture populaire et la recherche ;
    - comment les questions de race et de racisme peuvent être abordées en classe ou dans le cadre d’expositions consacrées à l’Angleterre médiévale.

    Les articles, en anglais ou en français, seront à envoyer avant le 30 novembre 2019 à Elise Louviot elise.louviot@univ-reims.fr.

    Ils donneront lieu à une évaluation en double aveugle.

    La feuille de style est disponible sur le site de l’AMAES : https://amaes.jimdo.com/publications-de-l-amaes/notre-journal-ema/soumettre-un-article/

    Bibliographie indicative

    Cette sélection s’appuie pour une grande part sur la bibliographie compilée par les membres de Medievalists of Color ; une bibliographie plus complète est disponible sur leur site internet https://medievalistsofcolor.com.

    Akbari, Suzanne C. Idols in the East : European Representations of Islam and the Orient, 1100-1450 (Cornell University Press, 2009).

    Bartlett, Robert. “Medieval and Modern Concepts of Race and Ethnicity.” Journal of Medieval and Early Modern Studies 31 (2001), 39-55.

    Beckett, Katherine Scarfe. Anglo-Saxon Perceptions of the Islamic World. Cambridge Studies in Anglo-Saxon England 33 (Cambridge University Press, 2003).

    Cohen, Jeffrey J. “Race.” A Handbook of Middle English Studies, ed. Marion Turner (Chichester : Wiley Blackwell, 2013), 109-122.

    Eliav-Feldon, Miriam, Benjamin Isaac, and Joseph Ziegler, eds. The Origins of Racism in the West (Cambridge University Press, 2009).

    Goldberg, David. “The Development of the Idea of Race : Classical Paradigms and Medieval Elaborations.” International Journal of the Classical Tradition 5 (1999), 561–70.

    Green, Monica H. “The Diversity of Human Kind,” in A Cultural History of the Human Body in the Middle Ages (Oxford : Berg, 2010), 173-90 (notes, 268-71).

    Hahn, Thomas. “The Difference the Middle Ages Makes : Color and Race Before the Modern World.” Journal of Medieval and Early Modern Studies 31, no. 1 (2001), 1–37.

    Harris, Stephen J. Race and Ethnicity in Anglo-Saxon Literature (Routledge, 2004).

    Heng, Geraldine. The Invention of Race in the European Middle Ages (Cambridge University Press, 2018).

    Jordan, William C. “Why ‘Race’ ?” Journal of Medieval and Early Modern Studies 31, 1 (2001), 165-173.

    Lavezzo, Kathy. The Accommodated Jew : English Antisemitism from Bede to Milton (Cornell University Press, 2016).

    Mittman, Asa S. 2015, “Are the Monstrous ‘Races’ Races ?” Special Issue : “Making Race Matter in the Middle Ages” ed. Cord Whitaker. postmedieval 6:1 (2015), 36-51.

    Public Medievalist, special series on Race, Racism and The Middle Ages (2017-2018), https://www.publicmedievalist.com/race-racism-middle-ages-toc/

    Ramey, Lynn T., Black Legacies : Race and the European Middle Ages (University Press of Florida, 2014).

    Weeda, Claire. “Characteristics of Bodies and Ethnicity c. 900-1200”, Medieval Worlds 5 (2017), 95-112.

    Young, Helen. “Time and Place : Medievalism and Making Race.” Special Issue : Medievalism Now, The Year’s Work in Medievalism 28 (2013), 2-6.


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  • La mer Noire comme espace littéraire et culturel (II) : Peuples et communautés

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    Colloque international, 30 mars – 1 avril 2020

    Institutions organisatrices :

    Institut de littérature de l’Académie bulgare des sciences (Sofia) ;
    Département d’études romanes de l’Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » (Sofia) ;
    Université d’État Ilia (Tbilissi) ;
    Aix-Marseille Université (Aix-en-Provence, Marseille) ;
    INaLCO (Paris).

    Descriptif

    La littérature comparée a pour vocation de s’émanciper des découpages nationaux mais elle ne l’a assumé qu’au terme d’un long parcours. Dans une première phase, elle comparait tout en respectant les ensembles constitués par les traditions littéraires nationales et découpés par les langues. Ce n’est que dans une deuxième phase, récente, qu’elle s’est affranchie de ces limitations pour s’intéresser plutôt aux mouvements de circulation et de transfert des formes et des idées. Une perspective transnationale qui peut aller encore plus loin en adoptant une visée post-transnationale, appuyée sur une nouvelle méthodologie.

    Parmi les instruments notionnels de ce renouvellement figure le concept d’« espace littéraire », inspiré par la pensée deleuzienne de la déterritorialisation et par divers travaux en théorie littéraire. L’espace littéraire, dessiné au croisement de la géographie et de l’histoire, accueille plusieurs littératures et plusieurs langues, définies au niveau régional ou national, que rapproche un partage quant aux thèmes traités, aux discours véhiculés ou aux formes utilisées. Des exemples en sont fournis par la Caraïbe, la Méditerranée ou les Balkans, les deux premières ayant déjà bénéficié d’éclairages de cette nature.

    La mer Noire, et ses six pays limitrophes (Géorgie, Turquie, Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie), ses importantes villes portuaires, ses peuplements côtiers, sa richesse multiculturelle et son histoire remontant à l’Antiquité, offre exemplairement la possibilité d’être étudiée dans cette perspective.

    La mer Noire comme espace littéraire et culturel suppose une recherche de type inducto-déductif : un objet est placé dans un cadre pour être observé au cours d’un processus qui vient modifier le cadre. L’objet « mer Noire » est construit en tant qu’espace littéraire et culturel et, en retour, aide à définir la notion. Celle-ci, en effet, peut se comprendre selon trois éclairages. Le premier la considère comme un milieu, un espace accueillant en coexistence des littératures diverses de même qu’il abrite des cultures diverses ; le deuxième la traite comme un espace interactif croisant les littératures en une approche similaire à celle de Pascale Casanova ou Emily Apter ; le dernier l’aborde en tant que matrice d’imaginaire, s’appuyant sur la géocritique de Bertrand Westphal et la géographie littéraire de Sheila Hones. La combinaison de ces trois perspectives pourrait d’abord étayer l’hypothèse de la mer Noire comme civilisation, non au sens classique d’un système de valeurs collectif situé hiérarchiquement mais au sens d’un système-monde (Wallerstein) restreint au sein du système-monde global, et pourrait aussi offrir la possibilité de retrouver les manifestations d’une pareille civilisation dans les œuvres littéraires. L’espace littéraire et culturel implique un aller-retour entre matérialité et idéalité, entre histoire et mythe, ce que soutient le prisme méthodologique interdisciplinaire adopté.

    Ce colloque représente une deuxième étape d’une recherche collective ayant pour objectif d’étudier la mer Noire comme espace littéraire et culturel. C’est une suite du premier colloque « La mer Noire comme espace littéraire et culturel » (cf. appel à communication à l’adresse : https://afelsh.org/wp-content/uploads/2014/05/Appel-%C3%A0-comm.-Colloque-OCT.2018.pdf), tenu à Tbilissi du 25 au 27 octobre 2018, organisé par l’Université d’État Ilia à l’initiative de Monsieur Alexis Nuselovici, Professeur à Aix-Marseille Université.

    Le thème choisi pour ce deuxième colloque est « Peuples et communautés » et nous espérons que les communications s’inscriront parmi les 4 orientations suivantes :

    I. L’image de la mer Noire dans la construction culturelle et littéraire des identités nationales
    - Problématiques identitaires
    - Usage des patrimoines, des mémoires, des croyances et des religions
    - Phénomènes d’interculturalité
    - Contacts linguistiques, circulation des langues, traduction
    - Folklore

    II. L’émergence des littératures
    - La transmission du légendaire et de la mythologie gréco-romaine
    - La culture littéraire depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours
    - Les premières littératures nationales
    - Approches postcoloniales

    III. Les spatialités

    - Mer Noire, Europe, Asie
    - Société rurale et société urbaine
    - Approches intermédiales de la représentation de l’espace

    IV. Sémantique culturelle de la mer Noire

    - L’héritage impérial et le renouveau des significations symboliques et affectives de la mer Noire
    - Approches postcoloniales

    Les personnes souhaitant soumettre une proposition de communication sont priées d’indiquer explicitement l’orientation/les orientations dans laquelle/lesquelles s’inscrit leur proposition.

    Les langues du colloque sont le français, l’anglais et le bulgare.

    Les participants disposeront de 20 minutes pour leur présentation suivies de 10 minutes de débat.

    Toutes les communications présentées au colloque seront susceptibles d’être publiées après une évaluation par des pairs.

    Modalités de soumission et d’inscription

    Les propositions de communication comportant un résumé de 200 mots au minimum et de 300 mots au maximum, accompagné d’un titre, de 3 à 5 mots clés, de 3 à 10 références bibliographiques (les publications de l’auteur de la proposition sont à éviter), du volet thématique dans lequel s’inscrit la proposition, ainsi que d’une notice biobibliographique de l’auteur (de 50 à 100 mots, indiquant nécessairement son statut et son institution de rattachement), doivent être envoyées, comme pièces jointes au format Word, avant le 31 octobre 2019 à l’adresse suivante : BlackseaEsplitSofia2020@gmail.com.

    Chaque proposition fera l’objet d’une évaluation en double aveugle par deux membres du comité scientifique, qui décidera de son acceptation/rejet.

    Les auteurs seront informés de l’acceptation/du rejet de leurs propositions le 30 novembre 2019.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en bulgare seront priés d’envoyer des résumés détaillés (contenant 1000 mots au minimum) en français ou en anglais avant le 31 janvier 2020.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en français seront priés d’envoyer des résumés non abrégés de leur communication en anglais avant le 31 janvier 2020.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en anglais seront priés d’envoyer des résumés non abrégés de leur communication en français avant le 31 janvier 2020.

    Le programme du colloque sera publié en ligne le 20 février 2020.

    Le montant des frais d’inscription au colloque (au cas où il y en aurait) sera indiqué ultérieurement aux participants (le 1 janvier 2020 au plus tard).

    Direction scientifique du colloque

    Alexis Nuselovici, Aix-Marseille Université ; Mzago Dokhtourichvili, Université d’État Ilia ; Marie Vrinat-Nikolov, INaLCO ; Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences ; Zaal Andronikashvili, Université d’État Ilia et Centre de Littérature et de Culture de Berlin

    Comité d’organisation

    Mzagho Dokhturishvili, Université d’État Ilia ; Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences ; Alexis Nuselovici, Aix-Marseille Université ; Malinka Velinova, Département d’études romanes, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Marie Vrinat-Nikolov, INaLCO

    Comité scientifique

    Nino Abakelia, ethnologie, Université d’État Ilia ; Zaal Andronikashvili, études culturelles, Université d’État Ilia et Centre de Littérature et de Culture de Berlin ; Khatuna Béridzé, traductologie, Université d’État Chota Rustavéli de Batoumi ; Mzago Dokhtourichvili, philologie romane, Université d’État Ilia ; Inga Ghutidze, linguistique, Université d’État Ilia et Université d’État de Samtskhé-Javakhétie, Akhaltsikhé ; Adeline Grand-Clément, histoire grecque, Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès (à confirmer) ; Vessela Guenova, littérature française et traductologie, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Gelina Harlaftis, histoire, Université Ionienne, Corfou ; Marina Kavtaradzé, musicologie, Conservatoire d’État V. Sarajishvili de Tbilissi ; Amélia Litchéva, théorie littéraire, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Yordan Lyutskanov, littérature comparée, Institut de littérature de l’Académie bulgare des sciences ; Atinati Mamatsashvili, littérature comparée, Université d’État Ilia ; Alexis Nuselovici, littérature comparée, Aix-Marseille Université ; Avtandil Okrostsvaridze, géologie, Université d’État Ilia ; Yaşar Eyüp Özveren, histoire économique, Professeur Émérite, Université technique du Moyen-Orient, Ankara ; Cléo Protokhristova, littérature comparée, Université de Plovdiv ; Béla Tsipuria, littérature comparée, Université d’État Ilia ; Marie Vrinat-Nikolov, langue et littérature bulgares, traduction littéraire, Institut National des Langues et Civilisations Orientales.


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  • Collecter, collectionner, conserver

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    145e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, 22-25 avril 2020, Nantes

    Selon Krzysztof Pomian, la collection relèverait d’un « fait universel, coextensif dans le temps à Homo sapiens et attesté, fût-ce sous une forme rudimentaire, dans toutes les sociétés humaines ». Pour le muséologue Georges-Henri Rivière également, « premier peintre d’images rupestres et sculpteur de figurines sacrées, l’homme du Paléolithique est aussi le premier “collectionneur ». L’influence des travaux d’André Leroi-Gourhan est ici manifeste. Dans la grotte d’Arcy-sur-Cure, le préhistorien a pu discerner l’introduction par l’homme de Néandertal d’objets naturels (des fossiles et des minéraux) dans son habitat. Ces « dépôts volontaires » formeraient, selon Leroi-Gourhan, la forme la plus ancienne discernée de collection, avec toutes les dimensions symboliques portées par un acte de ce type : choix conscient de pièces, constitution d’embryons de séries et d’ensembles, souci de conservation et de protection du tout, représentation transcendant la matérialité et la valeur d’usage des objets. En rassemblant quelques menus objets, l’homme préhistorique aurait exprimé une réalité ontologique : la collection serait le propre de l’homme, une archive de sa relation au monde.

    Dans l’histoire, le Mouseion d’Alexandrie, la Pinacothèque d’Athènes, les collections des rois attalides ou celles des empereurs romains représentent autant d’expressions de ce trait distinctif et autant de jalons primitifs de futures collections publiques. Ces collections sont alors signe de pouvoir. Les trésors des princes et de l’Église au Moyen Âge (objets liturgiques et pièces d’orfèvrerie, reliques et livres ornés, pierres précieuses et bijoux), entre sphère privée et domaine public, vont ajouter une dimension spirituelle et vénale à ces collections. L’émergence des cabinets de curiosités, à la Renaissance, leur donne une configuration nouvelle. Il ne s’agit plus seulement de rassembler tableaux, livres, cartes et sculptures, mais aussi d’associer naturalia et artificialia dans un projet de connaissance. La collection est, à partir de la Renaissance, un sujet de représentations. Dans le même temps, elle bénéficie du développement du mécénat au profit de vastes collections d’art. Les souverains et leurs proches achètent en grand nombre des œuvres d’art et des objets, et des dynasties de collectionneurs se signalent. Apparaissent peu à peu la figure classique du collectionneur et des procédés nouveaux de circulation des pièces, comme la brocante sous la Régence. La période moderne semble essentielle pourpenser et constituer les collections, celles-ci posent la question de l’ordre du savoir, de la chronologie, de l’histoire, de l’ordonnancement du vivant. La Révolution française, en sécularisant les biens du clergé et en confisquant ceux des aristocrates émigrés, favorise le rattachement de nombreuses collections privées dans le patrimoine public et la circulation des objets – on estime à plus de dix millions le nombre de livres alors mis sur le marché. Les collections royales sont ainsi à l’origine de celles du musée du Louvre, de la Bibliothèque nationale, les naturalia de cabinets de curiosités rejoignent les collections du tout nouveau Muséum d’histoire naturelle.

    L’histoire culturelle montre que la pratique de la collection se développe et se démocratise de façon importante dans la première partie du XIXe siècle. Ce mouvement se dessine notamment sous l’influence des sociétés savantes, et au premier chef du CTHS avec sa Collection des documents inédits sur l’histoire de France, qui se multiplient à cette époque et encouragent cette pratique. La collection participe du bouleversement des hiérarchies sociales et de leurs expressions.

    Au XIXe siècle, lorsque la puissance financière change de mains, la constitution et la possession d’une collection intéressent d’autres classes sociales. Elle devient un marqueur social offrant au collectionneur un certain prestige. Elle illustre également la place nouvelle accordée à la sphère privée et au domicile en particulier. Elle prend place dans ce que l’historien Alain Corbin appelle le « musée intérieur » ou, sous d’autres formes, ce qu’Anne Muxel désigne à travers l’expression d’ego-musée, suggérant des enjeux identitaires plus discrets et intimes.

    Les travaux récents menés sur les conservations domestiques, des papiers de famille aux restes industriels, interrogent le devenir des patrimoines familiaux, locaux et collectifs, et donnent accès à des collectes et des collections d’autres types. Ces travaux montrent comment la pratique et la matérialité des collections, et les techniques d’attachement qui les animent, ouvrent des perspectives sur la construction du sujet et sur la narration de soi. Les objets collectionnés et conservés constituent des supports d’expression des identi- tés individuelles, familiales et collectives de petits groupes, exposés ou non au regard des autres, mais qui entrent cependant dans une appréhension plus intime et plus discrète des pratiques de collection.

    D’autres éléments participent également à l’essor des phénomènesde collection, comme les progrès techniques en matière de transports et de communications, le développement en parallèle des sciences de l’homme (archéologie, ethnologie, etc.). Chacun ouvre de nouveaux espaces et champs de curiosité.

    Dans le même temps, la collection devient objet public en entrant dans ces lieux de présentation, de démonstration et de conservation que sont les musées institutionnels (d’État ou autres) ou les sociétés savantes, dont certaines constituent leur propre musée local.

    Si elle est originellement liée au collectionneur et à sa liberté de constituer sa collection au gré de règles partagées ou personnelles, voire de ses rêveries, la collection, tant sur le plan des modalités d’acquisition des pièces que sur le plan de leur appropriation et de leur conservation, est aujourd’hui généralement soumise à un ensemble de règles strictes qui dépassent la seule question primordiale du respect du droit de propriété. Normes nationales et supranationales régulent dans un nombre important de domaines cette activité. Il s’agit par exemple des conventions internationales pour la protection de la faune sauvage (liste rouge de l’Union internationale pour la conserva- tion de la nature, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, etc.) ou des biens culturels en cas de conflit (Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, etc.), des restrictions à la circulation et à l’exportation des œuvres d’art, etc. En France, le principe d’inaliénabilité du domaine de la Couronne, hérité des lois fondamentales de l’Ancien Régime, se voit consacré à partir de la Révolution à travers la notion de patrimoine, valeur identitaire collective et nationale. Les collections des musées publics se trouvent alors placées sous la protection du principe d’inaliénabilité du domaine public, ce que consacrera le développement de la législation et de la réglementation en matière de patrimoine jusqu’à la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.

    Ce principe d’inaliénabilité n’est d’ailleurs pas propre à la France et concerne bien d’autres sociétés, pour lesquelles la définition de ce que l’on garde ou non joue un rôle central dans l’élaboration des identités individuelles et collectives et dans l’organisation des hiérarchies qui les traversent. De la sorte, la collection dans sa généralité et les passions qu’elle suscite conduisent à ce qu’elle soit l’une des activités les mieux partagées au monde, bien qu’elle n’ait pas partout les mêmes formes et ne soit pas dirigée par les mêmes logiques et intentions. Malgré ces différences, à l’heure où le monde est affecté par des transformations majeures, jamais, sans doute, autant de personnes et de dispositifs n’ont visé à conserver et agencer les traces des activités qui s’y déploient ou s’y sont déployées.

    En 2020, le congrès du CTHS se fixe pour objectif d’interroger, dans leur individualité ou leurs interactions, les actes, statuts, pratiques et temporalités constitutifs de l’histoire et de l’actualité des objets entrés en collection, quels que soient leur domaine intellectuel de rattachement, leurs formes ou leurs supports. Les termes collecter, collectionner, collections, collectionneurs, conservateurs, retenus comme éléments d’articulation de cet appel à communications, permettent d’envisager des questionnements résultant des perspectives les plus diverses, qu’elles relèvent de l’intime, du collectif, du passé, du présent, du tangible ou du symbolique.

    Quatre thèmes principaux guident cet appel à communications :

    * Quels objets (qu’est-ce qu’une collection ? Diversité de ces ensembles, etc.) ?
    * Quels acteurs (collecteurs, collectionneurs, conservateurs, institutions, etc.) ?
    * Quels objectifs et quels processus (genèse des collections entre ambitions, volontés et concours de circonstances, sens et usages, organiser la collection, rendre accessible la collection, collections et territoires, etc.) ?
    * Quel devenir pour les collections (histoire et économie des collections, l’ère du numérique, etc.) ?

    Collections
    Typologies

    La diversité infinie des collections existant dans le monde témoigne de l’universalité de ce fait social, aussi bien à l’égard des objets naturels que des objets manufacturés. Le congrès sera l’occasion de saisir les spécificités, dans le temps et dans l’espace, des champs couverts par cette pratique. Ainsi, les collections peuvent être scientifiques, techniques, archéologiques, historiques, artistiques, ethnographiques, bibliophiliques, immatérielles, etc.

    Par ailleurs, ne sont pas uniquement à considérer ici les collections publiques, mais aussi les collections privées, qu’elles soient le fait d’un particulier, amateur éclairé ou bien conseillé, ou qu’elles relèvent du seul registre de l’accumulation, même si une frontière nette n’est pas toujours facile à établir ; souvent il y a eu confusion ou entrecroisement dans leur destinée.

    Les travaux menés sur les patrimonialisations ou les musées privés ont permis de mettre en évidence les procédures qui conduisent à la reconnaissance d’ensembles institués en collection. A contrario, avec l’essor de la notion de patrimoine culturel immatériel, les musées sont confrontés à l’élargisse - ment des typologies d’objets dignes d’entrer en collection et aux enjeux de leur collecte, s’agissant par exemple d’éléments sonores ou éphémères comme dans le cas de collectes sensorielles.

    Si les collections princières ou les figures de grands collectionneurs privés renvoient à la mise en série d’objets jugés extraordinaires, que les œuvres d’art exemplifient, des collections d’objets plus ordinaires, du timbre-poste aux boules à neige, mettent en évidence des usages populaires de la collection.

    Celles-ci permettent de poser les différences, les liens et les recouvrements entre la collection comme acte de distinction sociale et l’accumulation comme geste technique de connaissance. Elles ouvrent une vaste enquête comparative sur les motifs et les mobiles des usages des collections d’objets divers qui s’éclairent dès lors plus par les contextes d’apparition et les redéfinitions de leurs statuts. L’histoire des musées d’ethnographie européenne renvoie ainsi au rassemblement d’objets qui, avant d’être institués en collection, ont en premier lieu été accumulés et conservés dans une remise, un grenier ou une résidence secondaire. L’ethnologie du patrimoine a également mis en évidence l’importance du processus qui prélude à la genèse de l’objet de collection, posant la question de ses typologies. Cette attention typologique fait aussi référence de façon générale aux procédés qui sont ceux de la collection, conçue comme modalité par laquelle des objets passent d’un système de classification à un autre.

    Lieux fermés, lieux ouverts

    Au-delà d’utiles descriptions de ces regroupements d’objets, plusieurs problématiques peuvent être identifiées.

    Les caractéristiques, raisons, intentions, pratiques, objets et contextes de la mise en collection doivent être étudiés, de même que les modes de gestion et de valorisation, notamment l’inventaire, la mise en liste, le catalogage, le récolement.

    L’accessibilité et les conditions de conservation des collections privées doivent être prises en considération. Lorsque celles-ci sont ouvertes, à quels buts et modalités cet accès obéit-il ?

    L’histoire des lieux de collection doit aussi être interrogée. Comment l’identité et les formes de ces lieux ont-elles évolué au cours des derniers siècles, du cabinet de curiosités privé du notable – où le fait de montrer ou dissimuler, de voir ou toucher répondait aussi à des règles de sociabilité – aux institutions scientifiques publiques d’aujourd’hui, jusqu’aux lieux de vie populaires ? Comment la notion de musée, très liée à l’origine à celle d’un patrimoine, dans sa dimension nationale ou locale, émergea-t-elle, puis évolua-t-elle d’un lieu de seule conservation à un lieu de fabrication et de diffusion de la connaissance ? Quelle place est-elle accordée aux publics dans les musées ? Quels sont ces publics dans leurs diversités et leurs rapports aux musées (publics dits éloignés, études des publics, etc.) ? Au total, il apparaît nécessaire de questionner les conditions intellectuelles, politiques, économiques et muséographiques de ces évolutions et leurs développements actuels. D’un modèle élitiste à un musée conçu selon les attentes supposées de ce public, des galeries d’exposition immuables à la vogue des expositions blockbusters, de la primauté scientifique à l’impératif scénographique, de la mission didactique au musée de tous et à l’occultation des collections, c’est la question de l’identité et du rôle du musée dans la société et de ses collections qu’il convient d’interroger.

    Cette histoire des lieux doit prendre en compte de nouvelles configurations autour de la localisation des musées dans l’espace, de la manière dont ils contribuent à compléter une offre culturelle, à dynamiser le territoire, à incarner une politique nationale voire internationale. Comment répondre à la notion de zones blanches culturelles (Mission pour la circulation des collections nationales, musées hors les murs, etc.) ? Comment les nouveaux musées permettent-ils de développer de nouvelles centralités culturelles à l’étranger (Louvre Abu Dhabi) ou en province (Louvre Lens, Centre Pompidou Metz) ?

    Parce que la collection comporte dans sa définition même la dimension de conservation, celle-ci relève d’intentions et de méthodes qui se sont for- gées au gré du temps et ont connu des évolutions, et dont l’histoire doit être étudiée dans ses principes mais également dans sa matérialité et sa technicité. Les formes matérielles de la conservation et de l’exposition (armoires, vitrines, tablettes, boîtes, etc.) et leurs transformations (déménagements, etc.) peuvent influer sur le sort de la collection, sa perception. La prise en compte de cette archéologie des collections est une condition nécessaire pour mieux comprendre ces ensembles, dans l’enchevêtrement de leurs statuts, classements et reclassements successifs, pertes et manques, et imaginer de nouvelles mises en valeur.

    La diversité des lieux pose aussi la question des espaces dédiés aux collections. Quid des encombrements domestiques ou des maisons converties en musées mais aussi des espaces d’archivage numérique, du dossier d’ordinateur aux réseaux sociaux ?

    Le modèle des galeries envisagées par les musées comme des lieux tout autant d’exposition que de conservation est aujourd’hui dépassé au profit de solutions fondées sur une logique autre conduisant parfois à l’externalisation des réserves. La mise en collection et la mise en exposition sont devenues des actions distinctes. Qu’en est-il de l’évolution des intentions et des méthodes depuis que des lieux d’exposition existent, quels sont les enjeux actuels ? Quels rapports nouveaux cette dichotomie récente entre exposition et conservation a-t-elle induits ? Quelles influences observe-t-on sur les politiques de gestion (acquisitions, prêts et dépôts) et de valorisation ?

    Les collections comme terrains de recherches

    En tant qu’ensemble construit, la collection peut donner lieu à des tra- vaux sur les ressorts et les modalités de sa constitution. Les interrogations ne se limitent d’ailleurs pas aux objets réunis ou au lieu de leur réunion, mais peuvent aussi concerner la personne du collectionneur. De plus, il arrive que le collectionneur engage lui-même une démarche d’analyse ou d’enquête, ou que la collection soit le produit d’une telle démarche, comme ce fut particu- lièrement le cas pour les archéologues ou les ethnologues par exemple, sans parler des naturalistes, dont le développement de leur discipline est très lié à la collecte. Cela peut ainsi donner lieu, dans le cadre d’un renouvellement des regards et des problématiques, à ce que l’enquête dont la collection procède devienne elle-même le sujet d’une enquête.

    Les collections constituent aussi un matériel (objets, écrits, etc.) sur lequel s’appuient l’historien, le géographe, l’archéologue, l’ethnologue, le naturaliste, de manière ponctuelle mais aussi de manière globale, quand une collection devient le départ d’une problématique scientifique. Dans l’histoire de l’art ou dans l’histoire des techniques, il arrive aussi que le collectionneur se fasse historien, comme dans le cas d’Eduard Fuchs analysé par Walter Benjamin.

    À l’instar de Claude Lévi-Strauss ou d’André Leroi-Gourhan, par exemple, des ethnologues peuvent aussi être collectionneurs. Le congrès sera l’occasion de confronter des travaux historiques concernant des périodes ou des thématiques diverses, mais qui sont des témoins de cet aspect de plus en plus important de la recherche historique. En effet, il correspond à un élargissement des ressources historiennes, particulièrement vivace depuis les années 1970. Mais, plus largement,les collections conservées par les institutions muséales scientifiques posent la question de leur pérennité scientifique. Dans leurs modes de gestion et de conservation, l’enjeu est de conserver à des ensembles qualifiés d’historiques ou de patrimoniaux leur pleine valeur d’objets scientifiques et leur place dans les problématiques de la recherche contemporaine. La nécessité de documenter les collections apparaît de plus en plus aux musées comme une étape consubstantielle à leur mission de conservation et le préalable à la recherche. Les dispositifs mis en place par la Bibliothèque nationale de France, le musée du Quai-Branly – Jacques-Chirac ou le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, qui permettent aux chercheurs ou à des artistes de revenir sur les collections pour en documenter l’histoire ou pour en donner une nouvelle interprétation, sont maintenant courants et mériteraient une analyse détaillée. Il en est de même des relectures des collections du passé à la lumière des interrogations scientifiques du présent, de leur enrichissement ou des nouvelles attentes sociétales.

    Dans cette perspective, les collections sont un témoin irremplaçable des espèces disparues. Elles sont ainsi devenues un élément pour comprendre, sur un temps long, des processus et des interactions qui concernent plusieurs domaines scientifiques. Le congrès permettra de présenter et de faire un état de cet intérêt nécessaire pour les collections du passé, dont nous mesurons plus que jamais la pertinence d’une longue conservation patiente.

    Historicisée, la collection acquiert une dimension supplémentaire. Elle peut alors aborder différemment des questions éthiques, comme la conservation et l’exposition des restes humains, et politiques, les restitutions ou toutes les formes de restauration de monuments ou d’objets qui posent de nombreux problèmes techniques (anastyloses par exemple), juridiques, scientifiques, de conservation, etc.
    Objets collectionnés, objets en collection

    La collection est aussi fondée sur un rapport particulier aux objets. Elle déplace en effet certains d’entre eux de leur cadre initial et les positionne dans un ensemble qui transforme leurs fonction et sens. Ce travail de déplacement fonctionnel et sémantique vaut tout autant pour les contextes liés à des pratiques ordinaires et à des objets intimes que pour les procédures de la collection dans ses formes instituées. Ces opérations de mise en collection ne font pas que réunir des objets. Elles les constituent aussi en tant que tels, en transformant les relations qu’ils pouvaient avoir avec leurs possesseurs et utilisateurs antérieurs ainsi qu’avec d’autres objets et avec des contextes liés à leur emploi.

    Ce travail de séparation et de déplacement, de détachement, qui constitue l’objet en tant qu’objet et en tant qu’objet de collection, amène à ce qu’il soit réinscrit dans des catégories particulières. Il peut être traité comme une sorte de fétiche, comme une curiosité (les mirabilia des cabinets du même nom), comme un spécimen référé à une taxinomie et à une classe d’objets analogues, ou être renvoyé à une singularité dont la valeur est perçue comme universelle, à l’image des objets d’art, qui sont à la fois pensés comme le pro- duit du génie d’un créateur singulier et rapportés à l’universalité accordée à la valeur artistique.

    On peut considérer que, loin d’être des classes étanches de traitement des choses, ces catégories d’appréhension de l’objet collecté font système, et que, au cours de leur vie sociale, les objets peuvent passer d’un état à un autre. De même, ce caractère systématique vaut bien sûr pour la collection elle-même qui, en tant qu’unité constituée, peut aussi relever d’une approche biographique. Une telle lecture peut donner lieu à une prise en compte de la capacité qu’ont les objets à participer fortement à la structuration des identités individuelles et collectives. Sous cet angle, sujets et objets de collection se constituent ensemble. Des points de vue de ce type sont donc une invitation à interroger les conditions qui organisent l’évidence de notre rapport aux objets, ainsi que le traitement qui leur est appliqué via les opérations de mise en collection. Ils visent aussi à tenir compte des mécanismes de structuration des relations que ces derniers entretiennent entre eux ainsi qu’à l’égard des acteurs de leur entrée en collection.

    Collecter/collectionner, collectionneurs, conservateurs

    Collecter/collectionner

    Le fait de collecter s’exprime dans de nombreuses activités humaines. L’analyse historique de ce phénomène devra prendre en compte les formes et cadres les plus divers de cette collecte : expéditions et missions de toutes natures (militaires, scientifiques, archéologiques, commerciales, participatives, etc.), fouilles, collectes opportunistes, programmes concertés de collecte d’objets et de témoignages, enquêtes locales ou nationales, etc. Mais il faudra également prendre en considération la place d’autres façons d’appropriation par les voies classiques, comme les échanges, achats, ventes, dons, legs et héritages, etc., ou par des voies moins ordinaires comme les cadeaux diplomatiques (par exemple la girafe de Charles X), les prises de guerre, etc. Enfin, il est important d’étudier la collection et les pièces qui la composent comme des objets donnant fréquemment matière à activité commerciale.

    Mais collecter n’est pas forcément collectionner. Collectionner suppose que l’action de collecte soit transformée par le filtre d’intentions, par la vision d’un processus classificatoire aux ressorts complexes que n’envisage pas forcément le collecteur initial.

    Le classement est un projet ; il a une histoire, une ontologie aux effets induits – le classement crée des continuités, des discontinuités, des frontières, des exclusions (guides touristiques, guides gastronomiques, etc.) –, un espace (cartographie, inventaire de la biodiversité, réserves et parc naturels, etc.).

    Or, malgré une proximité évidente, les regards du collectionneur et du conservateur se nourrissent d’oppositions. Passe-t-on obligatoirement de la collecte à la collection et comment ? Par quels processus matériels et intellectuels ? Le mot collection est polysémique et désigne des situations différentes. D’abord, c’est l’« action de réunir, recueillir, rassembler », puis le résultat de cette action, « ce qui a été réuni, recueilli » ; enfin, un « ensemble d’éléments groupés en raison de certains points communs ». À ce stade interviennent des éléments en relation avec la curiosité du collecteur ou la qualité culturelle, documentaire ou artistique des objets réunis, le mot collection désignant alors un « ensemble non fini (le plus souvent classé) d’objets réunis par un amateur, en raison de leur valeur scientifique, artistique, esthétique, documentaire, affective ou vénale ». Il est intéressant de s’interroger sur le moment charnière où l’on passe de l’« action de réunir, recueillir, rassembler » à l’en- semble constitué d’objets que la mutation du regard porté sur eux, différent et parfois éloigné ou ignorant des intentions du collecteur originel, détourne du marqueur primitivement assigné et patrimonialise en une collection au sens que nous connaissons dans nos actuels établissements de conservation.

    De ce point de vue, on peut mettre en parallèle le processus qui aboutit à la collection avec celui de l’archivage. Les archives, certes, sont à l’origine des dépôts secrets et, jusqu’à nos jours, elles fondent leur pratique sur l’antithèse de la collection – l’archiviste n’interviendrait pas avec sa subjectivité dans le choix de ce qui arrive aux archives. Mais, comme le collectionneur, l’archiviste du xixe siècle reclasse, trie, sélectionne, suit et suscite des intérêts nouveaux, multiplie les séries factices. Les activités de nombreux archivistes leur permettent ainsi, à travers la collecte des archives privées et des objets du patrimoine (antiquités et objets d’arts, liens avec des musées, sigillographie, ethnographie, etc.), d’assouvir leur goût de la collection ou de nourrir celui du public, cependant que la législation archivistique enregistre les avancées de la législation patrimoniale et muséale, mouvement accéléré par la création du ministère de la Culture.

    Les collectionneurs et les conservateurs forment le bout d’une chaîne et la fin – même si celle-ci peut parfois être provisoire – de circulations. En amont, c’est tout un monde d’acteurs qui est mobilisé pour rechercher, repérer, expertiser, négocier, acheter et acheminer les objets et les produits. Cet ensemble est composé de professions très variées : militaires, personnels diplomatiques, négociants, courtiers, représentants, capitaines de navires, antiquaires, experts, assureurs, commissaires-priseurs, historiens, naturalistes, artistes, porteurs de projets associatifs, professionnels ou amateurs, etc. Saisir les maillons de ces chaînes et leur mise en réseau se situe au cœur de l’analyse de la constitution des collections. Cet éclairage porté sur les acteurs et les circuits d’approvisionnement permet d’envisager la collecte comme un marché où compétition et conflits sont souvent présents, y compris dans la manière de faire collection (sociologie de la collection). Classiquement, ces tensions renvoient à la rareté et la singularité des objets souhaités par les collectionneurs et les conservateurs, à des effets de mode ou de renouvellement des opérations poursuivies par les réseaux marchands. La collection relève aussi de l’histoire économique (constitution, entretien, vente, évaluation, transmission) et technique (bâtiments, pièces, meubles, étiquetage, relations avec l’imprimerie, etc.). Quels dispositifs encouragent les collectes et comment leurs aspirations entrent- elles en relation les unes avec les autres ? Quels liens nouent-ils avec des pratiques scientifiques, des institutions patrimoniales ou des collectionneurs ? Comment sont organisés les principes de cette collecte, qui bien souvent, au sein de diverses activités associatives et de pratiques amateurs, accorde une valeur en soi aux éléments collectés, comme témoignage brut d’une réalité, sans nécessairement référer ces matériaux à un objet scientifiquement construit via un protocole d’enquête, à la façon de l’activité scientifique ?

    Les collectionneurs

    À la diversité des collections vient s’ajouter celle des types de collectionneurs, encore une fois tant dans le temps que dans l’espace. L’histoire des collectionneurs et l’analyse de leurs intentions peuvent sans doute remonter à la Préhistoire. Si le collectionneur entretient sa relation au monde au travers des objets rassemblés et conservés, en se développant, cette relation a acquis une dimension sociale et politique, comme dans le cas des voyageurs naturalistes et explorateurs (des collecteurs) qui alimentèrent les collections contenues dans les cabinets d’histoire naturelle des souverains ou de personnes fortunées (des collectionneurs), notamment à partir du XVIe siècle. L’action de ces collectionneurs s’intègre donc dans une histoire complexe dont la compréhension est nécessaire pour donner du sens aux collections elles-mêmes.

    La collection devenant au XIXe siècle une pratique plus diffuse dans le tissu social, à la fois démocratisée et plus individuelle, il convient de s’interroger sur sa signification en révélant et en analysant les différents traits sociologiques et psychologiques des collectionneurs, y compris dans leurs rapports avec certains intermédiaires (galeristes, commissaires-priseurs, libraires, comptoirs d’histoire naturelle, etc.). Il est impossible de dessiner un portrait-robot du collectionneur. Même si certains archétypes ont été esquissés, le succès des Collections et collectionneurs de Paul Eudel ou celui des Collectionneurs de Maurice Rheims n’entrouvrant en leur temps qu’une fenêtre sur un fait social complexe, ces collectionneurs sont bien loin de constituer, en réalité, une population homogène et spontanément identifiable. Des individualités variées (de l’amateur éclairé au scientifique en passant par le dilettante), avec des psychologies, des formations et des motivations différentes, des usages divers, des réseaux complexes, sont à l’œuvre et en évolution, au gré des modes et des goûts des époques ou des classes sociales. Une relation complexe se tisse entre l’objet et le collectionneur. Comment devient-on collectionneur ? Et pourquoi ne l’est-on pas ? Quelle relation le musée et le collectionneur entretiennent-ils ? Comment envisager le marchand lui-même parfois collectionneur ? Comment et selon quels ressorts psychologiques et sociaux le collectionneur envisage- t-il le devenir de sa collection (dispersion par la vente, don, dévolution successorale) ? L’histoire des collections et des collectionneurs se doit d’analyser cette complexité y compris dans ses évolutions sociales. Si le naturaliste collectionneur du XIXe siècle était issu essentiellement des classes supérieures de la société, celui-ci a aujourd’hui souvent cédé la place à des représentants de classes plus modestes, actant ainsi une démocratisation du savoir.

    Les conservateurs

    L’institutionnalisation de la pratique de la collection a conduit à la constitution et à la reconnaissance de compétences spécifiques et a fait se développer une véritable professionnalisation de la conservation. Celle-ci possède une histoire longue, dont les débuts ne sont pas sans lien avec le développement des grandes collections, notamment les cabinets d’histoire naturelle.

    Les musées, les archives et les bibliothèques appellent donc une histoire des professions qui leur sont associées (conservateurs, restaurateurs, gardiens de salle, médiateurs, etc.) en considérant aussi bien leurs statuts que leurs missions et leurs formations, et l’évolution de celles-ci.

    Dans le cadre de cette histoire, le cas des conservateurs revêt une importance particulière, tant il incarne à la fois l’intention et les moyens que l’État attribue aux musées. Mais c’est bien une diversité des soins et regards de tous les professionnels de l’espace muséal sur les collections qui mérite d’être interrogée dans ses interactions (médiation et collections, interventions des conservateurs sur les collections, etc.).

    Au-delà, sur le plan de la conservation et de l’accessibilité des collections, de nouvelles interrogations se font jour. Il s’agit, entre autres, des problématiques liées à la dématérialisation des pièces et de leurs attributs (numérisation des objets, indexation, mise en ligne, 3D, etc.), ou du rôle des collections dans la constitution des mémoires et des identités.

    À cet égard, les spoliations et les demandes de restitution (œuvres et restes humains conservés dans les collections publiques) viennent aujourd’hui questionner collectivement cette universalité de la collection et des principes de normalisation établis sur les plans national et international.

    Références

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    Brigitte Derlon, Monique Jeudy-Ballini, La passion de l’art primitif. Enquête sur les collectionneurs, Paris, Gallimard, 2008.

    Christian Hottin, Claudie Voisenat (dir.), Le tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016.

    Voir, entre autres, l’accord de Washington (2001) et la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation ; Felwine Sarr, Bénédicte Savoy, « Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain. Vers une nouvelle éthique relationnelle », 2018.

    Jean-Claude Ameisen, Pierre Le Coz (rapporteurs), « Avis no 111. Avis sur les problèmes éthiques posés par l’utilisation des cadavres à des fins de conservation ou d’exposition muséale », Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, 7 janvier 2010.

    Ont participé à la rédaction de cet appel à communications

    * les membres de la section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, dont Évelyne Barbin, Éric Buffetaut, Marie-Sophie Corcy, Christiane Demeulenaere-Douyère, Arnaud Hurel, Olivier Raveux, Jérôme Tabouelle, Stéphane Tirard ;
    * les membres de la section Sciences géographiques et environnement, dont François Bart, Brigitte Bertoncello, Chantal Blanc-Pamard, Olivier Morel, Jean-Claude Raynal, Hélène Richard ;
    * les membres de la section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, dont Arnauld Chandivert, Véronique Dassié, Cyril Isnart ;
    * les membres de la section Histoire et philologie des civilisations médiévales, dont Bruno Laurioux ;
    * les membres de la section Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions ;
    * les membres de la section Archéologie et histoire de l’art des civilisa-tions médiévales et modernes dont François Blary, Sandra Costa, Judith Förstel, Pierre-Yves Le Pogam, Florian Meunier.

    Modalités de soumission

    Le congrès est ouvert à tout public.
    Les propositions de communications (un résumé de la communication de 1 000 signes, soit une demi-page ; tout texte dépassant 1000 signes sera renvoyé) doivent être adressées avant le 15 octobre 2019 directement en ligne sur le site du CTHS à la page http://cths.fr/co/formulaire.php?ca=12 ou via une fiche d’inscription en lettres capitales et la retourner avant le 15 octobre 2019 à CTHS – 145e congrès – 110 rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07 (à partir du 1er septembre 2019 à CTHS, Campus Condorcet, 14, cours des Humanités, 93 322 AUBERVILLIERS Cedex) ou par messagerie électronique à congres@cths.fr.

    Le Comité étudiera en novembre 2019 toutes les propositions de communication. Il peut écarter celles ne lui paraissant pas convenir, sans avoir à motiver sa décision.

    Les droits d’inscription seront alors remboursés, sur demande, avant le 1er mars 2020 (de même si un congressiste annule sa participation).

    Les communications acceptées seront affichées sur le site cths.fr, début 2020, par thème, par jour, par auteur (à la page : http://cths.fr/co/).

    Vous serez également informé-e-s personnellement par messagerie électronique.

    Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge par le CTHS.

    Le temps de parole est fixé à 15 minutes par communication, de manière à laisser place ensuite aux débats (5-10 minutes).

    Contact : congres@cths.fr - 06 30 71 35 55. Le secrétariat du congrès est fermé le vendredi et du 13 au 29 août.

    Commission congrès 2020

    Les membres de la section « Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle » présidée par HUREL Arnaud

    dont

    Mme BARBIN Évelyne
    BUFFETAUT Éric
    Mme CORCY Marie-Sophie
    Mme DEMEULENAERE-DOUYÈRE Christiane
    RAVEUX Olivier
    TABOUELLE Jérôme
    TIRARD Stéphane

    Les membres de la section « Sciences géographiques et environnement » présidée par Mme RICHARD Hélène

    dont

    BART François
    Mme BERTONCELLO Brigitte
    Mme BLANC-PAMARD Chantal
    RAYNAL Jean-Claude Docteur en géographie

    Les membres de la section « Archéologie et histoire de l’art des civilisations médiévales et modernes » présidée par BLARY François

    dont
    Mme COSTA Sandra
    Mme FÖRSTEL Judith
    LE POGAM Pierre-Yves
    MEUNIER Florian

    Les membres de la section « Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions » présidée par BOURDIN Philippe

    dont

    MARTIN Philippe

    Les membres de la section « Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales » présidée par Mme CHEVALIER Sophie et CHANDIVERT Arnauld

    dont

    Mme DASSIÉ Véronique Ethnologue
    ISNART Cyril

    Les membres de la session « Histoire contemporaine et du temps présent » Présidée par NOUGARET Roger Archiviste-paléographe,

    dont

    Mme CHARMASSON Thérèse
    Mme GAZIELLO Catherine

    Les membres de la section « Histoire et philologie des civilisations médiévales » Présidée par LAURIOUX Bruno

    Les membres de la section « Préhistoire et protohistoire » Présidée par DUTOUR Olivier

    dont

    Mme LOUBOUTIN Catherine

    Plus d’informations et inscriptions.


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  • Héritages culturels européens - L’Europe comme héritage conflictuel, intellectuel et symbolique

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    IIIe journée des jeunes chercheurs du Centre de recherche en histoire européenne comparée, Université Paris-Est Créteil, 6 décembre 2019

    Quand l’auteur chrétien anonyme de la Chronique mozarabe utilise le substantif « Européens » pour nommer les soldats francs ayant repoussé les troupes omeyyades en 732, il cherche à désigner un groupe hétéroclite encore indistinct, défini principalement par son altérité par rapport aux troupes musulmanes. Le choix de se rattacher à un vocable géographique alors neutre est révélateur de la difficulté de définir un socle culturel commun, qui ne se distingue alors que dans le rapport à l’altérité. Une première définition est avancée au Moyen Âge, celle d’une Europe se confondant avec la Chrétienté, unie par l’héritage judéo-chrétien et les racines gréco-latines. Cette idée, avancée entre autres par le pape Pie II dans son traité De Europa (1458), se construit surtout encore en opposition avec une menace extérieure, la puissance ottomane. Mais l’idée d’Europe ne va pas de soi : elle se construit aussi sur des héritages fragiles, fantasmés, remodelés. L’Empire romain, fréquemment invoqué comme socle culturel commun des Européens, allait bien au-delà de la Méditerranée, s’étant largement implanté en Asie et en Afrique, tout en ne recouvrant pas une grande partie de l’Europe actuelle. Face au choix du latin comme langue commune des intellectuels de l’Occident médiéval, le grec demeure la lingua franca d’une partie de l’Est de l’Europe. D’autres langues, comme par exemple l’arabe à partir du VIIe siècle, jouent un rôle important dans les échanges culturels européens.

    La construction symbolique, intellectuelle et mémorielle de l’Europe est donc un phénomène qui peut varier selon les acteurs, les espaces et le temps. Nombre de moments historiques qui sont présentés comme un héritage partagé des Européens peuvent ainsi être questionnés : les Croisades, la Renaissance, les Lumières ou encore la colonisation ne formeraient plus des blocs, mais seraient interprétés selon les circonstances, que ce soit dans le passé ou dans le présent. L’administration, la diplomatie, la politique ou encore la culture font lien comme ils peuvent opposer. Jusqu’où cet héritage politique, culturel et religieux est-il aujourd’hui partagé ? Quels conflits, mémoriels et symboliques, se jouent autour de l’idée d’Europe ?

    L’idée d’Europe se charge donc de symbolique et explore son passé, à la recherche de racines réelles, construites ou fantasmées. Encore aujourd’hui, dans le contexte des élections et de la montée des nationalismes, la définition culturelle de l’Europe et de ses héritages continue de se poser avec acuité, interrogeant sur les limites de cet héritage partagé.

    Cette journée d’études cherche à se concentrer sur trois aspects fondamentaux :

    * un héritage intellectuel : les intellectuels et les philosophes, depuis le Moyen Âge, sont des acteurs essentiels de la construction d’un héritage européen au travers de leurs discours, de leurs parcours personnels ou encore de leurs choix politiques, n’hésitant pas à relire le passé, en particulier antique, à l’aune de leurs ambitions et sensibilités.
    * un héritage symbolique : l’idée d’Europe s’incarne à travers des représentations dans la mythologie, la littérature, l’iconographie ou encore l’architecture. Programme idéologique assumé ou résultante accidentelle de trajectoires personnelles, la représentation apparaît comme un domaine fécond de la construction de l’Europe.
    * un héritage conflictuel : une Europe construite par ses frontières et ses résistances internes, que celles-ci soient militaires ou plus individuelles. L’idée européenne est faite également de personnes et d’institutions qui n’ont pas voulu s’identifier à cet héritage, qui revendiquent un parcours différent et ont pu se sentir opprimées par des idées qui n’étaient pas les leurs.

    Ces différents axes n’ont pas vocation à couvrir tout le champ des réflexions sur ce qu’est l’Europe aujourd’hui, mais bien à offrir matières à réflexion sur la notion d’héritage. Cette journée d’études se place au cœur des problématiques abordées par le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée (CRHEC), laboratoire d’Histoire rattaché à l’Université de Paris-Est Créteil. Elle a pour objectif de présenter les travaux de jeunes chercheuses et chercheurs en Histoire. Proposée par les doctorantes et les doctorants du CRHEC, elle est également ouverte aux jeunes chercheurs ayant récemment achevé et/ou soutenu leur thèse.

    Modalités de soumission

    Les propositions de communications peuvent être envoyées jusqu’au 20 octobre à l’adresse suivante : journeedoctorantcrhec@gmail.com.

    Les réponses seront connues au début du mois novembre et la journée se déroulera le 6 décembre.

    Les résumés sans titres ne doivent pas dépasser 1000 caractères (espaces compris) et doivent être accompagnés d’une courte présentation de l’auteur et d’une bibliographie de quelques titres. Les communications ne doivent pas excéder une vingtaine de minutes.

    Comité d’organisation

    Gabriel REDON, doctorant en Histoire médiévale à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Clarisse TESSON, normalienne (ENS Lyon) et doctorante en histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Marine TESSON, doctorante en Histoire ancienne à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Pauline SPYCHALA, doctorante en Histoire médiévale à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC) et à la Westfälische Wilhelms-Universität Münster.


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  • Les jeudis de l’art

    Christophe MASSON, 1er août 2019

    Argumentaire - Arts et sciences

    Pour la neuvième année consécutive, les Jeudis de l’art, cycle de conférences en histoire de l’art gratuit et ouvert à tous, se dérouleront à l’Institut Catholique de Paris. Ils s’étendront sur les deux semestres de l’année universitaire 2019-2020 (entre octobre et avril). Dans le cadre des cursus de licence et de master de la Faculté des Lettres, ces rencontres régulières veulent apporter un complément aux enseignements généraux en abordant des sujets plus spécifiques, et créer un lieu d’échanges interdisciplinaires entre étudiants, enseignants et public extérieur.

    Pour cette nouvelle année, le thème retenu est « arts et sciences ». L’incendie de Notre Dame de Paris, en avril 2019, rappelle combien les liens unissant le monde des arts et celui des sciences peuvent être forts. L’analyse de l’état général de la structure ainsi que le débat sur la restauration ou la reconstruction de la toiture et de la flèche mettent justement l’accent sur ce rapport privilégié. De ce fait, la charpente disparue ainsi que l’ensemble de la construction ont fait l’objet d’une modélisation 3D, réalisée par Art Graphique & Patrimoine (AGP)1, particulièrement importante pour comprendre aussi bien les données architecturales qu’architectoniques. Cette relation indéfectible entre arts et sciences existe depuis longtemps et la distinction souvent faite entre les deux, c’est-à-dire entre la recherche du Beau par l’émotion d’un côté et la recherche de la vérité par la raison de l’autre, n’est qu’un principe d’organisation pratique qui ne demande aujourd’hui qu’à être de nouveau bousculé2. Déjà selon la Métaphysique d’Aristote, « c’est par l’expérience que progressent la science et l’art » ; artistes et scientifiques sont alors chacun à la recherche de nouveaux moyens pour retrouver ou retranscrire une réalité observée ou éprouvée.

    Dans le monde antique et même encore médiéval, l’art est une émanation d’une technologie employée pour une fonction précise. L’Acropole d’Athènes est ainsi tout à la fois un chef d’œuvre de l’architecture et de la sculpture grecque et une merveille d’ingénierie scientifique. Léonard de Vinci a, dès la Renaissance, allié dans ses recherches l’art et la science comme étant les deux faces d’une même créativité. Plus récemment, une étude, menée par Danah Henriksen à la Michigan State University, souligne que l’intégration d’un enseignement artistique à l’enseignement scientifique favoriserait le renforcement de l’apprentissage mais permettrait surtout de développer une ouverture d’esprit et une imagination, toutes deux propices à de nouvelles explorations intellectuelles3. Dans ce cadre-là, il parait particulièrement intéressant d’analyser les relations des arts et des sciences montrant une infinité d’interactions possibles. De nos jours par exemple, les recherches autour du transhumanisme, défini par Julian Huxley (1957), consistent à utiliser la science et la technologie au profit d’une amélioration de l’humain. Ainsi l’artiste australien Stelarc, propose une réflexion sur l’art, la biologie et la robotique au travers de performances où il explore le corps et ses limites.

    Autour de ces grandes lignes, nous souhaitons créer des rencontres qui permettront de voir combien arts et sciences sont intrinsèquement liés. Les communications attendues pourront porter sur le traitement des sciences par l’art, de l’Antiquité à nos jours, comme le font par exemple les manuscrits médiévaux du Physiologus ou les recherches de l’impressionnisme scientifique au XIXe siècle. De même, nous serons sensibles aux réflexions portant sur la science mise au service de l’art et de l’histoire au travers notamment de l’archéologie, de la restauration ou de l’intervention sur les œuvres, mais aussi sur l’influence de l’innovation scientifique dans la création artistique, comme ce fut le projet de l’organisation Experiments in Art and Technology qui, dans les années 1960-70 avait pour but de créer des collaborations entre artistes et ingénieurs.

    Six séances sont prévues, de 18h30 à 20h, un jeudi par mois (à savoir les 17 octobre, 14 novembre, 12 décembre 2019 et les 6 février, 12 mars et 23 avril 2019). Elles permettront à deux ou trois intervenants de se retrouver autour d’une thématique commune que nous déterminerons en fonction des propositions de communication reçues. Le but est de créer une discussion entre les différents participants, mais aussi avec le public. D’ailleurs, pour permettre à ce dernier de prendre part au débat plus aisément, nous mettons à sa disposition sur notre page dédiée sur le site internet de l’Institut catholique de Paris (www.icp.fr) des éléments d’informations qui lui donneront certaines clés de compréhension, et par la suite d’approfondissement, pour aborder de tels sujets.

    Conditions de soumission

    Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, restaurateurs, philosophes mais aussi artistes (peintres, cinéastes, illustrateurs, etc.), ingénieurs, scientifiques (mais toujours en lien avec l’art) sont les bienvenus dans la mesure où les présentations proposées sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue ou d’une connaissance qui puisse mettre en relief les problématiques que vous aborderez.

    Chaque intervention devra durer 25 minutes environ et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant auditeurs libres et étudiants de licence et de master, et adapter leur discours en conséquence.

    Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV réduit/courte biographie + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : jeudisdelart@icp.fr, avant le lundi 2 septembre 2019. Merci également d’indiquer les possibles dates auxquelles vous ne pourriez pas être présent et de prévoir une image libre de droit qui pourrait illustrer l’affiche de votre séance.

    Comité scientifique

    Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de conférences :
    Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (chargé d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP).
    Elisabeth RUCHAUD (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).
    Valérie RUF-FRAISSINET (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP).
    Anastasia SIMONIELLO (chargée d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP, Paris I et ENS Louis-Lumière).

    Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des six séances prévues, afin de créer une dynamique favorable aux échanges.

    1 - http://www.artgp.fr/?lang=fr (consulté le 29 juin 2019)
    2 - CARTER David « Art et science même combat ! » carnets de culture 2014 https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2014/04/08/art-science-meme-combat (consulté le 30 juin 2019)
    3 - HENRIKSEN Danah « Full STEAM Ahead : Creativity in Excellent STEM Teaching Practices » in The STEAM Journal, vol 1 Issue 2 Article 15 https://scholarship.claremont.edu/steam/vol1/iss2/15/ (consulté 29 juin 2019)


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  • Travailler dans l’agriculture. Nouvelle revue du travail

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    Depuis le début des années 2000, les recherches sur les groupes sociaux d’agriculteurs ont connu un certain renouveau, comme en témoigne la parution de plusieurs publications collectives. A partir d’approches variées (sociologie politique, sociologie de l’éducation, sociologie de la famille et du genre, sociologie économique, sociologie du travail, sociologie des migrations, etc.), ces travaux ont actualisé les connaissances des modalités de fonctionnement des entreprises familiales agricoles (Revue d’études en agriculture et environnement, 2008), du positionnement social des agriculteurs dans la France contemporaine (Sociétés contemporaines, 2014) et des enjeux de leur représentation professionnelle (Politix, 2013). Ils ont aussi mis au jour les transformations des modèles productifs (Terrains et Travaux, 2012), les enjeux du travail saisonnier en Europe (Études rurales, 2008), ou encore les transformations des « mondes agricoles » sous l’effet de la globalisation (Hervieu et Purseigle, 2009).

    L’enjeu de ce Corpus « Travailler dans l’agriculture » est de contribuer à ce renouveau en adoptant une approche centrée sur le travail et l’emploi des travailleurs et travailleuses agricoles, qu’ils soient indépendants ou salariés. Il s’agit de proposer un état dynamique des transformations professionnelles qui traversent ces groupes sociaux, pour rendre compte de la manière dont elles s’intègrent aux évolutions plus larges de l’emploi et du travail contemporains.

    Trois axes de réflexion nous intéressent plus particulièrement, ces derniers pouvant être traités indépendamment ou de manière conjointe :

    1. Mutations des formes d’emploi dans le secteur agricole
    2. Trajectoires socio-professionnelles des travailleurs et travailleuses agricoles
    3. Organisation et conditions de travail dans le secteur agricole

    Mutations des formes d’emploi dans le secteur agricole

    À l’instar de l’ensemble du marché du travail, le secteur agricole n’est pas épargné par les mutations des formes d’emploi, y compris dans les spécificités qui lui sont propres. La progression du travail salarié dans les exploitations depuis la fin des années 1980 doit être reliée aux évolutions socio-économiques qui caractérisent le secteur agricole depuis plusieurs décennies (déclin du nombre d’exploitations et augmentation de leur taille[5]), à la place des femmes sur le marché du travail (intégration au marché du travail, élévation du niveau de diplôme) et dans les familles agricoles (montée de l’hétérogamie conjugale, des unions libres et des divorces), ou encore aux transformations générales des formes d’emploi (montée de l’intérim et des formes d’emploi précaire[6]). Elle s’applique également de manière différenciée selon les pays, les secteurs agricoles et les types d’exploitation envisagés.

    Ces mutations des formes d’emploi dans le secteur agricole sont à documenter : comment et pourquoi le salariat se développe-t-il ? Quelles sont les modalités de salarisation ? Comment les employeurs et employeuses agricoles les utilisent-ils ? Jouent-ils pour eux-mêmes avec les formes d’emploi – notamment avec l’encadrement juridique du travail indépendant – au fil de leur trajectoire sociale ? Quelles catégories d’agriculteurs ont recours au salariat non familial et/ou à l’externalisation du travail (CUMA, entreprises de travaux agricoles, service de remplacement, etc.) ? À quelles justifications productives, techniques ou économiques ces transformations répondent-elles ? Comment sont-elles mises en place ?

    Salariés permanents, saisonniers, intérimaires, partagés, détachés : il s’agit également de donner à voir qui sont les salariés non familiaux des exploitations agricoles et quelles sont leurs conditions d’emploi. Comment le salariat non familial s’articule-t-il avec l’activité familiale – régulièrement non salarié, voire non déclaré – sur les exploitations ? Quelles divisions sociales du travail – qu’elles soient de classe, de genre ou de race – ces transformations engendrent-elles ?

    Trajectoires socio-professionnelles des travailleurs et travailleuses agricoles

    Comme l’ensemble des actif.ve.s, les travailleurs et travailleuses agricoles ont vu leur niveau de qualification s’accroître. Cette hausse du niveau de qualification est le produit d’injonctions familiales (les parents agriculteurs poussant leurs enfants à poursuivre leurs études), mais aussi institutionnelles (une partie des aides accordées par l’État pouvant être accordée sous condition de l’obtention d’un diplôme de niveau baccalauréat). Il ne s’agira pas ici de fournir une nouvelle démonstration de l’hétérogénéité sociale des agriculteurs et agricultrices, mais plutôt de s’intéresser aux contenus et aux effets des formations suivies sur l’activité et la trajectoire des travailleurs et travailleuses agricoles.

    Deux thématiques nous intéresseront plus particulièrement dans cette étude des trajectoires socio-professionnelles : on pourra en amont étudier la manière dont les formations, et notamment celles préparant au travail agricole, socialisent les étudiant.e.s à leur futur professionnel. Vers quels types de montage juridico-économique et/ou modalités d’emploi orientent-elles les futurs agriculteurs et agricultrices (indépendance ? Salariat ? Formes sociétaires d’exploitations ? Externalisation du travail ?) ? Quels modes de production valorisent-elles (conventionnelle, biologique, intensif, extensif, etc.) ? Quelle vision du métier encouragent-elles ? Comment cherchent-elles à redessiner les pratiques professionnelles en agriculture ?

    Une seconde thématique, en aval, portera sur les trajectoires d’entrée en agriculture, en interrogeant notamment leurs liens avec les formations suivies. Comment les agriculteurs, indépendants ou salariés, viennent-ils à l’agriculture ? Quel est leur parcours social ? Les modalités de la transmission du métier au sein des familles agricoles sont bien connues, mais on sait moins comment les instances éducatives contribuent à forger les destins professionnels des futurs travailleurs agricoles. Comment leur formation façonne-t-elle les formes d’emploi endossées et leurs temporalités (salariat de court terme pour faire son expérience ou installation immédiate à son compte) ? Dans quelle mesure oriente-t-elle les choix technico-économiques et plus globalement les modes de production adoptés ? Ou encore les manières d’articuler travail professionnel et vie familiale ? Dans quelle mesure leur socialisation scolaire, et les orientations qu’elle suscite convergent-elles avec leur socialisation familiale et le travail en famille au fil des parcours ? Quel est le rôle des formations non agricoles sur les trajectoires et les pratiques professionnelles ?

    Organisation et conditions de travail dans le secteur agricole

    Agriculture de firme, spécialisation, intensification et standardisation des activités agricoles, montée de l’agriculture biologique, territorialisation et labellisation des productions, etc. : le secteur agricole est traversé par des transformations productives et socio-économiques que l’on peut qualifier de divergentes, et qui tendent à tout le moins à complexifier un secteur historiquement marqué par son hétérogénéité. Ce troisième axe de réflexion visera à investir les formes d’organisation du travail et des conditions de travail induites par ces transformations, et à en documenter les fondements sociologiques.

    Comment les organisations de travail agricoles évoluent-elles ? En quoi les transformations des modes de production (intensification et standardisation ou à l’inverse singularisation et désintensification) impactent-elles la structure de la main-d’œuvre et la division du travail sur les exploitations ? Quelles transformations techniques, qu’il s’agisse de l’utilisation de machines-outils, des pratiques de culture ou d’élevage, ou encore de l’utilisation d’intrants chimiques de synthèse, ces évolutions induisent-elles ? À quelles justifications économiques, commerciales, écologiques ou professionnelles répondent-elles ? Dans quels types d’exploitations s’observent-elles ? Quels types de compétences mobilisent-elles chez les travailleurs et travailleuses ? Comment y font-ils face – ou non ?

    Les transformations des modes de production en agriculture sont aussi à interroger sous l’angle des évolutions des conditions de travail qu’elles impliquent : comment les travailleurs et travailleuses agricoles tiennent-ils dans leur travail ? Comment entretiennent-ils leur capital physique au long cours ? Comment envisagent-ils les risques et maladies professionnelles (notamment liées à l’usage de produits chimiques) ? Comment sont-ils formés aux pratiques préventives, par les instances professionnelles et/ou les employeurs ? Dans quelle mesure ces pratiques sont-elles mobilisées dans le travail au quotidien ?

    Ces trois axes de réflexion pourront être investis à partir de terrains locaux, nationaux mais aussi internationaux. Les transformations décrites ne sont pas propres à l’agriculture française, et l’exploration du travail agricole dans d’autres cadres nationaux comme les comparaisons internationales, venant nourrir l’étude des effets de la globalisation sur le travail en agriculture, sera appréciée.

    Modalités de soumission

    Cet appel à articles concerne tous les chercheur.se.s en sciences sociales (historiens, géographes, sociologues, économistes, philosophes, anthropologues, etc.). Les articles ne dépasseront pas 45 000 signes (espaces, notes de bas de page et bibliographie compris) et sont à adresser avant le 12 décembre 2019 à nrtravail@gmail.com en suivant les modalités et les normes de présentation précisées à la rubrique « Soumission et évaluation » du site de la NRT : nrt.revues.org

    Coordination

    Julie Landour[1], Emmanuelle Leclerq[2], Madlyne Samak[3] et Ariel Sevilla[4]

    Notes

    [1] Chercheure au CREAPT, attachée au Centre d’Études de l’Emploi et du Travail (CNAM)

    [2] MCF en sociologie à l’université de Reims-Champagne Ardenne, Centre d’Études et de Recherches sur les Emplois et les Professionnalisations.

    [3] MCF en sociologie à l’Institut national universitaire Champollion d’Albi, LISST-CERS.

    [4] MCF en sociologie à l’université de Reims-Champagne Ardenne, Centre d’Études et de Recherches sur les Emplois et les Professionnalisations.

    [5] Voir sur ce point les dernières données de l’AGRESTE.

    [6] Voir par exemple le numéro 5 de La Nouvelle Revue du Travail.


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  • La recherche en archivistique. La Gazette des archives

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    Fruit d’une réflexion ayant mûri pendant le dernier mandat et en écho avec les idées développées par Patrice Marcilloux dans la chronique « L’œil du chercheur » du numéro 129 d’Archivistes ! intitulée « La recherche en archivistique rêve ou nécessité ? », l’engagement de l’AAF dans une action de soutien à la recherche en archivistique va prendre plusieurs aspects. Ainsi, une aide financière sera proposée par l’association qui prévoit également de consacrer le numéro de printemps 2020 de La Gazette des archives, la revue scientifique de l’Association des archivistes français, à ce sujet.

    Pour ce numéro, les axes de réflexion suivants ont été identifiés :

    *- Un premier volet sera consacré à la description des initiatives actuellement en cours de la part de grandes institutions, d’universités, de collectivités ou encore d’organismes privés pour développer la recherche. Notre souhait est de faire appel aux acteurs de terrain pour décrire ce qui marche, comme la recherche utilisant des sources d’archives notamment, et ce qui peine à émerger sur des domaines plus métier alors que la formation des futurs professionnels pourrait en être enrichie.
    *- Un second volet traitera plus particulièrement de la recherche sur l’archivistique elle-même, en faisant un état des lieux des champs couverts à l’heure actuelle et de ceux qui restent en déshérence, en attirant l’attention sur le fait que ce qui évoque les différents aspects du métier fait appel à l’interdisciplinarité (histoire, droit, informatique...). Un article sur l’archivistique en tant que science ou non pourrait introduire questionnement et débat. Des travaux déjà réalisés pourraient y être évoqués. Enfin, dans cette partie serait décrite l’initiative de l’AAF et le chercheur ayant reçu une aide serait invité à détailler son travail.
    *- Dans la troisième partie des perspectives pourraient être ouvertes avec la recherche en Europe et à l’international et sur ce qui permettrait à la recherche en archivistique française/francophone de trouver une dynamique durable.
    Modalités de soumission

    Si cette problématique vous intéresse vous êtes chaleureusement invité.e.s à proposer une contribution et, si vous en avez la possibilité, une aide pour la coordination d’ici le 1er octobre au plus tard auprès du pôle Éditions de l’Association des archivistes français ainsi que de Dominique Naud et Hélène Chambefort (editions@archivistes.org, nauddominique@orange.fr, helene.chambefort@inserm.fr).

    Coordinatrices du numéro

    Hélène Chambefort, première vice-présidente de l’AAF aux compétences et aux métiers
    Dominique Naud, vice-présidente de l’AAF à la communication et aux médias


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  • Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, enjeux, méthodes

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    « Le dix-neuvième siècle fut, dans une assez large mesure, à l’égard du Moyen Âge, ce que le seizième siècle avait été à l’égard de l’Antiquité gréco-romaine » : ainsi Michel de Bouärd introduisait-il, en 1975, son Manuel d’archéologie médiévale (M. de Bouärd, Manuel d’archéologie médiévale. De la fouille à l’histoire, Paris : Sedes, 1975).

    La fondation par François Guizot de l’Inspection générale des Monuments historiques, en 1830, et du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, en 1834, accompagna une prise de conscience patrimoniale (P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire : la nation **. Le territoire, l’état, le patrimoine, Paris : Gallimard, 1986) et l’émergence des disciplines nouvelles (E. et J. Gran-Aymerich, « L’archéologie au CNRS : origine et mise en place », reprint des Cahiers pour l’histoire du CNRS, n° 9, 1990, http://www.histcnrs.fr/pdf/cahierscnrs/gran-aymerich.pdf ; L. Therrien, L’histoire de l’art en France : genèse d’une discipline universitaire, Paris : CTHS, 1998 ; S. Talenti, L’histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline (1863-1914), Paris : Picard, 2000). La création d’une chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes, à Paris, dès 1847, marquait symboliquement la reconnaissance du monument comme un objet digne d’intérêt dans un champ de recherches jusque-là focalisé sur les sources d’archives. Les nombreux voyages que Prosper Mérimée effectua dans toute la France, pour les Monuments historiques, avec l’appui des institutions locales et des sociétés savantes, témoignent en outre de l’ampleur nationale de l’entreprise. Les questionnaires envoyés à toutes les communes françaises par le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, sous la direction de Narcisse-Achille Salvandy, en 1838 et en 1847, trahissent quant à eux la priorité que l’État accordait alors au patrimoine médiéval (X. Charmes, Le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (histoire et documents), Paris : Imprimerie nationale, 1886, 2 vol.). Cette politique patrimoniale, largement centralisée, se poursuivit pendant la seconde moitié du XIXe siècle et, dès les années 1880, la création de nouveaux cours et la multiplication des sociétés savantes (J.-P. Chaline, Sociabilité et érudition en France : les sociétés savantes en France aux XIXe et XXe siècles, Paris : CTHS, 1995) favorisaient l’étude des monuments médiévaux et, surtout, des édifices chrétiens.

    En province, la situation était pourtant très inégale d’une région à l’autre tant elle dépendait des initiatives d’individus isolés ou intégrés dans des sociétés savantes. Véritable « laboratoire de recherches », la Normandie fit figure d’exception grâce aux travaux précurseurs d’Arcisse de Caumont qui fonda aussi, en 1834, la Société Française d’Archéologie. Sans être délaissées, d’autres régions, ne connaissaient pourtant pas le même engouement pour l’étude des monuments du Moyen Âge. Dans des villes comme Vienne ou Lyon, le phénomène s’explique sans doute par la prégnance de l’archéologie antique. Ainsi les travaux consacrés à la Bourgogne et au Lyonnais par Joseph Bard, qui se définissait comme un « monumentaliste », n’eurent-ils que des répercussions limitées comme le suggèrent, à la fin de ses deux ouvrages majeurs (J. Bard, Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon, précédée d’instructions sur l’archéologie sacrée dans la province ecclésiastique de cette métropole et dans une partie de celle de Besançon et suivie d’études sur divers types et sous-types d’architecture burgondo-lyonnaise, choisis dans nos diocèses du sud-est, Lyon : Revue du Lyonnais, 1842 ; Idem, Derniers mélanges d’archéologie sacrée, Lyon : Chambet fils, 1847), les listes de souscripteurs où les acteurs de l’érudition régionale brillent par leur absence. À la charnière du XIXe et du XXe siècle, la situation avait pourtant évolué à Lyon grâce à l’apparition d’un enseignement régional de l’histoire de l’art médiéval, à la faculté de lettres et à l’école des Beaux-Arts, mais aussi grâce à la multiplication des sociétés savantes et à leur intérêt nouveau pour les monuments du Moyen Âge. Mais il s’agissait là de deux mondes parallèles, dont les membres ne se fréquentaient guère et ne collaboraient pas.

    L’histoire de l’architecture médiévale fut donc écrite, à partir du milieu du XIXe siècle, par des hommes dont la formation, le parcours professionnel et les objectifs étaient variés. De fait, ils élaborèrent chacun leurs méthodes d’analyse et leurs grilles de lecture du bâti médiéval, lesquelles sont à l’origine de nos pratiques en histoire de l’art et en archéologie. S’intéresser à ces hommes et à leurs travaux : tel est l’objet de la journée d’études Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, méthodes et enjeux.

    Actuellement, le regard porté sur l’architecture médiévale au XIXe siècle est un thème fédérateur en Europe. De nombreux travaux traitent en particulier du point de vue des architectes restaurateurs qui, à l’image d’Eugène Viollet-le-Duc, intervinrent sur des édifices médiévaux ((Voir, par exemple, B. Phalip et J.-Fr. Luneau (dir.), Restaurer au XIXe s. (I-II), Clermont-Ferrand : Presses universitaires Blaise Pascal, 2012-2013 ; A. Timbert, Restaurer et bâtir : Viollet-le-Duc en Bourgogne, Villeneuve-d’Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2013. Voir aussi, plus récemment, le colloque international organisé sous la direction de M. Piavaux, Cl. Houbart et A. Timbert, Matériaux, métiers et techniques. Vers une histoire matérielle du chantier de restauration (1830-1914), Paris-Liège-Namur, décembre 2017, ainsi que le séminaire organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art et l’Université de Picardie Jules Verne : Construire, restaurer, détruire : les chantiers du XVIIIe au XXe siècle, février-juin 2018.)). Cette journée d’études s’inscrit dans cette dynamique tout en élargissant les perspectives : elle ne traitera pas de personnalités exceptionnelles, intervenues sur des chantiers prestigieux, au sein de grandes cités, mais plutôt des figures dont les travaux sont restés confidentiels, ne sont pas passés à la postérité, mais sont pourtant des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. Par leur profession (architectes départementaux ou diocésains) ou simplement par passion (érudits, historiens locaux), ils furent des hommes de terrain s’attachant à décrire, dessiner et comprendre ici une petite église rurale, là les vestiges d’un donjon. Il s’agit, en somme, de s’affranchir du cas exceptionnel pour s’intéresser davantage au quotidien d’hommes ancrés dans leur territoire, un quotidien sans doute plus révélateur des sociétés elles-mêmes. Parmi eux, les érudits qui, à l’image du père Camille de la Croix pour le Poitou ((J.-M. Guillouët et N. Faucherre, « Des archéologues au service de la foi ? Le père de la Croix à Saint-Philibert-de-Grandlieu et le chanoine d’Urville à Nantes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 118-3 | 2011, mis en ligne le 30 novembre 2013, consulté le 19 mars 2019. http://journals.openedition.org/abpo/2071 ; DOI : 10.4000/abpo.2071 Voir aussi le travail collectif en cours sur les archives de cet érudit, sous la direction de N. Dieudonné-Glad, à l’Université de Poitiers : http://sha.univ-poitiers.fr/histoire-art-archeologie/enseignants/conferences-et-valorisation/archives-de-camille-de-la-croix-pretre-et-archeologue-1831-1911/)), sillonnaient inlassablement leur région, retiendront particulièrement l’attention. Leur documentation, encore largement délaissée, constitue « un maillon fondamental dans la transmission de connaissances » comme l’ont montré, pour les savants des XVIIe et XVIIIe siècles, les communications proposées lors d’une récente journée d’études (Journées organisées par Jérémy Delmulle et Haude Morvan, Les médiévistes face à la documentation des érudits modernes. Méthodes et enjeux, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 7-8 mars 2019). Il faut alors élargir la problématique en s’intéressant aux érudits qui, au XIXe siècle, ont traité d’architecture : d’emblée, il est possible d’affirmer que, à l’instar des historiens, les historiens de l’art et les archéologues ont négligé la documentation qu’ils ont produite.

    Cette journée propose de mettre en œuvre, à l’échelle de l’Europe occidentale, cette approche épistémologique des sciences médiévales consacrées au bâti castral, civil ou religieux. Elle exploitera, dans une perspective pluridisciplinaire, tout matériau susceptible de nourrir ces problématiques. Au-delà des monuments eux-mêmes, qui tiennent lieu de source majeure, les correspondances de savants, les archives de sociétés savantes, les photographies ou les relevés anciens, ou encore les fonds des Monuments historiques, par exemple, pourront être convoqués pour aborder un ou plusieurs des axes présentés ci-après.

    Thèmes

    « Acteurs du patrimoine »

    Il sera possible de s’intéresser à quelques-uns de ces personnages qui, sur un plan local ou régional, ont œuvré pour la conservation ou la connaissance des bâtiments médiévaux. S’attacher à retracer leurs formations et leurs parcours, en un mot leurs « carrières », permettra de comprendre pourquoi ils étudièrent ce patrimoine, parfois à contre-courant des institutions régionales, mais aussi de s’interroger sur leur conception de l’histoire de l’art et de l’archéologie du Moyen Âge. Travaillaient-ils en solitaires ou étaient-ils, au contraire, impliqués dans des réseaux de savants ? Confrontaient-ils le résultat de leurs travaux aux opinions d’autrui ?

    Documentation érudite

    La confrontation des édifices conservés avec la documentation, graphique ou textuelle, dont ils firent l’objet entre 1850 et 1950, permettra d’envisager, de manière concrète, les méthodes d’analyse mises en œuvre et d’évaluer la fiabilité des résultats alors obtenus par ces savants. Elle incitera sans doute à accorder une plus grande attention à leurs nombreuses archives qui constituent parfois la seule source de données sur des bâtiments disparus. Elle permettra enfin d’évaluer l’impact de ces travaux, souvent pionniers, sur l’intérêt accordé a posteriori par la communauté scientifique aux sites concernés.

    Milieux savants et milieux officiels

    S’interroger sur les interactions, ou l’absence d’interactions, entre ces hommes de province et les représentants de l’État ou les grandes personnalités des sciences médiévales du monument pourra aussi amener à réfléchir à la manière dont l’histoire de l’art et l’archéologie se sont construites, loin de Paris, sur des territoires a priori peu propices à de tels travaux, à en croire une idée encore répandue dans l’historiographie. Elle permettra sans nul doute d’observer des situations variées depuis l’admiration du savant modeste envers le chercheur reconnu jusqu’au manque de considération, voire au rejet, de tout travail n’émanant pas d’un personnage de la région.

    Modalités de soumission

    Cette journée d’études est organisée pour l’équipe 3 du laboratoire ArAr Archéologie et Archéométrie (UMR 5138) par les membres de l’axe 4 « L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes ». Elle aura lieu les 26 et 27 mars 2020, aux Archives départementales du Rhône et métropolitaines de Lyon.

    Les communications auront une durée de 20 à 25 minutes. Les propositions comprendront un résumé (1000 à 3000 signes) et un bref CV. Elles pourront être rédigées en anglais ou en français.

    Elles seront envoyées conjointement aux organisatrices avant le 31 octobre 2019 :

    Olivia Puel (puel.olivia@gmail.com), Anelise Nicolier (anelise.nicolier@orange.fr) et Laura Foulquier (laurafoulquier@wanadoo.fr).

    Comité scientifique

    Bonnie Effros, Professeure d’Histoire économique et sociale, Université de Liverpool
    Nicolas Faucherre, Professeur d’Histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge, Université d’Aix-Marseille
    Alain Guerreau, Historien médiéviste, Directeur de recherche honoraire au CNRS
    Jean-Marie Guillouët, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université de Nantes
    Dale Kinney, Professeure émérite d’Histoire de l’art, Université Bryn Mawr (Pennsylvanie)
    Haude Morvan, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne
    Jean-Michel Poisson, Maître de conférences honoraire en Histoire et archéologie du Moyen Âge, EHESS
    Nicolas Prouteau, Maître de conférences en Archéologie médiévale, Université de Poitiers

    Comité d’organisation

    Anelise Nicolier, Docteure en histoire de l’art médiéval
    Olivia Puel, Docteure en archéologie médiévale
    Laura Foulquier, Docteure en histoire de l’art médiéval


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  • La forêt. Représentations/imaginaires nordiques

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    Appel à communication au colloque La forêt. Représentations/imaginaires nordiques, Colloque international pluridisciplinaire organisé conjointement par l’Université de Tartu et l’Université du Québec à Montréal à l’Université de Tartu (Estonie) les 5, 6 et 7 mars 2020.

    La forêt des territoires nordiques (Estonie, Québec, Scandinavie, Finlande, Russie, Canada, Alaska, Pologne, et par extension, les hautes montagnes) suscite des imaginaires complexes, de la part des habitants qui vivent entre étroite relation avec elle comme de ceux qui l’imaginent à distance, à partir de représentations documentaires et fictionnelles. Elle constitue ainsi une source de production continue de « discours » culturels et d’images géoculturelles, témoins de la relation qui s’élabore entre elle et les humains. Ces discours se superposent pour offrir une « idée » plus ou moins riche de cet espace, lui-même constitué de nombreux assemblages d’éléments vivants (arbres, champignons, insectes, animaux, etc.) et non-vivants (sols, eau, éléments climatiques, appareils, etc.), réseaux dont l’agentivité participe à la production de discours. Les forêts nordiques se dessinent ainsi comme des lieux réels, mais aussi mythiques, transcendants, des lieux sauvages ou, au contraire, rationalisés par l’exploitation, des refuges ou des lieux inquiétants, dangereux.

    L’objectif de ce colloque pluridisciplinaire est donc l’étude de la représentation/de l’imaginaire des forêts nordiques en considérant le rapport entre les humains et ce type de formation végétale, dont les aspects écologiques, linguistiques, culturels et genrés s’entrecroisent de manières diverses au cours de l’histoire et en fonction des régions. En rassemblant des travaux portant sur différentes représentations de la forêt nordique et offrant des approches multiples, il permettra d’évaluer les points communs et les distinctions entre ces représentations. Cette réflexion s’inscrit également dans la prise de conscience progressive des dernières décennies vis-à-vis de la complexité de nos rapport locaux et globaux au vivant et des effets catastrophiques qu’entraînent la destruction et la surexploitation d’écosystèmes comme les forêts.

    Cet appel à communication s’adresse aux professeurs, chercheurs et étudiants des cycles supérieurs en sciences humaines et en arts, ainsi qu’aux artistes et écrivains, qui s’intéressent aux représentations de la forêt nordique. Les présentations, d’une durée de 20 minutes, pourront être faites en français ou en anglais.

    Les propositions seront reçues jusqu’au 15 octobre 2019, par courriel, à l’adresse imaginairedunord@uqam.ca. Elles devront être composées du titre de la conférence, d’un descriptif de 10 à 20 lignes, du nom du conférencier ou de la conférencière, de son affiliation institutionnelle et de son statut, ainsi que de son adresse postale et de son courriel.

    Une réponse sera rendue avant le 1er novembre 2019.

    Les frais de déplacement et de séjour devront être pris en charge par les participants.

    Cet événement est le 15e colloque international organisé par le Laboratoire d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord de l’Université du Québec à Montréal.

    À l’issue du colloque, les participants seront invités à soumettre un article pour une publication prévue dans la collection « Droit au pôle » des Presses de l’Université du Québec, co-publié avec les Presses de l’Université de Tartu.

    Le colloque est organisé par Sara Bédard-Goulet (Université de Tartu) et Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal).


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  • Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (université de Nantes), 22 au 25 avril 2020. "Collecter, collectionner, conserver".

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    Le prochain congrès national des sociétés historiques et scientifiques se tiendra à l’université de Nantes du 22 au 25 avril 2020. Il aura pour thème : "Collecter, collectionner, conserver".

    L’appel à communications peut être téléchargé sur le site internet du CTHS. S’y retrouvent également les informations concernant les modalités d’inscription. Les propositions de communications seront reçues jusqu’au 15 octobre 2019.


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  • Horse History Sessions at the International Medieval Congress, 6-9 July 2020, Leeds, UK

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    ‘…the most impressive thing in the world [is] an armoured knight on horseback’ wrote Luis Zapata de Chaves in his late 16th-century treatise Del Justador. Recent flourishing of studies in horse history proves that horses not only at the core of pre-modern society but that they make an important part of medieval studies today.

    In our fifth instalments of horse sessions at the International Medieval Congress, we especially invite submissions in horse history responding to the special thematic strand of IMC 2020 : borders (for further information about the IMC, please visit https://www.imc.leeds.ac.uk/imc2020/).

    As an example, we suggest addressing, the following themes for the sessions :
    • Border zone equestrianisms

    • Amalgamation and distinction of equestrian practices and equines in border zones
    • Transfer and development of equestrian equipment across borders

    • Blurring the human/equine boundaries :

    • centaurs, onocentaurs and other equine hybrids ;
    • companionship between riders and mounts ;
    • reason and irrationality in equines and riders

    • Equine hybridity and straining the borders between the real and imaginary equines
    • Horses in the art and annotations on manuscript borders

    We also invite papers in horse history coming from all disciplinary approaches, including military studies, literature and art history, oriental studies, archaeology, osteology, history of veterinary medicine, and others. Alongside the sessions, we will organize a Round Table and a workshop (themes TBC).

    For participating in the sessions, please send your paper title, abstract (100-150 words) and short bio (about 50 words) to Dr Anastasija Ropa (anastasija.ropa@lspa.lv) and Dr Timothy Dawson (levantia@hotmail.com) by 1 September 2019. You are warmly invited to contact us if you are interested in being involved in the Round Table, the workshop, or in acting as co-organizer or moderator for the sessions.

    We intend the publication of a volume based on the IMC 2020 contributions in the Rewriting Equestrian History series, published by Trivent. If you are interested in contributing to the volume without presenting a paper at the horse sessions or in acting as guest editor for the volume, please contact the series editors Dr Anastasija Ropa (anastasija.ropa@lspa.lv) and Dr Timothy Dawson (levantia@hotmail.com).


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  • London Postgraduate French Conference 2019 : Bearing Witness (Témoignages)

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    Bearing Witness (Témoignages)

    Conférence plénière : Helena Duffy, ‘Postmodern Art as a Witness : Yannick Haenel’s Jan Karski (2009)’

    Avec le généreux soutien du King’s College London et de la Society for French Studies

    Le témoignage est devenu un outil critique de plus en plus répandu dans un large éventail de domaines culturels. Il constitue une preuve privilégiée dans les procès pénaux, un type de document important pour les historiens, un élément essentiel de la psychothérapie ainsi qu’une fonction puissante de la littérature. Les dimensions épistémologiques, éthiques et psychologiques s’entremêlent chez le témoin, qui parle pour donner des preuves, pour exprimer l’injustice et pour vaincre les traumatismes. Si nous vivons à « l’ère du témoin », est-ce parce que nous remettons en cause la notion du témoignage en tant qu’expérience vécue ? Est-ce parce que nous commençons à privilégier un modèle de témoignage éthique au détriment d’un modèle épistémique ?

    Dans un cadre se voulant à dessein pluridisciplinaire, ce colloque visera à examiner la catégorie du témoin dans la littérature, l’art, le cinéma, le théâtre, la philosophie, la théorie critique et l’historiographie francophone. Sans être une liste exhaustive, les questions suivantes pourront être explorées :

    — Que nous disent les produits culturels sur le témoin et son récit ?

    — Comment les limites de la représentation sont-elles contestées par l’expérience vécue ?

    — De quelle manière peut-on considérer l’objet matériel comme témoin ?

    — Quels sont les enjeux éthiques du « faux témoignage » ?

    — Quel est le rapport entre le témoignage et la temporalité, la parole et / ou la subjectivité ?

    — Comment le lecteur, le spectateur ou l’interlocuteur témoigne-t-il des produits culturels ?

    — Comment la fonction du témoin a-t-elle changé au fil du temps ?

    — Comment le témoignage subvertit-il ou renforce-t-il les structures de pouvoir ?

    — De quelle manière un témoignage peut-il être « performé » ou « performatif » ?

    — La fiabilité du témoignage est-elle importante ?

    — Comment pourrait-on penser au témoignage de manière pluridisciplinaire ?

    — Quels outils critiques pourrait-on développer pour mieux comprendre les processus qui sous-tendent le témoignage ?

    Nous invitons les doctorant.e.s et les étudiant.e.s de troisième cycle à soumettre une proposition de communication (250 mots) en français ou en anglais, en indiquant leurs nom et prénom, coordonnées, sujet de thèse, université de rattachement et année d’étude.

    Les propositions sont à envoyer jusqu’au 31 août 2019 à l’adresse suivante : bearingwitnessconference@gmail.com.


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  • Anachronismes

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    Musée du Temps, Besançon, 19-20 mars 2020

    • Brutus : “Peace ! Count the clock.”
    • Cassius : “The clock has stricken three.”
      - William Shakespeare, Julius Caesar, II, i,193-94

    Argumentaire

    A l’heure où la vérité historique, tournée en mystification complotiste ou soumise à la censure de nationalismes résurgents, est de plus en plus ouvertement menacée par le pouvoir politico-médiatique, il semble urgent d’interroger l’usage que nous faisons des retours plus ou moins imaginaires de l’histoire. Si l’on décrit souvent le 19e siècle comme celui qui a vu se constituer l’histoire en tant que savoir, l’approche positiviste n’est pas, loin de là, la seule qu’aient pratiquée les historien.ne.s, penseur.se.s, artistes et écrivain.e.s de l’époque contemporaine. En marge d’une vision de l’« histoire » scientifique et rationnelle, se dessine en effet une représentation beaucoup moins disciplinée, beaucoup plus baroque du passé, marquée par la distorsion, la bifurcation, l’incohérence. Parmi ces aberrations, la figure de l’anachronisme semble particulièrement évocatrice. A première vue anecdotique et amusant, voire ridicule, les décalages de l’anachronisme ouvrent en réalité un vaste champ fertile de significations pour les chercheu.r.se.s de nombreuses disciplines.

    L’anachronisme est souvent le premier indice d’une contrefaçon historique : il signale une réécriture parfois délibérée, parfois inconsciente mais qui est toujours le témoin de la projection du présent dans le passé à laquelle aucun.e historien.ne, même le.la plus consciencieux.se, ne semble pouvoir entièrement échapper. Il pose de manière incongrue la question de l’interprétation de l’histoire, des multiples relais entre passé et présent. Il affecte particulièrement le travail de traduction, comme on le voit avec les transpositions chrétiennes dans les traductions médiévales d’œuvres antiques, ou, plus récemment, dans l’introduction de termes médiévaux dans la version française de Game of Thrones, alors que le texte original de George R. R. Martin est écrit dans une langue très moderne. Pourtant, parce qu’il nous aide à nous identifier au passé et par là à mieux le comprendre, l’anachronisme n’est pas seulement une déviance, mais incarne plutôt une voie d’entrée particulière dans l’histoire. En ce sens, il invite aussi à une réflexion épistémologique pour l’historien.ne, si bien que certain.e.s en arrivent à en faire l’éloge (Loraux). En questionnant cette forme de réécriture, on pourra analyser les dialogues de la littérature ou des arts visuels avec l’histoire, pour se demander notamment comment ils écrivent l’histoire, quelle histoire ils écrivent, et dans quel rapport aux travaux plus spécifiques, scientifiques, des historien.ne.s (Jablonka). L’institution de l’histoire comme discipline a en effet eu pour grand rival l’essor simultané du roman, qui s’est imposé comme un outil essentiel pour décrire les transformations rapides de la société (comment ne pas penser ici à la Comédie humaine de Balzac, grande fresque de la société en train de se constituer). Elle a coïncidé également avec la naissance de la photographie, dont François Brunet a démontré qu’elle constituait une véritable histoire, mais aussi une contre-histoire. Sans céder à la théorie du reflet, on peut considérer que la littérature et les arts visuels, bien qu’ils ne constituent peut-être pas des sources historiques à strictement parler, peuvent être appréhendés comme une ressource précieuse pour l’histoire.

    L’anachronisme permet d’interroger les notions de fiction et de réalité historique, en explorant les richesses de leurs croisements : la manière dont Patrick Boucheron explore la « concordance des temps » et la narration historique est à ce titre exemplaire. On s’intéressera, dans cette perspective, au potentiel créatif de l’anachronisme (Lowenthal) à travers les appropriations du passé dans les arts visuels et la littérature. Il s’agira, comme le suggère Pierre Bayard, de s’affranchir d’une conception linéaire de l’histoire, pour envisager la coexistence – discordante ou au contraire symphonique – de temporalités multiples dans une même œuvre (Didi-Huberman, Karlhom et Moxey).

    Qu’il soit intentionnel ou bien inconscient, fruit d’une manipulation pensée ou d’un aveuglement ignoré, l’anachronisme est avant tout une vision du monde, au présent comme au passé, qu’il convient d’examiner comme telle. On s’attachera à examiner les enjeux politiques de l’anachronisme. L’anachronisme est souvent un passé qui parle au présent : on peut penser, par exemple, au Philippe Le Bel des Rois maudits de Maurice Druon, peint sous les traits du Général de Gaulle. Mais il peut en même temps être lu comme une résistance, comme la persistance d’un temps qui refuse de « passer », et qui nous façonne autant que nous le refaçonnons. En instrumentalisant le fait historique, l’anachronisme peut tenter de contribuer à la construction historique ou vouloir asseoir un discours dominant. Les romans de Zola en offrent un exemple frappant. Tout en étant parmi les premiers à accueillir le monde moderne dans son œuvre, le romancier fait entrer les questions nouvelles dans des problématiques datées : les personnages ont les sentiments d’individus vivant les débuts de la Troisième République, mais se meuvent devant un fond théâtral du Second Empire. Lorsque, par ses anachronismes, Zola pose comme question cruciale du moment le choix entre République et Empire, il contribue, en reflétant l’effort des dirigeants républicains, à canaliser les forces sociales dans cette voie politique, à créer un public qui raisonne ainsi. Cette approche, qui à la parution des romans de Zola avait fait polémique, a fini par s’imposer, au point qu’un lectorat plus éloigné dans le temps peut croire que la problématique exposée par Zola était celle du moment. Plus qu’une simple ressource historique, ses romans ont en réalité participé à écrire l’histoire.

    L’anachronisme peut, inversement, se jouer de la censure, et permettre l’émergence d’analogies révélatrices et d’une critique « en creux », dont le sens se développe justement dans l’écart entre la vérité historique et ses réinventions. Ainsi, sous l’Empire allemand, l’auteur dramatique Gerhart Hauptmann et l’artiste Käthe Kollwitz transposent l’agitation sociale contemporaine, présente à l’esprit de tous, dans la révolte des tisserands des années 1840. Le théâtre et le cinéma jouent souvent ainsi des effets d’anachronisme dans la mise en scène. Le film Transit de l’Allemand Christian Petzold (2018) reste absolument fidèle, dans son récit, à l’histoire, aux personnages, aux dialogues même du roman d’Anna Seghers (1944), mais les transpose radicalement dans le cadre, le mode de vie, la situation actuels. Comme dans le roman, l’action se déroule à Marseille, les policiers sont français, les réfugiés allemands, l’envahisseur qui menace également allemand. L’action ne se déroule pourtant pas en 1940, mais aujourd’hui. Par ce décalage, et sans qu’il y soit fait la moindre allusion, le sujet se déplace vers la situation des migrants qui tentent aujourd’hui de traverser la Méditerranée. L’intérêt du film est alors autant dans la réception que dans la production, tant l’objectif du metteur en scène est ouvertement de faire réfléchir les spectateur.trices. L’actualité de cet exemple pose aussi la question de sa pertinence future : si les circonstances viennent à changer, le film ne serait absolument plus compris de la même manière. Paradoxalement, l’anachronisme est à la fois à contretemps et fondamentalement de son temps (Agamben).

    Modalités de soumission

    Convaincues que le thème de l’anachronisme peut, par sa nature même, ouvrir à des débats fructueux au-delà des frontières disciplinaires, nous espérons que cet appel suscitera l’intérêt de nos collègues dans des champs de recherche variés. Nous invitons les chercheur.se.s, quelles que soient leur discipline et leur aire géographique ou période de spécialité à soumettre leur proposition (une page maximum) avant le 15 octobre 2019 à Anne Deffarges et Hélène Valance :

    anne.deffarges@univ-fcomte.fr
    helene.valance@univ-fcomte.fr

    Organisatrices

    Anne Deffarges, Université de Franche-Comté, CRIT
    Hélène Valance, Université de Franche-Comté, CRIT

    Comité scientifique

    Sylvie Aprile, Université Paris Nanterre
    Gil Bartholeyns, Université de Lille
    Laurence Dahan-Gaida, Université de Franche-Comté
    Rémi Labrusse, Université Paris Nanterre
    Laurence Reibel, Musée du Temps, Besançon
    Daniele Rivoletti, Université de Clermont Auvergne
    Marie-Jeanne Rossignol, Université Paris Diderot
    Steven Sarson, Université Lyon III Jean Moulin

    Bibliographie indicative

    Giorgio Agamben, Qu’est-ce que le contemporain ?. Paris : Rivages, 2008.

    Pierre Bayard, Le Plagiat par anticipation. Paris : Éditions de Minuit, 2009.

    Patrick Boucheron et Vincent Casanova, « L’histoire pour espacer le temps. Entretien avec Patrick Boucheron », Écrire l’histoire 11 (2013), 75-86.

    Patrick Boucheron, Léonard et Machiavel. Paris : Verdier, 2008.

    François Brunet, La Photographie histoire et contre-histoire. Paris, PUF, 2017.

    Georges Didi-Huberman, Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images. Paris : Éditions de Minuit, 2000.

    Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales. Paris : Seuil, 2014.

    Dan Karlhom et Keith Moxey (dir.), Time in the History of Art Temporality, Chronology and Anachrony. Londres : Routledge, 2018.

    Nicole Loraux, « Éloge de l’anachronisme en histoire », Le Genre humain 27 (1993), p. 23-39 ; repris dans Les Voies traversières de Nicole Loraux. Une helléniste à la croisée des sciences sociales, 2005, p. 127-139

    David Lowenthal, The Past Is a Foreign Country. Cambridge : Cambridge University Press, 2015.

    Jacques Rancière, « Le concept d’anachronisme et la vérité de l’historien », L’Inactuel 6, (1996), p.53-68.


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  • Appel à contributions et posters - Palais et châteaux

    Christophe MASSON, 11 juillet 2019

    Depuis 1998, le colloque de Paray-le-Monial réunit chaque année, en octobre, chercheurs, universitaires et professionnels du patrimoine autour de thèmes liés à l’histoire de l’art et à l’archéologie en Europe occidentale. L’édition 2019 innove avec :
    - La création d’un carnet de recherchehébergé par la plateforme Hypothèses et intitulé Carnets parodiens d’histoire de l’art et archéologie : https://carnetparay.hypotheses.org
    - Un appel à publications à l’attention des jeunes chercheurs (masterants, doctorants, jeunes docteurs) invités à proposer un article en lien avec le thème du colloque. Les articles retenus par le comité de lecture seront publiés dans le Carnet.
    - Un appel à posters à l’attention des jeunes chercheurs également et portant sur le thème du colloque : les posters seront exposés le jour du colloque et, éventuellement, lors d’autres manifestations scientifiques ou culturelles, et ils seront publiés dans le Carnet.

    Thème de l’édition 2019 : Palais et châteaux

    Palais et châteaux, deux histoires monumentales entremêlées. Construites sur le mont Palatin, qui a donné́ le mot palais (Pfalz, palace, palazzo, palacio), les demeures des empereurs romains réunissaient dans leurs murs l’habitation, la religion, la culture, le sport et le pouvoir. Au IXe siècle encore, Charlemagne confiait à sa chapelle les archives de l’empire et aux thermes d’Aix ses heures d’exercices physiques. Les empereurs germaniques, les rois des royaumes d’Europe ont conservé́ l’union architecturale du politique et du religieux. D’origine plus récente, le château est né avec la féodalité́, commençant modestement par des constructions de bois sur motte. Édifiés sur de plus grandes dimensions et augmentés d’une chapelle castrale (comme à Châteauneuf), les châteaux de pierre dominaient de petits territoires ou de plus vastes contrées, ils gardaient aussi des passages routiers, des ponts, des cols, des gués ... Au XVe siècle, on a construit encore de vastes châteaux inutiles – l’artillerie les a rendus obsolètes – pour maintenir intact l’imaginaire du bon vieux temps. Emblème du pouvoir seigneurial, la vieille tour du Moyen Âge a pu être utilisée jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles, où elle a été́ parfois incorporée au château classique ou a servi aux grands nobles de décor monumental pour rendre la justice. Les propositions d’articles et de posters peuvent concerner toutes les périodes mais doivent traiter de sites en Europe occidentale. Les édifices peuvent être conservés en élévation ou détruits.Palais et châteaux

    Appel à contributions - Appel à posters
    Lien vers le programme du colloque : https://carnetparay.hypotheses.org/56
    Modalités de soumission des articles (date limite : 01/10/2019) :
    Les articles seront rédigés en français et ils seront publiés sur le Carnet entre octobre et décembre 2019.
    Le carnet possède un ISSN et est donc référencé dans le catalogue d’OpenEdition, le catalogue général de la BnF, WorldCat et ROAD.
    Vous mentionnerez votre titre et organisme de rattachement (ex. doctorant en histoire de l’art moderne à l’Université Lyon 2 sous la direction de Mme N.).
    Votre article contiendra 25000 signes maximum espaces compris et 10 illustrations maximum.
    Vous indiquerez la légende et l’auteur des illustrations(soyez vigilants sur les droits d’auteur). Toutes les illustrations devront être citées dans le texte comme suit : (fig. 5).
    Les références bibliographiques apparaîtront en note sous la forme suivante :
    - Pour un ouvrage : Phalip, Bruno, Auvergne romane, Dijon, Faton, 2013
    - Pour un article : Arlaud, Catherine, Burnouf, Joëlle, « L’archéologie du bâti existe-t-elle ? », Les nouvelles de l’archéologie, 1993, n° 53-54, p. 67-69
    Les articles étant destinés à une publication en ligne, nous vous remercions d’utiliser le système de double parenthèse pour les notes de bas de page. Dans votre texte, à l’endroit où vous souhaitez que l’appel de notes apparaisse, ouvrez une double parenthèse (( puis écrivez votre note puis fermez par une double parenthèse )). Prenez soin de laisser un espace entre le texte et la première parenthèse ouvrante.
    Plus d’explications en suivant ce lien : https://maisondescarnets.hypotheses.org/533o

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique :
    - Sous la forme d’un fichier Word ouOpen Office Writer.-Les illustrations seront envoyées aux format jpg ou png.
    - Avant le 1er octobre (attention, si vous souhaitez aussi proposer un poster, la date limite de sa soumission est le 20 août2019).
    - Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr

    Modalités de soumission des posters (date limite : 20/08/2019)
    Les posters seront exposés à l’occasion du colloque de Paray-le-Monial, le 5 octobre 2019.
    Une maquette graphique est imposée afin d’uniformiser l’exposition, et l’Association des Amis de la basilique se charge de l’impression.
    Chaque poster, rédigé en français, contiendra :
    - Vos nom, prénom, photo.
    - Votre adresse mail, si vous le souhaitez.
    - Un titre(100 signes max. espaces compris).
    - Une introduction précisant le contexte et les problématiques de votre recherche (450 signes max. espaces compris).
    - Un paragraphe intitulé « Méthodologie » présentant les méthodes mises en œuvre pour mener vos travaux (1700 signes max. espaces compris).
    - Un paragraphe intitulé « Résultats » soulignant l’apport de votre recherche (1250 signes max. espaces compris).-Quatre illustrations avec leur légende et la mention de l’auteur.-Le logo de votre institution de rattachement (université, école, laboratoire).

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique :
    - Sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer contenant toutes les données textuelles, y compris les légendes des illustrations.
    - Les illustrations et votre photo seront envoyées aux format jpg ou png.
    - Avant le 20août 2019.
    - Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr

    Comité scientifique
    Élise Baillieul (MCF Lille), Franck Chaléat (UMR 5138), Pierre Durix (CEP), Magali Guénot (UMR 5138), Bernard Hours (PR Lyon 3), Daniel Odon-Hurel (UMR 8584), Florence Margo-Schwoebel (UMR 5138), Bruno Phalip (PR Clermont), Juliette Rollier (UMR 5138), Christian Sapin (UMR 6298), Arnaud Timbert (PR Amiens), Catherine Vincent (PR Paris Nanterre).
    Comité d’organisation
    Géraldine Ballot (Directrice OT), Étienne Couriol(UMR 5190), Anelise Nicolier(UMR 5138), Nicolas Reveyron (PR Lyon 2).


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  • Appel à contributions de la revue Frontière•s (numéro de mai 2020)

    Christophe MASSON, 4 juillet 2019

    Présentation de la revue
    À ce jour, peu d’espaces dédiés à la réflexion épistémologique sont disponibles en Open Access dans les sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge. C’est de ce constat que sont nés le laboratoire junior et la revue Frontière·s. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide tout en garantissant la rigueur scientifique de l’évaluation par les pairs. Cette initiative est portée par de jeunes chercheurs de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, principal soutien du projet, en partenariat avec la Pépinière de revues de l’Université Jean Moulin (Lyon 3).

    Dans les études menées sur les sociétés anciennes, la notion de frontière est bien souvent restreinte au sens de limite géopolitique. Pourtant, la polysémie du mot permet d’envisager une multitude de réflexions portant sur les modalités de séparation, concrètes ou abstraites, naturelles ou construites. C’est le sens de la revue Frontière·s : embrasser les différentes acceptions du mot frontière, en tant que limite, non seulement géophysique, étatique ou politique, mais aussi sociale, culturelle, symbolique, linguistique, métaphysique, etc. En d’autres termes, les contributions pourront interroger tous les éléments qui créent des séparations entre les individus au sein des sociétés antiques et médiévales.

    Archéologues, historiens et historiens de l’art trouveront dans la revue un cadre pour appréhender la frontière comme objet transdisciplinaire. Celle-ci adoptera le format de synthèses semestrielles, articulées autour de grandes problématiques.

    Appel en cours : « Imaginer la frontière »
    Toute frontière fait l’objet d’un imaginaire. Quelle qu’en soit la nature, une frontière a en effet suscité une réflexion qui en a déterminé les modalités, selon des besoins et des croyances préétablies. Avec le numéro « Imaginer la frontière », les auteur·e·s sont invité·e·s à s’interroger sur les imaginaires qui ont mené à l’établissement de frontières ou qui en ont résulté, leurs acteur·rice·s et leur(s) temporalité(s). Les axes de recherches pourront appréhender aussi bien les frontières religieuses (interdits, rites de passages...), sociales (élites, clergé...), physiques (bornes, murs, fleuves...) ou encore heuristique (aires d’études, périodisation de l’histoire...). La réception pourra être également être un axe d’étude (imaginaire politique actuel de frontières dites antiques ou médiévales).

    Coordination du numéro
    Fabien BIÈVRE-PERRIN (IRAA) et Vincent CHOLLIER (HiSoMA)
    Calendrier
    • 20 décembre 2019 : date limite de soumission des articles complets
    • 1er mars 2020 : retours des évaluations (double aveugle) aux auteurs
    • 15 avril 2020 : date de retour des versions corrigées
    • juin 2020 : parution du numéro

    Modalités de soumission
    Les auteurs adresseront leur contribution avant le 20 décembre 2019 à frontiere-s@mom.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais.

    Normes éditoriales et bibliographiques : https://www.mom.fr/qui-sommes-nous/les-laboratoires/frontiere-s


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  • 22nd Biennial Symposium of the International Medieval Sermon Studies Society “Conversions and Life Passages through the Mirror of Medieval Preachers”

    Christophe MASSON, 4 juillet 2019

    Hospedería-Convento Santo Domingo in Caleruega (Spain)
    17 July to 21 July 2020

    Host
    Linda G. Jones, Vice-President of the IMSSS

    Organizing Committee :
    Linda G. Jones (Pompeu Fabra University)
    Bernard Hodel, O.P. (University of Fribourg)
    Oriol Catalán (Pompeu Fabra University)
    Adrienne Dupont-Hamy (Ph.D. Université Paris VII)

    The past few decades have witnessed an extraordinary boom in the scholarship on inter-religious conversion. The old dichotomous models that privileged either the inner, subjective, affective, or psychological experience of the individual convert or the social, institutional, or ritual aspects of religious conversion have given way to more nuanced approaches that recognize not only that narratives of the experiences of individual converts must be historically and socially contextualized, but also that they play ideological and symbolic roles within society (Szpiech, 2013). Ideally, sociological and biographical or psychological perspectives should be combined since no one approach or discipline alone suffices to comprehend fully the phenomenon of conversion (Jindra, 2014). Conversion studies scholars have increasingly moved toward introducing comparative and global perspectives, acknowledging that the processes, experiences, and contributing factors of conversion differ from one religion to another, change over time or in response to inter-religious interactions, and are inflected by other factors such as gender, ethnicity, or social status (Fox & Yisraeli, 2017 ; Jindra, 2014 ; Rambo & Fardahian, 2014 ; Kimber Buell, 2005 ; Hames, 1995). Traditional images of passive converts and of conversion as a sudden radical change have given way to considering the convert as an active agent, and conversion as a lengthy process (Rambo & Fardahian, 2014). Finally, new themes have emerged as foci of study : alongside inter-religious conversion, scholars are paying more attention to phenomena such as intra-religious conversion, the intensification of one’s own faith tradition, forms of resistance to religious conversion, “deconversion,” and conversion as a transition from one life passage to another—as opposed to one religious tradition to another.

    These advances and new perspectives in conversion studies call for a reconsideration of the role of preachers, preaching tools, and the content and impact of their sermons. The 2020 IMSSS Symposium seeks to contribute to the new trends in conversion studies by adopting a comparative approach exploring the various modalities of conversion, deconversion, and life passages in Christianity, Judaism, and Islam. We invite papers that explore medieval and early modern Jewish, Christian, or Muslim preaching and sermon literature relevant to conversion, as well as other texts reflecting preachers’ life choices in relation to existential conversion or passages from one identity or stage of life to another.

    Approaching these topics from the perspectives of Christian, Jewish, and Muslim preaching and of sermon literature from the medieval and early modern periods will allow us to illuminate and problematize the changing nature of conversion as an individual and a collective phenomenon. It will also shed light on the homiletic strategies different religious traditions employ to encourage or resist conversion.

    We invite papers on the following topics :
    - Preachers as agents of conversion or converts as preachers
    - Preaching and external conversion (i.e., from one religion to another or from a normative religion to a religion deemed heterodox or heretical)
    - Preaching and internal conversions (e.g., from a secular existence to a more profoundly religious one within one’s own religious culture ; from one group to another within the same religion [e.g., Catholicism to Protestantism ; Shi‘i to Sunni Islam or vice versa] ; from one religious order to another [e.g., from one monastic community to another, from a monastic community to a Mendicant order, or vice versa, etc.])
    - Preaching and rites of passage from one existential stage of life or social status to another (e.g., from the single to the married life, from childhood to adult manhood or womanhood, from life to death and the afterlife, etc.)
    - Preaching, homiletic tools, and strategies of conversion and proselytization
    - Preaching, homiletic tools, and strategies of resistance to conversion and proselytization, or as a motivator of “deconversion”
    - Reception of and reactions to conversion preaching and proselytization campaigns
    - Preaching, conversion, and gender (e.g., distinctions in conversion and proselytizing strategies when targeting men or women ; gendered responses to conversion preaching)

    The symposium will take place at the Hospedería-Convento Santo Domingo in Caleruega, Spain, the historic Dominican convent located at the birthplace of the founder of the Dominican Order, St. Dominic of Guzmán (d. 1221).

    Applicants are strongly encouraged to present papers in English or French. Papers delivered in Spanish must have an accompanying PowerPoint presentation in English or French. Please send a paper title, an abstract of 300 words, and an abbreviated CV in English, French, or Spanish to the Organizing Committee at imsss-2020@upf.edu by July 31, 2019. Applicants will be notified by November 15, 2019. A small number of bursaries will be available for students and young scholars. The Call will be published shortly.


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  • The Art of Disobedience in Early Modern Europe : Social, Religious, and Aesthetic Insubordination in Wartime

    Christophe MASSON, 20 juin 2019

    Session of the forthcoming Renaissance Society of America congress (Philadelphia, April 2-4 2020).

    The formation of the Modern State witnessed a reinforcement of control over the public sphere. Religion and politics sought to impose well-codified social norms and patterns of behaviour against a background of profound turmoil manifested by various forms of disobedience and dissent among both the ruling and the lower classes.

    From Flanders to Italy, passing by the German lands, the Thirty Years’ War, a great ‘media event’, contributed to the process of destabilisation with the massive circulation of people, ideas and works of art and literature. The resultant fruitful tension gave rise to new literary and artistic forms (the Picaresque genre for one) challenging basic concepts of social hierarchy, identity, gender and stereotyped beauty.

    The panel invites papers exploring the connections and tensions between visual and literary forms reflecting the political, social and religious turmoil in Early Modern Europe.

    Topics of interest include :

    * Diffusion of liminal or heterodox devotional images created by lower classes paralleled in contemporary texts
    * Clothing as a means of identity disguise to challenge social rules (‘cross-dressing’)
    * Emergence of female and lower-born characters within the Picaresque genre and in the context of the Thirty Years’ War
    * The birth of the ‘mock hero’, a low-life character enacting epic narratives for comic effect
    * Celebration of the ugly and grotesque rather than traditional standards of beauty

    Proposals should include :

    * Presenter’s name
    * Academic affiliation (if appropriate)
    * Email address
    * Paper title (15 Words maximum)
    * Abstract (150 Words maximum) + 3-5 Keywords
    * PhD completion date (if appropriate)
    * CV (200 Words maximum)

    Proposals by 21st July 2019 to Carlo Avilio and Silvia Mostaccio

    Tags : Disobedience | Early Modern Europe | grotesque beauty | identity disguise | Literature | Picaresque genre | religious heterodoxy | Thirty Years War | Visual arts | warfare


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  • Naturalisation et légitimation des pouvoirs (1300–1800). Entreprise d’histoire comparée

    Christophe MASSON, 26 mai 2019

    Pour être domination, le pouvoir doit faire la preuve de sa légitimité. Or la meilleure légitimation est de signifier à tous son évidence. Les différents travaux relatifs aux mécanismes du pouvoir montrent tous, à des degrés plus ou moins divers, la nécessaire participation des dominés. Ils acceptent, jusqu’à un certain point, la domination, voire concourent à la conservation/reproduction de cette dernière.

    Quels sont les mécanismes permettant qu’une telle situation advienne ? En effet, dans la pratique, la manipulation par les dominants et l’adhésion des dominés relèvent de processus difficiles à dévoiler, tant elles reposent sur une part de psychologique et de symbolique, et, par conséquent, sur de l’insondable.

    Au sujet du pouvoir symbolique, Bourdieu écrit que sa principale caractéristique réside dans sa duplicité, dans le fait qu’il est reconnu car méconnu. C’est en effet sur cette impression de naturel et d’immuable que repose sa force et l’adhésion qu’il remporte. Pour être efficace, un ordre social et politique n’a en effet aucun intérêt à narrer les luttes et autres négociations entre les forces qui ont présidé à son apparition, mais au contraire à montrer (et non pas démontrer) la facilité, l’évidence de son imposition ; en d’autres termes, à naturaliser son existence. À l’instar du pouvoir symbolique, la naturalité, ou effet de naturel, articule un produit donné visible de tous et un mécanisme qui le produit, la naturalisation, qui lui est masqué.

    Si aujourd’hui la naturalisation des relations humaines, sociales – leur essentialisation – passe par un usage détourné des sciences du vivant, tendance que l’on peut qualifier de scientiste, on observe que cette forme d’explication du socio-politique est utilisée au fil de différentes époques, et en différents lieux du globe, bien avant l’avènement des discours technico-scientifiques.

    Il serait bien entendu impossible de pointer avec précision le moment originel, celui qui vit naître le concept de « naturalité ». Celui-ci s’enracine plutôt dans une histoire longue de la pensée humaine, faite de continuités, de ruptures, d’enfouissements et de surgissements.

    Toutefois, au Moyen Âge tardif et durant l’époque moderne (1300–1800), le recours à la « naturalité » est constant. Le concept possède certaines particularités liées notamment au contexte de l’émergence et de l’affirmation des États dynastiques européens, de leurs institutions, de leurs modes d’organisation socio-économique et de leurs techniques de gouvernement (organisation de l’armée, taxes régulières, etc.). Par ailleurs, les modalités même des recours à la naturalité se transforment : d’abstraits et cantonnés à la réflexion des clercs, ils donnent lieu à des discours et usages concrets relatifs au gouvernement des hommes et à la pratique du politique – et concourent à l’émergence du politique comme un champ à part entière dans une société jusque-là modelée par l’« institution englobante » (Le Goff) qu’est l’Église au Moyen Âge.

    En effet, dès le XIIIe siècle, la réflexion et la (re)formulation scholastiques du concept de « nature » (dont l’effet de « naturalité » procède) favorisent une approche « naturalisante » des pouvoirs, notamment par le biais des écrits théoriques antiques (aristotéliciens, augustiniens, cicéroniens) sur la nature et le politique, et leur diffusion – en latin et davantage encore en vernaculaire – auprès des princes et dans les cours européennes. Si l’approche aristotélicienne de la « naturalité » des communautés politiques peut être perçue comme la source de formes de démocratie, elle sert aussi, plus souvent, à justifier des processus de coercition et de domination, a fortiori quand elle est associée à des interprétations complémentaires du concept (augustinienne : les institutions pallient le désordre créé par la Chute, soit à l’état naturel de l’humanité ; cicéronienne : les humains refusent naturellement de s’associer politiquement ; il faut donc les y forcer par la raison et la rhétorique qui est son prolongement). À partir du XVIIe siècle, l’opposition nature/organisation sociale prend une vigueur nouvelle avec la thématisation de l’état naturel de la société humaine conduisant à la mise en avant de la nécessité de l’organisation sociale (Hobbes, Locke) et, plus tard, à la dénonciation de l’artificialité de la domination avec Rousseau et les Lumières.

    Cette réflexion sur la naturalité renvoie expressément au rapport de l’homme à la nature. Pensée hâtivement dans son opposition à la culture, la nature n’est pourtant pas un donné brut et intemporel. Comprendre les usages de la naturalité nous permettra ainsi de mieux comprendre le dualisme nature/culture, pour aussi mieux interroger son hégémonie dans notre appréhension du social et viser une compréhension plus juste des ontologies et des cosmologies des sociétés médiévales qui, au même titre que les sociétés non occidentales, diffèrent profondément de la nôtre même si elles ont contribué à la façonner.

    Désireux de dépasser la césure qui oppose un Moyen Âge conçu comme féru de rituels et de symboles et une période moderne censée marquer l’avènement de la Realpolitik après 1648, notre ambition sera de redonner toute leur place aux continuités et survivances souvent niées du fait d’une approche encore trop téléologique de l’histoire du pouvoir et du politique, sans pour autant sous-estimer les lignes de fracture tout aussi réelles. Quand bien même elle/il se limite à la période ici envisagée, l’historien.ne se trouve dès lors rapidement confronté.e à la multitude des formes et des usages pris et faits du concept de « naturalité ». Dès lors, seule une étude comparée et interdisciplinaire semble à même de pouvoir la cerner. Or, à l’heure actuelle, aucune approche de ce genre n’a encore été entreprise.

    L’objectif de ces deux journées d’études (Université du Luxembourg, 28–29 novembre 2019 ; Österreichische Akademie der Wissenschaften, Vienne, 2–3 avril 2020) sera donc d’aborder le concept de « naturalité » dans une perspective diachronique (1300–1800), interdisciplinaire et comparée à l’échelle des États dynastiques européens. L’analyse portera tant sur les rouages du pouvoir à leurs divers échelons (cours, chancelleries, villes, assemblées représentatives, etc.), sur les expérimentations alternatives notamment dans la sphère religieuse (papauté, communautés religieuses, conciles), que sur les discours porteurs d’une vision du monde et d’une conception du pouvoir (traités religieux, politiques, littérature courtoise), afin de proposer une vision d’ensemble nuancée de l’usage de la « Naturalité ».

    Elles s’inscriront, à la fois, dans la continuité du projet FNR/CORE (Luxembourg) LUXDYNAST, Europe and the House of Luxembourg. Governance, Delegation and Participation between Region and Empire (2015-2018) portant sur la construction de la domination des Luxembourg entre 1308 et 1437 sur un vaste et complexe ensemble de territoires nécessitant un savant équilibre entre penser global et agir local et la mise en oeuvre de stratégies adaptées, et dans celle du projet GREMIA. Grey Eminences in Action : Personal Structures of Informal Decision-Making at Late Medieval Courts (2019-2022), qui entend comprendre les modalités de fonctionnement de la prise de décision interindividuelle dans un cadre informel au Moyen Âge tardif en Europe, le rapport à l’idéologie y étant essentiel.

    Un volume de synthèse rassemblant les différentes contributions est envisagé à terme. Afin d’y parvenir de manière collective, nous souhaitons entretenir un dialogue riche entre les différents participants en avant, pendant et à l’issue des deux colloques. Pour ce faire, nous demanderons à ce qu’une version de travail de chaque intervention soit envoyée au moins 15 jours avant chaque colloque de manière à ce que les autres participants puissent en prendre connaissance et ainsi pleinement participer aux discussions. Chaque session de travail aura également un ou deux répondants de manière à susciter, relancer et entretenir les débats. Par ailleurs, un groupe de discussion privé sera ouvert sur Facebook afin d’amorcer et de prolonger les discussions.

    Les contributions proposées pourront aborder les thématiques suivantes :

    1. La manière dont se construisent, dans le temps et l’espace, les lexiques et les discours sur la « naturalité » des classes, groupes et institutions dominantes (choix et transformations lexicaux ; procédés rhétoriques – par exemple, des analogies entre des aspects micros de la naturalité, comme le corps humain, et des aspects macros, comme l’Etat figuré tel un corps humain ; rapports à la traduction du latin vers le vernaculaire ; etc.). Cela sera aussi l’occasion de mieux quadriller cet espace de communication dans lequel émergent nos sources de travail : textes normatifs, miroirs du prince, traités théologiques et philosophiques, collections de sermons, vies de saints, correspondances, chroniques, littérature courtoise, etc. Cette thématique mettra en évidence des pratiques discursives et rhétoriques, les liens entre les mots et leurs contextes textuels et socio-politiques ;

    2. Les récits fondateurs utilisés par ces classes, groupes et institutions dominants afin de légitimer l’usage faits par ceux-ci des différentes formes de coercition sur d’autres classes, groupes et institutions. L’effet de naturalité vise avant tout à masquer le moment fondateur de la domination qui semble toujours être le résultat d’une violence et le produit d’une contingence
    dérangeants un pouvoir qui doit asseoir sa légitimité. Nous nous intéresserons donc ici aux formes prises par les discours afin de dépasser ce moment fondateur ;

    3. Les dynamiques existant entre les différentes formes discussives et lexicales de la « naturalité » des pouvoirs, et les pratiques bureaucratiques et institutionnelles qui ancrent cette « naturalité » dans un quotidien normé. L’émergence d’institutions bureaucratiques captatrices de ressources au Moyen Âge tardif et à la première Modernité est souvent justifiée par le biais de la naturalité. Cet argument fonctionne comme une stratégie permettant de normaliser ces institutions, leurs pratiques et les comportements que leurs représentants cherchent à susciter chez les sujets ;

    4. La naturalisation des rapports de domination a également un impact dans l’infinitésimalité des rapports humains, dans les gestes et le non-verbal qui rythment le quotidien, dans les attitudes des corps et dans le rapport à son corps et au corps des autres, au contrôle de son corps et de celui des autres. Il en va là d’un processus de long terme de domestication des corps (Elias), qui ne va pas sans résistances, et au sein duquel la période tardo-médiévale et première moderne joue un rôle déterminant. Dans cette section, on s’intéressera donc aux manières de naturaliser les rapports aux corps via des textes (supports de discours de genre notamment), des objets, des attributs, des gestes, voire via la pratique médicale et chirurgicale ;

    5. La manière dont la « naturalité » est utilisée par des classes, groupes et institutions qui possèdent un pouvoir moindre, voire peu de pouvoir (ex. : communautés rurales et urbaines), et qui sont en quête de légitimité face aux classes, groupes et institutions dominantes. Entre la reprise de cette stratégie (l’auto-naturalisation du dominé) et la mise en avant/mise en évidence/dénonciation de la non-naturalité de la domination, une multitude de stratégies sont mises en œuvre par ces acteurs et actrices afin d’instaurer le dialogue, de négocier ou de combattre.

    Les propositions de contributions (un résumé de 1500 signes max. et une courte présentation bio-bibliographique) peuvent être envoyées à loiseadde@yahoo.fr et Jonathan.Dumont@oeaw.ac.at avant le 15 septembre 2019.

    COMITE D’ORGANISATION
    Dr. Eloïse ADDE (LAMOP, Université Paris 1 Sorbonne–CNRS, FR)
    Dr. Jonathan DUMONT (Österreichische Akademie der Wissenschaften, AT)
    Prof. Michel MARGUE (Université du Luxembourg, LU)
    Doz. Dr. Andreas ZAJIC (Österreichische Akademie der Wissenschaften, AT)

    COMITE SCIENTIFIQUE
    Dr. Eloïse ADDE (LAMOP, Université Paris 1 Sorbonne–CNRS, FR)
    Dr. Jonathan DUMONT (Österreichische Akademie der Wissenschaften, AT)
    Prof. Michel MARGUE (Université du Luxembourg, LU)
    Doz. Dr. Andreas ZAJIC (Österreichische Akademie der Wissenschaften, AT)
    Prof. Elodie LECUPPRE-DESJARDIN (Université de Lille, FR)
    Prof. Christina LUTTER (Universität Wien, AT)
    Prof. Gilles LECUPPRE (Université catholique de Louvain, BE)
    Dr. Cathleen SARTI (Johann Gütemberg Universität – Mayence, DE)
    Ass. Prof. Daniela TINKOVA (Université Charles – Prague, CZ)

    ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
    W. BLOCKMANS, « Autocratie ou polyarchie ? La lutte pour le pourvoir politique de Flandre de 1482 à 1492, d’après des documents inédits », Bulletin de la Commission royale d’Histoire, t. 140, 1974, p. 257–368.
    P. BOURDIEU, « Sur le pouvoir symbolique », Revue des Annales E.S.C., t. 32/3, 1977, p. 405–411.
    Ph. DESCOLA, Par-delà nature et culture, Paris, 2005.
    M. FOUCAULT, Histoire de la sexualité, t. 1 : La volonté de savoir, Paris, 1976.
    La légitimité implicite, éd. J.-Ph. GENET, Paris-Rome, 2015.
    J. KRYNEN, « Naturel. Essai sur l’argument de la Nature dans la pensée politique à la fin du Moyen Âge », Journal des Savants, année 1982/2, p. 169–190.
    Mensch und Natur im Mittelalter, éd. A. ZIMMERMAN, A. SPEER, Berlin–New York, 1991.
    B. LATOUR, Nous n’avons jamais été modernes. Essai d’anthropologie symétrique, Paris, 1991.
    C.J. NEDERNMAN, « Nature, Sin and the Origins of Society : The Ciceronian Tradition in Medieval Political Thought », Journal of the History of Ideas, t. 49, 1988, p. 3-26.
    G. POST, « The Naturalness of Society and the States », in ID., Studies in Medieval Legal Thought. Public Law and the State, 1100–1322, Princeton, 1964, p. 494–561.
    Natural order : historical studies of scientific culture, éd. S. SHAPIN, B. BARNES, Beverly Hills, 1979.
    W. ULLMANN, Medieval Political Thought, Harmondsworth, 1975, p. 167–184.
    M. VAN DER LUGT, « L’autorité morale et normative de la nature au Moyen Âge. Essai comparatif et introduction », La nature comme source de la morale au Moyen Âge, éd. ID., Florence, 2014, p. 3–40.


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  • Colloque Graphè 2020 - Les tentations du Christ

    Christophe MASSON, 19 mai 2019

    Université d’Artois, pôle d’Arras
    Jeudi 19 et vendredi 20 mars 2020

    En 2020, le colloque Graphè s’intéressera aux tentations que connaît le Christ après son baptême et à l’orée de sa vie publique. L’épisode est rapporté par les évangiles synoptiques (Mc 1,12-13 ; Mt 4, 1-11 ; Lc 4, 1-13). Poussé par l’Esprit, Jésus se rend au désert et y séjourne durant quarante jours. Lieu et durée sont emblématiques, en écho vétérotestamentaire à Moïse dans le Sinaï et à Élie marchant vers l’Horeb.

    Ce n’est pas la question de l’historicité de ces tentations mais leur valeur exemplaire qui sera principalement étudiée lors du colloque. Le Diable lance, en vain, trois défis à Jésus : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d’acquérir une royauté universelle.

    Cette triple mise à l’épreuve a été diversement interprétée. Irénée de Lyon voit dans la récapitulation par le Christ la victoire définitive d’Adam contre le serpent et en souligne la dimension sotériologique. Les Pères de l’Église et la littérature médiévale utilisent surtout l’épisode à des fins catéchétiques, les images pauliniennes de l’Épître aux Éphésiens (Ep 6, 11-17) venant illustrer le combat du chrétien contre les forces du mal. La victoire du Christ est l’exemple à suivre pour l’homme pécheur. Au temps de la Réforme, protestants et catholiques se disputent sur le carême comme période d’épreuves. Dans un chapitre célèbre des Frères Karamazov, Dostoïevski remet en question la victoire du Christ à travers la figure du grand Inquisiteur.

    Les tentations auxquelles le Christ a résisté hanteront également nombre de saints, dont La Légende dorée de Jacques de Voragine ou La Tentation de saint Antoine de Flaubert rapportent les tribulations les plus fantasmagoriques.

    Certes, les trois tentations au désert ont une dimension archétypale mais elles ne doivent pas éclipser les autres mises à l’épreuve que Jésus a pu connaître durant son existence terrestre – qu’elles soient narrées dans le Nouveau Testament ou imaginées par les auteurs postérieurs. Luc souligne lui-même que la défaite du diable ne fut que provisoire (Lc 4,13). On pense au roman polémique de Níkos Kazantzákis et à son adaptation cinématographique par Martin Scorsese. Éric-Emmanuel Schmitt s’interroge, pour sa part, sur la véritable nature du tentateur dans son Évangile selon Pilate. Et le film récent de Rodrigo Garcia, Last Days in the Desert, donne à voir un véritable récit d’initiation qui confronte Jésus à une famille en crise.

    L’iconographie de l’épisode est abondante. Des miniatures des manuscrits à Arcabas, de Botticelli dans la chapelle Sixtine à la solitude de Jésus peinte par Briton Rivière ou Ivan Kramskoï, les différentes phases de la tentation montrent le combat contre un diable polymorphe et le plus souvent hideux.

    Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les réécritures littéraires et artistiques que les tentations du Christ ont suscitées dans la culture occidentale au fil des siècles. Les actes du colloque seront publiés dans le volume 30 de la collection Graphè à l’Artois Presses Université.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref c.v.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2019 à : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr


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  • Voir plus bas pour les versions espagnoles et...

    Christophe MASSON, 15 mai 2019

    Voir plus bas pour les versions espagnoles et anglaises.

    ESCOLA DE OUTONO EM ESTUDOS MEDIEVAIS

    O Instituto de Estudos Medievais da NOVA FCSH e a Câmara Municipal de Castelo de Vide promovem uma Escola de Outono destinada a vinte alunos de mestrado e doutoramento em Idade Média, a decorrer nos dias 8 e 9 de outubro em Castelo de Vide.

    Pretende-se criar um espaço de debate e de troca de experiências no qual os alunos possam aprofundar conhecimentos e competências, usufruindo da presença de especialistas de renome, provenientes de prestigiadas universidades, epromovendo um olhar interdisciplinar sobre o tema escolhido.

    A Escola de Outono estrutura-se em torno sessões teóricas seguidas de espaços de debate, ateliersde investigação com um carácter eminentemente prático e uma visita de estudo ao Centro Histórico de Castelo de Vide.

    Os alunos poderão ainda apresentar os seus temas de investigação e metodologias de trabalho em formato de póster para serem discutidos durante a Escola, numa sessão dedicada ao efeito. A impressão dos pósters será oferecida pela organização.

    As línguas da Escola são o português, o espanhol e o inglês.

    Comissão organizadora : Amélia Aguiar Andrade (IEM -NOVA FCSH)
    Catarina Tente (IEM -NOVA FCSH)
    Gonçalo Melo da Silva (IEM -NOVA FCSH)
    Sara Prata (IEM -NOVA FCSH)

    Corpo docente :Emilio Martín Gutiérrez (Universidad de Cadiz) : https://uca-es.academia.edu/EmilioMart%C3%ADnGuti%C3%A9rrez
    Hermenegildo Fernandes (Universidade de Lisboa) : http://www.centrodehistoria-flul.com/uploads/7/1/7/0/7170743/cv_hf.pdf
    Denis Menjot (Université Lumière Lyon 2) : http://ciham.msh-lse.fr/membres/denis-menjot
    Iñaki Martín Viso (Universidad de Salamanca) : http://diarium.usal.es/viso/investigacion/
    Raphaella Averkorn (Universität Siegen) : https://erdic.unipi.gr/files/cv_averkorn.pdf
    Sexto docente a confirmar

    Inscrição
    Preço:50 €
    Limite de participantes:20 alunos
    Data limite de candidatura:15 de setembro
    Inscrições : imcv@fcsh.unl.pt
    A inscrição na Escola de Outono inclui : Transporte Lisboa –Castelo de Vide –Lisboa (a facultar pela organização antes do início e no final da Escola) ; Almoços e coffe-breaksnos dias da Escola ; Materiais didácticos e diploma de participação.
    Alojamento em Castelo de Vide garantido pela organização (7 e 8 de Outubro).

    Os alunos interessados deverão enviar para o email imcv@fcsh.unl.ptos seguintes elementos:1) Curriculum vitae, 2) Comprovativo da condição de estudante, 3) Título e resumo do tema de tese (max. 250 palavras), 4) Uma carta de motivação (max. 1 página A4)

    Mais informação : http://escola-medieval.castelodevide.pt/

    ***

    ESCUELA DE OTOÑO EN ESTUDIOS MEDIEVALES

    El Instituto de Estudos Medievais de la NOVA FCSH y la Câmara Municipal de Castelo de Vide promueven una Escuela de Otoño destinada a alumnos de master y doctorado en Estudios de la Edad Media, que se celebrará entre los días 8y 9de octubre en Castelo deVide.

    Se pretende crear un espacio de debate e intercambio de experiencias en el cual los alumnos puedan profundizar sus conocimientos y competencias, disfrutando de la presencia de especialistas de renombre, procedentes de prestigiosas universidades y promoviendo una visión interdisciplinar sobre el tema escogido.

    La Escuela de Otoño se estructura en torno a sesiones teóricas seguidas de espacios de debate, ateliersde investigación con un carácter eminentemente práctico y una visita de estudio al Centro de Histórico de Castelo de Vide.

    Los alumnos podrán también presentar sus temas de investigación y metodologías de trabajo en formato póster para que sean discutidos durante la Escuela en una sesión dedica a este menester. La impresión de los posters será ofrecida por la organización.

    Las lenguas de la Escuela son el portugués, español e inglés.

    Comisión organizadora : Amélia Aguiar Andrade (IEM -NOVA FCSH)
    Catarina Tente (IEM -NOVA FCSH)
    Gonçalo Melo da Silva (IEM -NOVA FCSH)
    Sara Prata (IEM -NOVA FCSH)

    Cuerpo docente : Emilio Martín Gutiérrez (Universidad de Cadiz) : https://uca-es.academia.edu/EmilioMart%C3%ADnGuti%C3%A9rrez
    Hermenegildo Fernandes (Universidade de Lisboa) : http://www.centrodehistoria-flul.com/uploads/7/1/7/0/7170743/cv_hf.pdf
    Denis Menjot (Université Lumière Lyon 2) : http://ciham.msh-lse.fr/membres/denis-menjot
    Iñaki Martín Viso (Universidad de Salamanca) : http://diarium.usal.es/viso/investigacion/
    Raphaella Averkorn (Universität Siegen) : https://erdic.unipi.gr/files/cv_averkorn.pdf
    Sexto docente a confirmar

    Inscripción
    Precio:50 €
    Límite de participantes : 20 alumnos
    Data límite de candidatura:15 de septiembre
    Inscripciones : imcv@fcsh.unl.pt
    La inscripción en la Escuela de Otoño incluye : Transporte Lisboa –Castelo de Vide –Lisboa (a facilitar por la organización antes del inicio y al fina de la Escuela) ; Almuerzos e coffe-breaks en los días da Escuela Materiales didácticos y diploma de participación
    Los alumnos interesados deberán enviar un email imcv@fcsh.unl.ptcon los siguientes elementos : 1) Curriculum vitae, 2) Comprobante de la condición de estudiante, 3) Título y resumen del tema de tesis (max. 250 palabras), 4) Una carta de motivación (max. 1 página A4)
    Más información : http://escola-medieval.castelodevide.pt/

    ***

    AUTUM SCHOOL IN MEDIEVAL STUDIES

    The Institute for Medieval Studies (IEM –NOVA FCSH) and the Municipality of Castelo de Vide are organizing a Fall School for twenty Master’s and PhD students in medieval studies, that will take place during the 8hand the 9thof October in Castelo de Vide.

    The goal of this initiative is to create a place for open debate and experience sharing in which the students can increase their knowledge and skillset, benefitting from the presence of renowned specialists from respected European universities, and promoting an interdisciplinary approach to the selected topic.

    The Fall School is structured by theoretical session followed by debates, research workshops with a hands-on approach and a study-visit to Castelo de Vide’s Historical Centre.

    Students can also present their research’s subject and methodology in poster format to be debated during the School, in a reserved session. Poster printing is supplied by the organization.

    The languages are Portuguese, Spanish and English.

    Organizing Committee :
    Amélia Aguiar Andrade (IEM -NOVA FCSH)
    Catarina Tente (IEM -NOVA FCSH)
    Gonçalo Melo da Silva (IEM -NOVA FCSH)
    Sara Prata (IEM -NOVA FCSH)

    Teaching staff :
    Emilio Martín Gutiérrez (Universidad de Cadiz) : https://uca-es.academia.edu/EmilioMart%C3%ADnGuti%C3%A9rrez
    Hermenegildo Fernandes (Universidade de Lisboa) : http://www.centrodehistoria-flul.com/uploads/7/1/7/0/7170743/cv_hf.pdf
    Denis Menjot (Université Lumière Lyon 2) : http://ciham.msh-lse.fr/membres/denis-menjot
    Iñaki Martín Viso (Universidad de Salamanca) : http://diarium.usal.es/viso/investigacion/
    Raphaella Averkorn (Universität Siegen) : https://erdic.unipi.gr/files/cv_averkorn.pdfS
    ixth teacher to confirm

    Enrolment
    Participation fee:50 €
    Limit of participants:20 alunos
    Enrolment deadline:15 de setembro
    Enrolment : imcv@fcsh.unl.pt
    The participation fee includes : Transportation from Lisbon Airport –Castelo de Vide –Lisbon Airport (guaranteed by the organization before the beginning and after the end of the School) ; Lunches and coffee-breaks during School days ; Teaching materials and participation certificate.
    Accommodation in Castelo de Vide will be provided by the organization (7h and the 8th of October)
    Applicants must send the following documents to this email address imcv@fcsh.unl.pt : 1) Curriculum vitae, 2) Proof of student status, 3) Title and abstract of their thesis subject (250 words max.), 4) Motivation letter (1 page, A4)
    For more information : www.castelodevide.pt/escola-medieval


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  • « Intra et extra muros. La ville à l’époque romane (XIe-début XIIIe siècle) », Issoire

    Christophe MASSON, 6 mai 2019

    La « période romane » (XIe-début XIIIe s.)[1] est celle de la plus profonde transformation du paysage urbain de l’Occident depuis l’époque des oppida et des fondations grecques (VIe-IVe siècles av. J.-C.) et romaines (IIe siècle av. – Ier siècle apr. J.-C.) et jusqu’aux bouleversements apportés au tissus et au paysage urbains par la « révolution industrielle ».

    Cette transformation s’accomplit par une croissance des organismes urbains et périurbains préexistants ; par l’augmentation du nombre de ces organismes et leur densification, en particulier grâce à l’apparition d’un grand nombre de petites villes et de villes moyennes, tandis que beaucoup des « agglomérations secondaires » antiques – que la prospection archéologique a mis au jour depuis une vingtaine d’années – ont disparu ou ont subi des déplacements ; par l’élargissement géographique du monde urbain occidental, grâce à la mise en place d’une armature urbaine, pour la première fois dans leur histoire, dans les nouveaux pays que sont les Îles britanniques au-delà de l’antique limes, la Germanie transrhénane, les mondes scandinaves et slaves… c’est-à-dire largement au-delà des limites de l’ancienne Romania. Par là même s’établit peu à peu, nonobstant de fortes particularités régionales, une unification du monde occidental – qui demeure pourtant profondément rural – au travers de son « paysage de villes » et du poids de ses activités urbaines.

    Le colloque d’Issoire avait, en 1994, choisi pout thème « Villes et campagnes à l’époque romane ». Vingt-cinq plus tard, il s’agit d’envisager ici le nouveau visage que les travaux, au cours du quart de siècle écoulé, des médiévistes historiens, historiens de l’art, archéologues, littéraires et linguistes donnent à la ville de « l‘époque romane » dans sa matérialité et ses représentations, dans son être propre – notion à rediscuter – comme dans sa relation aux pouvoirs, religieux et laïcs, et au monde rural environnant, dans son versant « ville de pierre » comme dans celui de la « ville de chair ».

    Depuis un quart de siècle en effet, la progression des connaissances apportée par des protocoles de fouilles archéologiques, désormais également attentifs à toutes les périodes de l’histoire, les progrès de l’archéologie du bâti ou encore l’attention portée à la « fabrique urbaine » – des études micro-spatiale de quartier à celles de portée régionale – ont renouvelé notre connaissance de la matérialité de la ville médiévale des XIe-XIIIe siècles. Comme dans le cas de l’époque antique, une attention plus soutenue a été accordée aux « agglomérations secondaires », c’est-à-dire aux organismes intercalaires qui se glissent au sein du maillage à large trame des civitates héritées de la Romania antique ou – dans un rapport bien différent – de leurs épigones d’au-delà de l’ancien limes : c’est là la thématique de la « petite ville », longtemps abandonnées aux monographies érudites et à l’histoire locale.

    Dans ces conditions, le concept même de « ville » a été réinterrogé et sa définition revisitée – dans un sens plus morphologique, fonctionnel et relationnel que juridique – comme « agglomération humaine d’importance, de caractère central plus ou mois affirmé, exerçant des fonctions multiples (centre d’exercice ou de relais du pouvoir, religieux plus encore que laïc ; lieu d’échanges commerciaux et de production artisanale…) et dotée en conséquence d’équipements de caractère monumental plus ou moins marqué (enceinte protectrice, place(s) de marché, lieux de culte, d’hospitalité et de soins, greniers et celliers…) ». De surcroît, la plupart de ces fonctions et de ces équipements n’apparaissent pas au service du seul organisme urbain lui-même mais aussi à celui de son « pays d’alentour » (l’Umland des géographes) et des voyageurs de tous types qui y font étape ou y séjournent. En conséquence, le cadre monographique traditionnel a été dépassé et la ville médiévale est désormais interrogée dans le cadre d’un continuum ville-campagne, dans une prise en compte du maillage régional et dans une dimension comparative.

    Il convient enfin de prendre en compte les études réalisées sur le changement d’image de la ville et de ses modalités de représentations symboliques, sur la création ou l’emprunt de nouvelles formes d’urbanisme et sur les évolutions constatées quant aux différentes expressions de la monumentalité urbaine.

    Dans ces perspectives, le comité scientifique du colloque issoirien propose aux chercheurs intéressés d’organiser leur réponse au présent appel dans le cadre des questionnements ci-dessous indiqués :

    • Que savons-nous de la société urbaine à l’époque envisagée ? Quelles inflexions historiographiques et épistémologiques ont marqué le dernier quart de siècle ?
    • Le « sentiment de ville » et les débuts de la conscience urbaine : laudatio urbis, apparition des notions de communitas et d’universitas… La double enceinte (monastique/civile militaire) et la récupération des enceintes antiques. La mise en cause d’une vision erronée de l’unité urbaine en raison des nombreux exemples de polynucléarité morphologique mais aussi politique et sociale de beaucoup de « villes » (et pas seulement des cités) jusqu’à la réalisation, souvent au XIIIe siècle, parfois seulement au siècle suivant, des organismes dirigeants (à Périgueux en 1240 mais seulement au milieu du XIVe siècle à Marseille, plus tard encore pour Limoges). Place et rôle des communautés juives dans la ville occidentale de l’époque romane
    • Vieilles terres urbanisées et fronts pionniers de l’urbanisation. Les nouveaux « pays de villes » (monde germanique, scandinave, slave, magyar). Monde byzantin. Péninsule ibérique, Moyen-Orient…
    • Représenter la ville. Images et représentations de la ville dans la littérature (cléricale et laïque), dans l’iconographie, dans la sculpture. Jérusalem ou Babylone ? Les représentations de la Jérusalem céleste. Légende noire ou légende dorée de la ville ? Opposition entre la » verticalité hiératique » de la représentation de la ville romane et « l’horizontalité humaine » de l’image donnée de la ville gothique ?
    • Postérité de la ville romane. Destruction, restauration, patrimonialisation des « maisons romanes ». On envisagera aussi la représentation de la ville des XIe-XIIIe siècles dans les arts et la littérature des périodes ultérieures (du XIXe au XXIe siècle) : peinture, littérature, cinéma, jeux vidéo.

    Réponses à l’appel à communication
    Date limite d’envoi des propositions de communication : 03 juin 2019

    (titre de la communication et résumés de 10 lignes maximum en français et en anglais).

    Vos propositions de communication sont donc à retourner avant le 03 juin 2019 par courriel à Jean-Luc FRAY : j-luc.fray@uca.fr

    Merci d’y préciser : vos NOM et prénom ; profession / structure de rattachement ; adresses postale et de courriel ; titre et résumés (en Français et en Anglais) de votre proposition de communication

    • Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : 1er juillet 2019. Vous recevrez dans les jours qui suivent un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.
    • 11, 12 et 13 octobre 2019 : colloque et excursion.
    • 15 mai 2020 : date limite d’envoi des textes pour publication.

    Comité scientifique

    * Dominique Allios, Maître de conférences HDR en Histoire de l’Art et Archéologie médiévales, Université de Rennes 2, LAHM, CreAAH – UMR 6566
    * Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, IRAMAT, Université Bordeaux-Montaigne.
    * Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) – ARTeHIS – UMR 6298, Dijon.
    * Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre d’art roman Georges-Duby d’Issoire.
    * Jean-Luc Fray, Professeur émérite de l’Université Clermont Auvergne (histoire médiévale) – Centre d’Histoire Espaces et Cultures (CHEC) – EA 1001
    * Sébastien Fray, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR – UMR 8584
    * Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne, IRAMAT – UMR 5060
    * Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Romanes d’Auvergne.
    * Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
    * David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand – Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéologiques Hadès, Cournon d’Auvergne.
    * Nathalie Monio, Doctorante en archéologie.
    * Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures (CHEC) – EA 1001
    * Éric Sparhubert, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Limoges, CRIHAM – EA 4270
    * Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 – Centre d’Études médiévales de Montpellier.

    Renseignements pratiques

    Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association Terres Romanes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion prévue le dimanche 13 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également offerte.

    Le colloque sera organisé sur deux journées, les 11 et 12 octobre 2019 à la salle Claude-Nougaro d’Animatis, située 2 rue Marcel-Béraud, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France).

    [1] Le concept « d’époque romane n’a guère de sens pour l’histoire urbaine médiévale. Il est employé ici par commodité et par souci de cohérence chronologique avec les autres objets qui ont préoccupé les colloques issoriens depuis près de trente ans.


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  • Conférence internationale “V Medieval Europe in Motion : Materialities and Devotion (5th-15th centuries)” – Mosteiro de Santa Maria da Vitória (Batalha, Portugal), 7-9 novembre 2019

    Christophe MASSON, 5 avril 2019

    Org. Instituto de Estudos Medievais (NOVA FCSH) – Mosteiro da Batalha / Direção Geral do Património Cultural – Centro de Estudos de História Religiosa (UCP).

    Appel à contributions
    Date limite : 15 mai 2019

    Ces dernières décennies ont été marquées par le développement d’études sur la culture matérielle, en privilégiant une approche inter et multidisciplinaire. Ce regard a permis une lecture plus intégrée de la manière dont l’homme médiéval a interagi, a manipulé, a adapté et a transformé son environnement matériel. De ce fait, des visions plus foisonnantes virent le jour sur les utilisations qu’il donna aux objets qu’il produisait, les significations qu’il leur attribuait, la manière dont il les a utilisées au niveau cognitif et affectif.

    La convocation de cette dimension dans les rapports maintenus par l’individu avec l’univers religieux, ses pratiques de dévotion, ses sensibilités et ses représentations soulève un nouvel ensemble de questions, tout en appelant nécessairement à des connaissances multidisciplinaires, afin de mieux comprendre et interpréter la relation entre la religiosité médiévale et leurs traductions matérielles. Des images sculptées ou peintes aux édifices, des objets liturgiques aux reliquaires et tombes, des livres aux objets de piété personnels, des temples à l’inscription spatiale des différentes formes de la vie religieuse, il existe de nombreux domaines où la relation entre matérialité et dévotion mérite d’être adressée et problématisée. Cette dernière se place au croisement de la dimension matérielle, fonctionnelle ou performative et esthétique avec les différentes lectures soulevées par celles-ci. Par ailleurs, cette relation s’envisage également par le biais d’appréhensions cognitives et émotionnelles, par les représentations (érudites ou populaires) qu’elle suscite, par les pratiques qu’elle entretient, par les souvenirs qu’elle polarise et légitime, de même que par les pouvoirs qui la mettent de l’avant. Elle se révèle dans la diversité des variantes telles que la richesse ou la position sociale, le degré de la formation académique ou les différences entre les sexes.

    Le colloque se veut donc un vaste espace de débat, aussi bien dans la pluralité des savoirs convoqués et dans la diversité des sources et des contextes historiques, géographiques et religieux (chrétien, juif, islamique ou autre) aperçus, que dans des perspectives d’analyse et des problématiques envisagées.

    INSTRUCTIONS POUR LA SOUMISSION DES PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS
    (les chercheurs de tous les domaines de la connaissance sont invités à soumettre des propositions de sessions ou de communications individuelles)

    Langues officielles : anglais, portugais, castillan, français et italien.

    Date limite de soumission des propositions : 15 mai 2019

    1. Propositions pour les sessions de trois communicateurs
    Chaque session aura trois communications de 20 minutes. L’organisateur doit soumettre la proposition de session avec tous les éléments les plus importants : nom et affiliation institutionnelle de l’organisateur, titre de la session, noms et affiliation des communicateurs et du modérateur, titre des communications individuelles et résumés respectifs.

    2. Propositions de communications individuelles
    Les propositions individuelles concernent des communications d’une durée maximale de 20 minutes, comprenant : le nom et l’institution institutionnelle de l’appelant, le titre et le résumé de la communication.

    Toutes les propositions doivent inclure un titre et un résumé de 250 mots maximum, ainsi qu’un CV abrégé pour les proposants et les liens vers leurs pages institutionnelles à envoyer à : materialities@fcsh.unl.pt

    Les soumissionnaires retenus seront informés avant le 15 juin 2019.

    Un volume de textes sélectionnés par arbitrage scientifique sera publié en 2021.

    Frais d’inscription au congrès :
    Participation au congrès, avec droit à des pauses-café et documentation - 30 €
    Participation au congrès, avec droit à des pauses-café, documentation et dîner de gala - 50 €
    Participation au congrès, avec droit à des pause-café, documentation, dîner de gala et déjeuners (trois) pendant le congrès - 100 €

    L’hébergement sera à la charge des communicateurs. L’organisation pourra fournir les contacts des unités hôtelières locales et des prix correspondants.

    Comité organisateur : Institut d’études médiévales de la Faculté des Sciences Sociales et Humaines de l’Université NOVA de Lisbonne (IEM-NOVA FCSH) / Centre d’Étude de l’Histoire Religieuse (CEHR-UCP) - Carla Varela Fernandes, Catarina Fernandes Barreira, João Luís Inglês Fontes, Maria Filomena Andrade, Maria João Branco, Mário Farelo, Miguel Metelo Seixas

    Monastère de Batalha / Direction générale du patrimoine culturel : Joaquim Ruivo et Pedro Redol

    Conseil municipal de Batalha : Rui Cunha


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  • Innovation et Communautés médiévales en Europe du Nord-Ouest / Innovation und mittelalterliche Gemeinschaften in Nordwesteuropa (1200-1500)

    Christophe MASSON, 27 mars 2019

    Université de Münster, 20-22 novembre 2019

    Un enquête récente réalisée en Allemagne a montré que face à la révolution numérique et à l’accélération des innovations technologiques dans le domaine de l’information, nombre d’hommes et de femmes observaient ces changements technologiques avec autant de curiosité que d’appréhension, craignant un surmenage inévitable sur le front de leurs activités professionnelles. Si la fascination pour ces innovations peut constituer une force motrice pour une adaptation à ce ‘nouveau monde’, la crainte engendrée prouve qu’après deux siècles de modernité, l’émergence d’innovations technologiques et économiques continue à nourrir des sentiments ambivalents. Ce regard sur les sociétés contemporaines remet en question le lien bien établi entre innovation et modernisation. Toutefois ce phénomène est loin d’être propre aux sociétés modernes et contemporaines et la fin du Moyen Âge, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une étude systématique sur ce sujet, se révèle essentielle pour comprendre les mécanismes humains d’adaptation, mais aussi les enjeux culturels qui facilitent ou bloquent les transitions. Débarrassés de toute perspective téléologique sur l’innovation, la période (XIIIe-début XVIe siècle) et l’espace (Europe du Nord-Ouest) que nous souhaitons placer au cœur de cette rencontre pourront servir de laboratoire d’analyse, afin d’estimer les conditions de réception de l’innovation et les réactions suscitées par l’irruption de la nouveauté.

    Si pour nombre de théologiens du Moyen Âge, l’innovation ne peut être que réforme, cette posture n’empêche pas les hommes de la pratique, du commerce, de l’artisanat, d’innover sans le dire et d’introduire toutes sortes de nouveaux outils favorisant leur art. Les subterfuges existent pour, en quelque sorte, « faire du vieux avec du neuf ». Mais créer de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes, ne suffit pas. Encore faut-il que ces nouvelles manières de faire et de penser soient acceptées par les communautés auxquelles elles s’adressent, ou, pour le dire avec les mots de J. Schumpeter : « Pour qu’une idée devienne innovation, il faut encore qu’elle soit socialement adoptée ». Le choix des mots, les stratégies de communication, les intentions d’optimisation, les promesses d’amélioration ou de maintien de conditions de vie favorables (l’impôt permanent pour entretenir les armées et donc protéger les peuples en est un parfait exemple), etc., sont autant d’étapes qui structurent les processus d’innovation non seulement dans un sens linéaire, mais aussi dans un sens itératif, ce qui inclut avancement, recul, adoption, recombinaison, échec et reprise.

    Ce colloque visera par conséquent, non pas à repérer les innovations, ce qui aboutirait à une sorte d’inventaire stérile, mais à cibler les réactions qui entourent l’accueil de la nouveauté. L’enquête s’appuiera sur différentes communautés médiévales que sont les marchands, les artisans, les religieux, les universitaires, les gens d’armes, les officiers comptables, les théoriciens du politique, etc., afin de mêler théorie et pratique pour éventuellement élaborer un ‘idéal-type’ de l’acceptation de l’innovation. En observant les niveaux de connaissance, la force des convictions, les processus de décision, les contextes économiques, les capacités de résistance, les stratégies de communication, nous espérons pouvoir cibler les étapes qui permettent de comprendre les mutations sociétales et in fine, tenter de répondre à la question programmatique de cette rencontre : En quoi l’innovation participe-t-elle de la redéfinition des groupes sociaux entre le XIIIe et le XVIe siècle ?

    Inscrit dans un vaste programme de recherche, dédié à l’étude de l’innovation en contexte à la fin du Moyen Âge, l’objectif de ce premier colloque, dont le but est d’amorcer une collaboration suivie autour de ce thème de recherche, sera donc triple :
    1) Observer l’accueil de l’innovation en fonction des communautés étudiées.
    2) Repérer des stratégies de diffusion ou de refus, toujours en fonction des différentes communautés retenues.
    3) Comprendre le complexe régime de novation et de transformation dans ces sociétés prémodernes qui, d’un côté réprouvent « la novelleté », et de l’autre répondent à des impératifs de changement.

    Dans la mesure où cette rencontre se situe dans une étape liminaire à une investigation de longue durée, et peut être considérée comme un vaste atelier de travail collectif, les organisateurs ont souhaité ouvrir largement l’éventail des communautés médiévales envisagées dans les rapports qu’elles nourrissent avec l’innovation. Les contributions individuelles auront pour but de donner une vue d’ensemble des domaines privilégiés afin d’identifier des pistes de recherche à approfondir. Les questions suivantes, qui n’épuisent pas l’ensemble des interrogations motivées par un tel sujet, pourront guider les chercheurs impliqués : À qui doit-on ces innovations ? Comment et où sont-elles critiquées ou légitimées ? Qu’est ce qui favorise ou entrave l’acceptation de la nouveauté au sein et en dehors du monde urbain ? Quel rapport au temps nourrit ce régime de novation ? Comment l’individu peut-il concilier efficacité technique et quête du Salut ? Qui doit être convaincu et qui peut être convaincu ? Comment s’équilibrent la part de l’ancien et celle de la nouveauté ? Qui sont les gagnants et les perdants des nouveautés ? Ces différences entraînent-elles des troubles et/ou des mécanismes de compensation à élaborer ?

    Les langues utilisées lors de cette rencontre seront principalement le français et l’allemand, (l’anglais pourra servir de langue de discussion).

    Les frais sont intégralement pris en charge par les organisateurs.

    Les propositions, comprenant un titre et un résumé de 1500 caractères, sont à soumettre à Elodie.lecuppre@univ-lille.fr et à nils.bock@uni-muenster.de avant le 1er juin 2019.

    Nils Bock
    Université de Münster
    Elodie Lecuppre-Desjardin
    Université de Lille (IRHiS)
    Membre senior de l’IUF

    — -

    Das aus aktuellen Umfragen gewonnene Bild, dass die ‚Deutschen‘ dem digitalen Wandel zugleich mit Neugier und Angst vor Überforderung gegenüberstehen, erscheint nur verständlich und wird positiv interpretiert, da Neugier als Antrieb zur aktiven Gestaltung des Wandels genutzt werden könne. Die Umfrage zeigt aber auch, dass selbst nach zwei Jahrhunderten der durch immer neue, vor allem technische und ökonomische Innovationen geprägten Moderne, die Menschen sich Neuerungen weiterhin mit ambivalenten Gefühlen nähern. Diese Sichtweise auf zeitgenössische Gesellschaften stellt die etablierte Verbindung zwischen Innovation und Modernisierung in Frage. Dieses Phänomen ist jedoch weit davon entfernt, für moderne und zeitgenössische Gesellschaften spezifisch zu sein. Das Ende des Mittelalters, das noch nie systematisch auf dieses Thema hin untersucht wurde, ist unerlässlich, um die menschlichen Anpassungsmechanismen, aber auch die kulturellen Fragen zu verstehen, die den Wandel erleichtern oder blockieren. Jenseits teleologischer Perspektiven auf Innovation können der Zeitraum (13. bis Anfang des 16. Jahrhunderts) und der Raum (Nordwesteuropa), den wir in den Mittelpunkt unserer Zusammenarbeit stellen wollen, als analytisches Labor dienen, um die Bedingungen, unter denen Innovationen wahrgenommen wurden, und die Reaktionen, die durch das Entstehen von Innovationen hervorgerufen wurden, zu untersuchen.

    Wenn für viele Theologen des Mittelalters Innovation nur eine Reform bedeuten konnte, hinderte diese Haltung die Menschen in der Praxis, im Handel und im Handwerk nicht daran, Innovationen durchzuführen, ohne sie als solche zu bezeichnen und alle möglichen neuen Instrumente zur Förderung ihrer Kunst einzuführen. Es gibt Bemühungen, um aus alt neu zu machen. Aber es reicht nicht aus, neue Techniken, neue Methoden zu entwickeln. Diese neuen Handlungs- und Denkweisen müssen von den Gemeinschaften, an die sie gerichtet sind, akzeptiert werden, oder, um es mit den Worten von J. Schumpeter auszudrücken : „Damit eine Idee zu einer Innovation wird, muss sie noch immer sozial angenommen werden.“ Wortwahl, Kommunikationsstrategien, Optimierungsabsichten, Versprechungen zur Verbesserung oder Aufrechterhaltung besserer Lebensbedingungen usw. – die Einführung einer regulären Steuer zur Aufrechterhaltung der Armeen und damit zum Schutz der Bevölkerung ist ein treffliches Beispiel dafür – sind alles Schritte, die Innovationsprozesse nicht nur in einem linearen, sondern auch in einem iterativen Sinne strukturieren, der Fortschritt, Rückgang, Annahme, Rekombination, Scheitern und Wiederaufnahme umfasst.

    Ziel des Symposiums ist es nicht, Innovationen zu identifizieren und zu erfassen, was zu einer Art sterilem Inventar führen würde, sondern es hebt auf die Reaktionen ab, welche die Aufnahme einer Neuerung umgeben. Die Untersuchung wird sich auf verschiedene mittelalterliche Gemeinschaften wie Kaufleute, Handwerker, Ordensleute, Universitätsangehörige, Soldaten, Wirtschafts- und Finanzexperten, Berater und ‚Intellektuelle‘ usw. stützen, um Theorie und Praxis zu kombinieren und schließlich einen ‚Idealtyp‘ der Akzeptanz von Innovationen zu entwickeln. Durch die Beobachtung des jeweiligen Wissensstands, der Stärke von Überzeugungen, von Entscheidungsprozessen, der ökonomischen Kontexte, der Widerstandskraft und Kommunikationsstrategien hoffen wir, Auskunft über die Etappen bieten zu können, die es ermöglichen, die gesellschaftliche Veränderungen zu verstehen und letztlich die programmatische Frage des Kolloquiums zu beantworten : Auf welche Weise trägt innovation zur Neudefinition sozialer Gruppen zwischen dem 13. und 16. Jahrhundert bei ?

    Eingebettet in ein größeres Forschungsvorhaben, das sich der Erforschung von Innovationen im Kontext des späten Mittelalters widmet, ist das Ziel dieses ersten Kolloquiums, das eine kontinuierliche Zusammenarbeit zu diesem Forschungsthema initiieren soll, ein dreifaches :
    1. Die Rezeption von Innovationen in den jeweiligen Gemeinschaften zu beobachten,
    2. Verbreitungs- oder Ablehnungsstrategien in den verschiedenen ausgewählten Gemeinschaften zu identifizieren,
    3. schließlich die komplexen Wechselbeziehungen von Novation und Transformation in diesen vormodernen Gesellschaften zu verstehen, die einerseits "Neuheit" ablehnen und andererseits auf die Erfordernisse des Wandels reagieren.

    Da dieses Treffen am Beginn einer langfristigen Untersuchung steht und als ein großer kollektiver Workshop betrachtet werden kann, wünschen die Organisatoren die mittelalterlichen Gemeinschaften und ihre Beziehungen, die sie mit Innovationen pflegen, in ihrer ganzen Breite zu betrachten. Die einzelnen Beiträge sollen dabei einen Überblick über ihr Themenfeld bieten und Neuerungen identifizieren, die für weitere Untersuchungen von Interesse sein können. Folgende Fragen, die das Thema notwendigerweise nicht erschöpfend erfassen können, sollen die beteiligten Forscher bei der Bearbeitung des Themas leiten : Wem sind wir diese Innovationen schuldig ? Wie und wo werden sie kritisiert oder legitimiert ? Was fördert oder behindert die Akzeptanz von Neuem innerhalb und außerhalb der urbanen Welt ? Welchen Bezug zur Zeit hat dieses ‚Novationssystems‘ ? Wie und wo werden sie kritisiert bzw. legitimiert ? Wie kann der Einzelne technische Effizienz und das Streben nach religiöser Erlösung in Einklang bringen ? Wer muss überzeugt werden, wer lässt sich überzeugen ? Wie wird ein Gleichgewicht zwischen alt und neu hergestellt ? Wer sind Gewinner, wer sind Verlierer der Neuheiten ? Führen diese Differenzen zu Unruhen und/oder werden Kompensationsmechanismen entwickelt ?

    Die Sprachen des Kolloquiums werden hauptsächlich Französisch und Deutsch sein (Englisch kann als Diskussionssprache genutzt werden).

    Die Fahrt- und Übernachtungskosten werden übernommen.

    Erbeten werden Abstracts, die einen Titel und eine Zusammenfassung des Vortrags im Umfang von 1500 Zeichen umfassen. Die Vorschläge sind bis zum 1. Juni 2019 auf Französisch oder Deutsch an Elodie.lecuppre@univ-lille.fr und nils.bock@uni-muenster.de zu richten.

    Dr. Nils Bock
    Westfälische Wilhelms-Universität Münster
    Prof. Dr. Elodie Lecuppre-Desjardin
    Université de Lille (IRHiS)
    Membre senior de l’IUF


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  • Appel à contribution - Revue "Frontière·s"

    Christophe MASSON, 25 janvier 2019

    Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art se destine à offrir un espace de réflexion épistémologique en Open Access aux chercheur·se·s dont les travaux portent sur les sociétés antiques et médiévales autour du terme polysémique et débattu de « frontière ». Pour son numéro inaugural, « Dépasser la frontière », la revue aborde les thématiques associées au franchissement des frontières, quelles qu’elles soient.

    Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art aims at providing an Open Access epistemological framework for Ancient and Medieval scholars. It focuses on the polysemous and discussed term ‘border’. The matter of crossing borders – of any kind – will be addressed in its opening issue, ‘Exceeding the Border’.


    Présentation de la revue Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art

    À ce jour, peu d’espaces dédiés à la réflexion épistémologique sont disponibles en Open Access dans les sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge. C’est de ce constat que sont nés le laboratoire junior et la revue Frontière·s. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide tout en garantissant la rigueur scientifique de l’évaluation par les pairs. Cette initiative est portée par de jeunes chercheurs de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, principal soutien du projet, en partenariat avec la Pépinière de revues de l’Université Jean Moulin (Lyon 3).

    Dans les études menées sur les sociétés anciennes, la notion de frontière est bien souvent restreinte au sens de limite géopolitique. Pourtant, la polysémie du mot permet d’envisager une multitude de réflexions portant sur les modalités de séparation, concrètes ou abstraites, naturelles ou construites. C’est le sens de la revue Frontière·s : embrasser les différentes acceptions du mot frontière, en tant que limite, non seulement géophysique, étatique ou politique, mais aussi sociale, culturelle, symbolique, linguistique, métaphysique, etc. En d’autres termes, les contributions pourront interroger tous les éléments qui créent des séparations entre les individus au sein des sociétés antiques et médiévales.

    Archéologues, historiens et historiens de l’art trouveront dans la revue un cadre pour appréhender la frontière comme objet transdisciplinaire. Celle-ci adoptera le format de synthèses semestrielles, articulées autour de grandes problématiques.

    Appel en cours : « Dépasser la frontière »

    Ce numéro inaugural propose aux auteur·e·s d’interroger le thème « Dépasser la frontière ». Toutes les acceptions du verbe « dépasser » pourront être abordées, sans restriction sémantique. On pourra l’entendre dans le sens de franchir, surmonter, transgresser, surpasser, etc. Le dépassement de la frontière induit ainsi un large spectre d’acteur·rice·s et de manifestations. Les auteur·e·s aborderont librement la question selon différentes approches :
    -  Sémantique et discours
    -  Culture matérielle et matérialité
    -  Caractère volontaire ou subi du franchissement
    -  Transgression de la Loi et des normes
    -  Acteurs individuels et mises en réseaux
    -  Rythmes, temporalités et dynamiques
    -  Intermédiaires et agents

    Coordination du numéro
    Vincent CHOLLIER (HiSoMA) et Gaëlle PERROT (HiSoMA)

    Calendrier
    • 10 janvier 2019 : appel à contributions
    10 juin 2019 : date limite de soumission des articles complets
    • 1er septembre 2019 : retours des évaluations (double aveugle) aux auteurs
    • 1er novembre 2019 : date de retour des versions corrigées
    • décembre 2019 : parution du numéro

    Modalités de soumission
    Les auteurs adresseront leur contribution avant le 10 juin 2019 à frontiere-s@mom.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement.
    Les contributions prendront la forme d’un texte en français comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais.
    Les normes éditoriales sont disponibles ici.
    Les normes bibliographiques sont disponibles ici.

    English version 

    Argument

    Nowadays, Open Access frameworks dedicated to epistemology in Ancient and Medieval fields remain far too few. The main objective of the journal Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art is to provide an efficient publication support to the scientific community based on the peer review. This project, led by junior researchers, is housed by Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux and supported by Jean Moulin University (Lyon 3).

    In the field of Ancient studies, the common understanding of ‘border’ is often restricted to geopolitical limits. However, it is possible to understand ‘border’ in a wider way according to the modes of separation. Though, depending on the way of splitting, it could encompass any meanings : concrete or abstract boundaries, built or natural ones, etc. Authors are invited to consider every kind of separation between individuals, not only geophysical, state or political ones, but also social, cultural, symbolic, linguistic, metaphysical boundaries.

    Frontière·s provides a cross-sectoral framework to archaeologists, historians and art historians, and moreover, a work tool published on a semestrial basis.

    Ongoing CFP : ‘Exceeding the Border’

    For the current issue, authors are invited to focus on the process of ‘Exceeding the Border’, without any semantic restriction : crossing, overcoming, transgressing, outreaching, etc. Exceeding borders thus implies a broad range of actors and expressions. Authors will freely question this issue :
    -  Semantics and speech
    -  Material culture and materiality
    -  Wilful or enforced crossing
    -  Law and Norms infringement
    -  Individuals and networks
    -  Frequencies and dynamics
    -  Agents and brokers

    Editorial committee
    Vincent CHOLLIER (HiSoMA) et Gaëlle PERROT (HiSoMA)

    Timeline
    -  December 10th 2019 : call for papers
    -  June 10th 2019 : submission deadline
    -  Septembre 1st 2019 : reviewers’ feedback
    -  Novembre 1st 2019 : deadline for submitting corrections
    -  December 2019 : issue publication

    Submission guidelines
    English and French submissions are both accepted.
    All paper proposals (max. 22,000 signs) must be submitted to : frontiere-s@mom.fr by 10 December 2019 accompanied by a short abstract in French and English (max. 1200 signs) and 5–10 key words. Please also include your institutional affiliation, position and name.

    Editorial standards here.
    Bibliographic standards here.


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  • Douzièmes rencontres du GRIM, jeudi 23 mai 2019 - Paris, INHA

    Rémy CORDONNIER, 12 décembre 2018

    Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Age, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art liée au CESCM de Poitiers, et porté par un nouveau comité scientifique.

    Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art), qui sont ouvertes à tous, tout en donnant une place notable aux doctorants et aux jeunes chercheurs (dès le Master 2).

    Comme pour les précédentes journées du GRIM (les programmes sont disponibles sur le site), les communications dureront 20 mn. Elles seront dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie, et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

    La journée d’étude du 23 mai 2019, qui aura lieu à l’INHA, s’intitule : Matérialité, visualité et signification. Les notions de matérialité et de visualité constituent aujourd’hui deux champs de recherche majeurs dans le domaine des sciences humaines et sociales. Centrées autour de l’œuvre comme artefact et comme chose vue, elles permettent de nouer un riche dialogue entre l’histoire de l’art, l’anthropologie, la culture matérielle et l’histoire des sciences et des techniques, et elles renouvellent l’ensemble de l’interprétation iconographique. À partir d’études de cas, il s’agira donc de poser la rencontre entre le matériau, le signe et l’image, et de rendre compte des méthodes d’analyse engagées dans l’étude. On s’attachera tout particulièrement à la notion de support, sans que cela exclue d’autres questionnements. Après le geste du peintre, du sculpteur, de l’orfèvre, du brodeur etc., la matière devient une condition de l’image. En quoi est-elle agissante, signifiante ? Ne fait-elle qu’un avec son support ? Y-a-t il du jeu entre l’image et sa mise en œuvre technique, ses matériaux ? De quelle manière les matériaux employés et leurs caractéristiques visuelles peuvent-ils être questionnés ? Et si l’image figure et imite parfois des matériaux (marbre, pierres précieuses, éléments d’orfèvrerie), en quoi ces procédés jouent-ils un rôle dans le discours du figuré ?

    Les propositions de communications se feront par retour du formulaire ci-joint en courrier attaché avant le 16 mars, à l’adresse suivante : imago.grim.contact@gmail.fr.

    L’accès aux Rencontres du GRIM est ouvert à tous, et les étudiants de licence et de Master sont cordialement invités à venir écouter les conférenciers. Le GRIM ne disposant d’aucun budget, les intervenants et les auditeurs adresseront aux centres de recherche dont ils dépendent pour une éventuelle prise en charge des frais.
    Le programme définitif sera établi et diffusé début mai, envoyé par e-mail à toutes les personnes inscrites, et également disponible sur le site du CESCM : http://cescm.labo.univ-poitiers.fr


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  • Vivre et faire vivre le Moyen-Âge

    Christophe MASSON, 6 décembre 2018

    Colloque international et pluridisciplinaire
    Carcassonne, 19-20-21 juin 2019

    Sous la direction de
    Sylvie Sagnes, CNRS, IIAC - Equipe Lahic – ethnopôle Garae Carcassonne
    Patrick Fraysse, Lerass-Mics Université de Toulouse,
    et Laure Barthet, conservateur du patrimoine, directrice du musée Saint-Raymond Toulouse

    L’objectif de ce colloque interdisciplinaire est de questionner les nombreux usages des savoirs historiques sur la période médiévale, ses diverses réceptions et ces détournements dans les médiévalismes contemporains. Les médiations qui interviennent pour assurer l’émergence de Moyen Âge dans le présent sont au cœur des problématiques actuelles de l’histoire vivante et de la médiation culturelle dans les musées, les bibliothèques, les fêtes médiévales ou d’autres lieux de médiévalité. Depuis quelques temps un important corpus de dispositifs a été rassemblé, illustrant les nombreuses facettes de cette offre de Moyen Âge. Il s’agit désormais d’encourager, dans le sillage des heritage studies, et ce à partir d’enquêtes situées, des angles d’approche encore peu usités, tels la place faite aux femmes, le rôle assignés aux enfants, la mise en œuvre et l’usage des dispositifs participatifs, ou encore la manière dont ces Moyen Âge ressuscités animent les traces (artefacts, monuments, archives, etc.) et agissent sur leur représentation.

    Les propositions de communication sont attendues pour le 10 décembre 2018.

    Plus d’informations ici et ici.


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  • « Hommes et travail du métal dans les villes médiévales » : 35 ans après / « Craftsmen and metalworking in medieval cities » : 35 years later

    Christophe MASSON, 4 décembre 2018

    Appel à contribution (English version below)

    Colloque international – International Symposium
    en hommage au – in honour of Professeur Paul Benoit

    12 & 13 septembre 2019 – Paris

    Comité d’organisation – Organising Committee
    Lise SAUSSUS (1,2), Nicolas THOMAS (2,3), Danielle ARRIBET-DEROIN (2), Marc BOMPAIRE (4)
    1. LabEx HaStec. 2. Lamop UMR 8589 CNRS – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. 3. Inrap. 4. EPHE, Saprat.

    Comité scientifique – Scientific Committee
    Mathieu ARNOUX, Université Paris Diderot, EHESS
    Marie-Christine BAILLY-MAÎTRE, CNRS, LA3M
    Philippe BERNARDI, Lamop, Université Paris 1
    Marc BOONE, Universiteit Gent
    Caroline BOURLET, IRHT
    Ricardo CÓRDOBA DE LA LLAVE, Universidad de Córdoba
    Matthew DAVIES, Birkbeck, University of London
    Philippe DILLMANN, CNRS, IRAMAT et NIMBE
    Maxime L’HÉRITIER, Université Paris 8
    Catherine VERNA, Université Paris 8

    Le colloque Hommes et travail du métal dans les villes médiévales : 35 ans après aborde les métallurgies du fer, du cuivre, de l’étain, du plomb et des métaux précieux, productrices d’une grande variété d’objets nécessaires à la vie urbaine à la fin du Moyen Âge. La nature, le volume et l’éventuelle standardisation des productions pourront être étudiés, de même que les besoins de la ville, les pratiques et les techniques des artisans, leurs savoirs et leurs savoir-faire. Les relations entre les métiers et entre les artisans eux-mêmes pourront être examinées, comme les liens de dépendances, la pluriactivité, les réseaux de sociabilités ou encore les relations de proximité dans l’espace urbain. L’identité et la règlementation de ces métiers, leur insertion dans la société urbaine, les rapports avec l’espace rural environnant et avec les autres villes pourront également être revisités. Ces journées auront un caractère interdisciplinaire, favorisant le dialogue entre les historiens et archéologues et l’archéométrie, sans exclure les approches anthropologiques de l’apprentissage et des savoir-faire.

    Propositions de communications – Abstracts submission

    Les propositions de communications, rédigées en français ou en anglais, avec titre, affiliation et coordonnées de l’auteur devront être adressées par courriel à lisesaussus@gmail.com, sous la forme d’un texte de 2 500 signes maximum, espaces compris, au format Word. Les propositions seront soumises au comité scientifique.

    Date limite pour la réception des propositions : 15 mars 2019.

    Argumentaire :

    À la fin du Moyen Âge, les métaux sont omniprésents dans les villes. Le fer et le plomb ouvrés se rencontrent partout, notamment dans le domaine de la construction. Les alliages à base de cuivre ou d’étain sont déclinés sous de multiples formes, du plus petit ornement de ceinture aux imposants canons, cloches ou statues, en passant par la cuisine et la table. Les métaux précieux font l’objet d’un commerce de luxe. Le secteur de la métallurgie alimente un marché varié, protéiforme, composé autant de biens réalisés sur commande que de produits consommés en masse.

    Les hommes qui fabriquent et vendent ces produits répondent à la forte demande des populations et des institutions, par exemple pour des équipements collectifs. Ils se regroupent dans des métiers aux identités et règlementations variées. Ils produisent dans des ateliers sédentaires ou itinérants, notamment à l’occasion de chantiers, pour la clientèle urbaine ou pour des marchés plus larges, la campagne environnante ou encore, à plus longue distance, d’autres villes. Ces métallurgies urbaines de mise en forme, de transformation, d’échanges de demi-produits, voire de service, ne sont pas sans lien avec les métallurgies extractives et transformatrices du minerai du monde rural. Néanmoins, et c’est probablement ce qui fait l’une des particularités du secteur, parce que les métaux se recyclent aisément, la ville devient, en un sens, une mine polymétallique exploitée par des filières de récupération des vieux métaux.

    Cette apparente diversité ne doit pas masquer ce que ces artisans ont en commun : des ressources de même nature (minerais, demi-produits, combustibles), des outils partiellement partagés malgré leurs spécificités (creusets, moules, marteaux, enclumes, moulins industriels), des gestes et des chaînes opératoires pour partie similaires, des savoirs et des compétences sur les matériaux et leur transformation.

    En mars 1984, une table ronde intitulée La métallurgie urbaine dans la France médiévale était organisée sous la direction de Paul Benoit et de Denis Cailleaux. Elle réunissait douze historiens présentant des études sur Paris et d’autres villes du royaume de France, de Lombardie, de la Flandre, du Brabant et de la vallée mosane. Les conclusions ouvraient des pistes qui ont été suivies par une génération de chercheurs, souvent dans la lignée des travaux de Paul Benoit. Trente-cinq ans après, les journées prévues en 2019 permettront de dresser un nouvel état des lieux, alors que cette thématique, depuis lors, n’a pas été abordée collectivement. Les organisateurs dédieront ces journées à Paul Benoit.

    Les organisateurs invitent les chercheurs à réfléchir sur la notion de métallurgie urbaine et sur ses acteurs, quelle que soit leur spécialité : fèvres, maréchaux, serruriers, armuriers, horlogers, chaudronniers, fondeurs, canonniers, plombiers, potiers d’étain, orfèvres, monnayeurs ou encore marchands faisant commerce de demi-produits ou de produits finis en métal… Les communications aborderont le travail du métal et les artisans sous différents éclairages, depuis l’étude socio- économique d’un métier jusqu’aux aspects plus techniques de la production. On pourra par exemple apprécier l’importance démographique des travailleurs, évaluer leur niveau de fortune, retracer leurs parcours individuels, identifier le rôle des métiers ou de leurs membres dans la vie urbaine, par exemple dans les institutions politiques.

    Il s’agira également de reconstituer l’environnement topographique des ateliers et d’éclairer l’organisation du travail, les techniques, l’outillage, et donc aussi les capitaux nécessaires à une installation, l’importance quantitative des productions et l’adaptation à une demande croissante et variée. Le travail du métal nécessite des savoirs et des savoir-faire dont il convient de saisir la nature, l’apprentissage et les modes de transmission. La réalité du travail pourra également être confrontée aux textes normatifs tandis que l’on s’interrogera également sur la nature des productions au regard des dénominations des métiers, sur les enjeux de ces dénominations et sur ce qu’elles disent des catégories médiévales des métiers du métal.

    Ces journées s’attacheront à mettre en évidence d’éventuelles spécialisations, des relations de dépendance dans une même chaîne de production ou par exemple entre fabricants et détenteurs de capitaux, mais aussi des liens avec d’autres secteurs : le bâtiment consommateur de pièces de renforts ou de serrurerie, la brasserie, la teinturerie ou les étuves utilisatrices de cuves en métal. Les identités des métiers seront également sondées, de même que les relations entre les métiers du métal, par exemple au travers de l’étude des liens commerciaux ou matrimoniaux, des relations de confiance ou de redevabilité, ainsi que de la structure de ces réseaux de sociabilité. Enfin, affirmer la spécificité d’une métallurgie urbaine pose la question de l’attractivité de la ville, par exemple au moyen de l’étude des migrations d’artisans, et conduit à s’interroger sur les rapports entre villes et campagnes (dispersion, concentration et délocalisation des activités, notamment l’approvisionnement en matières premières et la redistribution des produits finis) et les lieux des changements techniques.

    En 1984, les organisateurs de la table ronde regrettaient la discrétion de l’archéologie et en appelaient à l’intégration de données issues des archives du sol, particulièrement efficaces lorsqu’il s’agit d’ouvrir les portes d’une unité de production ou de restituer des techniques. Trente- cinq ans après, les organisateurs souhaitent renouveler cet appel et rendre interdisciplinaires les échanges de ces prochaines journées, de sorte que soient articulées les données des sources écrites, archéologiques, iconographiques ou encore littéraires et que convergent les réflexions des spécialistes des métiers, du travail, des techniques et des villes, sans exclure les approches sociologiques et anthropologiques de l’apprentissage et des savoir-faire.

    Le colloque donnera lieu à une publication des communications.

    ***

    Craftsmen and metalworking in medieval cities : 35 years later

    The symposium Craftsmen and Metalworking in Medieval Cities : 35 Years Later addresses the metallurgies of iron, copper, tin, lead and precious metals, which produced a wide variety of objects necessary for urban life at the end of the Middle Ages. The nature, volume and possible standardization of production may be studied, as well as the needs of the city, the practices and techniques of craftsmen, their knowledge and know-how. The relationships between the crafts and between the craftsmen themselves might be examined, including dependency links, pluriactivity, networks of sociability or local relationships in urban areas. The identity and regulation of these crafts, their integration into urban society, their relationship with the surrounding rural areas and with other cities may also be revisited. The symposium will be interdisciplinary in nature, promoting dialogue between historians, archaeologists and archaeometry, without excluding anthropological approaches to learning and knowledge.

    Abstract submission

    Abstracts can be written in either French or English, with the title and the contact details of the main author. They should be sent by email as a Word document and with 2,500 characters maximum, including spaces, to lisesaussus@gmail.com. These abstracts will be submitted to the scientific committee.

    Deadline for proposal submission : 15 march 2019.

    Argument

    Metals are omnipresent in late medieval cities. Wrought iron and lead are found everywhere, in the field of construction for instance. Copper or tin-based alloys come in many forms, from the smallest belt ornament to imposing cannons, bells or statues, throughout the kitchen, and on the table. Precious metals are traded as luxury goods. The metal-working sector supplies a varied and multifaceted market, consisting of both custom-made and mass-produced goods.

    The men who made and sold these products were responding to the strong demands of populations and institutions, for example for communal equipment. Artisans were grouped in guilds with various identities and regulations. They produced in sedentary or itinerant workshops, on building sites for instance, for urban customers, large markets, the surrounding countryside, as well as, at a further remove, other cities. These urban metal working structures for shaping, processing, and exchanging semi-finished products or even for services are not unrelated to the mining and processing of metal ores in rural areas. However, since metals are easily recycled, the city becomes, in a sense, a polymetallic mine exploited by old metal recovery channels — this is probably one of the distinctive characteristics of the sector.

    Despite their apparent and real diversity, these craftsmen often had much in common : similar raw materials (ores, semi-finished products, fuels), overlapping sets of tools (crucibles, moulds, hammers, anvils, water mills), technical actions and chaînes opératoires, and both a knowledge of their materials and the skills necessary for their transformation.

    In March 1984, a roundtable discussion entitled Urban Metallurgy in Medieval France was organized under the direction of Paul Benoit and Denis Cailleaux. It brought together twelve historians presenting studies on Paris and other cities of the Kingdom of France, Lombardy, Flanders, Brabant and the Meuse Valley. Their conclusions opened up research avenues that were followed by a generation of researchers, often in line with the work of Paul Benoit. Thirty-five years later, the symposium planned for 2019 and dedicated to Paul Benoit will make it possible to draw up a new assessment of these themes which have not been addressed collectively since then.

    The organizers invite researchers to reflect on the concept of urban metallurgy and its actors, whatever their specialty : blacksmiths, farriers, locksmiths, gunsmiths and gun founders, watchmakers, coppersmiths, plumbers, tin potters, goldsmiths, coiners, or merchants trading semi- finished or finished products in metal. Papers can address different aspects of metalworking and craftsmen from the socio-economic study of a craft to the more technical aspects of production. For example, the demographic importance of the craftsmen, their level of wealth, and their individual career paths can be accessed, as can the role of the guilds or their members in urban life, for example in political institutions.
    It will also be an opportunity to discuss the topographic environment of the workshops, the organization of the work, the techniques, the tools, the capital necessary for an installation, the quantitative importance of the productions, and the adaptation to a growing and varied demand. Metalworking requires various knowledge and know-how. Its nature, learning, and modes of transmission must be grasped. The reality of working metal may also be studied with the normative texts as well as by addressing the nature of production in relation to the designations of crafts, on the nature of these designations, and on what they say about the medieval categorisation of metal crafts.

    The symposium will also endeavor to highlight any evidence of specialization, dependency relationships in the same production chain, for example, between manufacturers and holders of capital, or metalworkers’ possible links to other sectors such as supplying reinforcing elements or locks to the building trades, vats to brewers, dyers, or ovens that used metal tanks. The identities of the crafts and the relationships between the metal craftsmen will also be surveyed to identify commercial or matrimonial links, relationships of trust or accountability, and the structure of these social networks. By characterizing the specific nature of an urban metallurgy, the question of the attractiveness of the city can be raised and possibly reflected in an analysis of the migration of craftsmen. Finally, there are the questions about the relationship between cities and countryside (dispersion, concentration and relocation of activities, the supply of raw materials, and the distribution of finished products), and the loci of technical innovation.

    In 1984, the organizers of the roundtable regretted the absence of archeology evidence and called for the integration of such data to broaden the understanding of production processes and techniques. Thirty-five years later, the organizers of the symposium wish to renew this call to make our exchanges truly interdisciplinary by integrating data from written, archeological, iconographic, and literary sources with the reflections of the specialists on guilds, work, techniques, and cities while assuring we do not exclude either sociological and anthropological approaches to the understanding of apprenticeships and know-how.

    Proceedings will be published after the symposium.


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  • Appel à communication : « Bibliothèques, lecteurs, lectures du Moyen Âge »

    Christophe MASSON, 21 octobre 2018

    Séminaire de Questes des vendredis 14 décembre 2018, 18 janvier et 15 février 2019

    « Mon berceau s’adossait à la bibliothèque,
    Babel sombre, où roman, science, fabliau,
    Tout, la cendre latine et la poussière grecque,
    Se mêlaient. J’étais haut comme un in-folio. »

    Baudelaire, vers extraits de « La voix », Les fleurs du mal, 1857.

    S’il est des lieux que nous fréquentons dans nos recherches, ce sont bien les bibliothèques, d’où l’envie de se pencher sur celles du Moyen Âge. Il s’agit en effet de s’interroger sur l’existence des bibliothèques médiévales à la fois comme espaces matériels, lieux de savoirs, comme constructions intellectuelles et comme idéaux symboliques. Entre la bibliothèque d’Alexandrie et la librairie burlesque de la Sorbonne dépeinte par Rabelais, la bibliothèque médiévale est tout sauf évidente et le médiéviste se heurte d’emblée à l’ambiguïté du lexique renvoyant à la réalité historique. Armarium, libraria, bibliotheca, les mots, d’abord latins usités désignent en effet d’abord un donné matériel, pendant longtemps fort modeste : coffres de bois, niches faites dans le mur. Leur finalité n’est d’ailleurs ni exclusive, ni même parfois unifiée : dans la chapelle d’un couvent se trouveront les livres saints, à l’infirmerie, d’autres, plus utilitaires, tous étant entreposés avec d’autres objets. L’archéologie mais aussi l’iconographie témoignent ainsi de la discrétion et de l’évanescence de la bibliothèque médiévale. Saint Jérôme qui se voit flagellé pour son goût immodéré pour la lecture est ainsi représenté dans certaines peintures sans qu’aucun livre ne l’entoure, alors qu’il s’agit de l’objet de son péché.

    Outre le stockage, les différents termes lexicaux tendent progressivement à désigner un lieu de savoir. Ainsi, bien que la plus grande partie des bibliothèques ait été détruite ou démembrée au fil des siècles, des traces de leur existence se conservent grâce surtout aux inventaires, tant des bibliothèques des abbayes que des cathédrales, des particuliers, des princes, des universités. Ces textes permettent d’abord d’approcher pour le médiéviste la réalité concrète du travail des livres ou avec les livres des médiévaux : ils peuvent ainsi mentionner le format et la reliure utilisés pour les livres, en portant trace de leur prix et du milieu socio-économique où ils ont circulé. Plus souvent, ils sollicitent des réflexions sur les moyens mis en œuvre pour les identifier (comme l’utilisation d’un ex-libris), en vérifier l’état au changement de possesseur, les récupérer après un prêt ou s’en faire arriver d’un autre lieu. Fréquemment, ils montrent une répartition des ouvrages en groupes selon un ordre décroissant d’importance (de la théologie à la grammaire, à la littérature, à la science) ; à cela correspondent un rangement concret, une dispersion de la collection dans plusieurs endroits selon les nécessités, des règles spécifiques de consultation (jusqu’à l’enchainement des livres, ce qui en évite le vol et nous rappelle leur valeur pécuniaire ainsi que littéraire). Les sources permettent en ce sens d’esquisser un panorama des aspects matériels liés à la production, conservation des livres. Le traitement de la matérialité du livre n’aura de cesse de se perfectionner au cours du Moyen Âge et invite ainsi à réfléchir dans une perspective diachronique sur la progressive institutionnalisation de cette réalité.

    Au-delà de la matérialité toutefois, les termes bibliotheca et libraria vont très vite se charger d’une dimension intellectuelle pour désigner un ensemble de livres, une collection agencée selon une unité propre et ce dès Raban Maur qui reprend l’étymologie d’Isidore pour bibliotheca. Les termes peuvent dans ce cas renvoyer à des listes de livres complètes ou partielles, en latin ou en langue vulgaire, à sujet religieux ou laïque, classique ou moderne : quelle que soit l’ampleur, l’ancienneté ou la valeur du patrimoine qu’ils décrivent, les inventaires dessinent une carte des savoirs et de leur diffusion de première importance : où lit-on Ovide en Allemagne au XIIe siècle ? Sur quels critères littéraires les ducs de Bourgogne mènent-ils leur politique de mécénat bibliophile ? Qui constitue la bibliothèque : les hommes les femmes ? Qui les utilise ? Ils permettent dans tous les cas d’approcher la richesse culturelle et les options intellectuelles d’une institution ou d’un personnage. Ces textes se rencontrent dans des contextes variés, testaments, archives utilitaires, mais encore correspondance épistolaire entre intellectuels, notes dans un manuscrit. Ils invitent à ce titre à s’interroger sur les canaux de diffusion des livres, mais aussi des modes, des goûts et des rejets. Les inventaires, listes ont en effet parti lié avec les canons ou les textes de censure : tous permettent en tous cas de dessiner pour un espace et un temps donné une géographie des savoirs et de retracer les routes de la réception des textes.

    Une autre approche du sujet consiste à se demander s’il est possible de percevoir les bibliothèques dans les textes et auquel cas, comment, sous quelle forme et pour quels usages. Il n’est pas rare de croiser des épîtres ou des mémoires qui évoquent les échanges de livres entre les intellectuels, leur découverte, les procès de correction et de réflexion que les auteurs médiévaux ont conduits sur eux, dont les traces se conservent parfois dans les marges des manuscrits ou des imprimés eux-mêmes. Ainsi donc, comment la lecture et les traces que nous ont léguées les lecteurs nous mettent-elles sur la trace des bibliothèques médiévales ? D’autre part, nous connaissons bien les pratiques de citation et de compilation médiévales qui permettent de saisir en négatif les corpus, mais aussi parfois, les instruments de travail intellectuel, florilèges, concordances, qu’utilisent les auteurs et copistes. L’enquête est d’autant plus fructueuse si le compilateur se trouve à l’intersection de réseaux culturels importants, s’il a voyagé ou il a nourri des relations particulières pour obtenir des livres rares ou récents, s’il a atteint des bibliothèques conservées ou bien perdues, mais dont ses ouvrages démontrent l’existence. L’iconographie ouvre en ce sens des perspectives intéressantes pour appréhender la vie de la bibliothèque, dans sa réalité, comme dans ses silences ou oublis. Ainsi, si les représentations de la lecture s’invitent discrètement, force est de constater qu’une seule femme ne parvient à s’imposer vraiment dans cette activité, la Vierge. Or, l’étude du mécénat montre qu’au contraire la lecture féminine a joué un rôle notable dans la production littéraire et dans les modes. La bibliothèque médiévale offre donc bien souvent une vision d’elle-même genrée. L’étude de la commande littéraire invite également à s’interroger sur la finalité de la bibliothèque. La politique de Charles V valorise ainsi très explicitement les textes antiques historiques : l’enjeu est bien de fournir un instrument intellectuel au service du pouvoir. Pourtant, les textes scientifiques y sont également nombreux, signe cette fois d’un intérêt bien documenté du souverain pour les realia. Ainsi donc, à partir de quand, ou comment se joue le passage au Moyen Âge d’une bibliothèque liée à un mécénat culturel, à une politique culturelle à une bibliothèque au service d’un plaisir de la lecture… et des lecteurs, ou lectrices ? Enfin, dans les textes littéraires, la bibliothèque joue-t-elle un rôle ? Fait-elle l’objet d’un investissement symbolique et culturel ? On a pu se demander dans un autre registre si le plan connu de la bibliothèque de Saint-Gall reflétait un espace réel ou s’il s’intégrait à un dispositif d’artes memoriae. Bien plus, à la fin du Moyen Âge, plusieurs textes mettent en scène des déambulations dans des cimetières peuplées de tombes de héros littéraires : la promenade se meut en exploration d’une bibliothèque imaginaire sur fond d’ubi sunt.

    Ainsi donc bibliothèque devient-elle, ou joue-t-elle parfois le rôle de matrice intellectuelle pour penser le monde, le soi ou l’âme ? Plus largement, les héros médiévaux lisent-ils : les malmariées de Marie de France semblent à ce titre s’ennuyer sans qu’aucun livre ne vienne égayer leur enfermement, en est-il toujours de même tout au long du Moyen Âge ? Et si des héros plus lecteurs se rencontrent, en ce cas quelle est leur bibliothèque ? Plus loin dans le temps, en même temps proche de notre objet, d’autres exemples littéraires s’imposent avec force à nos yeux de modernes : il s’agit de celles qui peuplent les romans historiques médiévalisants et dont Le Nom de la rose fournit une illustration paradigmatique où la bibliothèque est au cœur de l’intrigue. On pourra en dernier lieu s’interroger sur cette vitalité du motif littéraire de la bibliothèque en contexte médiévaliste, sur ses déclinaisons et sur la signification qu’il revêt dans notre contexte contemporain.

    Pistes de problématisation :
    -  les représentations des bibliothèques dans l’art et la littérature
    -  la bibliothèque comme forme imaginaire
    -  les catalogues de livres
    -  la circulation des ouvrages dans un certain réseau ou des intellectuels qui voyagent d’une bibliothèque à l’autre
    -  identification des bibliothèques exploitées sur la base des manuscrits utilisés
    -  la reconstruction de la bibliothèque perdue d’un auteur
    -  le motif de la bibliothèque dans la production médiévalisante

    Conditions de soumission :

    Cet appel à communication est ouvert aux étudiants de master, de doctorat et aux jeunes chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, d’un maximum de 1000 mots, accompagnées d’un CV doivent être envoyées conjointement à Viviane Griveau-Genest, v.griveau.genest[at]gmail.com, Elisa Lonati, elisalonati21[at]gmail.com et Anne Kucab, a.kucab[at]orange.fr, avant le 20 novembre 2018. Elles pourront donner lieu à une communication orale de 25 minutes durant l’une des séances du séminaire (décembre 2018, 18 janvier 2019, 15 février 2019) et/ou à une publication dans la revue de l’association (https://journals.openedition.org/questes/).

    Bibliographie indicative :
    J.-P. BOUDET, « La bibliothèque de Clémence de Hongrie, un reflet de la culture d’une reine de France ? », in La cour du prince. Cour de France, cours d’Europe, XIIe-XVe siècles, M. Gaude, Ferragu, Br. Laurioux et J. Paviot (dir.), Paris, Champion, 2011, pp. 499-514.
    Florence BOUCHET, Le discours sur la lecture en France aux XIVe et XVe siècles : pratiques, poétique, imaginaire, Paris, Honoré Champion, 2008.
    Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET, « L’Imaginaire Du Livre à la Fin Du Moyen Âge : Pratiques de Lecture, Théorie de L’écriture », Modern Language Notes, Vol. 108, n° 4, French Issue (Sep., 1993), p. 680-695.
    Jesse M. GELLRICH, The Idea of the Book in the Middle Ages. Language Theory, Mythology, and Fiction, Ithaca and London, Cornell University Press, 1985.
    Lucrèce LUCIANI, Le Démon de saint Jérôme : l’ardeur des livres, Paris, Éditions la Bibliothèque, 2018.
    Alberto MANGUEL, La bibliothèque, la nuit, trad. fr. Christine LE BŒUF, Arles, France, Actes Sud, 2009.
    B. MUNK OLSEN, L’étude des auteurs classiques latins aux XIe et XIIe siècles, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, 1982-2014, 6 vol.
    Éric PALAZZO et Pierre-Marie GY, Histoire des livres liturgiques : Le Moyen âge : des origines au XIIIe siècle, Paris, Beauchesne, 1993.
    Jean-Yves TILLIETTE, « La place d’Ovide dans la bibliothèque de Conrad de Hirsau (Dialogus super auctores, l. 1325-1361) », in Du copiste au collectionneur. Mélanges d’histoire des textes et des bibliothèques en l’honneur d’André Vernet, Donatella Nebbiaï-Dalla Guardia, Jean-François Genest (éd.), Turnhout, Brepols, coll. « Bibliologia », n° 18, p. 137-151.
    André VERNET (dir.), Histoire des bibliothèques françaises, Paris, Éd. du Cercle de la librairie, 2008.
    Les bibliothèques médiévales de Normandie et des mondes normands : échanges et circulation, numéro de Tabularia, sources écrites des mondes normands médiévaux, 2014, disponible en ligne : https://journals.openedition.org/tabularia/387
    Lieux de savoir, Christian JACOB (dir.), Paris, Albin Michel, 2007.
    Danielle REGNIER-BOHLER, Le goût du lecteur à la fin du Moyen Âge, Paris, Le Léopard d’or, 2006.


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  • « Sur les traces du voyageur-écrivain : témoignages croisés d’une histoire »

    Rémy CORDONNIER, 15 octobre 2018

    JOURNÉE D’ÉTUDE JEUNES CHERCHEURS LETTRES / HISTOIRE / SCIENCES HUMAINES
    « Sur les traces du voyageur-écrivain : témoignages croisés d’une histoire »
    Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée

    Mercredi 20 mars 2019

    Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR H.L.L.I. EA 4030)

    Argumentaire


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  • Time/Le temps. Symposium of the International Medieval Society, Paris, 2018

    Christophe MASSON, 13 octobre 2018

    Paris, 8–10 July /juillet 2019

    Appel à communications :

    « Qu’est-ce donc que le temps » demandait saint Augustin. « Qui pourra, pour en parler convenablement, le saisir même par la pensée ? Cependant quel sujet plus connu, plus familier de nos conversations que le temps ? »

    De l’estimation des dates historiques au calcul de la date de Pâques et à l’élaboration du calendrier liturgique, les savants du Moyen Âge ont compté le temps. Le mouvement des corps dans le ciel nocturne permettait aux observateurs de calculer l’heure, de même que les instruments tels que le cadran solaire, l’horloge à eau, la bougie et éventuellement l’horloge mécanique. Architectes, sculpteurs, enlumineurs et artisans ont tous aspiré à représenter visuellement le temps à travers différents media, et des programmes iconographiques complexes ont employé les relations allégoriques ou anagogiques afin d’entrecroiser les histoires. Les romanciers ont expérimenté différentes manières de représenter le passage du temps et d’organiser l’action narrative, tandis que les poètes lyriques ont employé la répétition de motifs pour retourner le temps sur lui-même. Dans le domaine de la notation musicale, les théoriciens du Bas Moyen Âge ont développé différents procédés pour indiquer le rythme, phénomène dont l’absence dans la notation des siècles précédents, comme dans le chant monophonique en langue vernaculaire, a donné lieu à des débats parmi les érudits modernes.

    Pour le monachisme médiéval, le temps consistait en l’emboîtement de cycles qui déterminaient la pratique quotidienne, mensuelle et annuelle en établissant des associations concrètes entre temps et types de travail, lecture, et repas. En cela, le temps ne correspondait pas seulement à – mais était le moyen d’ – un monde matériel qui pouvait être transcendé par la contemplation. Les réflexions des philosophes et théologiens, de leur côté, portaient sur les points d’articulation entre les différentes temporalités : le temps linéaire et fini de la vie humaine, le temps cyclique de la liturgie et le temps eschatologique du Salut.

    Aujourd’hui, les historiens se demandent, avec Jacques Le Goff : « Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ? », et interrogent tant les marqueurs traditionnels des périodes historiques qui séparent l’Antiquité du Moyen Âge et le Moyen Âge de la Renaissance, que les effets de cette périodisation sur la manière de penser l’objet historique.

    Dès lors, comment faire avancer la réflexion sur la durée, l’événement, le moment ? Comment réfléchir à l’expérience de la dilatation du temps ou de sa profondeur ?

    Pour la 16e édition de son colloque annuel, l’International Medieval Society Paris lance un appel à contribution sur tous les aspects du temps au Moyen Âge. Les propositions pourront traiter de l’expérience ou de l’exploitation du temps, de son calcul et de sa mesure, de son inscription, sa théorisation, ou de la question de savoir comment, pourquoi ou s’il faut délimiter le « Moyen Âge ». Les communications portant sur un matériel historique ou culturel de la France médiévale ou de la Gaule dans l’Antiquité tardive, ou sur des textes en Français ou en Occitan médiéval, sont particulièrement encouragés, mais les propositions convaincantes portant sur d’autres matières seront bien sûr aussi prises en compte.

    Le colloque annuel de l’International Medieval Society Paris est une rencontre internationale et bilingue, rassemblant professeurs, chercheurs et doctorants. Les propositions pourront être en français ou en anglais, et toucher des domaines d’expertises aussi divers que l’histoire de l’art, la musicologie, l’étude des rituels et de la liturgie, l’histoire de la danse, la littérature, la philosophie, l’anthropologie, l’histoire, l’histoire des sciences et techniques, ou encore l’archéologie.

    Un résumé de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes, accompagné d’un CV, pourra être envoyé à communications.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018. Les résumés seront d’abord expertisés de manière anonyme avant la sélection finale ; ils devront donner une idée claire du sujet abordé et de l’argumentation développée pour la communication. La sélection des papiers sera connue par retour de mail dans le courant du mois de janvier 2019.

    IMS-Paris Prix pour doctorants

    La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018 comprendra :

    1) la proposition de communication,

    2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),

    3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

    Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.

    *****

    Call for Papers :

    “What is time ?” asked St. Augustine. “Who can comprehend this even in thought so as to articulate the answer in words ? Yet what do we speak of, in our familiar everyday conversation, more than of time ?”

    From the diverse reckoning of historical dates to the calculation of the date of Easter and the elaboration of the liturgical calendar, medieval scholars counted time. The movement of the bodies in the night sky allowed medieval viewers to calculate the hour, and so did such instruments as the sundial, the water clock, the candle clock, and eventually the mechanical clock. Architects, sculptors, illuminators, and artisans strove to represent time iconographically in different media, and complex programs of images employed allegorical or anagogical relations in order to interweave narratives. Narrative writers experimented with ways to represent the passage of time and organize narrative action, while lyric poets used patterned repetition to turn time back on itself. In the domain of musical notation, late medieval theorists developed different ways of indicating rhythm, a phenomenon whose absence from earlier notation, such as that of vernacular monophony, has inspired debates among modern scholars.

    In the medieval monastic context, time consisted of nested cycles that determined daily, monthly, and annual practice by building concrete associations between time and types of labor, reading, and eating. In this, time not only corresponded to, but was a feature of, a material world that could be transcended through contemplation. For their part, philosophers and theologians reflected on the points of articulation between different temporalities : the linear and finite time of human life, the cyclical time of the liturgy, the eschatological time of Salvation.

    Today, historians ask with Jacques Le Goff, “Must we chop up history into slices ?,” and some question the traditional period markers that separate Antiquity from the Middle Ages and the Middle Ages from the Renaissance, as well as the effects of that periodization for conceptualizing the historical object.

    How, therefore, can we best reflect on duration, on the event, on the moment ? How can we reflect on the experience of time’s dilation, or of its depth ?

    For its 16th annual symposium, the International Medieval Society Paris invites scholarly papers on any aspect of time in the Middle Ages. Papers may deal with the experience or exploitation of time, its reckoning or measuring, its inscription, its theorization, or the question of how or why or whether we should demarcate the “Middle Ages.” Papers focusing on historical or cultural material from medieval France or post-Roman Gaul, or on texts written in medieval French or Occitan, are particularly encouraged, but compelling papers on other material will also be considered.

    The annual symposium of the International Medieval Society Paris is an interdisciplinary, international, bilingual meeting of faculty, researchers, and advanced graduate students. We welcome submissions in French or English from art history, musicology, studies of ritual or liturgy, history of dance, literature, linguistics, philosophy, theology, anthropology, history, history of science and technology, or archaeology.

    An abstract of no more than 300 words (in French or English) for a paper of 20 minutes should be sent, along with a CV, to communications.ims.paris@gmail.com by 30 November 2018. Abstracts will receive a preliminary blind review before the final selection and should give a clear idea of the topic and anticipated argument of the paper. Presenters will be notified of their selection in January 2019.

    IMS-Paris Graduate Student Prize :

    The IMS-Paris is pleased to offer one prize for the best paper proposal by a graduate student. Applications should consist of :

    1) a symposium paper abstract

    2) an outline of a current research project (PhD dissertation research)

    3) the names and contact information of two academic referees

    The prize-winner will be selected by the board and a committee of honorary members, and will be notified upon acceptance to the Symposium. An award of 350€ to support international travel/accommodation (within France, 150€) will be paid at the symposium.


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  • La poésie en temps de guerre : représentations du conflit et construction de l’identité à la fin du Moyen Âge

    Rémy CORDONNIER, 1er octobre 2018

    Organisé par Daisy Delogu (University of Chicago) et Laëtitia Tabard (Le Mans Université) au Centre de l’université de Chicago à Paris, 29 et 30 mars 2019.

    Ce colloque réunira des chercheurs en littérature médiévale, histoire et histoire de l’art afin de s’interroger sur les transformations de la poésie qu’entraînent les diverses guerres et conflits qui traversent l’Europe des XIVe et XVe siècles, et en particulier la « Guerre de Cent ans », qui recouvre une période de grande créativité en matière poétique.

    Une des tendances de cette période est liée à l’émergence de la « littérature engagée », qui dénonce les violences perpétrées par l’ennemi autant que les ambitions personnelles qui guident la noblesse française. Les appels à la paix et les textes qui donnent une voix à la déploration et au deuil collectif cherchent à créer ou à recréer le sentiment d’appartenance à une communauté, pour faire face aux conflits internes et externes qui déchirent le pays pendant plusieurs décennies successives. On peut également observer dans la poésie de cette époque, et notamment au XVe siècle, une tendance marquée à la transgression des frontières génériques : des genres et des formes qui semblaient appartenir à des domaines distincts, voire opposés, se mêlent dans des créations originales, dans le prosimètre ou les œuvres combinant diverses formes versifiées, exploitant notamment le cadre souple du dit, ou bien dans les textes inscrivant les événements politiques dans un cadre pastoral, ou encore dans les songes allégoriques alliant visions et débats. La prise de position des poètes dans le champ politique s’accompagne ainsi d’une profonde transformation, thématique autant que formelle, de l’héritage poétique : détournement de la poésie courtoise et des thèmes amoureux, émergence de formes novatrices pour mettre en scène le conflit ou tenter d’en décrypter les enjeux (pastorale politique, moralités historiques…), chroniques en vers et témoignages, par des hommes souvent engagés au cœur du conflit, dans la bataille ou dans la diplomatie. Enfin, une des caractéristiques de la production littéraire des derniers siècles médiévaux est la place qu’y occupe la question de l’identité, sociale ou politique. Alors que certains écrivains visent à renforcer l’unité du royaume de France, d’autres s’attachent à redessiner différemment les frontières. L’affirmation de la puissance des ducs de Bourgogne, face à la relative faiblesse des rois de France, donne lieu à une production culturelle et littéraire très riche, célébrant une identité politique spécifiquement bourguignonne. D’autres œuvres littéraires composées en français s’attachent également à l’affirmation d’identités territoriales restreintes. Dans l’ensemble, les frontières littéraires et politiques de la fin du Moyen Âge se révèlent poreuses, mouvantes, ce qui s’avère tout à la fois déstabilisant et libérateur.

    La vitalité de cette production portant la marque brûlante de l’actualité témoigne ainsi de l’importance de la poésie face au défi de la guerre, et pose la question de son rôle ainsi que des enjeux renouvelés qui sont les siens, à un moment où les bouleversements sociaux et politiques impliquent un changement dans les publics, modifient les conditions d’actualisation ou la circulation des textes. La poésie, comme production langagière, entre dans une stratégie d’influence, visant à créer des effets sur un public, dans le domaine affectif, politique ou poétique. Elle participe d’une économie culturelle de prestige, et constitue ainsi un vecteur déterminant dans la construction identitaire des élites médiévales. Instrument souple, elle est cependant capable d’intégrer et de mettre en œuvre des normes littéraires divergentes ; elle est mise au service à la fois de communautés larges ou universelles (la France, la Chrétienté) et restreintes (identité lorraine, ou encore bretonne). Elle peut trouver place dans des rituels de commémoration, de fondation, de deuil, mais aussi accompagner l’action guerrière, se faire chanson, exhortation à l’attaque contre les ennemis. Nommée diversement « poésie de circonstance », poésie de « propagande » ou « militante », ou encore « poésie partisane », la littérature intimement liée aux conflits peut-elle dépasser cette vocation première ? Comment la poésie agit-elle sur son public en temps de guerre ? Comment imaginer la réception médiévale de ces textes littéraires ? Les œuvres de fiction peuvent-elles fonder un savoir, influer sur l’action politique, ou encore énoncer des principes éthiques ? Telles sont les questions que nous souhaitons explorer au cours de ce colloque.

    Nous espérons que le croisement de perspectives, grâce à des chercheurs de disciplines et d’horizons différents, permettra de jeter une lumière nouvelle sur les productions poétiques de cette période, saisies dans leur richesse et dans leur variété, sur leur lien avec la constitution d’identités individuelles, poétiques ou politiques, et/ou sur les effets qu’elles ont eus sur ces dernières, questions qui intéressent également le temps présent. Par bien des aspects en effet, la fin du Moyen Âge présente des ressemblances avec notre époque : les ravages de la guerre, les déplacements de population et les bouleversements qu’ils entraînent, les revendications identitaires concurrentes, opposant sentiment d’appartenance locale et attachement à des communautés plus larges, la mise en question des frontières politiques ou des institutions, dont la fragilité est apparue au grand jour, forment autant de points de convergence entre les deux périodes. L’étude de la littérature de la fin du Moyen Âge vaut ainsi par et pour elle-même, mais également par ce qu’elle a à nous dire sur la façon dont signes textuels et visuels construisent un imaginaire politique.

    Les communications pourront s’intéresser, entre autres, aux points suivants :

    - le contexte historique des poèmes, des poètes ou de témoins manuscrits particuliers
    - la dimension matérielle et visuelle des textes (enluminure, mise en page)
    - l’organisation des manuscrits (contenu, ordre des éléments, éléments paratextuels..)
    - les relations entre les poètes et/ou les poèmes
    - la réception des textes et leur lien avec les conditions de guerre

    Les interventions, d’une durée de 20 minutes, feront l’objet d’une mise en perspective par un répondant. Les sessions thématiques, regroupant deux ou trois communications, seront suivies d’un échange de questions-réponses.

    Si vous souhaitez participer à ce colloque, merci d’envoyer une proposition de communication ne dépassant pas les 300 mots et accompagnée d’un court CV à Daisy Delogu et à Laëtitia Tabard avant le 1er novembre 2018.


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  • Colloque du réseau Ménestrel à Montréal, au Canada, en octobre 2019

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 14 septembre 2018

    Une des prochaines rencontres scientifiques organisées au nom du réseau Ménestrel aura lieu au Canada les 21 et 22 octobre 2019.
    Intitulé "Le numérique et les études médiévales : enjeux pédagogiques et formation par la recherche", ce colloque est organisé par Kouky Fianu (univ. d’Ottawa), Davide Gherdevich (DYPAC, univ. de Versailles-Saint-Quentin, univ. de Paris-Saclay), Pierre Chastang (DYPAC, univ. de Versailles-Saint-Quentin, univ. de Paris-Saclay), Hélène Noizet (univ. de Paris-1), Stéphane Lamassé (univ. de Paris-1), Francis Gingras (univ. de Montréal) et Benjamin Deruelle (univ. du Québec à Montréal).
    La date limite de réponse à l’appel à contribution est le 15 décembre 2018 ; il faut adresser sa proposition à Davide Gherdevich.
    Argumentaire et appel à contribution.


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  • Pieter Bruegel the Elder and his predecessors : Culture and Visual art and in the late 15th and 16th centuries

    Christophe MASSON, 20 août 2018

    Masterclass with Reindert Falkenburg and Michel Weemans
    Organised by the Vlaamse werkgroep mediëvistiek (VWM) and the Réseau des médiévistes belges de langue française (RMBLF)

    Brussels, 24-25 January 2019

    2019 marks the 450th anniversary of the death of Pieter Bruegel the Elder (c. 1525/30-1569), one of the most renowned Flemish artists of the 16th century. In Belgium, several exhibitions (at the KBR, the MRBAB-KMSKB, the Mayer van den Bergh Museum, the Castle of Gaasbeek…) and other scientific activities are planned to highlight the artistic production of the master. This “Bruegel year” constitutes a great opportunity for the VWM and the RMBLF to explore this fascinating personality and the artistic, cultural and intellectual context in which he emerged through a vivid dialogue between young and senior scholars. Indeed, we aim at taking part to this celebration by organizing a masterclass with two specialists of Pieter Bruegel’s work, Reindert Falkenburg (NYU Abu Dhabi) and Michel Weemans (ENSA Bourges and EHESS), whose forthcoming book explores the religious and exegetical character of Bruegel’s landscapes and their relationship with landscape painters of the first half of the 16th century such as Hieronymus Bosch, Joachim Patinir or Herri met de Blès. [1] This masterclass will gather up to eight young researchers (PhD students, postdocs, young lecturers) coming from various disciplines (art history, literature, history…) who will have the opportunity to present and discuss their work on the visual art and culture at the time of Pieter Bruegel the Elder and his predecessors with both respondents and the audience.

    Pieter Bruegel the Elder is a complex artistic figure. Often considered as “both a proponent and an exponent of popular culture,” [2] the Flemish painter was also appreciated and admired by the high nobility whose members praised the exceptional quality of his oeuvre and owned paintings by his hand. His work also enjoyed a great deal of success among a wider audience thanks to the diffusion of his engravings. From an artistic point of view, Bruegel was deeply influenced by the Flemish pictorial tradition of the late 15th and early 16th century, and especially by Hieronymus Bosch. He also played a crucial role in the emergence of genre and landscape painting, a topic which is at the core of the new publication of Michel Weemans and Reindert Falkenburg. Bruegel also had close links with humanists and scholars such as Abraham Ortelius, and with the Antwerp chambers of rhetoric (rederijkerskamers) like the Violieren (the Gillyflower). In other words, he belonged to the Antwerp intellectual circles of his time. His artistic production is deeply influenced by this intellectual and cultural context, just as it nurtured it in return.

    Recent scholarship on Bruegel [3] has highlighted the multi-layered complexity of his (painted, printed and drawn) pictures, which are rooted in the rich artistic, cultural and literary context that we will investigate during this masterclass. More precisely, we would like Pieter Bruegel the Elder to act as a prism through which young scholars will explore, among others, the visual interactions between artists and between pictorial practices, the relationships between literary groups such as the rederijkers and the visual culture of their time, the social and intellectual networks of Pieter Bruegel and other Flemish artists of the late 15th century and 16th century, the impact of the complex religious context on the artistic production of the time, the links between humanists and artists, the influence of Flemish artists of the previous generations on Bruegel and his contemporaries, etc.

    Early career researchers are invited to submit proposals for a 15-minutes paper. The languages of the masterclass will be Dutch, French, and English. A description of the proposed paper (max. one page) and a short CV should be submitted to Micol Long (micol.long@ugent.be) and Ingrid Falque (ingrid.falque@uclouvain.be), no later than October 15. Selected researchers will be notified in the first week of November.

    This masterclass is jointly organised by the Vlaamse Werkgroep Mediëvistiek (Flemish Medievalist Association) and the Réseau des Médiévistes belges de Langue Française (Network of French-speaking Belgian Medievalists), with financial support of the F.R.S.-FNRS and the Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne). The event will take place In Brussels (precise location to be announced later) on 25 January. On 24 January, Michel Weemans and Reindert Falkenburg will give a public lecture on their forthcoming book. Further practical details will be announced at a later stage.


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  • Session papers on medieval equestrian history at IMC Leeds 2019

    Christophe MASSON, 30 juillet 2018

    ‘Your horse won’t eat any oats, nor will he be bled until I get my revenge’ threatens his lady Orgeuilleux de la Lande, making his displeasure evident by abusing the lady’s horse. Horses were vital agents in daily life throughout the medieval period, but with the advent of technology in the twentieth century, they have been somehow marginalized in academic studies. Recently, interest in equine history has surged, but there are still many issues waiting to be tackled by scholars.

    In this fourth year of thematic horse sessions at the International Medieval Congress, Leeds, we invite papers on the following themes :

    • Breeding, training, feeding and curing horses
    • Osteological study of horse remains
    • Equipment for ridden and working horses
    • Horse-related buildings and infrastructure (stables, roads, hyppodromes, markets, etc.)
    • Horses in the East and West – regional peculiarities
    • Imaginary, fantastic and magical horses and equids, including unicorns, centaurs and grotesques, and their relation to real horses
    • Other equids and ridden animals (donkeys, mules, zebras, etc.)

    If you would like to propose a theme that does not fit in the above categories, please contact the organizers.

    Paper abstracts (up to 500 words) and short biographies (up to 100 words) are to be sent to Dr Anastasija Ropa (Anastasija.Ropa@lspa.lv) and Dr Timothy Dawson (levantia@hotmail.com) by 31 August 2018.

    Publication of selected papers is planned.

    If you would like to be involved in organizing the sessions or editing or reviewing the publication, please contact the organizers.


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  • Call for paper CESCM-IMS Kalamazoo 2019, Transfer of Cultural Products : France and the Mediterranean Area in the 12th-13th c. (Part I and II).

    Christophe MASSON, 13 juillet 2018

    Pour la troisième année consécutive, le CESCM, en association avec l’IMS-Paris, organise des sessions au Congrès international des médiévistes de Kalamazoo qui se tiendra dans le Michigan (USA) du 9 au 12 mai 2019. Les sessions porteront sur les transferts de produits culturels entre la France et l’espace méditerranéen au cours des XIIe et XIIIe siècles .

    Les propositions de communication (titre et résumé de 300 mots) peuvent être adressées à Estelle Ingrand-Varenne (estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr) avant le 10 septembre 2018, en français ou en anglais.

    Plus d’informations.


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  • Philologie et musicologie, IVe rencontre franco-italienne. Langues et musiques dans les corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance

    Christophe MASSON, 25 juin 2018

    Morimondo (Italie), 1er- 4 juin 2019

    La quatrième rencontre aura lieu en Italie dans le village de Morimondo qui accueillera aussi le festival de musiques anciennes Musici Vagantes, associé au congrès depuis la rencontre de Rome en 2015.

    Les langues officielles du congrès sont le français, l’italien et l’anglais. Les propositions de communications, composées d’un titre et un résumé d’environ 200 mots, devront nous parvenir au plus tard le 15 septembre 2018 à l’adresse suivante : philomusi4@sciencesconf.org

    ou directement en ligne : https://philomusi4.sciencesconf.org

    Après expertise du comité scientifique, une réponse sera donnée au plus tard le 15 octobre 2018. Les interventions feront l’objet d’une publication. Les présentations individuelles dureront 20 minutes et seront suivies par 10 minutes de discussion. Les présentations collaboratives (2 ou 3 intervenants) disposeront du double de temps.

    Les frais d’inscription au congrès s’élèvent à 40 euros et seront gratuits pour les doctorants. Les frais de déplacement, d’hébergement et les dîners seront à la charge des participants. Le comité d’organisation pourra toutefois accorder des bourses pour couvrir tout ou partie des frais engendrés aux chercheurs qui ne disposent pas de possibilités de financement par leur laboratoire ; les doctorants et les jeunes docteurs seront bien entendu prioritaires.


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  • Pecia 21 : Livres manuscrits et mécénat du Moyen Âge à la Renaissance

    Rémy CORDONNIER, 1er juin 2018

    English version below

    Le volume 21 (2019) de Pecia : le livre et l’écrit (Brepols Publishers) entend faire une place à l’étude des manuscrits comme témoins du mécénat médiéval et renaissant (auteur, copiste et enlumineur, commanditaire, etc).

    La soumission devra comprendre un résumé de la proposition (titre et descriptif d’un maximum de 300 mots) et un bref curriculum vitae. La date limite de soumission du résumé est le 31 mai 2018. L’auteur recevra un courriel de confirmation de réception.
    Contact : Jean-Luc Deuffic
    jldeuffic@gmail.com

    Pecia : le livre et l’écrit (Brepols Publishers) Volume 21 (2019) plans to open its pages to the study of manuscripts considered as testimonies of Medieval and Renaissance patronage (author, copist and painter, etc). Submissions should include a summary of the proposal (title and abstract, maximum 300 words) and a brief curriculum vitae.The deadline for abstract submission is 31 mai 2018. On completion of the submission the author will receive a confirmation by email.
    Contact : Jean-Luc Deuffic
    jldeuffic@gmail.com


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  • Appel à communication : Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Jeudi 8 et vendredi 9 novembre 2018
    Centre de recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)
    Université d’Artois (Arras)

    Le programme de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord a été lancé en 2015. Son objectif est d’étudier – en croisant la diversité des sources, approches et thématiques – la singularité des provinces septentrionales de la France et celles des anciens Pays-Bas (Artois, Brabant, Flandre, Hainaut, Picardie), carrefour d’influences et creuset artistique, à une époque à la fois d’intenses conflits politiques et religieux, mais aussi de foisonnement culturel, celle de la Renaissance considérée sur le temps long de la fin XVe au milieu du XVIIe siècle. Trois journées d’études ont déjà eu lieu en novembre 2015, 2016 et 2017 : la première a permis de mettre en place un groupe de travail réunissant différents acteurs de la recherche sur la Renaissance dans les provinces du nord (enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, post-doctorants, conservateurs du patrimoine dans les musées et les bibliothèques) ; les deux suivantes furent consacrées l’une aux Échanges, hybridité et créativité, l’autre aux Réformes religieuses. La prochaine rencontre (8-9 novembre 2018) sera consacrée aux Portraits et représentations des anciens Pays-Bas.

    À une époque où les dimensions du monde connu s’élargissent, où les théories de la perspective se répandent, où, parallèlement, la science optique se développe et crée de nouveaux instruments de mesure profitant à la cartographie, nous proposons d’interroger les Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (villes et campagnes) qui recouvrent bien des domaines et une multitude de formes.
    Topographie : représentations militaires et sièges de villes, campagne et paysage
    Le « pourtraict » des villes, que commandent les échevins pour leur salle d’assemblée, comme celui des sites (Albums de Croÿ, Flandria illustrata…) posent maintes questions : la fiabilité ou la fiction de la représentation, l’angle de vue, la méthode utilisée, le but recherché – gestion, administration juridique et financière ; ouvrages d’érudition … – qui peuvent varier selon les attentes du commanditaire, les conditions historiques et les normes en usage.
    L’arpenteur et l’ingénieur, le dessinateur et le graveur ou le peintre jouent donc un rôle essentiel – et ceci pose la question du métier – : ce sont eux qui guident le regard du spectateur vers le sujet, lui montrent ce qui doit être vu et retenu.
    Pour les mêmes raisons, le paysage à l’arrière-plan des scènes de bataille, comme des portraits officiels et de particuliers, ou celui qui entoure un château ne sera pas négligé.

    Portrait littéraire : descriptions des entrées princières, récits de voyages, correspondance diplomatique
    Aux représentations graphiques et picturales s’ajoutent les sources textuelles qui permettent d’aborder la ville d’une manière plus sélective, par exemple dans les descriptions des entrées princières, où les monuments principaux et symboliques de la ville sont mis en vedette par le choix d’un itinéraire judicieusement défini et par les haltes qui s’y tiennent. On y joindra les récits de voyages et la correspondance diplomatique.
    Portrait de la société : les habitants et leurs mœurs
    Enfin, le portrait d’un pays, d’une ville ou de la compagne qui l’environne, c’est aussi celui de ses habitants et de leurs coutumes, de leurs fêtes : la peinture des mœurs affleure dans les récits de voyages et constitue le terreau de la peinture de genre.

    Les propositions de communication (15 à 20 lignes) seront accompagnées d’un bref CV
    Date limite : 30 juin 2018
    À adresser à :
    Charles GIRY-DELOISON : charles.girydeloison@univ-artois.fr
    et
    Laurence BAUDOUX : laurence.baudoux@gmail.com
    Confirmation par le comité scientifique : 15 juillet 2018

    Comité scientifique :
    Laurence BAUDOUX, maître de conférences HDR, CREHS (EA 4024), université d’Artois.
    Rémy CORDONNIER, docteur de l’art, Responsable des fonds anciens, Bibliothèque d’Agglomération de Saint-Omer, chercheur associé IRHiS, université de Lille.
    Charles GIRY-DELOISON, professeur, Directeur du CREHS (EA 4024), université d’Artois.
    Samantha HERINGUEZ , Docteur en Histoire de l’art du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours ; Chercheur associé du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours (UMR 7323) et et du CREHS (EA 4027), université d’Artois.


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  • Appel à contributions : Diabolus in littera (2) : le vertige herméneutique

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Lors d’une première journée d’études qui s’est tenue le 5 mai 2017, médiévistes, spécialistes de littérature française, d’histoire de l’art (iconographie), historiens de l’Espagne et spécialistes de littérature espagnole moderne se sont retrouvés pour réfléchir ensemble, selon une pluralité d’approches thématiques et méthodologiques, sur les manifestations de la parole démoniaque dans le champ narratif. Tout en dégageant les spécificités de diverses aires géographiques (France, Espagne, Italie et Allemagne) et en inscrivant la réflexion dans une chronologie significative (du Moyen Âge au XVIIe siècle) faisant apparaître éléments de continuité et points de rupture, les réflexions proposées ont exploré les spécificités de cette parole en tant qu’élément dialogique, qu’opérateur narratif, et que procédé ou dispositif rhétoriques.
    Les communications présentées dans ce cadre ont remis au centre de la réflexion la nature profondément ambivalente d’un personnage caractérisé par une malignité synonyme de duplicité, conformément à la signification néo-testamentaire du nom du démon, le diviseur (Muchembled, Une histoire du diable, 10). Traduction stylistique des effets de son discours, la figure du paradoxe, dans sa récurrence, a mis en évidence la profondeur herméneutique des apparitions du diable. Par définition, la parole du tentateur ne saurait être une, pas plus que son interprétation n’est unilatérale. Terrifiant ou grotesque selon les époques et les lieux où il se manifeste, le diable possède donc une parole frappée au coin de la subtilité et de la versatilité. Que ces qualités se donnent à voir directement dans la rutilance et l’ambivalence inhérentes au verbe démoniaque ou dans son inscription au coeur de décors et de dispositifs textuels complexes et subtils, le discours du diable pousse à la quête herméneutique. De ce fait, cette parole, ou celle de ses substituts divers, devient un vecteur de choix pour tout discours oblique de disciplinement des âmes et des esprits, tout discours ne pouvant s’épanouir librement – dans une perspective inspirée des théories de Leo Strauss dans La persécution ou l’art d’écrire –, ou tout discours ayant encore intérêt à s’exprimer sous un voile opportun pour ne s’adresser qu’aux seuls initiés, à une élite. La démultiplication et/ou diffraction du sens, l’apparition de la discordance, préludes à l’affleurement du détour, conduisent à l’épanouissement d’un ou de plusieurs autres discours.
    Il paraît donc intéressant, pour ce second volet de Diabolus in littera, de renverser la perspective. Il s’agit à présent de considérer le/les point(s) d’articulation entre les stratégies rhétoriques à l’oeuvre au coeur de la parole démoniaque et les discours variés qui leur sont associés. L’approche retenue ici ne se réduit pas au simple recensement des interactions entre fond et forme. Il s’agit en réalité de chercher des lignes de faîte et des points de rencontre particuliers entre une parole démoniaque qui possède une
    physionomie propre et un propos suffisamment plastique pour s’y couler. Pour ce faire, il conviendra :
    - de mettre au jour des/les discours confiés de façon récurrente à la parole du diable ;
    - d’identifier des contextes particuliers favorisant cette rencontre (temps de controverses
    intellectuelles ou religieuses, d’oppositions idéologiques, etc.) à travers les époques ;
    - de rechercher si certains procédés rhétoriques peuvent être associés à des développements thématiques particuliers, notamment par la comparaison entre des oeuvres d’une même période.
    D’autres voies pourront être explorées pour entreprendre d’ébaucher une cartographie multiple sur laquelle placer des apparitions de la parole démoniaque
    - selon des aires géographiques et des périodes significatives
    - selon des préoccupations idéologiques délimitant autant de champs thématiques
    - selon des traditions rhétoriques et poétiques propres à ces espaces et à ces périodes, à une communauté ou à une aire géographique, ou encore à une époque donnée.

    Cette journée d’études intitulée Diabolus in littera (2) : le vertige herméneutique se déroulera à l’Université Paul Valéry-Montpellier 3 le 5 octobre 2018.
    Les propositions de communications sont à envoyer à Catherine Nicolas (catherine.nicolas@univ-montp3.fr) et Fabrice Quero (fabrice.quero@univmontp3.fr) avant le 1er juin 2018.


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  • Appel à communications : Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Colloque scientifique organisé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France et le laboratoire TRAME (EA 4284) de l’Université de Picardie Jules Verne,
    en partenariat avec la Société des antiquaires de Picardie

    Amiens, 22-24 novembre 2018

    Le 20e anniversaire de l’inscription au titre du Patrimoine mondial de l’UNESCO du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » offre l’occasion d’approfondir la connaissance scientifique sur les pèlerinages (dont celui à Saint-Jacques de Compostelle) et de valoriser le patrimoine des sanctuaires dans une région qui a jusqu’ici moins retenu l’attention : les Hauts-de-France et ses abords (Normandie, Ile-de-France, Champagne, Belgique selon la terminologie moderne).
    Il s’agit d’un espace de transit pour les pèlerins qui en partent ou qui le traversent pour se rendre vers des sanctuaires éloignés (Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem – même dans le cadre d’une croisade –, etc.), mais aussi d’un espace qui contient des sanctuaires nombreux, au rayonnement variable vers lesquels on se rend ou on se rendait (par exemple la cathédrale d’Amiens, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Brebières à Albert, la sainte chandelle d’Arras, Notre-Dame de Liesse, Longpré-les-Corps-Saints, Saint-Quentin, etc., sans parler d’une multitude de pèlerinages locaux).
    A partir du IVe siècle dans les régions christianisées de l’Empire romain ont commencé à se multiplier les sanctuaires en lien avec le développement du culte des saints et des reliques (tombeau de saint Quentin honoré dès la fin de l’Antiquité ; 198 reliques acquises par Angilbert pour le monastère de Saint-Riquier sous Charlemagne). Cette forme de piété impliquait des déplacements de la part des fidèles et ces voyages ont acquis, par les difficultés pratiques et économiques qu’ils impliquaient, un caractère pénitentiel qui les intégrait pleinement à la démarche religieuse d’approfondissement spirituel et de conversion.
    Les évolutions historiques doivent autant que possible être prises en compte, tant au niveau régional qu’international. Pèlerinages et sanctuaires ont chacun leur histoire, avec des phases de développement et de déclin relatif ou définitif. Cela tient à la conjoncture et au dynamisme des acteurs locaux, mais aussi à des phénomènes de plus grande ampleur : insécurité durant les guerres franco-anglaises puis franco-espagnoles des XIVe-XVIIe siècles, remise en cause des pratiques catholiques par les protestants à partir du XVIe siècle, critiques des philosophes des Lumières, chamboulements de la Révolution, destructions des conflits mondiaux du XXe siècle, etc.
    Mais le phénomène pèlerin n’a jamais disparu et il a connu à plusieurs époques des formes de renouveau original, avec la volonté de certains clercs ou communautés religieuses de dynamiser leur pèlerinage, en particulier dans le mouvement de la Réforme catholique aux XVIIe-XVIIIe siècles, de la recatholicisation après la période révolutionnaire au XIXe siècle et plus récemment en contrepoint d’une déchristianisation croissante et en association avec des activités touristiques plus développées. Ces évolutions séculaires impliquent sans cesse une redéfinition de la hiérarchie des sanctuaires et des pèlerinages, au moins dans le coeur des fidèles sinon dans les aspects institutionnels.
    Les communications pourront aborder particulièrement ou conjointement différents aspects de la question :
    architecture des sanctuaires et aménagement des lieux pour les cultes (chapelles, cryptes, tombeaux, armoires à reliques et reliquaires, autels, statuaire et iconographie, fontaines miraculeuses, etc.).
    promotion des cultes et politiques pastorales, compétition pour les reliques, translations, exposition des reliques, procession des reliques, liturgie, indulgences, récits hagiographiques, récits de miracles, récits de pèlerinage.
    aspects spirituels et rites : pénitence pour le pardon des péchés (et par conséquent éventuellement la guérison du corps), pèlerinage volontaire ou imposé par un tribunal (ecclésiastique ou civil), cérémonie de départ, costumes et insignes, sanctuaire de destination finale et mise en réseau (individuelle ? organisée ?) de sanctuaires sur le trajet, formes de piété (prière, bains, veillées, jeûnes, ex voto), confréries (pour le service des pèlerins, pour rassembler d’anciens pèlerins).
    dimensions politiques de la promotion et du déroulement des pèlerinages.
    logistique du voyage : routes, hospices.
    dimension économique : offrandes, production et vente d’objets souvenirs, activités et infrastructures touristiques associées.
    Ce vaste thème peut faire l’objet d’approches disciplinaires diverses et complémentaires faisant appel à l’histoire, l’archéologie, l’histoire de l’art, l’anthropologie, la théologie, la littérature, etc.

    Soumission des propositions de communication
    Les communications seront lues, en français ou éventuellement en anglais, par leur auteur (les présentations par Skype ne seront pas possibles), pendant 20 à 30 minutes (en fonction du nombre d’intervenants), permettant ensuite 5 à 10 minutes de questions et de discussion. La salle de conférence sera sonorisée et offrira la possibilité de projeter des images.
    Le financement de la publication des actes du colloque, après examen des textes par le comité scientifique, est d’ores et déjà prévu. Les frais de transport, d’hébergement et de restauration des communiquants à Amiens seront pris en charge par l’organisation du colloque.
    Les propositions de communication doivent être soumises avant le 30 juin 2018, avec un résumé (2500/3000 signes) et un court CV (maximum une page, mentionnant entre autres la position institutionnelle éventuelle et les travaux scientifiques), aux adresses courriel suivantes : mickael.courtiller@culture.gouv.fr et pascal.montaubin@u-picardie.fr.

    Le Comité scientifique sélectionnera les propositions pour la fin juillet 2018 et informera immédiatement les intéressés. Des précisions sur le programme, l’inscription et les facilités d’hébergement seront communiquées à l’automne.

    Comité scientifique
    • Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne, membre résident de la Société des Antiquaires de Picardie.
    • Édina Bozoky, maître de conférences honoraire en histoire médiévale, Université de Poitiers, membre du Comité scientifique du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ».
    • Mickaël Courtiller, chargé d’études documentaires, correspondant patrimoine mondial pour le bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » à la DRAC Hauts-de-France.
    • Christophe Leduc, maître de conférences en histoire moderne, Université d’Artois.
    • Bruno Maes, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’Université de Lorraine.
    • Pascal Montaubin, maître de conférences en histoire médiévale, EA 4284 TRAME, Université de Picardie Jules Verne, président de la Société des Antiquaires de Picardie.
    • Catherine Vincent, professeur d’histoire médiévale à l’Université Paris-Nanterre, directrice de l’inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France.

    Comité d’organisation
    • Mickaël Courtiller, DRAC Hauts-de-France.
    • Pascal Montaubin, Université de Picardie Jules Verne.
    • Aurélien André, secrétaire annuel de la Société des Antiquaires


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  • Appel à cotributions : Les mondes des bergers (XIIe-XVe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Bergers et bergères sont des personnages récurrents de la littérature médiévale. Du XIIe siècle à la fin du XVe siècle, le motif pastoral s’épanouit dans le paysage littéraire et artistique et devient peu à peu incontournable. Il se rencontre de plus en plus fréquemment dans les poèmes, textes narratifs et pièces de théâtre, mais également dans les écrits scientifiques tels que les traités agronomiques dont notamment le Bon berger de Jean de Brie, qui aurait été rédigé à la suite d’une commande du roi Charles V.

    Toutefois, la figure du berger n’est pas univoque : certains mènent une existence paisible dans un cadre éloigné du reste du monde, des rituels de cour comme du chaos des champs de bataille. Telle la « pastoure » du Dit de Christine de Pizan qui cherche à s’isoler, à « seulete estre », les bergers se montrent parfois indifférents à toute préoccupation politique, morale ou religieuse, vivent proches de la nature, au rythme de journées qui se ressemblent toutes, entrecoupées de fêtes, de danses, de festins improvisés à l’ombre des arbres. Rien ne semble, en apparence, pouvoir menacer l’harmonie de leur univers, ni la faim, ni la maladie, ni la mort. Pourtant, tel le célèbre « Et in Arcadia ego » qui connaîtra un grand succès en peinture aux XVIe et XVIIe siècles, certains détails font surgir le souvenir d’une violence implicite.

    Pour d’autres, cette dernière se fait au contraire explicite : les viols sont très présents dans les pastourelles françaises, de même que la guerre, dans le Pastoralet de Bucarius, par exemple, ou dans les bergeries, ces pièces destinées aux entrées princières. Les pâtres abandonnent leur réserve pour y exposer un jugement parfois virulent sur les affaires de leur temps : entre les guerres et les pillages, l’âge d’or semble bien lointain.

    L’univers pastoral se révèle ainsi un lieu de tensions et d’affrontements, entre nature et civilisation, monde paysan et monde courtois, gouvernants et gouvernés. Il peut constituer l’un de ces " mondes possibles " dont parle par exemple Françoise Lavocat, lieu d’une réalité alternative, parfois utopique, se faisant le miroir critique ou flatteur de la réalité. Il soulève donc également des enjeux politiques et polémiques qui invitent à interroger la place de la littérature pastorale au sein des enjeux et conflits de la société.

    Cet appel à communication s’inscrit donc dans une perspective diachronique. Il offre un point de rencontre entre les divers éléments qui composent un univers pluriel et participent au dynamisme d’une forme littéraire hybride, narrative et dialoguée, qui ressortit à la fois au registre « aristocratisant » et « popularisant » selon les termes de Pierre Bec3, recouvre le domaine de la poésie lyrique, mais répond aussi aux nécessités de la scène théâtrale.

    Afin d’orienter les débats, nous mettons ici une liste possible de thèmes qui pourraient être abordés :

    - Quels rapports l’univers pastoral dessine-t-il entre nature et culture ?
    - Comment représenter la violence et la sexualité ?
    - Dans quelle mesure le motif pastoral est-il caractérisé par sa transgénéricité ? Comment se traduit le passage d’un genre ou d’une forme à l’autre ? Quels liens peut-on par exemple établir entre les pastourelles et d’autres formes de lyrique non pastorale, ou entre les bergeries et d’autres formes dramatiques ?
    - Comment la littérature pastorale s’inscrit-elle dans une dynamique de réécriture ? Existe-t-il des sources antiques ou médio-latines du corpus médiéval ?

    Cet appel à communication est ouvert aux jeunes chercheurs de toutes les disciplines. Il se tiendra le jeudi 18 octobre 2018 à l’université Grenoble-Alpes. Il sera suivi d’une publication sur la plate-forme L’Ouvroir Litt&Arts de l’Université Grenoble-Alpes.

    Les propositions de communication (250 mots max.) devront être rédigées en français, et accompagnées d’un C.V académique. Elles devront être retournées conjointement aux trois organisateurs : Marielle Devlaeminck (marielle.devlaeminck@gmail.com), Charlotte Guiot (charlotte.guiot@ens-lyon.fr), ou Maxime Kamin (maxime.kamin@univ-grenoble-alpes.fr) au plus tard le 28 juin 2018, date limite de soumission des dossiers.


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  • Colloque d’Issoire octobre 2018 : animal et animalité à l’époque romane

    Rémy CORDONNIER, 28 mai 2018

    Colloque d’Issoire octobre 2018 : animal et animalité à l’époque romane (historiens de l’art, archéologues, historiens). Propositions à soumettre avant le 30 juin.

    28e Colloque international d’art roman
    Issoire (Puy-de-Dôme)
    Animatis – Salle Claude-Nougaro
    12, 13, 14 octobre 2018

    ARGUMENTAIRE

    ANIMAL ET ANIMALITÉ À L’ÉPOQUE ROMANE

    L’actualité nous amène souvent à regarder les choses à travers le filtre du passé et à revisiter l’histoire, à réinterroger les sources, et à renouveler le regard sur un sujet pas tout à fait nouveau. Il en va ainsi de l’histoire de l’animal. En effet, des événements survenus au cours des dernières décennies comme l’épidémie de la vache folle, la disparition récemment constatée de nombreux animaux et la menace d’extinction de certaines espèces, dont l’impact risque d’être désastreux sur la biodiversité et sur l’existence de l’homme lui-même, ou encore l’évolution des mentalités et des comportements vis à vis des animaux, qui prennent en compte, par exemple, la souffrance animale, jusqu’au refus par certains de consommer de la viande ou tout produit d’origine animale, remettent périodiquement l’histoire de l’animal sous les feux de l’actualité.

    De tout temps, l’animal a côtoyé l’homme, il fait partie de son environnement, il l’accompagne tout au long de sa vie. Et d’une certaine façon, étudier l’histoire de l’animal, c’est aussi envisager les rapports que l’homme établit avec lui, que ce soit sous sa forme vivante ou sous la forme de ses représentations mentales ou figurées. Pour autant la période médiévale bénéficie d’un héritage ancien. À la Préhistoire, les animaux peuplent les parois des grottes, dans une ronde sans fin, objet sans doute de pratiques religieuses dont une grande partie nous échappe aujourd’hui. Dans l’Antiquité égyptienne, certains animaux sacralisés ont même été l’objet d’un culte. Et dans la civilisation gréco-romaine, alors que la figure de l’homme domine, ce dont l’anthropomorphie de la divinité est le signe le plus visible, ils font partie intégrante de la mythologie, les dieux ne refusant pas à l’occasion de se transformer en animal pour jouer à l’homme un de ces tours dont ils avaient le secret. Avec le christianisme, la présence animale et son rapport à l’homme s’enracinent dans la Genèse.

    Au Moyen Âge, l’animal est présent partout, et particulièrement à l’époque romane. Créature de Dieu, dont la création est intervenue les 4e et 5e jours et précède celle de l’homme, il n’en revêt une importance que plus grande. Mais lorsqu’Adam acquiert le pouvoir de nommer les animaux, l’homme exerce alors un pouvoir de domination sur lui. Aux XIe et XIIe siècles, accompagnant le paysan et le seigneur, le chasseur et le guerrier dans leurs occupations quotidiennes, il devient aussi le sujet d’un répertoire inépuisable d’images sculptées ou peintes couvrant les murs des églises et donnant lieu à toutes sortes d’interprétations dans lesquelles les artistes ont laissé libre cours à leur imagination.

    Du serpent de la Chute à la colombe du Déluge, de l’âne des Rameaux aux Quatre
    Vivants de l’Apocalypse, l’animal occupe une place qui dépasse très largement la simple sphère de la vie quotidienne et ne le relègue pas à de simples formes décoratives, ces « belles difformités » tant stigmatisées par saint Bernard comme
    objet de distraction, pour ne pas dire de délectation esthétique. Si l’animal pose le problème de son rapport à l’homme, il pose aussi celui de sa place dans la société, dans la communauté, exprimée notamment dans une œuvre comme le Roman de Renart, un regard critique que l’homme porte sur lui-même travers le filtre animal. Enfin sous la plume des philosophes et des théologiens, l’animal devient aussi l’objet d’une réflexion théologique, qui fut initiée dès le début du Moyen Âge par les Pères de l’Église. À la différence de l’animal, l’homme est un être doté de la raison, responsable, pourvu d’une conscience. Du coup l’être non humain est doté d’une pureté originelle. « En réfléchissant sur l’animal, on se trouve donc au cœur de ce qu’il y a de plus incompréhensible dans le mystère chrétien : la souffrance de l’innocent ; nous voilà en présence d’une forme de souffrance encore plus mystérieuse que celle de l’homme
    pécheur (racheté par la souffrance du Christ innocent mort pour les fautes de celui-là). La souffrance d’un être pur et innocent – l’animal – nous oblige à projeter sur la bête, des lumières nouvelles. » (Jean Guitton)

    Si donc on doit s’interroger sur la place de l’animal dans la vie quotidienne, la vie profane, comme la vie religieuse, l’analyse nous entraîne beaucoup plus loin dans les arcanes de la pensée, dans l’épaisseur des croyances de l’homme roman. De nombreux axes pourront être envisagés, en accord avec l’importance du sujet et la multitude des approches possibles. Toutes les sources, écrites et visuelles, qui sont multiples et diverses pourront être sollicitées.

    L’animal : connaissance, classification
    Définition de l’animal : étymologie (« anima » = âme, animé).
    La connaissance directe par l’archéologie, l’archéozoologie.
    Descriptions par la littérature et par la représentation, qui posent le problème du réalisme des œuvres romanes. Sources d’archives.
    Dichotomie : animaux domestiques et familiers / animaux sauvages.
    Le discours scientifique, classement des animaux par les textes : Bible, Physiologus, Bestiaires, les Étymologies d’Isidore de Séville, Traités, Encyclopédies, Ménageries.
    Mise en images de ces textes : illustrations de manuscrits.
    La répartition géographique. Les animaux censés vivre dans les marges, dans les pays lointains et inconnus.

    Les héritages
    L’héritage antique. Par les textes, par les images.
    Les rapports Orient / Occident.
    L’animal comme enjeu de civilisation entre Orient et Occident.
    Le passage par Byzance.
    L’animal dans la Bible et l’exégèse
    Voir les textes canoniques et les commentaires.
    Il y a environ 150 animaux cités dans la Bible. Si certains sont cités parce qu’ils font partie intégrante du récit, sans plus, un certain nombre sont clairement investis d’une valeur symbolique, voire théologique, très forte, dont le sens rejaillit sur
    l’ensemble de la vie et de la pensée chrétienne.

    La dimension économique, l’animal comme ressource
    L’animal comme force de travail : le bœuf (labour), le cheval (déplacement).
    La chasse et la pêche.
    L’élevage :
    - utilisation des produits pour la consommation (viande, lait, fromage, œufs, etc.), caractérisations sociologiques,
    - utilisation des produits pour la fabrication d’objets, produits dérivés : laine, cuir, ivoire, os.

    L’animal comme symbole
    Entre le Bien et le Mal.
    Au Paradis, « le loup habitera avec l’agneau » (Esaïe). Et en Enfer ?
    La morale : la fable, reprise des textes antiques.

    L’animal miroir de l’homme
    C’est essentiellement dans les fables et le Roman de Renart que se développe cette
    idée. Pendant populaire de la littérature chevaleresque, cette littérature comme les représentations sculptées ou peintes mettent en scène les animaux dans des com-
    portements humains et dénoncent l’hypocrisie de la société.

    Animalité / humanité. Altérité
    Penser l’animalité et l’humanité revient à toucher le problème des frontières, et d’aborder la métamorphose, l’hybride, la monstruosité.
    La physiognomonie. L’homme prenant des caractères animaliers, les animaux prenant l’apparence des humains. L’apparence physique étant le révélateur d’un état moral, tout ce qui déroge à la « normalité » va à l’encontre de la perfection de la Création, signe la présence du Mal. Mais ces hybrides, qui relèvent du monde de l’imaginaire, ne sont-ils pas aussi de simples décors, laissant libre court à la fantaisie et au plaisir de faire, de contempler de belles formes ?

    L’humanité et l’animalité au croisement des cultures religieuses et profanes.
    L’homme sauvage : retour à l’animalité.
    L’animal comme signe
    L’animal comme signe du divin :
    - la colombe, le cerf, le poisson, mais aussi le serpent, l’aspic, la bête sauvage,
    - les fléaux dus à l’animal, mais aussi l’animal objet de miracle.
    L’animal comme signe cosmique et universel : les Signes du Zodiaque.

    Armoiries, sceaux, héraldique.
    L’animal comme marqueur social : animaux nobles, animaux populaires.
    L’animal comme lieu d’évasion
    La fantaisie, le mystérieux, le merveilleux.

    Ouverture sur l’imaginaire, sur le lointain, l’inconnu.

    Rapport entre l’imaginaire profane et le lieu d’insertion religieux. L’église accueillant les monstres.

    Modalités

    Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 juin 2018 (titre de la communication et résumé de 10 lignes maximum en français et en anglais).
    Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : 20 juillet 2018. Vous recevrez dans les jours qui suivent un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.
    12, 13 et 14 octobre 2018 : colloque et excursion.
    15 mai 2019 : date limite d’envoi des textes pour publication.

    Vos propositions de communication sont à retourner avant le 30 juin 2018 par mail à marie.charbonnel@icloud.com et sebastien.fray@univ-st-etienne.fr

    Merci d’y préciser vos nom et prénom ; Profession / Structures de rattachement ; Adresses postale et email ; Titre et Résumé (anglais ou français)

    Comité scientifique :

    Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, IRAMAT, Université Bordeaux-Montaigne.
    Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) - ARTeHIS – CNRS UMR 6298, Dijon.
    Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
    Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Clermont Auvergne - Centre d’Histoire Espaces et Cultures - Clermont-Ferrand.
    Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry - Montpellier 3 – Centre d’Études médiévales de Montpellier.
    Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre d’art roman Georges-Duby d’Issoire.
    Jean-Luc Fray, Professeur d’histoire médiévale à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures, Clermont-Ferrand.
    Sébastien Fray, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR UMR 8584
    Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne, IRAMAT - UMR 5060
    Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Romanes d’Auvergne.
    David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand - Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéo-logiques Hadès, Cournon d’Auvergne.
    Éric Sparhubert, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Limoges, CRIHAM – EA 4270

    Renseignements pratiques

    Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association Terres Romanes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion prévue le dimanche 22 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également offerte.

    Le colloque sera organisé sur deux journées, les 12 et 13 octobre 2018 à la salle Claude-Nougaro d’Animatis de la ville d’Issoire, située 2 rue Paul-Fournet, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France).

    Les frais de déplacement vous seront remboursés sur les bases suivantes :
    Avion : remboursement des frais réels sous couvert d’une prise de billet en classe économique anticipée et après accord préalable de notre part.
    Train : remboursement d’un voyage en 2e classe, trajet direct à privilégier ou, à défaut, correspondances limitées.

    Véhicule personnel : remboursement sur la base des indications fournies par le site internet ViaMichelin, avec les options suivantes : Trajet recommandé par ViaMichelin pour une voiture compacte roulant au Sans Plomb 95. Prix des carburants basé sur les données fournies par le site gouvernemental au moment du colloque et sur les tarifs des distributeurs locaux. Péages autoroutiers inclus. L’option « voir
    cette feuille de route », puis « note de frais » du site Via Michelin vous permettra d’imprimer votre estimation et de nous l’adresser.
    N.B : Les frais de transport d’un accompagnant ne sont pas pris en charge.
    L’organisation assurera la réservation des hébergements, ainsi que la fourniture des repas du vendredi soir et du samedi midi. Vos frais d’hébergement seront pris en charge à partir du vendredi midi jusqu’au dimanche matin pour les communicants résidant en France, ou du jeudi soir au lundi matin pour les ressortissants européens ou extra-européens.

    Pour tout complément d’information, contactez : David Morel : davbmorel@gmail.com, Nathalie Monio : nathaliemonio@gmail.com


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  • The implications of images

    Christine DUCOURTIEUX, 28 mai 2018

    The implications of images/Les enjeux de l’image
    Methods in the analysis of medieval and Renaissance images Interdisciplinary workshop


    Paris, 5-6 November 2018
    Alliance Joint Project – Grant 2017
    Call for Applications

    Texte de l’appel


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  • Les mondes des bergers (XIIe-XVe siècles)

    Christophe MASSON, 25 avril 2018

    Bergers et bergères sont des personnages récurrents de la littérature médiévale. Du XIIe siècle à la fin du XVe siècle, le motif pastoral s’épanouit dans le paysage littéraire et artistique et devient peu à peu incontournable. Il se rencontre de plus en plus fréquemment dans les poèmes, textes narratifs et pièces de théâtre, mais également dans les écrits scientifiques tels que les traités agronomiques dont notamment le Bon berger de Jean de Brie, qui aurait été rédigé à la suite d’une commande du roi Charles V.

    Toutefois, la figure du berger n’est pas univoque : certains mènent une existence paisible dans un cadre éloigné du reste du monde, des rituels de cour comme du chaos des champs de bataille. Telle la « pastoure » du Dit de Christine de Pizan qui cherche à s’isoler, à « seulete estre [4] », les bergers se montrent parfois indifférents à toute préoccupation politique, morale ou religieuse, vivent proches de la nature, au rythme de journées qui se ressemblent toutes, entrecoupées de fêtes, de danses, de festins improvisés à l’ombre des arbres. Rien ne semble, en apparence, pouvoir menacer l’harmonie de leur univers, ni la faim, ni la maladie, ni la mort. Pourtant, tel le célèbre « Et in Arcadia ego » qui connaîtra un grand succès en peinture aux XVIe et XVIIe siècles, certains détails font surgir le souvenir d’une violence implicite.

    Pour d’autres, cette dernière se fait au contraire explicite : les viols sont très présents dans les pastourelles françaises, de même que la guerre, dans le Pastoralet de Bucarius, par exemple, ou dans les bergeries, ces pièces destinées aux entrées princières. Les pâtres abandonnent leur réserve pour y exposer un jugement parfois virulent sur les affaires de leur temps : entre les guerres et les pillages, l’âge d’or semble bien lointain.

    L’univers pastoral se révèle ainsi un lieu de tensions et d’affrontements, entre nature et civilisation, monde paysan et monde courtois, gouvernants et gouvernés. Il peut constituer l’un de ces « mondes possibles » dont parle par exemple Françoise Lavocat [5], lieu d’une réalité alternative, parfois utopique, se faisant le miroir critique ou flatteur de la réalité. Il soulève donc également des enjeux politiques et polémiques qui invitent à interroger la place de la littérature pastorale au sein des enjeux et conflits de la société.

    Cet appel à communication s’inscrit donc dans une perspective diachronique. Il offre un point de rencontre entre les divers éléments qui composent un univers pluriel et participent au dynamisme d’une forme littéraire hybride, narrative et dialoguée, qui ressortit à la fois au registre « aristocratisant » et « popularisant » selon les termes de Pierre Bec [6], recouvre le domaine de la poésie lyrique, mais répond aussi aux nécessités de la scène théâtrale.

    Afin d’orienter les débats, nous mettons ici une liste possible de thèmes qui pourraient être abordés :

    - Quels rapports l’univers pastoral dessine-t-il entre nature et culture ?
    - Comment représenter la violence et la sexualité ?
    - Dans quelle mesure le motif pastoral est-il caractérisé par sa transgénéricité ? Comment se traduit le passage d’un genre ou d’une forme à l’autre ? Quels liens peut-on par exemple établir entre les pastourelles et d’autres formes de lyrique non pastorale, ou entre les bergeries et d’autres formes dramatiques ?
    - Comment la littérature pastorale s’inscrit-elle dans une dynamique de réécriture ? Existe-t-il des sources antiques ou médio-latines du corpus médiéval ?

    Cet appel à communication est ouvert aux jeunes chercheurs de toutes les disciplines. Il se tiendra le jeudi 18 octobre 2018 à l’université Grenoble-Alpes. Il sera suivi d’une publication sur la plate-forme L’Ouvroir Litt&Arts de l’Université Grenoble-Alpes.

    Les propositions de communication (250 mots max.) devront être rédigées en français, et accompagnées d’un C.V. académique. Elles devront être retournées conjointement aux trois organisateurs : Marielle Devlaeminck (marielle.devlaeminck@gmail.com), Charlotte Guiot (charlotte.guiot@ens-lyon.fr) et Maxime Kamin (maxime.kamin@univ-grenoble-alpes.fr) au plus tard le 28 juin 2018, date limite de soumission des dossiers.


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  • Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 20 avril 2018

    Appel à communication

    Portraits et représentations des anciens Pays-Bas
    (XVIe-XVIIe siècles)
    Jeudi 8 et vendredi 9 novembre 2018
    Centre de recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)
    Université d’Artois (Arras)

    Le programme de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord a été lancé en 2015. Son objectif est d’étudier – en croisant la diversité des sources, approches et thématiques – la singularité des provinces septentrionales de la France et celles des anciens Pays-Bas (Artois, Brabant, Flandre, Hainaut, Picardie), carrefour d’influences et creuset artistique, à une époque à la fois d’intenses conflits politiques et religieux, mais aussi de foisonnement culturel, celle de la Renaissance considérée sur le temps long de la fin XVe au milieu du XVIIe siècle. Trois journées d’études ont déjà eu lieu en novembre 2015, 2016 et 2017 : la première a permis de mettre en place un groupe de travail réunissant différents acteurs de la recherche sur la Renaissance dans les provinces du nord (enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, post-doctorants, conservateurs du patrimoine dans les musées et les bibliothèques) ; les deux suivantes furent consacrées l’une aux Échanges, hybridité et créativité, l’autre aux Réformes religieuses. La prochaine rencontre (8-9 novembre 2018) sera consacrée aux Portraits et représentations des anciens Pays-Bas.

    À une époque où les dimensions du monde connu s’élargissent, où les théories de la perspective se répandent, où, parallèlement, la science optique se développe et crée de nouveaux instruments de mesure profitant à la cartographie, nous proposons d’interroger les Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (villes et campagnes) qui recouvrent bien des domaines et une multitude de formes.
    Topographie : représentations militaires et sièges de villes, campagne et paysage
    Le « pourtraict » des villes, que commandent les échevins pour leur salle d’assemblée, comme celui des sites (Albums de Croÿ, Flandria illustrata…) posent maintes questions : la fiabilité ou la fiction de la représentation, l’angle de vue, la méthode utilisée, le but recherché – gestion, administration juridique et financière ; ouvrages d’érudition … – qui peuvent varier selon les attentes du commanditaire, les conditions historiques et les normes en usage.
    L’arpenteur et l’ingénieur, le dessinateur et le graveur ou le peintre jouent donc un rôle essentiel – et ceci pose la question du métier – : ce sont eux qui guident le regard du spectateur vers le sujet, lui montrent ce qui doit être vu et retenu.
    Pour les mêmes raisons, le paysage à l’arrière-plan des scènes de bataille, comme des portraits officiels et de particuliers, ou celui qui entoure un château ne sera pas négligé.

    Portrait littéraire : descriptions des entrées princières, récits de voyages, correspondance diplomatique
    Aux représentations graphiques et picturales s’ajoutent les sources textuelles qui permettent d’aborder la ville d’une manière plus sélective, par exemple dans les descriptions des entrées princières, où les monuments principaux et symboliques de la ville sont mis en vedette par le choix d’un itinéraire judicieusement défini et par les haltes qui s’y tiennent. On y joindra les récits de voyages et la correspondance diplomatique.

    Portrait de la société : les habitants et leurs mœurs
    Enfin, le portrait d’un pays, d’une ville ou de la compagne qui l’environne, c’est aussi celui de ses habitants et de leurs coutumes, de leurs fêtes : la peinture des mœurs affleure dans les récits de voyages et constitue le terreau de la peinture de genre.

    Les propositions de communication (15 à 20 lignes) seront accompagnées d’un bref CV
    Date limite : 30 juin 2018
    À adresser à :
    Charles Giry-Deloison : charles.girydeloison@univ-artois.fr
    et
    Laurence Baudoux : laurence.baudoux@gmail.com
    Confirmation par le comité scientifique : 15 juillet 2018


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  • Ordonner l’Église II : Communautés cléricales et communautés monastiques dans le monde carolingien (8e-10e s.) / Categorising the Church II : Clerical and monastic communities in the Carolingian World (8th-10th)

    Christophe MASSON, 16 avril 2018

    English version.

    Le colloque programmé les 11-13 octobre 2018 constituera le deuxième volet d’une réflexion comparatiste sur la question de la mise en ordre(-s) de l’Église en Occident entre la fin du 8e et la fin du 10e siècle.

    L’époque carolingienne est considérée par beaucoup comme une phase d’institutionnalisation aiguë de l’Église, dont l’un des aspects serait la (re)définition, via les grands conciles de 816-817 et les capitulaires ultérieurs, des ordres monastique et canonique (ou « canonial »). La question de l’impact réel de l’effort qui consista à imposer comme seules normes de vie les institutiones canonicorum et sanctimonialium et la règle de Benoît reste pourtant largement ouverte, en dépit de travaux comme ceux de J. Semmler ou R. Schieffer et de ce point de vue l’idée même d’institutionnalisation peut être questionnée.

    La rencontre tenue à Vienne en 2017 [7] ayant permis de préciser le sens de la règlementation édictée à l’initiative du pouvoir central et d’évaluer sa réception textuelle, il s’agira d’interroger les effets (ou l’absence d’effets) concrets de cette régulation sur le terrain, en se plaçant au niveau des établissements, pour observer leurs évolutions entre le 8e et la fin du 10e ou les premières décennies du 11e siècle. À se focaliser uniquement sur la question de la réception de la norme dans la deuxième moitié du 9e siècle, on risquerait en effet de perdre de vue le fait que ces communautés avaient une vie propre, qui démarre bien avant 816-817. Le choix de changer de focale et de partir de l’observation des communautés elles-mêmes sur la longue durée devrait permettre de renverser la perspective et de préciser 1/dans quelle mesure certaines pratiques ou expérimentations locales ont pu précéder et inspirer la réglementation édictée au niveau central, qui n’en serait finalement que la normalisation, et 2/ à quel point 816-817 constitue ou non une inflexion majeure dans l’histoire de l’organisation de l’Église et des communautés ecclésiastiques. Mais l’enjeu sera aussi de progresser dans la connaissance de ce qui différencie dans les faits, au-delà des normes donc, les moines des clercs canoniques (ou « chanoines »). Il importe en effet de ne pas plaquer sur les communautés la grille de lecture des réformateurs, qui vise précisément à imposer une interprétation de ce que doit être un clerc canonique ou un moine, et leur mode de vie respectif.

    Les communautés et leurs mutations institutionnelles (Études de Cas)

    On pourra donc en premier lieu chercher à identifier ce qui caractérise les communautés ecclésiastiques et les changements (ou absence de changements) qui les affectent sur le plan institutionnel entre le 8e et le tournant du 11e siècle, sans préjuger d’une rupture en un temps donné. On procédera par études de cas, à l’échelle d’une communauté, d’un diocèse ou d’une région (qui pourrait se situer au cœur de l’espace carolingien ou dans une zone limitrophe), en se concentrant sur 1/ la question de la propriété (renoncement ou non à la propriété individuelle, possession et gestion en commun des biens de la communauté, division des menses, …) ; 2/ les modalités de la vie commune (permanente ou intermittente ; pratiquée par tous ou seulement par certains ; limitée au partage des repas ou incluant le sommeil, dans des maisons individuelles, des chambres ou cellules personnelles au sein d’un même bâtiment ou dans un dortoir commun, …) ; 3/ la liturgie, son contenu et son organisation.

    La question sous-jacente est celle du degré d’adhésion à l’une ou l’autre règle instituée en 816-817 (règle de Benoît ou institutio canonicorum/sanctimonialium) et au modèle qu’elle décrit. Mais il s’agira également d’essayer de dégager une série de critères permettant de caractériser les communautés d’époque carolingienne et de rendre compte de leur diversité, au-delà des catégories monastiques et canoniques/canoniales, qui ne sont pas toujours opératoires. Il semble en effet que la communauté ne soit pas tant définie, à l’époque carolingienne, par la résidence ou la table partagée, qui n’ont rien de systématique, que par la pratique d’une liturgie chorale et/ou la communauté de bien. Sur ces problèmes, le questionnaire relatif à la vie commune des clercs mis au point par C. Violante et C. D. Fonseca en 1959 pourrait servir de grille analytique de départ [8].

    Discours, Conflits, Auto-représentation

    On pourra par ailleurs s’interroger sur les discours relatifs au changement de statut de l’une ou l’autre communauté ou à l’adoption de telle norme de vie, qu’elle intervienne immédiatement après 816-817 ou plus tardivement, en se montrant attentif aux réécritures postérieures qui tendent à « bénédictiniser » ou à « chanoiniser » communautés et récits des événements. Une attention particulière sera accordée aux conflits et aux refus engendrés par la nouvelle réglementation, que ce soit au sein même de la communauté ou entre cette communauté et une autorité extérieure. Dans tous les cas on se demandera de quelle manière la représentation que la communauté se fait d’elle-même et la façon dont elle se caractérise (monastique, canonique/canoniale ou autre) évolue dans ce contexte, toutes évolutions dont le lexique peut, entre autres éléments, se faire le reflet.

    Sources

    Un dernier aspect, plus méthodologique, consisterait à réfléchir aux sources mobilisables pour l’étude des transformations concrètes des communautés religieuses à l’époque carolingienne, ainsi qu’à leurs apports potentiels respectifs. Au-delà des sources évidentes comme les chroniques, les gesta ou les fonds diplomatiques, quels éclairages sont susceptibles d’apporter sur ces questions les collections canoniques, les données archéologiques, les livres liturgiques ou les sources musicales ? Marie-Céline Isaïa a bien montré, par exemple, comment l’hagiographie du 9e siècle pouvait se faire le lieu d’une résistance sourde à la réforme. Il était également apparu lors de la rencontre de Vienne que certains manuscrits pouvaient refléter une forme d’identité canoniale ou a contrario monastique, piste que les organisateurs souhaiteraient voir creusée.

    Conditions de soumission des propositions

    Les chercheurs sont invités à envoyer leurs propositions de communication (titre et résumé d’environ 300 mots) au plus tard le 8 juin 2018, à l’adresse suivante :

    emilie.kurdziel@univ-poitiers.fr

    Les langues de communication du colloque seront le français et l’anglais.

    Comité scientifique :

    Rutger Kramer

    Emilie Kurdziel

    Cécile Treffort

    Graeme Ward


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  • Ateliers internationaux de formation doctorale « Pouvoirs, sociétés, imaginaires dans les villes du monde méditerranéen (XIIe-XVe siècle). Pour une approche historico-anthropologique de la ville médiévale ».

    Rémy CORDONNIER, 18 mars 2018

    Ateliers internationaux de formation doctorale « Pouvoirs, sociétés, imaginaires dans les villes du monde méditerranéen (XIIe-XVe siècle). Pour une approche historico-anthropologique de la ville médiévale ».

    IIe Atelier doctoral San Gimignano (Sienne), 25-29 juin 2018, organisé par le Centro di Studi sulla civiltà comunale de la Deputazione di Storia Patria per la Toscana, en association avec :

    l’Université de Florence
    l’Université de Sienne
    l’École française de Rome,
    l’Université Paris-Sorbonne

    Cet atelier de formation doctorale s’inscrit dans le prolongement direct de la Scuola di alti studi dottorali qui, de 2004 à 2016, a constitué un lieu de formation de pointe pour les jeunes chercheurs consacrant leurs recherches à l’étude de la culture locale. Promu par le Centro di Studi sulla civiltà comunale de la Deputazione di Storia Patria per la Toscana, l’école s’est signalée comme l’une des « écoles d’été » les plus qualifiées au niveau international : sur plus de 180 participants, plus de 40 provenaient d’universités non-italiennes.

    L’objectif des ateliers est l’étude des sociétés urbaines du Moyen Âge, en mettant l’accent sur les systèmes politiques et les différentes manifestations de l’imaginaire urbain et en portant le regard sur toutes les villes du bassin méditerranéen – celles de l’Occident chrétien, celles de la zone d’influence byzantine et celles des régions sous domination islamique. Les ateliers offrent un environnement stimulant pour les échanges intellectuels entre spécialistes établis et jeunes chercheurs en formation, pour favoriser, à travers des moments de discussion et d’échange, le renouvellement de la recherche et l’élargissement des perspectives comparatives.

    Les participants doivent être des étudiants doctorants, boursiers de recherche et boursiers post-universitaires dans les disciplines historiques et de « médiévistique » de toutes les universités italiennes et étrangères et de toute nationalité.

    La participation à l’atelier est réservée à 14 (quatorze) jeunes chercheurs, choisis à la discrétion du Comité scientifique sur la base d’une évaluation des diplômes et des programmes présentés. Les participants en surnombre ne sont pas autorisés.

    Les ateliers ont un caractère résidentiel. Les personnes admises sont tenues d’assister assidûment à toutes les réunions et de conduire durant l’atelier un séminaire sur leurs recherches, selon le programme qui sera rendu officiel au début de l’atelier. Au terme de celui-ci, un certificat de participation sera remis aux participants. Nous nous réservons le droit de refuser un certificat à ceux qui, sans justification, n’auront pas suivi les cours avec assiduité.

    L’hospitalité complète est offerte aux candidats retenus, à l’exclusion des frais de déplacement.

    Les candidats doivent soumettre :
    – une demande d’admission avec les coordonnées du candidat, l’indication de son niveau d’études et de son statut général et professionnel actuel, une adresse postale, un numéro de téléphone et un courrier électronique, en utilisant le formulaire prévu à cet effet
    – une brève description du projet de recherche en cours (en utilisant le formulaire mentionné ci-dessus) ;
    – un curriculum vitae de deux pages maximum présentant les études suivies et les activités scientifiques ;
    – éventuellement, la copie des publications.

    On ne prendra pas en compte les demandes omettant de fournir une description du projet de recherche ou dépourvue du formulaire de candidature.

    Les demandes doivent être adressées sur la boîte cescc.2011@gmail.com, avec les documents requis en pièces jointes, au plus tard le 15 avril 2018.

    Les candidats admis à l’atelier seront informés par courrier électronique avant le 5 mai 2018.
    Comité scientifique :

    Élisabeth Crouzet-Pavan (Université Paris-Sorbonne),
    Jean-Claude Maire Vigueur (Università di Roma Tre),
    Giuliano Pinto (Deputazione di Storia patria per la Toscana),
    Pierre Savy (École française de Rome)
    Andrea Zorzi (Università di Firenze).


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  • Les manuscrits hagiographiques du nord de la France et de la Belgique actuelle à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2018

    Appel à communication pour le colloque international qui se tiendra le 30 novembre 2018 à l’Université de Lille, le 21 mars 2019 à l’UNamur et le 22 mars 2019 à l’UCL, sur le thème "Les manuscrits hagiographiques du nord de la France et de la Belgique actuelle à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe siècles)".
    Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er juin 2018.


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  • Polyphony and Modernity

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2018

    Appel à contribution pour un ouvrage pour le moment intitulé Polyphony and Modernity qui entend traiter la polyphonie comme index de modernité, de l’Antiquité à l’époque Romantique en passant, bien sûr, par le Moyen Âge.

    Le choix de zone linguistique et de poète est laissé au choix des contributeurs, mais leur proposition doit être articulée autour des thèmes centraux du livre : la polyphonie et la modernité.

    Les personnes intéressées peuvent m’envoyer un abstract à l’adresse suivante : jonathan.fruoco@gmail.com.

    La date limite pour l’envoi du résumé est le 31 mars. Un retour concernant vos propositions sera effectué le 2 avril. Les articles, écrits en anglais (possibilités d’aide et de traduction), d’une longueur comprise entre 4500 et 9000 mots seront à envoyer pour le 31 octobre.


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  • VIII Colloquium ARS MEDIAEVALIS

    Rémy CORDONNIER, 22 janvier 2018

    The VIII Colloquium ARS MEDIAEVALIS will take place in Aguilar de Campoo (Spain)
    on May 4th-6th 2018

    We will analyze "Memory : Monument and Image in the Middle Ages".

    Time to submit proposals is open.


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  • HMAOT (Haut Moyen Âge Occidental en Traduction)

    Laurent JÉGOU, 17 janvier 2018

    HMAOT (Haut Moyen Âge Occidental en Traduction)

    Si vous souhaitez collaborer au projet présenté ci-après, vous pouvez écrire à Laurent JÉGOU

    Le projet HMAOT résulte d’un constat : peu d’étudiants s’inscrivant en Master connaissent le latin médiéval, voire le latin. Ils le découvrent, pour la plupart, cette année-là et en commencent alors l’apprentissage. L’essentiel des sujets donnés en haut Moyen Âge porte donc sur des sources traduites. Or, un grand nombre de traductions, parfois bonnes et parfois moins bonnes, existent. À côté des grandes collections de référence (Classiques de l’Histoire de France…) qui portent, pour l’essentiel, sur des textes narratifs, il existe des traductions consacrées à d’autres genres documentaires comme des diplômes, des poèmes, des correspondances, des cartulaires, etc. Toutefois elles sont disséminées dans des revues, des collections, des monographies, des thèses parfois difficiles à trouver ou dont nous ignorons l’existence alors qu’elles pourraient être utiles à la constitution de corpus cohérents.
    Le projet HMAOT (http://hmaot.lamop.fr/), porté par le LaMOP avec le soutien financier de l’IRHT et du Labex Hastec, a été lancé pour pallier cette carence. Il se présente sous la forme d’une Base de données bibliographiques des traductions existantes, pensée comme un outil collaboratif. Ont été retenus les textes latins couvrant la période allant de la mort d’Augustin (430) à 1100, mais aussi les traductions du vieil-anglais ou les textes en langue runique. La priorité a été donnée aux traductions en français et en anglais mais, à terme, la base de données doit être élargie aux textes traduits en allemand, italien, espagnol, portugais et néerlandais. De multiples critères ont été retenus, comme l’édition utilisée par le traducteur, l’édition de référence, la présence du texte en regard, les types d’annotation (historique, philologique…), l’existence d’une présentation historique ou codicologique, etc. Il permet la constitution de corpus par une interrogation par auteur, par type de texte (annales, poèmes, textes hagiographiques, cartulaires…), par date, par espace géographique de rédaction ou par espace concerné par le texte. Enfin, grâce à un formulaire simplifié, chaque visiteur est invité à proposer des traductions existantes dont il aurait connaissance et qui ne figurent pas dans la base.
    Le projet HMAOT vise à éviter une situation « à l’anglo-saxonne » où les étudiants ne travaillent pour l’essentiel que sur traduction et n’ont que très peu de contact avec le texte latin. Il ne s’agit pas de proposer une manière de faire de l’histoire sans sources latines, bien au contraire : le but est d’adosser ce corpus à l’enseignement du latin. Un étudiant qui s’inscrit en Master ne doit pas se détourner du haut Moyen Âge en raison de son ignorance du latin. En facilitant la constitution de corpus de textes traduits, HMAOT doit permettre à des non-latinistes de travailler sur les textes du haut Moyen Âge occidental en couplant leur découverte des sources avec un enseignement obligatoire en latin de manière à leur permettre d’aborder, à la fin du Master et éventuellement en Doctorat, les sources en latin. Paradoxalement, c’est en étant capables de proposer aux étudiants des sujets portant sur des sources traduites que les hauts-médiévistes multiplieront leurs chances de former des latinistes…


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  • Administrative accountability in the later Middle Ages Records, procedures, and their societal impact Bucharest, 16-17 November 2018

    Rémy CORDONNIER, 30 novembre 2017

    The emergence of new types of financial records, the creation of institutional procedures, and the birth of a bureaucratic corps in a society in which accountability had been largely social and moral represent key developments in the history of the later Middle Ages. The colloquium will explore the multifaceted reality of administrative accountability in Western Europe, c. 1200-1450. Because the renewed interest in the subject makes methodological exchanges all the more timely, the colloquium will provide a venue for testing new approaches to the sources. Special attention will be given to underexplored archival documents, such as the castellany accounts (computi) of late-medieval Savoy, and to topics that have hitherto received less attention, such as the social impact of institutional consolidation. Comparisons with better-known texts, such as the English pipe rolls, are also encouraged.
    The colloquium is organised in the frame of the European Research Council Starting Grant no. 638436, ‘Record-keeping, fiscal reform, and the rise of institutional accountability in late-medieval Savoy : a source-oriented approach’ (University of Bucharest)

    https://irhunibuc.wordpress.com/castellany-accounts/

    Proposals for 30-minute papers are invited on topics including :
    • the institutional dialogue between the central and local administration

    • the impact of administrative and fiscal reform on local communities • accounting practices and the auditing of financial records • the cultural underpinnings of medieval accountability • prosopography : background and career of administrators, from auditing clerks to castellans • methodological advances, from manuscript studies to sociological frameworks • the transfer of administrative models across medieval Europe

    The colloquium papers, which will collected in an edited volume published with an international academic press, should reflect original, unpublished research. The authors will be given the opportunity to revise their contributions for publication.
    Papers can be presented in English or French ; if delivered in French, it is the author’s responsibility to have the paper translated into English for publication.
    For inquiries, contact Ionuț Epurescu-Pascovici
    (ionut.epurescu-pascovici@icub.unibuc.ro) or Roberto Biolzi (roberto.biolzi@unil.ch).
    Proposals of circa 300 words, outlining the source material, methodology, and anticipated findings, should be emailed to ionut.epurescu-pascovici@icub.unibuc.ro by 30 March 2018.
    The organisers will provide three nights hotel accommodation and help defray travel expenses.


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  • L’apprentissage artistique en Europe de l’antiquité à l’époque contemporaine

    Rémy CORDONNIER, 6 octobre 2017

    L’équipe de l’Axe « Arts et mémoires d’Europe » du laboratoire IRHiS organise, le 11 décembre 2017 et 29 mai 2018, deux journées d’études consacrées au thème de l’apprentissage artistique en Europe de l’antiquité à l’époque contemporaine.

    Des recherches récentes, et sur une période de plus d’un millénaire et des contextes disparates, ont montré que l’apprentissage et « ses lieux » de formation, ayant subi des transformations considérables au fil des siècles, n’en demeurent pas moins un enjeu dans la compréhension de la dynamique de la transmission des savoirs. De plus, la diversité de ces lieux, à laquelle s’ajoute le caractère stratégique, souvent incertain, de la transmission et de la relation d’échange entre maître et apprenti sont des éléments importants pour comprendre comment les individus d’abord, et les communautés ensuite négocient, coopèrent, échangent, s’imitent, se concurrencent. De l’intimité des ateliers, à l’univers complexe des chantiers ou des corporations, de l’analyse commerciale et lucrative à l’étude de l’intégration de l’artiste/artisan dans le corps social, l’apprentissage et plus largement la transmission des savoir-faire artistiques devraient être ouverts à des analyses plurielles (historique, sociologique, économique, philosophique, anthropologique…), afin de cerner les étapes des processus de création, les voies de la transmission ainsi que la circulation des savoirs, des modèles et des idées. Dans ce processus, un rôle clé est joué également par la famille et plus généralement les réseaux, qui protègent, alimentent, garantissent (parfois limitent ?) cette transmission et influencent profondément son modus operandi, et également le fonctionnement de ses « lieux » et l’appartenance à une communauté plus large.

    Au sein des quatre thématiques choisies (lieux, communautés, réseaux et transmission familiale), certaines questions pourront être soulevées telle la relation entre l’apprentissage des métiers artistiques et sa dimension technique, manuelle et le « devenir artiste », pour lequel l’invention et la créativité représentent la part de liberté de l’individu, dans tout espace de sociabilité où l’art est « fabriqué/produit ». De quelle manière s’articule alors cette relation, comment et dans quelle mesure le second peut-il prendre le relai du premier ? Qu’en est-il de la spécificité et du talent de l’artiste, pour ne pas dire de l’individu tout court ? Puisqu’il est difficile d’en envisager la transmission, quelle place faudrait-il lui réserver dans la relation maître-apprenti ? Il sera aussi question d’interroger le rapport entre la transmission des savoir-faire et la capacité d’innovation, à partir notamment de l’étude des lieux, propices à souligner ces ambiguïtés. Dans la transmission en particulier, il serait important d’étudier davantage le rapport entre le(s) individu(s) avec leur entourage : d’une part, le maître, détenteur d’une vision qu’il faut par nécessité « réduire » à un « objet/projet transmissible », d’autre part, l’apprenti, le disciple, le collaborateur voire même l’ouvrier, chacun avec un statut différent et avec des objectifs différents. Et encore l’entourage proche (famille, réseau, etc.) qui joue souvent un rôle fondamental. Cette pluralité permet par ailleurs de questionner la possibilité d’une réciprocité dans les dynamiques d’apprentissage où les échanges peuvent inverser, confondre ou faire coïncider les rôles. Prendre en compte la notion de « communauté », répondant, par sa nature, à une « logique collective », et son implication dans l’apprentissage artistique, permet entre autres d’interroger le système de transmission et de diffusion des modèles. Comment cette transmission peut-elle « former à la création » sans la brider ? Comment la création participe-t-elle au renouvellement des pratiques de l’apprentissage ? Au sein des communautés, l’apprentissage, la création au quotidien impactent-ils les modes de vie et l’expérience artistique ? Et quelle est de ce point de vue la place occupée par la famille et le réseau ?

    Ces journées d’étude se dérouleront à l’université de Lille (salle de séminaire de l’IRHiS [A1.152]) le lundi 11 décembre 2017 et le mardi 29 mai 2018, à partir de 9 h 30. Les communications devront avoir une durée de 30 minutes. Les actes de ces journées seront publiés fin 2018.

    Merci d’adresser vos propositions (1 500 signes, espaces compris), avec un cv bref (une page maximum), à Christine Aubry (christine.aubry@univ-lille3.fr) , à Delphine Chambon (chambon.delph@gmail.com), Jérôme Fourmanoir (jerome-fourmanoir@hotmail.fr) au plus tard le 23 octobre 2017 (cette date remplace celle présente dans l’appel à communication dont vous trouverez le lien ci-dessous).

    Appel à communication !


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  • 15e congrès de la société internationale des médiévistes de Paris : Vérité et fiction

    Rémy CORDONNIER, 2 octobre 2017

    En 2016, dans le contexte des élections américaines et du référendum sur le Brexit, les dictionnaires d’Oxford ont choisi de consacrer comme mot de l’année, l’expression « post-vérité ». Cette dernière visait à souligner la tendance des faits objectifs à être moins influents dans les choix des individus que l’appel à leurs émotions, y compris lorsque celles-ci étaient suscitées par des « faits alternatifs ». Ce rapport à la vérité, au mensonge et à la fiction, qui se déconstruit sous nos yeux, est pourtant un héritage de longue date, que l’on peut faire remonter au Moyen Âge. C’est pourquoi, il nous paraît nécessaire de sonder selon différentes approches comment ce rapport à la vérité et à la fiction s’est construit et manifesté au cours du Moyen Âge.

    Un premier aspect concernera le nouveau rapport à la Vérité introduit par la réforme grégorienne. Au niveau philosophique et doctrinale, d’une part, l’idée de l’infaillibilité du Pape, « docteur de la vérité », est introduite par Grégoire VII, reprenant à son compte les paroles du Christ, disant qu’il était la vérité (via, veritas et vita). D’un point de vue liturgique et sacramentel, d’autre part, on pourra étudier la capacité de l’Église à imposer la doctrine de l’eucharistie comme transsubstantiation à la fois comme défi pour le sens commun et comme mystère pour l’entendement humain, et ce, malgré les démonstrations rationnelles les plus sophistiquées. Ici se noue en effet un rapport très particulier à la vérité, marqué par le recours à l’émotion et à une profonde dévotion, mais aussi par toute une construction intellectuelle rationnelle imposant la nécessité de l’acte de foi plutôt que celle de la vérification. Les communications pourront ainsi porter sur la manière dont la réforme grégorienne place la question de la Vérité au centre des exigences de la société : par la construction de cette « idéologie de la vérité », mais aussi et, surtout, par la mise en œuvre de dispositifs tels que la prédication - qui vient dire la vérité aux chrétiens - et la confession, qui introduit l’obligation à tout un chacun de dire la vérité pour le salut de son âme. On s’intéressera en particulier à la place et au rôle des fictions dans ces dispositifs (sermons, exempla, vita, etc.).

    Un deuxième angle pour aborder cette thématique se concentrera sur le langage, les discours et les formes narratives qui avaient pour fonction de produire des effets de vérité. On pourra ainsi s’interroger sur les rapports entre histoire et littérature et leur ambiguïté par rapport à la vérité. Pas plus que les Grecs n’ont cru à leurs mythes, les hommes du Moyen Âge ne confondaient l’histoire et la fiction. Cependant, les récits historiques fictionnalisés qui se développent au XIIe siècle se voyaient créditer une certaine véracité, parce qu’ils offraient une manière de décrypter l’ordre social comme le rappelle Jean de Salisbury lorsqu’il écrit que « même les mensonges des poètes servent la vérité [...] ». Les communications pourront ainsi explorer les rapports entre vérité et fiction à travers la question des genres historiques et littéraires (roman, épopée, etc.) et des effets de vérité qu’ils produisaient en donnant un cadre de pertinence à partir desquels il était possible de croire aux faits relatés. Le poids de ces fictions historico-littéraires face à ce que Paul Veyne appelle « la doctrine des choses actuelles » pourra également être pris en compte.
    Autres langages de vérité : le droit et la rhétorique qui viennent structurer le langage politique à partir du XIIe siècle. La rhétorique permet – entre autres – de contrôler le rapport entre l’auteur du texte et ses destinataires et de mettre en scène son statut de véridicité. On s’intéressera notamment à la manière dont la rhétorique associe étroitement la musique à la parole et utilise la métaphore comme moyen supplémentaire d’approcher la vérité. On pourra ainsi étudier la virtuosité des effets de vérité produit par le dictamen ou bien la quaestio scolastique, en tant que méthode permettant d’établir la vérité avec certitude, et la place de la fiction dans ces nouveaux langages politiques.

    Un troisième aspect de cette question pourra prendre en compte le rôle des artefacts dans la production de ces effets de vérité et leur recours à des fictions. Selon saint Augustin, l’image n’est pas la vérité, mais le moyen de faire appréhender le vrai. L’esthétique qui en découle vise ainsi à rendre concrète des abstractions par des représentations particulières et individualisées. À titre d’exemples, on peut citer la perspective comme instrument de vraisemblance ou la technique du liant à l’huile qui permet l’exactitude du détail, dans le portrait comme dans les autres genres, tout en hybridant cette image vraie avec des formes symbolistes héritées des périodes antérieures.
    Enfin dernier aspect des processus de véridiction qui auront une place dans ce colloque : la diffusion de l’enquête et le développement des procédures inquisitoires, en ce qu’elles illustrent un rapport nouveau à la vérité entretenu par les sociétés du Moyen Âge central. A partir du XIIe siècle, la généralisation de cette procédure, qui tend à marginaliser épreuves et ordalies, imposa la prestation du serment de vérité, mais surtout le témoignage ou bien l’aveu comme mode de preuve et comme moyen de connaître la vérité – vérité des actes authentifiés et des faits relatés lors de procès. On accordera un intérêt particulier aux usages et au statut des faits fictifs dans ces procédures inquisitoires, ainsi qu’à la manière dont les fictions sont démasquées à l’occasion de procès. La façon dont la participation des individus à l’enquête constitua tour à tour un instrument de légitimation du pouvoir laïc et ecclésiastique et un moyen de faire reconnaître leur propre vérité et interprétation des faits pourra également être explorée.

    Cette diversité des thématiques entend permettre la participation de chercheuses et de chercheurs aux formations et aux domaines d’expertise les plus variés : historiens, historiens de l’art et du droit, musicologues, philologues, littéraires, spécialistes des sciences auxiliaires (paléographes, épigraphistes, codicologues, numismates)… Comme c’est l’usage, l’IMS-Paris se concentre prioritairement sur l’espace de la France médiévale, sans exclusivité cependant. En réunissant des propositions aussi diverses, le colloque de l’IMS entend poser un nouveau regard sur la notion de Vérité et son articulation avec celle de Fiction, dans la culture médiévale.

    Les résumés de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes devront être envoyés à communications.ims.paris@gmail.com.

    La date de clôture des formulaires de dépôt en ligne des résumés est le 24 novembre 2017.

    Le processus de sélection de propositions sera effectué par un comité scientifique composé de Catherine Croizy-Naquet (Univ. Paris 3/CERAM), Marie Dejoux (Univ Paris 1/LAMOP), Lindsey Hansen (IMS) et Fanny Madeline (LAMOP/IMS) et Valerie Wilhite (Univ. of the Virigin Islands/IMS).

    Cette procédure, très compétitive, s’effectue en préservant l’anonymat des propositions.

    L’IMS-Paris fera connaître sa réponse par courriel dans le courant du mois de décembre. Les titres des communications retenues seront disponibles sur le site internet de l’IMS. Les auteurs dont les communications auront été sélectionnées prendront en charge leurs dépenses personnelles de voyage et leurs frais d’inscription au colloque (35 € par personne, 20 € pour les étudiants, gratuit pour les membres du LAMOP et du CERAM + frais d’adhésion à l’IMS-Paris 10 €).

    L’IMS-Paris est une association interdisciplinaire et bilingue (français-anglais) créée pour favoriser les échanges entre les médiévistes qui effectuent des recherches, travaillent ou étudient en France. Pour plus d’informations sur l’IMS et le calendrier des colloques des années passées, merci de consulter notre site internet : http://www.ims-paris.org et https://imsparis.hypotheses.org

    IMS-Paris Prix pour doctorants

    La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 17 novembre 2017 comprendra :

    1) la proposition de communication,

    2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),

    3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

    Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.


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  • 53rd International Congress on Medieval Studies 2018

    Rémy CORDONNIER, 11 septembre 2017

    The Animal in Medieval Romance

    The ’animal turn’ is one of the newest and most exciting developments in medieval scholarship.

    Researchers are increasingly interrogating the role of animals in society and culture, the interaction between human and beast, and the formation of human and non-human identities.
    The Medieval Romance Society is hosting two sessions on the role of animals in romances at the 53rd International Congress on Medieval Studies 2018, Western Michigan University, Kalamazoo. We welcome papers which draw on a broad range of methodologies and themes.

    Session I : The Animal in Medieval Romance I : The Animal as Friend
    This session invites papers examining the co-dependent relationships between animals and humans in romances.
    We encourage a broad interpretation of this theme, including cross-species friendships, sexual and romantic couplings, domestication and farmyard animals, and animals as parental surrogates.

    Session II : The Animal in Medieval Romance II : The Animal as Product
    This session welcomes papers which examine how animal bodies are exploited in medieval romances.
    Even after death, animals continue to exert their presence in romance narrative through their earthly remains. The genre’s commodification of bestial bodies also extends beyond texts to the physical product of vellum upon which they are transmitted. Papers might explore themes of butchery, the wearing of skins and furs, the use of bone and ivory, and the production of parchment and manuscript-binding.


    Please send abstracts of 250-300 words to Tim Wingard at tw659@york.ac.uk by 15th
    September 2017. For more info, visit : medievalromanceanimal.wordpress.com/


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  • Les réformes religieuses dans les anciens Pays-Bas, XVIe - XVIIe siècles

    Rémy CORDONNIER, 17 juillet 2017

    Journée d’études du Centre de Recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)

    Les réformes religieuses dans les anciens Pays-Bas, XVIe - XVIIe siècles

    Vendredi 10 novembre 2017
    Université d’Artois, Maison de la Recherche, Arras, France

    Le programme de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord a été lancé en 2015 avec pour objectif d’étudier, en croisant la diversité des sources, approches et thématiques, la singularité des provinces septentrionales de la France et celles des anciens Pays-Bas (Artois, Brabant, Flandres, Hainaut, Picardie), carrefour d’influences et creuset artistique, à une époque à la fois d’intenses conflits politiques et religieux mais aussi de foisonnement culturel, celle de la Renaissance, considérée sur le temps long, fin XVe – mi-XVIIe siècle.
    Deux journées d’études ont déjà eu lieu (6 novembre 2015 et 4 novembre 2016). La première a permis de mettre en place un groupe de travail réunissant différents acteurs de la recherche sur la Renaissance dans les Provinces du Nord (enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, post-doctorants, conservateurs de musée…). La deuxième fut consacrée à Échanges, hybridité et créativité dans les anciens Pays-Bas, XVIe – XVIIe siècles.
    Comme la plupart des régions d’Europe au cours des XVIe et XVIIe siècles, les territoires constitutifs des anciens Pays-Bas furent secoués par des réformes religieuses aux conséquences d’ampleur inégalée jusqu’alors. Réceptacles de réformes nées ailleurs (luthérianisme, calvinisme, contre-réforme catholique), lieux d’expérimentation de mouvements plus ancrés dans les particularismes locaux (anabaptisme…), terres d’accueil de réfugiés religieux, champs de violents conflits armés fondés sur les dissensions religieuses (guerre de Trente Ans), les anciens Pays-Bas occupent une place singulière et majeure dans la reconfiguration politico-religieuse de l’Europe de la première modernité.
    La journée d’études se propose d’interroger ces réformes dans leurs spatialités, temporalités et dimensions spécifiques. En ce sens, les communications peuvent porter sur les thématiques suivantes :
    - Historiographie
    - Religion et théologie
    - Congrégations religieuses
    - Arts et cultures
    - Chambres de rhétorique
    - Sociétés urbaines et rurales et réformes religieuses
    - Politique et réformes religieuses
    - Contacts, mobilités, et échanges transfrontaliers

    Les propositions de communication sont à soumettre pour le 1er octobre 2017 au plus tard (charles.girydeloison@univ-artois.fr) et devront comporter, outre le titre, le nom et la qualité de l’intervenant un court résumé. Les communications pourront être en français ou en anglais et ne devront pas dépasser 30 minutes.
    Contact : Pr Charles GIRY-DELOISON, EA 4027 CREHS, Université d’Artois, Maison de la Recherche, 9 rue du Temple, BP 10665, 62030 Arras cedex, France.


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  • Graphé 2018 : l’ange Gabriel, interprète et messager

    Rémy CORDONNIER, 17 juillet 2017

    Jeudi 22 et vendredi 23 mars 2018
    Université d’Artois, pôle d’Arras

    Le colloque annuel Graphè portera en 2018 sur l’ange Gabriel, présent à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testaments mais aussi dans les écrits apocryphes et les autres traditions monothéistes.

    L’ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et les hommes. Ni révolté, ni déchu, il parle et agit au nom de Dieu dans la Bible et constitue une forme implicite de théophanie. Les anges sont dits nombreux dans les Écritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel (« Homme de Dieu » ou « Dieu s’est montré fort », selon des significations controversées) apparaît d’abord comme un interprète dans le Premier Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Évangiles, il se fait messager et apprend au prêtre Zacharie qu’Élisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu’elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). La prière de l’Ave Maria emprunte ses premiers mots à cette intervention. La mission de Gabriel est fondée sur la parole. Il est « le messager des bonnes nouvelles ». Les commentateurs postérieurs identifieront ainsi tel ou tel ange resté anonyme à Gabriel.
    Plus tard, au sein d’une subtile hiérarchie, il sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le Livre d’Hénoch lui attribue plusieurs fonctions. Dans l’épisode du chêne de Mambré, l’exégèse juive assimile Gabriel à l’un des trois anges qui rendent visite à Abraham. Il a pour tâche de prévenir de la destruction de Sodome. D’après le Talmud, il est aussi l’ange qui annonce la naissance de Samson à sa mère. La fête orthodoxe de l’Axion Esti commémore la révélation par Gabriel de l’hymne éponyme en l’honneur de la Vierge. Dans l’Islam, Jibril transmet le Coran au Prophète durant la nuit du Destin (sourate II,97-98). Et Calvin affirme que les interventions de Gabriel attestent l’assistance divine.
    Figure spirituelle mais créature de Dieu, l’ange prend forme corporelle dans l’iconographie d’hier et d’aujourd’hui. En particulier dans la scène de l’Annonciation, les représentations de Gabriel sont multiples, qu’il s’agisse de son attitude ou de son vêtement, de ses ailes et du lys qu’il apporte souvent à la Vierge ou de la baguette des ostiaires qu’il tient dans la main.
    _Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que l’(arch)ange Gabriel, interprète et messager, a suscitées dans la culture occidentale au fil des siècles. Perçu de manière symbolique, cher à la piété populaire ou laïcisé dans les approches modernes, Gabriel est une figure récurrente de notre mémoire collective.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2017 à 
     : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr


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  • Revista de História da Sociedade e da Cultura

    Christine DUCOURTIEUX, 24 avril 2017

    Appel pour la publication d’articles pour le numéro 18 de la Revista de História da Sociedade e da Cultura (Revue d’Histoire de la Société et de la Culture) du Centre de Recherche d’Histoire de la Société et de la Culture de l’Université de Coimbra (Portugal).
    Traditionnellement, cette revue est généraliste et publie des études inédites d’Histoire (Moyen Âge, Époque Moderne et Histoire Contemporaine). Néanmoins, pour le numéro 18, nous envisageons l’organisation d’un cahier thématique sur Perception, réaction et enregistrement de phénomènes naturels avant l’Illuminisme.
    Voir le fichier ci-joint.

    La RHSC accepte des articles écrits en portugais, espagnol, italien, français et anglais. Ces articles doivent suivre rigoureusement les normes de publication disponibles en ligne : http://chsc.uc.pt/en/publications/journal-of-the-history-of-society-and-culture/editorial-norms/ . Tous les articles reçus seront soumis à une évaluation scientifique faite par une commission d’arbitrage composée de spécialistes.

    L’appel aux contributions sera ouvert jusqu’au 30 novembre. La revue est publiée en texte imprimé et en ligne (voici le numéro de 2016 :https://impactum.uc.pt/en/revista?id=111164&sec=5) et elle est aujourd’hui indexée dans les catalogues internationales : IBZ (Germany), ERIH (Strasbourg), Latindex (Mexico) and SciELO.


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  • Appel à communication : XVIIIe colloque d’onomastique (Toulouse, 17-20 janvier 2018)

    Sébastien NADIRAS, 22 avril 2017

    Société française d’onomastique,
    en partenariat avec l’université de Toulouse - Jean Jaurès

    *****

    1/ Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    2/ Onomastique occitane - Onomastica occitana

    ******

    Date : 17-20 janvier 2018
    Lieux : Université de Toulouse - Jean Jaurès / Bibliothèque d’Études méridionales

    1) Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    La tradition onomastique a consacré des catégories, aussi bien en anthroponymie (noms d’origine, noms de métiers, sobriquets, patronymes et matronymes, etc.) qu’en toponymie (micro/macrotoponymes, oronymes, hydronymes, hagiotoponymes, agronymes, etc).
    Le colloque se propose d’examiner la pertinence scientifique de ces catégories, les relations qu’elles entretiennent, et les conditions dans lesquelles certains éléments passent de l’une à l’autre.
    On pourra étudier, en particulier, le passage des éléments du lexique commun au statut d’appellatifs, et à celui de toponymes ou d’anthroponymes, de toponymes à anthroponymes, d’anthroponymes à toponymes, etc. On ne s’interdira pas, dans ce cadre, de porter un regard critique sur les théories ou les descriptions fondées sur le passage systématique d’une catégorie à une autre.

    2) Onomastique occitane - Onomastica occitana

    Le domaine occitan est central dans la Romania continua et les études d’onomastique ne peuvent pas échapper à cette centralité. Depuis les documents anciens jusqu’aux enregistrements recueillis au XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, la masse documentaire est énorme, en particulier celle qu’offrent la patronymie et la microtoponymie.
    Nous invitons les chercheurs à rendre compte de la profusion et de la diversité des sources, qu’elles soient écrites ou orales, dans leurs analyses du patrimoine onomastique des régions occitanes.
    Il se trouve par ailleurs que la région dont Toulouse est la capitale vient de prendre officiellement le nom d’Occitanie, suscitant à la fois intérêt et débats. Cet événement donnera l’occasion de s’interroger sur l’emploi du terme ‛occitan’, son acception et son acceptation sociale à différentes époques.
    Enfin la tenue du colloque dans la capitale occitane peut être l’occasion d’une réflexion sur les modalités de la notation et de la valorisation du patrimoine onomastique occitan comme une partie intégrante de la culture d’oc.
    L’étude des données onomastiques d’oc, l’accueil et le statut des termes occitan et Occitanie, l’usage social de la toponymie en pays d’oc sont donc les trois perspectives, éventuellement combinées, autour desquelles nous invitons les chercheurs à présenter leurs travaux et à contribuer ainsi à l’actualisation et la valorisation de notre discipline au sein des sciences humaines.

    Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé de 10 lignes maximum, et d’une bibliographie sont à expédier avant le 31 mai 2017 à Sylvie Lejeune, secrétaire de la Société française d’Onomastique (sylvie.lejeune-modi@wanadoo.fr).

    Pour tout renseignement : site de la SFO.


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  • Histoire des villes à travers leur comptabilité

    Christophe MASSON, 15 février 2017

    Ce colloque a pour objectif de réunir des chercheurs qui abordent l’histoire urbaine par le biais des sources comptables au Moyen Âge. Il entend s’inscrire dans une perspective historiographique sur l’étude des pratiques d’écriture et de leurs répercussions sur la culture et la société du Moyen Âge.


    Université Paul Valéry, Site Saint-Charles, Montpellier, 14-15 juin 2017

    Ce colloque organisé dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada) et le Centre d’études médiévales de Montpellier (CEMM) vise à documenter les pratiques d’écriture et de conservation urbaine ainsi qu’à appréhender l’histoire des villes à travers leur comptabilité. Une tendance historiographique majeure a montré la nécessité de s’interroger sur les répercussions culturelles et sociales des pratiques de l’écrit au Moyen Âge. Nous aimerions donc approfondir la question des finances publiques, des modes de production et de conservation de l’écrit comptable à la fin du Moyen Âge. En parallèle de ces considérations culturelles et matérielles, le colloque voudrait montrer la richesse des sources comptables pour comprendre le phénomène urbain. Une partie des communications rendront compte du travail d’une équipe de recherche qui s’est penchée récemment sur la comptabilité urbaine à Montpellier. L’équipe aimerait élargir la réflexion en invitant des propositions sur toute question examinée à travers les écrits comptables. Des études qui porteraient sur les questions de « scripturalité », de production et de conservation des comptes seraient aussi les bienvenues.

    Comité scientifique :
    Geneviève Dumas, Université de Sherbrooke, Canada
    Lucie Laumonier, Université de Calgary, Canada
    Romain Fauconnier, Université Paul Valéry, France

    Modalités de soumission :
    Les personnes intéressées doivent envoyer leur bio-bibliographie et leur proposition de communication (maximum 500 mots) avant le 15 mars 2017 à l’adresse suivante : colloque.comptabiliteurbaine@gmail.com

    Ce colloque fera l’objet d’une publication.


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  • Le discours hagiographique en milieu régulier. Outils, méthodes, problématiques (Moyen Âge,Temps modernes)

    Rémy CORDONNIER, 12 février 2017

    Université d’été du CERCOR Session 2017

    Le discours hagiographique en milieu régulier. Outils, méthodes, problématiques (Moyen Âge,Temps modernes)

    Saint-Étienne, Campus Tréfilerie, 5-7 septembre 2017

    Contacts pour plus d’informations :
    UMR CNRS 8584 LEM-CERCOR - Université Jean Monnet
    Campus Tréfilerie – Bât. M
    35, rue du Onze-Novembre
    F-42023 SAINT-ÉTIENNE Cedex 2
    + 33 (0)4 77 42 16 70
    cercor@univ-st-etienne.fr http://cercor.univ-st-etienne.fr

    Responsable de l’université d’été :
    Sébastien FRAY
    (maître de conférences en histoire du Moyen Âge
    Université Jean Monnet, Saint-Étienne)
    sebastien.fray@univ-st-etienne.fr

    Secrétariat :
    Martine ALET
    martine.alet@univ-st-etienne.fr

    Retour des dossiers au plus tard le 31 mai 2017.

    Le CERCOR renoue avec la tradition d’organiser régulièrement des universités d’été. La session 2017 se tiendra à l’Université de Saint-Étienne, du 5 au 7 septembre. Elle
    se donne pour objectif de permettre aux auditeurs d’acquérir les clés indispensables à la compréhension dans la longue durée des caractéristiques du discours hagiographique et de son effet structurant en contexte régulier.

    Le programme de formation abordera l’historiographie de l’étude des sources liées à la sainteté, avec un accent mis sur la naissance à l’époque moderne d’un discours critique sur l’hagiographie médiévale. Un deuxième aspect concernera l’évolution de la narrativité hagiographique, et la manière dont elle est prise en compte pour constituer le récit hagiographique en source historique. L’université d’été abordera également les modalités d’insertion des biographies à caractère hagiographique parmi les pièces des procès de canonisation avant et après la réforme curiale de 1588 ; on examinera aussi la manière dont l’hagiographie postérieure à la canonisation entend se légitimer par des références au procès, et connaît des prolongements liturgiques à travers les leçons du bréviaire pour les fêtes des saints, et historiques à travers les chroniques des ordres religieux.L’université d’été alternera chaque jour conférences de spécialistes reconnus (le matin), ateliers pratiques animés par les membres du CERCOR (études de dossiers, mise en œuvre des outils numériques : début et milieu d’après-midi), échanges avec les auditeurs sur leurs propres recherches (fin d’après-midi) et moments de convivialité (repas et pauses). Elle sera l’occasion pour les participants de découvrir la riche bibliothèque du CERCOR.

    Le CERCOR offre 15 bourses (prise en charge de l’hébergement et des repas de midi). Les candidats devront envoyer avant le 31 mai 2017, à l’adresse cercor@univ-st-etienne.fr, un dossier comprenant :
    • un bref curriculum vitae (avec liste de publications éventuelles) ;
    • une lettre de motivation indiquant le sujet de recherche et argumentant la candidature. Un temps sera réservé à chaque auditeur pour présenter le rapport que sa recherche entretient avec le discours hagiographique. On n’attend en aucune façon des résultats précis et il est tout à fait possible de faire état de doutes et questionnements, auxquels la discussion qui suivra tentera d’apporter quelques éléments de réponse. La lettre de motivation doit préciser rapidement le ou les points que le candidat se propose de traiter (en une dizaine de minutes).
    .
    À l’issue de l’université d’été, les participants qui le souhaitent pourront proposer une présentation de l’état de leur recherche, en une dizaine de pages (2 000 signes/page), qui sera soumise au comité de lecture du Bulletin du Cercor et pourra paraître dans
    le numéro de 2018.
    Le comité scientifique se réserve la possibilité d’accueillir, comme auditeurs, d’autres participants qui prendraient à leur charge les frais de séjour et montreraient leur intérêt à suivre l’université d’été.


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  • Formes et mécanismes de l’innovation documentaire...

    Christine DUCOURTIEUX, 6 février 2017

    Formes et mécanismes de l’innovation documentaire dans les écrits pragmatiques en Europe du Nord -Ouest (XIIIe-XVe s.)

    Cette journée d’études se déroulera au centre PraME (Pratiques médiévales de l’Écrit) de l’université de Namur, le 17 novembre 2017.

    Responsable : Harmony Dewez

    Texte de l’appel

    Envoi des propositions : Les propositions de communication, en français ou en anglais, feront entre 400 et 600 signes et devront être envoyées avant le 1er avril 2017 à l’adresse suivante : harmony.dewez@unamur.be


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  • Mudanças e Continuidades

    Christine DUCOURTIEUX, 31 janvier 2017

    « Mudanças e Continuidades » / Changements et Continuités. Histoire globale, Culture visuelle et Itinérances

    Le Workshop est organisé par l’Instituto de Estudos Medievais (IEM), le Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar (CHAM), l’ Instituto de História Contemporânea (IHC) et l’Instituto de História da Arte (IHA) de l’Universidade Nova de Lisboa.
    Il se tiendra à Lisbonne du 14 au 16 septembre 2017 à la Faculdade de Ciências Sociais e Humanas - Universidade Nova de Lisboa.
    Appel à contributions :

    Comité scientifique :
    - Alice Cunha (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - André Evangelista Marques (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Cátia Henriques Mourão Rodrigues (Instituto de História da Arte, FCSH/NOVA)
    - Foteini Vlachou (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - Javier Luis Álvarez Santos (Univ. La Laguna-CHAM)
    - Jeremy Roe (Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar, FCSH/NOVA)
    - Maria Alessandra Bilotta (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Miguel Ángel Hernández Navarro (Universidad de Murcia)
    - Pilar Díez del Corral (Technische Universität Berlin)

    Comité d’organisation :
    - Francisco José Díaz Marcilla (IEM)
    - Francisco Zamora Rodríguez (CHAM)
    - Jorge Tomás García (IHA)
    - Yvette Santos (IHC)


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  • Histories, things, and anthropological approaches. Materiality and gender in the Medieval and Early Modern Studies

    Vincent DEBIAIS, 24 janvier 2017

    Appel à communication pour la journée d’étude "Matérialité et genre dans la médiévistique" qui se tiendra au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers les 19-20 avril 2017.


    For a decade now, medieval and early modern studies have been influenced by the so-called anthropological turn. This has revived the long tradition in the Medieval studies of researching the Middle Ages as ‘another culture’, distant from our own, but also prompted new attentiveness to material things, giving agency to them as objects not only used by people, but actually working together with people. A renewed concern with the presence and efficacy of crafted things falls onto the ontology of images and challenges such oppositions as object-subject or animate-inanimate. Gender historical approach, in turn, invites the scholars to think about men and women as agents, or how men and women or feminine and masculine were presented in the medieval times.

    The workshop aims to look at different phenomena across Medieval and Early modern Europe from the perspective of how anthropology has affected the research, and how both the concepts of materiality and gender have been intertwined to this – where has this ‘turn’ placed us ? How could different approaches have fruitful discussion over the disciplinary discourses ? We wish in particular to encourage a discussion of methods and means of analysing gender and material culture within multiple research materials carried on by various disciplines. By emphasizing active dialogues between history, archaeology, anthropology, art history, theology and other close disciplines we seek to minimize the gap between the approaches in use. What problems we face with multidisciplinary analyses ? How to get them done in the first place ? What methods pertaining to natural sciences are we in need of ?

    We invite proposals for presentations (ca. 300 words). The deadline for proposals is February 28th and they should be sent to anu(dot)z(dot)lahtinen(at)helsink(dot)fi

    Pour plus d’information, voir la présentation complète sur les carnets de recherche du CESCM


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  • Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)

    Rémy CORDONNIER, 23 novembre 2016

    Call for papers : Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)

    "Les animaux sont dans la place. La longue histoire d’une cohabitation"
    À l’occasion des quatrième rencontres « Des bêtes et des hommes », historiens, historiens d’art, littéraires, archéologues et zootechniciens sont conviés à penser la place laissée aux animaux ou partagée avec eux, qu’ils soient exploités, commensaux ou intrusifs, dans les espaces habités par les hommes en Europe et en Amérique du Nord à travers l’histoire.

    Modalités de propositions
    Les propositions de communications devront comporter un titre court et suggestif, 5 mots-clés et un argumentaire (3200 signes présentés en une page sous fichier word de préférence), jalonné éventuellement par quelques intertitres explicites. L’auteur doit indiquer ses coordonnées (courriel, téléphone, coordonnées postales).

    La communication orale ne pourra excéder 25 minutes.

    Ces propositions sont à adresser au plus tard le 30 novembre 2016 à :

    Corinne Beck, cbeck16@wanadoo.fr
    Fabrice Guizard, fguizard@gmail.com


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  • Appel à contributions : la corporalité antique et médiévale

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016

    Janua, association des étudiants en Master et des doctorants de l’Université de Poitiers antiquisants et médiévistes, rattachés respectivement aux laboratoires HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique) et CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), organise le 13 avril 2017 une journée d’étude à destination des jeunes chercheurs (étudiants en Master Recherche, doctorants, docteurs ayant soutenu depuis moins de trois ans). Le thème retenu cette année est celui de la corporalité, entendue au sens large : qu’elle soit personnelle ou collective, matérielle, spirituelle, liée à la nomenclature des gestes, à la question des comportements, à l’idée de norme, etc. 
    La corporalité, concept central de nos sociétés, facteur clé pour la compréhension de l’homme et de ce qui l’entoure, se situe au carrefour de nombreuses disciplines : psychologie, histoire, histoire de l’art, archéologie, philosophie, littérature, sociologie, anthropologie, etc., pour ne parler que des sciences sociales. De par son rapport étroit à la spiritualité, au concept d’âme, le corps se trouve au cœur du discours médical, littéraire, philosophique et théologique médiéval. L’Antiquité a elle aussi longtemps disserté sur cette notion ; pensons simplement au corps homérique, à ce qu’en dirent Hippocrate, Platon et Aristote, ou Ovide.
    La recherche s’est depuis longtemps intéressée à cette thématique foisonnante, qu’il s’agisse de la question de l’expérience corporelle, de la connaissance du corps et de ses pratiques, du rapport à son corps et à celui des autres, du corps comme support d’identité individuelle et collective. Qu’il soit corps biologique, corps spirituel, corps social, corps en puissance, corps en représentation, ces différents aspects de la corporalité antique et médiévale ont fait l’objet d’études ponctuelles et d’approches plus larges. De nombreux travaux ont déjà permis de faire avancer la recherche : Une histoire du corps au Moyen Âge, de Jacques Le Goff et Nicolas Truong en 2003 ; Penser et représenter le corps dans l’Antiquité, publié en 2006 sous la direction de Francis Prost et Jérôme Wilgaux aux Presses Universitaires de Rennes ; ou tout récemment l’ouvrage de Jérome Baschet sur la relation entretenue entre le corps et l’âme au Moyen Âge.
    L’objectif de cette rencontre est donc de faire le point sur les différentes dimensions de la corporalité antique et médiévale, de jeter des ponts entre les deux périodes. Loin du discours classique opposant le corps spirituel, philosophique, entendu comme « corporalité », et le corps matériel, plus concret, incarné, il conviendra de se situer dans l’interstice de ces deux notions afin d’envisager le corps comme un tout, sous toutes ces facettes. Les axes de recherche de cette journée d’étude peuvent être multiples et impliquer plusieurs disciplines ; nous nous contenterons d’évoquer ici quelques-unes d’entre elles : le corps « archéologique », envisagé sous l’angle funéraire, anthropologique, mais aussi rituel ; le corps comme objet de connaissances, notamment au prisme de la littérature savante ; le corps « social », comme expérience de soi et dans son rapport aux autres comme fondement de la société ; le corps spirituel, plus particulièrement dans son rapport avec l’âme, où se pose également la question du corps mystique, eucharistique ; enfin le corps comme représentation littéraire ou artistique. Perméables entre eux, tous ces aspects invitent à une approche interdisciplinaire.
    Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antique et médiévale peut faire une proposition de communication. Les contributions apportées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua (http://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/). Les propositions de communication peuvent être rédigées en français ou anglais et sont à envoyer à l’adresse association.janua@gmail.com sous la forme d’un résumé/abstract d’environ 500 mots avant le vendredi 16 décembre 2016 (inclus) ; elles doivent être accompagnées d’un curriculum vitae.

    Comité scientifique :
    Martin Aurell (Professeur d’Histoire médiévale, directeur de l’UMR 7302 CESCM)
    Lydie Bodiou (Maître de conférences en Histoire grecque)
    Nadine Dieudonné-Glad (Professeure d’Archéologie antique, directrice de l’EA 3811 HeRMA)
    Estelle Ingrand-Varenne (Ingénieure d’études au CNRS, Histoire médiévale)
    Pierre-Marie Joris (Maître de conférences en Littérature médiévale d’oc et d’oïl)
    Éric Palazzo (Professeur d’Histoire de l’art du Moyen Âge)
    Ghislaine Stouder (Maître de conférences en Histoire romaine)
    Alexandre Vincent (Maître de conférences en Histoire romaine)


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  • Appel à contribtions : ZOOGRAPHEIN – Depicting and describing animals in ancient Greece, Rome and beyond

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016

    Cornell University, Ithaca NY – September 8-10, 2017
    In collaboration with the research network ZOOMATHIA

    Greek and Roman culture is replete with verbal and visual descriptions and depictions of animals, from Herodotus’ gold-digging ants or Pliny’s bestiary to Greek vase painting or the decoration of Roman houses and gardens. Research on ancient zoological knowledge has traditionally centered on identifying animal species in texts and images, determining the various sources of such knowledge, and relating these inquiries to their broader socio-historical and philosophical contexts. While these approaches can be fruitful, they often operate on the assumption that verbal and pictorial testimonies always record and illustrate specific information, echoing concrete ancient zoological knowledge.

    This conference takes a decisively different approach. We propose to consider depictions and descriptions of animals as methods of inquiry in and of themselves, rather than illustrations of knowledge ex post facto. Thus, for instance, Aristotle’s account of gregarious animals at the start of Historia Animalium may serve as a mode of understanding humans’ position within the animal world, rather than an account of ancient discoveries. In addition, ancient zoographers’ views might have been shaped by encounters with animals in contexts and media other than ’scientific’ study or simple observation in nature. In this sense, do we seek to consider visual and textual sources as creative and active modes of representation and thereby forms of knowledge production, rather than reflections of it.

    Contributions may focus on a single ancient description or depiction of an animal, or on a group of cases. We particularly welcome contributions that engage with cognitive or media studies in their approach to texts or images. We also encourage contributors to consider ways in which ancient and medieval European zoological knowledge was produced differently from that of other cultures.

    Papers Submissions may address the following questions :
    - How do ancient descriptions and depictions of animals work as forms of inquiry to produce knowledge ?
    - How do visual and verbal studies of animals interact with each other ?
    - How do descriptions and depictions of animals reflect human observation and experience ?
    - How do rhetorical images or metaphors work function as methods of inquiry ?
    - How do common knowledge vs. specialized inquiry influence depiction and description ?
    - (How) do sources distinguish between mythical and real animals ?
    - If depiction and description of animals create knowledge, do they shape literary or artistic styles ? How do they relate to concepts of aesthetics and rhetoric ?
    - How do shifts in historical and cultural context affect animal description and depiction ?
    - What is the reception of famous depictions or descriptions (e.g. Herodotus’ crocodile, Aristotle’s elephant, Myron’s cow ?)

    Please send abstracts of no more than 250 words by February 1, 2017 to the conference organizers :

    Annetta Alexandridis (aa376@cornell.edu) and Athena Kirk (aek238@cornell.edu).


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  • « Kaamelott » ou la (re)lecture de l’histoire "Kaamelott" and the (re)reading of history

    Rémy CORDONNIER, 16 novembre 2016

    Ce colloque se propose d’interroger les représentations historiques qui sous-tendent la série télé Kaamelott, écrite et réalisée par Alexandre Astier (2005-2010). En réécrivant la légende arthurienne, la série fait le double choix de se situer dans une période historique rarement représentée – à la charnière entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge – et de jouer avec la « matière de Bretagne » des romans arthuriens. On peut dès lors déconstruire avec profit les imaginaires historiques de la série, pour comprendre comment le Moyen Âge est compris et réinventé dans des cercles non-universitaires.

    Conditions de soumission
    Les communications de chercheurs de toutes disciplines sont les bienvenues, en particulier en histoire, littérature, histoire de l’art, archéologie, musicologie et linguistique. Les organisateurs prêteront une attention particulière aux propositions des jeunes chercheurs (jeunes docteurs, doctorants, voire masterants).

    Les propositions de communication, d’un maximum de 400 mots (merci de joindre un CV), sont à envoyer à l’adresse suivante : colloquekaamelott@gmail.com

    avant le 22 novembre.

    Le colloque aura lieu 24 et 25 mars 2017 à l’Université Paris-Sorbonne, salle à définir.

    Responsables scientifiques
    Florian Besson, ATER et doctorant en histoire médiévale à l’Université Paris-Sorbonne, sous la direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan
    Justine Breton, doctorante en histoire médiévale à l’Université de Picardie, sous la direction de Martin Aurell et Gérard Gros


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  • Appel à candidatures pour un atelier doctoral sur les exceptions intermédiaires

    Rémy CORDONNIER, 9 novembre 2016

    L’École française de Rome, en collaboration avec le Centre interuniversitaire d’histoire et d’archéologie médiévales, l’Institut Marcel Mauss-Centre d’études des normes juridiques « Yan Thomas » et l’Università Roma Tre, organise un séminaire doctoral annuel à Rome du 30 janvier au 3 février 2017.

    Les bibliothèques sont pleines de réflexions plus ou moins appropriées sur l’« état d’exception », phénomène important surtout pendant les grandes crises des années 1930 et dans les régimes où la démocratie ne s’est que faiblement implantée. Alors que la concentration théoriquement provisoire de compétences dans un seul organe est devenue marginale dans les États constitutionnels, les régimes dérogatoires autorisant des restrictions de libertés et des transferts partiels de compétences juridictionnelles vers des autorités administratives se multiplient et se banalisent. Et sans doute s’agit-il de phénomènes qui ne concernent pas seulement l’époque contemporaine et les États occidentaux, mais des périodes historiques et des régimes très différents. Alors que l’état d’exception change – au moins momentanément – la nature du régime, les exceptions intermédiaires demeurent intégrées dans un régime donné et l’altèrent en quelque sorte quantitativement. Les exceptions intermédiaires posent un problème de seuil et d’orientation.

    L’accumulation des petites exceptions peut à la longue faire insensiblement mais durablement basculer la nature d’un régime. Et les exceptions introduites donnent un nouveau profil au régime qu’il est souvent difficile de saisir avec précision.

    C’est ce domaine intermédiaire qu’il s’agit d’explorer et dont il convient de faire ressortir les traits distinctifs tant d’un point de vue contemporain et comparatiste que d’un point de vue historique, dans une variété de perspectives, juridique autant que théorique et historique, et sous différents
    profils empiriques.

    Le séminaire doctoral se déroulera de la manière suivante : les matinées seront animées chacune par un conférencier et un discutant qui se pencheront sur les thématiques de l’atelier ; les après-midis seront consacrés à la présentation des travaux des doctorants, trois chaque jour. Les présentations des travaux des étudiants (20 mn chacune) seront ensuite discutées par les conférenciers et feront l’objet d’un débat général.

    L’École française propose 12 bourses pour des jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants de la Communauté européennes et d’autres pays) ayant effectué ou effectuant un travail de recherche sur les thèmes et les problèmes du séminaire. Ces bourses couvrent uniquement les frais de séjour à Rome. Le transport est à la charge des étudiants.

    Les candidats devront envoyer par courrier électronique avant le 5 décembre 2016 à l’adresse secrma@efrome.it un dossier constitué de :
    - une lettre de motivation ;
    - un bref curriculum vitae précisant les compétences linguistiques et, le cas échéant, une liste de publications ;
    - un résumé du projet (2 pages au max., env. 6000 signes) ;
    - une lettre de recommandation.

    Le Comité scientifique se réserve la possibilité d’accueillir, comme auditeurs, d’autres participants, qui prendraient à leur charge les frais de séjours et prouveraient leur intérêt à suivre le séminaire.

    Les candidats seront choisis en considération de leur projet par le Comité scientifique. Ils seront prévenus de l’obtention de la bourse avant le 15 décembre. Ils devront ensuite fournir un texte d’environ 10 pages (30 000 signes) dans une des langues de la conférence (français, italien ou anglais), avant le 10 janvier 2017. Les projets seront commentés, avant la discussion générale, par un expert. Les meilleures communications pourront être proposées à la publication dans les Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge (http://mefrm.revues.org/).

    Les candidats retenus pour le séminaire seront tenus d’assister à l’ensemble des séances.

    Comité scientifique :
    Jacques Chiffoleau, Emanuele Conte, Clément Lenoble, Paolo Napoli, Otto Pfersmann, Pierre Savy.

    Contacts
    École française de Rome
    Pierre Savy, Directeur des études médiévales
    Grazia Perrino, Assistante scientifique des études médiévales
    Piazza Farnese, 67
    I - 00186 Roma
    Tel. (+39) 06 68 60 12 48
    secrma@efrome.it


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  • Perspectives médiévales, consacré au thème "Politique et Moyen Âge aujourd’hui".

    Rémy CORDONNIER, 9 novembre 2016

    Appel à contribution de "Perspectives médiévales" : « Politique et Moyen Âge aujourd’hui ».

    Appel à contribution
    Perspectives médiévales n°39

    « On est revenu au Moyen Âge » ; « ces actes sont médiévaux, moyenâgeux, barbares » : douloureusement réactivées par les attentats récents, ces formules ont été largement utilisées par les médias ces derniers mois. Or, elles posent problème à maints égards, car tout en désignant le « Moyen ge » comme « barbare » et « archaïque », elles associent des événements difficilement pensables et rejetés dans la sphère de l’altérité à une période qui appartient pourtant à une histoire et à un patrimoine hérités. De ce point de vue, le Moyen ge semble servir d’écran pour dire un impensé qui est celui de la violence de notre propre société. À l’inverse, « revenir au Moyen ge », entre séries et jeux de rôles, c’est parfois jouer ou rejouer celui-ci, le plus souvent pour l’encenser, dans une démarche où la nostalgie prend le pas sur la connaissance.

    Le Moyen Âge : modèle ou repoussoir ? Au plan idéologique, ce sont parfois les mêmes discours qui utilisent le Moyen Âge comme référence pour désigner une altérité honnie, et qui par ailleurs l’invoquent pour justifier une identité (les « racines chrétiennes de l’Europe ») ou une unité culturelle (l’Occident chrétien), face à une Europe qui serait fragmentée, et dangereusement multi-culturelle. Au plan économique, le Moyen ge sert parfois aussi de paradigme à une pensée de l’autarcie, sur la base d’un modèle pré-industriel adossé sans précaution à l’omniprésence de l’ordre et du pouvoir. Le Moyen Âge apparaît donc comme le porte-étendard d’une protestation qui s’élève contre la crise actuelle du politique et du modèle européen.

    Telle est l’ambiguïté de la manipulation des mots « Moyen Âge », « médiéval », « moyenâgeux » dans les discours actuels, manipulation qui est peut-être aussi instrumentalisation du passé. C’est une définition de la politique mais aussi du politique qui est en jeu, dans la détermination de cette notion par le passé médiéval et dans son articulation au présent.

    Quelle peut être la position de la recherche, du monde académique mais aussi plus largement des intellectuels et des artistes vis-à-vis de ces représentations du Moyen ge, de sa pensée politique et de son fonctionnement ? À partir d’un travail épistémologique sur les notions les plus fréquemment rattachées ou opposées au Moyen Age, et qui permettent sa mise en accusation ou son idéalisation, ce numéro de Perspectives médiévales invite à s’interroger sur les usages politiques actuels du Moyen Âge. Le Moyen Âge peut-il être aujourd’hui autre chose qu’un fantasme, un prétexte pour justifier toutes sortes de discours, en dehors de toute connaissance réelle et profonde de cette période ? Peut-il encore servir de référence positive pour penser le présent ? La définition de l’homme mise au point et cultivée par les pensées et pratiques du Moyen Âge est-elle d’un quelconque secours pour éclairer un monde qui se réfère et se compare sans cesse à lui, au prix de nombreux malentendus, intentionnels ou non ?

    Nous proposons ici quelques pistes de réflexion, non limitatives :

    Face à l’image d’une période repliée sur elle-même et théocentrique, existe-t-il ou non un universalisme hérité du Moyen Âge, et qui se prolongerait jusqu’à nous, parallèlement à l’universalisme hérité de la Révolution française ? L’idée d’un progrès perpétuel hérité des Lumières, largement contestée et battue en brèche, peut-elle être refondée ou réélaborée à partir d’une pensée qui a été largement bannie par ces mêmes Lumières ?
    Le Moyen ge est-il porteur d’un humanisme ? Si oui, quel rôle a joué l’historiographie postérieure (renaissante, classique, romantique, moderne) pour occulter cet humanisme médiéval ?
    Le Moyen ge a-t-il été barbare – rejetant dans la violence, hors de sa langue et de son monde, ses ennemis ? Peut-il servir d’exemple ou d’épouvantail à ce qui aujourd’hui est parfois annoncé comme le début d’un naufrage de la civilisation ?
    Comment s’expliquent les mises en fiction actuelles du Moyen ge et la nostalgie sous-jacente qui les accompagnent ? Et la recherche elle-même, médiéviste ou médiévaliste, par effet de retour, ne contribue-t-elle pas à la création d’un Moyen ge édulcoré et fantasmé, voire du renouveau d’un folklore médiéval ?

    C’est donc à une réflexion sur les usages politiques contemporains du Moyen Âge et de leurs impensés qu’invite le prochain numéro de Perspectives médiévales.
    Chercheurs, intellectuels, artistes et autres acteurs que la présence du Moyen Âge dans la société actuelle intéresse sont donc conviés à contribuer au numéro de 2018 de notre revue.

    Les propositions d’article (avant-projet d’une page avec bibliographie) sont à adresser conjointement à Sébastien Douchet (sebastien.douchet@univ-amu.fr) et à Véronique Dominguez (veronique.dominguez@u-picardie.fr) avant le 31 décembre 2016.

    Le calendrier est le suivant :

    Jusqu’au 31 décembre 2016 : remise du projet.
    15 février 2016 : avis du comité scientifique de la revue.
    1er juillet 2017 : remise de l’article qui sera soumis au comité scientifique pour correction.
    1er décembre 2017 : remise de la version définitive de l’article.
    15 janvier 2018 : publication du numéro en ligne (peme.revues.org).


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  • Cultural Encounters : Tensions and Polarities of Transmission from the Late Middle Ages to the Enlightenment (Call for papers)

    Rémy CORDONNIER, 24 octobre 2016

    The Warburg Institute will host its first Postgraduate Symposium on 17 November 2016. It will explore the concept of cultural encounters and focus particularly on their productive outcomes. We are interested, above all, in the dynamics of cultural change across time and space. The Symposium will be multidisciplinary, and will cover topics that fall into the unique classification system of the Warburg Library : Image, Word, Orientation and Action.

    The aim of the Symposium will be to map the diverse and intricate forces which have driven cultural encounters in the past and which also help define contemporary societies. Amongst the questions that we hope to address are : the degree to which productive outcomes can be seen as a conscious reception and reformulation of external ideas and models ; resistances to exchange and in what form ; the long-term implications of such encounters and their outcomes.

    The Symposium is intended for postgraduate students and early career researchers. It will bring together speakers from different backgrounds in the humanities and draw on a variety of disciplinary tools and methodologies. Submissions are invited across a wide range of topics represented by the global cultural interests of the Warburg Institute, including but not limited to :
    Artistic creations : forms, models, styles ;
    Literary productions and transmission of texts : translations, adaptations, copies ;
    Philosophy, rhetoric and transmission of ideas ;
    Personal encounters : Academies, universities and epistolary exchanges ;
    Encounters with the ancient past : reception, interpretation, visualisation ;
    Religious encounters, propaganda and politics ;
    Geographical discoveries : new continents, new cultures and animal species, etc.
    Scientific innovation : findings, theories, inner contradictions, etc.

    Proposals for papers should be sent to warburg.postgrad@gmail.com by 31 May 2016 :
    Maximum 300-word abstract, in English, for a 20-minute paper, in PDF or Word format.
    One-page CV, including full name, affiliation, contact information.
    All candidates will be notified by 31 July 2016. Limited funding to help cover travel expenses is available. Attendance is free of charge.


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  • La résistance au Moyen Âge (séminaire : appel à contributions)

    Rémy CORDONNIER, 24 octobre 2016

    Alors que la notion de résistance, parfois déclinée au pluriel, fleurit dans les travaux des chercheurs en sciences humaines, elle n’a pas encore fait l’objet d’une véritable attention de la part des médiévistes, hormis dans quelques travaux consacrés aux soulèvements populaires (dans la lignée de l’ouvrage pionnier de M. Mollat et Ph. Wolff, Ongles bleus, Jacques et Ciompi). En outre, elle a surtout été étudiée à travers le prisme particulier de la révolte armée. Pourtant, la résistance constitue un champ d’étude qui permet d’appréhender à la fois les actions, les discours et les représentations des hommes du Moyen Âge. Le thème se situe donc autant au carrefour des échelles, appelant à déployer les jeux qui se nouent entre elles, qu’à la confrontation de multiples sources (des documents d’archives à la production littéraire). 
    La résistance, ou les résistances, désigne un ou des mouvements d’opposition à l’égard d’une autre force (une maladie, un envahisseur, un adversaire intellectuel), pouvant affecter différents domaines (l’histoire sociale, politique ou religieuse, la littérature, la philosophie, l’art, le droit). Ainsi, les mots résistance, résistants, résister, leur polysémie et la réalité complexe des situations qu’ils qualifient au sein des sources méritent amplement d’être interrogés  : 
     
    Qui résiste  ? 
    Qui résiste et à l’encontre de qui cette résistance est-elle levée  ? Au Moyen Âge, la résistance peut être initiée individuellement (moines, chanoines, laïcs, nobles, hommes de cour, chevaliers, notaires, diplomates, marchands, pèlerins, femmes) ou collectivement (famille, confrérie, métier, ville ou village), tout comme elle peut être portée contre une seule personne ou une communauté/une institution entière. Par conséquent, il s’agira d’approcher au plus près le fait ou l’acte de résister en se plaçant du côté des acteurs, afin de déceler leurs motivations profondes et leurs modes d’action, tout en rendant à ces acteurs leur agency, c’est-à-dire leur capacité à agir sur le monde environnant et à mettre en place des stratégies de résistance. 
     
    Comment résister  ? 
    Prendre la plume ou prendre les armes ? La résistance revêt de multiples formes et recouvre un large spectre de pratiques. Elle peut aller de l’opposition intellectuelle à la rébellion politique et militaire, en passant par la contestation religieuse. Dès lors, il s’agira d’interroger ces différentes formes de résistance, en examinant la manière dont elles s’actualisent à travers notamment des témoins manuscrits (dans quelle mesure un possesseur ou un lecteur opère-t-il des marques de résistance au travers de notes interlinéaires ou marginales  ?), des discours (peut-on parler d’une rhétorique de la résistance  ? comment un même fait ou thème a pu être traité par différents auteurs ou au travers des siècles  ?) ou des pratiques effectives (quelle(s) représentation(s) et quelle(s) réalité(s) de la résistance  ?). 
     
    Pourquoi résister  ? 
    Au Moyen Âge, résister au roi, à son seigneur ou à un homme d’Église, c’est risquer de mettre en péril l’ordre du monde voulu par Dieu. Dans des sociétés fortement hiérarchisées, comme le rappelle G. Fourquin, «  la révolte est inadmissible, sauf exceptions rares et bien précises  », à savoir notamment quand il s’agit de défendre son salut ou le bien commun. Pourquoi résister  ? Que visent les acteurs de la résistance en rompant avec la tradition ou la norme établie  ? Quels sont les enjeux politiques, économiques, sociaux, religieux de la résistance  ? 
     
    Bibliographie succincte  
    Blanchard Joël et Mühlethaler Jean-Claude, Écriture et pouvoir à l’aube des Temps Modernes, Paris, Presses universitaires de France, 2002 (Perspectives littéraires). 
    Blickle Peter (dir.), Résistance, représentation et communauté, Paris, Presses universitaires de France, 1998.
    Cohn Samuel K., Lust for Liberty : the politics of Social Revolt in medieval Europe, 1200-1425 : Italy, France, and Flanders, Harvard University Press, 2006. 
    Contamine Philippe et Guyotjeannin Olivier (éd.), La guerre, la violence et les gens au Moyen Âge, 2 vol., Paris, CTHS, 1996. 
    Fourquin Guy, Les soulèvements populaires au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, 1972.
    Lantschner Patrick, The Logic of political conflict in medieval cities : Italy and the Southern Countries, 1370-1440, Oxford, Oxford University Press, 2015.
    Lecuppre Gilles, La contestation (Moyen Âge et Temps Modernes), Paris, Kimé, 2016 (Histoire. Le sens de l’Histoire). 
    Mollat Michel et Wolff Philippe, Ongles bleus, Jacques et Ciompi, les révolutions populaires en Europe aux XIVe et XVe siècles, Paris, Calmann-Lévy, 1970.
    Muhlethaler Jean-Claude, «  Le poète et le prophète. Littérature et politique au XVe siècle  », dans Le Moyen Français, n°13, 1983, pp. 37-57. 
    Rigault Pierre et Toussaint Patrick, La Jacquerie entre mémoire et oubli (1358-1958-2008). Actes du colloque de Clermont, éditions Encrage, 2012 (Hier). 
    Violence et contestation au Moyen Âge, par le Congrès national des sociétés savantes, Paris, éditions du CTHS, 1990.
    Zancarini Jean-Claude e. a. (dir.), Le droit de résistance, XIIe-XXe siècle, Paris, ENS éditions, 1999. 
     
    Conditions de soumission  
    Questes est une association de jeunes chercheurs médiévistes, ouverte aux jeunes chercheurs et au dialogue interdisciplinaire (histoire, histoire de l’art, philologie, littérature, codicologie, anthropologie, sociologie, etc.). 
    Les contributions prendront la forme d’une communication de 20 minutes lors des séminaires du 13 janvier et du 10 février 2017 (18h-20h, Maison de la Recherche, 28 Rue Serpente). Elles pourront faire l’objet, dans un second temps, d’une publication dans le bulletin de l’association. 
    Les propositions (environ une demie-page et maximum 300 mots) sont à envoyer à anhthy.nguyen@uclouvain.be, david.domine-cohn@hotmail.fr et adrien.carbonnet@hotmail.fr au plus tard pour le 1er décembre 2016. 
     
    Responsables scientifiques :  
    • Adrien Carbonnet, doctorant en histoire médiévale à l’Université Paris-Sorbonne 
    • David Dominé-Cohn, doctorant en histoire à l’EHESS
    • Anh Thy Nguyen, doctorante en Langues et lettres à l’Université catholique de Louvain


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  • Séminaire "Usages et formes de la Bible au Moyen Âge" (16 nov. et 18 déc. 2016)

    Rémy CORDONNIER, 28 septembre 2016

    Usages et formes de la Bible au Moyen Âge
    Appel à contribution

    Au Moyen Âge, la Bible s’écrit, se lit, s’étudie et se vit. Elle assure de la légitimité au gouvernement des hommes ou à la pastorale tout en répondant aux problèmes nouveaux de la chrétienté. Les Psaumes peuvent alors être déclamés pour contrer des adversaires. Les Livres Sapientiaux inspirent les législateurs. Les textes sont glosés voire mis en images afin de faciliter leur lecture. On se réapproprie la Bible en fonction de sa réception. Ainsi, au-delà des commentaires qui l’accompagnent, il est nécessaire de considérer ses usages sociaux. Elle est l’affaire de tous et concerne des domaines tels que la liturgie, la prédication, le droit, l’Histoire, la politique ou encore la littérature. À chaque fois, elle est adaptée selon des contraintes inhérentes aux différentes pratiques. Comment alors donner sens à ses infléchissements formels ?

    À l’heure actuelle, la plupart des recherches se développent sur deux versants distincts. L’intérêt porte soit sur les manuscrits et leur mise en page soit sur l’utilité du Livre dans la société. La bibliologie a révélé comment le format des livres et l’agencement des gloses et des commentaires ont été optimisés pour répondre aux besoins des frères ou encore des étudiants. Les historiens ont quant à eux donné sens à la présence des textes bibliques dans la société. Cependant, les contenus et la variété formelle des Écritures ne sont pas encore assez étudiés en fonction de l’usage du Livre. Quelles différences existe-t-il par exemple entre les adaptations et les traductions ? Cite-t-on la Bible de la même manière en droit ou en littérature ?
    Nous aimerions mettre à profit l’apport des recherches actuelles pour éclairer les textes en eux-mêmes. Dans le prolongement du récent ouvrage coordonné par E. Poleg et L. Light Form and function in the late medieval Bible, il s’agira d’interroger la dialectique qui s’instaure entre les formes et les pratiques en envisageant plus étroitement le lien entre la bibliologie, la philologie, l’histoire et la sociologie. Comment penser les différentes réalisations textuelles des Écritures à la faveur de leur contexte socio-historique et littéraire ? Comment le Livre s’est-il constitué au gré des besoins du moment ? Pourquoi et comment faire référence à lui dans des œuvres de disciplines variées ?

    Nous envisagerons deux axes de recherche selon les deux principales réalisations formelles des Écritures :

    • L’établissement du Livre et du texte. Dès l’origine, la Bible ne saurait être considérée comme uniforme. La forme et la mise en page des manuscrits varient selon les désirs des commanditaires et du lectorat. Chaque version représente aussi un « entrelacs de traditions » (G. Lobrichon) qui répond aux besoins et aux goûts du copiste et de la société qui le voient naître. Les réformes carolingienne et grégorienne ont notamment insufflé une volonté de rendre le Livre plus accessible. Qu’implique alors de choisir de le traduire plutôt que de le gloser, de l’adapter ou encore de le paraphraser ? À quels enjeux répondent ces choix formels ? Les textes engendrés ont-ils des spécificités les uns par rapport aux autres au sein d’un même corpus ?
    • Les références et emprunts bibliques. Les Écritures peuvent n’être reprises que partiellement et changer de nouveau d’aspect. Il existe plusieurs façons de les intégrer dans un discours ou un récit. Pourquoi alors choisir la citation, l’interpolation, l’emprunt ou encore l’allusion ? Chacune de ces méthodes renvoie-t-elle à un enjeu ou un emploi spécifique ? Plus largement encore, pourquoi utiliser tel ou tel passage ? Dans quelles limites peut-on le modifier ? Existe-t-il des spécificités propres à certaines disciplines comme le droit, la théologie, la prédication ou encore la littérature ? Comment fait-on usage de la Bible dans les droits canons, les sermons, l’hagiographie, l’historiographie, les apocryphes ou encore la prose graalienne ?
      Les contributions à ce thème transdisciplinaire comporteront 600 mots environ et prendront ensuite la forme de communications de vingt minutes lors des séminaires du 18 novembre et du 16 décembre (18h-20h, Maison de la Recherche de la Sorbonne). QUESTES est une association s’adressant aux jeunes chercheurs. Les propositions sont à envoyer à maite.sauvetre@gmail.com avant le 18 octobre 2016 et le sujet de thèse ou du mémoire de l’étudiant y sera indiqué. Les contributions retenues pourront dans un second temps faire l’objet d’une publication sous forme de bulletin.

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  • Troisième Conférence Internationale d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation

    Alban GAUTIER, 22 septembre 2016

    Troisième Conférence Internationale d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation
    1er-2 juin 2017
    Tours, Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation


    Annonce du symposium
    Appel à sessions (français)
    Appel à sessions (anglais)
    Contacts : Loïc Bienassis et Allen Grieco.


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  • Qu’est-ce qu’un corpus ?

    Christine DUCOURTIEUX, 25 août 2016

    Qu’est-ce qu’un corpus ? Journée d’études
    lundi 7 novembre 2016 - 10h-18h
    Paris, IRHT - Salle J. Vielliard - 40 avenue d’Iéna

    Appel à communication

    Contact : eliana.magnani@gmail.com
    Liens utiles :
    - http://www.cbma-project.eu/
    - http://lamop.univ-paris1.fr/
    - http://cosme.hypotheses.org/


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  • Call for Papers Special on Sessions Medieval...

    Anastasija ROPA, 21 juillet 2016

    Call for Papers
    Special on Sessions Medieval Equestrianism at the International Medieval Congress 2017, Leeds
    Dates : 3-6 July 2017

    Texte de l’appel

    It is intriguing to reflect that everyone in the Middle Ages, as a matter of course, must have been able to guess the social rank of every horse that came in sight, just as they recognized ranks of people. Horses and people intermingled everywhere, locked in a relationship that made indispensable to each other.(Joan Thirsk, ‘Foreword’ to Ann Hyland, The Horse in the Middle Ages)

    Following the success of Medieval Equestrianism Sessions at the IMC Leeds 2016, we invite papers for special sessions on medieval equestrian history for the International Medieval Congress at Leeds in 2017. We welcome papers on theoretical and practical aspects of medieval equestrianism, as well as for the special strand of IMC 2017, ‘Otherness’. We also accept papers using experimental and reconstruction approaches building on profound scholarly research.
    In particular, we seek papers in the following fields :
    - Archaeology and archaeozoology ;
    - Economics and medieval agriculture ;
    - Environmental studies and climatology ;
    - Animal studies and human-animal encounters ; and
    - Other approaches to medieval equestrianism in the fields of arts and humanities.

    Inspired by the public interest in the horse riding display by Levantia at IMC Leeds 2016, we will once again organise a display of medieval saddlery and equestrian equipment as part of Making Leeds Medieval Festival (6 July 2017).
    In addition, we intend to publish a volume on the medieval horse, with the majority of chapters based on the papers presented at IMC Leeds 2016 and 2017.

    The deadline for conference paper proposals is 25 September 2016. The deadline for the volume chapters is 31 June 2017.
    Please send an abstract of not more than 500 words and a short CV to the session organisers : Dr. Timothy Dawson (levantia@hotmail.com) and Dr. Anastasija Ropa (Anastasija.Ropa@lspa.lv). Please indicate whether you are submitting for the IMC session, the publication or both.


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  • Œuvre collective et auctoritas professorale dans les milieux scolaires et universitaires en France et aux Pays-Bas (XVe - XVIIe siècle)

    Rémy CORDONNIER, 12 juillet 2016
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  • Faire entendre le spectaculaire dans l’ancien comté de Hainaut : des réformes aux révolutions

    Rémy CORDONNIER, 14 juin 2016

    En collaboration avec le GEMCA, le CERMUS (centre de recherches en musicologie, UCL) organise des journées d’études consacrées à la dimension sonore du "spectaculaire" dans l’ancien comté de Hainaut.

    In collaboration with the GEMCA, the CERMUS (center for musicological
    research, UCL) is organizing two study days dedicated to the aural
    dimension of the "spectacular" in the former Hainaut county.

    Envisagées dans un cadre chronologique relativement long – des Réformes religieuses du XVIe siècle aux Révolutions politiques de la fin du XVIIIe siècle – ces journées d’étude s’interrogeront sur la part audible des manifestations spectaculaires de l’ancien comté de Hainaut en déclinant plusieurs axes : 1) le son du spectacle politique ; 2) le son du spectacle communautaire ; 3) le son du spectacle religieux ; 4) le son du spectacle privé.

    Ces journées sont organisées par le CERMUS (UCL) dans le cadre du projet de recherche « Musiques en Hainaut – XVIIe-XVIIIe siècles », en collaboration avec le projet inter-universitaire « La société du spectacle – la fête baroque entre Italie et anciens Pays-Bas, 1585-1685 ».

    Les propositions de communication sont à envoyer avant le 28 novembre 2016 à brigitte.vanwymeersch@uclouvain.be et fanch.thoraval@uclouvain.be.

    Comité d’organisation : Ralph Dekoninck, Fañch Thoraval, Brigitte Van Wymeersch.

    Comité scientifique : Marie-Alexis Colin (ULB), Manuel Couvreur (ULB), Ralph Dekoninck (UCL), Annick Delfosse (ULg), Caroline Heering (UCL), Fañch Thoraval (UCL), Brigitte Van Wymeersch (UCL).

    Journées d’études
    16 et 17 mars 2017
    Université catholique de Louvain (UCL)
    Louvain-la-Neuve


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  • L’art de vivre

    Rémy CORDONNIER, 8 juin 2016

    CFP : Jeudis de l’art - L’art de vivre (Paris, Oct 2016-Apr 2017)

    Institut Catholique de Paris, October 6, 2016-April 6, 2017
    Deadline-CFP : 20 juin 2016

    Argumentaire – L’art de vivre :http://arthist.net/archive/13078

    Conditions de soumission
    Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, mais aussi historiens, artistes ou artisans (ébéniste, céramiste, designer, créateur et couturier, etc.) sont les bienvenus dans la mesure où les présentations proposées sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue qui puisse mettre en relief les problématiques que vous vous proposerez d’aborder.
    Chaque intervention devra durer entre 15 et 20 minutes (en fonction du nombre de participants) et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant étudiants de licence et de master, enseignants-chercheurs et auditeurs libres, et adapter leur discours en conséquence.

    Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : jeudisdelart@icp.fr avant le lundi 20 juin 2016.
    Pour toute question supplémentaire, nous sommes à votre disposition ou vous donnons rendez-vous surwww.jeudisdelart.com.

    Modalités d’évaluation
    Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de conférences :
    Cécile COULANGEON (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP),
    Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (chargé d’enseignement en histoire de l’art des XIXe et XXe siècles, ICP),
    Nathalie HONNAY (étudiante en Master Histoire de l’art, ICP).
    Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des six séances prévues, afin de créer une dynamique favorable aux échanges.


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  • Le don mis en scène...

    Rémy CORDONNIER, 8 juin 2016

    Le don mis en scène. Représentations visuelles et textuelles de l’acte de donation dans les arts de la première modernité
    19-20 janvier 2017
    Université catholique de Louvain

    Journées d’études organisées par le GEMCA
    Comité organisateur : Gwendoline de Mûelenaere et Caroline Heering (FNRS-UCL) Comité scientifique : Ralph Dekoninck (UCL), Annick Delfosse (Ulg), Gwendoline de Mûelenaere (FNRS-UCL), Agnès Guiderdoni (FNRS-UCL), Felicity Heal (University of Oxford), Caroline Heering (FNRS-UCL), Victor Stoichita (Université de Fribourg

    Texte de l’appel à contribution : http://arthist.net/archive/12866

    Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’environ 300 mots, ainsi qu’un CV, sont à envoyer avant le 1er juillet 2016 par courrier électronique aux adresses suivantes : gwendoline.demuelenaere@uclouvain.be ou caroline.heering@uclouvain.be


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  • XIVe Rencontres romanes de Mozac : La guerre à l’époque romane

    Rémy CORDONNIER, 8 juin 2016

    Le Club Historique Mozacois organise, le 24 septembre prochain, les XIVe Rencontres romanes de Mozac, sur le thème « La guerre à l’époque romane ».

    Fondé en 1964, le Club Historique Mozacois, association loi de 1901, œuvre depuis un demi siècle pour la préservation, la valorisation et la recherche autour de l’abbaye de Mozac (Puy-de- Dôme) et plus largement pour la recherche en histoire et en histoire de l’art, la préservation et la mise en valeur du patrimoine dans la région de Clermont-Ferrand. Lancées en 2003, les « Rencontres romanes de Mozac » ont pour but la diffusion des résultats de la recherche en matière d’histoire et d’art roman.
    Après « Satan et les représentations du mal à l’époque romane », intitulé des XIIIe Rencontres Romanes de Mozac, « La guerre à l’époque romane » est le thème retenu pour cette quatorzième édition. Un thème particulièrement vaste qui nous permettra d’envisager le sujet sous les angles les plus variés, en faisant intervenir aussi bien l’histoire et l’histoire de l’art, que l’archéologie et l’étude de la littérature ancienne. Des causes aux règlements des conflits, nous envisagerons la guerre de façon large, telle qu’elle se pratique du Xe au XIIIe siècle.
    Les acteurs des conflits armés, notamment la classe naissante de la chevalerie, des miles, seront bien sûr au cœur du sujet. Identité, origine, armement, statut, pratiques sociales, habitat représentent autant d’angles possibles pour aborder cette thématique. Qui fait la guerre ? Quelle est la composition des armées d’alors ? Comment fonctionnent-elles ? Comment sont-elles organisées ? Comment et par qui sont-elles recrutées ? Comment sont-elles financées ? Quelles tactiques adoptent-elles sur le terrain ? Quelle logistique requièrent-elles ? Les laïques sont-ils les seuls à combattre ? Quelle est la place de l’Église, quelle est celle du roi, dans les conflits armés de la période romane, entre guerre privée et guerre sainte ? Comment et autour de quelles structures s’organise la défense ? Entre architecture de bois, de terre et de pierre, quels sont les apports de l’archéologie concernant tant le château que la fortification romane et la vie des hommes autour d’elle ? L’évolution de l’armement et celle de la poliorcétique seront également sous les feux des projecteurs.
    Si les acteurs sont importants, il sera également intéressant d’étudier le point de vue des populations civiles. Quelle part ont-elles dans la guerre, comment la vivent-elles, quels dommages, quelles violences subissent-elles, et quelles stratégies développent-elles afin de s’en prémunir, tant individuellement que collectivement ?
    L’étude des sources littéraires nous permettra notamment d’envisager les différentes représentations de la guerre, du conflit, du combat, de ses acteurs, de ses victimes, à travers les yeux des chroniqueurs, troubadours, trouvères, ainsi qu’à travers ceux des diplomates ou des clercs. L’analyse des représentations figurées, peintes, sculptées, enluminées, sera l’occasion d’approcher le point de vue développé par les commanditaires et les artistes ; des psychomachies aux représentations d’épisodes bien réels, en passant par les illustrations bibliques ou mythologiques.
    L’archéologie nous permettra également d’aborder les traces laissées par ces conflits, aussi bien au travers des vestiges enfouis que dans le paysage, et sur les monuments encore en élévations.

    Lieu de la manifestation : Mozac, 63200, salle de l’Arlequin, rue Louis Dalmas.
    Frais de déplacements : Souhaitant que les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration ne soient pas un obstacle, particulièrement pour les plus jeunes communicants, le C.H.M s’engage à prendre en charge l’intégralité de ceux-ci sur simple demande et en échange de la fourniture de justificatifs (et sous réserve de l’accord de son conseil d’administration).

    Les propositions de communications sont à retourner dès que possible et au plus tard avant le 1er septembre 2016, à antoine.estienne@orange.fr, ou matthieu.perona@laposte.net, en précisant :
    Vos nom et prénom, coordonnées, profession, établissement de rattachement s’il y a lieu, titre (au moins titre provisoire) de votre communication, accompagné d’un résumé de quelques lignes, et dans la mesure du possible une estimation de vos frais de déplacement.


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  • Colloque Les Psaumes de David

    Rémy CORDONNIER, 25 mai 2016

    APPEL À COMMUNICATIONS

    colloque : LES PSAUMES DE DAVID
    jeudi 23 et vendredi 24 mars 2017
    université d’Artois, pôle d’Arras

    Fidèle à une alternance entre Ancien et Nouveau Testament, le colloque annuel Graphè portera en 2017 sur les Psaumes de David.

    Le Livre des Psaumes réunit cent cinquante poèmes, de longueur variée, aux tonalités nombreuses : déclarations de fidélité à Dieu ou à Jérusalem, imprécations contre l’ennemi, supplications ou cris de révolte, actions de grâce et chants de pèlerinage, lamentations ou prières de confiance dans une perspective messianique et eschatologique. Certains psaumes sont particulièrement célèbres comme le Miserere (Ps 50), le De Profundis (Ps 130), ou le verset : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 22,1) qui témoigne déjà de la reprise, sous forme de citation, dans le Nouveau Testament.

    Le Psautier relève à la fois d’une pratique individuelle et collective. Il rythme depuis des siècles la liturgie et la vie communautaire. Caractérisés par leur diversité, tant dans leur forme que dans l’intention qui a présidé à leur rédaction, les Psaumes sont ces « poèmes qui élèvent au rang de la parole, de l’écriture, enfin du texte, des moments fondamentaux de l’expérience religieuse », comme l’écrit Paul Ricœur. Juifs puis chrétiens, dans chacune de leur confession, ont chanté hier et récitent encore aujourd’hui ces « louanges » (Tehillîm), que la tradition a attribuées au roi David.

    C’est la réception et la réactualisation du recueil des Psaumes dans ses différentes dimensions - liturgique, rhétorique, littéraire et poétique - qui seront examinées dans ce nouveau colloque Graphè. La question de la traduction pourra être abordée à travers Lefèvre d’Étaples ou Corneille - porte ouverte sur les récritures, chez un Paul Claudel ou un Patrice de la Tour du Pin. Les commentaires, des Pères de l’Église à Luther, y tiendront une place importante. Au XVIIe siècle, après Clément Marot, la paraphrase des psaumes devient un genre littéraire à part entière que La Fontaine pratiquera à la fin de sa vie. L’étymologie grecque de ces « chants accompagnés de la cithare » souligne le lien avec la musique. On pense à Josquin Desprez, Gregorio Allegri ou César Franck. Sans renoncer à des études particulières sur tel ou tel psaume, voire sur un ensemble thématique, nous considérerons le livre comme une unité littéraire. Le colloque s’interrogera sur ce qui constitue la tradition des psaumes autant que sur leur permanence.

    Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que les Psaumes de David ont suscitées dans la culture occidentale.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2016 à : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr

    …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….……
    Graphè Maison de la Recherche Université d’Artois 9 rue du temple BP 10665 F - 62030 ARRAS cedex
    téléphone : +33 (0)3 21 60 37 41 site Internet : http://apu.univ-artois.fr/Collections/Graphe


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  • Manifestations de la norme dans les langues et les littératures romanes

    Rémy CORDONNIER, 17 mai 2016

    Appel à contributions pour les Journées d’étude du Département d’études romanes de l’Université de Sofia sur les manifestations de la norme dans les langues et les littératures romanes.
    Descriptif


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  • Le Moyen Âge dans les (nouveaux) médias.

    Christine DUCOURTIEUX, 2 mai 2016

    Journée d’étude Ménestrel – Réseau des Médiévistes belges de Langue française

    Le Moyen Âge dans les (nouveaux) médias.Quelle place pour les médiévistes ?
    Université de Liège, 7 octobre 2016

    Appel à communication ci-joint

    Les propositions de communication (une page A4, 25 minutes de temps de parole), accompagnées d’un curriculum vitae, devront être envoyées avant le 15 juin à isabelle.draelants@irht.cnrs.fr et christophe.masson@ulg.ac.be.


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  • Le rôle des petites villes dans la construction de l’Europe médiévale

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 7 avril 2016

    Journées internationales sur le Moyen Âge
    Castelo de Vide (6-8 octobre 2016)

    APPEL A CONTRIBUTIONS (avant le 1er juin)

    PANELS THÉMATIQUES
    1 – Hiérarchies urbaines au Moyen Âge : les noyaux et les flux.
    2 – Études comparatives de petites villes médiévales : échelles d’analyse (de la « région » à l’Europe).
    3 – La matérialité des petites villes médiévales – perspectives archéologiques.
    4 – La virtualisation des petites villes médiévales : l’e-préservation du patrimoine.
    5 – Les petites villes médiévales dans l’art et l’art dans le monde urbain médiéval.
    6 – Échos dans la littérature des petites villes médiévales.
    7 – Castelo de Vide au Moyen Âge, ville frontière – approches multidisciplinaires


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  • Entre le cœur et le diaphragme. (D)écrire les émotions dans la littérature narrative et scientifique du Moyen Âge

    Rémy CORDONNIER, 2 mars 2016

    Entre le cœur et le diaphragme. (D)écrire les émotions dans la littérature narrative et scientifique du Moyen Âge

    La codification écrite des émotions a toujours reposé sur une sorte d’aporie qui, de nos jours, est loin d’être résolue, même si la technologie numérique semble avoir trouvé une ‘solution’ dans les emoji ou emotikons (selon qu’on choisisse l’étymologie japonaise ou grecque). En 2015, l’Oxford Dictionnary a decerné le titre de « Word of the year » au ‘petit visage avec larmes de joie’ (Face with Tears of Joy emoji : ). Au-delà de l’anecdote, la pratique qui nous pousse à utiliser un double système, voire un code sémiotique hybride, confirme qu’il existe un hiatus entre la parole écrite et les réactions, sentiments, émotions qu’elle est censée refléter ou décrire.

    L’histoire des émotions a connu un essor très important dans les dernières années comme en témoignent les nombreuses publications récentes ainsi que les projets de recherche en cours dans différentes universités d’Europe et des Etats-Unis – publications et projets embrassant l’histoire, la linguistique, l’anthropologie, la littérature. L’année 2015 a vu la publication de quatre importants ouvrages consacrés à l’histoire et l’écriture des émotions dans la tradition médiévale, notamment les volumes collectifs Emotions in Medieval Arthurian Literature et La expresión de las emociones en la lírica románica medieval, ainsi que les monographies Sensible Moyen Âge. Une histoire des émotions dans l’Occident médiéval et Fisiologia della passione. Poesia d’amore e medicina da Cavalcanti a Boccaccio.

    Notre colloque a l’ambition de contribuer à la réflexion en lançant le pari de croiser les approches de l’écriture scientifique et de l’écriture narrative autour de cette grande problématique. Nous sommes surtout intéressés de comprendre dans quelle mesure la littérature médicale et la littérature narrative ont pu avoir des influences réciproques dans le traitement, la description, voire l’analyse des émotions.

    Voici quelques possibles pistes de recherche :

    - Les notions de mélancolie, ire, colère etc. entre tradition romanesque / allégorique et théorie des quatre humeurs
    - Les auteurs qui se situent au carrefour entre écriture narrative et écriture scientifique, comme Evrart de Conty, Matfre Ermengaud, Dante Alighieri et bien d’autres, jusqu’à l’aube de la Renaissance.
    - Les traductions qui contribuent à enrichir le vocabulaire – de l’arabe ou du grec vers le latin et ensuite vers les langues vernaculaires – et à diffuser un savoir qui sera différemment assimilé par les écrivains, d’où la place que nous accordons au mot « diaphragme » dans notre intitulé (emprunté au grec par l’intermédiaire du latin, il est attesté pour la première fois dans le Commencement de la sapience des signes, traité didactique du juif andalou Abraham ibn Ezra, traduit en 1273 ou 1274 par Hagin le Juif ; ensuite dans la traduction de la Chirurgia d’Henri de Mondeville. D’après le Speculum naturale, XXVIII, 6, qui reprend le Pantegni traduit en latin par Constantin l’Africain, le diaphragme fait partie, comme le cœur, des membra spiritalia et joue un rôle déterminant dans la gestion de la chaleur naturelle du corps).

    Les communications pourront embrasser à la fois les langues romanes, le latin et la tradition gréco-arabe. L’un des principaux objectifs de cette rencontre est de stimuler le dialogue entre les romanistes et les spécialistes de l’histoire des sciences, notamment de la médecine.

    Les communications auront une durée d’environ 20-30 minutes.

    Les propositions de communication, contenant le nom et l’affiliation institutionnelle du conférencier, accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes, sont à envoyer à Grégory Clesse (gregory.clesse@uclouvain.be) avant le 15 avril 2016


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  • Liturgie et architecture. Constructions, usages et aménagements des églises, 13e-18e siècles

    Rémy CORDONNIER, 2 mars 2016

    La liturgie et l’architecture paraissent entretenir un lien évident, qui peut s’expliciter de la façon suivante : « Dans ce domaine, la principale interrogation demeure celle de la création des formes architecturales déterminées par les pratiques liturgiques ou bien, à l’inverse, celle de l’influence du cadre architectural sur le déroulement de la liturgie ». (Eric Palazzo, Liturgie et société au Moyen Âge, Paris, 2000). En termes plus récents, cette interrogation apparaît comme une variante du vaste débat entre « forme et fonction » qui irrigue encore de nos jours les milieux de l’architecture : à quelle donnée reviendrait la primauté ?

    Mais en l’occurrence, la question pourrait paraître se limiter au seul moment du chantier, de la construction à neuf. Or l’un des deux paramètres de la problématique a pu connaître des évolutions spécifiques ou des nouveautés indépendantes de l’influence de l’autre. Ainsi, au temps de la Renaissance, le vocabulaire et les références de l’architecture religieuse ont changé avant que ne soit entreprise la réforme liturgique du Concile de Trente. De même, l’application de cette dernière s’est souvent faite dans des églises construites au Moyen Âge, auxquelles il a bien fallu s’adapter et qu’aussi on a adaptées. On étudiera donc les différents aménagements et réaménagements intérieurs d’édifices religieux ou encore l’émergence des pratiques liturgiques (par exemple les processions) et leurs implications sur les bâtiments. En fait les interrogations, quand on les veut plus précises, sont multiples. Par exemple, comment s’est faite l’explosion du nombre des autels et des fondations à partir du XVe siècle ? Inversement comment en at-on réduit le nombre au XVIIIe siècle ? Autre exemple, comment les fidèles ont-ils été cantonnés dans leurs bancs à partir du milieu du XVIIe siècle ? Et du coup, quelle position et quelle attitude adoptaient-ils dans les églises antérieurement ? Sans oublier l’analyse de l’évolution du mobilier liturgique ou sacramentel (confessionnaux, chaires à prêcher…) dont on dit souvent qu’il se transforme et se généralise avec l’esprit tridentin.

    Surtout il serait vraiment souhaitable de dépasser les généralités déjà connues pour en voir et étudier des applications concrètes ou des exemples particuliers.

    Chevauchant les grandes ères imposées par les découpages académiques, une notion semble avoir traversé les siècles : celle du « voir » et du « faire-voir » que Roland Recht a illustrée pour la seconde partie du Moyen Âge (Le croire et le voir. L’art des cathédrales (XIIe-XVe siècles, 1999) mais qui semble une constante encore valable pour les Temps modernes et la réforme tridentine. La problématique ne pourrait-elle pas alors se concentrer autour des enjeux du « voir » dans les églises, ses exigences, ses conditions et ses contraintes ?

    En tout cas, c’est certainement une raison suffisante pour adopter une ampleur chronologique inhabituelle qui conduira les réflexions du XIIIe au XVIIIe siècle et permettra le dialogue de chercheurs trop souvent cantonnés dans leur période. Géographiquement la « dorsale catholique » ou l’axe lotharingien, de la Belgique à l’Italie, semble un lieu privilégié d’observation de ces changements liturgiques et architecturaux à travers les siècles. On rappellera que c’est à Liège en 1264 que l’évêque Robert de Thourotte instaura la fête du Saint-Sacrement, fête qui fut instituée pour l’Église universelle par le pape Urbain IV, le champenois Jacques Pantaléon qui fut un temps évêque de Verdun. Sur l’autre versant temporel, saint Charles Borromée, saint François de Sales et saint Pierre Fourrier montrèrent tous les trois – avec bien d’autres – le souci de la diffusion de la vie spirituelle chez les fidèles dans le cadre concret de leurs communautés et de leurs églises.

    C’est avec ces questions et ces intentions en tête que l’ANR LODOCAT – Chrétientés en Lotharingie et Dorsale Catholique (IXe-XVIIIe s.) a l’intention d’organiser une journée d’étude le vendredi 25 novembre 2016, à l’université de Lorraine, sur le Campus Lettres et Sciences Humaines de Nancy, 23, boulevard Albert 1er (10 min. à pied de la gare SNCF).

    Les propositions de communication d’environ 1000 signes (pour une durée d’intervention de 20 min.) et un court CV d’une page maximum sont à adresser aux organisateurs de la journée d’études avant le 31 mai 2016 :
    - Pierre SESMAT, professeur émérite, histoire de l’art médiéval et moderne : pierre.sesmat@noos.fr
    - Frédéric TIXIER, maître de conférences, histoire de l’art médiéval : frederic.tixier@univ-lorraine.fr
    - Stephano SIMIZ, professeur, histoire moderne : stephano.simiz@univ-lorraine.fr


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  • Quelle place pour l’économie dans les sciences humaines et sociales ?

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2016

    Journée d’étude des Jeunes Chercheurs du laboratoire Telemme – UMR 7303. Aix-Marseille Université / CNRS

    Mardi 26 avril 2016
    Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme - Aix-en-Provence

    Quelle place pour l’économie dans les sciences humaines et sociales ?

    En 2013, Thomas Piketty publie Le Capital au XXIe siècle. L’analyse des inégalités de répartitions de richesse menée par cet économiste provoque de nombreuses réactions tant dans sa réception auprès du public que chez les chercheurs en sciences sociales et en économie. Cet ouvrage revient sur la relation ambiguë existant entre les sciences économiques et les sciences humaines et sociales. L’intérêt pour ce lien est partagé par des chercheurs issus de disciplines différentes. En témoignent des publications récentes, comme l’article de l’historien Guillaume Calafat, écrit avec l’économiste Éric Monnet, (La vie des idées, janvier 2016), ou encore ceux de l’historien Jean Yves Grenier du sociologue Alexis Spire, dans le dossier thématique de la revue des Annales, Histoire et Sciences Sociales (2015, n°70/1), mais aussi les articles des géographes Paul Claval et Georges Benko dans le dossier thématique des Annales de Géographie (2008/6, n°664).

    Dans son ouvrage, T. Piketty revendique l’idée que l’économie a sa place au sein des sciences sociales, constat qui ne va pourtant pas de soi. Dans les années 1960, ces dernières se sont emparées des méthodes des sciences économiques au point d’en faire un paradigme. Toutefois, l’histoire ou encore la géographie se sont progressivement détachées des grands modèles systémiques proposés par la science économique, mettant au centre de leurs préoccupations une approche du particulier plutôt que du global.

    Ce lien tend à être aujourd’hui renouvelé dans nos différentes disciplines. Au-delà des méthodes, il apparaît que tout objet en sciences sociales comporte une dimension économique, dont la prise en compte requiert la mobilisation de savoirs économiques. Lorsqu’un(e) géographe analyse un territoire, il peut être ainsi amené à mobiliser les concepts de production, d’échanges ou encore de compétitivité. De même, lorsqu’un(e) historien(ne) aborde des thématiques liées aux pratiques des acteurs, il peut être confronté aux notions de marché, de réseaux ou de rationalité économique.

    L’objectif de cette journée d’étude est donc de comprendre la place de l’économie dans les sciences humaines et sociales, soit comme d’un outil leur permettant de traiter leurs questionnements soit en choisissant comme objet d’étude les pratiques économiques des acteurs. Comment les chercheurs se saisissent-ils de l’économie dans leurs travaux de sciences humaines et sociales ? Quelle place donnent-ils aux mots de l’économie ? Quelles méthodes empruntent-ils aux sciences économiques ? Enfin comment traitent-ils des pratiques et des discours économiques de leurs acteurs ?

    Cette rencontre organisée par les jeunes chercheurs du laboratoire Telemme (Aix-Marseille Université / CNRS) finalise un cycle d’ateliers de réflexions menées autour de cette thématique, dont les comptes rendus sont accessibles en ligne sur http://jjctelemme.hypotheses.org/. Les organisateurs souhaitent réunir des chercheurs et des doctorants de toutes les disciplines des sciences humaines (anthropologie, ethnographie, géographie, histoire, histoire de l’art, sociologie). Pour aborder ces questions, trois axes ont été retenus :

    1- Les mots de l’économie. Quel sens donne-t-on aux mots de l’économie (marché, prix, capitalisme, etc) et comment utilise-t-on certaines notions (longue durée, cycles, conjoncture, etc) dans les SHS ?

    2- Les outils et les méthodes des sciences économiques. Comment mobiliser ces outils en SHS (analyses statistiques, base de données relationnelle, analyse des réseaux, modélisation, etc) ? Comment les adapter à nos disciplines ?

    3- Pratiques et discours économiques au prisme des sciences sociales. Comment peut-on saisir le

    discours économique des acteurs ? Est-il perçu et donné comme un discours légitimant, par exemple en termes de rentabilité économique ? Entre-t-il en concurrence ou est-il affaibli par d’autres types de discours (moraux, politiques) ?

    Les propositions devront être envoyées avant le 15 mars 2016 à l’adresse suivante : jeunes.chercheurs.telemme@mmsh.univ-aix.fr et devront comporter un titre, un résumé de la proposition (500 mots) ainsi qu’une brève présentation de l’auteur (nom, rattachement administratif, thématiques de recherche). Les propositions peuvent être faites en français, anglais, italien ou espagnol. Le laboratoire Telemme prend en charge le repas des participants à la journée d’étude.


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  • Outils et pratiques des artisans du livre au Moyen Âge

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2016

    Au Moyen Âge, le livre manuscrit rassemble autour de lui nombre d’artisans : parcheminiers, copistes, peintres et enlumineurs, relieurs, libraires, etc. Chaque artisan utilise ses propres outils. Le double volume 19/20 de Pecia, le livre et l’écrit, à paraître en 2017, fait appel à contributions pour des études pertinentes sur ces thèmes. Résumé de quelques lignes à faire parvenir avant le 30 avril 2016 à :
    Jean-Luc Deuffic
    http://www.pecia.fr/


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  • La chevalerie en représentation

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2016

    Appel à communication pour une journée d’étude en histoire médiévale « La chevalerie en représentation »

    19 avril 2016
    Institut historique allemand, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris
    Date limite des candidatures : 15 mars 2016


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  • Appel pour journée d’étude "La chevalerie en représentation"

    Rémy CORDONNIER, 15 février 2016

    Appel à communication pour une journée d’étude La chevalerie en représentation
    19 avril 2016

    Lieu : Institut historique allemand, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris
    Date limite des candidatures : 15 mars 2016


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  • État et Institutions...

    Christine DUCOURTIEUX, 2 février 2016

    XLVI° CONGRÈS des SOCIÉTÉS SAVANTES de SAVOIE

    Saint-Jean-de-Maurienne
    1 et 2 octobre 2016

    « État et Institutions, autour du 600e anniversaire de l’érection du comté de Savoie en duché »

    Texte de l’appel à communication


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  • Imaging Utopia

    22 janvier 2016

    Between 11 and 13 January 2017, Illuminare – Centre for the Study of Medieval Art (University of Leuven) is organizing an international conference on Utopian thinking and Northern Renaissance art.


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  • « Hors d’Espagne : postérité et diffusion du corpus médiéval Aliento en Europe et Méditerranée »

    8 mars 2017

    Appel à contribution pour le 6 colloque Allient :Nancy – Paris 15 – 16 – 17 mars 2016


    Les précédents colloques Aliento ont examiné les corpus sapientiels médiévaux dans la Péninsule ibérique, les corpus anciens sources des corpus médiévaux, la relation entre proverbes et littérature sapientielle au Moyen Âge, les questions de traduction et de contexte. Le 6e colloque international Aliento se propose d’examiner la postérité des textes de sagesse (du corpus Aliento élargi, en arabe, hébreu, latin, espagnol et catalan) à partir de la Péninsule ibérique et leur rayonnement en Europe et en Méditerranée jusqu’à la période contemporaine.
    Il est parfois difficile de retracer le cheminement de ces textes et si nombre de proverbes contenus dans les proverbiers contemporains sont en lien avec eux ou en proviennent, on ne sait en général rien de la façon dont ils sont parvenus jusqu’à nous à l’identique ni à quelle époque leur passage à l’oralité a eu lieu.
    Au XVe s. par exemple, Mukhtar al-Hikam, texte arabe du XIe s. traduit en espagnol sous le nom de Bocados de oro et en latin sous le nom de Liber philosophorum moralium antiquorum (mieux connu sous le titre de Bonium) est traduit en français par Guillaume de Tignonville puis en anglais (deux traductions connues) et en occitan. Des fragments du texte sont visibles dans L’épître d’Othea de Christine de Pisan. A quel endroit et comment s’entrecroisent la tradition du Mukhtar, celle du De vita et moribus philosophorum attribuée à Walter Burley (XIVe s.) qui serait une réelaboration de la Vita et sententiae philosophorum de Diogène Laërce (IIIe s.) avec la traduction en castillan de cette dernière (F. Crosas Lopez, 2002 ; 2010) ? Quel lien y a-t-il entre le texte latin de W. Burley, la traduction castillane du XVe s et la tradition provenant du Mukhtar al-Hikam ? Qu’advient-il ensuite de ce texte ?
    Les éditions et traductions attestent de l’importance de ces traités sapientiels et recueils de sentence bien après le XVe s. A titre d’exemple, Antoine Galland publie à la fin du XVIIe s. Les paroles remarquables, les bons mots et les maximes des Orientaux… De la même manière, le chapitre des proverbes du Tahkemoni (maqama 44) se trouve traduit en italien au XVIe s. et imprimé à Mantoue en 1592 ; il circule de manière indépendante sous un nouveau titre (E. Disperdi : 2009). Le recueil d’adâb al-Mostatraf de al-Ibshîhî (XIVe s.) circule abondamment en Egypte au XVIIIe s., il est réédité au XIXe s. et traduit en français par G. Rat.
    Il semble qu’une large part de nos textes sapientiels qui vulgarisent les textes philosophiques et les traités d’éthique et qui sont des textes intermédiaires qui ont été beaucoup lus, traduits, imprimés soit passée dans l’usage commun.
    De ce passage à l’oralité, nous savons peu de choses. Tout juste que les nombreux proverbiers espagnols diffusés au XVIe et XVIIe s. sont un maillon de cette transmission, ainsi que les proverbes transportés et transmis hors d’Espagne par les Juifs et les Morisques expulsés. Il s’agit alors de faire le cheminement inverse et de remonter des proverbiers européens et méditerranéens contemporains ou des grandes compilations parémiologiques du XVIe au XIXe s à nos textes. Ces liens existent comme en attestent notamment les travaux faits sur les proverbes espagnols et judéo-espagnols qui font une large place à la diachronie (E. O’Kane ; P. Ohayon Benitah ; M. C. Varol ; A. Oddo…). Cependant la coupure épistémologique est telle entre folkloristes d’une part et spécialistes des traditions textuelles de l’autre que la jointure entre littérature écrite et littérature orale reste encore largement à construire (W. Mieder ; C. Buridant). Les proverbes ne sont le plus souvent étudiés que pour des recherches de type anthropologique ou linguistique (phraséologie). C’est le cas notamment du très riche et très vivant « proverbier » (au sens d’ensemble ou de répertoire proverbial) arabe qui est peu étudié à l’heure actuelle si ce n’est dans le cadre des études de dialectologie.
    Nous questionnerons la postérité de cet héritage dans le but d’éclairer les relations encore existantes avec les textes anciens/fondateurs, de comparer la nature des continuités et des changements d’une culture à une autre. Nous invitons les chercheurs à apporter des éléments de réponse afin de mieux comprendre les liens et les passages entre oralité et écriture et vice-versa. La perspective sera essentiellement diachronique et elle portera sur la transmission de l’héritage sapientiel en Europe, en Afrique du nord et au Proche et Moyen Orient. Les communications pourront porter sur des énoncés sapientiels brefs, des proverbes, des textes sapientiels ou des compilations. Les études comparatistes seront bienvenues.
    Les ateliers seront consacrés aux questions de modélisation et au défi posé par le traitement des données multilingues. Nous faisons appel aux spécialistes qui travaillent dans ce domaine de recherche informatique.
    Les articles seront publiés dans la revue : ALIENTO – Echanges Sapientiels en Méditerranée
    Les résumés doivent être envoyés avant le 15 janvier 2016 à :

    Marie-Christine Bornes Varol
    Professeur des Universités (INALCO - Paris)
    CERMOM EA 4091
    Porteur du projet ALIENTO
    www.aliento.eu
    00 33 (0) 1 40 05 98 83
    varol@noos.fr

    Marie-Sol Ortola
    Professeur des Universités (UdL Nancy)
    LIS EA 7305
    Porteur du projet ALIENTO
    www.aliento.eu
    00 33 (0) 3 83 73 83 01
    marie-sol.ortola@univ-lorraine.fr

    Workshop
    Le projet ANR Aliento www.aliento.eu consiste à croiser des énoncés sapientiels brefs (proverbes, sentences, maxims, aphorismes… = ESB) contenus dans des textes de sagesse échangés en plusieurs langues (hébreu arabe latin espagnol catalan…) au Moyen Age dans la Péninsule ibérique. Les ESB sont signalés à l’intérieur du texte numérisé et reliés à des annotations XML détaillées et hiérarchisées portant sur leur sens et sur leur forme. Ces annotations sont modélisées autant que faire se peut. Les annotations doivent permettre par calcul d’apparier les ESB semblables et de visualiser les rapports entre les textes.
    Plus généralement, les questions posées sont :
    1) quelles sont les relations exactes entre les textes sapientiels échangés entre plusieurs langues, plusieurs cultures et trois religions dans la Péninsule Ibérique (et en Provence) au Moyen Âge ?
    2) Quels changements s’opèrent lors des traductions, réinterprétations, relectures dont témoignent les nombreuses œuvres et compilations rédigées entre le IXe et le XVe siècle ?
    3) Comment, depuis les sources de sagesse anciennes, parvient-on aux proverbiers méditerranéens modernes et contemporains ?
    Le workshop du 6e colloque international Aliento, le 16 mars 2016 sera consacré aux méthodes en usage ou en développement pour identifier les similarités sémantiques entre corpus multilingues. Existe-t-il d’autres méthodes que l’alignement pour mettre en exergue les parallélismes, instancier les relations entre des textes en différentes langues et décrire les connections intertextuelles ou à l’intérieur d’un même texte ? Quelles techniques d’édition numérique seraient utiles pour croiser les informations apportées par l’annotation manuelle détaillée ? Que peut-on dire aujourd’hui de l’extraction de relations inter-textuelles obtenue à partir des annotations manuelles et des algorithmes de calcul ? Comment la recherche en informatique peut-elle traiter la complexité et l’hétérogénéité ?
    Les communications pourront porter sur :
    Les études de corpus multilingues et leur traitement informatique
    La modélisation / formalisation des énoncés multilingues
    Extraction de données et méthodologies en humanités numériques
    Appariements de données multilingues et visualisation des résultats


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  • Le Roman de la Rose et la Philosophie Parisienne au XIIIe Siècle

    Rémy CORDONNIER, 4 janvier 2016

    Appel à contributions

    Texte de l’appel :http://www.fabula.org/actualites/le-roman-de-la-rose-et-la-philosophie-parisienne-au-xiiie-siecle-institut-d-etudes-avancees-de_71337.php

    SVP contactez marco.nievergelt@unil.ch avant de soumettre une proposition de communication. Propositions à soumettre avant le 1 Février 2016.


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  • "Texte et image au Moyen Âge. Nouvelles perspectives critiques"

    Rémy CORDONNIER, 4 janvier 2016

    Appel à contribution pour le numéro 38 de la revue Perspectives médiévales, qui portera sur "Texte et image au Moyen Âge. Nouvelles perspectives critiques"
    _ Les propositions d’article (avant-projet d’une page avec bibliographie) sont à adresser conjointement à Sébastien Douchet (sebastien.douchet@gmail.com) et à Maud Pérez-Simon (msimon@univ-paris3.fr) avant le 15 février 2015.

    Le calendrier est le suivant :
    Jusqu’au 15 février 2016 : remise du projet.
    15 mars 2016 : avis du comité scientifique de la revue.
    1er septembre 2016 : remise de l’article qui sera soumis au comité scientifique pour correction.
    1er décembre 2016 : remise de la version définitive de l’article.
    15 janvier 2017 : publication du numéro en ligne (peme.revues.org).


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  • Colloque traitant de l’invention aux 16e-17e d’un canon littéraire médiéval

    Rémy CORDONNIER, 8 décembre 2015

    « Inventing medieval literature (16th-17th century) » - University of Lausanne, 6-7 October 2016

    Call for papers


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  • Call for papers : Time and Temporality in Medieval and Early Modern Art (Raanana, Israel)

    Gili SHALOM, 26 novembre 2015

    Call for papers
    Time and Temporality in Medieval and Early Modern Art

    The Open University of Israel, Raanana, 18–19 May 2016

    Deadline : 31 December 2015

    IMAGO – The Israeli Association for Visual Culture of the Middle Ages, and the Department of Literature, Language and Arts, The Open University of Israel

    See the attached document for more information.
    [ Télécharger PDF - 143.8 ko ]


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  • IMS Paris : Appel à contributions

    Christine DUCOURTIEUX, 26 novembre 2015

    Les Mots - WORDS
    La textualité médiévale et sa mise en œuvre - Medieval Textuality and its material display
    Paris, 30 juin-2 juillet 2016

    Texte de l’appel et description du Prix de l’IMS-Paris
    Site : www.ims-paris.org


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  • Appel à contributions : « Postérités européennes de Quinte-Curce... »

    Rémy CORDONNIER, 25 janvier 2016

    Université de Lille 3 –ALITHILA et Institut universitaire de France
    Catherine Gaullier-Bougassas
    Programme de recherches : Alexandre le Grand dans les littératures européennes

    « Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle »)

    APPEL À CONTRIBUTIONS POUR UN VOLUME COLLECTIF À PARAÎTRE DANS LA COLLECTION ALEXANDER REDIVIVUS CHEZ BREPOLS FIN 2017
    Pendant des siècles, Quinte-Curce a été l’un des historiens latins les plus lus et son Historia a circulé dans une grande partie de l’Europe. Les manuscrits conservés attestent une diffusion modeste jusqu’au XIVe siècle. À partir de la fin du XIIe siècle, l’Alexandreis de Gautier de Châtillon, adaptation épique de l’Historia, déploie certes magistralement son influence, mais contribue sans doute à sa relative occultation, même si une translation inachevée voit le jour en Allemagne au XIIIe siècle (Rudolf von Ems). C’est à partir du XIVe siècle et surtout au XVe siècle que la transmission du texte latin est réactivée grâce à la lecture et à la plume d’humanistes italiens, à commencer par Pétrarque, et les copies manuscrites deviennent très abondantes, tandis que s’écrivent les premières traductions en langue vernaculaire dans les langues romanes (italienne, française, castillane, puis portugaise) et qu’apparaissent les premiers imprimés. La diffusion s’amplifie encore très nettement du XVIe au XVIIIe siècle, avec la multiplication des éditions, des traductions dans les langues romanes, en anglais, en allemand…, des réécritures et aussi des adaptations fictionnelles.
    Le volume « Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle) » se donne pour objet d’étude les modalités de ces différentes formes de transmission, de circulation et de réception du texte en Europe, leurs acteurs – copistes, éditeurs, imprimeurs, illustrateurs, traducteurs, auteurs – et les lectorats visés et impliqués, ainsi que les exploitations esthétiques, politiques et éthiques du texte au fil des siècles, ses usages culturels et sociaux dans des contextes d’écriture divers.
    Il s’agira d’analyser son implication et le rôle actif que le texte exerce dans des réflexions et des débats qui parcourent plusieurs siècles : une réflexion politique et éthique sur le pouvoir royal et la conquête guerrière, avec l’exploitation de la figure d’Alexandre au service d’intérêts de souverains particuliers, un discours pédagogique de mise en garde ou bien parfois une critique de l’absolutisme et même une dénonciation des dangers du texte ; une réflexion sur les méthodes et l’art de la traduction, la promotion des langues d’écriture et l’affirmation d’un modèle linguistique et esthétique ; une réflexion sur l’écriture et la vérité historiques, dont l’évolution montre en France un renversement du jugement sur la valeur historique du texte de Quinte-Curce. Sont ainsi envisagées :
    - 1) La transmission du texte latin, ses copies manuscrites, puis ses éditions imprimées : la matérialité des manuscrits et des imprimés, les pratiques concrètes de publication et les effets de sens induits, les pièces de paratexte, les compléments apportés aux lacunes du texte (depuis certains manuscrits médiévaux jusqu’à Johann Freinsheim), les possesseurs des livres et leurs circulations, les manuscrits et imprimés annotés, témoins de lecture (Pétrarque, Erasme, Montaigne…), les illustrations, les mises en recueil avec d’autres textes, la fragmentation en anthologies…
    - 2) Les traductions manuscrites et imprimées dans les différentes langues européennes, supports d’une réflexion sur l’art de la traduction et sur l’illustration de la langue choisie (Decembrio en italien, Vasque de Lucène en français, Lluis de Fenollet, Alphonse de Liñan et un traducteur anonyme en castillan, un anonyme en portugais, Johann Gottfried en allemand, John Brende en anglais pour les premières, puis les retraductions, Seguier, Soulfour, Lesfargues, Vaugelas, Robert Codrington, Hans Friedrich von Lehsten…) :

    • les choix des traducteurs, leurs conceptions et pratiques de la traduction, les prologues et autres éléments de paratexte, les compléments apportés aux lacunes, les illustrations, enluminures des manuscrits, gravures des imprimés, la circulation des manuscrits puis des imprimés, les milieux d’écriture des traducteurs, les mécènes ou dédicataires.
    • tout un éventail d’appropriations selon différentes conceptions de la traduction, depuis la traduction humaniste, avec le respect philologique du texte et la recherche de la fidélité, jusqu’à l’idéal de la « belle infidèle » et la conception de la traduction comme travail esthétique et création, et comme support d’une réflexion sur la langue.
      En France, de Vasque de Lucène à Vaugelas, une succession de traductions remodèle ainsi le texte et joue un rôle important dans la réflexion sur la traduction et sur l’idéal de la langue, d’autant que Vaugelas écrit ses Remarques sur la langue française parallèlement à sa traduction de Quinte-Curce et que cette dernière fait l’objet au XVIIIe siècle d’un débat de l’Académie française sur le bon usage et la normalisation de la langue.
      - 3) Les exploitations politiques du texte de Quinte-Curce et de ses traductions dans une réflexion sur le pouvoir royal et la conquête guerrière :
    • exploitations concertées du texte par des rois, reines ou princes dans des contextes historiques précis, au cœur de la création de « mythologies » de la royauté (Louis XIII, le duc d’Enghien, Louis XIV, Christine de Suède, Charles XII, Philippe V…)
      - parallèles élogieux tracés par les éditeurs, traducteurs, auteurs, entre des souverains mécènes et Alexandre
    • pédagogie et moralisation, mises en garde, critiques de l’absolutisme…
      c’est-à-dire toutes les formes d’actualisation du texte et de l’exemple d’Alexandre, force toujours vivante dans le temps présent de l’écriture, tous les procédés d’instrumentalisation.
      - 4) La réception de Quinte-Curce et les réflexions sur l’écriture historique. De l’historiographie humaniste à l’historiographie des Lumières :
    • la valorisation du texte par des auteurs humanistes qui l’exploitent comme modèle de récit historique, pour en revenir à la vérité sur Alexandre en faisant table rase des affabulations héritées du Pseudo-Callisthène (Pétrarque, Decembrio, Vasque de Lucène) et par les éditeurs et traducteurs de la fin du XVIe et du XVIIe siècle qui œuvrent à sa diffusion comme témoignage historique de premier plan
    • l’émergence de sa remise en cause au XVIIIe siècle : la naissance d’une lecture critique qui condamne le texte comme œuvre romancée / romanesque et qui établit une nouvelle hiérarchisation des historiens au profit d’Arrien, du moins pour la France (Voltaire, baron de Sainte-Croix en réponse au débat lancé par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres sur les historiens d’Alexandre au XVIIIe siècle)
    • durant ces siècles, les emprunts à Quinte-Curce pour l’écriture de différentes œuvres historiques (intégration de fragments du texte à des histoires universelles, des anthologies sur les hommes ou les femmes illustres, de nouveaux récits de la vie d’Alexandre (par exemple Paganino Gaudenzio ou Samuel Clarke…) et les jugements portés sur Quinte-Curce dans des ouvrages critiques sur les historiens antiques (Mascardi, La Mothe le Vayer, Gaudenzio, Bayle, Voltaire, Montesquieu, baron de Sainte-Croix…)
      - 5) Les adaptations de Quinte-Curce : mises en fiction et transpositions théâtrales, romanesques et visuelles.
      Dès la fin du XVIe siècle, au moment même où le texte de Quinte-Curce est célébré comme modèle de récit historique, il sert aussi de matrice à des textes qui joignent la fiction à l’histoire. Il devient le support de la création de nouvelles fictions, qui prennent corps dans de nouvelles formes d’expression sur Alexandre.
      Certaines de ces adaptations viennent ainsi relancer le processus de fictionnalisation sur Alexandre que les éditions et traductions du texte de Quinte-Curce avaient contribué à arrêter après les libertés médiévales :
    • les adaptations théâtrales qui se réclament de Quinte-Curce, avec souvent conjointement la revendication de la vérité historique et le travestissement de l’histoire (l’exemple le plus célèbre est sans doute l’Alexandre de Racine, avec sa critique au nom de la vérité historique par Saint-Évremond)
    • les adaptations romanesques ou épico-romanesques : des poèmes de la Renaissance italienne du XVIe siècle (Triompho Magno de Falugio, Alessandro Magno in ottava rima du ms. de Rome, San Martino ai Monti) ; au XVIIe siècle, le roman héroïco-historique Cassandre de La Calprenède (lui-même traduit en italien et en anglais, adapté au théâtre par Nathaniel Lee dans The Rival Queens)… : la mise en fiction d’Alexandre et de ses compagnons/compagnes, la création de héros fictifs comme doubles d’Alexandre.
    • les transpositions visuelles de scènes de Quinte-Curce, entre fidélité et recréation : tapisseries, peintures, gravures (tapisseries flamandes, peintures italiennes, œuvres de Charles le Brun, peintures pour Philippe V…)
      Nous souhaitons que l’ouvrage réunisse des analyses sur la circulation du texte en Europe pour une comparaison de ses modalités de publication et de réception, ainsi que de ses usages culturels, politiques et sociaux, dans les différentes aires linguistiques européennes.

    Ce volume prolonge le programme de recherches ANR, qui a été mené sur la création d’un mythe d’Alexandre le Grand dans les littératures européennes (Xe- début du XVIe siècle) de 2009 à 2014 (direction : Catherine Gaullier-Bougassas, ANR, programme blanc 2009 ; présentation sur le sitehttp://mythalexandre.meshs.fr/). Il fait partie du projet de Catherine Gaullier-Bougassas (2014-2019) dans le cadre de l’Institut Universitaire de France.

    Les articles seront publiés chez Brepols Publishers dans la collection « Alexander redivivus », où sont parues les publications du programme ANR (dir. Margaret Bridges, professeur à l’Université de Berne, Corinne Jouanno, professeur à l’Université de Caen, Jean-Yves Tilliette, professeur à l’Université de Genève, et Catherine Gaullier-Bougassas, professeur à l’Université de Lille 3) : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=AR

    Les articles sont à rendre pour le 15 février 2017.
    Leur longueur maximale est de 40000 signes (espaces et notes compris).

    Les propositions d’article (en français ou en anglais) sont à adresser à Catherine Gaullier-Bougassas avant le 15 décembre 2015 à l’adresse : catherine-bougassas@orange.fr


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  • Appel à communication : « Peintures monumentales en Bretagne... »"

    Rémy CORDONNIER, 2 novembre 2015

    Colloque International : « Peintures monumentales en Bretagne. Nouvelles images, nouveaux regards »
    Rennes les 6 et 8 octobre 2016, Pontivy le 7 octobre
    organisé par le GRPM (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale) et soutenu par la CRMH (Conservation Régionale des Monuments Historiques), DRAC Bretagne
    Texte de l’appel à communication : http://www.shabretagne.com/scripts/files/5630d58f7ab722.17566348/colloque-peinture-monumentale-de-bretagne.pdf

    GRPM
    Le Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM), fondé en 1997, réunit des historiens de l’art et des conservateurs-restaurateurs dans le but de mettre en commun leurs connaissances sur la peinture murale et de développer des projets de recherche (présentation sur www.grpm.asso.fr). C’est ainsi qu’ont été menées à bien des publications thématiques – sur la Rencontre des trois morts et des trois vifs dans la peinture murale en France, éd. du Cherche-Lune, 2001 – et l’organisation de rencontres scientifiques : deux journées d’étude autour du décor peint dans la demeure au Moyen Age, avec le service départemental de l’Inventaire du Patrimoine du Maine-et-Loire en 2007 (actes) et un colloque international à Noyon (Oise) du 27 au 29 mars 2014 sur le thème « Peintures murales : nouvelles découvertes (1994-2014) ». Les actes sont en cours de publication.


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  • La représentation des hommes et femmes sauvages dans les lettres et les arts

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    Le CELLAM organise en collaboration avec HCA les 13 et 14 octobre 2015 un colloque sur la représentation des hommes et femmes sauvages dans les lettres et les arts, dans une perspective transséculaire.

    Les propositions peuvent être faites jusqu’au 1er janvier 2016. Cependant, pour remplir les dossiers de demandes de subvention, si vous êtes intéressés par le sujet, nous aurions besoin très rapidement (avant le 26 septembre) que vous indiquiez un sujet provisoire.


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  • ‘Initiation et dévoilements’, 6e journées d’études des Jeunes Chercheurs Médiévistes

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    Lieu : Université de Genève

    Dates : 18-19 février 2016

    Date limite de réponse à l’appel : 15 novembre 2015

    Les 6e journées d’études des Jeunes Chercheurs Médiévistes (JCM) auront lieu en février 2016 à l’université de Genève autour du thème Initiation et Dévoilements.

    Consulter l’appel complet


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  • Exploring the Fourteenth Century Across the Eastern and Western Christian World

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    Call for Papers
    Session at Leeds International Medieval Congress, 4-7 July 2016

    Exploring the Fourteenth Century
    Across the Eastern and Western Christian World
    “ [...] and that Giotto changed the profession of painting from Greek back into Latin, and brought it up to date.” Cennino Cennini, The Craftsman’s Handbook, Chapter I
    These words by the Italian artist Cennino Cennini, written just before the end of the fourteenth century, seem to testify to the definitive break between the Byzantine and the Western artistic traditions. Whilst studies of cultural and artistic relationships between the Catholic and Orthodox milieux during the thirteenth century are plentiful, the fourteenth century is considered as the culmination of the rupture between the two, a rupture initiated by the Fourth Crusade and the following Sack of Constantinople in 1204.
    This session aims to challenge traditional assumptions about interactions between the East and the West, and explore possible points of contact between the Byzantine and the Latin traditions. Indeed, while the disastrous political and religious outcome of the Union of Lyon in 1274 seemed to presage a definitive break between the two Christian Worlds, their cultural and socio-political histories remained deeply intertwined. The Latin domination and the ongoing Franciscan missionary activities left profound traces in Constantinople and the Empire. Similarly, Byzantine merchants and scholars, as well as looted or exchanged artefacts, travelled to the West, influencing Latin culture and creating new artistic trends.
    From an art historical point of view, it is commonly acknowledged that while fourteenth-century Western artists explored three-dimensionality, Byzantine art maintained an abstract character. However, visual evidence demonstrates that similar changes occurred in both Eastern and Western art at this time : the number of figures increases, architectural settings become more detailed and multiple episodes are adopted to expound a narrative that was previously encapsulated in one scene only. Are these changes linked ? What are the similarities and dissimilarities ?
    Scholars within the field of late medieval Western and Byzantine history and art history are invited to submit proposals for twenty-minute papers. We propose a loose understanding of the fourteenth century that includes the end of the thirteenth and the beginning of the fifteenth to better contextualise the session’s findings. Topics may include but are not restricted to :
    Contacts between Eastern and Western merchants, patrons, and artists
    Diplomatic embassies, marriage alliances, and gift exchange between the Eastern and Western Christian world
    Eastern scholars emigrating to the West and vice versa
    Instances of comparison between specific monumental decorations across East and West
    Examples of Orthodox churches build in the West or Catholic churches in the East, their influences and effects
    The proliferation of more developed narratives and secondary hagiographical cycles
    The increase in the number of figures and the role of architectural settings within the narrative

    Please send papers’ titles, abstracts of 250 words and a 100-word biography by September 21, 2015 to Maria Alessia Rossi & Livia Lupi
    Contact Info :
    For any queries please contact Livia Lupi (University of York) or Maria Alessia Rossi (The Courtauld Institute of Art)
    Contact Email


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  • Appel à communications pour le colloque consacré à la dernière sculpture romane présente dans les cathédrales de l’Europe

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    CALL FOR PAPER
    INTERNATIONAL CONFERENCE : Late Romanesque Sculpture in European Cathedrals. Sceneries, Narratives, and Materiality (Tarragona - Spain)
    November 18-20, 2015
    Plus d’informations ici


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  • Romance Geographies and Geographic Literacies

    Christine DUCOURTIEUX, 8 septembre 2015

    Romance Geographies and Geographic Literacies : Theoretical and Practical Concerns in Mapping Medieval Texts [Roundtable]
    51st International Congress in Medieval Studies, Kalamazoo, Michigan (May 12-15, 2016)
    Organizer : John A. Geck (Department of English Memorial University)

    The related subjects of mapping and geocriticism in medieval studies have been growing in popularity, and mapping literary spaces has become an increasing area of interest for literary specialists. Place and space figure largely in much of medieval literature, and this is particularly true for medieval romance, wherein romance protagonists often undertake wide-ranging journeys across much of the known world.
    However, in exploring the use of space and place in medieval texts, scholars engaged in small- or large-scale mapping projects find themselves facing a number of concerns. On the theoretical level, we must ask what these exotic place names mean, for instance, to a thirteenth-century English readership. Do "Lettow" or "Arabe" correspond in any useful way with the lands we now understand as "Lithuania" or "Arabia" ? Can we map this medieval sense of place on or over our modern, Cartesian-derived, projection of the world ? Do modern maps possess a more specifically-delineated scope and purpose (to reflect physical space) than their medieval counterparts ? How do medieval maps represent conceptual units such as "nation"/people, city/citizenry, or Christendom/Christians ?
    These theoretical questions ought to be addressed before any researcher considers practical concerns, such as how this data should be presented. Is a single, static map sufficient, or is a more functional, but also more complex solution such as a Geographic Information System (GIS) application suitable ? How transferable is this collected geographic data for other scholar’s uses ? Is the end result ultimately useful for publishable research or classroom pedagogy ?
    This session seeks presenters from the diverse but interrelated fields of Digital Humanities GIS and medieval literature to talk across disciplinary boundaries and arrive at some possible answers to both theoretical and practical issues in mapping projects.

    Please submit abstracts of 300 words or less, and a Participation Information Form (available here : MailScanner soupçonne le lien suivant d’être une tentative de fraude de la part de "urldefense.proofpoint.com" http://wmich.edu/medieval/congress/submissions/index.html#PIF) to John A. Geck (john.geck@utoronto.ca orjgeck@mun.ca).

    Deadline : September 15th 2015


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  • Humanisme en islam

    Rémy CORDONNIER, 1er septembre 2015

    Le colloque « humanisme en islam » se propose de rouvrir le débat sur la raison dans l’islam au sens large du terme, et ceci selon deux axes : d’un côté l’histoire de la pensée islamique dans ses relations avec les textes fondateurs ; de l’autre une approche philosophico-théologique de l’humanisme en islam. Les communications pourront avoir comme sujets l’interprétation des textes par le croyant, ou par la communauté savante (ulema’s, philosophes, scientifiques), la « raison islamique », ou encore les différents mouvements de renaissance (au sens large du terme, et au sens restreint, lié à l’humanisme en Occident), les développements récents de la pensée critique. La perspective englobante du colloque étant celle de l’étude des faits religieux, in casu, du fait islamique d’un point de vue laïque, universitaire et indépendant.

    Lien vers l’intégralité de l’annonce


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  • Colloque international « Medieval Europe in Motion »

    Christine DUCOURTIEUX, 27 août 2015

    Troisième édition du Colloque international « Medieval Europe in Motion » sur le thème suivant :« Circulations juridiques et pratiques artistiques, intellectuelles et culturelles en Europe au Moyen Âge (XIIIe - XVe siècle) ».

    Le Colloque, organisé par IEM ((Instituto de Estudos Medievais | FCSH/UNL) de l’Universidade Nova de Lisbonne, se tiendra à Lisbonne du 25 au 27 février 2016.

    Texte de l’appel à contribution sur le site de l’IEM


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  • Call for contribution – IMC Leeds 2016

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 19 août 2015

    Call for contribution – IMC Leeds 2016