Ménestrel

Médiévistes sur le net : sources, travaux et références en ligne

Accueil > Actualités des médiévistes > Appels à contributions > La mer Noire comme espace littéraire et culturel (II) : Peuples et (...)

Appels à contributions

  • "Créer. Créateurs, créations, créatures au Moyen Âge"

    Rémy CORDONNIER, 7 décembre 2014

    Appel à contribution pour la journée d’études de Questes qui se tiendra les 5 et 6 juin 2015 et qui a pour thème "Créer. Créateurs, créations, créatures au Moyen Âge".


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  • Circulations et échanges en Europe (XIe - XVIIe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2014

    Appel à contribution pour la journée thématique et interdisciplinaire intitulée : Circulations et échanges en Europe (XIe - XVIIe siècles), organisée par les doctorants du Centre Supérieur de la Renaissance de Tours.


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  • Graphé 2018 : l’ange Gabriel, interprète et messager

    Rémy CORDONNIER, 17 juillet 2017

    Jeudi 22 et vendredi 23 mars 2018
    Université d’Artois, pôle d’Arras

    Le colloque annuel Graphè portera en 2018 sur l’ange Gabriel, présent à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testaments mais aussi dans les écrits apocryphes et les autres traditions monothéistes.

    L’ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et les hommes. Ni révolté, ni déchu, il parle et agit au nom de Dieu dans la Bible et constitue une forme implicite de théophanie. Les anges sont dits nombreux dans les Écritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel (« Homme de Dieu » ou « Dieu s’est montré fort », selon des significations controversées) apparaît d’abord comme un interprète dans le Premier Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Évangiles, il se fait messager et apprend au prêtre Zacharie qu’Élisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu’elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). La prière de l’Ave Maria emprunte ses premiers mots à cette intervention. La mission de Gabriel est fondée sur la parole. Il est « le messager des bonnes nouvelles ». Les commentateurs postérieurs identifieront ainsi tel ou tel ange resté anonyme à Gabriel.
    Plus tard, au sein d’une subtile hiérarchie, il sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le Livre d’Hénoch lui attribue plusieurs fonctions. Dans l’épisode du chêne de Mambré, l’exégèse juive assimile Gabriel à l’un des trois anges qui rendent visite à Abraham. Il a pour tâche de prévenir de la destruction de Sodome. D’après le Talmud, il est aussi l’ange qui annonce la naissance de Samson à sa mère. La fête orthodoxe de l’Axion Esti commémore la révélation par Gabriel de l’hymne éponyme en l’honneur de la Vierge. Dans l’Islam, Jibril transmet le Coran au Prophète durant la nuit du Destin (sourate II,97-98). Et Calvin affirme que les interventions de Gabriel attestent l’assistance divine.
    Figure spirituelle mais créature de Dieu, l’ange prend forme corporelle dans l’iconographie d’hier et d’aujourd’hui. En particulier dans la scène de l’Annonciation, les représentations de Gabriel sont multiples, qu’il s’agisse de son attitude ou de son vêtement, de ses ailes et du lys qu’il apporte souvent à la Vierge ou de la baguette des ostiaires qu’il tient dans la main.
    _Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que l’(arch)ange Gabriel, interprète et messager, a suscitées dans la culture occidentale au fil des siècles. Perçu de manière symbolique, cher à la piété populaire ou laïcisé dans les approches modernes, Gabriel est une figure récurrente de notre mémoire collective.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2017 à 
     : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr


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  • Journée d’étude destinée aux jeunes chercheurs autour des Humanités numériques : Enjeux méthodologiques et pratiques du développement des outils numériques pour l’étude des sociétés antiques et médiévales

    Rémy CORDONNIER, 26 janvier 2015 | 23 janvier 2015

    Janua, l’association des étudiants du CESCM et d’HeRMA (Université de Poitiers) organisera le 2 avril prochain une journée d’étude destinée aux jeunes chercheurs (étudiants en master recherche, doctorants, docteurs ayant soutenu depuis moins de trois ans) autour des Humanités numériques : Enjeux méthodologiques et pratiques du développement des outils numériques pour l’étude des sociétés antiques et médiévales.

    Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antiques et médiévales peut faire une proposition de communication. Les contributions réalisées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua. Les propositions de communication peuvent être rédigées en français ou anglais et sont à envoyer à l’adresse association.janua@gmail.com sous la forme d’un résumé/abstract d’environ 250 caractères avant le vendredi 6 février 2015 (inclus) ; elles doivent être accompagnées d’un curriculum vitae.


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  • Mettre la ville en atlas : ambitions, productions et pratiques de l’Antiquité à nos jours – Congrès de la Société Française d’Histoire Urbaine

    Christophe MASSON, 18 septembre 2019

    Bordeaux, 16-17 janvier 2020
    Organisation : Ézéchiel Jean-Courret, Sandrine Lavaud, Sylvain Schoonbaert, avec le soutien de l’Université Bordeaux Montaigne, d’Ausonius, de la Ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole.

    Argumentaire

    Convaincue de la pertinence de l’approche géohistorique pour interroger le fait urbain, la SFHU souhaite consacrer son prochain congrès, en 2020, à la place et aux rôles de la ville dans les productions d’atlas. Au sens commun, l’atlas est un recueil qui combine productions cartographiques et commentaires textuels dans une perspective universelle. Néanmoins, c’est dans une acception polysémique du terme que cet appel à communications entend interroger les ambitions, les productions et les pratiques de ce mode singulier de représentation, de ses origines à nos jours. Atlas, Description, Cosmographie et Miroir universel, Table, Théâtre, Recueil, sans oublier Uranographie, Neptune et autres Portulans…, la grande variété des appellations souligne celle, sur la longue durée, des productions, dont la ville est une composante ou un sujet central. Toutes ces sommes sont conçues sur l’articulation d’une collection de cartes et de descriptions textuelles et combinent l’expérience (le voir et le vu de l’image géographique) et la connaissance (le savoir du dit et de l’écrit, du connu et de l’inconnu), à la façon d’un « essai » au sens montaignien du terme. Dans sa forme originelle, la vocation globalisante, voire encyclopédique, des atlas touche aux relations entre le raisonnement à l’origine de leur mise en œuvre et la forme qu’ils adoptent. La finalité première et intrinsèque, même inavouée ou rarement accomplie, est d’ouvrir à une démarche comparative car il s’agit de donner sens à l’hétérogénéité du monde ou à une région de savoirs et d’en proposer une mise en ordre par le recensement, la terminologie et la sémiologie. Le sérieux d’un atlas se mesure ainsi à l’importance des nomenclatures qui en font un fichier des lieux ; il peut alors passer pour un « chef-d’œuvre » d’érudition, le summum d’un savoir-faire et des compétences de ses producteurs.

    Si l’atlas a vocation à penser l’universel, la ville en est un objet géographique majeur, qu’elle soit point-repère, vecteur de normes, marque d’appropriation, de définition et de contrôle du monde connu. Corrélativement, les espaces ruraux n’apparaissent souvent qu’en négatif, comme soumis à un centre, la plupart du temps, une ville relais du pouvoir central dans l’aménagement et la gestion du territoire. Cette dernière thématique questionne la notion même d’atlas et pourrait l’élargir à d’autres sources documentaires qui se jouent de l’articulation entre représentations géographiques et textes : atlas fonciers et fiscaux (terriers/ plans-terriers, cadastres…), comme encore atlas servant à la planification et à l’aménagement urbain (plans d’embellissement, d’alignement, d’aménagement, d’occupation des sols, SCOT, PADD, PLU ; plans vert ou bleu, plans lumière, chartes d’aménagement, plans de rénovation urbaine…). Ces « produits dérivés », en forte augmentation, se nourrissent de la profusion actuelle des outils et des données numériques, néanmoins, ceux-ci ne suffisent pas à faire atlas, de sorte qu’on exclura de l’analyse ce qui relève de la construction des sources et des métadonnées, sans leur mise en discours. En revanche, le renouvellement des approches, sur des thématiques tant matérielles qu’immatérielles, montre le succès du genre et doit trouver toute sa place dans la réflexion.

    Objet des cartographes, outil de compréhension de l’œkoumène dont l’urbs est la manifestation civilisationnelle majeure, l’atlas fait intervenir des connexions disciplinaires, particulièrement et dès l’origine celles de la géographie et de l’histoire ; encore mal ajusté dans les premières productions, ce jeu de regards génère une image géographique souvent plaquée à une histoire descriptive et encore enchantée de merveilles, avant que ces disciplines ne fusionnent, à partir du XIXe siècle, dans la géographie historique puis, à partir des Annales, dans la géohistoire de Fernand Braudel ou de Charles Higounet ou encore plus récemment dans l’archéogéographie. Alors que la première se mettait au service du pouvoir central et d’une lecture administrative et militaire de l’espace, les suivantes ne sont plus serves et développent une pensée scientifique apte à restituer la fabrique urbaine dans la dialectique espace / société.

    Pourquoi et comment mettre la ville en atlas ? Quelle est l’efficience de l’outil dans l’approche géohistorique de la ville ?
    Quels sont les rôles de la ville dans la production des atlas ? Quelles sont ses caractéristiques de représentation et ses singularités au regard des autres objets géographiques ? Quelle est sa place parmi les acteurs commanditaires ? Quels raisonnements président au choix des producteurs ? Quelles normes de la sémiologie et des discours pour quelles représentations et projections de la ville ?
    Quels enjeux sous-tendent les relations disciplinaires dans la fabrication d’atlas urbains ? Comment s’articulent (ou pas) les approches géohistoriques et urbanistiques ? Comment les atlas entrent-ils dans la constitution d’un savoir historique sur la ville et la fabrique urbaine ? Pour quelles réceptions et utilisations ?
    La SFHU, soutenue par l’Université Bordeaux Montaigne et l’UMR 5607 Ausonius, la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole, au sein de la Direction générale de la valorisation des territoires, lance cet appel à communications dans une approche essentiellement pluridisciplinaire et internationale, ouverte à toutes les périodes historiques et à tous les champs géographiques, pour un congrès qui se tiendra les 16 et 17 janvier 2020 à l’Université Bordeaux Montaigne et à la Cité municipale de Bordeaux. Les interventions dureront 20 mn.
    Les propositions de communication, en français ou en anglais, comporteront un titre et un résumé d’environ 1500 signes, ainsi que les coordonnées de l’intervenant (nom, prénom, fonction et rattachement institutionnel, courriel, adresse postale). Elles devront être adressées avant le 26 octobre 2019 à : bourillon@u-pec.fr, laurent.coudroydelille@wanadoo.fr et sschoonbaert@bordeaux-metropole.fr.

    Informations et programme prévisionnel.


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  • Mudanças e Continuidades

    Christine DUCOURTIEUX, 31 janvier 2017

    « Mudanças e Continuidades » / Changements et Continuités. Histoire globale, Culture visuelle et Itinérances

    Le Workshop est organisé par l’Instituto de Estudos Medievais (IEM), le Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar (CHAM), l’ Instituto de História Contemporânea (IHC) et l’Instituto de História da Arte (IHA) de l’Universidade Nova de Lisboa.
    Il se tiendra à Lisbonne du 14 au 16 septembre 2017 à la Faculdade de Ciências Sociais e Humanas - Universidade Nova de Lisboa.
    Appel à contributions :

    Comité scientifique :
    - Alice Cunha (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - André Evangelista Marques (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Cátia Henriques Mourão Rodrigues (Instituto de História da Arte, FCSH/NOVA)
    - Foteini Vlachou (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - Javier Luis Álvarez Santos (Univ. La Laguna-CHAM)
    - Jeremy Roe (Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar, FCSH/NOVA)
    - Maria Alessandra Bilotta (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Miguel Ángel Hernández Navarro (Universidad de Murcia)
    - Pilar Díez del Corral (Technische Universität Berlin)

    Comité d’organisation :
    - Francisco José Díaz Marcilla (IEM)
    - Francisco Zamora Rodríguez (CHAM)
    - Jorge Tomás García (IHA)
    - Yvette Santos (IHC)


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  • Rappel : Charlemagne après Charlemagne

    Christine DUCOURTIEUX, 12 mai 2015 | 9 décembre 2013

    11e symposium annuel de la Société Internationale des Médiévistes - Paris

    Appel à communications

    Lieu : Paris, France
    Dates : jeudi 26 - samedi 28 juin 2014
    Invités d’honneur : Dominique Boutet

    Date limite d’envoi des propositions : 10 février 2014

    La Société Internationale des Médiévistes de Paris (IMS-Paris) sollicite l’envoi de communications et de thèmes de sessions pour son Symposium de 2014 portant sur « Charlemagne après Charlemagne ».

    IMS-Paris Prix pour doctorants
    La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e).
    Le dossier de candidature comprendra :
    1) la proposition de communication,
    2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),
    3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

    Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 euros pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 euros depuis l’étranger) lui sera versée lors du Symposium.


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  • revue Hybrides dont le premier numéro est prévu pour décembre 2014

    Rémy CORDONNIER, 30 juin 2014

    Espace perçu, espace vécu, espace rêvé. L’art d’appréhender l’espace
    Appel à contribution

    Au-delà d’une appréhension purement cartésienne, l’espace demeure une réalité sensible d’autant plus complexe qu’elle implique de nombreuses qualités du perçu caractéristiques de la psychologie humaine. L’approche géographique de l’espace est, de longue date, ouverte à des valeurs psychosociologiques intrinsèques, attentive à la manière dont l’espace est physiquement occupé, pratiquement vécu, cognitivement représenté, sensiblement perçu... L’espace est appréhendé en tant que territoire en lien avec les peuples qui l’habitent, eux-mêmes structurés en fonction de liens régissant l’ensemble de leurs rapports au monde, aux autres et aux objets. Mais l’espace ne se réduit pas à une question de spatialité, de société, de culture, de politique, une interrogation propre à la géographie culturelle. Conçu ou vécu, il est appréhendé par bien d’autres disciplines scientifiques.
    Eu égard à l’essor des technologies numériques et des systèmes de géolocalisation par satellite, c’est notamment l’organisation et les structures relationnelles relatives à l’espace qui sont reconfigurées en même temps que les capacités perceptives et cognitives de l’homme sont augmentées - en témoignent notamment les élans cartographiques tels que Open Street Map, Google Maps, Mappy. L’espace, toujours objet pluridisciplinaire, se présente en tant qu’entité multiple ; quand espace physique et espace numérique sont constitutifs d’élans réflexifs variés qui tendent à redéfinir l’espace contemporain et aident à redéfinir les frontières entre le réel et l’imaginaire.
    Faisant suite à la journée d’étude « Espace perçu, espace vécu, espace rêvé. L’art d’appréhender l’espace », organisée le 25 mars 2014 à l’Université de Valenciennes, les contributions attendues viseront à explorer quelques unes des perspectives évoquées plus haut, en faisant se confronter plusieurs disciplines. Ainsi l’objectif est-il de créer ici un panorama de ce que l’espace recèle de réflexions et théories, de la géographie à la psychologie en passant par l’architecture et les arts, afin de définir ensemble la manière dont la notion d’espace a et continue d’évoluer.
    Ce dossier de la revue Hybrides proposera de rassembler des travaux de recherche pouvant s’appuyer sur des études de cas ou des bilans d’expériences pratiques autour des thématiques suivantes :
    - Espace, ville, territoire et représentation
    - Espace, composition, médium et média
    - Espace, peinture, arts plastiques et photographie
    - Espace, scène, cinéma et performance

    Pour obtenir les consignes de présentation, les auteurs sont invités à s’adresser à Mei Menassel (menassel.mei@hotmail.fr) et Eulalie Pierquin (eulalie.pierquin@gmail.com).

    Calendrier :

    Soumission des articles complets : Septembre 2014
    Retour des évaluations : Octobre 2014
    Article révisé : Novembre 2014
    Publication : Décembre 2014


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  • "From Heraclius to Urban II : Trends and Themes in Medieval Christian Holy War

    Rémy CORDONNIER, 26 janvier 2015 | 23 janvier 2015

    Workshop organisé à Cambridge sur le thème "From Heraclius to Urban II : Trends and Themes in Medieval Christian Holy War",

    Si le papier proposé venait à être sélectionné pour présentation, l’Université de Cambridge prendrait en charge votre transport et votre logement.


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  • "Lordship, Power, and Authority"

    Rémy CORDONNIER, 14 décembre 2013

    Seigneurie, the Society for the Study of Lordship in the Middle Ages, is seeking submissions for a sponsored session at St. Louis University’s Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies (June 16-18, 2014). Please send your submission for the panel "Lordship, Power, and Authority" to Katie Sjursen (ksjurse@siue.edu) by Dec. 30.

    The concepts of “power” and “authority” have long interested historians and other social scientists, and medievalists are no exception. Recent works on how these concepts intersect with medieval lordship demonstrate scholars’ continued interest in discovering how medieval society understood them. For example, Thomas Bisson’s 2010 monograph The Crisis of the Twelfth Century explained that medieval society recognized a spectrum of powers and argued that the degree to which an individual could exercise power depended on his (or her) own particular abilities and situation. For her part, in her studies of twelfth-century countesses, Erin Jordan has called for a return to the careful distinction between power, as the ability to compel others to do things, and authority, as the legitimate right to do things. This panel seeks to explore these concepts as they related to medieval lordship. Papers might explore the expression, uses, definitions, and transmission of power or authority ; modes and routes of access to power and authority ; the matrices of power and authority ; and more.


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  • "Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge"

    Rémy CORDONNIER, 9 février 2014

    L’association Studium (des doctorant(e)s et jeunes chercheurs en philosophie médiévale) organise le mercredi 14 mai 2014 une journée d’étude sur le thème : "Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge"

    Peut-on parler de science médiévale ? Loin de mettre en question l’existence effective de sciences plurielles au Moyen Âge, le thème de la journée d’étude des jeunes chercheurs en philosophie médiévale propose d’investir un double champ problématique. Tout d’abord, la question de la science interroge le critère de scientificité et la méthode propre aux sciences médiévales (mathématiques, physique, astrologie, alchimie, astronomie, etc.), et leurs limites intrinsèques. Elle invite également à suivre la constitution historique et le progrès des sciences au Moyen Âge, entre transmission culturelle et ruptures innovantes.

    Ensuite, la science pose le problème de sa difficile unité : s’agit-il de la disposition psychique du sujet connaissant qui pense droitement, ou plutôt de l’architecture du savoir que le cursus des Universités tend à reproduire ?

    Enfin, à supposer que cette science unificatrice existe, doit-elle être comprise comme la synthèse qui totalise tous les savoirs particuliers ou comme une science rectrice qui ordonne les divers domaines de connaissance, tout en les dépassant. Mais surtout, quelle est cette science recherchée : la logique, la métaphysique ou la théologie ?

    Le second enjeu de ces journées est de repenser l’articulation entre science et sagesse, théorie et pratique dans la pensée médiévale. Comment s’ordonnent la vérité et le bien, autrement dit le connaître et l’agir ? L’éthique, qui s’institue progressivement en science de la vertu, peut-elle conduire au bonheur ? En effet, la pluralité irréductible des modalités concrètes de la vie morale, qu’offre le Moyen Âge, met quelque peu en difficulté l’idée d’une réalisation univoque et homogène de la sagesse.

    In fine, c’est la philosophie au Moyen Âge, recherche de la vérité et quête de la sagesse, que met en questions « Science, savoirs, sagesses au Moyen Âge ».

    Organisation : Elisabeth Boncour (LEM), Delphine Carron (CRH, EHESS), Véronique Decaix (CESR) et Sophie Serra (Paris IV Sorbonne), pour Studium

    Modalités de candidature :

    − Date limite d’envoi des propositions de communication : 1er mars 2014, par mail à l’adresse de l’Association : studium.paris@live.com.

    − Nous vous prions de joindre 2 documents séparés dans votre courrier électronique : un premier anonymé avec le titre de la communication et résumé de 3000 signes maximum (pour une présentation de 20 minutes), un second avec titre de la communication, nom et prénom du candidat, adresse email, structure de rattachement, évaluation des frais de déplacement.

    − Sans accusé de réception de notre part, n’hésitez pas à nous le signaler.

    − Une réponse vous sera communiquée avant le 30 mars 2014.


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  • "Sources et archives". Journées de l’Ecole Doctorale 558 "Histoire, Patrimoine, Mémoire, Langage"

    Christophe MASSON, 20 décembre 2019

    L’école doctorale "Histoire, Mémoire, Patrimoine, Langage", née en 2012 de la fusion d’une partie des ED 350 (Rouen) et 68 (Caen-Le Havre), regroupe 13 unités de recherche et 400 doctorants de disciplines variées : histoire, archéologie, philosophie, épistémologie, lettres modernes, arts du spectacle, langues, littératures et civilisations étrangères, linguistique ou encore sciences du langage. Forte de cette pluridisciplinarité, l’ED 558, placée sous la direction d’Alexandra Merle (ERLIS), propose cette année deux journées d’échange – qui se tiendront à Caen et à Rouen – afin de réunir ses jeunes chercheurs autour de la thématique “Sources et archives”.

    Ces journées s’offrent comme un espace de réflexion et de discussion dans lequel les jeunes chercheurs en SHS sont invités à interroger les méthodologies de recherche qu’ils emploient à l’heure de recueillir et d’exploiter leurs sources. Étapes indispensables de la démarche scientifique, aussi exaltantes que frustrantes, la collecte et l’exploitation des données constituent un défi face auquel s’élaborent de nombreuses stratégies. La pluralité des disciplines susmentionnées promet un riche dialogue méthodologique qui permettra de confronter les freins et leviers spécifiques à chacune et de mettre en évidence des points de convergence.

    L’objectif est de créer un rendez-vous annuel pérenne pour promouvoir les avancées de l’ED et cultiver les contacts entre ses différentes unités de recherche, ainsi qu’avec des ED partenaires. Cet appel à communications s’adresse donc aux jeunes chercheurs de l’ED 558 (du master au post-doctorat) mais aussi à des membres d’autres ED ayant été confronté à l’étude des méthodologies de la recherche en SHS.

    Axes thématiques

    Chacun est invité à proposer une communication à partir de ses travaux de recherche, suivant l’un ou plusieurs des six axes thématiques exposés ci-dessous :

    Diversité des sources : nature et méthode
    Quelle typologie traditionnelle de sources est propre à chaque discipline ? Comment les différentes disciplines travaillent-elles leur documentation ? Selon les spécificités inhérentes à chaque discipline, quel est le rapport individuel du jeune chercheur à l’archive et à la source ?

    Sources primaires et sources secondaires : une négociation constante
    En quoi les catégories de sources primaires et sources secondaires peuvent-elles se recouper et, dans le cadre d’une abondance de sources, que privilégier ? Quel regard critique impliquent-elles respectivement et quelles difficultés posent-elles ? En quoi une source a priori secondaire peut-elle devenir un objet d’étude à elle seule ? Comment identifier et définir les différents types de sources ?

    Entre absence et abondance de sources : situations disciplinaires et points de vue comparés sur sources éditées et inédites
    En fonction des disciplines et des périodes d’étude, quels problèmes surgissent à l’heure d’identifier, puis d’exploiter les sources (sources lacunaires, abondance d’informations, ...) ? Quelles solutions peuvent alors être envisagées ? Quelle posture adopter face à l’inédit ? Comment penser nouvellement un objet d’étude abondamment traité par la recherche ? Comment aborder un sujet totalement nouveau du point de vue des sources à traiter ? Quels sont les problèmes inhérents à la datation des sources et à leur pérennité, notamment dans le cas de sources orales et de sources numériques impliquant des enjeux de stockage des données ?

    Interdisciplinarité et spécificité des sources : croiser les expertises pour s’approprier un corpus
    Comment envisager l’interdisciplinarité en tant que nouvelle modalité privilégiée dans le travail de recherche ? Comment permet-elle d’élargir les types de sources et les méthodes lors de la collecte des données et de l’exploitation de ces données ? Quels avantages fournit l’interdisciplinarité ? Quels écueils faut-il éviter ? Comment un jeune chercheur peut emprunter une ou des démarches en dehors de sa discipline, créant ainsi une interdisciplinarité propre à nourrir son approche individuelle mais aussi la méthodologie de sa propre discipline ?

    Échecs et succès d’accès aux sources : accéder et rendre accessible les sources
    Quels accès aux sources se présentent aux jeunes chercheurs en SHS à l’heure actuelle ? Quelles problématiques d’exploitation et de publication soulève la consultation de sources issues d’archives privées ? Des sources consultables de façon matérielle aux sources en ligne, quelles différences méthodologiques entraîne la diversité des supports ? Comment appréhender le libre-accès aux sources et utiliser des plate-formes comme HAL ? Comment s’approprier et utiliser efficacement les bibliothèques en ligne ou les sites de récolement de sources ? Comment les jeunes chercheurs en SHS peuvent-ils exploiter les nouveaux outils bibliographiques pour communiquer leurs sources de façon normée et faciliter leur consultation ?

    Démarches de jeunes chercheurs en SHS : des questions aux sources ou des sources aux questions ?
    Comment une réflexion autour de “sources et archives” permet-elle d’envisager la distance entre le chercheur et son sujet de recherche, notamment dans le contexte d’une dématérialisation croissante des contenus ? En quoi le rapport aux sources et aux archives façonne-t-il la réflexion scientifique et méthodologique des jeunes chercheurs actuels ? Quelle place occupent les sources dans le parcours du chercheur, et comment accommoder la réflexion avec le moment de découverte - attendue ou non - des sources ?

    Types et formats des communications

    Chaque intervenant disposera de 20 minutes d’exposé oral pour sa communication. Les propositions de communication doivent être soumises au format PDF avant le 10 février 2020 sous la forme d’un texte de présentation de la communication de 2000 signes (espaces inclus). Il sera accompagné d’une présentation personnelle de 300 signes (espaces inclus) où seront indiqués nom et prénom, unité de recherche et école doctorale de rattachement (département pour les étudiants de master), fonctions assurées au sein de celles-ci ainsi que le ou les axes thématiques auxquels se rapporte la communication proposée dans le cadre des journées “Sources et archives”.

    Modalités de soumission des propositions de communication

    Adresse mail de contact : journeesed558@gmail.com

    Clôture de l’appel : 10 février 2020

    Réponse aux auteurs : 29 février 2020

    Clôture de l’envoi des communications définitives : 17 mai 2020

    Informations pratiques

    Dates : le 27 mai 2020 à Caen (9h30-18h), la semaine du 15 juin à Rouen (date à préciser)
    Lieux : Amphithéâtre de la MRSH (campus 1 de l’université de Caen Normandie) et à l’université de Rouen (salle de conférences de la MDU)

    Comité organisateur

    Victor Barabino, CRAHAM (Caen)
    Côme Barbaray, GRHIS (Rouen)
    Samantha Caretti, LASLAR (Caen)
    Léa Chevalier, LASLAR (Caen)
    Christophe Denis, ERIAC (Rouen)
    Marion Duchesne, ERLIS (Caen)
    Orlane Drux, CEREDI (Rouen)
    Victor Faingnaert, HISTEME (Caen)
    Charlotte-Isabelle Le Ridée, HISTEME (Caen)
    Yohan Marc, GRHIS (Rouen)

    Coordinateurs

    Pour Caen : victor.barabino@unicaen.fr
    Pour Rouen : come.barbaray@hotmail.com


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  • "Texte et image au Moyen Âge. Nouvelles perspectives critiques"

    Rémy CORDONNIER, 4 janvier 2016

    Appel à contribution pour le numéro 38 de la revue Perspectives médiévales, qui portera sur "Texte et image au Moyen Âge. Nouvelles perspectives critiques"
    _ Les propositions d’article (avant-projet d’une page avec bibliographie) sont à adresser conjointement à Sébastien Douchet (sebastien.douchet@gmail.com) et à Maud Pérez-Simon (msimon@univ-paris3.fr) avant le 15 février 2015.

    Le calendrier est le suivant :
    Jusqu’au 15 février 2016 : remise du projet.
    15 mars 2016 : avis du comité scientifique de la revue.
    1er septembre 2016 : remise de l’article qui sera soumis au comité scientifique pour correction.
    1er décembre 2016 : remise de la version définitive de l’article.
    15 janvier 2017 : publication du numéro en ligne (peme.revues.org).


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  • 11th Complutense Congress on Medieval Art Painted on the wall

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 20 June 2017

    11th Complutense Congress on Medieval Art
    Painted on the wall: The wall asa visual panel in the Middle Ages
    7th and 8th November 2017 - Madrid (Spain)
    ¡New Papers Deadline: 25th june!

    Basic information
    The 11th Complutese Congress on Medieval Art aims to think about the visual function of medieval painted walls, taking into account that they were probably the best mass media in their context. It will be paid attention to the following topics: iconography, techniques, forms and expressive resources, socio-cultural context, preservation, and museum exhibition system. There will be six sessions, any of them with invited conferences and a selection of communications received thanks to the open call-for-papers:
    - Session I: A multidisciplinary approach to medieval wall painting
    Invited Conference of Prof. Fernando Gutiérrez Baños (Univ. Valladolid)
    - Session II: Territory and medieval wall painting: centre and periphery
    Invited Conferences of Prof. Jerrilynn Dodds (Sarah Lawrence College) and Dr. Carmen Rallo (General Office of Museums of the Nation in Spain)
    - Session III: Function and meaning of the wall painting
    Invited Conferences of Prof. Simone Piazza (Univ. Paul Valéry, Montpelier III) and of Dr. José Miguel Lorenzo Arribas (Scholl of Cultural Heritage in Spain)
    - Session IV: Techniques and colors in the preparations of the wall
    Invited Conference of Prof. Rafael Ruiz Alonso (Royal Academy of History and Art of Saint Quirce)
    - Session V: Wall as an occasional support of other artistic techniques
    Invited Conference of Prof. Roger Rosewell (Society of Antiquaries of London)
    - Session VI: Heritage: conservation, museums and virtualization of medieval wall painting
    Invited Conference of Prof. Jordi Camps (MNAC).

    More information: https://www.ucm.es/artemedieval/pintadoenlapared


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  • 1314, une Europe en crise ?

    Christine DUCOURTIEUX, 20 décembre 2013

    1314, une Europe en crise ?
    Regards sur la conjoncture politique européenne à la mort de Philippe le Bel

    Colloque organisé dans le cadre du GDR « Derniers Capétiens »
    à l’occasion du 700e anniversaire de la mort de Philippe le Bel
    Université Paris-Sorbonne, 2-4 octobre 2014

    Appel à communication

    Les propositions de communication sont à adresser avant le 15 février 2014 à Xavier Hélary et Olivier Canteaut.


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  • 140e congrès des Sociétés historiques et scientifiques

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2014

    Reims
    du 27 avril au 2 mai 2015
    Lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle - 20 rue de Contrai, Reims
    Sous la présidence de la section « Histoire et philologie des civilisations médiévales »
    du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
    Thème 1. Les signes d’appartenance
    Thème 2. Les acteurs de développement des réseaux A. Les intermédiaires B. L’information C. La technologie
    Thème 3. La forme des réseaux
    Thème 4. Réseaux formels et informels A. Les réseaux religieux et spirituels B. Les réseaux politiques C. Les réseaux économiques
    Thème 5. Réseaux, identités, mémoire A. Les diasporas B. La mémoire C. Le prosélytisme
    Thème 6. Pratiques des réseaux A. Dans l’espace B. Dans le temps
    Thème 7. Réseaux, clandestinité,subversion
    Colloque : « La France savante (du xvie siècle à nos jours) »
    1. La France savante : tradition et culture, xvie-xxe siècle
    2. Sciences et techniques en réseau dans la société
    3. Les érudits et leurs réseaux au xxie siècle
    Inscriptions
    http://www.cths.fr/co/details.php?sc=in
    CTHS – 110 rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07
    congres@cths.fr
    01 55 95 89 64
    Les propositions de communications parvenues sans résumé seront éliminées.
    Le résumé devra comprendre environ 1000 caractères (espaces comprises). Le résumé devra parvenir au CTHS par courrier électronique : congres@cths.fr ou sous forme de CD. Le résumé devra faire clairement état des sources exploitées par l’auteur.
    À envoyer au CTHS impérativement avant le 1er novembre 2014.


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  • 15e congrès de la société internationale des médiévistes de Paris : Vérité et fiction

    Rémy CORDONNIER, 2 octobre 2017 | 3 octobre 2017

    En 2016, dans le contexte des élections américaines et du référendum sur le Brexit, les dictionnaires d’Oxford ont choisi de consacrer comme mot de l’année, l’expression « post-vérité ». Cette dernière visait à souligner la tendance des faits objectifs à être moins influents dans les choix des individus que l’appel à leurs émotions, y compris lorsque celles-ci étaient suscitées par des « faits alternatifs ». Ce rapport à la vérité, au mensonge et à la fiction, qui se déconstruit sous nos yeux, est pourtant un héritage de longue date, que l’on peut faire remonter au Moyen Âge. C’est pourquoi, il nous paraît nécessaire de sonder selon différentes approches comment ce rapport à la vérité et à la fiction s’est construit et manifesté au cours du Moyen Âge.

    Un premier aspect concernera le nouveau rapport à la Vérité introduit par la réforme grégorienne. Au niveau philosophique et doctrinale, d’une part, l’idée de l’infaillibilité du Pape, « docteur de la vérité », est introduite par Grégoire VII, reprenant à son compte les paroles du Christ, disant qu’il était la vérité (via, veritas et vita). D’un point de vue liturgique et sacramentel, d’autre part, on pourra étudier la capacité de l’Église à imposer la doctrine de l’eucharistie comme transsubstantiation à la fois comme défi pour le sens commun et comme mystère pour l’entendement humain, et ce, malgré les démonstrations rationnelles les plus sophistiquées. Ici se noue en effet un rapport très particulier à la vérité, marqué par le recours à l’émotion et à une profonde dévotion, mais aussi par toute une construction intellectuelle rationnelle imposant la nécessité de l’acte de foi plutôt que celle de la vérification. Les communications pourront ainsi porter sur la manière dont la réforme grégorienne place la question de la Vérité au centre des exigences de la société : par la construction de cette « idéologie de la vérité », mais aussi et, surtout, par la mise en œuvre de dispositifs tels que la prédication - qui vient dire la vérité aux chrétiens - et la confession, qui introduit l’obligation à tout un chacun de dire la vérité pour le salut de son âme. On s’intéressera en particulier à la place et au rôle des fictions dans ces dispositifs (sermons, exempla, vita, etc.).

    Un deuxième angle pour aborder cette thématique se concentrera sur le langage, les discours et les formes narratives qui avaient pour fonction de produire des effets de vérité. On pourra ainsi s’interroger sur les rapports entre histoire et littérature et leur ambiguïté par rapport à la vérité. Pas plus que les Grecs n’ont cru à leurs mythes, les hommes du Moyen Âge ne confondaient l’histoire et la fiction. Cependant, les récits historiques fictionnalisés qui se développent au XIIe siècle se voyaient créditer une certaine véracité, parce qu’ils offraient une manière de décrypter l’ordre social comme le rappelle Jean de Salisbury lorsqu’il écrit que « même les mensonges des poètes servent la vérité [...] ». Les communications pourront ainsi explorer les rapports entre vérité et fiction à travers la question des genres historiques et littéraires (roman, épopée, etc.) et des effets de vérité qu’ils produisaient en donnant un cadre de pertinence à partir desquels il était possible de croire aux faits relatés. Le poids de ces fictions historico-littéraires face à ce que Paul Veyne appelle « la doctrine des choses actuelles » pourra également être pris en compte.
    Autres langages de vérité : le droit et la rhétorique qui viennent structurer le langage politique à partir du XIIe siècle. La rhétorique permet – entre autres – de contrôler le rapport entre l’auteur du texte et ses destinataires et de mettre en scène son statut de véridicité. On s’intéressera notamment à la manière dont la rhétorique associe étroitement la musique à la parole et utilise la métaphore comme moyen supplémentaire d’approcher la vérité. On pourra ainsi étudier la virtuosité des effets de vérité produit par le dictamen ou bien la quaestio scolastique, en tant que méthode permettant d’établir la vérité avec certitude, et la place de la fiction dans ces nouveaux langages politiques.

    Un troisième aspect de cette question pourra prendre en compte le rôle des artefacts dans la production de ces effets de vérité et leur recours à des fictions. Selon saint Augustin, l’image n’est pas la vérité, mais le moyen de faire appréhender le vrai. L’esthétique qui en découle vise ainsi à rendre concrète des abstractions par des représentations particulières et individualisées. À titre d’exemples, on peut citer la perspective comme instrument de vraisemblance ou la technique du liant à l’huile qui permet l’exactitude du détail, dans le portrait comme dans les autres genres, tout en hybridant cette image vraie avec des formes symbolistes héritées des périodes antérieures.
    Enfin dernier aspect des processus de véridiction qui auront une place dans ce colloque : la diffusion de l’enquête et le développement des procédures inquisitoires, en ce qu’elles illustrent un rapport nouveau à la vérité entretenu par les sociétés du Moyen Âge central. A partir du XIIe siècle, la généralisation de cette procédure, qui tend à marginaliser épreuves et ordalies, imposa la prestation du serment de vérité, mais surtout le témoignage ou bien l’aveu comme mode de preuve et comme moyen de connaître la vérité – vérité des actes authentifiés et des faits relatés lors de procès. On accordera un intérêt particulier aux usages et au statut des faits fictifs dans ces procédures inquisitoires, ainsi qu’à la manière dont les fictions sont démasquées à l’occasion de procès. La façon dont la participation des individus à l’enquête constitua tour à tour un instrument de légitimation du pouvoir laïc et ecclésiastique et un moyen de faire reconnaître leur propre vérité et interprétation des faits pourra également être explorée.

    Cette diversité des thématiques entend permettre la participation de chercheuses et de chercheurs aux formations et aux domaines d’expertise les plus variés : historiens, historiens de l’art et du droit, musicologues, philologues, littéraires, spécialistes des sciences auxiliaires (paléographes, épigraphistes, codicologues, numismates)… Comme c’est l’usage, l’IMS-Paris se concentre prioritairement sur l’espace de la France médiévale, sans exclusivité cependant. En réunissant des propositions aussi diverses, le colloque de l’IMS entend poser un nouveau regard sur la notion de Vérité et son articulation avec celle de Fiction, dans la culture médiévale.

    Les résumés de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes devront être envoyés à communications.ims.paris@gmail.com.

    La date de clôture des formulaires de dépôt en ligne des résumés est le 24 novembre 2017.

    Le processus de sélection de propositions sera effectué par un comité scientifique composé de Catherine Croizy-Naquet (Univ. Paris 3/CERAM), Marie Dejoux (Univ Paris 1/LAMOP), Lindsey Hansen (IMS) et Fanny Madeline (LAMOP/IMS) et Valerie Wilhite (Univ. of the Virigin Islands/IMS).

    Cette procédure, très compétitive, s’effectue en préservant l’anonymat des propositions.

    L’IMS-Paris fera connaître sa réponse par courriel dans le courant du mois de décembre. Les titres des communications retenues seront disponibles sur le site internet de l’IMS. Les auteurs dont les communications auront été sélectionnées prendront en charge leurs dépenses personnelles de voyage et leurs frais d’inscription au colloque (35 € par personne, 20 € pour les étudiants, gratuit pour les membres du LAMOP et du CERAM + frais d’adhésion à l’IMS-Paris 10 €).

    L’IMS-Paris est une association interdisciplinaire et bilingue (français-anglais) créée pour favoriser les échanges entre les médiévistes qui effectuent des recherches, travaillent ou étudient en France. Pour plus d’informations sur l’IMS et le calendrier des colloques des années passées, merci de consulter notre site internet : http://www.ims-paris.org et https://imsparis.hypotheses.org

    IMS-Paris Prix pour doctorants

    La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 17 novembre 2017 comprendra :

    1) la proposition de communication,

    2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),

    3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

    Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.


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  • 2015 meeting of the American Historical Association

    Rémy CORDONNIER, 12 janvier 2014

    The Medieval Academy of America invites proposals for panels at the 2015 meeting of the American Historical Association in New York City, January 2-5, 2015. Each year the Medieval Academy sponsors several sessions at this meeting that are likely to be of particular interest to MAA members and general interest to a broader audience.

    The deadline for submitting proposals for the AHA is February 15, 2014. Session descriptions submitted to the Medieval Academy’s AHA Program Committee by February 8 will be considered for Medieval Academy sponsorship. These descriptions should go to the committee chair, Daniel Hobbins (dhobbins@nd.edu) and include the following : session title, session abstract, paper titles, names and affiliations of organizer, presenters and (if relevant) respondent. Individual paper abstracts are requested but not required.

    SOME TIPS :

    * On Topics : While the theme of the 2015 AHA Meeting is History and the Other Disciplines, proposals actually do not need to address the stated theme. A well-conceived panel and a clear, concise description of how the proposed session advances historical knowledge are intrinsically important. Panels commemorating anniversaries, and using them to revisit important events and their interpretation, are particularly well received.

    * On Audience : Proposals that will attract an audience beyond specialists in medieval history are more likely to be accepted. Crossing chronological boundaries (e.g., ancient & medieval, medieval & early modern) or focusing on issues, methods or sources (e.g., gender, material culture, mapping/GIS) with wider historical constituencies are good strategies for success.

    * On Panel : Diversity is necessary on panels — not only in terms of identity, but also in terms of rank and institution.

    Guidelines for sessions and submitting proposals can be found on the AHA website here :
    http://www.historians.org/annual-meeting/submit-a-proposal/frequently-asked-questions-about-the-submission-of-proposals

    For the AHA Program Committee,

    Lisa Fagin Davis
    Acting Executive Director, Medieval Academy of America


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  • 22nd Biennial Symposium of the International Medieval Sermon Studies Society “Conversions and Life Passages through the Mirror of Medieval Preachers”

    Christophe MASSON, 4 juillet 2019

    Hospedería-Convento Santo Domingo in Caleruega (Spain)
    17 July to 21 July 2020

    Host
    Linda G. Jones, Vice-President of the IMSSS

    Organizing Committee :
    Linda G. Jones (Pompeu Fabra University)
    Bernard Hodel, O.P. (University of Fribourg)
    Oriol Catalán (Pompeu Fabra University)
    Adrienne Dupont-Hamy (Ph.D. Université Paris VII)

    The past few decades have witnessed an extraordinary boom in the scholarship on inter-religious conversion. The old dichotomous models that privileged either the inner, subjective, affective, or psychological experience of the individual convert or the social, institutional, or ritual aspects of religious conversion have given way to more nuanced approaches that recognize not only that narratives of the experiences of individual converts must be historically and socially contextualized, but also that they play ideological and symbolic roles within society (Szpiech, 2013). Ideally, sociological and biographical or psychological perspectives should be combined since no one approach or discipline alone suffices to comprehend fully the phenomenon of conversion (Jindra, 2014). Conversion studies scholars have increasingly moved toward introducing comparative and global perspectives, acknowledging that the processes, experiences, and contributing factors of conversion differ from one religion to another, change over time or in response to inter-religious interactions, and are inflected by other factors such as gender, ethnicity, or social status (Fox & Yisraeli, 2017 ; Jindra, 2014 ; Rambo & Fardahian, 2014 ; Kimber Buell, 2005 ; Hames, 1995). Traditional images of passive converts and of conversion as a sudden radical change have given way to considering the convert as an active agent, and conversion as a lengthy process (Rambo & Fardahian, 2014). Finally, new themes have emerged as foci of study : alongside inter-religious conversion, scholars are paying more attention to phenomena such as intra-religious conversion, the intensification of one’s own faith tradition, forms of resistance to religious conversion, “deconversion,” and conversion as a transition from one life passage to another—as opposed to one religious tradition to another.

    These advances and new perspectives in conversion studies call for a reconsideration of the role of preachers, preaching tools, and the content and impact of their sermons. The 2020 IMSSS Symposium seeks to contribute to the new trends in conversion studies by adopting a comparative approach exploring the various modalities of conversion, deconversion, and life passages in Christianity, Judaism, and Islam. We invite papers that explore medieval and early modern Jewish, Christian, or Muslim preaching and sermon literature relevant to conversion, as well as other texts reflecting preachers’ life choices in relation to existential conversion or passages from one identity or stage of life to another.

    Approaching these topics from the perspectives of Christian, Jewish, and Muslim preaching and of sermon literature from the medieval and early modern periods will allow us to illuminate and problematize the changing nature of conversion as an individual and a collective phenomenon. It will also shed light on the homiletic strategies different religious traditions employ to encourage or resist conversion.

    We invite papers on the following topics :
    - Preachers as agents of conversion or converts as preachers
    - Preaching and external conversion (i.e., from one religion to another or from a normative religion to a religion deemed heterodox or heretical)
    - Preaching and internal conversions (e.g., from a secular existence to a more profoundly religious one within one’s own religious culture ; from one group to another within the same religion [e.g., Catholicism to Protestantism ; Shi‘i to Sunni Islam or vice versa] ; from one religious order to another [e.g., from one monastic community to another, from a monastic community to a Mendicant order, or vice versa, etc.])
    - Preaching and rites of passage from one existential stage of life or social status to another (e.g., from the single to the married life, from childhood to adult manhood or womanhood, from life to death and the afterlife, etc.)
    - Preaching, homiletic tools, and strategies of conversion and proselytization
    - Preaching, homiletic tools, and strategies of resistance to conversion and proselytization, or as a motivator of “deconversion”
    - Reception of and reactions to conversion preaching and proselytization campaigns
    - Preaching, conversion, and gender (e.g., distinctions in conversion and proselytizing strategies when targeting men or women ; gendered responses to conversion preaching)

    The symposium will take place at the Hospedería-Convento Santo Domingo in Caleruega, Spain, the historic Dominican convent located at the birthplace of the founder of the Dominican Order, St. Dominic of Guzmán (d. 1221).

    Applicants are strongly encouraged to present papers in English or French. Papers delivered in Spanish must have an accompanying PowerPoint presentation in English or French. Please send a paper title, an abstract of 300 words, and an abbreviated CV in English, French, or Spanish to the Organizing Committee at imsss-2020@upf.edu by July 31, 2019. Applicants will be notified by November 15, 2019. A small number of bursaries will be available for students and young scholars. The Call will be published shortly.


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  • 25e Colloque international d’art roman

    Rémy CORDONNIER, 23 janvier 2015 | 15 janvier 2015

    LE LIVRE À L’ÉPOQUE ROMANE

    25e Colloque international d’art roman
    Issoire (Auvergne, Puy-de-Dôme)
    Halle aux grains
    16, 17, 18 octobre 2015

    Co-organisé par les associations Terres Romanes d’Auvergne, Archiclassique et le pôle Lecture – Arts - Patrimoine de la ville d’Issoire, avec le soutien de la municipalité et de l’Alliance Universitaire d’Auvergne, ce colloque sera placé sous le patronage de la Société Française d’Archéologie et de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand.


    ARGUMENTAIRE

    Les XIe et XIIe siècles témoignent en Occident d’un recours croissant à l’écrit sous toutes
    ses formes : on assiste d’abord à l’essor de l’écriture diplomatique (c’est la « révolution de
    l’écrit », étudiée par Michael Clanchy, 1979), à la multiplication des oeuvres théologiques, des
    chroniques, des oeuvres littéraires, etc… et à l’augmentation du nombre des copies
    manuscrites.
    Dans les dernières décennies, plusieurs études se sont penchées sur la question majeure de
    la culture écrite médiévale, selon des perspectives différentes. Au cours des années 1980, dans
    ses ouvrages sur les rapports entre oralité et écriture, l’anthropologue Jack Goody a étudié les
    impacts sociaux de l’accès à l’écrit. En partant des mêmes interrogations, mais en se
    focalisant sur les XIe et XIIe siècles, Brian Stock a mis en lumière le rôle de l’écrit comme
    dépositaire de la mémoire collective et catalyseur de groupes sociaux (textual communities).
    Ces travaux ont ouvert de fécondes pistes d’études, à l’origine d’un foisonnement de
    recherches sur la place de l’écriture dans les différents contextes médiévaux. Plus récemment,
    parallèlement à l’irruption du numérique, parfois perçue comme une menace pour les
    pratiques traditionnelles d’écriture et de lecture, l’objet livre a été redécouvert dans sa
    matérialité et sa morphologie : une véritable « archéologie du livre », attentive à tous les
    aspects matériels concernant la fabrication, l’usage, la conservation des livres, s’est alors
    développée.
    Dans la continuité de ces réflexions, le 25e colloque d’Issoire se propose de discuter la
    place du livre en Occident à l’époque romane. Au sein d’une démarche qui souhaiterait
    fortement privilégier les approches problématiques sans totalement exclure les études
    monographiques, plusieurs axes de recherche peuvent être envisagés :

    • Les conception, production et matérialité du livre

    Cette approche pourra inclure toutes les questions relatives à la réalisation du livre
    médiéval (organisation du scriptorium ou de l’atelier, pratique de la reliure, matériaux,
    techniques, couleurs, etc…) et aux aspects matériels du produit fini (organisation de
    l’espace du livre, réglures et mise en page, apparats graphiques, rapports entre les
    pages et leurs marges, etc.). La question des « mains », des rédacteurs et des copistes
    pourra être posée, comme celle des bibliothèques, des catalogues, de la circulation des
    livres. Cette première approche inclut donc à la fois des textes et des modèles
    iconographiques.

    • Les fonctions, utilisations et diffusion du livre

    Les relations complexes entre l’utilisateur du livre, le public auquel il s’adresse et ses
    contenus textuels, graphiques et iconographiques, devront faire l’objet d’une attention
    particulière, notamment pour une meilleur définition et distinction des cadres public /
    privé. L’objectif pourra être également de discuter les contextes et formes de
    consignation, de conservation et de transmission des textes, notamment antiques, mais
    aussi des prototypes iconographiques. La question de la diffusion devra être abordée,
    autour des copies et des variantes, de même que les interrogations sur les notions
    d’unicum, d’authenticité, d’actualisation. Ce dernier processus sera intéressant à
    considérer pour les miniatures dans la mesure où ce qui est donné à voir trouve
    souvent un écho dans la société médiévale contemporaine.

    • Le livre comme support de communication

    Un des enjeux sera de revenir sur la place du livre au sein des différents supports de
    communication médiévaux et d’interroger les rapports entre écriture et oralité. Le livre
    pourra ainsi être pensé comme « oralisé » ou au contraire comme outil de fixation
    d’une tradition orale, notamment à travers l’analyse de la littérature profane (chansons
    de geste, lyrique d’oc et d’oïl).

    • Le livre entre écriture et image

    Le livre pourra aussi être interrogé dans ses rapports à l’image, qu’il s’agisse des
    miniatures ou des images extérieures au livre. Les réflexions pourront porter sur le
    statut du livre illustré, sur ses utilisations, sur le sens de la présence des images à
    l’intérieur des livres, ainsi que sur les rapports de dépendance entre images, écriture et
    espace. À l’échelle du livre, les réflexions pourront porter sur l’emplacement des
    décors et leur rapport au texte, à travers les prismes de l’ornement, de l’illustration ou
    du discours parallèle plus ou moins autonome.

    • La symbolique du livre

    Cette dimension pourra être étudiée à partir de ses différentes dénominations (codex,
    opus, liber), de sa forme (par exemple en opposition au volumen, encore utilisé à
    l’époque romane dans certaines régions et pour certains usages), de ses matériaux
    (type de parchemin, matières utilisées pour les couvertures, etc.), ou encore de la
    représentation des livres dans les images médiévales.

    • La dimension spirituelle du livre

    Dans une société profondément chrétienne, le livre devra être considéré en tant
    qu’objet de dévotion, support de la vie spirituelle à travers les textes et les images
    qu’il contient. Devront également être considérés les rapports importants existant entre
    pratiques liturgiques et livres. Cette approche pourra être l’occasion de façon plus
    générale, d’évoquer la différence entre livre religieux et livre profane et d’interroger
    également les formes et fonctions des livres contenant des pièces musicales. L’étude
    du statut du livre au sein des spiritualités et pratiques juives et musulmanes devra être
    également prise en compte.

    • La dimension sociale du livre-objet

    Cet aspect pourra être considéré à travers l’usage des livres dans les différents
    contextes (monastique, aristocratique, urbain, etc...), leur circulation et leur impact sur
    la formation des groupes et des réseaux sociaux (que l’on pense par exemple à la
    circulation des rouleaux mortuaires entre les monastères, étudiée par Jean-Claude
    Schmitt), la conservation (ou la destruction) des livres, la constitution d’archives et de
    bibliothèques.

    • Le livre comme objet de rencontre entre les civilisations

    La question pourra être également posée à travers l’étude des échanges de livres entre
    l’Occident chrétien, la civilisation musulmane, l’Orient byzantin et les communautés
    juives présentes au sein de ces trois aires culturelles, sous l’angle des transferts de
    savoir, de la transmission de savoir-faire, des traductions, etc... Ceci offrira une
    perspective comparatiste et ouvrira à une histoire connectée de l’objet-livre, c’est-à-dire
    attentive à la manière dont il permet le contact et l’influence culturelle.

    MODALITÉS

    • Date limite d’envoi des propositions de communication : 15 mai 2015 (titre de la
    communication et résumé de 10 lignes maximum en français et en anglais).

    • Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : début juillet 2015.
    Vous recevrez aussitôt un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.

    • 16, 17 et 18 octobre 2015 : colloque et excursion.

    • 15 mai 2016 : date limite d’envoi des textes pour publication.
    Vos propositions de communication sont à retourner avant le 15 mai 2015 par mail à
    davbmorel@gmail.com et annieregond@gmail.com.

    Merci d’y préciser :

    • . Vos nom et prénom
    • . Profession / Structures de rattachement
    • . Adresses postale et email
    • . Titre et Résumé (Anglais/Français)
    • . Évaluation des frais de déplacement

    Comité scientifique :

    . Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Romanes
    d’Auvergne.

    . Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre
    d’art roman Georges-Duby d’Issoire.

    . Jean-Luc Fray, Professeur d’histoire médiévale de l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand – Centre
    d’Histoire Espaces et Cultures, Clermont-Ferrand.

    . Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès
    France de Grenoble.

    . Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Blaise-Pascal de
    Clermont-Ferrand - Centre d’Histoire Espaces et Cultures - Clermont-Ferrand.

    . Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Blaise-
    Pascal de Clermont-Ferrand - ARTeHIS – CNRS UMR 6298, Dijon.

    . Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry - Montpellier 3 –
    Centre d’Études médiévales de Montpellier.

    . David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-
    Ferrand - Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéologiques Hadès,
    Cournon d’Auvergne.

    . Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de
    Clermont-Ferrand, Maître – Assistant associé recherche, École Nationale Supérieure d’architecture de Clermont-
    Ferrand.

    . Nathanaël Nimmegeers, Docteur en histoire médiévale, chercheur contractuel à l´Ecole des hautes études
    hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), CIHAM-UMR 5648, (Lyon).

    . Sébastien Fray, Docteur en histoire médiévale de l’Université de Paris 4 – Sorbonne. Membre associé du
    Centre d’Histoire « Espaces et cultures » (Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand).

    . Vincent Debiais, Chargé de recherches au C.N.R.S., Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale,
    U.M.R. 7302, Université de Poitiers.

    RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

    Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association
    Terres Romanes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume
    d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion
    prévue le dimanche 18 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également
    offerte.

    Le colloque sera organisé sur deux journées, les 16 et 17 octobre 2015 à la Halle aux grains
    de la ville d’Issoire, située place du général de Gaulle, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France)

    Les frais de déplacement vous seront remboursés sur les bases suivantes :
    Avion : remboursement des frais réels sous couvert d’une prise de billet en classe
    économique anticipée et après accord préalable de notre part.

    1. Train : remboursement d’un voyage en 2e classe, trajet direct à privilégier ou, à défaut,
      correspondances limitées.
    1. Véhicule personnel : remboursement sur la base des indications fournies par le site internet
      ViaMichelin, avec les options suivantes : Trajet recommandé par ViaMichelin pour une
      voiture compacte roulant au Sans Plomb 95. Prix des carburants basé sur les données
      fournies par le site gouvernemental au moment du colloque et sur les tarifs des distributeurs
      locaux. Péages autoroutiers inclus. L’option « voir cette feuille de route », puis « note de
      frais » du site Via Michelin vous permettra d’imprimer votre estimation et de nous l’adresser.

    N.B : Les frais de transport d’un accompagnant ne sont pas pris en charge.
    L’organisation assurera la réservation des hébergements, ainsi que la fourniture des repas.

    Vos frais d’hébergement seront pris en charge à partir du vendredi midi jusqu’au dimanche
    matin pour les communicants résidents en France, ou du jeudi soir au lundi matin pour les
    ressortissants européens ou extra-européens.

    Pour tout complément d’information, contactez : David Morel : davbmorel@gmail.com, Annie Regond : annieregond@gmail.com


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  • 53rd International Congress on Medieval Studies 2018

    Rémy CORDONNIER, 11 septembre 2017

    The Animal in Medieval Romance

    The ’animal turn’ is one of the newest and most exciting developments in medieval scholarship.

    Researchers are increasingly interrogating the role of animals in society and culture, the interaction between human and beast, and the formation of human and non-human identities.
    The Medieval Romance Society is hosting two sessions on the role of animals in romances at the 53rd International Congress on Medieval Studies 2018, Western Michigan University, Kalamazoo. We welcome papers which draw on a broad range of methodologies and themes.

    Session I : The Animal in Medieval Romance I : The Animal as Friend
    This session invites papers examining the co-dependent relationships between animals and humans in romances.
    We encourage a broad interpretation of this theme, including cross-species friendships, sexual and romantic couplings, domestication and farmyard animals, and animals as parental surrogates.

    Session II : The Animal in Medieval Romance II : The Animal as Product
    This session welcomes papers which examine how animal bodies are exploited in medieval romances.
    Even after death, animals continue to exert their presence in romance narrative through their earthly remains. The genre’s commodification of bestial bodies also extends beyond texts to the physical product of vellum upon which they are transmitted. Papers might explore themes of butchery, the wearing of skins and furs, the use of bone and ivory, and the production of parchment and manuscript-binding.


    Please send abstracts of 250-300 words to Tim Wingard at tw659@york.ac.uk by 15th
    September 2017. For more info, visit : medievalromanceanimal.wordpress.com/


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  • A l’échelle du monde...

    Christine DUCOURTIEUX, 17 juin 2015

    « A l’échelle du monde.
    La carte, objet culturel, social et politique, du Moyen Âge à nos jours »

    Texte de l’appel
    Le colloque aura lieu à Albi les 17 et 18 octobre 2016. Il permettra de confronter le point de vue des historiens et celui des géographes sur les usages culturels, politiques et sociaux des cartes du monde jusqu’à nos jours. La première journée sera consacrée aux usages et à la signification des représentations du monde (mappemondes, planisphères, globes, atlas) au Moyen Âge et à la Renaissance. La deuxième journée, portera sur la cartographie moderne et contemporaine et la pertinence de l’échelle monde à l’âge de la globalisation.

    Les propositions de communication devront comporter le nom et les fonctions de l’auteur, un titre et un résumé d’environ 500 signes. Elles seront envoyées avant le 1er décembre 2015 à l’adresse suivante colloquemappamundi@listes.univ-jfc.fr. Les communications retenues devront parvenir aux organisateurs dans leur forme définitive au plus tard le 1er septembre 2016.


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  • Administrative accountability in the later Middle Ages Records, procedures, and their societal impact Bucharest, 16-17 November 2018

    Rémy CORDONNIER, 30 novembre 2017

    The emergence of new types of financial records, the creation of institutional procedures, and the birth of a bureaucratic corps in a society in which accountability had been largely social and moral represent key developments in the history of the later Middle Ages. The colloquium will explore the multifaceted reality of administrative accountability in Western Europe, c. 1200-1450. Because the renewed interest in the subject makes methodological exchanges all the more timely, the colloquium will provide a venue for testing new approaches to the sources. Special attention will be given to underexplored archival documents, such as the castellany accounts (computi) of late-medieval Savoy, and to topics that have hitherto received less attention, such as the social impact of institutional consolidation. Comparisons with better-known texts, such as the English pipe rolls, are also encouraged.
    The colloquium is organised in the frame of the European Research Council Starting Grant no. 638436, ‘Record-keeping, fiscal reform, and the rise of institutional accountability in late-medieval Savoy : a source-oriented approach’ (University of Bucharest)

    https://irhunibuc.wordpress.com/castellany-accounts/

    Proposals for 30-minute papers are invited on topics including :
    • the institutional dialogue between the central and local administration

    • the impact of administrative and fiscal reform on local communities • accounting practices and the auditing of financial records • the cultural underpinnings of medieval accountability • prosopography : background and career of administrators, from auditing clerks to castellans • methodological advances, from manuscript studies to sociological frameworks • the transfer of administrative models across medieval Europe

    The colloquium papers, which will collected in an edited volume published with an international academic press, should reflect original, unpublished research. The authors will be given the opportunity to revise their contributions for publication.
    Papers can be presented in English or French ; if delivered in French, it is the author’s responsibility to have the paper translated into English for publication.
    For inquiries, contact Ionuț Epurescu-Pascovici
    (ionut.epurescu-pascovici@icub.unibuc.ro) or Roberto Biolzi (roberto.biolzi@unil.ch).
    Proposals of circa 300 words, outlining the source material, methodology, and anticipated findings, should be emailed to ionut.epurescu-pascovici@icub.unibuc.ro by 30 March 2018.
    The organisers will provide three nights hotel accommodation and help defray travel expenses.


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  • Aménagement des villes et mobilisations sociales du Moyen Âge à nos jours (Europe, mondes coloniaux)

    Rémy CORDONNIER, 10 juin 2014

    appel à communication pour le colloque "Aménagement des villes et mobilisations sociales du Moyen Âge à nos jours (Europe, mondes coloniaux)" (mai 2015), pour lequel vous pouvez encore faire des propositions.

    Voir les informations ici


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  • Aménagement des villes....

    Christine DUCOURTIEUX, 18 février 2014

    Appel à communications : Colloque international, 27-28-29 mai 2015

    « Aménagement des villes et mobilisations sociales du Moyen Âge à nos jours (Europe, mondes coloniaux) ».

    Texte de l’appel ; Callforpapers

    Les propositions de communications devront impérativement parvenir avant le 15 mai 2014 sous forme d’une page au maximum décrivant la problématique, le terrain d’enquête et/ou le corpus de sources utilisé. Elles devront être écrites en français ou en anglais.

    Vous préciserez votre rattachement institutionnel et votre adresse électronique afin que le comité d’organisation puisse vous rendre réponse à la fin du mois de juin 2014.

    Les résumés sont à envoyer à Diane Carron, EHESS/CRH : diane.carron@ehess.fr


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  • Anachronismes

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    Musée du Temps, Besançon, 19-20 mars 2020

    • Brutus : “Peace ! Count the clock.”
    • Cassius : “The clock has stricken three.”
      - William Shakespeare, Julius Caesar, II, i,193-94

    Argumentaire

    A l’heure où la vérité historique, tournée en mystification complotiste ou soumise à la censure de nationalismes résurgents, est de plus en plus ouvertement menacée par le pouvoir politico-médiatique, il semble urgent d’interroger l’usage que nous faisons des retours plus ou moins imaginaires de l’histoire. Si l’on décrit souvent le 19e siècle comme celui qui a vu se constituer l’histoire en tant que savoir, l’approche positiviste n’est pas, loin de là, la seule qu’aient pratiquée les historien.ne.s, penseur.se.s, artistes et écrivain.e.s de l’époque contemporaine. En marge d’une vision de l’« histoire » scientifique et rationnelle, se dessine en effet une représentation beaucoup moins disciplinée, beaucoup plus baroque du passé, marquée par la distorsion, la bifurcation, l’incohérence. Parmi ces aberrations, la figure de l’anachronisme semble particulièrement évocatrice. A première vue anecdotique et amusant, voire ridicule, les décalages de l’anachronisme ouvrent en réalité un vaste champ fertile de significations pour les chercheu.r.se.s de nombreuses disciplines.

    L’anachronisme est souvent le premier indice d’une contrefaçon historique : il signale une réécriture parfois délibérée, parfois inconsciente mais qui est toujours le témoin de la projection du présent dans le passé à laquelle aucun.e historien.ne, même le.la plus consciencieux.se, ne semble pouvoir entièrement échapper. Il pose de manière incongrue la question de l’interprétation de l’histoire, des multiples relais entre passé et présent. Il affecte particulièrement le travail de traduction, comme on le voit avec les transpositions chrétiennes dans les traductions médiévales d’œuvres antiques, ou, plus récemment, dans l’introduction de termes médiévaux dans la version française de Game of Thrones, alors que le texte original de George R. R. Martin est écrit dans une langue très moderne. Pourtant, parce qu’il nous aide à nous identifier au passé et par là à mieux le comprendre, l’anachronisme n’est pas seulement une déviance, mais incarne plutôt une voie d’entrée particulière dans l’histoire. En ce sens, il invite aussi à une réflexion épistémologique pour l’historien.ne, si bien que certain.e.s en arrivent à en faire l’éloge (Loraux). En questionnant cette forme de réécriture, on pourra analyser les dialogues de la littérature ou des arts visuels avec l’histoire, pour se demander notamment comment ils écrivent l’histoire, quelle histoire ils écrivent, et dans quel rapport aux travaux plus spécifiques, scientifiques, des historien.ne.s (Jablonka). L’institution de l’histoire comme discipline a en effet eu pour grand rival l’essor simultané du roman, qui s’est imposé comme un outil essentiel pour décrire les transformations rapides de la société (comment ne pas penser ici à la Comédie humaine de Balzac, grande fresque de la société en train de se constituer). Elle a coïncidé également avec la naissance de la photographie, dont François Brunet a démontré qu’elle constituait une véritable histoire, mais aussi une contre-histoire. Sans céder à la théorie du reflet, on peut considérer que la littérature et les arts visuels, bien qu’ils ne constituent peut-être pas des sources historiques à strictement parler, peuvent être appréhendés comme une ressource précieuse pour l’histoire.

    L’anachronisme permet d’interroger les notions de fiction et de réalité historique, en explorant les richesses de leurs croisements : la manière dont Patrick Boucheron explore la « concordance des temps » et la narration historique est à ce titre exemplaire. On s’intéressera, dans cette perspective, au potentiel créatif de l’anachronisme (Lowenthal) à travers les appropriations du passé dans les arts visuels et la littérature. Il s’agira, comme le suggère Pierre Bayard, de s’affranchir d’une conception linéaire de l’histoire, pour envisager la coexistence – discordante ou au contraire symphonique – de temporalités multiples dans une même œuvre (Didi-Huberman, Karlhom et Moxey).

    Qu’il soit intentionnel ou bien inconscient, fruit d’une manipulation pensée ou d’un aveuglement ignoré, l’anachronisme est avant tout une vision du monde, au présent comme au passé, qu’il convient d’examiner comme telle. On s’attachera à examiner les enjeux politiques de l’anachronisme. L’anachronisme est souvent un passé qui parle au présent : on peut penser, par exemple, au Philippe Le Bel des Rois maudits de Maurice Druon, peint sous les traits du Général de Gaulle. Mais il peut en même temps être lu comme une résistance, comme la persistance d’un temps qui refuse de « passer », et qui nous façonne autant que nous le refaçonnons. En instrumentalisant le fait historique, l’anachronisme peut tenter de contribuer à la construction historique ou vouloir asseoir un discours dominant. Les romans de Zola en offrent un exemple frappant. Tout en étant parmi les premiers à accueillir le monde moderne dans son œuvre, le romancier fait entrer les questions nouvelles dans des problématiques datées : les personnages ont les sentiments d’individus vivant les débuts de la Troisième République, mais se meuvent devant un fond théâtral du Second Empire. Lorsque, par ses anachronismes, Zola pose comme question cruciale du moment le choix entre République et Empire, il contribue, en reflétant l’effort des dirigeants républicains, à canaliser les forces sociales dans cette voie politique, à créer un public qui raisonne ainsi. Cette approche, qui à la parution des romans de Zola avait fait polémique, a fini par s’imposer, au point qu’un lectorat plus éloigné dans le temps peut croire que la problématique exposée par Zola était celle du moment. Plus qu’une simple ressource historique, ses romans ont en réalité participé à écrire l’histoire.

    L’anachronisme peut, inversement, se jouer de la censure, et permettre l’émergence d’analogies révélatrices et d’une critique « en creux », dont le sens se développe justement dans l’écart entre la vérité historique et ses réinventions. Ainsi, sous l’Empire allemand, l’auteur dramatique Gerhart Hauptmann et l’artiste Käthe Kollwitz transposent l’agitation sociale contemporaine, présente à l’esprit de tous, dans la révolte des tisserands des années 1840. Le théâtre et le cinéma jouent souvent ainsi des effets d’anachronisme dans la mise en scène. Le film Transit de l’Allemand Christian Petzold (2018) reste absolument fidèle, dans son récit, à l’histoire, aux personnages, aux dialogues même du roman d’Anna Seghers (1944), mais les transpose radicalement dans le cadre, le mode de vie, la situation actuels. Comme dans le roman, l’action se déroule à Marseille, les policiers sont français, les réfugiés allemands, l’envahisseur qui menace également allemand. L’action ne se déroule pourtant pas en 1940, mais aujourd’hui. Par ce décalage, et sans qu’il y soit fait la moindre allusion, le sujet se déplace vers la situation des migrants qui tentent aujourd’hui de traverser la Méditerranée. L’intérêt du film est alors autant dans la réception que dans la production, tant l’objectif du metteur en scène est ouvertement de faire réfléchir les spectateur.trices. L’actualité de cet exemple pose aussi la question de sa pertinence future : si les circonstances viennent à changer, le film ne serait absolument plus compris de la même manière. Paradoxalement, l’anachronisme est à la fois à contretemps et fondamentalement de son temps (Agamben).

    Modalités de soumission

    Convaincues que le thème de l’anachronisme peut, par sa nature même, ouvrir à des débats fructueux au-delà des frontières disciplinaires, nous espérons que cet appel suscitera l’intérêt de nos collègues dans des champs de recherche variés. Nous invitons les chercheur.se.s, quelles que soient leur discipline et leur aire géographique ou période de spécialité à soumettre leur proposition (une page maximum) avant le 15 octobre 2019 à Anne Deffarges et Hélène Valance :

    anne.deffarges@univ-fcomte.fr
    helene.valance@univ-fcomte.fr

    Organisatrices

    Anne Deffarges, Université de Franche-Comté, CRIT
    Hélène Valance, Université de Franche-Comté, CRIT

    Comité scientifique

    Sylvie Aprile, Université Paris Nanterre
    Gil Bartholeyns, Université de Lille
    Laurence Dahan-Gaida, Université de Franche-Comté
    Rémi Labrusse, Université Paris Nanterre
    Laurence Reibel, Musée du Temps, Besançon
    Daniele Rivoletti, Université de Clermont Auvergne
    Marie-Jeanne Rossignol, Université Paris Diderot
    Steven Sarson, Université Lyon III Jean Moulin

    Bibliographie indicative

    Giorgio Agamben, Qu’est-ce que le contemporain ?. Paris : Rivages, 2008.

    Pierre Bayard, Le Plagiat par anticipation. Paris : Éditions de Minuit, 2009.

    Patrick Boucheron et Vincent Casanova, « L’histoire pour espacer le temps. Entretien avec Patrick Boucheron », Écrire l’histoire 11 (2013), 75-86.

    Patrick Boucheron, Léonard et Machiavel. Paris : Verdier, 2008.

    François Brunet, La Photographie histoire et contre-histoire. Paris, PUF, 2017.

    Georges Didi-Huberman, Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images. Paris : Éditions de Minuit, 2000.

    Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales. Paris : Seuil, 2014.

    Dan Karlhom et Keith Moxey (dir.), Time in the History of Art Temporality, Chronology and Anachrony. Londres : Routledge, 2018.

    Nicole Loraux, « Éloge de l’anachronisme en histoire », Le Genre humain 27 (1993), p. 23-39 ; repris dans Les Voies traversières de Nicole Loraux. Une helléniste à la croisée des sciences sociales, 2005, p. 127-139

    David Lowenthal, The Past Is a Foreign Country. Cambridge : Cambridge University Press, 2015.

    Jacques Rancière, « Le concept d’anachronisme et la vérité de l’historien », L’Inactuel 6, (1996), p.53-68.


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  • Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)

    Rémy CORDONNIER, 23 novembre 2016

    Call for papers : Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)

    "Les animaux sont dans la place. La longue histoire d’une cohabitation"
    À l’occasion des quatrième rencontres « Des bêtes et des hommes », historiens, historiens d’art, littéraires, archéologues et zootechniciens sont conviés à penser la place laissée aux animaux ou partagée avec eux, qu’ils soient exploités, commensaux ou intrusifs, dans les espaces habités par les hommes en Europe et en Amérique du Nord à travers l’histoire.

    Modalités de propositions
    Les propositions de communications devront comporter un titre court et suggestif, 5 mots-clés et un argumentaire (3200 signes présentés en une page sous fichier word de préférence), jalonné éventuellement par quelques intertitres explicites. L’auteur doit indiquer ses coordonnées (courriel, téléphone, coordonnées postales).

    La communication orale ne pourra excéder 25 minutes.

    Ces propositions sont à adresser au plus tard le 30 novembre 2016 à :

    Corinne Beck, cbeck16@wanadoo.fr
    Fabrice Guizard, fguizard@gmail.com


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  • Animals on the Move in the Middle Ages and Early Modern Period (10-11 nov. 2017)

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 23 November 2016

    CALL FOR PAPERS

    INTERNATIONAL MEETING OF THE MEDIEVAL ANIMAL DATA NETWORK (MAD)

    ‘Animals on the Move in the Middle Ages and Early Modern Period’

    10–11 November, 2017 - Stockholm University, Sweden

    M(edieval) A(nimal) D(ata-networks) was conceived as a way to bring together scholars interested in the manifold ways humans have related to and depended on animals for physical and spiritual existence in Medieval and Early Modern Europe.

    The aim of our meeting is to stimulate academic conversations between scholars and students concerned with the animal-human relationship in the Middle Ages and the Early Modern Period.

    The meeting will cover multi-disciplinary information ranging from texts to image to material culture including archaeozoology. This year's meeting will focus on mobility in the broadest sense and the occurrence of (un)expected animals in (un)expected places. Key topics might include:

    • Written, iconographic and material evidence of physical mobility (pastoralism, livestock trade)
    • Animals spread by art with literal or symbolic meanings without being physically present
    • Animals used in exempla, sermons and other texts (were they original and unexpected or parts of topoi?)
    • The distribution of objects made from common vs exotic animal-derived materials.

    The meeting will take place on the 10th and 11th of November, 2017 at Stockholm University, Sweden.

    We are welcoming submissions for 20 minute oral contributions (ca 15 min presentation + 5 min discussion) dealing with the topic at hand. Please, send your proposed title and an abstract of 200 words with your name and institution details to László Bartosiewicz: bartwicz@yahoo.com

    The DEADLINE for submissions is 28 February, 2017.


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  • Animaux dans la ville, de l’Antiquité à l’époque contemporaine

    Rémy CORDONNIER, 23 septembre 2014

    Animaux dans la ville, de l’Antiquité à l’époque contemporaine
    Journées de la Société Française d’Histoire Urbaine 15 et 16 janvier 2015
    Appel à contributions
    Date limite : 15 octobre 2014

    Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (7 avenue du général de Gaulle, 94700 Maisons-Alfort)

    La présence animale en ville a longtemps été négligée par les études urbaines en dehors des travaux portant sur des activités spécifiques liées à « l’agglomération des hommes » comme les transports, l’alimentation, les sacrifices ou l’exhibition et les jeux. Pour autant elle est bien attestée et il serait aberrant d’opposer la ville d’autrefois peuplée d’animaux à la ville humanisée d’aujourd’hui dont ils auraient été exclus. Les nombreux animaux familiers qui vivent avec les habitants des villes comme les animaux « non désirés ne fais[ant] pas partie de l’ordre urbain » suffisent à le prouver. Si la disparition progressive de certaines catégories d’animaux fournisseurs de viande et de lait ou d’énergie dans les villes occidentales, à coup de règlements de police destinés à éviter la « divagation » des troupeaux dans les rues ou à assainir leurs produits, est évidente, son remplacement par d’autres l’est tout autant. C’est cette forme de substitution – limitée dans cet exemple puisqu’elle ne concerne que les animaux domestiques ou familiers - qui pose question aujourd’hui au chercheur : ne suggère-t-elle pas un changement profond des rapports entre les hommes et les animaux en ville ? Et qu’en est-il de ceux que la réglementation ne parvient pas à évacuer comme les blattes, les rats ou les moustiques ? Ou encore des animaux tolérés mais volontiers contrôlés comme les pigeons ? Les travaux récents en histoire du vivant et de l’environnement urbain permettent de faire évoluer l’observation des rapports entre l’homme et l’animal dans une dimension élargie aux relations nature/ville.

    Plusieurs entrées sont possibles dont ne sont évoquées ici que quelques unes :

    - Les inventaires archéozoologiques d’un lieu donné et les questions qu’ils soulèvent (comment évaluer la part des animaux domestiques et des animaux sauvages ? ces animaux vivent-ils en ville ou n’y entrent-ils qu’incidemment ou n’y arrivent-ils que morts pour être consommés ou utilisés ? ...)

    - Les politiques publiques en ce qui concerne la « nature » en ville comme l’interdiction faite aux animaux de boire aux fontaines publiques à Rome, l’autorisation au cochon de saint Antoine de circuler librement en ville à la fin du Moyen Âge, l’introduction des abeilles dans les parcs publics aujourd’hui ou la réflexion contemporaine sur les corridors écologiques ;

    - Les pratiques sociales ou culturelles comme l’élevage des porcs sur les terrains vagues et dans les cours des maisons au Moyen Âge ou à l’Epoque moderne ou les visites aux zoos du XIXe siècle. etc.

    C’est pour tenir compte des acquis de cette historiographie récente appuyée sur une approche essentiellement pluridisciplinaire et ouverte à toutes les périodes historiques, que la SFHU, l’UPEC (CRHEC et Lab’URBA), l’ENVA lancent cet appel à communications pour un colloque qui se tiendra les 15 et 16 janvier prochain à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, Les animaux dans la ville de l’Antiquité à l’époque contemporaine. Les interventions dureront 20 mn.

    Les propositions de communication peuvent être envoyées en français ou en anglais.

    Elles comporteront un titre et un résumé d’environ 1500 signes, les coordonnées de l’intervenant (nom, prénom, fonction et rattachement institutionnel, courriel, adresse postale)

    Les propositions de communication devront être adressées avant le 15 octobre à bourillon@u-pec.fr et à cdegueurce@vet-alfort.fr

    Comité scientifique : Denis Menjot, Laurence Buchholzer, Natacha Coquery, Laurent Coudroy de Lille, Thibault Tellier, Vincent Lemire, Mélanie Traversier, Jean-Pierre Guilhembet, Florence Bourillon, Youri Carbonnier, Elisabeth Crouzet-Pavan, Catherine Denys, Stéphane Frioux, Philippe Guignet, Laurence Jean-Marie, Gilles-Antoine Langlois, Frédéric Moret, Dominique Poulot, Charlotte Vorms, Christophe Degueurce, Jérôme Bazin, Virginie Mathé, Jean Estebanez.

    Comité d’organisation : Jérôme Bazin, Florence Bourillon, Laurent Coudroy de Lille, Christophe Degueurce, Jean Estebanez, Stéphane Frioux, Virginie Mathé, Denis Menjot.


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  • Annual Fall Workshop on Aquinas and ‘the Arabs’

    Rémy CORDONNIER, 30 juin 2014

    Annual Fall Workshop on Aquinas and ‘the Arabs’

    The “Aquinas and ‘the Arabs’ International Working Group”

    At Houston, Texas, 5-6 September 2014

    Hosted by The University of St Thomas, Houston

    Organized by R. E. Houser & Richard C. Taylor

    CALL FOR PAPERS

    Presentations on Aquinas and ‘the Arabs’ (inclusive of Maimonides as well)

    will be considered for sessions of 75-90 min. which allow for extensive discussion.

    We will also consider presentations on philosophical issues in the Arabic tradition itself that contribute to the understanding of the sources employed by Aquinas.

    Submission deadline : 1 August 2014

    Established scholars : send a title with an abstract of no more than 150 words.

    Junior scholars and graduate student : send title, abstract and current CV.

    NOTE :

    A draft of the complete paper must be sent by 15 August 2014 since we will have commentators for each presentation.

    Send submissions for the Program Committee’s consideration to :

    Richard.Taylor@Marquette.edu,

    with a copy to richard.taylor@hiw.kuleuven.be

    Any questions should also be sent to these addresses.


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  • Appel : XVIIe Colloque d’Onomastique

    19 décembre 2014

    Société française d’onomastique (Paris, Archives nationales) en partenariat avec les Archives nationales

    XVIIe COLLOQUE D’ONOMASTIQUE

    Thèmes

    1/ Noms de lieux, noms de personnes : la question des sources

    2/ Toponymie urbaine de Paris et de sa banlieue

    Date : 3-5 décembre 2015

    Lieu : Archives nationales (Paris)

    Appel à communication


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  • Appel à candidature - Atelier de formation (master) : Artisans et ateliers dans l’Italie antique et médiévale

    Christophe MASSON, 7 juillet 2020

    5e atelier d’initiation à la recherche (Master) de l’École française de Rome
    25-29 janvier 2021

    Pour la cinquième année consécutive, les membres de l’École française de Rome proposent une semaine d’initiation à la recherche consacrée à la question des artisans et des ateliers dans l’Italie antique et médiévale. Des conférences méthodologiques, des ateliers pratiques et des visites permettront d’aborder cette thématique. La formation aura lieu à Rome, du 25 au 29 janvier 2021 et est ouverte aux étudiantes et étudiants de master 1 et master 2 de diverses disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie et sciences sociales), inscrits dans une université française, dont les recherches s’intéressent de près ou de loin aux productions artisanales antiques et médiévales.

    Présentation

    L’Italie, par sa richesse patrimoniale sans égale, a toujours constitué un terrain d’analyse d’exception pour l’étude des productions artisanales. Les nombreux peuples et cultures qui l’ont occupée depuis la plus haute Antiquité ont été des producteurs d’excellences manufacturières répandues dans toute la Méditerranée, mais ils ont été aussi le centre vers lequel ont convergé nombre d’objets, d’œuvres, de matières premières et d’artisans, d’abord pour les échanges commerciaux et culturels, ensuite pour l’importance qu’ont prise la péninsule et sa capitale comme cœur de l’empire romain puis de la Chrétienté.

    Lorsque l’on s’intéresse à la culture matérielle et aux productions artistiques du passé, la question des artisans et des ateliers constitue un champ de recherches fécond et d’autant plus complexe. Cela est particulièrement le cas pour l’Antiquité et le Moyen Âge, où la notion moderne d’« artiste » est difficilement applicable aux individus, souvent anonymes, à l’origine des biens manufacturés qui nous sont parvenus. Ces artisans ont laissé de précieux témoignages de leur savoir-faire, tant technique qu’artistique : il est possible de reconstruire leurs gestes, de retracer les traditions culturelles dans lesquelles ils s’intègrent, de suivre leurs déplacements d’une aire géographique à l’autre ou bien de définir leurs identités personnelles ou collectives. À la notion d’artisan, est intrinsèquement liée celle d’atelier, c’est-à-dire un regroupement d’individus qui travaillent ensemble, de manière plus ou moins organisée, formant une communauté de métiers sans doute polyvalents qui fonctionne en tant qu’officine spécialisée par la maîtrise d’une technè spécifique et par leur clientèle. Identifier ces ateliers peut être aisé en cas de marques de fabrique (signatures, estampilles, étalons monétaires etc.) ; dans le cas de productions bien identifiables de l’Italie antique et médiévale, c’est surtout l’organisation même du ou des ateliers, de la création à la commercialisation des objets, qui interroge. La tâche est encore plus ardue pour certains types d’arts décoratifs, comme la peinture murale, où il n’est pas toujours possible d’identifier un peintre ou un atelier mais où l’on peut retrouver des carnets de motifs, des recettes de pigments ou des procédés qui informent sur une technique ou un répertoire communs à plusieurs contextes.

    Ainsi, aborder la question des artisans et des ateliers signifie comprendre comment un objet ou une œuvre ont été réalisés, mais également par qui, pour qui, dans quel but et dans quel contexte – social, culturel, artistique et socio-économique, de sorte que notre artisan devient le représentant de son milieu socio-culturel d’appartenance.

    Cette formation sera donc envisagée selon une double dimension alliant histoire des techniques et des savoir-faire et prendra en compte différentes thématiques traitant de diverses réalités et périodes. On s’intéressera d’abord aux transmissions et acquisitions des pratiques et des savoirs professionnels des gens de métiers en Italie et, de manière plus générale, dans le bassin méditerranéen. Seront également traitées, à une large échelle chronologique, les questions relatives à la diversité des conditions et aux hiérarchisation sociales des artisans, ainsi que l’évolution des spécialisations et des transactions commerciales des ateliers. En resituant les jalons et les débats historiographiques tant en archéologie des techniques qu’en histoire économique, le programme de formation traitera de plusieurs problématiques complémentaires : techniques d’exécution, centres de production, échanges, circulations et mobilités des matériaux, des savoir-faire et des personnes. Dans une perspective transdisciplinaire et diachronique, différents domaines de la production artisanale antique et médiévale seront abordés, comme la céramique, la peinture, la sculpture, l’orfèvrerie et la métallurgie, la numismatique, la construction ou encore le textile et la production de livres manuscrits.

    L’objectif de ces cinq journées est d’offrir aux étudiantes et étudiants la possibilité de se familiariser et de réfléchir ensemble à ces questionnements historiques et méthodologiques, en abordant de manière interactive et multidisciplinaire différents contextes de production artisanale de l’Italie antique et médiévale, à travers une série de conférences assurées par les membres et anciens membres de l’EFR, d’ateliers pratiques d’archéologie expérimentale et d’excursions dans les institutions patrimoniales, musées et sites archéologiques de la capitale italienne.

    Admissions

    Les dossiers de candidatures seront transmis par les responsables de master. Ils comporteront : un CV, un relevé des notes obtenues en L3 ou M1, une lettre de motivation évoquant les projets futurs de l’étudiante ou de l’étudiant, ainsi qu’une lettre de présentation rédigée par le directeur ou la directrice de mémoire.

    Les dossiers, sous forme d’un seul document PDF, devront parvenir avant le 30 octobre 2020 à midi (heure de Rome) à l’adresse suivante : atelier.master(at)efrome.it. La sélection effectuée par le comité de coordination de l’EFR sera communiquée au plus tard le 16 novembre 2020.

    La commission d’évaluation n’attend pas de profil académique particulier ; les dossiers seront évalués avant tout en fonction du bénéfice que les candidates et candidats pourront retirer de la formation.

    Après examen des dossiers, les étudiantes et les étudiants retenus seront logés à l’École française de Rome, place Navone, et leurs déjeuners seront pris en charge. En revanche, le déplacement vers Rome et les dîners sont à la charge des participants ou de leur université. Dans le cas où ni l’étudiante ou l’étudiant, ni l’université de rattachement ne seraient en mesure d’assurer ce financement, la candidate ou le candidat peut demander une aide à l’École française de Rome, sur présentation d’une attestation de non-prise en charge par l’établissement d’origine.

    Évaluation

    Un rapport de stage (environ 8 pages) devra être remis aux formatrices et aux formateurs, comprenant un compte rendu des activités assorti d’une réflexion plus approfondie sur une catégorie de sources découverte durant le stage, au choix. Ce rapport pourra faire l’objet d’une validation en fonction des modalités prévues par les universités de rattachement des étudiantes et des étudiants (stage, exercice au sein d’un séminaire, etc.).

    Pour toute question, contacter : Christian Mazet et Paolo Tomassini (atelier.master(at)efrome.it)

    Source.


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  • Appel à candidatures pour un atelier doctoral sur les exceptions intermédiaires

    Rémy CORDONNIER, 9 novembre 2016

    L’École française de Rome, en collaboration avec le Centre interuniversitaire d’histoire et d’archéologie médiévales, l’Institut Marcel Mauss-Centre d’études des normes juridiques « Yan Thomas » et l’Università Roma Tre, organise un séminaire doctoral annuel à Rome du 30 janvier au 3 février 2017.

    Les bibliothèques sont pleines de réflexions plus ou moins appropriées sur l’« état d’exception », phénomène important surtout pendant les grandes crises des années 1930 et dans les régimes où la démocratie ne s’est que faiblement implantée. Alors que la concentration théoriquement provisoire de compétences dans un seul organe est devenue marginale dans les États constitutionnels, les régimes dérogatoires autorisant des restrictions de libertés et des transferts partiels de compétences juridictionnelles vers des autorités administratives se multiplient et se banalisent. Et sans doute s’agit-il de phénomènes qui ne concernent pas seulement l’époque contemporaine et les États occidentaux, mais des périodes historiques et des régimes très différents. Alors que l’état d’exception change – au moins momentanément – la nature du régime, les exceptions intermédiaires demeurent intégrées dans un régime donné et l’altèrent en quelque sorte quantitativement. Les exceptions intermédiaires posent un problème de seuil et d’orientation.

    L’accumulation des petites exceptions peut à la longue faire insensiblement mais durablement basculer la nature d’un régime. Et les exceptions introduites donnent un nouveau profil au régime qu’il est souvent difficile de saisir avec précision.

    C’est ce domaine intermédiaire qu’il s’agit d’explorer et dont il convient de faire ressortir les traits distinctifs tant d’un point de vue contemporain et comparatiste que d’un point de vue historique, dans une variété de perspectives, juridique autant que théorique et historique, et sous différents
    profils empiriques.

    Le séminaire doctoral se déroulera de la manière suivante : les matinées seront animées chacune par un conférencier et un discutant qui se pencheront sur les thématiques de l’atelier ; les après-midis seront consacrés à la présentation des travaux des doctorants, trois chaque jour. Les présentations des travaux des étudiants (20 mn chacune) seront ensuite discutées par les conférenciers et feront l’objet d’un débat général.

    L’École française propose 12 bourses pour des jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants de la Communauté européennes et d’autres pays) ayant effectué ou effectuant un travail de recherche sur les thèmes et les problèmes du séminaire. Ces bourses couvrent uniquement les frais de séjour à Rome. Le transport est à la charge des étudiants.

    Les candidats devront envoyer par courrier électronique avant le 5 décembre 2016 à l’adresse secrma@efrome.it un dossier constitué de :
    - une lettre de motivation ;
    - un bref curriculum vitae précisant les compétences linguistiques et, le cas échéant, une liste de publications ;
    - un résumé du projet (2 pages au max., env. 6000 signes) ;
    - une lettre de recommandation.

    Le Comité scientifique se réserve la possibilité d’accueillir, comme auditeurs, d’autres participants, qui prendraient à leur charge les frais de séjours et prouveraient leur intérêt à suivre le séminaire.

    Les candidats seront choisis en considération de leur projet par le Comité scientifique. Ils seront prévenus de l’obtention de la bourse avant le 15 décembre. Ils devront ensuite fournir un texte d’environ 10 pages (30 000 signes) dans une des langues de la conférence (français, italien ou anglais), avant le 10 janvier 2017. Les projets seront commentés, avant la discussion générale, par un expert. Les meilleures communications pourront être proposées à la publication dans les Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge (http://mefrm.revues.org/).

    Les candidats retenus pour le séminaire seront tenus d’assister à l’ensemble des séances.

    Comité scientifique :
    Jacques Chiffoleau, Emanuele Conte, Clément Lenoble, Paolo Napoli, Otto Pfersmann, Pierre Savy.

    Contacts
    École française de Rome
    Pierre Savy, Directeur des études médiévales
    Grazia Perrino, Assistante scientifique des études médiévales
    Piazza Farnese, 67
    I - 00186 Roma
    Tel. (+39) 06 68 60 12 48
    secrma@efrome.it


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  • Appel à communication - Espaces maritimes, ports et littoraux du Roussillon à la Provence au Moyen Âge

    Christophe MASSON, 12 février 2020

    Montpellier, Université Paul-Valéry (site Saint-Charles - auditorium), 12 et 13 juin 2020

    Communications orales le 12 juin 2020 ; visite de terrain le 13 juin 2020 : Le littoral de Villeneuve-lès-Maguelone à Aigues-Mortes

    Les XIIe - XIIIe siècles, période d’essor économique et d’accroissement des échanges, notamment en Méditerranée, constituent à bien des égards un âge d’or des ports maritimes et fluviaux. Mais qu’est-ce qu’un port au Moyen Âge ? La question, posée à l’occasion du renouveau des recherches en histoire maritime et sur les sociétés littorales, peut sembler banale mais vise à définir les spécificités des établissements portuaires qui constituent des escales incontournables au sein des réseaux d’échanges en Méditerranée, et couvrent ainsi un large champ de spécialités. Ont été envisagés plus particulièrement dans ces recherches récentes, le choix du site géographique et l’évolution générale du paysage littoral, les liens entre terre et mer – par l’intermédiaire, parfois, d’un espace lagunaire –, mais aussi les fonctions et types d’infrastructures, les logiques d’organisation de la ville et du port au cours du temps et les modes de structuration du territoire, intégrant les préoccupations politiques et économiques des pouvoirs régionaux et extrarégionaux. Le choix d’implantation, de la confluence de cours d’eau au fond de baie, du cordon littoral à la lagune abritée, conditionne autant la lutte incessante contre l’envasement des infrastructures que la structuration de la ville en fonction de son bassin d’approvisionnement et du stockage de ses exportations.

    L’espace portuaire possède une profonde valeur patrimoniale géohistorique. Le choix de fonder un port répond à des mutations profondes des sociétés et de leurs moteurs d’échange. Aigues-Mortes et son port fondés au XIIIe siècle par le roi de France Louis IX constituent un exemple emblématique de ces enjeux croisés, à la fois politiques, géographiques et économiques, qui ont conduit à la création d’une ville portuaire.

    Comprendre la disparition d’un port est une démarche tout aussi enrichissante. Elle rend compte des changements d’ordre politiques, économiques et environnementaux, auxquels les sociétés ont dû faire face et, par là-même, déployer leurs capacités d’adaptation. Ces modalités d’adaptation sont complexes (techniques, financières) et se produisent sur différentes temporalités, tantôt progressives et continues dans le temps (entretien des bassins, des aménagements portuaires…), tantôt plus ponctuelles en réponse à des événements météo-marins extrêmes. L’adaptation des sociétés littorales ne dépend pas uniquement d’aspects techniques, mais aussi de l’engagement et des ressources des pouvoirs politiques afin de soutenir des travaux d’entretien, de dragage, de réparation, de modernisation pour pérenniser l’existence du port. Toutefois, lorsque les défis s’annonçaient trop difficiles à relever (premières manifestations du Petit Âge Glaciaire, concurrence, guerre), l’abandon du port pouvait s’imposer, révélant ainsi les limites de l’adaptation des sociétés littorales aux changements environnementaux, mais aussi sociaux et politiques, alors à l’œuvre.

    Cette rencontre entend réunir des historiens, géographes et géoarchéologues, spécialistes des sources textuelles, cartographiques, autant que matérielles issues de l’archéologie et de la géomorphologie, afin de confronter les approches et de tirer des enseignements de ces regards croisés sur les changements sociétaux et environnementaux de la période médiévale qui ont touché les sociétés littorales et les établissements portuaires. Les questionnements portant sur le cas spécifique d’Aigues-Mortes trouveront peut-être un écho dans le cas d’autres sites méditerranéens actuellement étudiés, soulevant des analogies ou des situations contradictoires susceptibles d’apporter des éléments de réponse. Ces regards croisés permettront d’apprécier les singularités d’un port, son degré de développement et ses évolutions, ainsi que de l’appréhender à différentes échelles spatiales et temporelles.

    Thèmes abordés

    • Le contexte géographique de l’implantation du port maritime et/ou fluvial médiéval
    • Les fonctions et les infrastructures portuaires
    • Bassin d’approvisionnement maritime et/ou fluvial du port
    • Les relations ville/port/avant-port
    • La délimitation d’une « zone » portuaire (mouillage au large, escales de déchargement)
    • Les réseaux et les dynamiques portuaires
    • Changements côtiers et pérennisation de la structure portuaire
    • L’adaptation des sociétés portuaires aux évènements paroxystiques

    Calendrier de l’appel à communications

    Soumission des résumés : le 1 mars 2020 directement sur le site
    Réponse aux intervenants : mi-mars 2020
    Date limite d’inscription au colloque : 12 mai 2020

    Modalités de soumission
    Résumé en français n’excédant pas 4000 caractères, espaces compris. Si approprié, une illustration ou un graphique peuvent être intégrés.

    Plus d’informations.


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  • Appel à communication - L’art et le droit

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    Les journées internationales d’histoire du droit et des institutions 2020 (Congrès annuel de la Société d’histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons) auront lieu à Middelbourg (Middelburg), les 22 et 23 mai 2020 et seront consacrées au thème de L’Art et le Droit.

    L’Art et le Droit, un thème universel à travers les âges. Différentes approches peuvent être distinguées. Tout d’abord, le droit lui-même est un art : ars aequi et boni. Ainsi, les notions du droit peuvent ressembler à la poésie : `en fait de meubles, la possession vaut titre’, `we hold these truths to be self-evident’. De plus, l’art peut être une représentation du droit. Les effigies de la justice et des juges vertueux (Zaleucos, Cambyse, Brutus) ornent nos lieux publics. Troisièmement, le plus important, l’art lui-même est l’objet du droit, et bien loin d’être clair et précis. L’artiste, les objets d’art, les obligations concernant l’art sont tous l’objet d’intérêts individuels et communs, privés et publics, locaux et universels, des temps révolus et des temps futurs.

    Il va de soi qu’il y a tant d’autres aspects, compte tenu des réalités de la vie quotidienne dans ce domaine. Notre thème couvre maints sujets, qui peuvent aborder de nombreuses perspectives. Tous candidats à faire une communication sont cordialement invités. L’art, par nature, nous concerne en effet tous.

    Ce thème général n’exclut pas, par ailleurs, la possibilité de communiquer sur d’autres sujets d’histoire du droit, de la justice et des institutions.

    Les interventions peuvent être faites en français, en anglais ou en néerlandais. Les orateurs sont priés d’envoyer un résumé à l’avance aux organisateurs (de préférence en français).

    Les personnes désireuses de communiquer sont priées de faire parvenir leur proposition de communication avant le 20 avril 2020 à J.M. MILO et E.K.E. von BONE par courriel.


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  • Appel à communication - Migrations of Lyric Poetry : 1300, 1800

    Christophe MASSON, 15 juin 2020

    An international symposium in the field of literary studies will take place under the auspices of the German Research Foundation (DFG) at the Villa Vigoni from September 27 to October 2, 2021. The conference will follow the organizational pattern of the DFG’s German Studies Symposia as they have been conducted since the 1970s. The papers will be written in advance, precirculated among the participants and discussed at the conference.

    Recent publications that have reflected on the fundamentals of lyric poetry have often emphasized the parallels between lyrical and sacred speech : the invocation of higher powers, jubilant repetitions, the highly performative use of direct address or the coupling of obscure speech with formal and sonic potency. There is a long tradition of such observations : around 1800, Klopstock observed that “thoughts” such as “God’s omnipresence” can almost only be expressed poetically (“beynahe nicht anders als poetisch”). Around 1300, Konrad von Würzburg arrived at the conclusion that should a wreath of praise worthy of the Virgin Mary exist, it would have to consist of “wilder rîme kriuter”, of strange rhyming herbs. Yet, as Konrad’s subjunctive and Klopstock’s qualifying “almost” suggest, such analogies and affinities neither serve as an argument for the genesis of lyric poetry out of sacred rituals, nor should the long obsolete notion of poetry’s development from religious functionality to aesthetic autonomy be revived. On the contrary, it seems more promising to view such statements as interventions specific to their time : interventions that take part in negotiating the efficacy and claims of validity of different forms of speech, as well as the possibilities of speaking about the transcendent. Likewise, the reciprocal transfers and borrowings between liturgical and lyrical speech, or between ‘sacred’ and ‘profane’ lyric poetry should be investigated, as well as their accompanying linguistic formulas, semantics, melodies or topoi. What effects do such ‘migrations’ have, which transformations or transpositions do they entail, and what claims of truth are manifested in them ? How can the dynamics of secularization and resacralization, of differentiation and convergence be understood more precisely ?

    At the same time, the handling of the scintillating and risky concept of ‘migration’ should be explored heuristically, not only in distinction to, but also in its interplay with alternative concepts such as ‘transfer,’ ‘transformation’ or ‘circulation’. The symposium will thus investigate how melodies, texts and the media of their transmission change place, and how specifically situated semantics, claims of validity or canonical texts (psalms, Song of Solomon) are detached from their particular contexts and inserted into new ones. Such processes of de- and recontextualization are always reciprocal and multiple : they affect both the initial and the target context. They disturb and alter existing genre or classification schemes and transform what has been dislocated. Like many literary-historical processes, such migrations are only made visible by specific selections (of the original and target contexts, etc.). Such migratory processes are particularly common in the sphere of religious poetry, so it seems, because here traditions of rewriting, reworking and recomposing lead to a unique tension between tradition and innovation, between collective and individual authorship and between the accentuation and concealment of mediality.

    With the goal of investigating lyrical migration processes beyond the individual text, the symposium will adopt a selective-constellational approach : taking the lyric poetry of continental Europe as a starting point, we have selected two threshold periods – around 1300 and around 1800 – that are characterized by a particular eagerness to experiment with lyrical forms and reflections on the transcendent. At the turn of the 14th Century, specific transpositions are found between religious, minnelyrical-erotic and nature-philosophical poetry (Marian poetry, Dante, Petrarca), as well as styles situated along the boundary between prose and verse (for example in mystical texts). At the same time, the migrational connections already extend beyond the confines of Europe : at the court of Toledo, for example, the Virgin Mary was praised in the metrical form of Arabic love poetry (Cantigas de Santa María). At the turn of the 19th Century, on the other hand, mundane things were sacralized, religious, political and erotic fantasies of unity blended into one another, and various religious traditions were appropriated and amalgamated (Ancient and Nordic mythologies, Islam, Buddhism, etc.). Theoretical commentaries developed a conception of lyric poetry that remains potent today, but that cannot simply be projected onto pre-modern, singable poetic texts or other linguistic and cultural traditions – despite the fact that, as a result of a fascination with the Middle Ages and the Orient around 1800, exactly this was done. Instead of an ahistorical-transcultural understanding of lyric poetry, tensions between different conceptions of lyric poetry and a plurality of lyrical traditions must thus be taken as a starting point.

    In the planned symposium, lyrical migrational processes situated in the periods around 1300, around 1800 or spanning both periods will be elaborated upon. Inner-lyrical migrations (between different genres of lyric poetry, languages, cultures) will be considered alongside processes of exchange and migration with other literary genres and non-literary discursive formations. The symposium is structured by the following four sections, which examine in greater detail (1) semantic transformations, (2) epistemic migrational processes in the context of lyric poetry’s claims of value, (3) the question of the universality or historicity of lyrical forms and (4) the materiality and mediality of lyrical migrations.

    1. Semantic Transpositions between Sacred and Secular Lyric Poetry
    Chair : Beate Kellner (German Medieval Studies, LMU Munich)

    This section will examine transpositions between the semantics of sacred and secular poetry. While previous research in medieval studies has emphasized that lyrical forms established themselves on the basis of religious models, connections and interrelationships between both sides should be taken into account. Not only did the medieval love song prevalent in the European courtly context (troubadour and trouvère poetry, Minnelyrik, Italian school) increase its significance by drawing on religious forms of poetry (such as Marian poetry and mysticism) : erotic, nature-philosophical and political phantasms migrated conversely into religious poetry (visible in the Leich, mysticism, hymnody, in Marian poetry or in the sacred Sangspruch).

    Against this background, it is vital to question how religious and secular semantics in poetry around 1800 relate to one another. Is secular lyric poetry (for example love poetry) increasingly charged with religious semantics, whether Christian, mythical or a syncretic amalgamation of various European and non-European religious traditions and mythologies ? What role do phantasms of unity (unity with God, with nature, pantheistic unity) or expectations of salvation (erotic, religious, political) play in this context ? How concrete or diffuse are religious semantics ? To what degree is poetry stylized through semantics of transcendence as religion, a substitute for religion or anti-religion and to what extent does it thereby distance itself from Christianity or other religions of divine revelation ? How do aesthetic requirements and religious semantics relate to each another ? What processes of transformation from secular poetry into religious or vice versa can be observed ?

    In the period around 1300, semantics and topoi of sin, repentance and remorse, awakening, shaking up and conversion, repudiation and reunification, pleas for intercession, and longing for redemption and salvation can be applied in both spiritual and worldly registers. For the period around 1800, one must ask whether and to what extent these semantics still play a role in lyric poetry and, if not, what, if anything, takes their place. In order to trace the migrations and interrelationships of lyrical motifs, topoi, melodies, genres and the situational framing of speech in their respective associations with religious semantics, one must always also consider their relation to sacred texts (such as the Psalms and Song of Solomon) and to epistemic and institutional contexts (such as the liturgy, ecclesiology, theology, philosophy).

    The goal of this section is to trace these historical semantics as well as the diverse functions of the consolidation of spiritual and worldly semantics around 1300 and 1800 (such as reflection, meditation, contemplation, edification, didactics, contrafacture, polemic and parody) in their interrelationship, and to explore and comprehend the literary and rhetorical strategies of re-semanticization, hybridization, contrafacture, polemic and parody as comprehensively as possible. Examples from European and non-European lyrical traditions are equally welcome.

    2. Value, Truth, Origin. Lyrical Discourse and the Interpretation of the World
    Chair : Bernhard Huß (Romance studies, FU Berlin)

    Lyric poetry models the world by taking epistemic approaches and procedures from non-literary thought formations and in turn projecting them onto social, religious, philosophical and scientific structures. These are movements of epistemic migration and transformation that (should) grant lyric poetry a specific status : such claims of value can remain implicit in lyrical texts, be made explicit by them in poetic self-reflection, or be attributed to them by poetological theorizing. On the one hand, such claims are often accompanied by a rhetoric of origin and originality : of love and lyrical language, of human perception or art. On the other hand, lyric poetry as such is subject to continuous dynamics of exchange, transformation and reformation : inner-literary processes of repetition, permutation and novation form complex interdependencies with extra-literary domains.

    In the period around 1300, lyrical perception of the world was configured to a large extent through the textualization of affectivity, of an emotionally tinted attitude towards the fabric of life. This applies above all to love poetry, in which the gender and role relationships of different social environments are brought into acute focus : minne-texts reflect social models and hierarchies in lyrical discourse, idealize these models, but can also ironically distort, break and caricature them. This poetry enters into a reciprocal relationship with social didactics and amorological discourse, and inner-lyrical migrational dynamics also arise between love poetry and political poetry. At the same time, love poetry coincides with the religiously contoured language of clerical-monastical poetry, which draws on biblical-theological intertexts, triggering competing claims of value. In particular, these manifest themselves in the importation of religious-theological and metaphysical models, with which concepts of love are overwritten (Marian poetry, Stil Novo constructions of the donna angelicata, ‘Platonizations’ of love etc.). Conversely, secular textual models of emotivity are transposed into the domain of religion.

    In the period around 1800, the dismantling of rule-based poetic norms and a focus on poetic ‘individuality’ unleashed potentials of lyrical speech that drew in a new way on the relationship between the self and the world : visionary, Orphic, and spiritualistic concepts attributed to lyric poetry the ability to achieve metaphysical insight into the origin and essence of the cosmos and man. Lyrical poetry (re- ?) gained a dimension of deep substantial truth. As a result, migrations between lyrical and philosophical-metaphysical discourses were intensified. The ‘nationalization’ of literary-historical concepts thus pulled lyrical poetry and political discourse closer together. This motion was complemented by epistemic migrations between lyric poetry and the scientific sphere : not only did a ‘scientific’ viewpoint migrate into lyric poetry, but conversely a technologized civilization was also observed and evaluated from a lyrical perspective.

    Taking contrasting sectional views around 1300 and 1800, this section will examine such epistemic migrations surrounding lyrical claims of value and truth. The periods around 1300 and 1800 allow for an analysis of these dynamics before and after the dominance of classical normative poetics, an analysis that usually emphasizes other poetologies than those illuminated here.

    3. Invocations : Forms, Functions and Effects of Lyrical Apostrophe
    Chair : Eva Geulen (Literary Studies, Leibniz Center for Literary and Cultural Research, Berlin)

    According to a classic literary historical narrative, around 1800 the poem becomes an intimate resonating space of the subject’s dialogue with themselves or at most with (usually absent) friends. In German-language poetry, the transition from convivial forms (for example, in the Rococo period) to the sensitive utterance of the soul of the individual author-subject has been described primarily using Goethe as an example. Reference to the enduring upswing in rhetorical apostrophes, i.e. the penetration of lyrically conjured isolation through direct address within the poem and by the poem, is hardly necessary to call into question once again this long-disputed idea of a paradigm shift and an epochal break corresponding to the ‘saddle period’.

    Concentrating on apostrophes, however, harbors a heuristic potential with which, beyond negation, alternative ‘migrational histories’ of poetry can be sketched transverse to national historical models. For although the rhetorical universality of the apostrophe – and how universal the apostrophe must first be asked – is an integral part of the particular poem and its internal organization, it also marks a point at which something other than the poem or its speaker(s) comes into view and the text inevitably points beyond itself : to other poems, other speakers, other eras, other spaces and other times.

    “Selig wer sich vor der Welt / ohne Haß verschließt / einen Freund am Busen hält / und mit dem genießt.” Goethe’s famous verses from “An den Mond” follow an in this case apparently delayed and unexpectedly conferred fulfillment of an invocation to the Muses or gods (“Lösest endlich auch einmal / meine Seele ganz”). The final apostrophe, however, derives from the tone of the Beatitudes (for example in Matthew) ; it opens the poem in closing (and therefore paradoxically) to a community of those who close themselves off from the world. Two different apostrophes organize the poem, in the course of which the speaker’s position shifts, and with it the address itself and thus the entire structure of speaker and addressee, of private and public spheres.

    Decisive in this section will be the attempt to grasp and analyze lyric poetry, synchronically and diachronically, and above all comparatively, through the logic of direct address. In doing so, attention must first be directed to the familiar forms of address (e.g. the tradition of invoking the Muses, apostrophes to Mary, the Creator and the Trinity and the modifications of these apostrophes), including their institutional contexts and respective place in the poem (for example : beginnings and endings). Thus, the question must be asked : how does one approach texts that are directed towards a community, that have forfeited this original direct reference to an addressee in the process of taking on their written form, but whose remaining invocations open a new social space ? The changing functions of appellation will be examined, both in the poem itself and with regard to domains beyond the poem to which its apostrophes point. Finally, forms and functions will be brought into relation with the (perhaps also unintentional) effects of lyrical address that result from performance, musical setting or other changes of medium, but also from transference, translation and revision.

    On the horizon of this formulated question, common assumptions – for example about the “Strukturwandel der Öffentlichkeit” in the period around 1800 as diagnosed by Habermas, but also the thesis of a quasi-universal viability of rhetorical figures – can be put to the test. Above all, however, it will be necessary to unfurl and probe the potential of the logics and practices of lyrical address around 1300 and 1800 in order to achieve a new understanding of the ‘monological’ genre and describe alternative literary histories under the sign of the migrations of lyric poetry.

    4. Textual Transfers : Material Migrations of Lyric Poetry Around 1300 and 1800
    Chair : Carlos Spoerhase (German Studies, Bielefeld)

    At the turn of the 19th Century, Herder promises the readers of his “Volkslieder” a “raw” version of the “Song of a Laplander” (“Lied eines Lappländers”). In reality, his printed version already had a long history of migration behind it. The “song” had been translated from Saami into Swedish, from Swedish into Latin and then from Latin into German. Here we can see a migratory history of the “song” that transverses not only linguistic and geographical, but also genre-cultural and textual-material spheres. Such mechanisms of textual migration are also ubiquitous in the period around 1300. Not only are the central thematic paradoxes of Hohe Minne and the strophic forms and genres of Minnesang and Sangspruch adopted from Romanic cultures : in fact, what we know as Minnesang and Sangspruch first came into being through a process of compilation and textualization that, above all, detached texts from their pragmatic contexts (and largely also from their melodies) and re-contextualized them in composite manuscripts.

    This section is dedicated to the concrete forms and formats of lyric poetry’s textual migration around 1300 and 1800, including a special focus on relations of transference that point beyond a European context, for example around 1300 to the Arab world via the Iberian Peninsula and around 1800 to the transatlantic or Ottoman spheres.

    This leads to the following questions : in which way are the migration of persons, the mobilizing power of networks and contact zones as well as the transfer of knowledge prerequisites for such textual migrations ? How do the dislocations, relocations and transpositions (translations, contrafactures) of lyrical texts relate to literary ensembles and compilations in manuscripts, song and hymn books, florilegia, almanacs as well as periodicals or novels ? Is the reproduction and reformatting of lyrical textuality more common, legitimized or varied in a religious than a non-religious context ? In what pragmatic contexts is this migration embedded (e.g. liturgical contexts, the ecclesiastical calendar, veneration of saints, practices of piety, rituals, ceremonies) ? And how could one reconstruct the cultural labor that is invested in the ‘invisibilization’ of these literary migratory processes, i.e. in the ‘de-mediatization’ of lyric poetry – and that allows Herder to claim that he is presenting a massively mediatized “song” in a “raw” state ?

    On the basis of these guiding questions, this section will seek to better understand the migration of lyric poetry in both religious and non-religious contexts as a highly mediatized process that has been recorded reflexively by historical actors in a great variety of ways. The heuristic and explicative value of the concept of textual migration, in distinction to alternative concepts or theories such as textual diffusion, transmission, circulation or translation, will thus be probed.

    On the Proceeding :
    Literary scholars of all philologies (especially non-European literatures), as well as scholars from neighboring disciplines (particularly theology, musicology, philosophy, art history etc.) are invited to the symposium. The number of participants is limited to 35. Prerequisite for participation is a written, in principle ready-for-publication text, as well as the readiness to be present and participate in the discussion on all days of the event. The conference will be conducted in English and German. Travel and accommodation costs will be covered by the DFG, insofar as they are not borne by the participants’ home institution.

    Scholars from Germany and abroad, especially younger scholars (however generally not doctoral candidates) are requested to communicate their interest in participating and a proposed topic (max. 1 page) to the organizers of the symposium by September 1, 2020 (to Julia.Roethinger@germanistik.uni-muenchen.de). A provisional notification of the acceptance of proposals will follow by the beginning of November 2020.
    The written contributions (max. 25 pages at 2.400 characters per page including footnotes) must be submitted by June 1, 2021.

    Prof. Dr. Susanne Reichlin, LMU München
    susanne.reichlin@germanistik.uni-muenchen.de

    Curators
    Prof. Dr. Eva Geulen, ZfL Berlin
    Prof. Dr. Bernhard Huß, FU Berlin
    Prof. Dr. Beate Kellner, LMU München
    Prof. Dr. Carlos Spoerhase, Universität Bielefeld


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  • Appel à communication - Onomastique à la lettre : jeux de noms et de lettres dans la littérature médiévale en français

    Christophe MASSON, 2 juillet 2020

    Proposition de session pour l’International Medieval Congress de Leeds (5-8 juillet 2021), suivie de la publication d’un dossier spécial dans une revue peer-review de littérature médiévale

    La réflexion sur les noms propres est omniprésente dans la littérature du Moyen Âge : désireux d’arracher le patronyme à sa fonction d’identification pure, les poètes médiévaux semblent en effet vouloir lui offrir « une ‘remotivation’ phonique ou graphique qui n’a rien à voir avec son origine appellative » (Rigolot : 1977, p. 12). Plusieurs causes sont avancées par les spécialistes pour expliquer cet engouement onomastique : la tradition biblique de célébration du Nom de Dieu ; la perception antique du nom comme instrument heuristique et source de pouvoir ; la conviction, largement répandue au Moyen Âge, du caractère non arbitraire du signe linguistique et a fortiori du nom propre. Ce sont là autant d’hypothèses qui permettent d’analyser la sensibilité onomastique toute particulière de la littérature médiévale, depuis longtemps mise en lumière par la critique (cf. indications bibliographiques).

    Dans le cadre du présent appel, nous sollicitons des communications consacrées à un aspect spécifique et encore peu étudié de la question : le travail sur la lettre appliqué à la réflexion onomastique dans la littérature médiévale en français. De l’épellation du nom de Marie dans les Miracles de Nostre Dame de Gautier de Coinci au don de la lettre H du poète T(h)ibaut à sa dame (H)Annes dans le Roman de la Poire, des anagrammes sur le patronyme de Guillaume de Machaut à l’épellation du nom du cheval Fauvel dans le roman éponyme, les exemples de jeux sur le nom propre menés dans une perspective lettriste sont légion. Nous accueillons aussi bien des études de cas, favorisant la lecture rapprochée et l’analyse de détail des jeux lettristes, que des réflexions plus amples, destinées à inscrire la pratique onomastique lettriste dans son contexte historique et à en examiner les enjeux culturels, intellectuels et symboliques.

    Les propositions pour des communications de 20 minutes (en anglais ou en français) sont attendues pour le 15 septembre 2020 à l’adresse suivante : thibaut.radomme@unifr.ch Les organisateurs David Moos et Thibaut Radomme (Université de Fribourg – FNS) sélectionneront une série de propositions afin de constituer une session, qui sera soumise le 30 septembre 2020 au comité de sélection de l’IMC de Leeds (5-8 juillet 2021). La tenue de la session est évidemment conditionnée à son acceptation par le comité de sélection de l’IMC. Aucun financement n’est prévu par les organisateurs : pour toute proposition retenue, les frais de déplacement jusqu’à Leeds, de logement sur place et d’inscription à l’IMC sont à la charge de l’intervenant-e et/ou de son institution de rattachement. Une publication de la session est prévue dans une revue peer-review à l’issue de l’IMC : toute proposition de communication engage donc moralement son auteur-e à envoyer aux organisateurs la version écrite de sa communication pour le 1er septembre 2021.

    L’organisation de la session s’inscrit dans le cadre du projet FNS « Jeux de lettres et d’esprit dans la poésie manuscrite en français (XIIe XVIe siècles) », dirigé par Prof. ord. Marion Uhlig (Université de Fribourg).

    Indications bibliographiques :
    • Madeleine Jeay, Poétique de la nomination dans la lyrique médiévale. « Mult volentiers me numerai », Paris, Classiques Garnier, 2015.
    • Adeline Latimier-Ionoff, Lire le nom propre dans le roman médiéval, Paris, Classiques Garnier, 2019.
    • Florence Plet-Nicolas, La Création du Monde. Les noms propres dans le roman de Tristan en prose, Paris, Champion, 2007.
    • François Rigolot, Poétique et onomastique. L’exemple de la Renaissance, Genève, Droz, 1977.


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  • Appel à communication - Reale und fiktive Inschriften in Mittelalter und Frueher Neuzeit

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    SFB 933 "Materiale Textkulturen", TP C05 "Inschriftlichkeit. Reflexionen materialer Textkultur in der Literatur des 12. bis 17. Jahrhunderts", Prof. Dr. Ludger Lieb, Laura Velte, Dennis Disselhoff

    05.10.2020-07.10.2020, Heidelberg, Germanistisches Seminar, Palais
    Boisserée 137

    Deadline : 15.03.2020

    Zu den verbreitetsten Formen von Textualität in der Vormoderne gehört die Inschrift. Aus Mittelalter und Früher Neuzeit haben sich einerseits unzählige Inschriften auf Gegenständen und Gebäuden erhalten, die seit Jahrzehnten umfassend gesammelt, aufbereitet und zugänglich gemacht werden (Akademie-Projekt "Deutsche Inschriften", z.T. ähnliche Projekte in anderen europäischen Ländern). Andererseits berichten Texte (Handschriften und Drucke) dieser Zeit ebenfalls von Inschriften. Dazu gehören insbesondere Inschriftensammlungen und Erzählungen. Von diesen referieren manche auf Artefakte, die (angeblich) tatsächlich existierten, viele sind aber auch offensichtlich fiktiv und bisweilen geradezu fantastisch, vor allem in höfischen Romanen oder Epen. Seit über acht Jahren widmet sich das Teilprojekt C05 "Inschriftlichkeit. Reflexionen materialer Textkultur in der Literatur des 12. bis 17. Jahrhunderts" des SFB 933 der Erforschung von erzählten fiktiven Inschriften. Dazu gehören etwa die aus Edelsteinen gefertigten Lettern auf dem Brackenseil in Wolframs ’Titurel’, die Grab- und Monumentinschriften in der ’Historia Apollonii regis Tyri’, der beschriebene Helm des Helden Roland im ’Rolandslied’, das sprechende Unterweltstor am Eingang zur Hölle in Dantes ’Divina Commedia’ oder die Gottesschrift im Sand in der Legende der Heiligen Maria von Ägypten. Über 1000 Belegstellen aus den europäischen Literaturen wurden bereits in einer Datenbank gesammelt (https://inschriftlichkeit.materiale-textkulturen.de/) und zentrale Forschungsergebnisse 2019 in einem komparatistischen Band, Writing beyond Pen and Parchment (https://www.degruyter.com/view/product/524503), vorgelegt. Was jedoch nach wie vor fehlt, ist eine intensive Diskussion über die wechselseitigen Beziehungen, die Verbindungen und Differenzen zwischen erzählten, fiktiven, nur in Texten überlieferten Inschriften einerseits und realen, auf Artefakten überlieferten Inschriften andererseits. Eine solche Diskussion auf einer möglichst breiten materialbasis zu führen, ist Ziel der interdisziplinären Tagung. Erwünscht sind daher Beiträge, die aus geschichtswissenschaftlicher, archäologischer, kunsthistorischer, theologischer, sprach- oder literaturwissenschaftlicher Perspektive den Vergleich zwischen fiktiven und realen Inschriften profilieren. Eine besondere Rolle für die vergleichende Untersuchung könnten Praktiken spielen, die mit dem Ein- und Aufschreiben auf Materialien (Holz, Stein, Textil, Metall usw.), auf Gegenständen (Waffen, Schmuck, liturgisches Gerät usw.) oder auf Bauwerken (Grabmäler, Kirchen, Burgen usw.) verbunden sind, sowie die Funktionen räumlicher Anordnung von Inschriften (Topologie). Relevant dürfte auch die Frage danach sein, ob die Bedeutung von Inschriften in Abhängigkeit von diskursiven Zusammenhängen (wie mystischen, hagiographischen, höfischen, historiographischen, rechtlichen oder magischen Diskursen) variiert.

    Willkommen sind sowohl Einzelvorträge als auch Tandemvorträge, die z. B. eine Artefaktgruppe aus historischer und literaturwissenschaftlicher Perspektive vergleichend untersuchen. Nach Möglichkeit sollten sich alle Beiträge einer der beiden folgenden Sektionen zuordnen lassen :

    I. Inschriften auf Gegenständen in sakralen und säkularen Kontexten (lokomobile schrifttragende Artefakte)

    Menschen verwenden Dinge, um zu handeln. Die Material Culture Studies haben die Wahrnehmung dafür geschärft, dass Dinge nicht nur benutzt werden, sondern auch selbst eine agency besitzen. Gerade schrifttragende Artefakte scheinen eine besondere Verbindung zwischen Menschen und Dingen zu erzeugen oder zu verstärken : Das betrifft sowohl Dinge, die im säkularen Kontext verwendet werden, wie Waffen mit Namensinschriften oder Schmuck mit moralischen Handlungsaufschriften, als auch Schriftzeichen auf liturgischem Gerät oder Paramenten. Im Zentrum dieser Sektion stehen eingeprägte oder eingeschriebene Schriftzeichen auf beweglichen Gegenständen, die sowohl vielfach real überliefert sind als auch immer wieder Teil poetologischer, narrativer oder außerliterarischer Beschreibung waren.

    II. Räumliche Markierung durch Inschriften (lokostatische schrifttragende Artefakte)

    Inschriften kommt eine raumkonstituierende Rolle zu. Auf Toren, Mauern und Türen markieren sie Raumgrenzen oder schaffen Passagen, als Bauminschriften sind sie oft Ausdruck einer kulturellen Überformung der Natur, Grabinschriften kennzeichnen die Grenze zwischen Lebenden und Toten, zwischen Diesseits und Jenseits usw. Die Beiträge dieser Sektion thematisieren also Möglichkeiten inschriftlicher Semantisierung von Räumen.

    Die Vortragsdauer beträgt 30 Minuten. Reisespesen sowie Verpflegungs- und Übernachtungskosten der Referentinnen und Referenten werden vom SFB erstattet.

    Vorschläge für Paper erbitten wir bis 15. März 2020 an laura.velte@gs.uni-heidelberg.de in Form einer PDF-Datei, die ein Abstract (ca. 300-500 Wörter exklusive Literaturangaben) sowie einen kurzen CV enthalten. Mit einer Rückmeldung auf Ihren Paper-Vorschlag ist bis Ende März zu
    rechnen.

    Auswahlbibliographie (siehe auch TPC05 Bibliographie : https://www.materiale-textkulturen.de/dokumente/SFB933_TPC05_Bibliographie_20191121.pdf)

    Die Deutschen Inschriften : http://www.inschriften.net
    Dingkulturen. Objekte in Literatur, Kunst und Gesellschaft der Vormoderne. Hrsg. von Anna Mühlherr, Heike Sahm, Monika Schausten und Bruno Quast. (Literatur | Theorie | Geschichte 9) Berlin/Boston 2016.
    Ernst, Ulrich : Facetten mittelalterlicher Schriftkultur : Fiktion und Illustration. Wissen und Wahrnehmung. Heidelberg 2006.
    Henkel, Nikolaus : Die Stellung der Inschriften des deutschen Sprachraums in der Entwicklung volkssprachiger Schriftlichkeit. In : Vom Quellenwert der Inschriften. Hrsg. von Renate Neumüllers-Klauser. Heidelberg 1992, S. 161-187.
    Küsters, Urban : Marken der Gewissheit. Urkundlichkeit und Zeichenwahrnehmung in mittelal-terlicher Literatur. Düsseldorf 2012.
    Lieb, Ludger : Spuren materialer Textkulturen. Neun Thesen zur höfischen Textualität im Spiegel textimmanenter Inschriften. In : Höfische Textualität. Festschrift für Peter Strohschneider. Hrsg. von Beate Kellner, Ludger Lieb und Stephan Müller. Heidelberg 2015, S. 1-20.
    Materiale Textkulturen. Konzepte - Materialien - Praktiken. Hrsg. von Thomas Meier, Michael R. Ott und Rebecca Sauer. (Materiale Textkulturen 1) Berlin/München/Boston 2015.
    Metatexte. Erzählungen von schrifttragenden Artefakten in der alttestamentlichen und mittelal-erlichen Literatur. Hrsg. von Friedrich-Emanuel Focken und Michael R. Ott. (Materiale Text-kulturen 15) Berlin/Boston 2016.
    Velte, Laura : Sepulkralsemiotik. Grabmal und Grabinschrift in der europäischen Literatur des Mittelalters. Diss. masch. Heidelberg 2018 [erscheint 2020].
    Writing Beyond Pen and Parchment. Inscribed Objects in Medieval European Literature. Hrsg. von Ricarda Wagner, Christine Neufeld und Ludger Lieb. (Materiale Textkulturen 30) Berlin/Boston 2019.


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  • Appel à communication - What does animation mean in the Middle Ages ? Theoretical and Historical Approaches

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    International conference in Bialystok, Poland from the 17th–20th September 2020

    Organised by The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art Branch Campus in Bialystok, Polandand University of Bergen, Norway.

    This conference is concerned with the agency and life of material objects and evolves around the investigation of two interlaced objectives. First, the conference will shed light on understudied aspects of medieval visual culture, focusing in particular on the agency of images and material objects. Second, it will provide new cutting-edge theoretical reflections and methodologies con-cerning the study of material agency and “living images” today. We argue that the cultural use of and interaction with images may be regarded as more than mere historically or culturally specific phenomena. Rather, it concerns the ontology of images and constitutes a fundamental aspect of our life with im-ages, in the premodern as well as in the contemporary. It is our contention that images are embedded in social interaction and that animation is deeply consti-tutive of the production of meaning. Animation, we argue, is not only located in the mind of the beholder, but in the epistemology, creation, interaction and materiality of images. Furthermore, we will argue that medieval animation may inform contemporary views on animation and provide us with a more precise vocabulary to capture current phenomena for instance in the digital world. The conference aim to be interdisciplinary and transhistorical in its perspective and targets scholars of visual studies, material studies, study of religions, anthropology, medieval studies and theology. It is also relevant more generally for current discussions about the life and agency of seemingly dead matter.

    There are four main topics of the conference :
    – Physical/mechanical animation of artworks and other artefacts (sculptures, reliquaries, paintings etc.)
    – Mental animations of images and objects (artworks, and other artefacts)
    – Animation in a theatrical context (mystery plays, liturgical plays and staging’s, puppets and other theatrical use of figures and sculptures)
    – Medieval and Early Modern animation in the 20th century and contemporary theatrical practices.

    The conference takes as its point of departure the work of the newly organized international research-project : The Living Image (LIMA) : On the ontology, agency and personhood of living images and objects – medieval and modern. This project is coordinated from the University of Bergen, Norway, and con-sists of a group of researchers from Belgium, Denmark, Ireland, Norway, Poland, United Kingdom, and USA, and the work of the international research network : The European Network on the Instruments of Devotion – ENID : https://enid.w.uib.no/

    The conference in Bialystok is designed to be a platform for the exchange of opinions, ideas, and historical documentation, as well as the starting point for a publication. We plan to publish a collection of articles offering an interdisciplinary academic survey of the topic of animation in the Middle Ages, and its reception in the 20th Century.

    Confirmed key-note speakers
    Peter Dent, Ph.D.,University of Bristol, GB
    Prof. Cynthia Hahn, The City University of New York, USA
    Prof. Hans Henrik Lohfert Jørgensen, University of Aarhus, Denmark
    Amy Whitehead, Ph.D., Massey University, New Zealand

    Scientific committee
    Henrik von Achen, Professor, Dr. Art.,Director of the University Museum, University of Bergen, Norway
    Kristin Bliksrud Aavitsland, Professor, Ph.D., MF Norwegian School of Theology, Religion and Society, Norway
    Barbara Baert, Professor, Ph.D., Art History, Faculty of Arts, Katholieke Universiteit Leuven, Belgium
    Jørgen Bakke, Associate Professor, Dr. Art., Department of Linguistic, Literary and Aesthetic Studies, University of Bergen, Norway
    Carla Maria Bino, Professor, Ph.D., Università Cattolica del Sacro Cuore, Brescia, Italy
    Christophe Chaguinian, Associate Professor, Ph.D., College of Liberal Arts and Social Sciences, University of North Texas, USA
    Peter Dent, Senior Lecturer, Ph.D., Department of History of Art, University of Bristol, Great Britain
    Rob Faesen, Professor, Ph.D., Department of History of Church and Theology, Katholieke Universiteit Leuven, Belgium
    Cynthia Hahn, Professor, Ph.D., Medieval Art History, Hunter College, The City University of New York, USA
    Hans Henrik Lohfert Jørgensen, Associate Professor, School of Communication and Culture – Art History, University of Aarhus, Denmark
    Jon P. Mitchell, Professor, Ph.D., Social Anthropology, University of Sussex, Great Britain
    David Morgan, Professor, Ph.D., Religious Studies & Art, Art History and Visual Studies, Duke University, USA
    Salvador Ryan, Professor, Ph.D., Ecclesiastical History, Pontifical University St Patricks College, Maynooth, Ireland
    Zuzanna Sarnecka, Assistant Professor, Ph.D., Institute of Art History, University of Warsaw, Poland
    Laura Katrine Skinnebach, Assistant Professor, Ph.D., School of Communication and Culture – Art History, University of Aarhus, Denmark
    Allie Terry-Fritsch, Associate Professor, Ph.D., School of Art – Art History, Bowling Green State University, USA

    Conference organisers
    Kamil Kopania, Ph.D., The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art, Branch Campus in Bialystok, Poland (https://atb.edu.pl/o-wydziale/pedagodzy/dr-kamil-kopania)
    Henning Laugerud, Associate Professor, Dr. Art., Department of Linguistic, Literary, and Aesthetic Studies, University of Bergen, Norway (https://www.uib.no/en/persons/Henning.Laugerud)

    The language of the conference is English. Each contributor will be given 20 minutes to present his/her paper. Please send abstracts of no longer than 500 words, together with a short CV and personal data at the following email : medievalanimation@gmail.com
    Deadline : April 30, 2020
    Conference fee : 25 Euros (15 Euros for Ph.D. students)
    The conference will take place in Bialystok at the:The A. Zelwerowicz National Academy of Dramatic Art Branch Campus in Białystok (Puppet Theatre Art Department) H. Sienkiewicza 14, 15–092 Białystok, Poland
    www.atb.edu.pl
    e-mail : sekretariat@atb.edu.pl


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  • Appel à communication : Episcola

    Christine DUCOURTIEUX, 27 janvier 2015

    Colloque international

    « Lettres et conflits dans l’Occident tardo-antique et médiéval »

    15-17 octobre 2015

    ANR-DFG EPISTOLA

    Cycle « Épistolaire politique »

    Universidad de Granada

    Programme


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  • Appel à communication : Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Jeudi 8 et vendredi 9 novembre 2018
    Centre de recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)
    Université d’Artois (Arras)

    Le programme de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord a été lancé en 2015. Son objectif est d’étudier – en croisant la diversité des sources, approches et thématiques – la singularité des provinces septentrionales de la France et celles des anciens Pays-Bas (Artois, Brabant, Flandre, Hainaut, Picardie), carrefour d’influences et creuset artistique, à une époque à la fois d’intenses conflits politiques et religieux, mais aussi de foisonnement culturel, celle de la Renaissance considérée sur le temps long de la fin XVe au milieu du XVIIe siècle. Trois journées d’études ont déjà eu lieu en novembre 2015, 2016 et 2017 : la première a permis de mettre en place un groupe de travail réunissant différents acteurs de la recherche sur la Renaissance dans les provinces du nord (enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, post-doctorants, conservateurs du patrimoine dans les musées et les bibliothèques) ; les deux suivantes furent consacrées l’une aux Échanges, hybridité et créativité, l’autre aux Réformes religieuses. La prochaine rencontre (8-9 novembre 2018) sera consacrée aux Portraits et représentations des anciens Pays-Bas.

    À une époque où les dimensions du monde connu s’élargissent, où les théories de la perspective se répandent, où, parallèlement, la science optique se développe et crée de nouveaux instruments de mesure profitant à la cartographie, nous proposons d’interroger les Portraits et représentations des anciens Pays-Bas (villes et campagnes) qui recouvrent bien des domaines et une multitude de formes.
    Topographie : représentations militaires et sièges de villes, campagne et paysage
    Le « pourtraict » des villes, que commandent les échevins pour leur salle d’assemblée, comme celui des sites (Albums de Croÿ, Flandria illustrata…) posent maintes questions : la fiabilité ou la fiction de la représentation, l’angle de vue, la méthode utilisée, le but recherché – gestion, administration juridique et financière ; ouvrages d’érudition … – qui peuvent varier selon les attentes du commanditaire, les conditions historiques et les normes en usage.
    L’arpenteur et l’ingénieur, le dessinateur et le graveur ou le peintre jouent donc un rôle essentiel – et ceci pose la question du métier – : ce sont eux qui guident le regard du spectateur vers le sujet, lui montrent ce qui doit être vu et retenu.
    Pour les mêmes raisons, le paysage à l’arrière-plan des scènes de bataille, comme des portraits officiels et de particuliers, ou celui qui entoure un château ne sera pas négligé.

    Portrait littéraire : descriptions des entrées princières, récits de voyages, correspondance diplomatique
    Aux représentations graphiques et picturales s’ajoutent les sources textuelles qui permettent d’aborder la ville d’une manière plus sélective, par exemple dans les descriptions des entrées princières, où les monuments principaux et symboliques de la ville sont mis en vedette par le choix d’un itinéraire judicieusement défini et par les haltes qui s’y tiennent. On y joindra les récits de voyages et la correspondance diplomatique.
    Portrait de la société : les habitants et leurs mœurs
    Enfin, le portrait d’un pays, d’une ville ou de la compagne qui l’environne, c’est aussi celui de ses habitants et de leurs coutumes, de leurs fêtes : la peinture des mœurs affleure dans les récits de voyages et constitue le terreau de la peinture de genre.

    Les propositions de communication (15 à 20 lignes) seront accompagnées d’un bref CV
    Date limite : 30 juin 2018
    À adresser à :
    Charles GIRY-DELOISON : charles.girydeloison@univ-artois.fr
    et
    Laurence BAUDOUX : laurence.baudoux@gmail.com
    Confirmation par le comité scientifique : 15 juillet 2018

    Comité scientifique :
    Laurence BAUDOUX, maître de conférences HDR, CREHS (EA 4024), université d’Artois.
    Rémy CORDONNIER, docteur de l’art, Responsable des fonds anciens, Bibliothèque d’Agglomération de Saint-Omer, chercheur associé IRHiS, université de Lille.
    Charles GIRY-DELOISON, professeur, Directeur du CREHS (EA 4024), université d’Artois.
    Samantha HERINGUEZ , Docteur en Histoire de l’art du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours ; Chercheur associé du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours (UMR 7323) et et du CREHS (EA 4027), université d’Artois.


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  • Appel à communication : XVIIIe colloque d’onomastique (Toulouse, 17-20 janvier 2018)

    Sébastien NADIRAS, 22 avril 2017 | 24 avril 2017

    Société française d’onomastique,
    en partenariat avec l’université de Toulouse - Jean Jaurès

    *****

    1/ Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    2/ Onomastique occitane - Onomastica occitana

    ******

    Date : 17-20 janvier 2018
    Lieux : Université de Toulouse - Jean Jaurès / Bibliothèque d’Études méridionales

    1) Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    La tradition onomastique a consacré des catégories, aussi bien en anthroponymie (noms d’origine, noms de métiers, sobriquets, patronymes et matronymes, etc.) qu’en toponymie (micro/macrotoponymes, oronymes, hydronymes, hagiotoponymes, agronymes, etc).
    Le colloque se propose d’examiner la pertinence scientifique de ces catégories, les relations qu’elles entretiennent, et les conditions dans lesquelles certains éléments passent de l’une à l’autre.
    On pourra étudier, en particulier, le passage des éléments du lexique commun au statut d’appellatifs, et à celui de toponymes ou d’anthroponymes, de toponymes à anthroponymes, d’anthroponymes à toponymes, etc. On ne s’interdira pas, dans ce cadre, de porter un regard critique sur les théories ou les descriptions fondées sur le passage systématique d’une catégorie à une autre.

    2) Onomastique occitane - Onomastica occitana

    Le domaine occitan est central dans la Romania continua et les études d’onomastique ne peuvent pas échapper à cette centralité. Depuis les documents anciens jusqu’aux enregistrements recueillis au XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, la masse documentaire est énorme, en particulier celle qu’offrent la patronymie et la microtoponymie.
    Nous invitons les chercheurs à rendre compte de la profusion et de la diversité des sources, qu’elles soient écrites ou orales, dans leurs analyses du patrimoine onomastique des régions occitanes.
    Il se trouve par ailleurs que la région dont Toulouse est la capitale vient de prendre officiellement le nom d’Occitanie, suscitant à la fois intérêt et débats. Cet événement donnera l’occasion de s’interroger sur l’emploi du terme ‛occitan’, son acception et son acceptation sociale à différentes époques.
    Enfin la tenue du colloque dans la capitale occitane peut être l’occasion d’une réflexion sur les modalités de la notation et de la valorisation du patrimoine onomastique occitan comme une partie intégrante de la culture d’oc.
    L’étude des données onomastiques d’oc, l’accueil et le statut des termes occitan et Occitanie, l’usage social de la toponymie en pays d’oc sont donc les trois perspectives, éventuellement combinées, autour desquelles nous invitons les chercheurs à présenter leurs travaux et à contribuer ainsi à l’actualisation et la valorisation de notre discipline au sein des sciences humaines.

    Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé de 10 lignes maximum, et d’une bibliographie sont à expédier avant le 31 mai 2017 à Sylvie Lejeune, secrétaire de la Société française d’Onomastique (sylvie.lejeune-modi@wanadoo.fr).

    Pour tout renseignement : site de la SFO.


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  • Appel à communication : « Bibliothèques, lecteurs, lectures du Moyen Âge »

    Christophe MASSON, 21 octobre 2018 | 19 octobre 2018

    Séminaire de Questes des vendredis 14 décembre 2018, 18 janvier et 15 février 2019

    « Mon berceau s’adossait à la bibliothèque,
    Babel sombre, où roman, science, fabliau,
    Tout, la cendre latine et la poussière grecque,
    Se mêlaient. J’étais haut comme un in-folio. »

    Baudelaire, vers extraits de « La voix », Les fleurs du mal, 1857.

    S’il est des lieux que nous fréquentons dans nos recherches, ce sont bien les bibliothèques, d’où l’envie de se pencher sur celles du Moyen Âge. Il s’agit en effet de s’interroger sur l’existence des bibliothèques médiévales à la fois comme espaces matériels, lieux de savoirs, comme constructions intellectuelles et comme idéaux symboliques. Entre la bibliothèque d’Alexandrie et la librairie burlesque de la Sorbonne dépeinte par Rabelais, la bibliothèque médiévale est tout sauf évidente et le médiéviste se heurte d’emblée à l’ambiguïté du lexique renvoyant à la réalité historique. Armarium, libraria, bibliotheca, les mots, d’abord latins usités désignent en effet d’abord un donné matériel, pendant longtemps fort modeste : coffres de bois, niches faites dans le mur. Leur finalité n’est d’ailleurs ni exclusive, ni même parfois unifiée : dans la chapelle d’un couvent se trouveront les livres saints, à l’infirmerie, d’autres, plus utilitaires, tous étant entreposés avec d’autres objets. L’archéologie mais aussi l’iconographie témoignent ainsi de la discrétion et de l’évanescence de la bibliothèque médiévale. Saint Jérôme qui se voit flagellé pour son goût immodéré pour la lecture est ainsi représenté dans certaines peintures sans qu’aucun livre ne l’entoure, alors qu’il s’agit de l’objet de son péché.

    Outre le stockage, les différents termes lexicaux tendent progressivement à désigner un lieu de savoir. Ainsi, bien que la plus grande partie des bibliothèques ait été détruite ou démembrée au fil des siècles, des traces de leur existence se conservent grâce surtout aux inventaires, tant des bibliothèques des abbayes que des cathédrales, des particuliers, des princes, des universités. Ces textes permettent d’abord d’approcher pour le médiéviste la réalité concrète du travail des livres ou avec les livres des médiévaux : ils peuvent ainsi mentionner le format et la reliure utilisés pour les livres, en portant trace de leur prix et du milieu socio-économique où ils ont circulé. Plus souvent, ils sollicitent des réflexions sur les moyens mis en œuvre pour les identifier (comme l’utilisation d’un ex-libris), en vérifier l’état au changement de possesseur, les récupérer après un prêt ou s’en faire arriver d’un autre lieu. Fréquemment, ils montrent une répartition des ouvrages en groupes selon un ordre décroissant d’importance (de la théologie à la grammaire, à la littérature, à la science) ; à cela correspondent un rangement concret, une dispersion de la collection dans plusieurs endroits selon les nécessités, des règles spécifiques de consultation (jusqu’à l’enchainement des livres, ce qui en évite le vol et nous rappelle leur valeur pécuniaire ainsi que littéraire). Les sources permettent en ce sens d’esquisser un panorama des aspects matériels liés à la production, conservation des livres. Le traitement de la matérialité du livre n’aura de cesse de se perfectionner au cours du Moyen Âge et invite ainsi à réfléchir dans une perspective diachronique sur la progressive institutionnalisation de cette réalité.

    Au-delà de la matérialité toutefois, les termes bibliotheca et libraria vont très vite se charger d’une dimension intellectuelle pour désigner un ensemble de livres, une collection agencée selon une unité propre et ce dès Raban Maur qui reprend l’étymologie d’Isidore pour bibliotheca. Les termes peuvent dans ce cas renvoyer à des listes de livres complètes ou partielles, en latin ou en langue vulgaire, à sujet religieux ou laïque, classique ou moderne : quelle que soit l’ampleur, l’ancienneté ou la valeur du patrimoine qu’ils décrivent, les inventaires dessinent une carte des savoirs et de leur diffusion de première importance : où lit-on Ovide en Allemagne au XIIe siècle ? Sur quels critères littéraires les ducs de Bourgogne mènent-ils leur politique de mécénat bibliophile ? Qui constitue la bibliothèque : les hommes les femmes ? Qui les utilise ? Ils permettent dans tous les cas d’approcher la richesse culturelle et les options intellectuelles d’une institution ou d’un personnage. Ces textes se rencontrent dans des contextes variés, testaments, archives utilitaires, mais encore correspondance épistolaire entre intellectuels, notes dans un manuscrit. Ils invitent à ce titre à s’interroger sur les canaux de diffusion des livres, mais aussi des modes, des goûts et des rejets. Les inventaires, listes ont en effet parti lié avec les canons ou les textes de censure : tous permettent en tous cas de dessiner pour un espace et un temps donné une géographie des savoirs et de retracer les routes de la réception des textes.

    Une autre approche du sujet consiste à se demander s’il est possible de percevoir les bibliothèques dans les textes et auquel cas, comment, sous quelle forme et pour quels usages. Il n’est pas rare de croiser des épîtres ou des mémoires qui évoquent les échanges de livres entre les intellectuels, leur découverte, les procès de correction et de réflexion que les auteurs médiévaux ont conduits sur eux, dont les traces se conservent parfois dans les marges des manuscrits ou des imprimés eux-mêmes. Ainsi donc, comment la lecture et les traces que nous ont léguées les lecteurs nous mettent-elles sur la trace des bibliothèques médiévales ? D’autre part, nous connaissons bien les pratiques de citation et de compilation médiévales qui permettent de saisir en négatif les corpus, mais aussi parfois, les instruments de travail intellectuel, florilèges, concordances, qu’utilisent les auteurs et copistes. L’enquête est d’autant plus fructueuse si le compilateur se trouve à l’intersection de réseaux culturels importants, s’il a voyagé ou il a nourri des relations particulières pour obtenir des livres rares ou récents, s’il a atteint des bibliothèques conservées ou bien perdues, mais dont ses ouvrages démontrent l’existence. L’iconographie ouvre en ce sens des perspectives intéressantes pour appréhender la vie de la bibliothèque, dans sa réalité, comme dans ses silences ou oublis. Ainsi, si les représentations de la lecture s’invitent discrètement, force est de constater qu’une seule femme ne parvient à s’imposer vraiment dans cette activité, la Vierge. Or, l’étude du mécénat montre qu’au contraire la lecture féminine a joué un rôle notable dans la production littéraire et dans les modes. La bibliothèque médiévale offre donc bien souvent une vision d’elle-même genrée. L’étude de la commande littéraire invite également à s’interroger sur la finalité de la bibliothèque. La politique de Charles V valorise ainsi très explicitement les textes antiques historiques : l’enjeu est bien de fournir un instrument intellectuel au service du pouvoir. Pourtant, les textes scientifiques y sont également nombreux, signe cette fois d’un intérêt bien documenté du souverain pour les realia. Ainsi donc, à partir de quand, ou comment se joue le passage au Moyen Âge d’une bibliothèque liée à un mécénat culturel, à une politique culturelle à une bibliothèque au service d’un plaisir de la lecture… et des lecteurs, ou lectrices ? Enfin, dans les textes littéraires, la bibliothèque joue-t-elle un rôle ? Fait-elle l’objet d’un investissement symbolique et culturel ? On a pu se demander dans un autre registre si le plan connu de la bibliothèque de Saint-Gall reflétait un espace réel ou s’il s’intégrait à un dispositif d’artes memoriae. Bien plus, à la fin du Moyen Âge, plusieurs textes mettent en scène des déambulations dans des cimetières peuplées de tombes de héros littéraires : la promenade se meut en exploration d’une bibliothèque imaginaire sur fond d’ubi sunt.

    Ainsi donc bibliothèque devient-elle, ou joue-t-elle parfois le rôle de matrice intellectuelle pour penser le monde, le soi ou l’âme ? Plus largement, les héros médiévaux lisent-ils : les malmariées de Marie de France semblent à ce titre s’ennuyer sans qu’aucun livre ne vienne égayer leur enfermement, en est-il toujours de même tout au long du Moyen Âge ? Et si des héros plus lecteurs se rencontrent, en ce cas quelle est leur bibliothèque ? Plus loin dans le temps, en même temps proche de notre objet, d’autres exemples littéraires s’imposent avec force à nos yeux de modernes : il s’agit de celles qui peuplent les romans historiques médiévalisants et dont Le Nom de la rose fournit une illustration paradigmatique où la bibliothèque est au cœur de l’intrigue. On pourra en dernier lieu s’interroger sur cette vitalité du motif littéraire de la bibliothèque en contexte médiévaliste, sur ses déclinaisons et sur la signification qu’il revêt dans notre contexte contemporain.

    Pistes de problématisation :
    -  les représentations des bibliothèques dans l’art et la littérature
    -  la bibliothèque comme forme imaginaire
    -  les catalogues de livres
    -  la circulation des ouvrages dans un certain réseau ou des intellectuels qui voyagent d’une bibliothèque à l’autre
    -  identification des bibliothèques exploitées sur la base des manuscrits utilisés
    -  la reconstruction de la bibliothèque perdue d’un auteur
    -  le motif de la bibliothèque dans la production médiévalisante

    Conditions de soumission :

    Cet appel à communication est ouvert aux étudiants de master, de doctorat et aux jeunes chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, d’un maximum de 1000 mots, accompagnées d’un CV doivent être envoyées conjointement à Viviane Griveau-Genest, v.griveau.genest[at]gmail.com, Elisa Lonati, elisalonati21[at]gmail.com et Anne Kucab, a.kucab[at]orange.fr, avant le 20 novembre 2018. Elles pourront donner lieu à une communication orale de 25 minutes durant l’une des séances du séminaire (décembre 2018, 18 janvier 2019, 15 février 2019) et/ou à une publication dans la revue de l’association (https://journals.openedition.org/questes/).

    Bibliographie indicative :
    J.-P. BOUDET, « La bibliothèque de Clémence de Hongrie, un reflet de la culture d’une reine de France ? », in La cour du prince. Cour de France, cours d’Europe, XIIe-XVe siècles, M. Gaude, Ferragu, Br. Laurioux et J. Paviot (dir.), Paris, Champion, 2011, pp. 499-514.
    Florence BOUCHET, Le discours sur la lecture en France aux XIVe et XVe siècles : pratiques, poétique, imaginaire, Paris, Honoré Champion, 2008.
    Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET, « L’Imaginaire Du Livre à la Fin Du Moyen Âge : Pratiques de Lecture, Théorie de L’écriture », Modern Language Notes, Vol. 108, n° 4, French Issue (Sep., 1993), p. 680-695.
    Jesse M. GELLRICH, The Idea of the Book in the Middle Ages. Language Theory, Mythology, and Fiction, Ithaca and London, Cornell University Press, 1985.
    Lucrèce LUCIANI, Le Démon de saint Jérôme : l’ardeur des livres, Paris, Éditions la Bibliothèque, 2018.
    Alberto MANGUEL, La bibliothèque, la nuit, trad. fr. Christine LE BŒUF, Arles, France, Actes Sud, 2009.
    B. MUNK OLSEN, L’étude des auteurs classiques latins aux XIe et XIIe siècles, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, 1982-2014, 6 vol.
    Éric PALAZZO et Pierre-Marie GY, Histoire des livres liturgiques : Le Moyen âge : des origines au XIIIe siècle, Paris, Beauchesne, 1993.
    Jean-Yves TILLIETTE, « La place d’Ovide dans la bibliothèque de Conrad de Hirsau (Dialogus super auctores, l. 1325-1361) », in Du copiste au collectionneur. Mélanges d’histoire des textes et des bibliothèques en l’honneur d’André Vernet, Donatella Nebbiaï-Dalla Guardia, Jean-François Genest (éd.), Turnhout, Brepols, coll. « Bibliologia », n° 18, p. 137-151.
    André VERNET (dir.), Histoire des bibliothèques françaises, Paris, Éd. du Cercle de la librairie, 2008.
    Les bibliothèques médiévales de Normandie et des mondes normands : échanges et circulation, numéro de Tabularia, sources écrites des mondes normands médiévaux, 2014, disponible en ligne : https://journals.openedition.org/tabularia/387
    Lieux de savoir, Christian JACOB (dir.), Paris, Albin Michel, 2007.
    Danielle REGNIER-BOHLER, Le goût du lecteur à la fin du Moyen Âge, Paris, Le Léopard d’or, 2006.


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  • appel à communication pour la revue Florilegium

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 15 September 2014

    Dear Fellow Medievalists

    I am delighted to announce that CSM/SCM’s journal Florilegium is now available online. The entire run of Florilegium’s back issues from vol. 1 (1979) has been digitized, and full-text searchable PDFs of more than 350 articles can now be downloaded from our Open Access website (though for vol. 29, we have so far posted only the authors’ abstracts). Please visit Florilegium’s website at http://journals.hil.unb.ca/index.php/flor

    Print copies of vol. 29 are still available. Please contact the Editor at Florilegium@unb.ca

    Call for Papers (please circulate widely)

    Florilegium invites submissions (written in English or French) on any topic pertaining to Late Antiquity and the Middle Ages. Submissions for the upcoming special issue on Medieval Translation: Theory and Practice are especially welcome and will be considered until the volume is complete.

    Papers may examine topics such as the following:
    • medieval translation(s) of Latin texts into any of the medieval vernaculars
    • translation(s) from one vernacular into another
    • translation and adaptation
    • both medieval and modern theoretical discussions of translation
    • the translator as author
    • the cultural politics of translation
    • translation as cultural exchange
    • the movement of texts (and ideas) between cultures.

    Submissions on other topics are also welcome and will be considered for another volume.

    Submissions are refereed in a double-blind review process by international specialists and must therefore not contain any self-references or other details identifying the author. Papers must not be published or submitted elsewhere.

    Manuscripts should normally not exceed 8,000-9,000 words (including footnotes and final bibliography) and should be formatted according to Chicago style. Footnotes should be kept as spare as possible. All submissions are acknowledged. Please include both email and postal addresses in the cover note. For additional information, please visit Florilegium’s website at http://journals.hil.unb.ca/index.php/flor

    Submissions should be emailed to Florilegium at Florilegium@unb.ca
    Enquiries are welcome and should be addressed to the Editor at Florilegium@unb.ca


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  • Appel à communication : « Peintures monumentales en Bretagne... »"

    Rémy CORDONNIER, 2 novembre 2015

    Colloque International : « Peintures monumentales en Bretagne. Nouvelles images, nouveaux regards »
    Rennes les 6 et 8 octobre 2016, Pontivy le 7 octobre
    organisé par le GRPM (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale) et soutenu par la CRMH (Conservation Régionale des Monuments Historiques), DRAC Bretagne
    Texte de l’appel à communication : http://www.shabretagne.com/scripts/files/5630d58f7ab722.17566348/colloque-peinture-monumentale-de-bretagne.pdf

    GRPM
    Le Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM), fondé en 1997, réunit des historiens de l’art et des conservateurs-restaurateurs dans le but de mettre en commun leurs connaissances sur la peinture murale et de développer des projets de recherche (présentation sur www.grpm.asso.fr). C’est ainsi qu’ont été menées à bien des publications thématiques – sur la Rencontre des trois morts et des trois vifs dans la peinture murale en France, éd. du Cherche-Lune, 2001 – et l’organisation de rencontres scientifiques : deux journées d’étude autour du décor peint dans la demeure au Moyen Age, avec le service départemental de l’Inventaire du Patrimoine du Maine-et-Loire en 2007 (actes) et un colloque international à Noyon (Oise) du 27 au 29 mars 2014 sur le thème « Peintures murales : nouvelles découvertes (1994-2014) ». Les actes sont en cours de publication.


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  • Appel à communications - Dans le manuscrit et en dehors : échanges entre l’enluminure et les autres arts

    Christophe MASSON, 27 février 2020

    Université de Lausanne, 22-23 octobre 2020

    Depuis les années 1960 au moins, l’enluminure est pleinement reconnue comme un secteur important des arts et fait partie intégrante des sciences historiques du livre. Son étudea toute sa place, non seulement dans les bibliothèques et dans les archives, mais aussi dans les universités, avec ses chaires dédiées, ses revues spécifiques, ses propres instituts de recherche et ses congrès. La spécialisation croissante ne doit toutefois pas faire oublier que ce domaine de la production artistique n’a jamais été coupé des autres. Au contraire, tout au long de l’histoire de cette technique les liens entre les arts du livre et les autres arts ont été profonds, continus et féconds. Des peintres ont pratiqué leur métier à la fois sur parchemin, sur panneau, sur verre ou sur mur ; la nature composite et complexe de l’objet livre a souvent encouragé les artistes travaillant dans ses pages et à sa reliure (que ce soit des orfèvres ou des ivoiriers) à s’inspirer mutuellement. Les commanditaires de manuscrits et les enlumineurs·resses baignent dans la même culture que leurs homologues engagé·e·s avec d’autres techniques, si bien que des inventions formelles, des solutions iconographiques, des compositions ont pu circuler depuis et vers les codex. Si les travaux abordant ces questions ne manquent pas, il paraît souhaitable de créer une occasion de discussion et de réflexion collective portant entièrement sur cette problématique. Le colloque voudrait ainsi explorer la complexité de ces interactions multiples sur l’ensemble de la période médiévale et jusqu’à la Renaissance, dans toute leur étendue géographique, en prenant en compte également la dimension historiographique.
    Les organisateurs·trices invitent donc à soumettre des propositions de communication portant sur tout aspect significatif de cette thématique, tant sous la forme d’étude de cas représentatifs que sous celle de synthèses explorant le phénomène à grande échelle. Les analyses montrant les échanges entre l’enluminure et d’autres arts sont bien entendu avant tout sollicitées, mais il semble important de prendre en compte aussi les épisodes de résistance ou d’autonomie, là où, en raison de leur singularité, les arts du livre prennent un chemin différent pour des motifs qu’il faudra alors éclairer. Une attention particulière devrait être portée aux moments de rupture, là où un rééquilibrage entre techniques de pointe, une restructuration des modes de production et de consommation, une mutation de la demande ou d’autres facteurs induisent un changement dans les rapports entre enluminure et autres arts.Seront notamment bienvenues des propositions portant sur :
    - le statut, la carrière, le métier, l’organisation du travail d’enlumineur·resse, illustrant la fréquente polyvalence ou au contraire expliquant l’éventuel isolement ;
    - la circulation de modèles entre l’enluminure et les autres arts ;
    - la copie directe d’œuvres ou d’objets, dans les deux sens ;la transmission de schémas iconographiques, choix stylistiques, solutions ornementales entre l’enluminure et d’autres arts ;
    - l’utilisation de miniatures en dehors du livre manuscrit, en les intégrant dans d’autres ensembles ;
    - l’impact des demandes des commanditaires et des attentes des publics sur les rapports entre enluminure et autres arts ;
    - l’histoire des études sur les échanges entre l’enluminure et les autres arts, avec ses acteurs·trices, ses modes, sa chronologie, ses cadres culturels et institutionnels.

    Seront prises en considération les soumissions en français, en allemand, en italien et en anglais.Le colloque aura lieu à l’Université de Lausanne les 22et 23octobre 2020.
    Les organisateurs·tricespourront prendre en charge une partie des frais de déplacement et d’hébergement.
    Les propositions, d’une page maximum et accompagnées d’un CV de cinq lignes, doivent être envoyées jusqu’au 19 avril 2020 à l’adresse melissa.nieto@unil.ch et seront soumises à l’évaluation du comité scientifique.
    Une publication est envisagée.

    Organisation
    Michele Tomasi (UNIL), avec la collaboration de Melissa Nieto (UNIL)

    Comité scientifique
    Laura Alidori Battaglia (chercheuse indépendante)
    Luca Di Palma (UNIL)
    Melissa Nieto (UNIL)
    Nathalie Roman (UNIL)
    Brigitte Roux (UNINE et e-codices/UNIFR)
    Michele Tomasi (UNIL)
    Sabine Utz (MCAH, Lausanne)


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  • Appel à communications - Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

    Christophe MASSON, 13 juillet 2020

    Lyon, les 17 et 18 juin 2021

    Report de l’événement et nouvel appel à communication

    Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique, qui devaient se tenir les 15 et 16 juin 2020, ont été repoussées aux 17 et 18 juin 2021. Nous en profitons pour ouvrir un nouvel appel à communications, de manière à offrir au plus grand nombre l’occasion de nous rejoindre.

    L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités ; les actes de l’année dernière sont disponibles en ligne, sur le carnet de l’association et sur HAL-SHS.

    Thèmes, objets et perspectives
    Sans exclusive théorique, les Rencontres lyonnaises acceptent des présentations mettant en pratique toutes les approches de la linguistique : syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, lexicologie, pragmatique, sociolinguistique, dialectologie, etc. Les communications devront traiter soit de l’évolution de la langue en diachronie, soit d’un état synchronique révolu.Nous encourageons fortement les travaux appliquant et/ou permettant des analyses computationnelles telles que la linguistique de corpus, la philologie numérique, la textométrie ou tout autre approche d’humanités numériques dont le résultat peut intéresser la communauté linguistique. À ce titre, les études qui s’intéressent à la conception et/ou à la diffusion de corpus adaptés à l’analyse linguistique et/ou philologique sont les bienvenues.

    Les présentations devront s’inscrire dans l’un des axes suivants.
    Axe A : langues anciennes
    Par l’appellation « langues anciennes », nous entendons le latin (du latin archaïque jusqu’au néo-latin), le grec (du grec archaïque jusqu’au grec byzantin) et les autres langues anciennes relevant traditionnellement des études indo-européennes (sanskrit, hittite, tokharien, vieux perse, etc.).
    Axe B : langues gallo-romanes
    Par l’appellation « langues gallo-romanes », nous entendons les langues issues du latin et présentes historiquement sur le territoire gallo-roman, pris dans son extension maximale : occitan, oïl et francoprovençal, mais aussi catalan et langues rhéto-romanes.Sont également acceptées les présentations traitant de langues non-romanes historiquement présentes sur le territoire de la Gallo-Romania, particulièrement si l’étude aborde des phénomènes de contact avec les langues gallo-romanes.

    Format
    Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

    Conditions
    Ces rencontres se tiendront à Lyon, les 17et 18juin 2021. Elles sont en priorité destinées aux jeunes chercheur·ses, c’est-à-dire aux doctorant·es, ATER, post-doc et docteur·es jusqu’à la première année de CDI (maître de conférence ou équivalent). Les étudiant·es en fin de master recherche peuvent également proposer une communication. Des frais d’inscription de 25,00€ seront demandés. Des exonérations pour les jeunes chercheur·ses non financé·es sont prévues.

    Soumission
    Des résumés d’une page maximum, à l’exclusion d’éventuelles figures ou tables et d’une bibliographie, devront être envoyés en deux versions, l’une anonyme et l’autre non, à l’adresse diachro2020@gmail.com avant le 30/11/2020. Les documents devront être en format Word (.doc, .docx) ou PDF. Dans la version non-anonyme, merci de préciser votre statut et votre affiliation. Une réponse sera communiquée en janvier 2021. Les deux versions devront indiquer clairement, en en-tête,dans quel axe (Aou B) s’inscrit la communication proposée. Une fois votre communication sélectionnée, si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article avant les rencontres. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter des modifications à cette version avant publication. Les articles devront faire entre 8 et 10 pages, bibliographie, notes, tables et figures incluses. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page. Toutes les questions doivent être adressées directement à l’adresse de l’événement : diachro2020@gmail.com. Toutes les informations sont à retrouver sur notre carnet Hypothèses : https://diachro.hypotheses.org/1401.

    Comité d’organisation
    Timothée Premat | Coordinateur de l’événement | Univ. Paris 8, UMR 7023 (SFL)
    Piotr Pɫocharz | Trésorier | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM) ; ATER Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL)
    Joséphine Vauthier | Référente axe A | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA)
    Fabian Zuk | Référent axe B | Univ. Jean Moulin Lyon 3 & Univ. de Montréal, EA 1663 (CEL) ; ATER Univ. de Tours François Rabelais, UMR 7270 (LLL)
    Ariane Pinche | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5648 (CIHAM) ; ATER École Nationale des Chartes, EA 3624 (centre Jean Mabillon)
    Lucas Rascle | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA) ; ATER Univ. Lille
    Vincent Surrel | Univ. Paris 8 & École nationale des chartes, UMR 7023 (SFL)

    Comité scientifique
    Le comité scientifique, sous réserve de modifications (apparaît ci-après le comité scientifique du premier appel à communications), est constitué des membres de l’association Diachronies contemporaines auxquels s’ajoutent les universitaires suivants :
    Adèle Jatteau | Univ. Lille, UMR 8163 (STL), MCF
    Alexey Lavrentev | CNRS, UMR 5317 (IRHIM), ingénieur de recherche
    Bruno Bureau | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Céline Guillot-Barbance | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM), MCF (HDR)
    Christian Nicolas | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Cyril Aslanov | Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL), professeur
    Daniel Petit | ENS-Paris, UMR 8546 (AOrOc), professeur
    Fabio Armand | UCLy, Institut Pierre Gardette, MCF
    Gilles Van Heems | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), MCF
    Isabelle Boehm | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), professeure
    Jean Hadas-Lebel | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), MCF (HDR)2
    Michel Banniard | EPHE & Univ. Toulouse Jean Jaurès, EA 4116 (SAPRAT) & UMR 5136 (Framespa), directeur d’étude émérite et professeur émérite
    Michela Russo | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 7023 (SFL), professeure
    Michèle Fruyt | Sorbonne Université,EA 4080 (Centre Alfred Ernout), professeure
    Patrick Sauzet | Univ. Toulouse II Jean Jaurès, UMR 5263 (CLLE), professeur
    Philippe Boula de Mareüil | CNRS, UPR3251 (LIMSI), directeur de recherches
    Romain Garnier | Univ. Limoges, EA 1087 (EHIC), MCF (HDR)


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  • Appel à communications - Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires

    Christophe MASSON, 9 mars 2020

    Université de Poitiers – CESCM – CNRS, en collaboration avec la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl, 21-23 janv. 2021

    La question du réel est tout entière celle des lettres médiévales : de leur réalité matérielle et intellectuelle, de leur horizon de production et de réception, de leurs auteurs affichés ou anonymes, de leur vocation. Mais qu’est-ce que le réel au Moyen Âge ?

    Qu’il s’agisse de la matérialité de l’œuvre, de sa paternité, des commanditaires ou des destinataires qui en éclairent l’existence, des faits de langue qui la connotent, la localisent, la datent, l’inscrivent dans un continuum linguistique, des enjeux intellectuels, politiques ou religieux qui la subsument ou de la création poétique ou fictionnelle qui en fait une réalité littéraire à la fois subsidiaire et autonome par rapport à l’horizon temporel dans lequel le texte est écrit, la recherche est confrontée à l’éternel calibrage de la bonne distance critique. Si ce que l’on doit comprendre est déjà en partie compris dans le texte, il est alors indispensable pour l’herméneute de savoir reconnaître ce que l’intention des auteurs a voulu faire apparaître dans l’œuvre pour qu’elle soit ainsi comprise, de savoir identifier ce que s’y est glissé et qui constitue la partie résiduelle du cercle herméneutique que seuls le temps et la recherche peuvent espérer mettre au jour.

    Le premier de ces deux réels, que Roland Barthes a baptisé « effet de réel », paraît signaler des processus esthétiques qui jouent sur les ressorts de l’illusion référentielle et de la suspension d’incrédulité. Le second, que Nancy Regalado a appelé avec une formule heureuse « effet du réel », semble désigner les traces plus ou moins conscientes des relations biunivoques que le texte entretient avec la réalité extratextuelle. Ainsi posés l’un en face de l’autre, ces deux réels semblent recouvrir la presque totalité des lettres médiévales. Rares sont en effet les œuvres où l’auteur n’a pas essayé d’entraîner le lecteur vers un monde en trompe l’œil ; encore plus rares sont les textes qui ne révèlent pas des signes, du moins à nos yeux, de la réalité historique, linguistique ou intellectuelle dont ils sont à la fois le reflet et le creuset.

    Or la notion de réel n’est évidemment pas la même au Moyen Âge et aujourd’hui ; elle est aussi très différente pour un auditeur de la matière de Bretagne ou des chansons de geste au XIIe siècle ou pour un lecteur de Charles d’Orléans et de François Villon à la moitié du XVe siècle.

    Les lettres médiévales posent à l’herméneute une multitude de questions qui gravitent autour de ces deux réels et de leurs seuils. Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas pour un lecteur médiéval qui croit davantage aux merveilles et aux miracles qu’à la réalité qui l’entoure ? En lisant le Roman d’Eneas, dont l’auteur ne revendique pas la source réelle, le lecteur médiéval reconnaît-il dans ce silence une volonté de dissimuler l’effet du réel, une sorte de refus de l’effet de réel ou un effet du réel poétique ? Et que pense ce même lecteur devant ce que nous appelons le topos du livre source qu’il rencontre dans un grand nombre de romans arthuriens ? Effet de réel ou effet du réel, ou les deux, selon que l’on se situe du côté de l’auteur ou d’un lecteur pas toujours suffisant ? Que perçoit au juste ce lecteur de l’effet du réel ? Les enjeux historiques, idéologiques, dynastiques qui traversent les lettres médiévales et qui expliquent en partie les choix des auteurs, sont-ils compris comme des effets du réel par des lecteurs qui seraient en dehors du cercle des commanditaires ou destinataires ? L’effet de réel du lecteur médiéval est-il le même que croit reconnaître aujourd’hui l’herméneute en quête d’illusion référentielle ? Et, a contrario, comment se façonne pour un auteur médiéval et pour son propre lecteur la perception du réel ? Robert de Clari décrivant Constantinople reflète-t-il ce qu’il voit ou témoigne-t-il de la diffusion de la matière d’Antiquité dans son milieu culturel ? Y a-t-il une langue pour les effets de réel et une langue propre à l’effet du réel ? Ces deux effets sont-ils l’un et l’autre associés spécifiquement à des motifs, à des genres, à des matières ? L’illusion référentielle opère-t-elle de la même manière dans un poème en vers ou dans un récit en prose ? La réalité psychologique et la réalité historique peuvent-elles modifier l’interaction entre ces deux réels jusqu’à parfois les confondre ? Enfin, comment la réalité plurielle du texte médiéval s’articule-t-elle avec ces deux expressions de la subjectivité littéraire ?

    Il ne s’agit là que de quelques-unes parmi les interrogations que pose la question du réel, sous toutes ses formes, dans les textes médiévaux. Ces questions seront abordées lors des deux journées de communications et dans les conférences du samedi ouvertes au grand public : au réel de la ville. Le colloque sera structuré en quatre séances qui recouvrent les principales questions ici évoquées et qui correspondent à autant d’approches du sujet : épistémologique, historique et historiographique, linguistique, esthétique.

    Les propositions de communication (titre et résumé), seront soumises au comité scientifique du colloque. Elles sont à adresser à colloqueCESCM2021@gmail.com, avant le 30 avril 2020.

    Comité d’organisation
    Claudio Galderisi
    Vladimir Agrigoroaei
    Christelle Chaillou
    Pierre-Marie Joris
    Pierre Levron
    Cinzia Pignatelli

    Comité scientifique
    Martin Aurell
    Joëlle Ducos
    Jean-Marie Fritz
    Claudio Galderisi
    Nancy Regalado
    Jean-Claude Schmitt
    Jean-René Valette
    Jean-Jacques Vincensini
    Fabio Zinelli
    Michel Zink


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  • Appel à communications - Le portail polychrome de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers – XIIe-XXIe siècle : Apports et questionnements autour de sa restauration

    Christophe MASSON, 13 juillet 2020

    Angers, UCO, 13-14-15 octobre 2021

    Le colloque international, organisé conjointement par la DRAC des Pays de la Loire, l’Université catholique de l’Ouest, l’Université de Nantes et l’Université de Poitiers, a pour objet le portail polychrome de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers dont la restauration s’est achevée en 2019, après dix années d’études et de travaux. Les trois journées de colloque serviront tant à présenter les modalités et les résultats de cette restauration qu’à faire le bilan des connaissances sur le portail et à mettre en lumière les avancées offertes notamment par la redécouverte des polychromies médiévale et moderne, conservées dans des proportions rares.

    Réalisé au cours du milieu du XIIe siècle, le portail de la cathédrale Saint-Maurice présente un décor monumental caractéristique du premier art gothique. Son récent nettoyage a permis de redécouvrir sa polychromie, une polychromie double puisque datée à la fois du milieu du XIIe siècle, donc accompagnant la mise en œuvre du portail, et du XVIIe siècle, période au cours de laquelle il fut restauré et repeint. À la suite d’un premier nettoyage mené en 2009,une importante restauration a été engagée par la DRAC des Pays de la Loire, qui a permis de remettre en évidence une œuvre d’une grande qualité à la fois stylistique et iconographique. Ce colloque international et pluridisciplinaire aura donc pour but de partager les découvertes issues de ces travaux de restauration et de faire toute la lumière sur ce portail ainsi que sur le chantier qui l’a vu naître. Son objectif est double : celui de revisiter la mise en œuvre matérielle, stylistique et iconographique du portail, mais aussi celui de présenter les méthodologies choisies au XXIe siècle pour restaurer un portail peint et repeint, et déjà plusieurs fois restauré par le passé. Il donnera la parole aux acteurs de cette restauration, afin de mettre en avant leurs techniques et leurs découvertes. Ce sera aussi un moment privilégié pour parler des portails polychromes, tant ceux qui furent peints dès leur mise en œuvre, que ceux qui furent repeints à l’époque moderne. Enfin, le choix d’une structure contemporaine de protection offrira l’opportunité de faire le point sur cette question en abordant les solutions médiévales (porche, galerie, auvent...) et les propositions préventives mises en place aux XX-XXIe siècles en France et en Europe.

    Axes de recherche
    Les interventions ont ainsi pour objectif d’enrichir l’étude du portail de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers en proposant une mise en perspective et une mise en valeur de ses spécificités et particularités, tant au sein du territoire angevin qu’à l’échelle de l’Occident médiéval. Les chercheurs intéressés peuvent aborder le sujet du colloque suivant plusieurs axes :
    - Le portail Saint-Maurice au regard du premier art gothique (peinture et sculpture) : mise en perspective du décor monumental
    - Les portails sculptés peints : polychromie médiévale et/ou polychromie moderne
    - La question des porches et protections au-devant des portails
    - Enjeux et méthodologie de la restauration des portails sculptés polychromes

    Il est prévu de publier une partie des communications du colloque et des études liées à la restauration du portail dans un volume monographique au cours de l’année qui suivra.

    Modalités de soumission des propositions
    Les trois journées de colloque se tiendront les 13, 14 et 15 octobre 2021 à l’UCO, à Angers. Les propositions de communication de 20 min (300 mots maximum en français ou en anglais) sont à envoyer avant le 1er octobre 2020, accompagnées d’une brève bio-bibliographie (une page max.) à l’adresse suivante : saintmauriceangers@gmail.com
    Les résultats de la sélection seront communiqués au plus tard le 15 novembre 2020.

    Comité d’organisation
    Bénédicte Fillion-Braguet, Université de Poitiers
    Jean-Marie Guillouët, Université de Nantes
    Guy Jarousseau, Université Catholique de l’Ouest, Angers
    Nathalie Le Luel, Université Catholique de l’Ouest, Angers
    Clémentine Mathurin, Direction régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire, Nantes
    Jehanne Roul, Université Catholique de l’Ouest, Angers
    Ambre Vilain, Université de Nantes

    Comité scientifique
    Bénédicte Fillion-Braguet, Université de Poitiers
    Manuel Castiñeiras, Université autonome, Barcelone
    Valérie Gaudard, Direction régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire, Nantes
    Jean-Marie Guillouët, Université de Nantes
    Nathalie Le Luel, Université Catholique de l’Ouest, Angers
    Clémentine Mathurin, Direction régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire, Nantes
    Robert Maxwell, Institute of Fine Arts, Université de New York
    Philippe Plagnieux, Université de Paris 1
    Eliane Vergnolle, Université de Franche-Comté, Besançon
    Ambre Vilain, Université de Nantes


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  • Appel à communications - Les circulations des images

    Christophe MASSON, 27 février 2020

    Paris, École normale supérieure & École nationale supérieure des Beaux-Arts, 15-16 juin 2020

    Colloque international organisé par le centre d’excellence Jean Monnet IMAGO (Paris, École normale supérieure), en partenariat avec l’université de Genève (Chaire des Humanités numériques), Purdue University et les Beaux Arts de Paris.

    Si les circulations des artistes et des œuvres occupent l’histoire de l’art depuis de nombreuses années, celles des images soulèvent des difficultés. Comprises, au sens large, comme des « représentations ou reproductions d’un objet ou d’une figure » (Larousse.fr), les images peuvent être à la fois matérielles, artificielles, mentales, numériques, et perceptives. C’est peut-être la variété de ces supports qui rend l’étude de leur circulation si difficile.

    Comment va-t-on ne serait-ce que d’une image mentale à une image imprimée, en passant par une image peinte, elle-même inspirée peut-être d’une image photographique ? La circulation des images a-t-elle nécessairement besoin de supports matériels (une image numérique étant aussi matérielle, dans la mesure où elle doit, pour être perçue, être affichée d’une manière ou d’une autre) ? Sait-on, par ailleurs, à quelle vitesse les images circulent, selon les époques, les cultures, les modes de transport ? Une image qui circule finit-elle par s’épuiser, comme le suppose l’artiste Hito Streyel, porte-parole des “Pauvres images” (https://www.e-flux.com/journal/10/61362/in-defense-of-the-poor-image/), ces fichiers abimés d’avoir trop circulé, comme les tableaux qui sont passé par trop de mains finissent par tomber en miettes ?

    Si la question des circulations d’images semble relever surtout d’approches descriptives, qui nous permettraient de déterminer ce qui circule, comment cela circule, où cela circule, et quelles sont les conséquences matérielles d’une circulation d’images, s’y attaquer c’est immédiatement entrer dans le domaine des études culturelles, politiques et géopolitiques. Car les circulations d’images ont toujours accompagné la mondialisation - elles ont même probablement contribué à ces rencontres, ces confrontations comme à ces métissages que trente années d’études de la mondialisation n’ont pas réussi à clarifier. La remarque de Sanjay Subrahmanyam,"Par-delà l’incommensurabilité : pour une histoire connectée des empires aux temps modernes,” Revue d’histoire moderne et contemporaine, 54-4 bis (2007) : 34-53, selon laquelle les images étaient le vrai défi des études globales, reste encore valable et risque de l’être longtemps.

    Ce colloque s’attaquera pourtant à la question, en invitant les participant-e-s à mêler, croiser, ou au moins faire dialoguer les approches très diverses de l’analyse monographique et formelle, l’approche numérique (quantitative, cartographique, visuelle), l’étude esthétique - pour faire le bilan de ce que la circulation fait aux images, et ce que les images font lorsqu’elles circulent.

    L’appel à proposition s’adresse à des profils volontairement divers : artistes, historien-ne-s de l’art, spécialistes d’études visuelles, spécialistes de vision artificielle, historien-ne-s de la mondialisation, spécialistes d’études cognitives. Les candidatures à plusieurs voix sont les bienvenues. Les propositions pourront, de manière non exclusive, aborder les enjeux suivants

    Quelles sont les images qui circulèrent et circulent actuellement le plus et le mieux ? - et comment les repère-t-on ? Comment expliquer les raisons de leur succès, et auprès de quel public ?
    Comment mesurer la circulation des images et ses différentes vitesses de diffusion, selon les époques, les différents procédés techniques de reproduction et les territoires ?
    Comment les images circulent-elles, selon quels vecteurs et par l’intermédiaire de quels acteurs et prescripteurs ?
    Que fait la circulation à une image ?

    Le colloque se déroulera à l’École normale supérieure le 15 juin 2020, aux Beaux-Arts de Paris le 16 juin 2020. Il est financé par le centre d’excellence Jean Monnet IMAGO, en partenariat avec la Chaire des Humanités numériques de l’université de Genève, Purdue University et l’École nationale supérieure des Beaux-arts (ENSBA).

    Calendrier de l’appel

    Les propositions (500 mots au plus) devront être envoyées au plus tard le 25 mars 2020, accompagnées d’une courte bio-bibliographie à imago.conference@gmail.com.

    Date limite d’envoi des propositions : 25 mars 2020.

    Les participants recevront une réponse avant le 15 avril 2020

    Comité d’organisation

    Marie-José Burki (ENSBA), Grégory Chatonsky (www.chatonsky.net), Catherine Dossin (Purdue University), Béatrice Joyeux-Prunel (Université de Genève, Chaire des Humanités numériques) et Léa Saint-Raymond (École normale supérieure).


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  • Appel à communications - Religious Communities in Rome in the Great Western Schism

    Christophe MASSON, 7 juillet 2020

    Rome, École française de Rome, 16-17 November 2020

    The project SCISMA together with École française de Rome and the Finnish Institute in Rome organizes a workshop discussing the ways in which the religious communities in Rome reacted to the peculiar circumstances created by the Schism. In many cases, the Roman religious communities were forced to rethink their loyalties in a precarious situation between the two, and finally three, papal obediences. They were faced with fluctuating economic conditions, frequent military threats to the city, and, potentially, the questioning of their authority in religious matters. However, the Schism also created opportunities and intimated that a brighter future might lay ahead for those enduring the present tribulations. It is the intention of this conference to bring together academics working on different religious communities in Rome, to increase dialogue and exchange, in order to help better understand the effects of the Schism in the city.

    We understand religious community broadly as any community defined by its relation to faith (such as different Christian or Jewish orientations), or to religious institutions (such as confraternities, religious orders, and houses).

    Submit abstracts (300-400 words) for 20-min. papers to marika.rasanen[at]utu.fi by August 26, 2020.
    In case of another wave of COVID-19, the workshop will be organized in the form of a webinary.

    More details here.


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  • Appel à communications - Sanctions spirituelles et politique dans la catholicité, des origines à l’époque contemporaine

    Christophe MASSON, 7 juillet 2020

    Colloque international dans le cadre du programme "FULMEN"

    FULMEN 3 - Sanctions spirituelles et politique dans la catholicité, des origines à l’époque contemporaine Colloque international organisé par l‘École française de Rome, le CIHAM/UMR 5648, l’Université Lumière de Lyon et l’ENS de Lyon

    Rome, École française de Rome, 29-30 octobre 2020

    Présentation

    Après les journées inaugurales de Lyon (8-9 octobre 2018), consacrées aux Formes comparées de la coercition, de l’exclusion et de la réinclusion dans les traditions des trois monothéismes abrahamiques, et celles de Rome (14-15 janvier 2019), centrées sur Le lancement, les relances et la levée des sanctions spirituelles, ce troisième colloque international du cycle de recherches FULMEN aborde un aspect thématique majeur de l’histoire du « glaive spirituel » : sa place et ses usages dans la sphère politique à travers les âges, aussi bien dans les relations internationales que dans la vie intérieure des collectivités nationales ou locales.

    Au plan de la géopolitique d’abord européenne, puis mondiale, les contributions permettront de mesurer la force et les limites de ces moyens d’action spécifique de la papauté que constituent l’excommunication et l’interdits, moyens qui renvoie directement à sa mission spirituelle – et dont l’usage expose donc toujours le Siège apostolique à l’accusation de dévoiement dans la poursuite d’intérêts trop matériels. Très peu examinées dans leurs caractères spécifiques (domination du flou et de la flexibilité, diffraction du pouvoir de sanctionner au sein du clergé, temporalité lente et marquée par l’itération, engagement des consciences individuelles, etc.) malgré le développement récent d’un certain intérêt historiographique, les sanctions spirituelles forment également des objets d’étude privilégiés pour aborder les phénomènes de confrontation, de conjonction et de tension entre autorité spirituelle et puissance séculière au sein des sociétés politiques. Leur étude offre en outre un point de vue de longue durée sur le dualisme qui caractérise le pouvoir en Occident au moins jusqu’aux Lumières et sur les jeux dialectiques afférents – qu’il s’agisse de poussées des tendances théocratiques ou de « sécularisation » par la sacralisation des pouvoirs princier : à un âge d’or du gouvernement par les sanctions canoniques aux XIIe et XIIIe siècles, conditionné entre autres par la juridicisation des censures, succède un très lent recul, qui va de pair avec celui de l’universalité de la juridiction ecclésiastique.

    Comment les usages et les effets socio-politiques de l’excommunication et de l’interdit persistent-ils et se reconfigurent-ils au fil du temps, selon les contextes politico-religieux ? Ce colloque s’efforcera de mettre en parallèle des situations plus ou moins éloignées dans le temps et des exemples contemporains, tirés de contextes où l’Église conserve une forte emprise sociale, par exemple en Italie ou en Amérique latine.

    Les propositions de communication (1000 à 2000 signes) sont à envoyer en allemand, anglais, espagnol, français ou italien à l’adresse julien.thery(at)univ-lyon2.fr avant le 30 juillet 2020.

    Plus d’information


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  • Appel à communications - Sharing species, sharing knowledge :The circulation of animals between East and West (12th -16th centuries)

    Christophe MASSON, 9 mars 2020

    Louvain-la-Neuve, November 20 and 21, 2020

    On both sides of the Mediterranean sea animals and zoological knowledge were the subject of intense circulation in the Middle Ages. Syriac and Arabic translators took the Aristotelian zoological corpus in handvery carefully, and this involvement gave rise to translations, followed by Arabic commentaries and summaries. The Arabic version of the Aristoteles’ treatises was, in turn, transferred in the opposite direction, through Latin translations at the beginning of the thirteenth century. However,many other types of "animal" texts have had a similar destiny : one thinks of hunting treatises, agronomic and veterinary texts, fables, medical or magical writings giving way to animals, certain forms of bestiaries, etc.

    On the other hand, the direct contacts that were established during travels and pilgrimages, or through commercial or diplomatic exchanges between courts, led both to transfers of animals or natural and artistic products and to the writing of stories by authors interested innaturalia.

    This Conference aims at highlighting this circulation and import-export of knowledge and natural and figurative products between East and West, as well as the sharing of practices and representations. It is organized in close collaboration with the Zoomathianetwork and the ERC PhilAnd.

    The conference will take place over two days, Friday 19 and Saturday 20 November 2020, at the Catholic University of Louvain. Papers are limited to twenty minutes and will be followed by a discussion. The languages of communication will preferably be French or English. A publication of the texts is not foreseen at this stage.

    Accommodation costs for two nights will be covered by the organization, as well as travel expenses, as far as possible, if speakers cannot arrange for them to be covered by their institution. We would be grateful if you could make a request to your institution and inform us of the outcome if your paperis accepted.

    Responses to this CfP are expected by March31,2020. Responses will include a title of the paper and a short summary, of ten to fifteen lines, in French or English. The program will be fixed as soon as possible after this deadline. Please send your proposal to the following e-mail address : baudouin.vandenabeele@uclouvain.be

    Organisation committee
    Baudouin VAN DEN ABEELE
    Godefroid DE CALLATAŸ
    Antonella SCIANCALEPORE
    Meyssa BENSAAD
    Arnaud ZUCKER


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  • Appel à communications : Colloque international « Entre réel et imaginaire : les animaux dans l’histoire, l’art et la littérature à l’époque bourguignonne (XIVe-XVIe siècles) »

    Hanno WIJSMAN, 20 décembre 2019

    Les 61e Rencontres du Centre européen d’Études bourguignonnes se tiendront du 24 au 27 septembre 2020 à Enghien, au sein des anciennes écuries érigées par la famille d’Arenberg. Le thème retenu sera celui de la présence, de la cohabitation et des représentations du monde animalier – familier, sauvage, exotique ou imaginaire – au cours des XIVe-XVIe siècles. À titre d’exemple, l’on peut notamment songer au cheval et à sa place dans la vie sociale et militaire, aux pratiques d’élevage, aux animaux de compagnie, aux ménageries, à la chasse et à la pêche, aux « nuisibles » (tels que le rat ou le loup par exemple), à l’iconographie d’animaux réels ou imaginaires, aux représentations héraldiques, aux bestiaires et aux encyclopédies, aux traditions populaires et à la symbolique… Ce faisant, la place de l’homme et de l’animal, au sein de leur environnement – ou en dehors de leur environnement habituel – offre un angle de réflexion très intéressant que la recherche a singulièrement mis en évidence ces dernières années.

    Les personnes désireuses de présenter une communication ou désireuses d’obtenir plus d’informations sont invitées à s’adresser au Prof. Alain Marchandisse, secrétaire général du CEEB, à l’adresse suivante : alain.marchandisse@uliege.be en fournissant le titre et un bref résumé (5 à 10 lignes) de la communication proposée avant le 18 janvier 2020 au plus tard. La liste des interventions retenues par le Comité exécutif du CEEB sera établie au mois de février 2020 et chaque candidat en sera averti personnellement.


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  • Appel à communications : Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Colloque scientifique organisé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France et le laboratoire TRAME (EA 4284) de l’Université de Picardie Jules Verne,
    en partenariat avec la Société des antiquaires de Picardie

    Amiens, 22-24 novembre 2018

    Le 20e anniversaire de l’inscription au titre du Patrimoine mondial de l’UNESCO du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » offre l’occasion d’approfondir la connaissance scientifique sur les pèlerinages (dont celui à Saint-Jacques de Compostelle) et de valoriser le patrimoine des sanctuaires dans une région qui a jusqu’ici moins retenu l’attention : les Hauts-de-France et ses abords (Normandie, Ile-de-France, Champagne, Belgique selon la terminologie moderne).
    Il s’agit d’un espace de transit pour les pèlerins qui en partent ou qui le traversent pour se rendre vers des sanctuaires éloignés (Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem – même dans le cadre d’une croisade –, etc.), mais aussi d’un espace qui contient des sanctuaires nombreux, au rayonnement variable vers lesquels on se rend ou on se rendait (par exemple la cathédrale d’Amiens, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Brebières à Albert, la sainte chandelle d’Arras, Notre-Dame de Liesse, Longpré-les-Corps-Saints, Saint-Quentin, etc., sans parler d’une multitude de pèlerinages locaux).
    A partir du IVe siècle dans les régions christianisées de l’Empire romain ont commencé à se multiplier les sanctuaires en lien avec le développement du culte des saints et des reliques (tombeau de saint Quentin honoré dès la fin de l’Antiquité ; 198 reliques acquises par Angilbert pour le monastère de Saint-Riquier sous Charlemagne). Cette forme de piété impliquait des déplacements de la part des fidèles et ces voyages ont acquis, par les difficultés pratiques et économiques qu’ils impliquaient, un caractère pénitentiel qui les intégrait pleinement à la démarche religieuse d’approfondissement spirituel et de conversion.
    Les évolutions historiques doivent autant que possible être prises en compte, tant au niveau régional qu’international. Pèlerinages et sanctuaires ont chacun leur histoire, avec des phases de développement et de déclin relatif ou définitif. Cela tient à la conjoncture et au dynamisme des acteurs locaux, mais aussi à des phénomènes de plus grande ampleur : insécurité durant les guerres franco-anglaises puis franco-espagnoles des XIVe-XVIIe siècles, remise en cause des pratiques catholiques par les protestants à partir du XVIe siècle, critiques des philosophes des Lumières, chamboulements de la Révolution, destructions des conflits mondiaux du XXe siècle, etc.
    Mais le phénomène pèlerin n’a jamais disparu et il a connu à plusieurs époques des formes de renouveau original, avec la volonté de certains clercs ou communautés religieuses de dynamiser leur pèlerinage, en particulier dans le mouvement de la Réforme catholique aux XVIIe-XVIIIe siècles, de la recatholicisation après la période révolutionnaire au XIXe siècle et plus récemment en contrepoint d’une déchristianisation croissante et en association avec des activités touristiques plus développées. Ces évolutions séculaires impliquent sans cesse une redéfinition de la hiérarchie des sanctuaires et des pèlerinages, au moins dans le coeur des fidèles sinon dans les aspects institutionnels.
    Les communications pourront aborder particulièrement ou conjointement différents aspects de la question :
    architecture des sanctuaires et aménagement des lieux pour les cultes (chapelles, cryptes, tombeaux, armoires à reliques et reliquaires, autels, statuaire et iconographie, fontaines miraculeuses, etc.).
    promotion des cultes et politiques pastorales, compétition pour les reliques, translations, exposition des reliques, procession des reliques, liturgie, indulgences, récits hagiographiques, récits de miracles, récits de pèlerinage.
    aspects spirituels et rites : pénitence pour le pardon des péchés (et par conséquent éventuellement la guérison du corps), pèlerinage volontaire ou imposé par un tribunal (ecclésiastique ou civil), cérémonie de départ, costumes et insignes, sanctuaire de destination finale et mise en réseau (individuelle ? organisée ?) de sanctuaires sur le trajet, formes de piété (prière, bains, veillées, jeûnes, ex voto), confréries (pour le service des pèlerins, pour rassembler d’anciens pèlerins).
    dimensions politiques de la promotion et du déroulement des pèlerinages.
    logistique du voyage : routes, hospices.
    dimension économique : offrandes, production et vente d’objets souvenirs, activités et infrastructures touristiques associées.
    Ce vaste thème peut faire l’objet d’approches disciplinaires diverses et complémentaires faisant appel à l’histoire, l’archéologie, l’histoire de l’art, l’anthropologie, la théologie, la littérature, etc.

    Soumission des propositions de communication
    Les communications seront lues, en français ou éventuellement en anglais, par leur auteur (les présentations par Skype ne seront pas possibles), pendant 20 à 30 minutes (en fonction du nombre d’intervenants), permettant ensuite 5 à 10 minutes de questions et de discussion. La salle de conférence sera sonorisée et offrira la possibilité de projeter des images.
    Le financement de la publication des actes du colloque, après examen des textes par le comité scientifique, est d’ores et déjà prévu. Les frais de transport, d’hébergement et de restauration des communiquants à Amiens seront pris en charge par l’organisation du colloque.
    Les propositions de communication doivent être soumises avant le 30 juin 2018, avec un résumé (2500/3000 signes) et un court CV (maximum une page, mentionnant entre autres la position institutionnelle éventuelle et les travaux scientifiques), aux adresses courriel suivantes : mickael.courtiller@culture.gouv.fr et pascal.montaubin@u-picardie.fr.

    Le Comité scientifique sélectionnera les propositions pour la fin juillet 2018 et informera immédiatement les intéressés. Des précisions sur le programme, l’inscription et les facilités d’hébergement seront communiquées à l’automne.

    Comité scientifique
    • Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne, membre résident de la Société des Antiquaires de Picardie.
    • Édina Bozoky, maître de conférences honoraire en histoire médiévale, Université de Poitiers, membre du Comité scientifique du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ».
    • Mickaël Courtiller, chargé d’études documentaires, correspondant patrimoine mondial pour le bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » à la DRAC Hauts-de-France.
    • Christophe Leduc, maître de conférences en histoire moderne, Université d’Artois.
    • Bruno Maes, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’Université de Lorraine.
    • Pascal Montaubin, maître de conférences en histoire médiévale, EA 4284 TRAME, Université de Picardie Jules Verne, président de la Société des Antiquaires de Picardie.
    • Catherine Vincent, professeur d’histoire médiévale à l’Université Paris-Nanterre, directrice de l’inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France.

    Comité d’organisation
    • Mickaël Courtiller, DRAC Hauts-de-France.
    • Pascal Montaubin, Université de Picardie Jules Verne.
    • Aurélien André, secrétaire annuel de la Société des Antiquaires


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  • Appel à communications et à inscriptions – 13e Rencontres du GRIM (27 mai 2020)

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 13 novembre 2019

    Groupe de Recherches en Iconographie Médiévale / IMAGO

    Treizièmes Rencontres du GRIM
    Mercredi 27 mai 2020 - Paris, INHA, salle Vasari

    Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Âge, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art sise au CESCM de Poitiers, et porté par un nouveau comité scientifique : Isabelle Marchesin, conseillère scientifique du domaine histoire de l’art médiéval, INHA ; Charlotte Denoël, Conservateur en chef, service des manuscrits médiévaux, BnF ; Anne-Orange Poilpré, MCF, Université Paris 1/HiCSA ; Cécile Voyer, Pr, Université de Poitiers/CESCM).

    Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris), qui sont ouvertes à tous, tout en donnant une place notable aux doctorants et aux jeunes chercheurs (dès le Master 2).

    Comme pour les précédentes journées du GRIM, les communications dureront 20 mn. Elles seront dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie, et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

    La journée d’étude s’intitule : Les états du corps en images.
    Détail de l’argumentaire

    Les propositions de communications se feront par retour du formulaire ci-joint en courrier attaché avant le vendredi 24 janvier 2020, à l’adresse.

    Inscriptions


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  • Appel à communications pour le colloque consacré à la dernière sculpture romane présente dans les cathédrales de l’Europe

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    CALL FOR PAPER
    INTERNATIONAL CONFERENCE : Late Romanesque Sculpture in European Cathedrals. Sceneries, Narratives, and Materiality (Tarragona - Spain)
    November 18-20, 2015
    Plus d’informations ici


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  • Appel à contribtions : ZOOGRAPHEIN – Depicting and describing animals in ancient Greece, Rome and beyond

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016

    Cornell University, Ithaca NY – September 8-10, 2017
    In collaboration with the research network ZOOMATHIA

    Greek and Roman culture is replete with verbal and visual descriptions and depictions of animals, from Herodotus’ gold-digging ants or Pliny’s bestiary to Greek vase painting or the decoration of Roman houses and gardens. Research on ancient zoological knowledge has traditionally centered on identifying animal species in texts and images, determining the various sources of such knowledge, and relating these inquiries to their broader socio-historical and philosophical contexts. While these approaches can be fruitful, they often operate on the assumption that verbal and pictorial testimonies always record and illustrate specific information, echoing concrete ancient zoological knowledge.

    This conference takes a decisively different approach. We propose to consider depictions and descriptions of animals as methods of inquiry in and of themselves, rather than illustrations of knowledge ex post facto. Thus, for instance, Aristotle’s account of gregarious animals at the start of Historia Animalium may serve as a mode of understanding humans’ position within the animal world, rather than an account of ancient discoveries. In addition, ancient zoographers’ views might have been shaped by encounters with animals in contexts and media other than ’scientific’ study or simple observation in nature. In this sense, do we seek to consider visual and textual sources as creative and active modes of representation and thereby forms of knowledge production, rather than reflections of it.

    Contributions may focus on a single ancient description or depiction of an animal, or on a group of cases. We particularly welcome contributions that engage with cognitive or media studies in their approach to texts or images. We also encourage contributors to consider ways in which ancient and medieval European zoological knowledge was produced differently from that of other cultures.

    Papers Submissions may address the following questions :
    - How do ancient descriptions and depictions of animals work as forms of inquiry to produce knowledge ?
    - How do visual and verbal studies of animals interact with each other ?
    - How do descriptions and depictions of animals reflect human observation and experience ?
    - How do rhetorical images or metaphors work function as methods of inquiry ?
    - How do common knowledge vs. specialized inquiry influence depiction and description ?
    - (How) do sources distinguish between mythical and real animals ?
    - If depiction and description of animals create knowledge, do they shape literary or artistic styles ? How do they relate to concepts of aesthetics and rhetoric ?
    - How do shifts in historical and cultural context affect animal description and depiction ?
    - What is the reception of famous depictions or descriptions (e.g. Herodotus’ crocodile, Aristotle’s elephant, Myron’s cow ?)

    Please send abstracts of no more than 250 words by February 1, 2017 to the conference organizers :

    Annetta Alexandridis (aa376@cornell.edu) and Athena Kirk (aek238@cornell.edu).


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  • Appel à contribution - Revue "Frontière·s"

    Christophe MASSON, 25 janvier 2019 | 16 janvier 2019

    Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art se destine à offrir un espace de réflexion épistémologique en Open Access aux chercheur·se·s dont les travaux portent sur les sociétés antiques et médiévales autour du terme polysémique et débattu de « frontière ». Pour son numéro inaugural, « Dépasser la frontière », la revue aborde les thématiques associées au franchissement des frontières, quelles qu’elles soient.

    Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art aims at providing an Open Access epistemological framework for Ancient and Medieval scholars. It focuses on the polysemous and discussed term ‘border’. The matter of crossing borders – of any kind – will be addressed in its opening issue, ‘Exceeding the Border’.

    Présentation de la revue Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art

    À ce jour, peu d’espaces dédiés à la réflexion épistémologique sont disponibles en Open Access dans les sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge. C’est de ce constat que sont nés le laboratoire junior et la revue Frontière·s. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide tout en garantissant la rigueur scientifique de l’évaluation par les pairs. Cette initiative est portée par de jeunes chercheurs de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, principal soutien du projet, en partenariat avec la Pépinière de revues de l’Université Jean Moulin (Lyon 3).

    Dans les études menées sur les sociétés anciennes, la notion de frontière est bien souvent restreinte au sens de limite géopolitique. Pourtant, la polysémie du mot permet d’envisager une multitude de réflexions portant sur les modalités de séparation, concrètes ou abstraites, naturelles ou construites. C’est le sens de la revue Frontière·s : embrasser les différentes acceptions du mot frontière, en tant que limite, non seulement géophysique, étatique ou politique, mais aussi sociale, culturelle, symbolique, linguistique, métaphysique, etc. En d’autres termes, les contributions pourront interroger tous les éléments qui créent des séparations entre les individus au sein des sociétés antiques et médiévales.

    Archéologues, historiens et historiens de l’art trouveront dans la revue un cadre pour appréhender la frontière comme objet transdisciplinaire. Celle-ci adoptera le format de synthèses semestrielles, articulées autour de grandes problématiques.

    Appel en cours : « Dépasser la frontière »

    Ce numéro inaugural propose aux auteur·e·s d’interroger le thème « Dépasser la frontière ». Toutes les acceptions du verbe « dépasser » pourront être abordées, sans restriction sémantique. On pourra l’entendre dans le sens de franchir, surmonter, transgresser, surpasser, etc. Le dépassement de la frontière induit ainsi un large spectre d’acteur·rice·s et de manifestations. Les auteur·e·s aborderont librement la question selon différentes approches :
    -  Sémantique et discours
    -  Culture matérielle et matérialité
    -  Caractère volontaire ou subi du franchissement
    -  Transgression de la Loi et des normes
    -  Acteurs individuels et mises en réseaux
    -  Rythmes, temporalités et dynamiques
    -  Intermédiaires et agents

    Coordination du numéro
    Vincent CHOLLIER (HiSoMA) et Gaëlle PERROT (HiSoMA)

    Calendrier
    • 10 janvier 2019 : appel à contributions
    10 juin 2019 : date limite de soumission des articles complets
    • 1er septembre 2019 : retours des évaluations (double aveugle) aux auteurs
    • 1er novembre 2019 : date de retour des versions corrigées
    • décembre 2019 : parution du numéro

    Modalités de soumission
    Les auteurs adresseront leur contribution avant le 10 juin 2019 à frontiere-s@mom.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement.
    Les contributions prendront la forme d’un texte en français comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais.
    Les normes éditoriales sont disponibles ici.
    Les normes bibliographiques sont disponibles ici.

    English version 

    Argument

    Nowadays, Open Access frameworks dedicated to epistemology in Ancient and Medieval fields remain far too few. The main objective of the journal Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art is to provide an efficient publication support to the scientific community based on the peer review. This project, led by junior researchers, is housed by Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux and supported by Jean Moulin University (Lyon 3).

    In the field of Ancient studies, the common understanding of ‘border’ is often restricted to geopolitical limits. However, it is possible to understand ‘border’ in a wider way according to the modes of separation. Though, depending on the way of splitting, it could encompass any meanings : concrete or abstract boundaries, built or natural ones, etc. Authors are invited to consider every kind of separation between individuals, not only geophysical, state or political ones, but also social, cultural, symbolic, linguistic, metaphysical boundaries.

    Frontière·s provides a cross-sectoral framework to archaeologists, historians and art historians, and moreover, a work tool published on a semestrial basis.

    Ongoing CFP : ‘Exceeding the Border’

    For the current issue, authors are invited to focus on the process of ‘Exceeding the Border’, without any semantic restriction : crossing, overcoming, transgressing, outreaching, etc. Exceeding borders thus implies a broad range of actors and expressions. Authors will freely question this issue :
    -  Semantics and speech
    -  Material culture and materiality
    -  Wilful or enforced crossing
    -  Law and Norms infringement
    -  Individuals and networks
    -  Frequencies and dynamics
    -  Agents and brokers

    Editorial committee
    Vincent CHOLLIER (HiSoMA) et Gaëlle PERROT (HiSoMA)

    Timeline
    -  December 10th 2019 : call for papers
    -  June 10th 2019 : submission deadline
    -  Septembre 1st 2019 : reviewers’ feedback
    -  Novembre 1st 2019 : deadline for submitting corrections
    -  December 2019 : issue publication

    Submission guidelines
    English and French submissions are both accepted.
    All paper proposals (max. 22,000 signs) must be submitted to : frontiere-s@mom.fr by 10 December 2019 accompanied by a short abstract in French and English (max. 1200 signs) and 5–10 key words. Please also include your institutional affiliation, position and name.

    Editorial standards here.
    Bibliographic standards here.


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  • Appel a contribution pour le 37e n° de Perspectives médiévales

    Rémy CORDONNIER, 26 janvier 2015 | 23 janvier 2015

    Le prochain numéro 37 de Perspectives Médiévales sera consacré à un état des lieux de la recherche médiévale en Amérique du Nord.
    N’hésitez pas à faire des propositions de contribution et à diffuser
    largement cet appel autour de vous.


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  • Appel à contributions

    Christine DUCOURTIEUX, 25 février 2014

    Colloque international La lettre dans son environnement (péninsule Ibérique et Occident latin, IVe-XIe s.)
    Casa de Velázquez, Madrid, 14-17 janvier 2015
    Texte de l’appel
    Vos propositions (titre de la communication et résumé d’une dizaine de lignes) sont à retourner avant le 30 avril 2014 à nathanael.nimmegeers@casadevelazquez.org.


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  • Appel à contributions - Building the Medieval Diocese. Angents and Instruments

    Christophe MASSON, 7 février 2020

    Universidad de Burgos (Spain), 9th-11th December 2020.

    The Gregorian Reform led to a reframing of the role of bishops and diocesan institutions that cemented their power and ultimately permitted the construction of the great Gothic cathedrals of Europe. To mark the 800thanniversary of the Cathedral of Burgos, we propose to explore the dynamics, strategies, institutions and personnel behind the construction of the medieval diocese leading to the building of the temples we admire today. Our focus will be on the period 1150-1250, culminating as it does in the construction of the Cathedral of Burgos, but we welcome papers on other parts of Europe and set in other medieval periods thatexplore the following themes related to the emergence of the mature medieval diocese :
    • Territorial consolidation : diocesan borders, inter-diocesan hierarchies and conflicts.
    • Structural consolidation : network of parishes, fiscality, ecclesiastical offices and benefices.
    • Institutional consolidation : cathedral chapters, use of archdeaconries, archpriesthoods and secular abbeys.
    • Intra-diocesan conflict : monasteries, collegial churches etc.
    • The agents : bishops, chapter, clergy (bishop-chapter conflict, patronage and client networks, diocesan reforms, education, cultural production).

    Submissions

    Proposals no longer than 300 words for either individual papers or panels should be submitted by August 1st to burgensis2020@gmail.com

    Languages : Spanish, English
    Registration Fee : 50 euros

    Key Dates

    • Deadline for submissions, August 1st
    • Confirmation of acceptance, September 15th
    • Registration opens, October 1st
    • Registration ends, November 30th

    Venue

    Facultad de Humanidades, Universidad de Burgos

    Convenors

    Susana Guijarro (Univ. Cantabria), David Peterson (Univ. Burgos)

    Organised by : Área de Historia Medieval (Univ. de Burgos) & Grupo de I+D de la Universidad Cantabria Cultura, Sociedad y Poder en la Castilla Medieval y Moderna.

    Further information.


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  • Appel à contributions - Colloque de Paray-le-Monial "Reliques et pèlerinages"

    Christophe MASSON, 20 janvier 2020

    Depuis 1998, le colloque de Paray-le-Monial réunit chaque année, en octobre, chercheurs, universitaires et professionnels du patrimoine autour de thèmes liés à l’histoire de l’art et à l’archéologie en Europe occidentale. L’édition 2019 a innové avec :

    – La création de ce carnet de recherches,

    – Un appel à publications à l’attention des jeunes chercheurs (masterants, doctorants, jeunes docteurs) invités à proposer un article en lien avec le thème du colloque. Les articles retenus par le comité de lecture seront publiés dans le Carnet.

    – Un appel à posters, à l’attention des jeunes chercheurs également, portant sur le thème du colloque : les posters sont exposés le jour du colloque et, éventuellement, lors d’autres manifestations scientifiques ou culturelles, et ils sont publiés dans le Carnet.

    Thème de l’édition 2020 : Reliques et pèlerinages

    Le corps, un vêtement, le tombeau, un peigne liturgique, la trace d’un pas … tout fait relique, directement ou par contact. Les reliques possèdent une puissance rémanente qui, en l’absence du saint dont elle est consubstantielle, répond aux vœux des pèlerins par une intercession salvatrice, des petits miracles du quotidien à la guérison miraculeuse d’un mourant. Dans leurs humbles prières, les fidèles n’hésitent pas à gratter subrepticement la pierre du tombeau saint pour en rapporter chez eux une poussière chargée de pouvoir. Et il arrive même qu’on gratte, dans un manuscrit, la figure d’un saint pour en récupérer la peinture comme un talisman ou un remède, à prendre mêlé à une boisson ou de la nourriture. L’édifice religieux qui abrite la relique se charge lui-même de cette puissance, à en être spontanément illuminé jour et nuit, comme le montre Venance Fortunat au VIe siècle pour la cathédrale de Nantes. Relique insigne dans la Gaule chrétienne, la chape que saint Martin a partagée avec un pauvre a donné aussi son nom à la petite église qui la contenait : la chapelle.

    Insignes ou modestes, les reliques attirent des fidèles en demande de secours surnaturel. Dès lors qu’ils quittent leur habitation pour gagner l’église du saint, ils deviennent pèlerins. Ils inscrivent ainsi leur histoire personnelle dans le grand livre de l’humanité. Le pèlerinage est en effet le propre de l’homo viator, l’homme voyageur. Il est aussi l’image de la vie qui est parcourue du berceau au tombeau comme un chemin, et pour lequel il faut préférer un cheminement difficile et périlleux, gage d’un accès au Paradis, au parcours facile et voluptueux qui conduit, lui, en enfer. Aux grands pèlerinages qui ont structuré le monde chrétien – Rome, Compostelle, Terre Sainte – durant le Moyen Âge répondent aujourd’hui les itinéraires ressuscités de leur effacement, comme les Routes de Saint-Jacques, ou les créations contemporaines, comme la Via Columbani. Une nouvelle manière de se redécouvrir.

    Les propositions d’articles et de posters peuvent concerner toutes les périodes mais doivent privilégier des sujets liés à l’Europe occidentale.

    Modalités de soumission des articles (date limite : 30/06/2020)

    Les articles seront rédigés en français et ils seront publiés sur le Carnet à partir d’octobre 2020. Le carnet possède un ISSN et est donc référencé dans le catalogue d’OpenEdition, le catalogue général de la BnF, WorldCat et ROAD.
    Vous mentionnerez vos titre et organisme de rattachement.
    Votre article contiendra 25 000 signes maximum (espaces compris) et 15 illustrations maximum.
    Vous indiquerez la légende et l’auteur des illustrations (soyez vigilants sur les droits d’auteur). Toutes les illustrations devront être citées dans le texte comme suit : (fig. 5).
    Les références bibliographiques apparaîtront en note sous la forme suivante :
    Pour un ouvrage : Phalip, Bruno, Auvergne romane, Dijon, Faton, 2013.
    Pour un article : Arlaud, Catherine, Burnouf, Joëlle, « L’archéologie du bâti existe-t-elle ? », Les nouvelles de l’archéologie, 1993, n° 53-54, p. 67-69.
    Les articles étant destinés à une publication en ligne, nous vous remercions d’utiliser le système de double parenthèse pour les notes de bas de page. Dans votre texte, à l’endroit où vous souhaitez que l’appel de notes apparaisse, ouvrez une double parenthèse, puis écrivez votre note, puis fermez par une double parenthèse. Prenez soin de laisser un espace entre le texte et la première parenthèse ouvrante. Plus d’explications en suivant ce lien : https://maisondescarnets.hypotheses.org/533
    Votre proposition sera envoyée par voie électronique, sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer. Les illustrations seront envoyées aux formats jpg ou png.
    Date limite de soumission : 30 juin 2020.
    Adresse pour l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr
    La liste des membres du comité de lecture se trouve sur ce Carnet, dans l’onglet “Comités”.

    Modalités de soumission des posters (date limite : 30/06/2020)

    Les posters seront exposés à l’occasion du colloque de Paray-le-Monial, le 3 octobre 2020.

    Une maquette graphique est imposée afin d’uniformiser l’exposition, et l’Association des Amis de la Basilique se charge de l’impression des posters. Chaque poster contiendra :

    Vos nom, prénom, photo.
    Votre adresse mail, si vous le souhaitez.
    Un titre (100 signes max. espaces compris).
    Une introduction précisant le contexte et les problématiques de votre recherche (450 signes max. espaces compris).
    Un paragraphe intitulé “Méthodologie” présentant les méthodes mises en oeuvre pour mener vos travaux (1700 signes max. espaces compris).
    Un paragraphe “Résultats” soulignant l’apport de votre recherche (1250 signes max. espaces compris).
    Quatre illustrations avec leur légende et la mention de l’auteur.
    Le logo de votre institution de rattachement (université, école, laboratoire).

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique, sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer. Les illustrations, votre photo et le logo seront envoyés aux formats jpg ou png. Date limite de l’envoi : 30 juin 2020. Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr


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  • Appel à contributions - École doctorale Logos 2020 "Passeurs et passages"

    Christophe MASSON, 7 février 2020

    LOGOS 2020 : Passeurs et passages. École doctorale transfrontalière en Sciences humaines et sociales / Grenzüberschreitende Doktorand/innenschule in den Geistes- und Sozialwissenschaften

    Université de Liège, du 2 au 4 juillet 2020

    Qu’est-ce que Logos et comment participer ?
    Créée en 2005 sur la base d’un réseau doctoral transfrontalier qui existait depuis 2000, l’École doctorale transfrontalièreLogos regroupe les structures doctorales en sciences humaines et sociales des Universités de Liège (B), Lorraine (F) (École Doctorale Humanités nouvelles-Fernand Braudel), Luxembourg (L), la Sarre (D), Trèves (D) et Mannheim (D). Instituée sous ce nom en 2011, elle est l’un des projets-pilotes de l’Université de la Grande Région.

    Logos organise tous les ans des Journées doctorales qui permettent aux doctorant.e.s en sciences humaines et sociales des différents pays de présenter leurs recherches en cours puis d’en discuter avec leurs pairs et avec les enseignant.e.s et directeurs.trices de thèse présent.e.s. Les journées sont introduites par deux conférences magistrales, l’une en français, l’autre en allemand, données par des spécialistes de la thématique retenue. Volontairement choisi pour son caractère inter- et transdisciplinaire, le thème annuel se veut ouvert aux pratiques et méthodes les plus diversifiées, tout en demeurant lié aux notions d’identité et d’interculturalité qui constituent les fondements de Logos.

    Tou.te.s les doctorant.e.s des universités partenaires sont invité.e.s, dans le cadre de ce colloque, à présenter un exposé et à participer aux discussions scientifiques.

    Passeurs et passages

    Volontairement polysémique, le thème de ces journées doctorales vise à explorer les multiples facettes de la figure du passeur et de l’acte qu’il pose. Cinq axes majeurs peuvent être dégagés :

    1) Le passage comme action :
    - la transmission d’un savoir, d’un savoir-faire, d’une compétence, d’une tradition, d’une culture, d’une croyance, d’une idéologie... ;
    - la redécouverte, la réappropriation d’un style, d’une technique en littérature, en art, en architecture... ;
    - la médiation / la vulgarisation ;
    - l’intertextualité ;
    - les effets de réception d’un texte ou de ses différentes éditions, tout comme le processus de « canonisation » des ouvrages littéraires ;
    - l’adaptation d’une œuvre sous une autre forme et/ou à l’attention d’un autre public ;
    - la muséalisation.
    Pourront aussi être envisagés :
    - les conséquences du passage et ses enjeux politiques (quels rapports de force dans les traductions d’œuvres ?, par ex.) ;
    - le passage comme sélection, avec les risques de perte (comment et pourquoi s’effectuent les choix de numérisation de sources littéraires ou historiques ? Avec quel risque d’oblitération des sources non numérisées ?) mais aussi l’opportunité de gain (redécouverte de sources, possibilité d’analyse informatisée de larges corpus, nouvelles possibilités d’édition multimédia...).

    2) Le passage comme processus spatial ou temporel, par exemple :
    - la périodisation en histoire, en histoire de l’art ou en littérature, dont il convient d’interroger le caractère conventionnel. Procède-t-elle par rupture brusque ou par des phases de transition ?
    - les remakes, « sequels », « prequels » / présuites, qui peuvent être interprétés comme des passages d’œuvres spatiaux et/ou temporels, tissant des liens entre plusieurs générations et/ou offrant l’opportunité d’incorporer de nouvelles possibilités technologiques.
    - les usages transhistoriques et les réinterprétations de textes littéraires.

    3) Le passeur comme individu, groupe d’individus, réseau ou institution, qu’on l’envisage sur le plan intellectuel (passeur culturel, traducteur, éditeur, « passeur de mémoire », reconstitueur, enseignant, journaliste, écrivain, artiste, think tanker, illustrateur, ministre du culte...) ou matériel (passeur d’hommes, contrebandier, commerçant, inventeur, travailleur transfrontalier, chasseur...).

    4) Le passeur comme support : journal, revue, livre, œuvre audiovisuelle, bref tout espace éditorial ou relevant plus largement de la production culturelle et intellectuelle qui fait office de passeur d’idées, de courants intellectuels, d’œuvres, soit au sein de la communauté productrice, soit via les communautés de récepteurs.

    5) Bien entendu, plusieurs types de passages et de passeurs évoqués dans les axes précédents peuvent également être envisagés en tant que motifs, figures visuelles ou narratives dans l’art, les discours médiatiques, la littérature et les différents types de spectacles (vivant ou enregistré). Objets de représentations (visuelles ou écrites), ils peuvent alors être interrogés en fonction notamment des problèmes spécifiques qu’ils posent à la mise en récit ou à la représentation, par exemple : le passeur comme figure furtive ou fuyante (mise en scène de sa nature évanescente), le passage comme expérience subjectivée ou incarnée par le lecteur/spectateur (récit en « je », déambulation en FPS dans le jeu vidéo, installations VR, etc.), la figuration ou la narration du passage par un changement de registre de discours (de réaliste à onirique, de documentaire à fictionnel, etc.), le passage comme processus diffus et non-matérialisé (figuration visuelle de l’invisibilité du passage), le passeur comme figure moralement ou idéologiquement ambiguë (libérateur et exploiteur), etc.

    Organisation

    LOGOS est bilingue (français – allemand) mais il n’est pas nécessaire de maîtriser les deux langues : les propositions peuvent être faites en allemand comme en français ; les présentations et discussions ont lieu dans les deux langues. Le comité organisateur attend les propositions des doctorant.e.s pour le lundi 30 mars 2020 au plus tard, sous la forme d’un dossier PDF à adresser à aude.meziani@univ-lorraine.fr. Ce dossier comprendra les nom, prénom, université, adresse électronique, discipline, titre du projet de communication, nom du promoteur, date d’inscription en doctorat, titre de la thèse et certificat d’inscription à la thèse pour l’année 2019-2020 des candidats, un résumé d’une page (3000 signes maximum), en français ou en allemand, un bref curriculum vitae (2000 signes maximum) ainsi qu’une bibliographie d’une dizaine de titres. Les personnes sélectionnées seront informées au plus tard le 4 mai 2020. Chaque exposé de 20 minutes sera suivi d’une discussion avec le public (20 minutes également). Pour favoriser les interactions interdisciplinaires, les contributions devront se concentrer sur des questions de méthode. Les concepts clés et les grandes articulations du propos feront l’objet d’une présentation Powerpoint ou d’un résumé dans l’autre langue de travail, à envoyer le 20 juin au plus tard à aude.meziani@univ-lorraine.fr.

    Outre la possibilité de présenter ses travaux en ateliers, Logos offre celle de rencontrer de manière individuelle ou en petit groupe un.e scientifique du réseau en vue d’une discussion approfondie (il s’agit de ce que l’on appelle « masterclass »). Une liste des thématiques de ces « masterclasses » et de leur format sera communiquée avec le mail d’acceptation de la contribution.

    Les participant.e.s sont attendu.e.s à Liège le 2 juillet à 14h. La clôture des journées aura lieu le 4 juillet en début d’après-midi. Le 2 juillet auront lieu les conférences inaugurales en séance plénière et les « masterclasses » ; les 3 juillet (matin et après-midi) et 4 juillet (matin), les présentations doctorales se dérouleront en ateliers parallèles. Une discussion en plénière clôturera la manifestation le 4 en fin de matinée.

    Plusieurs universités reconnaissent la participation au colloque doctoral „Logos“ comme partie d’une formation doctorale structurée. Renseignez-vous auprès de votre université d’origine. Tou.te.s les doctorant.e.s recevront, à la fin de la manifestation, un certificat attestant leur participation. Ils/Elles pourront publier leur communication remaniée, avec l’accord de leur encadrant.e, sur la page internet de Logos. Les frais de séjour des participant.e.s sont assumés par l’organisateur.

    Les frais de déplacement sont à la charge des universités d’origine. Une demande peut être adressée par chaque doctorant à son institution.

    Rejoignez-nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/EDTlogos/.

    Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/211657813186869/.

    Comité organisateur

    Université de Liège : Prof. Dr. Alvaro Ceballos Viro (Langues et littératures espagnoles), Prof. Dr. Geoffrey Geuens (Médias, culture et communication), Dr. Jeremy Hamers (Médias, culture et communication), Prof. Dr. Catherine Lanneau (Histoire), Prof. Dr. Céline Letawe (Langues et littératures germaniques), Prof. Dr. Dominique Longrée (Langues classiques), Amour D’Haene (décanat de la Faculté de Philosophie et Lettres).
    Université de Lorraine : Aude Meziani.

    Comité scientifique

    Université de Liège : Prof. Dr. Alvaro Ceballos Viro (Langues et littératures espagnoles), Prof. Dr. Geoffrey Geuens (Arts et Sciences de la Communication), Dr. Jeremy Hamers (Arts et Sciences de la Communication), Prof. Dr. Catherine Lanneau (Histoire), Prof. Dr. Céline Letawe (Langues et littératures germaniques), Prof. Dr. Dominique Longrée (Langues classiques).

    Université de Lorraine : Prof. Dr. Nicolas Brucker (Littérature française), Prof. Dr. Jean El Gammal (Histoire), Prof. Dr. Françoise Lartillot (Littérature germanique), Prof. Dr. Reiner Marcowitz (Études germaniques, histoire), Prof. Dr. Anne Piponnier (Sciences de l’information et de la communication), Prof. Dr. Jacques Walter (Sciences de l’information et de la communication).

    Université du Luxembourg : Prof. ass. Dr. Christoph Brüll (Histoire), Prof. Dr. Sylvie Freyermuth (Littérature française), Prof. adj. Dr. Jeanne Glesener (Littératures luxembourgeoises, Littérature comparée), Prof. adj. Dr. Sonja Kmec (Histoire, Etudes culturelles), Dr. Christian Wille (Border Studies, Interculturalité).

    Universität Mannheim : Prof. Dr. Justus Fetscher (Germanistische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Claudia Gronemann (Romanische Literatur- und Medienwissenschaft), Prof. Dr. Hiram Kümper (Geschichte), Prof. Dr. Johannes Müller-Lance (Romanische Sprach- und Medienwissenschaft).

    Universität des Saarlandes : Prof. Dr. Gabriele Clemens (Geschichte), Prof. Dr. Dietmar Hüser (Geschichte), Prof. Dr. Hans-Jürgen Lüsebrink (Romanische Kulturwissenschaft und interkulturelle Kommunikation, Geschichte), Prof. Dr. Patricia Oster-Stierle (Französische Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Christiane Solte-Gresser (Allgemeine und Vergleichende Literaturwissenschaft), Prof. Dr. Romana Weiershausen (Frankophone Germanistik).

    Universität Trier : Prof. Dr. Franziska Bergmann (Germanistik), Dr. Eva Bischoff (Geschichte), Prof. Dr. Lukas Clemens (Geschichte), Dr. Alex Demeulenaere (Romanistik), Prof. Dr. Christian Jansen (Geschichte), PD Dr. Massimiliano Livi (Geschichte).


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  • Appel à contributions - Francophone Literature in the Low Countries (ca. 880 -1600)

    Christophe MASSON, 21 février 2020

    Call for contributions : Francophone Literature in the Low Countries (ca. 880 -1600). A special issue of Queeste, Journal of Medieval Literature in the Low Countries

    In 2015, we concluded the introduction of our special issue on Literature and Multilingualism in the Low Countries with a renewal of Queeste’s ‘commitment to the varied and multilingual culture of the Low Countries’. And indeed, in the five years since then, Queeste has continued to publish scholarly articles on the production and circulation of literature in Dutch, French, and Latin, on translation, and on multilingual text collections and reading culture in the Low Countries.

    While the editors applaud this continuous attention to multilingualism and language contact, we also feel that Queeste often approaches these issues from a distinctly Dutch-language perspective. This poses the risk of downplaying the actual impact of the literature in French (and Latin) that was written, copied and disseminated in the Low Countries. Following up on the earlier issue on multilingualism, we therefore aim to publish a new special issue of Queeste devoted solely to current scholarship on medieval francophone literature in the Low Countries, to appear in 2021.

    Since Queeste actively seeks to deliver the diversity that is implied in the journal’s subtitle, this special issue should be seen as another step towards a more balanced and accurate representation of the region’s multilingual literary culture. We therefore hope that this collection of essays will mark the beginning of a steady supply of articles on the medieval francophone literature produced and received in the Low Countries.

    We invite reflections on any aspect of the authoring, copying, and reception of French literary texts in the area covering modern-day Belgium, the Netherlands, Luxembourg and Northern France. As we aim for a wide and diverse panorama, we welcome general overviews as well as case studies, written from a varied range of theoretical and methodological perspectives (literary theory, codicology, stylometry, etc.), with a diachronic, comparative or contextualizing approach, and discussing texts from a broad spectrum of genres (lyric, epic, theatre, but also religious, moral-didactic, scientific, and practical writing).

    Contributors should by no means feel confined to the textual production in the principally francophone regions and social circles of the Low Countries, but are encouraged to (also) discuss examples of French literature in reception contexts and parts of the area that have not been typically associated with francophone culture.

    Abstracts (300 words or less) should be sent to the editorial board of Queeste before 30 April 2020. (b.j.m.caers@hum.leidenuniv.nl), after which authors will be notified by 15 May.

    Contributions of ca. 8000 words (including notes and bibliography) should be delivered before 31 October 2020 and will be, as always, subject to double blind peer review. Contributors are requested to follow the journal’s stylesheet (https://queeste.verloren.nl/guidelines).

    For any further questions, please contact the editors of this special issue directly :
    Alisa van de Haar or Dirk Schoenaers.

    Queeste is a multilingual journal and accepts articles written in Dutch, English, French, and German.
    Find out more at : https://queeste.verloren.nl/


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  • Appel à contributions - Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1-2022 "L’alcool dans les mondes musulmans : histoire, lieux, pratiques et politiques (XVe-XXIe siècle)"

    Christophe MASSON, 5 avril 2020

    Coordination : Nessim ZNAIEN et Philippe BOURMAUD.

    Souvent perçu dans cette région, pour reprendre le mot de Fernand Braudel, comme un « voyageur clandestin infatigable », l’alcool fait régulièrement l’actualité dans les sociétés du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient, sous la forme de vagues de prohibition, ou d’affaires d’empoisonnement au méthanol. Pour autant, la littérature scientifique sur le monde arabe et musulman s’est relativement peu penchée sur cet objet, comme si le préjugé faisant des musulmans des individus nécessairement abstinents avait freiné le processus de recherche sur la question. Un décalage flagrant existe entre la recherche sur les débuts et la période classique de l’islam, bien étudiés de ce point de vue, et les périodes plus récentes, depuis l’avènement des Ottomans et des Safavides en particulier. La recherche s’est attachée en particulier à la construction subjective, ressentie de l’alcool, présente aussi bien en littérature (et dans ce cas souvent comme un éloge du boire) que dans les disciplines juridiques où la norme réprouvant la consommation de boissons alcoolisées est l’objet d’un processus constitutif très progressif et jamais pleinement consensuel.

    Dans la lignée de certains travaux récents (comme ceux d’Omar Foda ou encore François Georgeon), et dans le cadre d’une historiographie des drinking studies en pleine essor (avec les récentes synthèses d’histoire mondiale de l’alcool de Hames Gina d’une part, et Kim Anderson et Vicente Pinilla d’autre part) , il s’agit ici d’étudier les boissons alcoolisées au prisme des normativités multiples qui s’y sont attachées à mesure que les processus modernes et contemporains de mondialisation se sont faits sentir dans les mondes musulmans. L’originalité de ce projet consiste à tenter de confronter dans un même ensemble l’origine et la fonction de ces normes liées à l’alcool à plusieurs époques, depuis l’époque classique jusqu’à l’époque contemporaine. Nous faisons ainsi commencer notre réflexion à partir du XVe siècle, où la constitution de l’Empire ottoman peut produire des nouvelles formes d’administration, et la constitution de nouvelles élites. Nous adopterons la conception la plus large possible des « mondes musulmans », permettant d’interroger différentes branches de l’Islam (sunnisme, chiisme), différents cadres géographiques (Méditerranée, Moyen-Orient, Extrême Asie, Péninsule arabique) et différents contextes (islam majoritaire, islam de diaspora), afin d’enrichir l’analyse.

    Les normativités dont il s’agit sont d’abord celle du religieux, relativement incontournable pour l’analyse des consommations d’alcool dans le monde arabe et musulman. Il ne s’agit pas de considérer les effets d’une prohibition exclusivement inhérente à l’islam, mais d’examiner comment les normes islamiques s’articulent et se confrontent à des pratiques normatives plus ou moins strictes et des manières de concevoir les politiques publiques également perméables à d’autres enjeux comme la géopolitique ou les circulations commerciales.

    L’alcool est un outil qui produit et perpétue des formes changeantes de domination et de dépendance, en même temps qu’il est la clé de régulations sociales multiples. Par normativités ou normes, nous entendons le triple sens d’instrument de coercition, de l’état de l’habitude, et enfin de phénomène de standardisation des produits (normes alimentaires). Il s’agira d’étudier la construction de normes alimentaires autour de l’alcool, dans la perspective d’une co-construction entre différents groupes et non simplement comme le résultat d’une décision « vue d’en haut ». Plusieurs thématiques nous permettront de tenter d’articuler une réflexion interdisciplinaire autour de l’alcool.

    L’histoire des normes

    Nous proposons d’interroger la recomposition des normes liées à la consommation d’alcool, sous l’effet des processus migratoires, du phénomène de mondialisation marchande à partir du Moyen-Âge, et de contacts appuyés entre des sociétés musulmanes, chrétiennes et juives. Les problématiques de consommation d’alcool permettent de mettre en lumière cette diversité de situation, notamment juridique entre les différentes confessions et communautés, de ces sociétés. Tour à tour pourchassées par le pouvoir, ou laissées à une certaine permissivité selon les périodes, les boissons alcoolisées semblent être le marqueur de mouvements religieux, des contextes politiques ou des enjeux sociaux.

    Il vaut la peine de s’interroger sur la fonction et les pratiques des entrepreneurs de morale, les buveurs, et d’une manière générale les catégories d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des normes. La consommation des boissons alcoolisées peut servir d’argument pour construire ou déconstruire des réputations de notables dans les sociétés médiévales et modernes. Nous proposons également d’interroger les périodisations des mutations des systèmes normatifs consacrées par l’historiographie, telles que le règne du sultan ottoman Mahmoud II (1808-1839), dont le successeur vida la cave dans le Bosphore, ou les colonisations successives à partir de 1830. Ainsi que l’a montré François Georgeon, boire devient une marque de la modernité pour certaines élites de la Turquie ottomane. Cependant, tous les notables et tous les fonctionnaires ne deviennent pas buveurs, et la boisson n’est pas nécessairement liée à une perception globale des réformes et du rapport à l’Europe. Régulièrement vitrine de l’entreprise coloniale (Algérie, Tunisie, Liban) aux XIXe et XXe siècles, la promotion de boissons « locales » comme certains vins, ou alcools forts, est quant à elle mise au service de l’économie et du roman national de certains États indépendants souhaitant afficher leur ouverture culturelle et leur capacité à accepter toutes les pratiques de consommation (Tunisie, Egypte). Pour autant, de nombreux chefs d’État indépendants ont souhaité mettre en avant leur sobriété, comme pour mieux rompre avec l’élément européen (Khadafi). Ni la colonisation, ni la modernisation, ni la décolonisation ne constituent des ruptures absolues. Nous encourageons les propositions dont le cadre chronologique porte interrogation sur ces périodisations admises.

    Les dimensions de la mémoire et du patrimoine seront, elles aussi, à prendre en compte. De quelle manière sont prises en compte les périodes de permissivité ou au contraire de prohibition, liées aux périodes anté-islamiques ou islamiques, dans les mémoires et les imaginaires des sociétés contemporaines ? Ainsi les questions de la « modernité » ou de l’attachement à des « traditions » renvoient toujours à des passés fantasmés mais facteurs de légitimités pour des discours contemporains Mais la question du patrimoine ne renvoie pas seulement à l’art de la question. Elle fait également échos aux savoirs concernant les techniques de fabrication de l’alcool, la transmission de ceux-ci et leurs appropriations par les différents acteurs selon les époques.

    Les lieux du boire

    Les lieux du boire renvoient à la dichotomie entre espace public et espace privé. En étudiant la place de l’alcool dans l’espace public, on mettra en lumière sa dimension marginale, ou clandestine, ou au contraire ostentatoire dans les lieux les plus permissifs. Il s’agit également d’interroger par cette problématique l’accès des individus à l’espace public, notamment concernant les femmes. Si l’accès à l’espace privé est régulièrement plus difficile, pour des raisons de source, il sera pertinent d’interroger a minima les représentations autour des consommations dans cette sphère et la construction d’une dichotomie public/privé au sein des sociétés musulmanes.

    Cette question de la distribution des normes selon les espaces cristallise les différentes souverainetés administratives à l’œuvre, entre échelon local, régional, étatique ou international, dans la gestion quotidienne des pratiques de consommation. À une échelle plus globale, les lieux du boire renvoient aussi aux représentations et aux espaces vécus associés à des États jugés plus permissifs ou au contraire plus prescripteurs, et aux liens que ces États entretiennent entre eux sur cette question. Ces lieux peuvent être mouvants, et c’est au sein de cette réflexion que nous pourrons interroger les influences des processus migratoires sur les géographies de consommations, notamment par l’empreinte que les diasporas peuvent provoquer sur les pratiques de consommation d’alcool.

    Les pratiques du boire

    Les pratiques du boire interrogent quant à elles la sociabilité et le développement des liens entre les individus, selon les valeurs attribuées à la boisson, le genre, les classes sociales ainsi que les moments de cette consommation (consommation nocturne/diurne par exemple). Une attention particulière sera portée à l’intégration des pratiques de consommation d’alcool au sein de rituels religieux, notamment de communautés soufies ou au sein de certaines sectes de l’islam. Ces pratiques du boire interrogent plus généralement une histoire du goût et des sensibilités, qui va au-delà de l’utilisation utilitariste et d’une boisson pour une pratique cultuelle

    Enfin, il s’agira de déterminer dans quelle mesure la consommation, la vente ou la production d’alcool s’avèrent être au centre de certaines politiques publiques spécifiques, associées à des enjeux religieux (en lien, par exemple, avec la Nahda (réveil) ou le réformisme islamique d’un Afghani et d’un Rida), sanitaires (lutte contre les intoxications liées aux alcools frelatés, lutte contre l’alcoolisme ou certaines maladies cardio-vasculaires), économiques (politiques de taxation ou au contraire de libéralisation de certaines activités de production ou de commerce d’alcool) ou politiques (prohibition ou permissivité liées à des enjeux de contrôle public, ou de sécurité routière).

    Nous invitons en particulier les contributions examinant les effets de la « scientisation » des discours publics et de « l’expertisation » des politiques publiques en la matière. Dans le cas où l’alcool ne serait pas au centre de ces politiques, il s’agira de se demander si le tabou associé à l’alcool impose d’autres modes d’action publique plus détournés ou indirects, qu’il s’agirait de préciser.

    Calendrier

    Les propositions d’article (4000 signes maximum), accompagnées d’une courte notice biographique, sont à envoyer avant le 1er septembre 2020 à Nessim ZNAIEN.

    Les auteurs seront contactés au cours du mois suivant. Les articles, rédigés en français ou en anglais et d’un volume maximal de 45000 signes, doivent être soumis au plus tard le 1er Avril 2021.

    Pour plus d’informations concernant les règles de rédaction et le processus éditorial, voir ici.

    Comité scientifique de la revue

    Fariba Adelkhah (Ceri/Paris),
    Denise Aigle (Ephe Islam médiéval/Paris),
    Sohbi Bouderbala (Ifao/Le Caire),
    Thierry Boissière (Gremmo/Lyon),
    Olivier Bouquet (Université Nice-Sophia Antipolis/Nice),
    Myriam Catusse (Iremam/Aix-en-Provence),
    Jocelyne Dakhlia (Ehess-Iismm/Paris),
    Stéphane Dudoignon (Cetobac/Paris),
    Iman Farag (sociologue du politique et chercheuse indépendante/Le Caire),
    Andrée Feillard (Case/Paris),
    Masashi Haneda (Center of Oriental studies, Todei University/Tokyo),
    James Mac Dougall (Université d’Oxford/Oxford),
    Éric Gobe (Centre Jacques Berque/Rabat),
    Élisabeth Longuenesse (Ifpo/Beyrouth),
    Élise Massicard (Ifea/Istanbul),
    Sabrina Mervin (Ceifr/Paris),
    Arietta Papaconstantinou (Université de Reading/Reading),
    Hassan Rachik (Faculté des Sciences Juridiques, économiques et Sociales de l’Université Hassan II/Casablanca),
    Christian Julien Robin (Laboratoire d’études sémitiques anciennes/Paris),
    Vincent Romani (Université du Québec/Montréal),
    Ahmed Skounti (Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine/Rabat),
    Dominique Valerian (Université Lumière-Lyon 2 – Ciham/Lyon),
    Jean-Pierre Van Staëvel (Université de Paris 4/Paris),
    Éric Verdeil (Environnement, ville, société/Lyon),
    Mercedes Volait (InVisu, Cnrs/Inha/Paris)

    Bibliographie

    AL MANI, T., « Alcohol and substance use in the Arabian gulf region. A review », in Thematic Journal of psychology, 44(3), 2009, p. 212-233.

    ABU MADINI, M.S., SHEIKH I.A, RAHM, M.A. , AL-ZAHRANI, A., AL-JAHI, « Two decades of treatment seeking for substance uses in Saudi-Arabia : trends and Pattern in a Rehabilitation Facility in Damman », in Drug and Alcohol Dépendance, 97, 2008, p. 231-236.

    Bessaoud, O., « La viticulture oranaise, au cœur de l’économie coloniale » in BOUCHENE A, PEYROULOU, JP, SIARI T, and THENAULT S (dir.) Histoire de l’Algérie coloniale. Paris, La Découverte, 2013, p. 426.

    BONTE, M., « “Eat, drink and be merry for romorrow we die”. Alcohol practices in MarMikhail Beirut » in THURNELL-READ, T., (dir.), Drinking Dilemmas. Space, culture and identity, New York, Routledge, 2016.

    BOHAS, G., « Le vin dans le Roman de Baïbars », in François, C., Les vins d’Orient : 4000 ans d’ivresse, Ed. du Temps, 2008, p. 139-169.

    BOUJARRA, H., « L’alcoolisme et son évolution dans la régence de Tunis », in Les Cahiers de Tunisie, n° 41-42, 1990 [en arabe].

    BOURMAUD, P., « Exporting obligations : evolutionism, normalization, and mandatory anti-alcoholim from Africa to the Middle East (1918-1939) », in ARSAN, Andrew, SCHAYEGH, Cyrus, The Routledge Handbook of the History of the East Mandate, 2015, p. 76-87.

    CHAUDAT, P., « Monstration, perception et transgression(s) : l’exemple de l’alcool à Meknès », in CHAUDAT, P., LACHEB, M., Transgresser au Maghreb. La normalité et ses dépassements, Paris, IRMC-KARTHALA, 2018, p. 92-103.

    CHEBEL, M., Anthologie du vin et de l’ivresse en Islam, Paris, Seuil, 2004.

    CHRIST, G., « Contrebande, vin et révolte : lecture critique d’un conflit inter-culturel à l’ombre des rapports officieux entre Venise et Alexandrie à l’époque médiévale », in DECOBERT, C., EMPEREUR, J.-Y., PICARD, C., (dir.), Alexandrie médiévale 4, Alexandrie, 2011, p. 185-193

    ELIAS, N., « La discipline de l’ivresse dans une confrérie musulmane de Turquie », in Archives de Sciences Sociales des Religions, n° 174, p. 241-254.

    FODA, O., « The Pyramid and the Crown : The Egyptian Beer Industry from 1897 to 1963 », International Journal of Middle East Studies, vol. 46, 1, 2014.

    FODA, O., Egypt’s Beer : Stella, Identity, and the Modern State, Austin, University of Texas Press, 2019.

    FUHRMANN, M., « Beer, the Drink of a Changing World : Beer Consumption and Production on the Shores on the Aegean in the 19th Century », in Turcica, 45, 2014, p. 79-123.

    GANGLOFF, S., Boire en Turquie. Pratiques et représentations de l’alcool, Paris, 2015.

    GEORGEON, F., « Ottomans and Drinkers : The Consumption of Alcohol in Istanbul in the Nineteenth Century », in ROGAN, E.(dir.), Outside In : On the Margins of the Mordern Middle East, Londres et New York, 2002.

    HOUBAIDA, M., « Le vin au Maroc précolonial. De la discrétion à l’exhibition », in Manger au Maghreb, Horizons Maghrébins, n° 55, 2006.

    KUENY, K., « The rhetoric of Sobriety : wine in early Islam”, Alban, State, 2001.

    LEMU, B.A, Islam and alcohol, Alexandria, Saafow, Publicitize, 1992.

    MATTHEE, Rudolph, « The Ambiguities of Alcohol in Iranian History : Between Excess and Abstention », in FRAGNER, B., KAUZ, R., SCHWARZ, F., Wine culture in Iran and Beyond, Vienna, Austrian Academy of Sciences Press, 2014, p. 137-164.

    MELONIA, G., SWINNEN, J., « The rise and fall of the world’s largest wine exporter », in Journal of wine economics, 2014, p. 3-33.

    MICHALAK, L., TROCK, K., « Alcohol and Islam : on overview », in Contemporary Drug Problem, 33, (4), p. 523-563.

    MIRZAEE, V., RIAHI, Z., SHARIFZADEH, Z., PARIZI, M., POUR, A., « Survey of Methanol Poisoning Epidemic in Rafsanjan City in Year 2013 », in Internal Medicine and Medical Investigation Journal, vol. 2, 3, 2017.

    NADEAU-CAROLYN, A., » Moscatel morisco : The Role of Wine in the Formation of Morisco Identity », in Bulletin of Hispanic Studies, vol. 90, 2, 2013, p. 153-165.

    SEMERDJIAN, E., Off the Straight Path : Illicit Sex, Law, and Community in Ottoman Aleppo, Syracuse 2008.

    ZNAIEN, N., Les raisins de la domination. Histoire sociale de l’alcool en Tunisie sous le Protectorat (1881-1956), Thèse de l’Université Paris I, 2017.


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  • Appel à contributions - Revue Frontière·s

    Christophe MASSON, 25 juin 2020

    Investir la frontière, dir. Marine Lépée (ArAr) et Gaëlle Perrot (HiSoMA), parution en juin 2021.

    La frontière n’est pas seulement une limite ou une interface entre deux réalités. Elle constitue également un espace construit et organisé où s’investir ou à investir de manière plus ou moins pérenne. Pour ce quatrième numéro, les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’interroger sur les modalités d’appropriation de la frontière et ses formes d’occupation, en portant une attention particulière aux acteurs et aux dynamiques centres-périphéries.

    La thématique pourra être abordée librement selon différentes approches :
    * investissement matériel : habiter ou aménager des espaces intégrés ou à la marge, investir des moyens financiers, humains, structurels
    * investissement territorial : maîtriser et étendre les limites d’un territoire religieux, agricole, étatique, etc.
    * investissement militaire : engager des forces militaires afin d’occuper/conquérir un espace ou une population
    * investissement symbolique : revêtir la frontière d’un droit, d’un pouvoir, d’une dimension honorifique, d’une juridiction, d’une identité territoriale ou nationale
    * investissement intellectuel : considérer une frontière ou un territoire frontalier comme un horizon de la connaissance, un espace à cartographier ou à explorer.

    Calendrier
    20 décembre 2020 : date limite de soumission des articles complets
    15 mars 2021 : retours des évaluations (double aveugle) aux auteurs
    15 avril 2021 : date de retour des versions corrigées
    juin 2021 : parution du numéro

    Modalités de soumission
    Les auteur·rice·s adresseront leur contribution avant le 20 juin 2020 à frontiere-s@mom.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement.
    Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais.

    Site de la revue.


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  • Appel à contributions : Diabolus in littera (2) : le vertige herméneutique

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Lors d’une première journée d’études qui s’est tenue le 5 mai 2017, médiévistes, spécialistes de littérature française, d’histoire de l’art (iconographie), historiens de l’Espagne et spécialistes de littérature espagnole moderne se sont retrouvés pour réfléchir ensemble, selon une pluralité d’approches thématiques et méthodologiques, sur les manifestations de la parole démoniaque dans le champ narratif. Tout en dégageant les spécificités de diverses aires géographiques (France, Espagne, Italie et Allemagne) et en inscrivant la réflexion dans une chronologie significative (du Moyen Âge au XVIIe siècle) faisant apparaître éléments de continuité et points de rupture, les réflexions proposées ont exploré les spécificités de cette parole en tant qu’élément dialogique, qu’opérateur narratif, et que procédé ou dispositif rhétoriques.
    Les communications présentées dans ce cadre ont remis au centre de la réflexion la nature profondément ambivalente d’un personnage caractérisé par une malignité synonyme de duplicité, conformément à la signification néo-testamentaire du nom du démon, le diviseur (Muchembled, Une histoire du diable, 10). Traduction stylistique des effets de son discours, la figure du paradoxe, dans sa récurrence, a mis en évidence la profondeur herméneutique des apparitions du diable. Par définition, la parole du tentateur ne saurait être une, pas plus que son interprétation n’est unilatérale. Terrifiant ou grotesque selon les époques et les lieux où il se manifeste, le diable possède donc une parole frappée au coin de la subtilité et de la versatilité. Que ces qualités se donnent à voir directement dans la rutilance et l’ambivalence inhérentes au verbe démoniaque ou dans son inscription au coeur de décors et de dispositifs textuels complexes et subtils, le discours du diable pousse à la quête herméneutique. De ce fait, cette parole, ou celle de ses substituts divers, devient un vecteur de choix pour tout discours oblique de disciplinement des âmes et des esprits, tout discours ne pouvant s’épanouir librement – dans une perspective inspirée des théories de Leo Strauss dans La persécution ou l’art d’écrire –, ou tout discours ayant encore intérêt à s’exprimer sous un voile opportun pour ne s’adresser qu’aux seuls initiés, à une élite. La démultiplication et/ou diffraction du sens, l’apparition de la discordance, préludes à l’affleurement du détour, conduisent à l’épanouissement d’un ou de plusieurs autres discours.
    Il paraît donc intéressant, pour ce second volet de Diabolus in littera, de renverser la perspective. Il s’agit à présent de considérer le/les point(s) d’articulation entre les stratégies rhétoriques à l’oeuvre au coeur de la parole démoniaque et les discours variés qui leur sont associés. L’approche retenue ici ne se réduit pas au simple recensement des interactions entre fond et forme. Il s’agit en réalité de chercher des lignes de faîte et des points de rencontre particuliers entre une parole démoniaque qui possède une
    physionomie propre et un propos suffisamment plastique pour s’y couler. Pour ce faire, il conviendra :
    - de mettre au jour des/les discours confiés de façon récurrente à la parole du diable ;
    - d’identifier des contextes particuliers favorisant cette rencontre (temps de controverses
    intellectuelles ou religieuses, d’oppositions idéologiques, etc.) à travers les époques ;
    - de rechercher si certains procédés rhétoriques peuvent être associés à des développements thématiques particuliers, notamment par la comparaison entre des oeuvres d’une même période.
    D’autres voies pourront être explorées pour entreprendre d’ébaucher une cartographie multiple sur laquelle placer des apparitions de la parole démoniaque
    - selon des aires géographiques et des périodes significatives
    - selon des préoccupations idéologiques délimitant autant de champs thématiques
    - selon des traditions rhétoriques et poétiques propres à ces espaces et à ces périodes, à une communauté ou à une aire géographique, ou encore à une époque donnée.

    Cette journée d’études intitulée Diabolus in littera (2) : le vertige herméneutique se déroulera à l’Université Paul Valéry-Montpellier 3 le 5 octobre 2018.
    Les propositions de communications sont à envoyer à Catherine Nicolas (catherine.nicolas@univ-montp3.fr) et Fabrice Quero (fabrice.quero@univmontp3.fr) avant le 1er juin 2018.


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  • Appel à contributions : la corporalité antique et médiévale

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016

    Janua, association des étudiants en Master et des doctorants de l’Université de Poitiers antiquisants et médiévistes, rattachés respectivement aux laboratoires HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique) et CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), organise le 13 avril 2017 une journée d’étude à destination des jeunes chercheurs (étudiants en Master Recherche, doctorants, docteurs ayant soutenu depuis moins de trois ans). Le thème retenu cette année est celui de la corporalité, entendue au sens large : qu’elle soit personnelle ou collective, matérielle, spirituelle, liée à la nomenclature des gestes, à la question des comportements, à l’idée de norme, etc. 
    La corporalité, concept central de nos sociétés, facteur clé pour la compréhension de l’homme et de ce qui l’entoure, se situe au carrefour de nombreuses disciplines : psychologie, histoire, histoire de l’art, archéologie, philosophie, littérature, sociologie, anthropologie, etc., pour ne parler que des sciences sociales. De par son rapport étroit à la spiritualité, au concept d’âme, le corps se trouve au cœur du discours médical, littéraire, philosophique et théologique médiéval. L’Antiquité a elle aussi longtemps disserté sur cette notion ; pensons simplement au corps homérique, à ce qu’en dirent Hippocrate, Platon et Aristote, ou Ovide.
    La recherche s’est depuis longtemps intéressée à cette thématique foisonnante, qu’il s’agisse de la question de l’expérience corporelle, de la connaissance du corps et de ses pratiques, du rapport à son corps et à celui des autres, du corps comme support d’identité individuelle et collective. Qu’il soit corps biologique, corps spirituel, corps social, corps en puissance, corps en représentation, ces différents aspects de la corporalité antique et médiévale ont fait l’objet d’études ponctuelles et d’approches plus larges. De nombreux travaux ont déjà permis de faire avancer la recherche : Une histoire du corps au Moyen Âge, de Jacques Le Goff et Nicolas Truong en 2003 ; Penser et représenter le corps dans l’Antiquité, publié en 2006 sous la direction de Francis Prost et Jérôme Wilgaux aux Presses Universitaires de Rennes ; ou tout récemment l’ouvrage de Jérome Baschet sur la relation entretenue entre le corps et l’âme au Moyen Âge.
    L’objectif de cette rencontre est donc de faire le point sur les différentes dimensions de la corporalité antique et médiévale, de jeter des ponts entre les deux périodes. Loin du discours classique opposant le corps spirituel, philosophique, entendu comme « corporalité », et le corps matériel, plus concret, incarné, il conviendra de se situer dans l’interstice de ces deux notions afin d’envisager le corps comme un tout, sous toutes ces facettes. Les axes de recherche de cette journée d’étude peuvent être multiples et impliquer plusieurs disciplines ; nous nous contenterons d’évoquer ici quelques-unes d’entre elles : le corps « archéologique », envisagé sous l’angle funéraire, anthropologique, mais aussi rituel ; le corps comme objet de connaissances, notamment au prisme de la littérature savante ; le corps « social », comme expérience de soi et dans son rapport aux autres comme fondement de la société ; le corps spirituel, plus particulièrement dans son rapport avec l’âme, où se pose également la question du corps mystique, eucharistique ; enfin le corps comme représentation littéraire ou artistique. Perméables entre eux, tous ces aspects invitent à une approche interdisciplinaire.
    Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antique et médiévale peut faire une proposition de communication. Les contributions apportées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua (http://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/). Les propositions de communication peuvent être rédigées en français ou anglais et sont à envoyer à l’adresse association.janua@gmail.com sous la forme d’un résumé/abstract d’environ 500 mots avant le vendredi 16 décembre 2016 (inclus) ; elles doivent être accompagnées d’un curriculum vitae.

    Comité scientifique :
    Martin Aurell (Professeur d’Histoire médiévale, directeur de l’UMR 7302 CESCM)
    Lydie Bodiou (Maître de conférences en Histoire grecque)
    Nadine Dieudonné-Glad (Professeure d’Archéologie antique, directrice de l’EA 3811 HeRMA)
    Estelle Ingrand-Varenne (Ingénieure d’études au CNRS, Histoire médiévale)
    Pierre-Marie Joris (Maître de conférences en Littérature médiévale d’oc et d’oïl)
    Éric Palazzo (Professeur d’Histoire de l’art du Moyen Âge)
    Ghislaine Stouder (Maître de conférences en Histoire romaine)
    Alexandre Vincent (Maître de conférences en Histoire romaine)


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  • Appel à contributions de la revue "Medievalista"

    Christophe MASSON, 8 octobre 2019

    Encontra-se aberto o Call for Papers da Revista Medievalista do Instituto de Estudos Medievais da Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da NOVA.

    O número temático é dedicado ao Bestiário.

    Apresentação de teses

    A Medievalista, tem ainda uma secção regular intitulada Apresentação de Teses, destinada a dar a conhecer sinopses de dissertações académicas de doutoramento ou mestrado na área dos Estudos Medievais. Esses artigos são elaboradas pelos próprios autores, visando uma maior divulgação da sua investigação da realização das suas provas académicas.

    Todos os artigos podem ser redigidos em vários idiomas (português, inglês, francês, castelhano, italiano, alemão), devem respeitar as normas e o modelo de artigo da revista.

    Os interessados deverão enviar os seus artigos até Dezembro de 2019 para medievalista@fcsh.unl.pt .

    + info. http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/informations.html#cal

    Instituto de Estudos Medievais FCSH - UNL
    Universidade Nova de Lisboa
    Av. Berna 26C, 1069 061
    Lisboa, Portugal

    Follow us on
    Facebook : https://www.facebook.com/Revista-Medievalista-104281457644116/


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  • Appel à contributions de la revue Frontière•s (numéro de mai 2020)

    Christophe MASSON, 4 juillet 2019

    Présentation de la revue
    À ce jour, peu d’espaces dédiés à la réflexion épistémologique sont disponibles en Open Access dans les sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge. C’est de ce constat que sont nés le laboratoire junior et la revue Frontière·s. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide tout en garantissant la rigueur scientifique de l’évaluation par les pairs. Cette initiative est portée par de jeunes chercheurs de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, principal soutien du projet, en partenariat avec la Pépinière de revues de l’Université Jean Moulin (Lyon 3).

    Dans les études menées sur les sociétés anciennes, la notion de frontière est bien souvent restreinte au sens de limite géopolitique. Pourtant, la polysémie du mot permet d’envisager une multitude de réflexions portant sur les modalités de séparation, concrètes ou abstraites, naturelles ou construites. C’est le sens de la revue Frontière·s : embrasser les différentes acceptions du mot frontière, en tant que limite, non seulement géophysique, étatique ou politique, mais aussi sociale, culturelle, symbolique, linguistique, métaphysique, etc. En d’autres termes, les contributions pourront interroger tous les éléments qui créent des séparations entre les individus au sein des sociétés antiques et médiévales.

    Archéologues, historiens et historiens de l’art trouveront dans la revue un cadre pour appréhender la frontière comme objet transdisciplinaire. Celle-ci adoptera le format de synthèses semestrielles, articulées autour de grandes problématiques.

    Appel en cours : « Imaginer la frontière »
    Toute frontière fait l’objet d’un imaginaire. Quelle qu’en soit la nature, une frontière a en effet suscité une réflexion qui en a déterminé les modalités, selon des besoins et des croyances préétablies. Avec le numéro « Imaginer la frontière », les auteur·e·s sont invité·e·s à s’interroger sur les imaginaires qui ont mené à l’établissement de frontières ou qui en ont résulté, leurs acteur·rice·s et leur(s) temporalité(s). Les axes de recherches pourront appréhender aussi bien les frontières religieuses (interdits, rites de passages...), sociales (élites, clergé...), physiques (bornes, murs, fleuves...) ou encore heuristique (aires d’études, périodisation de l’histoire...). La réception pourra être également être un axe d’étude (imaginaire politique actuel de frontières dites antiques ou médiévales).

    Coordination du numéro
    Fabien BIÈVRE-PERRIN (IRAA) et Vincent CHOLLIER (HiSoMA)
    Calendrier
    • 20 décembre 2019 : date limite de soumission des articles complets
    • 1er mars 2020 : retours des évaluations (double aveugle) aux auteurs
    • 15 avril 2020 : date de retour des versions corrigées
    • juin 2020 : parution du numéro

    Modalités de soumission
    Les auteurs adresseront leur contribution avant le 20 décembre 2019 à frontiere-s@mom.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais.

    Normes éditoriales et bibliographiques : https://www.mom.fr/qui-sommes-nous/les-laboratoires/frontiere-s


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  • Appel à contributions et posters - Palais et châteaux

    Christophe MASSON, 11 juillet 2019

    Depuis 1998, le colloque de Paray-le-Monial réunit chaque année, en octobre, chercheurs, universitaires et professionnels du patrimoine autour de thèmes liés à l’histoire de l’art et à l’archéologie en Europe occidentale. L’édition 2019 innove avec :
    - La création d’un carnet de recherchehébergé par la plateforme Hypothèses et intitulé Carnets parodiens d’histoire de l’art et archéologie : https://carnetparay.hypotheses.org
    - Un appel à publications à l’attention des jeunes chercheurs (masterants, doctorants, jeunes docteurs) invités à proposer un article en lien avec le thème du colloque. Les articles retenus par le comité de lecture seront publiés dans le Carnet.
    - Un appel à posters à l’attention des jeunes chercheurs également et portant sur le thème du colloque : les posters seront exposés le jour du colloque et, éventuellement, lors d’autres manifestations scientifiques ou culturelles, et ils seront publiés dans le Carnet.

    Thème de l’édition 2019 : Palais et châteaux

    Palais et châteaux, deux histoires monumentales entremêlées. Construites sur le mont Palatin, qui a donné́ le mot palais (Pfalz, palace, palazzo, palacio), les demeures des empereurs romains réunissaient dans leurs murs l’habitation, la religion, la culture, le sport et le pouvoir. Au IXe siècle encore, Charlemagne confiait à sa chapelle les archives de l’empire et aux thermes d’Aix ses heures d’exercices physiques. Les empereurs germaniques, les rois des royaumes d’Europe ont conservé́ l’union architecturale du politique et du religieux. D’origine plus récente, le château est né avec la féodalité́, commençant modestement par des constructions de bois sur motte. Édifiés sur de plus grandes dimensions et augmentés d’une chapelle castrale (comme à Châteauneuf), les châteaux de pierre dominaient de petits territoires ou de plus vastes contrées, ils gardaient aussi des passages routiers, des ponts, des cols, des gués ... Au XVe siècle, on a construit encore de vastes châteaux inutiles – l’artillerie les a rendus obsolètes – pour maintenir intact l’imaginaire du bon vieux temps. Emblème du pouvoir seigneurial, la vieille tour du Moyen Âge a pu être utilisée jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles, où elle a été́ parfois incorporée au château classique ou a servi aux grands nobles de décor monumental pour rendre la justice. Les propositions d’articles et de posters peuvent concerner toutes les périodes mais doivent traiter de sites en Europe occidentale. Les édifices peuvent être conservés en élévation ou détruits.Palais et châteaux

    Appel à contributions - Appel à posters
    Lien vers le programme du colloque : https://carnetparay.hypotheses.org/56
    Modalités de soumission des articles (date limite : 01/10/2019) :
    Les articles seront rédigés en français et ils seront publiés sur le Carnet entre octobre et décembre 2019.
    Le carnet possède un ISSN et est donc référencé dans le catalogue d’OpenEdition, le catalogue général de la BnF, WorldCat et ROAD.
    Vous mentionnerez votre titre et organisme de rattachement (ex. doctorant en histoire de l’art moderne à l’Université Lyon 2 sous la direction de Mme N.).
    Votre article contiendra 25000 signes maximum espaces compris et 10 illustrations maximum.
    Vous indiquerez la légende et l’auteur des illustrations(soyez vigilants sur les droits d’auteur). Toutes les illustrations devront être citées dans le texte comme suit : (fig. 5).
    Les références bibliographiques apparaîtront en note sous la forme suivante :
    - Pour un ouvrage : Phalip, Bruno, Auvergne romane, Dijon, Faton, 2013
    - Pour un article : Arlaud, Catherine, Burnouf, Joëlle, « L’archéologie du bâti existe-t-elle ? », Les nouvelles de l’archéologie, 1993, n° 53-54, p. 67-69
    Les articles étant destinés à une publication en ligne, nous vous remercions d’utiliser le système de double parenthèse pour les notes de bas de page. Dans votre texte, à l’endroit où vous souhaitez que l’appel de notes apparaisse, ouvrez une double parenthèse (( puis écrivez votre note puis fermez par une double parenthèse )). Prenez soin de laisser un espace entre le texte et la première parenthèse ouvrante.
    Plus d’explications en suivant ce lien : https://maisondescarnets.hypotheses.org/533o

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique :
    - Sous la forme d’un fichier Word ouOpen Office Writer.-Les illustrations seront envoyées aux format jpg ou png.
    - Avant le 1er octobre (attention, si vous souhaitez aussi proposer un poster, la date limite de sa soumission est le 20 août2019).
    - Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr

    Modalités de soumission des posters (date limite : 20/08/2019)
    Les posters seront exposés à l’occasion du colloque de Paray-le-Monial, le 5 octobre 2019.
    Une maquette graphique est imposée afin d’uniformiser l’exposition, et l’Association des Amis de la basilique se charge de l’impression.
    Chaque poster, rédigé en français, contiendra :
    - Vos nom, prénom, photo.
    - Votre adresse mail, si vous le souhaitez.
    - Un titre(100 signes max. espaces compris).
    - Une introduction précisant le contexte et les problématiques de votre recherche (450 signes max. espaces compris).
    - Un paragraphe intitulé « Méthodologie » présentant les méthodes mises en œuvre pour mener vos travaux (1700 signes max. espaces compris).
    - Un paragraphe intitulé « Résultats » soulignant l’apport de votre recherche (1250 signes max. espaces compris).-Quatre illustrations avec leur légende et la mention de l’auteur.-Le logo de votre institution de rattachement (université, école, laboratoire).

    Votre proposition sera envoyée par voie électronique :
    - Sous la forme d’un fichier Word ou Open Office Writer contenant toutes les données textuelles, y compris les légendes des illustrations.
    - Les illustrations et votre photo seront envoyées aux format jpg ou png.
    - Avant le 20août 2019.
    - Adresse de l’envoi : anelise.nicolier@orange.fr

    Comité scientifique
    Élise Baillieul (MCF Lille), Franck Chaléat (UMR 5138), Pierre Durix (CEP), Magali Guénot (UMR 5138), Bernard Hours (PR Lyon 3), Daniel Odon-Hurel (UMR 8584), Florence Margo-Schwoebel (UMR 5138), Bruno Phalip (PR Clermont), Juliette Rollier (UMR 5138), Christian Sapin (UMR 6298), Arnaud Timbert (PR Amiens), Catherine Vincent (PR Paris Nanterre).
    Comité d’organisation
    Géraldine Ballot (Directrice OT), Étienne Couriol(UMR 5190), Anelise Nicolier(UMR 5138), Nicolas Reveyron (PR Lyon 2).


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  • Appel à contributions sur « Le temps de la fête » (Séminaire du groupe Questes, 14 février et 14 mars 2014)

    Rémy CORDONNIER, 17 décembre 2013

    « Un temps pour pleurer, un temps pour rire, un temps pour se lamenter, un temps pour danser ». Cette citation de l’Ecclésiaste (3,4) nous rappelle que l’existence de l’individu, d’un groupe humain et de la collectivité postule un temps de la fête imposé par la société ou suggéré par la circonstance.

    Associer d’entrée la fête et le temps, c’est à la fois souligner les contraintes temporelles qui limitent la fête en matière de licence et de convenance, et rappeler que le temps lui-même pousse à la fête, à travers leurs hyponymes communs (anniversaire, occasion, événement voire avènement, saison...). On s’intéressera tout particulièrement à l’articulation entre les pratiques sacrées et profanes, à la fonction identitaire des célébrations (au niveau de l’individu, de la corporation, de la communauté urbaine et du pouvoir) et à l’articulation entre ordre et désordre (à l’exemple du temps carnavalesque, ou du charivari qui révèle les aspects les plus inquiétants de la fête et les tensions sociales).

    Les relations entre fête et temps pourront s’organiser autour de trois problématiques :


    fête et calendrier : la fête comme indice calendaire et organisateur temporel

    Le calendrier tant rural qu’urbain alterne jours ouvrés et jours chômés (fériés) : la fête structure l’année individuelle, familiale et sociale, de manière à la fois cyclique et périodique. Ainsi la nouvelle année ou le retour des beaux jours déclenchent-ils une saison de réjouissances particulières (étrennes, bals), alors même que d’autres périodes, tel le Carême, limitent très sévèrement les réjouissances. On pourra s’interroger sur le caractère mobile ou fixe des fêtes régulières (le temps pascal, les fêtes agraires), ainsi que sur les fêtes exceptionnelles (joyeuse entrée, naissance royale), l’événement exceptionnel pouvant devenir lui-même, à travers sa commémoration, une fête récurrente (anniversaire du siège d’Orléans).


    le rythme de la fête : temporalités et diversité internes

    Objet non homogène, la fête peut se découper en différentes séquences s’identifiant parfois à des chorégraphies (tableaux des entrées royales se poursuivant à travers l’espace urbain), ou trahissant les antagonismes entre les pratiques festives de différents publics, comme on les retrouve encore dans l’ouverture de Notre-Dame de Paris de Hugo. La fête peut ainsi fonctionner selon un protocole établi d’avance, se fragmenter en diverses manifestations spontanées ou dégénérer dans des célébrations débridées contrevenant à l’ordre social établi.

    fête et temps psychologique : le vécu de la fête

    Moment déterminé dans le temps, la fête est l’occasion pour l’individu de se redéfinir au sein de sa communauté familiale, sociale et politique. La fête permet de faire corps et renouvelle les représentations collectives lors de commémorations de batailles ou d’hommages au souverain, voire dans un cadre plus restreint autour d’une danse connue de tous ou représentative d’une élite. Encourageant la symbiose en imposant une éthique des émotions collectives (la jubilation alternant avec la solennité et le recueillement), la fête peut, en négatif, mettre au jour les décalages, les marginalités : celles de l’individu dont l’état d’esprit entre en contradiction avec le temps festif (comme Charles d’Orléans dans ses poèmes de Saint-Valentin), celles des groupes isolés exclus de la vie sociale commune.

    Quatre ou cinq contributions seront présentées lors de deux séances du séminaire du groupe Questes qui auront lieu les vendredis 14 février et 14 mars 2014 entre 18h et 20h à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente (salle D 223). Sont privilégiées les contributions de doctorants, d’élèves de master et de jeunes post-doctorants. Les présentations en langue française peuvent toucher à l’histoire, la littérature, l’histoire de l’art ainsi qu’à la philosophie et la théologie médiévales.

    Les contributions pourront faire l’objet d’une parution dans le bulletin de l’association Questes au cours de l’année suivante (http://questes.hypotheses.org/category/bulletin). Certaines contributions qui n’auront pas fait l’objet d’une présentation pourront également être proposées directement sous forme d’article pour figurer dans la version électronique élargie du bulletin sur la plate-forme revues.org. Les propositions sont à envoyer aux adresses suivantes : sarah.delale@wanadoo.fr et jddelle@ehess.fr avant le 30 janvier 2014.


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  • Appel à contributions : « Postérités européennes de Quinte-Curce... »

    Rémy CORDONNIER, 25 janvier 2016 | 2 novembre 2015

    Université de Lille 3 –ALITHILA et Institut universitaire de France
    Catherine Gaullier-Bougassas
    Programme de recherches : Alexandre le Grand dans les littératures européennes

    « Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle »)

    APPEL À CONTRIBUTIONS POUR UN VOLUME COLLECTIF À PARAÎTRE DANS LA COLLECTION ALEXANDER REDIVIVUS CHEZ BREPOLS FIN 2017
    Pendant des siècles, Quinte-Curce a été l’un des historiens latins les plus lus et son Historia a circulé dans une grande partie de l’Europe. Les manuscrits conservés attestent une diffusion modeste jusqu’au XIVe siècle. À partir de la fin du XIIe siècle, l’Alexandreis de Gautier de Châtillon, adaptation épique de l’Historia, déploie certes magistralement son influence, mais contribue sans doute à sa relative occultation, même si une translation inachevée voit le jour en Allemagne au XIIIe siècle (Rudolf von Ems). C’est à partir du XIVe siècle et surtout au XVe siècle que la transmission du texte latin est réactivée grâce à la lecture et à la plume d’humanistes italiens, à commencer par Pétrarque, et les copies manuscrites deviennent très abondantes, tandis que s’écrivent les premières traductions en langue vernaculaire dans les langues romanes (italienne, française, castillane, puis portugaise) et qu’apparaissent les premiers imprimés. La diffusion s’amplifie encore très nettement du XVIe au XVIIIe siècle, avec la multiplication des éditions, des traductions dans les langues romanes, en anglais, en allemand…, des réécritures et aussi des adaptations fictionnelles.
    Le volume « Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle) » se donne pour objet d’étude les modalités de ces différentes formes de transmission, de circulation et de réception du texte en Europe, leurs acteurs – copistes, éditeurs, imprimeurs, illustrateurs, traducteurs, auteurs – et les lectorats visés et impliqués, ainsi que les exploitations esthétiques, politiques et éthiques du texte au fil des siècles, ses usages culturels et sociaux dans des contextes d’écriture divers.
    Il s’agira d’analyser son implication et le rôle actif que le texte exerce dans des réflexions et des débats qui parcourent plusieurs siècles : une réflexion politique et éthique sur le pouvoir royal et la conquête guerrière, avec l’exploitation de la figure d’Alexandre au service d’intérêts de souverains particuliers, un discours pédagogique de mise en garde ou bien parfois une critique de l’absolutisme et même une dénonciation des dangers du texte ; une réflexion sur les méthodes et l’art de la traduction, la promotion des langues d’écriture et l’affirmation d’un modèle linguistique et esthétique ; une réflexion sur l’écriture et la vérité historiques, dont l’évolution montre en France un renversement du jugement sur la valeur historique du texte de Quinte-Curce. Sont ainsi envisagées :
    - 1) La transmission du texte latin, ses copies manuscrites, puis ses éditions imprimées : la matérialité des manuscrits et des imprimés, les pratiques concrètes de publication et les effets de sens induits, les pièces de paratexte, les compléments apportés aux lacunes du texte (depuis certains manuscrits médiévaux jusqu’à Johann Freinsheim), les possesseurs des livres et leurs circulations, les manuscrits et imprimés annotés, témoins de lecture (Pétrarque, Erasme, Montaigne…), les illustrations, les mises en recueil avec d’autres textes, la fragmentation en anthologies…
    - 2) Les traductions manuscrites et imprimées dans les différentes langues européennes, supports d’une réflexion sur l’art de la traduction et sur l’illustration de la langue choisie (Decembrio en italien, Vasque de Lucène en français, Lluis de Fenollet, Alphonse de Liñan et un traducteur anonyme en castillan, un anonyme en portugais, Johann Gottfried en allemand, John Brende en anglais pour les premières, puis les retraductions, Seguier, Soulfour, Lesfargues, Vaugelas, Robert Codrington, Hans Friedrich von Lehsten…) :

    • les choix des traducteurs, leurs conceptions et pratiques de la traduction, les prologues et autres éléments de paratexte, les compléments apportés aux lacunes, les illustrations, enluminures des manuscrits, gravures des imprimés, la circulation des manuscrits puis des imprimés, les milieux d’écriture des traducteurs, les mécènes ou dédicataires.
    • tout un éventail d’appropriations selon différentes conceptions de la traduction, depuis la traduction humaniste, avec le respect philologique du texte et la recherche de la fidélité, jusqu’à l’idéal de la « belle infidèle » et la conception de la traduction comme travail esthétique et création, et comme support d’une réflexion sur la langue.
      En France, de Vasque de Lucène à Vaugelas, une succession de traductions remodèle ainsi le texte et joue un rôle important dans la réflexion sur la traduction et sur l’idéal de la langue, d’autant que Vaugelas écrit ses Remarques sur la langue française parallèlement à sa traduction de Quinte-Curce et que cette dernière fait l’objet au XVIIIe siècle d’un débat de l’Académie française sur le bon usage et la normalisation de la langue.
      - 3) Les exploitations politiques du texte de Quinte-Curce et de ses traductions dans une réflexion sur le pouvoir royal et la conquête guerrière :
    • exploitations concertées du texte par des rois, reines ou princes dans des contextes historiques précis, au cœur de la création de « mythologies » de la royauté (Louis XIII, le duc d’Enghien, Louis XIV, Christine de Suède, Charles XII, Philippe V…)
      - parallèles élogieux tracés par les éditeurs, traducteurs, auteurs, entre des souverains mécènes et Alexandre
    • pédagogie et moralisation, mises en garde, critiques de l’absolutisme…
      c’est-à-dire toutes les formes d’actualisation du texte et de l’exemple d’Alexandre, force toujours vivante dans le temps présent de l’écriture, tous les procédés d’instrumentalisation.
      - 4) La réception de Quinte-Curce et les réflexions sur l’écriture historique. De l’historiographie humaniste à l’historiographie des Lumières :
    • la valorisation du texte par des auteurs humanistes qui l’exploitent comme modèle de récit historique, pour en revenir à la vérité sur Alexandre en faisant table rase des affabulations héritées du Pseudo-Callisthène (Pétrarque, Decembrio, Vasque de Lucène) et par les éditeurs et traducteurs de la fin du XVIe et du XVIIe siècle qui œuvrent à sa diffusion comme témoignage historique de premier plan
    • l’émergence de sa remise en cause au XVIIIe siècle : la naissance d’une lecture critique qui condamne le texte comme œuvre romancée / romanesque et qui établit une nouvelle hiérarchisation des historiens au profit d’Arrien, du moins pour la France (Voltaire, baron de Sainte-Croix en réponse au débat lancé par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres sur les historiens d’Alexandre au XVIIIe siècle)
    • durant ces siècles, les emprunts à Quinte-Curce pour l’écriture de différentes œuvres historiques (intégration de fragments du texte à des histoires universelles, des anthologies sur les hommes ou les femmes illustres, de nouveaux récits de la vie d’Alexandre (par exemple Paganino Gaudenzio ou Samuel Clarke…) et les jugements portés sur Quinte-Curce dans des ouvrages critiques sur les historiens antiques (Mascardi, La Mothe le Vayer, Gaudenzio, Bayle, Voltaire, Montesquieu, baron de Sainte-Croix…)
      - 5) Les adaptations de Quinte-Curce : mises en fiction et transpositions théâtrales, romanesques et visuelles.
      Dès la fin du XVIe siècle, au moment même où le texte de Quinte-Curce est célébré comme modèle de récit historique, il sert aussi de matrice à des textes qui joignent la fiction à l’histoire. Il devient le support de la création de nouvelles fictions, qui prennent corps dans de nouvelles formes d’expression sur Alexandre.
      Certaines de ces adaptations viennent ainsi relancer le processus de fictionnalisation sur Alexandre que les éditions et traductions du texte de Quinte-Curce avaient contribué à arrêter après les libertés médiévales :
    • les adaptations théâtrales qui se réclament de Quinte-Curce, avec souvent conjointement la revendication de la vérité historique et le travestissement de l’histoire (l’exemple le plus célèbre est sans doute l’Alexandre de Racine, avec sa critique au nom de la vérité historique par Saint-Évremond)
    • les adaptations romanesques ou épico-romanesques : des poèmes de la Renaissance italienne du XVIe siècle (Triompho Magno de Falugio, Alessandro Magno in ottava rima du ms. de Rome, San Martino ai Monti) ; au XVIIe siècle, le roman héroïco-historique Cassandre de La Calprenède (lui-même traduit en italien et en anglais, adapté au théâtre par Nathaniel Lee dans The Rival Queens)… : la mise en fiction d’Alexandre et de ses compagnons/compagnes, la création de héros fictifs comme doubles d’Alexandre.
    • les transpositions visuelles de scènes de Quinte-Curce, entre fidélité et recréation : tapisseries, peintures, gravures (tapisseries flamandes, peintures italiennes, œuvres de Charles le Brun, peintures pour Philippe V…)
      Nous souhaitons que l’ouvrage réunisse des analyses sur la circulation du texte en Europe pour une comparaison de ses modalités de publication et de réception, ainsi que de ses usages culturels, politiques et sociaux, dans les différentes aires linguistiques européennes.

    Ce volume prolonge le programme de recherches ANR, qui a été mené sur la création d’un mythe d’Alexandre le Grand dans les littératures européennes (Xe- début du XVIe siècle) de 2009 à 2014 (direction : Catherine Gaullier-Bougassas, ANR, programme blanc 2009 ; présentation sur le sitehttp://mythalexandre.meshs.fr/). Il fait partie du projet de Catherine Gaullier-Bougassas (2014-2019) dans le cadre de l’Institut Universitaire de France.

    Les articles seront publiés chez Brepols Publishers dans la collection « Alexander redivivus », où sont parues les publications du programme ANR (dir. Margaret Bridges, professeur à l’Université de Berne, Corinne Jouanno, professeur à l’Université de Caen, Jean-Yves Tilliette, professeur à l’Université de Genève, et Catherine Gaullier-Bougassas, professeur à l’Université de Lille 3) : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=AR

    Les articles sont à rendre pour le 15 février 2017.
    Leur longueur maximale est de 40000 signes (espaces et notes compris).

    Les propositions d’article (en français ou en anglais) sont à adresser à Catherine Gaullier-Bougassas avant le 15 décembre 2015 à l’adresse : catherine-bougassas@orange.fr


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  • Appel à cotributions : Les mondes des bergers (XIIe-XVe siècles)

    Rémy CORDONNIER, 29 mai 2018

    Bergers et bergères sont des personnages récurrents de la littérature médiévale. Du XIIe siècle à la fin du XVe siècle, le motif pastoral s’épanouit dans le paysage littéraire et artistique et devient peu à peu incontournable. Il se rencontre de plus en plus fréquemment dans les poèmes, textes narratifs et pièces de théâtre, mais également dans les écrits scientifiques tels que les traités agronomiques dont notamment le Bon berger de Jean de Brie, qui aurait été rédigé à la suite d’une commande du roi Charles V.

    Toutefois, la figure du berger n’est pas univoque : certains mènent une existence paisible dans un cadre éloigné du reste du monde, des rituels de cour comme du chaos des champs de bataille. Telle la « pastoure » du Dit de Christine de Pizan qui cherche à s’isoler, à « seulete estre », les bergers se montrent parfois indifférents à toute préoccupation politique, morale ou religieuse, vivent proches de la nature, au rythme de journées qui se ressemblent toutes, entrecoupées de fêtes, de danses, de festins improvisés à l’ombre des arbres. Rien ne semble, en apparence, pouvoir menacer l’harmonie de leur univers, ni la faim, ni la maladie, ni la mort. Pourtant, tel le célèbre « Et in Arcadia ego » qui connaîtra un grand succès en peinture aux XVIe et XVIIe siècles, certains détails font surgir le souvenir d’une violence implicite.

    Pour d’autres, cette dernière se fait au contraire explicite : les viols sont très présents dans les pastourelles françaises, de même que la guerre, dans le Pastoralet de Bucarius, par exemple, ou dans les bergeries, ces pièces destinées aux entrées princières. Les pâtres abandonnent leur réserve pour y exposer un jugement parfois virulent sur les affaires de leur temps : entre les guerres et les pillages, l’âge d’or semble bien lointain.

    L’univers pastoral se révèle ainsi un lieu de tensions et d’affrontements, entre nature et civilisation, monde paysan et monde courtois, gouvernants et gouvernés. Il peut constituer l’un de ces " mondes possibles " dont parle par exemple Françoise Lavocat, lieu d’une réalité alternative, parfois utopique, se faisant le miroir critique ou flatteur de la réalité. Il soulève donc également des enjeux politiques et polémiques qui invitent à interroger la place de la littérature pastorale au sein des enjeux et conflits de la société.

    Cet appel à communication s’inscrit donc dans une perspective diachronique. Il offre un point de rencontre entre les divers éléments qui composent un univers pluriel et participent au dynamisme d’une forme littéraire hybride, narrative et dialoguée, qui ressortit à la fois au registre « aristocratisant » et « popularisant » selon les termes de Pierre Bec3, recouvre le domaine de la poésie lyrique, mais répond aussi aux nécessités de la scène théâtrale.

    Afin d’orienter les débats, nous mettons ici une liste possible de thèmes qui pourraient être abordés :

    - Quels rapports l’univers pastoral dessine-t-il entre nature et culture ?
    - Comment représenter la violence et la sexualité ?
    - Dans quelle mesure le motif pastoral est-il caractérisé par sa transgénéricité ? Comment se traduit le passage d’un genre ou d’une forme à l’autre ? Quels liens peut-on par exemple établir entre les pastourelles et d’autres formes de lyrique non pastorale, ou entre les bergeries et d’autres formes dramatiques ?
    - Comment la littérature pastorale s’inscrit-elle dans une dynamique de réécriture ? Existe-t-il des sources antiques ou médio-latines du corpus médiéval ?

    Cet appel à communication est ouvert aux jeunes chercheurs de toutes les disciplines. Il se tiendra le jeudi 18 octobre 2018 à l’université Grenoble-Alpes. Il sera suivi d’une publication sur la plate-forme L’Ouvroir Litt&Arts de l’Université Grenoble-Alpes.

    Les propositions de communication (250 mots max.) devront être rédigées en français, et accompagnées d’un C.V académique. Elles devront être retournées conjointement aux trois organisateurs : Marielle Devlaeminck (marielle.devlaeminck@gmail.com), Charlotte Guiot (charlotte.guiot@ens-lyon.fr), ou Maxime Kamin (maxime.kamin@univ-grenoble-alpes.fr) au plus tard le 28 juin 2018, date limite de soumission des dossiers.


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  • Appel pour journée d’étude "La chevalerie en représentation"

    Rémy CORDONNIER, 15 février 2016

    Appel à communication pour une journée d’étude La chevalerie en représentation
    19 avril 2016

    Lieu : Institut historique allemand, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris
    Date limite des candidatures : 15 mars 2016


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  • Art et philosophie : de la mimésis à l’imago

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 25 octobre 2019

    Journée organisée à Paris le 30 mai 2020 par Elisabeth RUCHAUD (Faculté des Lettres, département d’histoire de l’art) et Emanuele IEZZONI (Faculté de Philosophie), de l’Institut catholique de Paris

    Le but de cette journée d’étude est d’arriver à rapprocher les études en philosophie, esthétique et histoire de l’art selon une même approche. Depuis Platon et Aristote la conception du Beau et de l’Art se dessine sous les termes de mimesis et de reproduction. L’art est alors une imitation de la nature, une reprise de la réalité sensible mais son caractère de « copie » rend la production artistique trompeuse en ce qu’elle engendre une expérience esthétique qui éloigne de la réalité et de la vérité. L’émotion esthétique est ainsi un leurre et une illusion dont l’homme doit se méfier.
    Au-delà de cette interprétation néoplatonicienne du Beau, c’est la construction intellectuelle et spirituelle du langage artistique avec l’avènement du Christianisme qu’il est important de souligner. Au Moyen Age, l’image acquiert une valeur théologique nouvelle qui se dessine autour de la notion d’imago. Le passage des Écritures sur la
    création de l’Homme « secundum imaginem Dei » (Gn I, 27) s’accompagne d’une importante et très riche réflexion exégétique et théologique qui nourrit profondément la création iconographique et esthétique et définit la relation existante entre le Créateur et
    l’Homme et au-delà entre l’image et son contenu. L’image médiévale devient alors un medium exégétique et théologique fondée sur l’interaction entre la création visible (matérielle) et l’œuvre divine (immatérielle) par l’emploi des règles d’harmonie, de
    proportion, de symétrie et de clarté.
    Reprenant notamment les études menées par Edgar de Bruyne (Études d’esthétique médiévale, 1946) sur la construction des diverses doctrines de l’Art au Moyen Age et surtout celle d’Erwin Panofsky faisant le lien entre le renouveau aristotélicien de la scolastique et l’architecture gothique (1967), cette journée explorera, en introduction
    à la création d’un séminaire de master, l’importance des études esthétiques et de la pensée philosophique dans la constitution des normes artistiques de la chrétienté occidentale.

    Conditions de soumission
    Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants en histoire de l’art, philosophie et esthétique, sont les bienvenues.
    Chaque intervention devra durer 25 minutes environ et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la journée d’étude. Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (court CV + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : icpphiloart@gmail.com avant le 20 janvier 2020.


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  • Ateliers internationaux de formation doctorale « Pouvoirs, sociétés, imaginaires dans les villes du monde méditerranéen (XIIe-XVe siècle). Pour une approche historico-anthropologique de la ville médiévale ».

    Rémy CORDONNIER, 18 mars 2018

    Ateliers internationaux de formation doctorale « Pouvoirs, sociétés, imaginaires dans les villes du monde méditerranéen (XIIe-XVe siècle). Pour une approche historico-anthropologique de la ville médiévale ».

    IIe Atelier doctoral San Gimignano (Sienne), 25-29 juin 2018, organisé par le Centro di Studi sulla civiltà comunale de la Deputazione di Storia Patria per la Toscana, en association avec :

    l’Université de Florence
    l’Université de Sienne
    l’École française de Rome,
    l’Université Paris-Sorbonne

    Cet atelier de formation doctorale s’inscrit dans le prolongement direct de la Scuola di alti studi dottorali qui, de 2004 à 2016, a constitué un lieu de formation de pointe pour les jeunes chercheurs consacrant leurs recherches à l’étude de la culture locale. Promu par le Centro di Studi sulla civiltà comunale de la Deputazione di Storia Patria per la Toscana, l’école s’est signalée comme l’une des « écoles d’été » les plus qualifiées au niveau international : sur plus de 180 participants, plus de 40 provenaient d’universités non-italiennes.

    L’objectif des ateliers est l’étude des sociétés urbaines du Moyen Âge, en mettant l’accent sur les systèmes politiques et les différentes manifestations de l’imaginaire urbain et en portant le regard sur toutes les villes du bassin méditerranéen – celles de l’Occident chrétien, celles de la zone d’influence byzantine et celles des régions sous domination islamique. Les ateliers offrent un environnement stimulant pour les échanges intellectuels entre spécialistes établis et jeunes chercheurs en formation, pour favoriser, à travers des moments de discussion et d’échange, le renouvellement de la recherche et l’élargissement des perspectives comparatives.

    Les participants doivent être des étudiants doctorants, boursiers de recherche et boursiers post-universitaires dans les disciplines historiques et de « médiévistique » de toutes les universités italiennes et étrangères et de toute nationalité.

    La participation à l’atelier est réservée à 14 (quatorze) jeunes chercheurs, choisis à la discrétion du Comité scientifique sur la base d’une évaluation des diplômes et des programmes présentés. Les participants en surnombre ne sont pas autorisés.

    Les ateliers ont un caractère résidentiel. Les personnes admises sont tenues d’assister assidûment à toutes les réunions et de conduire durant l’atelier un séminaire sur leurs recherches, selon le programme qui sera rendu officiel au début de l’atelier. Au terme de celui-ci, un certificat de participation sera remis aux participants. Nous nous réservons le droit de refuser un certificat à ceux qui, sans justification, n’auront pas suivi les cours avec assiduité.

    L’hospitalité complète est offerte aux candidats retenus, à l’exclusion des frais de déplacement.

    Les candidats doivent soumettre :
    – une demande d’admission avec les coordonnées du candidat, l’indication de son niveau d’études et de son statut général et professionnel actuel, une adresse postale, un numéro de téléphone et un courrier électronique, en utilisant le formulaire prévu à cet effet
    – une brève description du projet de recherche en cours (en utilisant le formulaire mentionné ci-dessus) ;
    – un curriculum vitae de deux pages maximum présentant les études suivies et les activités scientifiques ;
    – éventuellement, la copie des publications.

    On ne prendra pas en compte les demandes omettant de fournir une description du projet de recherche ou dépourvue du formulaire de candidature.

    Les demandes doivent être adressées sur la boîte cescc.2011@gmail.com, avec les documents requis en pièces jointes, au plus tard le 15 avril 2018.

    Les candidats admis à l’atelier seront informés par courrier électronique avant le 5 mai 2018.
    Comité scientifique :

    Élisabeth Crouzet-Pavan (Université Paris-Sorbonne),
    Jean-Claude Maire Vigueur (Università di Roma Tre),
    Giuliano Pinto (Deputazione di Storia patria per la Toscana),
    Pierre Savy (École française de Rome)
    Andrea Zorzi (Università di Firenze).


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  • Blessures aristocratiques (II) : regards pluridisciplinaires de l’Antiquité à nos jours

    Christophe MASSON, 18 octobre 2019

    Ce projet se veut le fruit de la rencontre de deux domaines de recherche fortement renouvelés ces dernières années en histoire ancienne : l’histoire des aristocraties, par la définition d’un groupe social, de ses modalités de représentations et des questions de prestige, d’honneur et de déshonneur qui lui sont associées[1] ; et celle du corps, et particulièrement du corps, blessé, souffrant, atteint[2]. Un premier colloque (« Blessures aristocratiques (I) : du corps à l’honneur ») s’est tenu à l’Université Bretagne Sud les 19 et 20 septembre 2019. Il avait pour vocation d’étudier cette notion de blessure, pour l’Antiquité romaine, dans son acception la plus large : à la fois en tant que lésion, compromission de l’intégrité du corps, mais aussi comme atteinte morale et coup porté à l’amour-propre. Associée à une catégorie sociale particulière, celle des aristocrates, la blessure apparaissait comme pourvoyeuse de questionnements scientifiques pertinents pour l’historien de l’Antiquité.

    Les pistes thématiques explorées étaient variées : l’atteinte au corps des aristocrates, leurs blessures mentales et psychiques, qu’elles soient la résultante d’un traumatisme ou d’une dégénérescence ; mais aussi les coups portés à l’honneur. Le souhait était de se pencher sur les conséquences de ces phénomènes, pour une société donnée, en envisageant, notamment, le rôle des blessures dans la construction de soi et dans l’élaboration des individualités, leur fonction dans l’édification de mémoires corporelle et familiale, ainsi que dans la fabrique d’une identité valorisée, voire d’exempla (comme les blessures honorables des « héros » des premiers temps de la République romaine) ou au contraire du déshonneur et de la déchéance (en raison du regard du corps social et des pairs).

    Si le point de départ du questionnement portait sur l’Antiquité romaine (en raison du champ disciplinaire dans lequel s’inscrivent les initiatrices du projet, toutes deux MCF en Histoire romaine) et plus spécifiquement sur la République romaine, même si la période impériale n’était pas exclue, il apparaît désormais pertinent d’élargir le questionnement et d’interroger également ces thématiques pour les autres périodes chronologiques, ainsi qu’au prisme de disciplines autres que l’Histoire.

    En effet, si les communications présentées lors du premier colloque ont pu mettre en évidence les mécanismes de construction, de déconstruction, voire de destruction d’un ethos aristocratique spécifique aux Romains de l’Antiquité, des processus similaires, bien que revêtant des manifestations différentes, sont identifiables au cours du temps pour des espaces et des sociétés variés. Cette enquête sera aussi l’occasion de revenir sur la définition même qui peut être donnée au terme d’aristocratie et qui est sans aucun doute contingente des communautés considérées.

    C’est pourquoi la deuxième édition du colloque « Blessures aristocratiques » se propose désormais d’approfondir et d’élargir le propos en souhaitant susciter des « regards pluridisciplinaires » sur la thématique initiale. Il s’agira de faire appel à des contributions issues de toutes les disciplines littéraires et des sciences humaines et sociales (Anthropologie, Histoire, Histoire de l’Art, Philosophie, Sociologie…).

    Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans exclusive cependant, ceux-ci pouvant d’ailleurs ponctuellement se recouper (les propositions suggérant d’autres axes sont également les bienvenues) :

    * Les dommages corporels (physiques et mentaux) et leurs conséquences.
    * La mémoire corporelle et familiale. Les grandes lignées aristocratiques se caractérisent notamment par des normes comportementales marquées propres aux communautés et aux espaces envisagés. La question des défaillances, des blessures, des infirmités et de la vieillesse mérite alors d’être posée. La revendication et l’instrumentalisation de cet héritage ancestral nécessitent des stratégies identitaires spécifiques.
    * L’injure de l’invective physique à la blessure d’amour-propre. La question de la vulnérabilité physique et psychique des membres de l’aristocratie pourra être plus particulièrement examinée.

    Comme lors de la première édition, cette réflexion se veut l’occasion de donner la parole et de faire dialoguer des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs). Tous peuvent donc proposer une contribution. Les communications auront vocation à être publiées.

    Notes
    [1] Des actes de colloque ont récemment réinvesti la notion de prestige (F. Hurlet, I. Rivoal et I. Sidéra, Le prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014). Pour l’importance de l’honneur, cf. M. Jacotot, Question d’honneur. Les notions d’honos, honestum et honestas dans la République romaine antique, Rome, 2013.

    [2] Les références sont nombreuses, citons simplement quelques publications collectives récentes en langue française : F. Collard, É. Samama (dir.), Handicaps et sociétés dans l’Histoire : l’estropié, l’aveugle et le paralytique de l’Antiquité aux temps modernes, L’Harmattan, Paris, 2010 ; L. Bodiou, V. Mehl, M. Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Brepols, Turnhout, 2011 ; A. Allély (dir.), Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité. Dossier paru dans la revue Pallas, 106, 2018.

    Modalités de soumission

    Les propositions de communication doivent être rédigées en français et sous la forme d’un résumé de 500 mots maximum. Ces propositions doivent être accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une attestation du directeur de recherche pour les doctorants. Le dossier doit être envoyé à Caroline Husquin (HALMA, UMR 8164, Université de Lille) et à Cyrielle Landrea (TEMOS, FRE 2015, Université Bretagne Sud).

    Date limite d’envoi des propositions : 01 décembre 2019
    Réponse pour la participation au colloque : autour du 15 janvier 2020

    Le colloque aura lieu à l’Université de Lille, à Villeneuve d’Ascq, campus Pont de Bois en Maison de la Recherche (salle des colloques), sur deux journées, les 25 et 26 mai 2020. L’hébergement, à hauteur d’une nuitée, et les repas sont pris en charge par les organisateurs.

    Comité scientifique

    Bertrand Cosnet, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire IRHiS (UMR 8529), département d’Histoire de l’Art et d’Archéologie.
    Mariannick Guennec, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire HCTI (EA 4249), département langues étrangères appliquées.
    Morgan Guyvarc’h, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire HCTI (EA 4249), département de Lettres.
    Caroline Husquin, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire HALMA (UMR 8164), département d’Histoire.
    Cyrielle Landréa, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire TEMOS (FRE 2015), département d’Histoire.
    Gabrielle Radica, Faculté des Humanités, Université de Lille, laboratoire STL (UMR 8163), département de Philosophie.
    Philip Rieder, Faculté de médecine, Université de Genève (Suisse), Institut éthique Histoire, Humanités.
    Hélène Vu Thanh, Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales, Université Bretagne Sud (Lorient), laboratoire TEMOS (FRE 2015), IUF (institut universitaire de France), département d’Histoire.


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  • Boundaries in Medieval Art and Architecture

    Rémy CORDONNIER, 4 novembre 2013

    Call for Papers for the 19th Annual Medieval Postgraduate Student of the ColloquiumThe Courtauld on Saturday 1 February 2014

    19th Annual Medieval Postgraduate Student Colloquium

    Boundaries in Medieval Art and Architecture

    Saturday 1 February 2014

    Kenneth Clark Lecture Theatre, The Courtauld Institute of Art, Somerset House, Strand, London WC2

    CALL FOR PAPERS

    This colloquium aims to question the assumption that medieval art was governed by categories and boundaries by highlighting the fluidity and flexibility that existed within art and architecture at the time. The colloquium will explore the issue of the creation and articulation of boundaries, and how art ventured to transgress visual, architectural, and cultural divisions. This can include conventions and their adaptations both within one specific medieval culture, such as Islamic or Byzantine, or in a wider, trans-regional context. Participants are invited to interpret boundaries in the wider sense of the word, encompassing geographical locations, artistic media, architectural spaces, or cultural traditions, and to examine their visual and spatial subversion. This theme can be expanded to include questions of in-betweenness and hybridity, where boundaries are kept intact or become blurred without being fully discarded.

    Possible topics may include, but are not limited to :

    · architectural boundaries and their significance or violation

    · geographical and cultural boundaries

    · transgression of artistic media

    · visual representations of boundaries

    · in-betweenness and hybridity

    · the visual articulation of liminality and marginality

    The Medieval Colloquium offers the opportunity for Research Students at all levels from universities across the UK and abroad to present and promote their research. We cannot fund travel for speakers, and therefore students from outside London are encouraged to apply to their institutions for subsidies to attend the colloquium.

    Please send proposals for 15 to 20-minute papers of no more than 250 words and a CV to lara.frentrop@courtauld.ac.uk and maria.rossi@courtauld.ac.uk no later than Friday 22 November 2013.

    For further information : http://www.courtauld.ac.uk/researchforum/events/2013/autumn/feb1_19AnnualMedievalPostgraduateStudentColloquium.shtml


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  • Call for contribution – IMC Leeds 2016

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 19 août 2015

    Call for contribution – IMC Leeds 2016
    The Monastic Refectory and Spiritual Food

    The CESCM (University of Poitiers and CNRS) will sponsor three sessions that explore topics dealing with “The Monastic Refectory and Spiritual Food” for the International Medieval Congress 2016 in Leeds (UK).
    The theme for the IMC Leeds 2016, “Food, Feast and Famine,” presents an opportunity to explore the relationship between monastic refectories and food. At the heart of communal life, the refectory was an area where monks gathered, nourished their bodies but also strengthened their soul.
    How did bells, silence, readings, prayers, refectory decorations such as paintings, sculpture and inscriptions, and ritual work together to sanctify the monastic meal ? What were the links between the communal dining room and the church, the place of the Eucharistic celebration and the prefiguration of the Celestial banquet ? How did each monastery build, decorate and conceive of its refectory in this aim ? Did the relationship between communal repasts and spiritual nourishment in monastic life have echoes in the community of canons, lay society or in chivalry ? Art historic, archeological, epigraphic, historic and literary approaches are welcome.

    Submission guidelines
    Proposals (title and abstract) are due by September, 15th to Martin Aurell, Pascale Brudy and Estelle Ingrand-Varenne.
    Proposals will be evaluated by CESCM’s members. Papers may be published after the IMC in the Cahiers de civilisation médiévale.


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  • Call for paper CESCM-IMS Kalamazoo 2019, Transfer of Cultural Products : France and the Mediterranean Area in the 12th-13th c. (Part I and II).

    Christophe MASSON, 13 juillet 2018

    Pour la troisième année consécutive, le CESCM, en association avec l’IMS-Paris, organise des sessions au Congrès international des médiévistes de Kalamazoo qui se tiendra dans le Michigan (USA) du 9 au 12 mai 2019. Les sessions porteront sur les transferts de produits culturels entre la France et l’espace méditerranéen au cours des XIIe et XIIIe siècles .

    Les propositions de communication (titre et résumé de 300 mots) peuvent être adressées à Estelle Ingrand-Varenne (estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr) avant le 10 septembre 2018, en français ou en anglais.

    Plus d’informations.


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  • Call for papers - IMC Leeds 2016

    Christine DUCOURTIEUX, 19 août 2015 | 26 juillet 2015

    Call for papers - IMC Leeds 2016
    Medieval Equestrianism : Theory and Practice

    We invite paper proposals on all aspects of medieval equestrianism, for complimentary sessions highlighting :
    - 1) theoretical approaches to medieval equestrian studies ;
    - 2) practical applications of medieval equestrian studies, whether as part of re-enactment, live demonstration or public engagement activities, as well as the application of equestrian practices to academic studies of the Middle Ages.
    In addition, there will be a Making Leeds Medieval on Horseback session, to round up the findings of the previous sessions with thematic demonstrations.
    As the special strand of the IMC Leeds 2016 is Food, Feast and Famine, we particularly encourage to submit proposals engaging with both horses and food : food for horses and horses as food, as well as other associations between horses and nourishment. However, proposals on all other aspects of medieval equestrian studies are equally welcome.

    Please send us proposals of under 200 words for 15-20 minute papers by 15 September, 2015.
    Anastasija Ropa, PhD and Timothy Dawson, PhD


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  • Call for Papers for the 41st Saint Louis Conference on Manuscript Studies, October 17–18, 2014

    Rémy CORDONNIER, 17 décembre 2013

    Described below are the three sessions open for submission of individual papers, and you are encouraged to take over the organization of a session yourself if you find it compelling.
    Each session consists of three 20-minute papers. Please send a title and abstract of 200 words or less to Susan L’Engle (lengles@slu.edu) by February 15, 2014.

    1) Captions and their Functions in Medieval Manuscripts

    Captions may be found in a variety of manuscript genres and fulfill a range of functions. Papers could address their roles in explicating or defining texts and images and their transmitted messages—or could suggest and discuss their alternate dimensions.

    2) The Good, the Bad, and the Ugly : Depicting (and Stereotyping) Gender and Race

    Papers in this session will focus on visual, rather than textual representations, drawing on images that illustrate chronicles, maps, narratives, and other expository works.

    3) Games People Played

    Medieval leisure hours were frequently spent in recreational activities : board and dice games, sporting events, and hunting and trapping excursions. Rather than simply describing these games and their activities, this session could be devoted to exploring the material and conceptual technology supporting these pursuits : traps, weapons, jousting equipment, dice and chess/checker pieces ; strategies, procedures, and techniques—as expressed in medieval and Renaissance manuscripts.

    Looking forward to hearing from you,


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  • Call for Papers for the session at Leeds IMC: "Eating Others: Symbolic and Actual Cannibalism Towards Other Human Groups in Medieval Storytelling"

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 27 March 2017

    Late Call for Papers for the session "Eating Others: Symbolic and Actual Cannibalism Towards Other Human Groups in Medieval Storytelling"

    Sponsoring institution: CEMR (Université catholique de Louvain)

    Tuesday 4 July 2017 : 14.15-15.45

    While medieval fiction and travel writing teem with cannibal monsters, only few texts show Western characters performing real or symbolic cannibalism on a perceived Other. However rare, this ’European’ cannibalism had great emotional and conceptual power in medieval texts, where it shuffled civilisation/savagery boundaries and staged control and incorporation of otherness. This session aims to explore the topic across medieval culture and storytelling, aiming to restore the significance of the practice of the symbolism of anthropophagy as an ambiguous place of negotiation of the Other and its body.

    We are presently looking for one paper to complete our 3-paper session. The communication should be approximately 20 minutes long and should be delivered preferably in English.

    We welcome papers in any discipline of medieval studies, like anthropology, archaeology, history, history of art, literature.

    If interested, please send the title of the proposed paper and a 5-lines abstract to the address Antonella.sciancalepore@uclouvain.be by April 20th 2017.


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  • Call for Papers Special on Sessions Medieval...

    Anastasija ROPA, 21 juillet 2016

    Call for Papers
    Special on Sessions Medieval Equestrianism at the International Medieval Congress 2017, Leeds
    Dates : 3-6 July 2017

    Texte de l’appel

    It is intriguing to reflect that everyone in the Middle Ages, as a matter of course, must have been able to guess the social rank of every horse that came in sight, just as they recognized ranks of people. Horses and people intermingled everywhere, locked in a relationship that made indispensable to each other.(Joan Thirsk, ‘Foreword’ to Ann Hyland, The Horse in the Middle Ages)

    Following the success of Medieval Equestrianism Sessions at the IMC Leeds 2016, we invite papers for special sessions on medieval equestrian history for the International Medieval Congress at Leeds in 2017. We welcome papers on theoretical and practical aspects of medieval equestrianism, as well as for the special strand of IMC 2017, ‘Otherness’. We also accept papers using experimental and reconstruction approaches building on profound scholarly research.
    In particular, we seek papers in the following fields :
    - Archaeology and archaeozoology ;
    - Economics and medieval agriculture ;
    - Environmental studies and climatology ;
    - Animal studies and human-animal encounters ; and
    - Other approaches to medieval equestrianism in the fields of arts and humanities.

    Inspired by the public interest in the horse riding display by Levantia at IMC Leeds 2016, we will once again organise a display of medieval saddlery and equestrian equipment as part of Making Leeds Medieval Festival (6 July 2017).
    In addition, we intend to publish a volume on the medieval horse, with the majority of chapters based on the papers presented at IMC Leeds 2016 and 2017.

    The deadline for conference paper proposals is 25 September 2016. The deadline for the volume chapters is 31 June 2017.
    Please send an abstract of not more than 500 words and a short CV to the session organisers : Dr. Timothy Dawson (levantia@hotmail.com) and Dr. Anastasija Ropa (Anastasija.Ropa@lspa.lv). Please indicate whether you are submitting for the IMC session, the publication or both.


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  • Imaging Utopia

    22 janvier 2016

    Between 11 and 13 January 2017, Illuminare – Centre for the Study of Medieval Art (University of Leuven) is organizing an international conference on Utopian thinking and Northern Renaissance art.


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  • Call for papers : Time and Temporality in Medieval and Early Modern Art (Raanana, Israel)

    Gili SHALOM, 26 novembre 2015

    Call for papers
    Time and Temporality in Medieval and Early Modern Art

    The Open University of Israel, Raanana, 18–19 May 2016

    Deadline : 31 December 2015

    IMAGO – The Israeli Association for Visual Culture of the Middle Ages, and the Department of Literature, Language and Arts, The Open University of Israel

    See the attached document for more information.
    [ Télécharger PDF - 143.8 ko ]


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  • CALL FOR POSTERS : Inside Illuminations. Art Technical Research & the Illuminated Manuscript

    Hanno WIJSMAN, 19 décembre 2013

    CONFERENCE ANNOUNCEMENT & CALL FOR POSTERS

    INSIDE ILLUMINATIONS. Art Technical Research & the Illuminated Manuscript
    Brussels, Thursday 5 June 2014
    Venue : KIK-IRPA, Lecture Room

    Researching the components and technology of Western Manuscript Illuminations in the laboratory has become more widespread during the last decade. The great diversity of techniques, materials and tools used by illuminators to illustrate and decorate texts has become a challenging topic for scholars of manuscripts and medieval painting. Art technical research on illuminated manuscripts provides insights into provenance, workshop practice and the interrelationships between painting on parchment and painting on panel, wall and cloth. For conservators of manuscripts, moreover, collaboration with laboratories of scientific imaging and non-destructive material testing has become an important factor in making decisions about treatments and interventions. The conference Inside Illuminations is intended to advance interdisciplinary research on technical art history and the medieval illuminated manuscript by providing a forum for scholars working on specific manuscripts, on illuminators’ practice and on recently developed research tools and databases.

    Confirmed speakers are Nancy Turner (J.P. Getty Museum, Los Angeles), Stella Panayotova and Paola Ricciardi (The Fitzwilliam Museum, Cambridge), Doris Oltrogge and Robert Fuchs (Cologne Institute of Conservation Sciences), Christina Duffy (British Library), Maria João Melo (New University of Lisbon), Aurélie Mounier (IRAMAT-CRPAA, Bordeaux), Anne Dubois (Université catholique de Louvain, FRS-FNRS), Lieve Watteeuw (Illuminare) and Marina Van Bos (Royal Institute for Cultural Heritage).

    On Friday morning 6 June 2014, there will be an optional visit for maximum 15 participants to the Manuscript Department of the Royal Library of Belgium or to the Leuven University Library.

    During the one-day conference there will be a poster presentation of research projects in the field of technical manuscript studies (Call for Posters). We kindly invite you to submit an abstract of 250 words and a short cv before 6th of January (mail to marina.vanbos@kikirpa.be).

    The conference is organized by the Royal Institute for Cultural Heritage (Brussels), Illuminare (Centre for the Study of Medieval Art, KU Leuven) and UCL (Louvain-la-Neuve).

    The Proceedings of the conference will be published in the Series Corpus of Illuminated Manuscripts of Illuminare, KU Leuven (Peeters Publishers, Leuven).

    More informations on the website

    Marina Van Bos (KIK-IRPA)
    Lieve Watteeuw (KUleuven, Illuminare)
    Anne Dubois (UCL, Incal- FRS-FNRS)


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  • CFP Objets, matériaux, techniques : récits d’origines au Moyen Âge

    Rémy CORDONNIER, 23 septembre 2014

    Troisième Forum Kunst des Mittelalters, Hildesheim, 16-19 septembre 2015, section 18
    Organisation : Philippe Cordez (Munich) / Rebecca Müller (Francfort sur le Main)
    L’histoire de l’art, par rapport à la longue durée de ses objets, est un type de récit et d’interprétation assez jeune et également spécifique. Ses questions principales restent très marquées par sa propre histoire, qui remonte selon l’opinion commune au xvie siècle – soit à l’époque à partir de laquelle on accorda en particulier à la figure de l’artiste une importance croissante. Que nous enseigne dès lors une enquête sur des récits plus anciens, datant du Moyen Âge, à propos de l’origine d’objets privilégiés, de matériaux admirés, ou de techniques particulières ?
    De tels récits d’origine n’expliquent pas seulement quand et comment un objet, un matériau, une technique sont apparus et d’où ils proviennent : ils peuvent également faire le constat d’une distance, reconnaître un certain statut, et déterminer un contexte local d’admiration ou de culte, voire d’autres formes d’appréhension.
    Cette section du troisième « Forum Kunst des Mittelalters » à Hildesheim entend étudier des récits explicitant l’origine 1. d’objets singuliers, 2. de catégories entières d’objets, 3. de matériaux ou encore 4. de techniques. Dans quelles situations ces récits sont-ils apparus et avec quelles intentions ? À quelles sources ont-ils puisé, peut-on reconnaître dans leur production des principes récurrents ou des stratégies particulières ? Quel rapport existe-t-il entre les récits d’origine portant sur des objets réels, et ceux qui concernent des objets fictifs et des créations littéraires ? Comment les récits d’origine ont-ils été transmis et communiqués, oralement, ou via quels genres d’écrits et de textes, ou encore sous quelles formes artistiques ou performatives ? Dans quelle mesure l’histoire de ces récits est-elle liée à celle du développement des usages de l’écriture, de l’historiographie, de la production des savoirs, et à quel point étaient-ils finalement à même d’interpréter narrativement des objets concrets, et de les situer ainsi culturellement dans les sociétés concernées ?

    Veuillez soumettre un résumé de 1800 signes au maximum avant le 20 octobre 2014 à Philippe.Cordez@kunstgeschichte.uni-muenchen.de.
    Les langues de la section sont l’allemand, l’anglais, le français et l’italien.
    Informations complémentaires sur le Forum Kunst des Mittelalters : http://www.kunsthistoriker.org/mittelalter.html


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  • CFP, CAA 103rd Annual Conference, February 11-14, 2015, New York, NY

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 12 April 2014

    Submission Deadline: May 9, 2014
    Historic Preservation and Changing Architectural Function
    Maile Hutterer, Rutgers University. Email: maile.hutterer@rutgers.edu

    This session explores shifts in the visual and physical experience of pre-modern buildings and monuments as a consequence of their preservation, which intrinsically alters the way historians and visitors interact with those spaces. Sometimes this intervention might come in the form of fences or newly created parvis, and other times by means of changed accessibility, signage, or purpose. The session welcomes papers on subjects from all geographical locations. It seeks to understand more fully how structures operate as records that reflect changing social practice and how that social practice might be reconstructed. Papers might consider: If the function of a monument changed, for what purpose was it adapted and was there any resulting amendment to the fabric? Does its preservation obscure or highlight the full range of activities for which it was used and why or how might it do so? How do the theories and practices of architectural preservation and landmark status account for the intrinsically transformative nature of restoration and conservation?

    See http://www.collegeart.org/proposals/


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  • CFP : Gothic Ivory Sculpture

    Rémy CORDONNIER, 10 septembre 2013

    International Medieval Congress, Kalamazoo 2014 (May 8-11, 2014)

    The past few years have seen a renewal of interest in ivory sculpture from the Gothic period, in part fostered by the launch, in 2010, of the Gothic Ivories Project at the Courtauld Institute of Art (www.gothicivories.courtauld.ac.uk). This online catalogue, now containing over 3100 objects, has brought to light a large number of little-known ivories dating from the early 13th to the early 16th century, as well as numerous neo-Gothic pieces, scattered in collections around the world.

    To showcase this new wave of research in the field, papers are sought on a broad range of subjects related to the material, makers, users, iconography, and other aspects of current interest. These may range from the focused study of individual objects or groups from a physical, iconographic or stylistic standpoint, to more synthetic approaches seeking to contextualise ivory carving in terms of its relationships to other media, ownership or use. Any discussion of Gothic ivories often raises the issue of authenticity, restoration and forgeries, and proposals for papers on these topics will also be welcomed.

    Please send your paper proposals (maximum 300 words), a CV and a completed Participant Information Form (http://www.wmich.edu/medieval/congress/submissions/index.html#Paper) by September 15, 2013 to : catherine.yvard@courtauld.ac.uk


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  • Charlemagne after Charlemagne

    Rémy CORDONNIER, 12 mai 2015 | 3 février 2014

    11th Annual Symposium of the International Medieval Society (IMS-Paris)

    Call for Papers

    Location : Paris, France

    Dates : Thursday June 26th - Saturday June 28th 2014

    Keynote speaker : Dominique Boutet

    Deadline for submissions : February 10th 2014

    The International Medieval Society Paris (IMS-Paris) invites paper proposals and session themes for its upcoming symposium centered on “Charlemagne after Charlemagne.”

    A looming presence during the Middle Ages and beyond, this Frankish king and emperor, who died in 814, had a cultural afterlife that far exceeded any other medieval historical figure. The symposium for 2014 seeks to examine the medieval reception (and representation) of Charlemagne on the 1200th anniversary of his death, as he became a model sovereign, a literary personage, and a saint. This holy emperor was venerated in a complex though limited manner, resulting in the elaboration of a distinct hagiographical discourse and the composition of a liturgical office.

    The literary fortunes of Charlemagne, highlighted as early as 1865 by Gaston Paris, experienced multiple permutations. Latin and vernacular literature (French, Italian, German, English, etc.), produced divergent associations and separate developments, from historical works to chansons de geste. These literary representations went hand in hand with visual portrayals in manuscripts, stained glass, sculpture, and architecture. Charlemagne was also conjured as a figure of pilgrimage and a founder (real or imagined) of monasteries, cities, and universities, attached to these institutions through stories and forged documents to which his name was affixed. The figure of Charlemagne served to construct and define an ideal, which was shaped and reshaped by different eras according to their respective needs.

    For its 2014 symposium, the International Medieval Society seeks to mark this anniversary through a reevaluation of Charlemagne’s legacy during the medieval period. Although the geographic area of France will be given priority, comparisons with other regional ‘Charlemagnes’ are certainly possible. We invite papers that deal with material from after Charlemagne’s death in 814 to the end of the Middle Ages.

    Proposals of 300 words or less (in English or French) for a 20-minute paper should be e-mailed to ims.paris.2014@gmail.com no later than February 10th 2014. Each should be accompanied by full contact information, a CV, and a list of audiovisual equipment you require.

    Please be aware that the IMS-Paris submissions review process is highly competitive and is carried out on a strictly blind basis. The selection committee will notify applicants of its decision by e-mail by February 26th 2014.

    Titles of accepted papers will be made available on the IMS-Paris web site. Authors of accepted papers will be responsible for their own travel costs and conference registration fee (35 euros, reduced for students, free for IMS-Paris members).

    The IMS-Paris is an interdisciplinary, bilingual (French/English) organization that fosters exchanges between French and foreign scholars. For the past ten years, the IMS has served as a centre for medievalists who travel to France to conduct research, work, or study. For more information about the IMS-Paris and the programme of last year’s symposium, please visit our website : www.ims-paris.org.

    IMS-Paris Graduate Student Prize

    The IMS-Paris is pleased to offer one prize for the best graduate student paper proposal.

    Applications should consist of :

    1) symposium paper abstract/proposal

    2) current research project (Ph.D. dissertation research)

    3) names and contact information of two academic references

    The prizewinner will be selected by the board and a committee of honorary members, and will be notified upon acceptance to the Symposium. An award of 350 euros to support international travel/accommodations (within France, 150 euros) will be paid at the Symposium.


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  • Clio en cartes 2 ...

    Emmanuelle VAGNON, 19 mars 2014

    Appel à communication. Journée d’étude "Clio en cartes 2 - Y-a-t-il des cartes impossibles ?" Université de Haute Alsace/ Atlas historique d’Alsace (CRESAT-UHA Fonderie).

    La journée invite à poursuivre le travail méthodologique de croisement entre sciences humaines et cartographie, initié lors de la rencontre "Clio en cartes-1" du 18 novembre 2013. Certaines thématiques semblent en effet inadaptées, voire rebelles, à toute traduction cartographique. De ce va-et-vient entre espaces abstraits et traduction visuelle, peut-on attendre une meilleure appréhension des phénomènes ? Le message délivré par la carte fait-il rebondir la recherche ?

    Toutes les périodes historiques ont leurs cartes impossibles et la journée d’étude accueillera également toutes les disciplines. Vos propositions sont à envoyer avant le 15 septembre à odile.kammerer@evhr.net


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  • Collecter, collectionner, conserver

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    145e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, 22-25 avril 2020, Nantes

    Selon Krzysztof Pomian, la collection relèverait d’un « fait universel, coextensif dans le temps à Homo sapiens et attesté, fût-ce sous une forme rudimentaire, dans toutes les sociétés humaines ». Pour le muséologue Georges-Henri Rivière également, « premier peintre d’images rupestres et sculpteur de figurines sacrées, l’homme du Paléolithique est aussi le premier “collectionneur ». L’influence des travaux d’André Leroi-Gourhan est ici manifeste. Dans la grotte d’Arcy-sur-Cure, le préhistorien a pu discerner l’introduction par l’homme de Néandertal d’objets naturels (des fossiles et des minéraux) dans son habitat. Ces « dépôts volontaires » formeraient, selon Leroi-Gourhan, la forme la plus ancienne discernée de collection, avec toutes les dimensions symboliques portées par un acte de ce type : choix conscient de pièces, constitution d’embryons de séries et d’ensembles, souci de conservation et de protection du tout, représentation transcendant la matérialité et la valeur d’usage des objets. En rassemblant quelques menus objets, l’homme préhistorique aurait exprimé une réalité ontologique : la collection serait le propre de l’homme, une archive de sa relation au monde.

    Dans l’histoire, le Mouseion d’Alexandrie, la Pinacothèque d’Athènes, les collections des rois attalides ou celles des empereurs romains représentent autant d’expressions de ce trait distinctif et autant de jalons primitifs de futures collections publiques. Ces collections sont alors signe de pouvoir. Les trésors des princes et de l’Église au Moyen Âge (objets liturgiques et pièces d’orfèvrerie, reliques et livres ornés, pierres précieuses et bijoux), entre sphère privée et domaine public, vont ajouter une dimension spirituelle et vénale à ces collections. L’émergence des cabinets de curiosités, à la Renaissance, leur donne une configuration nouvelle. Il ne s’agit plus seulement de rassembler tableaux, livres, cartes et sculptures, mais aussi d’associer naturalia et artificialia dans un projet de connaissance. La collection est, à partir de la Renaissance, un sujet de représentations. Dans le même temps, elle bénéficie du développement du mécénat au profit de vastes collections d’art. Les souverains et leurs proches achètent en grand nombre des œuvres d’art et des objets, et des dynasties de collectionneurs se signalent. Apparaissent peu à peu la figure classique du collectionneur et des procédés nouveaux de circulation des pièces, comme la brocante sous la Régence. La période moderne semble essentielle pourpenser et constituer les collections, celles-ci posent la question de l’ordre du savoir, de la chronologie, de l’histoire, de l’ordonnancement du vivant. La Révolution française, en sécularisant les biens du clergé et en confisquant ceux des aristocrates émigrés, favorise le rattachement de nombreuses collections privées dans le patrimoine public et la circulation des objets – on estime à plus de dix millions le nombre de livres alors mis sur le marché. Les collections royales sont ainsi à l’origine de celles du musée du Louvre, de la Bibliothèque nationale, les naturalia de cabinets de curiosités rejoignent les collections du tout nouveau Muséum d’histoire naturelle.

    L’histoire culturelle montre que la pratique de la collection se développe et se démocratise de façon importante dans la première partie du XIXe siècle. Ce mouvement se dessine notamment sous l’influence des sociétés savantes, et au premier chef du CTHS avec sa Collection des documents inédits sur l’histoire de France, qui se multiplient à cette époque et encouragent cette pratique. La collection participe du bouleversement des hiérarchies sociales et de leurs expressions.

    Au XIXe siècle, lorsque la puissance financière change de mains, la constitution et la possession d’une collection intéressent d’autres classes sociales. Elle devient un marqueur social offrant au collectionneur un certain prestige. Elle illustre également la place nouvelle accordée à la sphère privée et au domicile en particulier. Elle prend place dans ce que l’historien Alain Corbin appelle le « musée intérieur » ou, sous d’autres formes, ce qu’Anne Muxel désigne à travers l’expression d’ego-musée, suggérant des enjeux identitaires plus discrets et intimes.

    Les travaux récents menés sur les conservations domestiques, des papiers de famille aux restes industriels, interrogent le devenir des patrimoines familiaux, locaux et collectifs, et donnent accès à des collectes et des collections d’autres types. Ces travaux montrent comment la pratique et la matérialité des collections, et les techniques d’attachement qui les animent, ouvrent des perspectives sur la construction du sujet et sur la narration de soi. Les objets collectionnés et conservés constituent des supports d’expression des identi- tés individuelles, familiales et collectives de petits groupes, exposés ou non au regard des autres, mais qui entrent cependant dans une appréhension plus intime et plus discrète des pratiques de collection.

    D’autres éléments participent également à l’essor des phénomènesde collection, comme les progrès techniques en matière de transports et de communications, le développement en parallèle des sciences de l’homme (archéologie, ethnologie, etc.). Chacun ouvre de nouveaux espaces et champs de curiosité.

    Dans le même temps, la collection devient objet public en entrant dans ces lieux de présentation, de démonstration et de conservation que sont les musées institutionnels (d’État ou autres) ou les sociétés savantes, dont certaines constituent leur propre musée local.

    Si elle est originellement liée au collectionneur et à sa liberté de constituer sa collection au gré de règles partagées ou personnelles, voire de ses rêveries, la collection, tant sur le plan des modalités d’acquisition des pièces que sur le plan de leur appropriation et de leur conservation, est aujourd’hui généralement soumise à un ensemble de règles strictes qui dépassent la seule question primordiale du respect du droit de propriété. Normes nationales et supranationales régulent dans un nombre important de domaines cette activité. Il s’agit par exemple des conventions internationales pour la protection de la faune sauvage (liste rouge de l’Union internationale pour la conserva- tion de la nature, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, etc.) ou des biens culturels en cas de conflit (Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, etc.), des restrictions à la circulation et à l’exportation des œuvres d’art, etc. En France, le principe d’inaliénabilité du domaine de la Couronne, hérité des lois fondamentales de l’Ancien Régime, se voit consacré à partir de la Révolution à travers la notion de patrimoine, valeur identitaire collective et nationale. Les collections des musées publics se trouvent alors placées sous la protection du principe d’inaliénabilité du domaine public, ce que consacrera le développement de la législation et de la réglementation en matière de patrimoine jusqu’à la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.

    Ce principe d’inaliénabilité n’est d’ailleurs pas propre à la France et concerne bien d’autres sociétés, pour lesquelles la définition de ce que l’on garde ou non joue un rôle central dans l’élaboration des identités individuelles et collectives et dans l’organisation des hiérarchies qui les traversent. De la sorte, la collection dans sa généralité et les passions qu’elle suscite conduisent à ce qu’elle soit l’une des activités les mieux partagées au monde, bien qu’elle n’ait pas partout les mêmes formes et ne soit pas dirigée par les mêmes logiques et intentions. Malgré ces différences, à l’heure où le monde est affecté par des transformations majeures, jamais, sans doute, autant de personnes et de dispositifs n’ont visé à conserver et agencer les traces des activités qui s’y déploient ou s’y sont déployées.

    En 2020, le congrès du CTHS se fixe pour objectif d’interroger, dans leur individualité ou leurs interactions, les actes, statuts, pratiques et temporalités constitutifs de l’histoire et de l’actualité des objets entrés en collection, quels que soient leur domaine intellectuel de rattachement, leurs formes ou leurs supports. Les termes collecter, collectionner, collections, collectionneurs, conservateurs, retenus comme éléments d’articulation de cet appel à communications, permettent d’envisager des questionnements résultant des perspectives les plus diverses, qu’elles relèvent de l’intime, du collectif, du passé, du présent, du tangible ou du symbolique.

    Quatre thèmes principaux guident cet appel à communications :

    * Quels objets (qu’est-ce qu’une collection ? Diversité de ces ensembles, etc.) ?
    * Quels acteurs (collecteurs, collectionneurs, conservateurs, institutions, etc.) ?
    * Quels objectifs et quels processus (genèse des collections entre ambitions, volontés et concours de circonstances, sens et usages, organiser la collection, rendre accessible la collection, collections et territoires, etc.) ?
    * Quel devenir pour les collections (histoire et économie des collections, l’ère du numérique, etc.) ?

    Collections
    Typologies

    La diversité infinie des collections existant dans le monde témoigne de l’universalité de ce fait social, aussi bien à l’égard des objets naturels que des objets manufacturés. Le congrès sera l’occasion de saisir les spécificités, dans le temps et dans l’espace, des champs couverts par cette pratique. Ainsi, les collections peuvent être scientifiques, techniques, archéologiques, historiques, artistiques, ethnographiques, bibliophiliques, immatérielles, etc.

    Par ailleurs, ne sont pas uniquement à considérer ici les collections publiques, mais aussi les collections privées, qu’elles soient le fait d’un particulier, amateur éclairé ou bien conseillé, ou qu’elles relèvent du seul registre de l’accumulation, même si une frontière nette n’est pas toujours facile à établir ; souvent il y a eu confusion ou entrecroisement dans leur destinée.

    Les travaux menés sur les patrimonialisations ou les musées privés ont permis de mettre en évidence les procédures qui conduisent à la reconnaissance d’ensembles institués en collection. A contrario, avec l’essor de la notion de patrimoine culturel immatériel, les musées sont confrontés à l’élargisse - ment des typologies d’objets dignes d’entrer en collection et aux enjeux de leur collecte, s’agissant par exemple d’éléments sonores ou éphémères comme dans le cas de collectes sensorielles.

    Si les collections princières ou les figures de grands collectionneurs privés renvoient à la mise en série d’objets jugés extraordinaires, que les œuvres d’art exemplifient, des collections d’objets plus ordinaires, du timbre-poste aux boules à neige, mettent en évidence des usages populaires de la collection.

    Celles-ci permettent de poser les différences, les liens et les recouvrements entre la collection comme acte de distinction sociale et l’accumulation comme geste technique de connaissance. Elles ouvrent une vaste enquête comparative sur les motifs et les mobiles des usages des collections d’objets divers qui s’éclairent dès lors plus par les contextes d’apparition et les redéfinitions de leurs statuts. L’histoire des musées d’ethnographie européenne renvoie ainsi au rassemblement d’objets qui, avant d’être institués en collection, ont en premier lieu été accumulés et conservés dans une remise, un grenier ou une résidence secondaire. L’ethnologie du patrimoine a également mis en évidence l’importance du processus qui prélude à la genèse de l’objet de collection, posant la question de ses typologies. Cette attention typologique fait aussi référence de façon générale aux procédés qui sont ceux de la collection, conçue comme modalité par laquelle des objets passent d’un système de classification à un autre.

    Lieux fermés, lieux ouverts

    Au-delà d’utiles descriptions de ces regroupements d’objets, plusieurs problématiques peuvent être identifiées.

    Les caractéristiques, raisons, intentions, pratiques, objets et contextes de la mise en collection doivent être étudiés, de même que les modes de gestion et de valorisation, notamment l’inventaire, la mise en liste, le catalogage, le récolement.

    L’accessibilité et les conditions de conservation des collections privées doivent être prises en considération. Lorsque celles-ci sont ouvertes, à quels buts et modalités cet accès obéit-il ?

    L’histoire des lieux de collection doit aussi être interrogée. Comment l’identité et les formes de ces lieux ont-elles évolué au cours des derniers siècles, du cabinet de curiosités privé du notable – où le fait de montrer ou dissimuler, de voir ou toucher répondait aussi à des règles de sociabilité – aux institutions scientifiques publiques d’aujourd’hui, jusqu’aux lieux de vie populaires ? Comment la notion de musée, très liée à l’origine à celle d’un patrimoine, dans sa dimension nationale ou locale, émergea-t-elle, puis évolua-t-elle d’un lieu de seule conservation à un lieu de fabrication et de diffusion de la connaissance ? Quelle place est-elle accordée aux publics dans les musées ? Quels sont ces publics dans leurs diversités et leurs rapports aux musées (publics dits éloignés, études des publics, etc.) ? Au total, il apparaît nécessaire de questionner les conditions intellectuelles, politiques, économiques et muséographiques de ces évolutions et leurs développements actuels. D’un modèle élitiste à un musée conçu selon les attentes supposées de ce public, des galeries d’exposition immuables à la vogue des expositions blockbusters, de la primauté scientifique à l’impératif scénographique, de la mission didactique au musée de tous et à l’occultation des collections, c’est la question de l’identité et du rôle du musée dans la société et de ses collections qu’il convient d’interroger.

    Cette histoire des lieux doit prendre en compte de nouvelles configurations autour de la localisation des musées dans l’espace, de la manière dont ils contribuent à compléter une offre culturelle, à dynamiser le territoire, à incarner une politique nationale voire internationale. Comment répondre à la notion de zones blanches culturelles (Mission pour la circulation des collections nationales, musées hors les murs, etc.) ? Comment les nouveaux musées permettent-ils de développer de nouvelles centralités culturelles à l’étranger (Louvre Abu Dhabi) ou en province (Louvre Lens, Centre Pompidou Metz) ?

    Parce que la collection comporte dans sa définition même la dimension de conservation, celle-ci relève d’intentions et de méthodes qui se sont for- gées au gré du temps et ont connu des évolutions, et dont l’histoire doit être étudiée dans ses principes mais également dans sa matérialité et sa technicité. Les formes matérielles de la conservation et de l’exposition (armoires, vitrines, tablettes, boîtes, etc.) et leurs transformations (déménagements, etc.) peuvent influer sur le sort de la collection, sa perception. La prise en compte de cette archéologie des collections est une condition nécessaire pour mieux comprendre ces ensembles, dans l’enchevêtrement de leurs statuts, classements et reclassements successifs, pertes et manques, et imaginer de nouvelles mises en valeur.

    La diversité des lieux pose aussi la question des espaces dédiés aux collections. Quid des encombrements domestiques ou des maisons converties en musées mais aussi des espaces d’archivage numérique, du dossier d’ordinateur aux réseaux sociaux ?

    Le modèle des galeries envisagées par les musées comme des lieux tout autant d’exposition que de conservation est aujourd’hui dépassé au profit de solutions fondées sur une logique autre conduisant parfois à l’externalisation des réserves. La mise en collection et la mise en exposition sont devenues des actions distinctes. Qu’en est-il de l’évolution des intentions et des méthodes depuis que des lieux d’exposition existent, quels sont les enjeux actuels ? Quels rapports nouveaux cette dichotomie récente entre exposition et conservation a-t-elle induits ? Quelles influences observe-t-on sur les politiques de gestion (acquisitions, prêts et dépôts) et de valorisation ?

    Les collections comme terrains de recherches

    En tant qu’ensemble construit, la collection peut donner lieu à des tra- vaux sur les ressorts et les modalités de sa constitution. Les interrogations ne se limitent d’ailleurs pas aux objets réunis ou au lieu de leur réunion, mais peuvent aussi concerner la personne du collectionneur. De plus, il arrive que le collectionneur engage lui-même une démarche d’analyse ou d’enquête, ou que la collection soit le produit d’une telle démarche, comme ce fut particu- lièrement le cas pour les archéologues ou les ethnologues par exemple, sans parler des naturalistes, dont le développement de leur discipline est très lié à la collecte. Cela peut ainsi donner lieu, dans le cadre d’un renouvellement des regards et des problématiques, à ce que l’enquête dont la collection procède devienne elle-même le sujet d’une enquête.

    Les collections constituent aussi un matériel (objets, écrits, etc.) sur lequel s’appuient l’historien, le géographe, l’archéologue, l’ethnologue, le naturaliste, de manière ponctuelle mais aussi de manière globale, quand une collection devient le départ d’une problématique scientifique. Dans l’histoire de l’art ou dans l’histoire des techniques, il arrive aussi que le collectionneur se fasse historien, comme dans le cas d’Eduard Fuchs analysé par Walter Benjamin.

    À l’instar de Claude Lévi-Strauss ou d’André Leroi-Gourhan, par exemple, des ethnologues peuvent aussi être collectionneurs. Le congrès sera l’occasion de confronter des travaux historiques concernant des périodes ou des thématiques diverses, mais qui sont des témoins de cet aspect de plus en plus important de la recherche historique. En effet, il correspond à un élargissement des ressources historiennes, particulièrement vivace depuis les années 1970. Mais, plus largement,les collections conservées par les institutions muséales scientifiques posent la question de leur pérennité scientifique. Dans leurs modes de gestion et de conservation, l’enjeu est de conserver à des ensembles qualifiés d’historiques ou de patrimoniaux leur pleine valeur d’objets scientifiques et leur place dans les problématiques de la recherche contemporaine. La nécessité de documenter les collections apparaît de plus en plus aux musées comme une étape consubstantielle à leur mission de conservation et le préalable à la recherche. Les dispositifs mis en place par la Bibliothèque nationale de France, le musée du Quai-Branly – Jacques-Chirac ou le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, qui permettent aux chercheurs ou à des artistes de revenir sur les collections pour en documenter l’histoire ou pour en donner une nouvelle interprétation, sont maintenant courants et mériteraient une analyse détaillée. Il en est de même des relectures des collections du passé à la lumière des interrogations scientifiques du présent, de leur enrichissement ou des nouvelles attentes sociétales.

    Dans cette perspective, les collections sont un témoin irremplaçable des espèces disparues. Elles sont ainsi devenues un élément pour comprendre, sur un temps long, des processus et des interactions qui concernent plusieurs domaines scientifiques. Le congrès permettra de présenter et de faire un état de cet intérêt nécessaire pour les collections du passé, dont nous mesurons plus que jamais la pertinence d’une longue conservation patiente.

    Historicisée, la collection acquiert une dimension supplémentaire. Elle peut alors aborder différemment des questions éthiques, comme la conservation et l’exposition des restes humains, et politiques, les restitutions ou toutes les formes de restauration de monuments ou d’objets qui posent de nombreux problèmes techniques (anastyloses par exemple), juridiques, scientifiques, de conservation, etc.
    Objets collectionnés, objets en collection

    La collection est aussi fondée sur un rapport particulier aux objets. Elle déplace en effet certains d’entre eux de leur cadre initial et les positionne dans un ensemble qui transforme leurs fonction et sens. Ce travail de déplacement fonctionnel et sémantique vaut tout autant pour les contextes liés à des pratiques ordinaires et à des objets intimes que pour les procédures de la collection dans ses formes instituées. Ces opérations de mise en collection ne font pas que réunir des objets. Elles les constituent aussi en tant que tels, en transformant les relations qu’ils pouvaient avoir avec leurs possesseurs et utilisateurs antérieurs ainsi qu’avec d’autres objets et avec des contextes liés à leur emploi.

    Ce travail de séparation et de déplacement, de détachement, qui constitue l’objet en tant qu’objet et en tant qu’objet de collection, amène à ce qu’il soit réinscrit dans des catégories particulières. Il peut être traité comme une sorte de fétiche, comme une curiosité (les mirabilia des cabinets du même nom), comme un spécimen référé à une taxinomie et à une classe d’objets analogues, ou être renvoyé à une singularité dont la valeur est perçue comme universelle, à l’image des objets d’art, qui sont à la fois pensés comme le pro- duit du génie d’un créateur singulier et rapportés à l’universalité accordée à la valeur artistique.

    On peut considérer que, loin d’être des classes étanches de traitement des choses, ces catégories d’appréhension de l’objet collecté font système, et que, au cours de leur vie sociale, les objets peuvent passer d’un état à un autre. De même, ce caractère systématique vaut bien sûr pour la collection elle-même qui, en tant qu’unité constituée, peut aussi relever d’une approche biographique. Une telle lecture peut donner lieu à une prise en compte de la capacité qu’ont les objets à participer fortement à la structuration des identités individuelles et collectives. Sous cet angle, sujets et objets de collection se constituent ensemble. Des points de vue de ce type sont donc une invitation à interroger les conditions qui organisent l’évidence de notre rapport aux objets, ainsi que le traitement qui leur est appliqué via les opérations de mise en collection. Ils visent aussi à tenir compte des mécanismes de structuration des relations que ces derniers entretiennent entre eux ainsi qu’à l’égard des acteurs de leur entrée en collection.

    Collecter/collectionner, collectionneurs, conservateurs

    Collecter/collectionner

    Le fait de collecter s’exprime dans de nombreuses activités humaines. L’analyse historique de ce phénomène devra prendre en compte les formes et cadres les plus divers de cette collecte : expéditions et missions de toutes natures (militaires, scientifiques, archéologiques, commerciales, participatives, etc.), fouilles, collectes opportunistes, programmes concertés de collecte d’objets et de témoignages, enquêtes locales ou nationales, etc. Mais il faudra également prendre en considération la place d’autres façons d’appropriation par les voies classiques, comme les échanges, achats, ventes, dons, legs et héritages, etc., ou par des voies moins ordinaires comme les cadeaux diplomatiques (par exemple la girafe de Charles X), les prises de guerre, etc. Enfin, il est important d’étudier la collection et les pièces qui la composent comme des objets donnant fréquemment matière à activité commerciale.

    Mais collecter n’est pas forcément collectionner. Collectionner suppose que l’action de collecte soit transformée par le filtre d’intentions, par la vision d’un processus classificatoire aux ressorts complexes que n’envisage pas forcément le collecteur initial.

    Le classement est un projet ; il a une histoire, une ontologie aux effets induits – le classement crée des continuités, des discontinuités, des frontières, des exclusions (guides touristiques, guides gastronomiques, etc.) –, un espace (cartographie, inventaire de la biodiversité, réserves et parc naturels, etc.).

    Or, malgré une proximité évidente, les regards du collectionneur et du conservateur se nourrissent d’oppositions. Passe-t-on obligatoirement de la collecte à la collection et comment ? Par quels processus matériels et intellectuels ? Le mot collection est polysémique et désigne des situations différentes. D’abord, c’est l’« action de réunir, recueillir, rassembler », puis le résultat de cette action, « ce qui a été réuni, recueilli » ; enfin, un « ensemble d’éléments groupés en raison de certains points communs ». À ce stade interviennent des éléments en relation avec la curiosité du collecteur ou la qualité culturelle, documentaire ou artistique des objets réunis, le mot collection désignant alors un « ensemble non fini (le plus souvent classé) d’objets réunis par un amateur, en raison de leur valeur scientifique, artistique, esthétique, documentaire, affective ou vénale ». Il est intéressant de s’interroger sur le moment charnière où l’on passe de l’« action de réunir, recueillir, rassembler » à l’en- semble constitué d’objets que la mutation du regard porté sur eux, différent et parfois éloigné ou ignorant des intentions du collecteur originel, détourne du marqueur primitivement assigné et patrimonialise en une collection au sens que nous connaissons dans nos actuels établissements de conservation.

    De ce point de vue, on peut mettre en parallèle le processus qui aboutit à la collection avec celui de l’archivage. Les archives, certes, sont à l’origine des dépôts secrets et, jusqu’à nos jours, elles fondent leur pratique sur l’antithèse de la collection – l’archiviste n’interviendrait pas avec sa subjectivité dans le choix de ce qui arrive aux archives. Mais, comme le collectionneur, l’archiviste du xixe siècle reclasse, trie, sélectionne, suit et suscite des intérêts nouveaux, multiplie les séries factices. Les activités de nombreux archivistes leur permettent ainsi, à travers la collecte des archives privées et des objets du patrimoine (antiquités et objets d’arts, liens avec des musées, sigillographie, ethnographie, etc.), d’assouvir leur goût de la collection ou de nourrir celui du public, cependant que la législation archivistique enregistre les avancées de la législation patrimoniale et muséale, mouvement accéléré par la création du ministère de la Culture.

    Les collectionneurs et les conservateurs forment le bout d’une chaîne et la fin – même si celle-ci peut parfois être provisoire – de circulations. En amont, c’est tout un monde d’acteurs qui est mobilisé pour rechercher, repérer, expertiser, négocier, acheter et acheminer les objets et les produits. Cet ensemble est composé de professions très variées : militaires, personnels diplomatiques, négociants, courtiers, représentants, capitaines de navires, antiquaires, experts, assureurs, commissaires-priseurs, historiens, naturalistes, artistes, porteurs de projets associatifs, professionnels ou amateurs, etc. Saisir les maillons de ces chaînes et leur mise en réseau se situe au cœur de l’analyse de la constitution des collections. Cet éclairage porté sur les acteurs et les circuits d’approvisionnement permet d’envisager la collecte comme un marché où compétition et conflits sont souvent présents, y compris dans la manière de faire collection (sociologie de la collection). Classiquement, ces tensions renvoient à la rareté et la singularité des objets souhaités par les collectionneurs et les conservateurs, à des effets de mode ou de renouvellement des opérations poursuivies par les réseaux marchands. La collection relève aussi de l’histoire économique (constitution, entretien, vente, évaluation, transmission) et technique (bâtiments, pièces, meubles, étiquetage, relations avec l’imprimerie, etc.). Quels dispositifs encouragent les collectes et comment leurs aspirations entrent- elles en relation les unes avec les autres ? Quels liens nouent-ils avec des pratiques scientifiques, des institutions patrimoniales ou des collectionneurs ? Comment sont organisés les principes de cette collecte, qui bien souvent, au sein de diverses activités associatives et de pratiques amateurs, accorde une valeur en soi aux éléments collectés, comme témoignage brut d’une réalité, sans nécessairement référer ces matériaux à un objet scientifiquement construit via un protocole d’enquête, à la façon de l’activité scientifique ?

    Les collectionneurs

    À la diversité des collections vient s’ajouter celle des types de collectionneurs, encore une fois tant dans le temps que dans l’espace. L’histoire des collectionneurs et l’analyse de leurs intentions peuvent sans doute remonter à la Préhistoire. Si le collectionneur entretient sa relation au monde au travers des objets rassemblés et conservés, en se développant, cette relation a acquis une dimension sociale et politique, comme dans le cas des voyageurs naturalistes et explorateurs (des collecteurs) qui alimentèrent les collections contenues dans les cabinets d’histoire naturelle des souverains ou de personnes fortunées (des collectionneurs), notamment à partir du XVIe siècle. L’action de ces collectionneurs s’intègre donc dans une histoire complexe dont la compréhension est nécessaire pour donner du sens aux collections elles-mêmes.

    La collection devenant au XIXe siècle une pratique plus diffuse dans le tissu social, à la fois démocratisée et plus individuelle, il convient de s’interroger sur sa signification en révélant et en analysant les différents traits sociologiques et psychologiques des collectionneurs, y compris dans leurs rapports avec certains intermédiaires (galeristes, commissaires-priseurs, libraires, comptoirs d’histoire naturelle, etc.). Il est impossible de dessiner un portrait-robot du collectionneur. Même si certains archétypes ont été esquissés, le succès des Collections et collectionneurs de Paul Eudel ou celui des Collectionneurs de Maurice Rheims n’entrouvrant en leur temps qu’une fenêtre sur un fait social complexe, ces collectionneurs sont bien loin de constituer, en réalité, une population homogène et spontanément identifiable. Des individualités variées (de l’amateur éclairé au scientifique en passant par le dilettante), avec des psychologies, des formations et des motivations différentes, des usages divers, des réseaux complexes, sont à l’œuvre et en évolution, au gré des modes et des goûts des époques ou des classes sociales. Une relation complexe se tisse entre l’objet et le collectionneur. Comment devient-on collectionneur ? Et pourquoi ne l’est-on pas ? Quelle relation le musée et le collectionneur entretiennent-ils ? Comment envisager le marchand lui-même parfois collectionneur ? Comment et selon quels ressorts psychologiques et sociaux le collectionneur envisage- t-il le devenir de sa collection (dispersion par la vente, don, dévolution successorale) ? L’histoire des collections et des collectionneurs se doit d’analyser cette complexité y compris dans ses évolutions sociales. Si le naturaliste collectionneur du XIXe siècle était issu essentiellement des classes supérieures de la société, celui-ci a aujourd’hui souvent cédé la place à des représentants de classes plus modestes, actant ainsi une démocratisation du savoir.

    Les conservateurs

    L’institutionnalisation de la pratique de la collection a conduit à la constitution et à la reconnaissance de compétences spécifiques et a fait se développer une véritable professionnalisation de la conservation. Celle-ci possède une histoire longue, dont les débuts ne sont pas sans lien avec le développement des grandes collections, notamment les cabinets d’histoire naturelle.

    Les musées, les archives et les bibliothèques appellent donc une histoire des professions qui leur sont associées (conservateurs, restaurateurs, gardiens de salle, médiateurs, etc.) en considérant aussi bien leurs statuts que leurs missions et leurs formations, et l’évolution de celles-ci.

    Dans le cadre de cette histoire, le cas des conservateurs revêt une importance particulière, tant il incarne à la fois l’intention et les moyens que l’État attribue aux musées. Mais c’est bien une diversité des soins et regards de tous les professionnels de l’espace muséal sur les collections qui mérite d’être interrogée dans ses interactions (médiation et collections, interventions des conservateurs sur les collections, etc.).

    Au-delà, sur le plan de la conservation et de l’accessibilité des collections, de nouvelles interrogations se font jour. Il s’agit, entre autres, des problématiques liées à la dématérialisation des pièces et de leurs attributs (numérisation des objets, indexation, mise en ligne, 3D, etc.), ou du rôle des collections dans la constitution des mémoires et des identités.

    À cet égard, les spoliations et les demandes de restitution (œuvres et restes humains conservés dans les collections publiques) viennent aujourd’hui questionner collectivement cette universalité de la collection et des principes de normalisation établis sur les plans national et international.

    Références

    Valérie Feschet, Les papiers de famille. Une ethnologie de l’écriture, de la mémoire et des sentiments en Provence alpine, Aix-en- Provence, Publications de l’université de Provence, 1998.

    Octave Debary, La fin du Creusot ou l’art d’accommoder les restes, Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2002.

    Thierry Bonnot, La vie des objets. D’ustensiles banals à objets de collection, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2002.

    Sylvain Wenger (dir.), Penser/classer les collections des sociétés savantes, Genève, Slatkine, 2018.

    Alain Corbin, « Le secret de l’individu », dans Philippe Ariès, Georges Duby (dir.), Histoire de la vie privée, IV, De la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Éditions du Seuil, 1999, p. 389-460.

    Anne Muxel, Individu et mémoire familiale, Paris, Nathan, 1996.

    Krzysztof Pomian, « Collection. Une typologie historique », Romantisme, no 112, 2001, p. 9-22.

    Georges-Henri Rivière, « Musées et collections publiques. Muséologie et muséographie », dans Jean Poirier (dir.), Histoire des mœurs, t. III, vol. I, Paris, Gallimard, 2002 [1991], p. 185-218.

    Annette B. Weiner, Inalienable possessions. The paradox of keeping- while-giving, Berkeley, University of California Press, 1992.

    Julien Bondaz, Nélia Dias, Dominique Jarrassé, « Collectionner par-delà nature et culture », Gradhiva, no 23, 2016, p. 29-49.

    Walter Benjamin, « Eduard Fuchs, collectionneur et historien », dans Œuvres, t. III, Paris, Gallimard, 2000, p. 170-225.

    Georges Perec, Penser/classer, Paris, Éditions du Seuil, 2003.

    Trésor de la langue française informatisé, article « Collection » [URL : www.cnrtl.fr/definition/collection].

    Luc Boltanski, Arnaud Esquerre, Enrichissement. Une critique de la marchandise, Paris, Gallimard, 2017.

    Paul Eudel, Collections et collectionneurs, Paris, G. Charpentier et Cie, 1885.

    Maurice Rheims, Les collectionneurs. De la curiosité, de la beauté, du goût, de la mode et de la spéculation, Paris, Ramsay, 1981.

    Brigitte Derlon, Monique Jeudy-Ballini, La passion de l’art primitif. Enquête sur les collectionneurs, Paris, Gallimard, 2008.

    Christian Hottin, Claudie Voisenat (dir.), Le tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016.

    Voir, entre autres, l’accord de Washington (2001) et la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation ; Felwine Sarr, Bénédicte Savoy, « Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain. Vers une nouvelle éthique relationnelle », 2018.

    Jean-Claude Ameisen, Pierre Le Coz (rapporteurs), « Avis no 111. Avis sur les problèmes éthiques posés par l’utilisation des cadavres à des fins de conservation ou d’exposition muséale », Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, 7 janvier 2010.

    Ont participé à la rédaction de cet appel à communications

    * les membres de la section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, dont Évelyne Barbin, Éric Buffetaut, Marie-Sophie Corcy, Christiane Demeulenaere-Douyère, Arnaud Hurel, Olivier Raveux, Jérôme Tabouelle, Stéphane Tirard ;
    * les membres de la section Sciences géographiques et environnement, dont François Bart, Brigitte Bertoncello, Chantal Blanc-Pamard, Olivier Morel, Jean-Claude Raynal, Hélène Richard ;
    * les membres de la section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, dont Arnauld Chandivert, Véronique Dassié, Cyril Isnart ;
    * les membres de la section Histoire et philologie des civilisations médiévales, dont Bruno Laurioux ;
    * les membres de la section Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions ;
    * les membres de la section Archéologie et histoire de l’art des civilisa-tions médiévales et modernes dont François Blary, Sandra Costa, Judith Förstel, Pierre-Yves Le Pogam, Florian Meunier.

    Modalités de soumission

    Le congrès est ouvert à tout public.
    Les propositions de communications (un résumé de la communication de 1 000 signes, soit une demi-page ; tout texte dépassant 1000 signes sera renvoyé) doivent être adressées avant le 15 octobre 2019 directement en ligne sur le site du CTHS à la page http://cths.fr/co/formulaire.php?ca=12 ou via une fiche d’inscription en lettres capitales et la retourner avant le 15 octobre 2019 à CTHS – 145e congrès – 110 rue de Grenelle 75357 Paris cedex 07 (à partir du 1er septembre 2019 à CTHS, Campus Condorcet, 14, cours des Humanités, 93 322 AUBERVILLIERS Cedex) ou par messagerie électronique à congres@cths.fr.

    Le Comité étudiera en novembre 2019 toutes les propositions de communication. Il peut écarter celles ne lui paraissant pas convenir, sans avoir à motiver sa décision.

    Les droits d’inscription seront alors remboursés, sur demande, avant le 1er mars 2020 (de même si un congressiste annule sa participation).

    Les communications acceptées seront affichées sur le site cths.fr, début 2020, par thème, par jour, par auteur (à la page : http://cths.fr/co/).

    Vous serez également informé-e-s personnellement par messagerie électronique.

    Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge par le CTHS.

    Le temps de parole est fixé à 15 minutes par communication, de manière à laisser place ensuite aux débats (5-10 minutes).

    Contact : congres@cths.fr - 06 30 71 35 55. Le secrétariat du congrès est fermé le vendredi et du 13 au 29 août.

    Commission congrès 2020

    Les membres de la section « Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle » présidée par HUREL Arnaud

    dont

    Mme BARBIN Évelyne
    BUFFETAUT Éric
    Mme CORCY Marie-Sophie
    Mme DEMEULENAERE-DOUYÈRE Christiane
    RAVEUX Olivier
    TABOUELLE Jérôme
    TIRARD Stéphane

    Les membres de la section « Sciences géographiques et environnement » présidée par Mme RICHARD Hélène

    dont

    BART François
    Mme BERTONCELLO Brigitte
    Mme BLANC-PAMARD Chantal
    RAYNAL Jean-Claude Docteur en géographie

    Les membres de la section « Archéologie et histoire de l’art des civilisations médiévales et modernes » présidée par BLARY François

    dont
    Mme COSTA Sandra
    Mme FÖRSTEL Judith
    LE POGAM Pierre-Yves
    MEUNIER Florian

    Les membres de la section « Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions » présidée par BOURDIN Philippe

    dont

    MARTIN Philippe

    Les membres de la section « Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales » présidée par Mme CHEVALIER Sophie et CHANDIVERT Arnauld

    dont

    Mme DASSIÉ Véronique Ethnologue
    ISNART Cyril

    Les membres de la session « Histoire contemporaine et du temps présent » Présidée par NOUGARET Roger Archiviste-paléographe,

    dont

    Mme CHARMASSON Thérèse
    Mme GAZIELLO Catherine

    Les membres de la section « Histoire et philologie des civilisations médiévales » Présidée par LAURIOUX Bruno

    Les membres de la section « Préhistoire et protohistoire » Présidée par DUTOUR Olivier

    dont

    Mme LOUBOUTIN Catherine

    Plus d’informations et inscriptions.


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  • Colloque : La résurrection de Lazare

    Rémy CORDONNIER, 11 mai 2015

    Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2016 - université d’Artois, campus d’Arras

    Fidèle à une alternance entre Ancien et Nouveau Testaments, le colloque annuel de Graphè portera en 2016 sur un miracle que Jean est seul à rapporter dans une longue péricope (Jn 11, 1-44).
    Ils sont trois dans les évangiles à avoir été ramenés à la vie : la fille du notable Jaïre (Mc 5), le fils de la veuve à Naïm (Lc 7) et Lazare, le frère de Marthe et Marie. C’est à ce dernier que sera consacré le colloque que l’on ne confondra pas avec le pauvre de la parabole du mauvais riche (Lc 16). Quatre jours après la mort de son ami, Jésus se rend à Béthanie et demande qu’on enlève la pierre qui ferme le tombeau. Puis, d’une voix forte, il appelle le défunt par son nom et Lazare sort des ténèbres, les mains liées de ses bandelettes et le visage caché dans un suaire.
    Le dernier « signe » donné par Jésus met en scène la condition mortelle de l’homme. Cette katabase chrétienne possède une forte charge symbolique. S’il revient à la vie, Lazare n’en demeure pas moins mystérieux et suscite nombre d’interrogations. Porteur d’une espérance fondamentale, il apparaît comme un personnage à la fois historique et éminemment littéraire, d’une rare modernité. Jean Cayrol invente le qualificatif « lazaréen » pour désigner l’errance de ceux qui sont revenus de l’enfer des camps nazis alors que Jean Giono assimile le retour de Lazare à une renaissance généreuse de la nature.
    L’attente de Jésus avant de rejoindre Béthanie, ses larmes surprenantes qui s’unissent à l’émotion générale, le silence de Lazare sur son séjour dans l’au-delà font de l’épisode johannique un récit ouvert que la postérité ne manquera pas de questionner et d’interpréter. Le récit est étroitement associé au cycle liturgique pascal et baptismal car la victoire temporelle sur la mort est aussi celle sur le péché. Les Pères de l’Église y voient la préfiguration de la résurrection des morts à la fin des temps. La tradition orientale élève Lazare au rang de premier « évêque » de Chypre quand La Légende dorée rapporte qu’il a évangélisé Marseille, après avoir débarqué en Camargue avec ses sœurs et plusieurs disciples. Le merveilleux s’invite naturellement dans le récit. Dans son Mystère de la Passion Arnoul Gréban accorde une large place au personnage tandis que Bossuet donne à voir le corps de Lazare dans son célèbre sermon sur la mort. Hugo en appellera au ressuscité à des fins politiques et d’aucuns en feront même un « homme nouveau ». L’ombre de Lazare hante l’imaginaire européen jusqu’au fantastique. Mais l’ami de Jésus est aussi considéré comme un personnage négatif, assimilé malgré lui à une espèce de mort-vivant qui a du mal à retrouver sa place parmi ses semblables, à l’instar du colonel Chabert.
    On ne s’étonnera pas que la résurrection de Lazare soit l’un des motifs les plus fréquents dans les catacombes et sur les sarcophages antiques. Giotto et Roublev, Caravage, Rembrandt et Van Gogh saisiront l’occasion offerte par le texte évangélique de mettre en image ce retour à la vie terrestre, tout en jouant sur la représentation du tombeau en de subtiles variantes.
    Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que la résurrection de Lazare a suscité au fil des siècles dans la culture occidentale.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2015 à :jmarc.vercruysse@univ-artois.fr


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  • Colloque Anabases. L’Antiquité après l’Antiquité : un héritage en partage

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    7-9 octobre 2020, Université Toulouse Jean Jaurès.

    L’Antiquité, classique ou non, ne disparaît pas avec ce que l’on a coutume d’appeler « la fin du monde antique ». La Grèce et Rome, mais aussi, désormais, en raison de nombreux progrès dans la connaissance historique, la Mésopotamie, l’Égypte, l’Étrurie… constituent pour longtemps encore un legs culturel, politique et esthétique identifiable, fécond. En effet, nous Modernes continuons de le « recevoir », de le mettre en débat, de le repenser ou reformuler sur nos places publiques ou nos écrans, dans nos livres ou notre langue. Nous questionnons et nous représentons ce passé, dans un va-et-vient entre mise à distance et appropriation, et nous analysons ces mémoires diverses à partir d’une question simple qui est au cœur du présent colloque : qu’advient-il de l’Antiquité après l’Antiquité ?

    Si les « études de réception » relatives à l’Antiquité sont bien implantées dans le monde universitaire anglophone, l’équipe PLH-ERASME et la revue Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité sont les seules en France à les avoir mises au cœur de leurs travaux. Pour célébrer les quinze ans de la revue, nous voulons impulser une réflexion collective de fond sur la notion de « réception » qui nous réunit et qui fait encore défaut. Un regard rétrospectif sur les quinze années d’Anabases permet de voir la diversité des époques qui ont pu être abordées, des aires géographiques, des disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, littératures, droit, musicologie…), des approches et des traditions universitaires nationales ou locales. En effet, l’étude de « l’Antiquité après l’Antiquité » ne peut qu’être interdisciplinaire, transversale, plurielle.

    Le terme de « réception », par différence avec celui de « présence » ou d’« influence », désigne un opérateur historique, par lequel on s’efforce de ressaisir les modalités d’appropriation d’une culture – ici l’Antiquité – dans ses prolongements et ses résonances, en fonction des contextes qui l’accueillent et la transmettent. La littérature, la philosophie, l’art sous toutes ses formes, la culture populaire ont affaire avec la capacité de transformation, d’adaptation, de résilience dont l’Antiquité est capable. L’Antiquité est un savoir à géométrie variable, modulable, un savoir qui a lui-même sa propre histoire, ses propres traditions qui varient, par exemple, entre les mondes anglophone, germanique ou latin. Or cette « fabrique de l’Antiquité » est indispensable pour l’étude de son devenir.

    Le colloque invitera donc les intervenants à proposer des contributions mettant au cœur de leur propos l’aspect réflexif sur les méthodes, les concepts, les objets en jeu dans les études réceptionnistes. Les communications pourront partir d’exemples et de dossiers particuliers, en servant de tremplin à une réflexion méthodologique plus large. Nous souhaiterions enfin dialoguer avec les chercheurs qui mobilisent ce concept pour l’étude d’autres époques et d’autres disciplines.

    Le colloque se déroulera sur cinq demi-journées, les quatre premières reprenant d’abord les trois grandes rubriques de la revue Anabases :

    * Historiographie et construction des identités culturelles (sur les discours et récits et les questions de légitimation, d’appropriation, de nationalisme ou d’héroïsation) ;
    * Traditions et (ré)inventions du patrimoine antique (par l’étude des textes, des images, des circuits et des passeurs) ;
    * Archéologie des savoirs et réseaux savants (analyse des archives et des correspondances, des institutions, des réseaux ou des courants et écoles).

    L’après-midi du deuxième jour sera réservé aux posters de doctorants. Enfin la conclusion prendra la forme d’une table ronde sur « les mots de la réception » (anachronisme, appropriations, imagination, réflexivité, invention, présentisme…).

    Le colloque aura lieu pour les 7-9 octobre 2020 et sa publication est prévue dans un numéro spécial d’Anabases dans l’année qui suit.

    Les propositions de communication ou de poster devront comporter un court CV, un titre, et un résumé (1 500 et 2 500 signes). Ces documents pourront être rédigés dans les langues d’Anabases (français, italien, espagnol, anglais et allemand) et sont à envoyer avant le 31 décembre 2019 aux organisateurs :

    Corinne Bonnet (corinne.bonnet@univ-tlse2.fr)

    Clément Bur (clement.bur@univ-jfc.fr)

    Anne-Hélène Klinger-Dollé (anne-helene.klinger-dolle@univ-tlse2.fr)

    Thibaud Lanfranchi (thibaud.lanfranchi@univ-tlse2.fr)

    Pascal Payen (payen@univ-tlse2.fr)


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  • Colloque d’Issoire octobre 2018 : animal et animalité à l’époque romane

    Rémy CORDONNIER, 28 mai 2018

    Colloque d’Issoire octobre 2018 : animal et animalité à l’époque romane (historiens de l’art, archéologues, historiens). Propositions à soumettre avant le 30 juin.

    28e Colloque international d’art roman
    Issoire (Puy-de-Dôme)
    Animatis – Salle Claude-Nougaro
    12, 13, 14 octobre 2018

    ARGUMENTAIRE

    ANIMAL ET ANIMALITÉ À L’ÉPOQUE ROMANE

    L’actualité nous amène souvent à regarder les choses à travers le filtre du passé et à revisiter l’histoire, à réinterroger les sources, et à renouveler le regard sur un sujet pas tout à fait nouveau. Il en va ainsi de l’histoire de l’animal. En effet, des événements survenus au cours des dernières décennies comme l’épidémie de la vache folle, la disparition récemment constatée de nombreux animaux et la menace d’extinction de certaines espèces, dont l’impact risque d’être désastreux sur la biodiversité et sur l’existence de l’homme lui-même, ou encore l’évolution des mentalités et des comportements vis à vis des animaux, qui prennent en compte, par exemple, la souffrance animale, jusqu’au refus par certains de consommer de la viande ou tout produit d’origine animale, remettent périodiquement l’histoire de l’animal sous les feux de l’actualité.

    De tout temps, l’animal a côtoyé l’homme, il fait partie de son environnement, il l’accompagne tout au long de sa vie. Et d’une certaine façon, étudier l’histoire de l’animal, c’est aussi envisager les rapports que l’homme établit avec lui, que ce soit sous sa forme vivante ou sous la forme de ses représentations mentales ou figurées. Pour autant la période médiévale bénéficie d’un héritage ancien. À la Préhistoire, les animaux peuplent les parois des grottes, dans une ronde sans fin, objet sans doute de pratiques religieuses dont une grande partie nous échappe aujourd’hui. Dans l’Antiquité égyptienne, certains animaux sacralisés ont même été l’objet d’un culte. Et dans la civilisation gréco-romaine, alors que la figure de l’homme domine, ce dont l’anthropomorphie de la divinité est le signe le plus visible, ils font partie intégrante de la mythologie, les dieux ne refusant pas à l’occasion de se transformer en animal pour jouer à l’homme un de ces tours dont ils avaient le secret. Avec le christianisme, la présence animale et son rapport à l’homme s’enracinent dans la Genèse.

    Au Moyen Âge, l’animal est présent partout, et particulièrement à l’époque romane. Créature de Dieu, dont la création est intervenue les 4e et 5e jours et précède celle de l’homme, il n’en revêt une importance que plus grande. Mais lorsqu’Adam acquiert le pouvoir de nommer les animaux, l’homme exerce alors un pouvoir de domination sur lui. Aux XIe et XIIe siècles, accompagnant le paysan et le seigneur, le chasseur et le guerrier dans leurs occupations quotidiennes, il devient aussi le sujet d’un répertoire inépuisable d’images sculptées ou peintes couvrant les murs des églises et donnant lieu à toutes sortes d’interprétations dans lesquelles les artistes ont laissé libre cours à leur imagination.

    Du serpent de la Chute à la colombe du Déluge, de l’âne des Rameaux aux Quatre
    Vivants de l’Apocalypse, l’animal occupe une place qui dépasse très largement la simple sphère de la vie quotidienne et ne le relègue pas à de simples formes décoratives, ces « belles difformités » tant stigmatisées par saint Bernard comme
    objet de distraction, pour ne pas dire de délectation esthétique. Si l’animal pose le problème de son rapport à l’homme, il pose aussi celui de sa place dans la société, dans la communauté, exprimée notamment dans une œuvre comme le Roman de Renart, un regard critique que l’homme porte sur lui-même travers le filtre animal. Enfin sous la plume des philosophes et des théologiens, l’animal devient aussi l’objet d’une réflexion théologique, qui fut initiée dès le début du Moyen Âge par les Pères de l’Église. À la différence de l’animal, l’homme est un être doté de la raison, responsable, pourvu d’une conscience. Du coup l’être non humain est doté d’une pureté originelle. « En réfléchissant sur l’animal, on se trouve donc au cœur de ce qu’il y a de plus incompréhensible dans le mystère chrétien : la souffrance de l’innocent ; nous voilà en présence d’une forme de souffrance encore plus mystérieuse que celle de l’homme
    pécheur (racheté par la souffrance du Christ innocent mort pour les fautes de celui-là). La souffrance d’un être pur et innocent – l’animal – nous oblige à projeter sur la bête, des lumières nouvelles. » (Jean Guitton)

    Si donc on doit s’interroger sur la place de l’animal dans la vie quotidienne, la vie profane, comme la vie religieuse, l’analyse nous entraîne beaucoup plus loin dans les arcanes de la pensée, dans l’épaisseur des croyances de l’homme roman. De nombreux axes pourront être envisagés, en accord avec l’importance du sujet et la multitude des approches possibles. Toutes les sources, écrites et visuelles, qui sont multiples et diverses pourront être sollicitées.

    L’animal : connaissance, classification
    Définition de l’animal : étymologie (« anima » = âme, animé).
    La connaissance directe par l’archéologie, l’archéozoologie.
    Descriptions par la littérature et par la représentation, qui posent le problème du réalisme des œuvres romanes. Sources d’archives.
    Dichotomie : animaux domestiques et familiers / animaux sauvages.
    Le discours scientifique, classement des animaux par les textes : Bible, Physiologus, Bestiaires, les Étymologies d’Isidore de Séville, Traités, Encyclopédies, Ménageries.
    Mise en images de ces textes : illustrations de manuscrits.
    La répartition géographique. Les animaux censés vivre dans les marges, dans les pays lointains et inconnus.

    Les héritages
    L’héritage antique. Par les textes, par les images.
    Les rapports Orient / Occident.
    L’animal comme enjeu de civilisation entre Orient et Occident.
    Le passage par Byzance.
    L’animal dans la Bible et l’exégèse
    Voir les textes canoniques et les commentaires.
    Il y a environ 150 animaux cités dans la Bible. Si certains sont cités parce qu’ils font partie intégrante du récit, sans plus, un certain nombre sont clairement investis d’une valeur symbolique, voire théologique, très forte, dont le sens rejaillit sur
    l’ensemble de la vie et de la pensée chrétienne.

    La dimension économique, l’animal comme ressource
    L’animal comme force de travail : le bœuf (labour), le cheval (déplacement).
    La chasse et la pêche.
    L’élevage :
    - utilisation des produits pour la consommation (viande, lait, fromage, œufs, etc.), caractérisations sociologiques,
    - utilisation des produits pour la fabrication d’objets, produits dérivés : laine, cuir, ivoire, os.

    L’animal comme symbole
    Entre le Bien et le Mal.
    Au Paradis, « le loup habitera avec l’agneau » (Esaïe). Et en Enfer ?
    La morale : la fable, reprise des textes antiques.

    L’animal miroir de l’homme
    C’est essentiellement dans les fables et le Roman de Renart que se développe cette
    idée. Pendant populaire de la littérature chevaleresque, cette littérature comme les représentations sculptées ou peintes mettent en scène les animaux dans des com-
    portements humains et dénoncent l’hypocrisie de la société.

    Animalité / humanité. Altérité
    Penser l’animalité et l’humanité revient à toucher le problème des frontières, et d’aborder la métamorphose, l’hybride, la monstruosité.
    La physiognomonie. L’homme prenant des caractères animaliers, les animaux prenant l’apparence des humains. L’apparence physique étant le révélateur d’un état moral, tout ce qui déroge à la « normalité » va à l’encontre de la perfection de la Création, signe la présence du Mal. Mais ces hybrides, qui relèvent du monde de l’imaginaire, ne sont-ils pas aussi de simples décors, laissant libre court à la fantaisie et au plaisir de faire, de contempler de belles formes ?

    L’humanité et l’animalité au croisement des cultures religieuses et profanes.
    L’homme sauvage : retour à l’animalité.
    L’animal comme signe
    L’animal comme signe du divin :
    - la colombe, le cerf, le poisson, mais aussi le serpent, l’aspic, la bête sauvage,
    - les fléaux dus à l’animal, mais aussi l’animal objet de miracle.
    L’animal comme signe cosmique et universel : les Signes du Zodiaque.

    Armoiries, sceaux, héraldique.
    L’animal comme marqueur social : animaux nobles, animaux populaires.
    L’animal comme lieu d’évasion
    La fantaisie, le mystérieux, le merveilleux.

    Ouverture sur l’imaginaire, sur le lointain, l’inconnu.

    Rapport entre l’imaginaire profane et le lieu d’insertion religieux. L’église accueillant les monstres.

    Modalités

    Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 juin 2018 (titre de la communication et résumé de 10 lignes maximum en français et en anglais).
    Réunion du conseil scientifique et élaboration du programme : 20 juillet 2018. Vous recevrez dans les jours qui suivent un courrier vous avisant de la décision du conseil scientifique.
    12, 13 et 14 octobre 2018 : colloque et excursion.
    15 mai 2019 : date limite d’envoi des textes pour publication.

    Vos propositions de communication sont à retourner avant le 30 juin 2018 par mail à marie.charbonnel@icloud.com et sebastien.fray@univ-st-etienne.fr

    Merci d’y préciser vos nom et prénom ; Profession / Structures de rattachement ; Adresses postale et email ; Titre et Résumé (anglais ou français)

    Comité scientifique :

    Marie Charbonnel, Docteure en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, IRAMAT, Université Bordeaux-Montaigne.
    Pascale Chevalier, Maître de conférences en histoire de l’art et archéologie médiévale à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand) - ARTeHIS – CNRS UMR 6298, Dijon.
    Martine Jullian, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art médiéval à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
    Annie Regond, Maître de conférences honoraire en histoire de l’art moderne à l’Université Clermont Auvergne - Centre d’Histoire Espaces et Cultures - Clermont-Ferrand.
    Alessia Trivellone, Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paul Valéry - Montpellier 3 – Centre d’Études médiévales de Montpellier.
    Pierre Deneuve, Attaché de Conservation du Patrimoine à la ville d’Issoire, Responsable adjoint du Centre d’art roman Georges-Duby d’Issoire.
    Jean-Luc Fray, Professeur d’histoire médiévale à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire Espaces et Cultures, Clermont-Ferrand.
    Sébastien Fray, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR UMR 8584
    Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne, IRAMAT - UMR 5060
    Christian Karoutzos, Adjoint à la culture à la ville d’Issoire et secrétaire de l’association Terres Romanes d’Auvergne.
    David Morel, Docteur en histoire de l’art et archéologie médiévale de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand - Ingénieur de recherches en archéologie médiévale, bureau d’investigations archéo-logiques Hadès, Cournon d’Auvergne.
    Éric Sparhubert, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’Université de Limoges, CRIHAM – EA 4270

    Renseignements pratiques

    Le voyage, les repas et le logement des communicants sont pris en charge par l’association Terres Romanes d’Auvergne sous couvert du rendu effectif de la contribution au volume d’actes. La publication des actes est assurée par l’Alliance Universitaire. Une excursion prévue le dimanche 22 octobre, dont le programme précis reste à définir, vous sera également offerte.

    Le colloque sera organisé sur deux journées, les 12 et 13 octobre 2018 à la salle Claude-Nougaro d’Animatis de la ville d’Issoire, située 2 rue Paul-Fournet, 63500 Issoire (Puy-de-Dôme – France).

    Les frais de déplacement vous seront remboursés sur les bases suivantes :
    Avion : remboursement des frais réels sous couvert d’une prise de billet en classe économique anticipée et après accord préalable de notre part.
    Train : remboursement d’un voyage en 2e classe, trajet direct à privilégier ou, à défaut, correspondances limitées.

    Véhicule personnel : remboursement sur la base des indications fournies par le site internet ViaMichelin, avec les options suivantes : Trajet recommandé par ViaMichelin pour une voiture compacte roulant au Sans Plomb 95. Prix des carburants basé sur les données fournies par le site gouvernemental au moment du colloque et sur les tarifs des distributeurs locaux. Péages autoroutiers inclus. L’option « voir
    cette feuille de route », puis « note de frais » du site Via Michelin vous permettra d’imprimer votre estimation et de nous l’adresser.
    N.B : Les frais de transport d’un accompagnant ne sont pas pris en charge.
    L’organisation assurera la réservation des hébergements, ainsi que la fourniture des repas du vendredi soir et du samedi midi. Vos frais d’hébergement seront pris en charge à partir du vendredi midi jusqu’au dimanche matin pour les communicants résidant en France, ou du jeudi soir au lundi matin pour les ressortissants européens ou extra-européens.

    Pour tout complément d’information, contactez : David Morel : davbmorel@gmail.com, Nathalie Monio : nathaliemonio@gmail.com


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  • Colloque du réseau Ménestrel à Montréal, au Canada, en octobre 2019

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 14 septembre 2018

    Une des prochaines rencontres scientifiques organisées au nom du réseau Ménestrel aura lieu au Canada les 21 et 22 octobre 2019.
    Intitulé "Le numérique et les études médiévales : enjeux pédagogiques et formation par la recherche", ce colloque est organisé par Kouky Fianu (univ. d’Ottawa), Davide Gherdevich (DYPAC, univ. de Versailles-Saint-Quentin, univ. de Paris-Saclay), Pierre Chastang (DYPAC, univ. de Versailles-Saint-Quentin, univ. de Paris-Saclay), Hélène Noizet (univ. de Paris-1), Stéphane Lamassé (univ. de Paris-1), Francis Gingras (univ. de Montréal) et Benjamin Deruelle (univ. du Québec à Montréal).
    La date limite de réponse à l’appel à contribution est le 15 décembre 2018 ; il faut adresser sa proposition à Davide Gherdevich.
    Argumentaire et appel à contribution.


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  • Colloque Esclandre – Scandalo

    Christophe MASSON, 26 août 2019 | 13 août 2019

    Macerata, 5-6 octobre 2020

    Dans le dictionnaire Littré (Paris, Hachette, t. 2, 1874), le mot « esclandre » est ainsi défini : « Bruit scandaleux à propos de quelque accident fâcheux, désagréable ». L’esclandre est en effet relié à ce qui fait du tapage et éclate au grand jour, mais aussi à l’attitude de celui/celle qui agresse et querelle publiquement quelqu’un. Chez La Fontaine, l’esclandre se rapproche de la rixe ou bien de l’attaque menée contre quelqu’un qui n’est pas en mesure de se défendre.

    Dès le début, l’emploi du mot esclandre est donc amphibolique : d’un côté, il indique le comportement immoral qui suscite l’émoi de ceux qui assistent à un spectacle reprochable ; de l’autre, il fait référence à tout acte relevant d’une agressivité recherchée, afin de brouiller les pistes. Littré cite l’exemple suivant de Jean Froissart (XIVe siècle) : Et tous ces appareils et l’esclandre qui s’en faisoit estoient pour retraire hors le duc de Lancastre et sa route du royaume de Castille (II, III, 40).

    Cette ambiguïté remonte probablement à l’étymologie même du mot, σκάνδαλον /’skandalon/, qui signifie l’obstacle ou le piège (au sens matériel comme au figuré) posé pour faire tomber son rival ou sa proie. Le sens de scandale – ce qui suscite réprobation – est postérieur, mais le terme garde toujours l’aspect d’attaque ou de provocation insidieuse qu’il avait au début. En latin aussi, le sens originel est celui d’obstacle contre lequel on bute, de quelque chose qui s’interpose sur notre chemin.

    En italien, comme en latin et en français, scandalo indique tout d’abord ce qui fait obstacle, qui nous empêche de procéder ou qui nous fait tomber. Sur le plan spirituel, scandalo est l’obstacle posé expressément pour faire tomber quelqu’un, pour l’induire au péché. Le scandale a donc un côté ’actif’ – adopter un comportement qui nuit à autrui, le poussant à pêcher – et un côté ’passif’ – le fait de se scandaliser, de s’indigner, ce qui est également un péché, puisque celui qui est innocent ne voit pas le mal partout. On peut rappeler à ce sujet que dans l’Evangile de Mathieu (7, 1-23), les pharisiens accusent le Christ de ne pas respecter la tradition d’un point de vue éminemment formel et se scandalisent lorsqu’il réplique que ce sont eux qui ont hypocritement manipulé les commandements de Dieu.

    Le colloque Esclandre/Scandalo, dont les contributions seront réunies dans le n° 2 de la collection Regards croisés, entend explorer les différentes facettes d’esclandre/scandalo dans la littérature et les arts, en France comme en Italie, depuis le Moyen Age jusqu’à l’âge contemporain. Qu’est-ce que l’esclandre dans la représentation artistique ? Ce n’est pas simplement faire étalage de comportements non admis par la morale courante ou mettre en scène l’obscénité ; il s’agit plutôt de briser consciemment certains ’tabous’ relevant de conventions dans le domaine des genres pratiqués, des canons établis. Si l’esclandre est un objet auquel on se heurte, on peut classer sous cette notion toute provocation visant à remettre en question les stéréotypes culturels et sociologiques, les techniques rhétoriques, le principe d’imitation et l’idée même de la finalité de toute création artistique : il s’agira alors du sens actif du mot. D’un autre côté, l’esclandre est aussi la résistance aveugle ou hypocrite contre toute forme de modification, de changement qui pourrait ébranler le statut de monopole culturel, littéraire, idéologique, politique, de groupes ou d’individus : ce sera alors le sens passif qui sera exploré (le fait d’être scandalisé.e.s).

    Plusieurs angles d’attaque sont proposés :

    1. Esclandre en tant que réaction à des comportements considérés comme inadmissibles, voire nuisibles aux formes de pouvoir confortablement assises. Lorsqu’Alberti, dans sa Protesta, attaque les juges du « Certame Coronario », qui, en 1441, refusèrent de décerner le prix aux concurrents de la compétition en langue italienne, il attaque l’attitude scandalisée des humanistes florentins, persuadés que le vulgaire italien n’avait aucun avenir car seul le latin pouvait prétendre au statut de langue culturelle, et qui, sur la base de ces convictions, boycottèrent la manifestation.

    2. Esclandre comme remise en question de codes et principes hérités de la tradition, relativement à la fonction de la littérature. Le scandale constitué par la publication du Décaméron réside moins dans la représentation de l’adultère ou de la sexualité (d’ailleurs bien présents dans toute la littérature médiévale), que dans l’affirmation de l’idée de littérature comme delectare et non comme docere, ce qui va à l’encontre d’une tradition puisant ses sources dans l’Antiquité et adoptée par le Christianisme. Du coup, le scandale est celui que déclenchent certaines œuvres novatrices en leur temps, comme par ex. les pièces théatrales de Victor Hugo : la « Préface de Cromwell » (1827) théorise et défend avec virulence de nouveaux stylèmes formels et une nouvelle poétique ; on peut songer aussi à la « bataille d’Hernani » (1830), tout comme au scandale provoqué par la mise en scène de Ruy Blas (1838), toujours de V. Hugo. La mort de Sardanapale de Delacroix, en 1827, fait scandale par son bouleversement des « règles de la peinture », s’accompagnant de la représentation de la cruauté non dépourvue d’une sensualité troublante. On peut également évoquer les romans de certaines écrivaines africaines francophones (Mariama Bâ et Ken Bugul en premier), qui, au début des années 80, en donnant la voix aux femmes dans l’espace publique, rompent avec certains tabous et schémas tracés par la culture dominante.

    3. Esclandre comme remise en question de principes fondateurs de la vie en société. André Gide avec L’immoraliste (1902), Les caves du Vatican (1914), Les nourritures terrestres (1897 mais republié en 1927 avec une préface de l’auteur), propose un rejet de toute morale contraignante ; sa célèbre phrase dans Les Nourritures terrestres, « Familles, je vous hais », explique bien l’anathème qu’il prononce contre une société repliée sur des valeurs qu’il considérait comme dépassées. Dans la même période, Le diable au corps de Radiguet fait scandale à travers une histoire d’amour qui non seulement est adultère, mais se heurte au patriotisme affiché lors de la première guerre mondiale et au style de vie de la petite bourgeoisie.

    4. Esclandre comme moteur et dynamique d’un débat explicite, mené autour de points de vue qui s’affrontent. Au XVe siècle, la « querelle des femmes » oppose les tenants d’un idéal courtois périmé, condamnant l’image d’une « belle dame sans mercy » (comme celle chantée par Alain Chartier), et ceux ou celles qui défendent l’image de la femme (Christine de Pizan, Martin Le Franc) ; à la fin du XVIIe siècle, la « querelle des anciens et des modernes » met en perspective les points de vue d’écrivains qui voudraient s’affranchir des modèles d’une littérature encore imprégnée de canons classiques. En ce sens, au XVIIIe siècle, la polémique Orsi-Bouhours, où s’affrontent les partisans du français en tant que langue coïncidant avec la raison cartésienne et les partisans de l’italien, langue expressive et libre sur le plan syntaxique, mais également soucieuse d’une tradition remontant jusqu’à Dante, est le symptôme de la tension entre deux pays, l’un exerçant sa suprématie culturelle, l’autre en quête d’identité et désireux d’affirmer son indépendance au prix du rejet de la culture de son voisin.

    5. Esclandre comme représentation – relevant de l’ironie, de la technique du straniamento/distanciation – de situations, individus ou objets, destinée à dénoncer les stéréotypes culturels, les idées reçues, les préjugés de toute sorte. On peut citer à titre d’exemple la représentation de la foule pendant l’assaut aux fournils dans les Promessi Sposi : le « scandale » de l’émeute est mis en scène par le biais de la représentation déformée des individus et des objets qui deviennent, par-là, méconnaissables. La déformation des signes est particulièrement évidente dans le genre médiéval de la fatrasie, habité(e) par toutes sortes de bêtes, baleines ou batraciens, qui met le langage à rude épreuve et peut en quelque sorte rappeler certaines images – scandaleuses en ce sens – des peintures de Jérôme Bosch. L’esclandre se prête aussi à la dramatisation, par sa mise en scène dans le théâtre médiéval (moralités, sotties..).

    6. Esclandre comme usage non conventionnel de la langue et des codes formels de la représentation : l’attaque menée par Dante dans la Comédie au clergé corrompu s’appuie à la fois sur les comportements intolérables de l’Église et l’emploi d’un sarcasme acéré. C’est ce langage qui fait scandale, car la dénonciation de la corruption ecclésiastique n’est pas en elle-même une nouveauté entre XIIIe et XIVe siècles. Le langage est d’ailleurs le terrain idéal pour toute expérimentation formelle et signifiante : l’accumulation et la recherche lexicales caractérisent la langue de Joris-Karl Huysmans, qui, en rupture avec le naturalisme de Zola et ses « Soirées de Medan », signe un roman décadent tout à fait exceptionnel : À rebours. Le scandale est parfois dans l’originalité. Berlioz, avec son Benvenuto Cellini (1838), suscite l’incompréhension du public : Cellini apparaît comme l’artiste génial brisant les conventions de son époque, ce qui se traduit chez Berlioz par une partition insolite, expression d’un art révolutionnaire que les spectateurs français ne jugèrent que trop excentrique. La manipulation des structures linguistiques apparaît dès la fin des années 60, dans les romans de la majorité des écrivains subsahariens francophones qui, dans une intention glottopolitique, décident de « tropicaliser » la langue française, en d’autres termes de la « plier » aux structures des langues africaines (Ahmadou Kourouma en est l’exemple majeur).

    7. Esclandre comme représentation de l’obscénité à des fins polémiques. Eros e Priapo de Gadda, dont la prose virulente constitue le catalyseur d’une œuvre destinée à susciter « scandalo nei cuori pudibondi », selon les propres mots de l’auteur, emploie consciemment les références sexuelles obscènes pour faire remonter à la surface l’avilissement des consciences que le fascisme détermine. On peut songer au scandale provoqué par la protagoniste de La Vengeance d’une femme (Barbey d’Aurevilly, Diaboliques) : elle souhaite traîner dans la boue l’honneur de son noble mari – trop jaloux – par le choix d’un style de vie immoral qui l’amènera à mourir honteusement parmi les prostituées malades, à la Salpêtrière : l’esclandre y prend un tour paradoxal, une tonalité presque « morale ». D’autre part, l’obscénité, poursuivie à travers la représentation des corps ou des actes, peut métaphoriser la mutation des corps textuels ; au Moyen Âge, elle est susceptible de dire la « nouveauté » (Cent Nouvelles nouvelles, fabliaux).

    8. Esclandre comme coïncidence entre vie et œuvre, où l’une justifie et explique l’autre – le langage, même dans son âpreté, n’étant que le véhicule du sens, sans rien concéder à l’élaboration rhétorique. Pasolini revendique son désespoir, tel un scandale en guise de résistance, inséparable de son métier d’écrivain engagé (« E oggi, vi dirò, che non solo bisogna impegnarsi nello scrivere, / ma nel vivere : / bisogna resistere nello scandalo / e nella rabbia, più che mai, / ingenui come bestie al macello, / torbidi come vittime […] » ; Poeta delle ceneri – Who is me, in Bestemmia, Poesie disperse II, Milano, Garzanti, 1993). C’est le cas également des vies « maudites » : non seulement celles de Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais, pour le Moyen Âge, celle de François Villon : la coïncidence entre vie et œuvre paraît totale chez un auteur dont nous savons très peu et qui s’est plu à brouiller les pistes. Son histoire, peu honnête, marginale (étudiant, voleur, assassin), revit dans la reconstruction poétique qu’il en donne, où les confins entre persona et personnage historique restent flous. Dans ce cas, la langue est une fois de plus l’outil et le matériau d’une telle reconstruction.

    9. Esclandre comme clin d’œil, provocation énigmatique, se servant de moyens techniques disparates en mesure de fourvoyer et confondre le lecteur/spectateur. La peinture de De Chirico, métaphysique jusqu’à la fin des années 20 du XXe siècle, ne se prive pas, à partir de cette date, de l’expérimentation de tous les styles, à tel point que la critique n’a souvent pas su suivre l’évolution du peintre, se cantonnant à exposer ses premières œuvres comme si le reste de sa production n’avait pas de réel intérêt. D’autre part, De Chirico se présente comme semeur de scandales, à la fois pour les procès qu’il entame contre les organisateurs des vernissages de ses œuvres – il les accuse d’exposer des faux (des accusations qui se révéleront plus tard fondées) – et pour son ambiguïté politique vis-à-vis du fascisme. Céline, dans Voyage au bout de la nuit, de 1932, et Mort à crédit, de 1936, fustige la société moderne avec ses impostures et scandalise en même temps pour l’emploi d’une langue oralisée et argotique, mais également pour son biologisme (ou, si l’on veut, son racisme et antisémitisme qui prennent en 1937 des allures violentes et délirantes) et son engagement politique de droite – qui le repoussent aux marges du monde littéraire, malgré sa génialité, et qui divisent toujours la critique.

    * Les propositions de contribution doivent être envoyées avant le 30 mars 2020 à :
    Donatella Bisconti
    Cristina Schiavone

    * Organisateurs du colloque :

    Donatella Bisconti – UCA – IHRIM
    Daniela Fabiani – Università degli Studi di Macerata
    Luca Pierdominici – Università degli Studi di Macerata
    Cristina Schiavone – Università degli Studi di Macerata


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  • Colloque Graphè 2020 - Les tentations du Christ

    Christophe MASSON, 19 mai 2019

    Université d’Artois, pôle d’Arras
    Jeudi 19 et vendredi 20 mars 2020

    En 2020, le colloque Graphè s’intéressera aux tentations que connaît le Christ après son baptême et à l’orée de sa vie publique. L’épisode est rapporté par les évangiles synoptiques (Mc 1,12-13 ; Mt 4, 1-11 ; Lc 4, 1-13). Poussé par l’Esprit, Jésus se rend au désert et y séjourne durant quarante jours. Lieu et durée sont emblématiques, en écho vétérotestamentaire à Moïse dans le Sinaï et à Élie marchant vers l’Horeb.

    Ce n’est pas la question de l’historicité de ces tentations mais leur valeur exemplaire qui sera principalement étudiée lors du colloque. Le Diable lance, en vain, trois défis à Jésus : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d’acquérir une royauté universelle.

    Cette triple mise à l’épreuve a été diversement interprétée. Irénée de Lyon voit dans la récapitulation par le Christ la victoire définitive d’Adam contre le serpent et en souligne la dimension sotériologique. Les Pères de l’Église et la littérature médiévale utilisent surtout l’épisode à des fins catéchétiques, les images pauliniennes de l’Épître aux Éphésiens (Ep 6, 11-17) venant illustrer le combat du chrétien contre les forces du mal. La victoire du Christ est l’exemple à suivre pour l’homme pécheur. Au temps de la Réforme, protestants et catholiques se disputent sur le carême comme période d’épreuves. Dans un chapitre célèbre des Frères Karamazov, Dostoïevski remet en question la victoire du Christ à travers la figure du grand Inquisiteur.

    Les tentations auxquelles le Christ a résisté hanteront également nombre de saints, dont La Légende dorée de Jacques de Voragine ou La Tentation de saint Antoine de Flaubert rapportent les tribulations les plus fantasmagoriques.

    Certes, les trois tentations au désert ont une dimension archétypale mais elles ne doivent pas éclipser les autres mises à l’épreuve que Jésus a pu connaître durant son existence terrestre – qu’elles soient narrées dans le Nouveau Testament ou imaginées par les auteurs postérieurs. Luc souligne lui-même que la défaite du diable ne fut que provisoire (Lc 4,13). On pense au roman polémique de Níkos Kazantzákis et à son adaptation cinématographique par Martin Scorsese. Éric-Emmanuel Schmitt s’interroge, pour sa part, sur la véritable nature du tentateur dans son Évangile selon Pilate. Et le film récent de Rodrigo Garcia, Last Days in the Desert, donne à voir un véritable récit d’initiation qui confronte Jésus à une famille en crise.

    L’iconographie de l’épisode est abondante. Des miniatures des manuscrits à Arcabas, de Botticelli dans la chapelle Sixtine à la solitude de Jésus peinte par Briton Rivière ou Ivan Kramskoï, les différentes phases de la tentation montrent le combat contre un diable polymorphe et le plus souvent hideux.

    Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les réécritures littéraires et artistiques que les tentations du Christ ont suscitées dans la culture occidentale au fil des siècles. Les actes du colloque seront publiés dans le volume 30 de la collection Graphè à l’Artois Presses Université.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref c.v.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2019 à : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr


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  • Colloque international « Medieval Europe in Motion »

    Christine DUCOURTIEUX, 27 août 2015

    Troisième édition du Colloque international « Medieval Europe in Motion » sur le thème suivant :« Circulations juridiques et pratiques artistiques, intellectuelles et culturelles en Europe au Moyen Âge (XIIIe - XVe siècle) ».

    Le Colloque, organisé par IEM ((Instituto de Estudos Medievais | FCSH/UNL) de l’Universidade Nova de Lisbonne, se tiendra à Lisbonne du 25 au 27 février 2016.

    Texte de l’appel à contribution sur le site de l’IEM


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  • Colloque Les Psaumes de David

    Rémy CORDONNIER, 25 mai 2016

    APPEL À COMMUNICATIONS

    colloque : LES PSAUMES DE DAVID
    jeudi 23 et vendredi 24 mars 2017
    université d’Artois, pôle d’Arras

    Fidèle à une alternance entre Ancien et Nouveau Testament, le colloque annuel Graphè portera en 2017 sur les Psaumes de David.

    Le Livre des Psaumes réunit cent cinquante poèmes, de longueur variée, aux tonalités nombreuses : déclarations de fidélité à Dieu ou à Jérusalem, imprécations contre l’ennemi, supplications ou cris de révolte, actions de grâce et chants de pèlerinage, lamentations ou prières de confiance dans une perspective messianique et eschatologique. Certains psaumes sont particulièrement célèbres comme le Miserere (Ps 50), le De Profundis (Ps 130), ou le verset : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 22,1) qui témoigne déjà de la reprise, sous forme de citation, dans le Nouveau Testament.

    Le Psautier relève à la fois d’une pratique individuelle et collective. Il rythme depuis des siècles la liturgie et la vie communautaire. Caractérisés par leur diversité, tant dans leur forme que dans l’intention qui a présidé à leur rédaction, les Psaumes sont ces « poèmes qui élèvent au rang de la parole, de l’écriture, enfin du texte, des moments fondamentaux de l’expérience religieuse », comme l’écrit Paul Ricœur. Juifs puis chrétiens, dans chacune de leur confession, ont chanté hier et récitent encore aujourd’hui ces « louanges » (Tehillîm), que la tradition a attribuées au roi David.

    C’est la réception et la réactualisation du recueil des Psaumes dans ses différentes dimensions - liturgique, rhétorique, littéraire et poétique - qui seront examinées dans ce nouveau colloque Graphè. La question de la traduction pourra être abordée à travers Lefèvre d’Étaples ou Corneille - porte ouverte sur les récritures, chez un Paul Claudel ou un Patrice de la Tour du Pin. Les commentaires, des Pères de l’Église à Luther, y tiendront une place importante. Au XVIIe siècle, après Clément Marot, la paraphrase des psaumes devient un genre littéraire à part entière que La Fontaine pratiquera à la fin de sa vie. L’étymologie grecque de ces « chants accompagnés de la cithare » souligne le lien avec la musique. On pense à Josquin Desprez, Gregorio Allegri ou César Franck. Sans renoncer à des études particulières sur tel ou tel psaume, voire sur un ensemble thématique, nous considérerons le livre comme une unité littéraire. Le colloque s’interrogera sur ce qui constitue la tradition des psaumes autant que sur leur permanence.

    Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que les Psaumes de David ont suscitées dans la culture occidentale.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2016 à : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr

    …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….……
    Graphè Maison de la Recherche Université d’Artois 9 rue du temple BP 10665 F - 62030 ARRAS cedex
    téléphone : +33 (0)3 21 60 37 41 site Internet : http://apu.univ-artois.fr/Collections/Graphe


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  • colloque sur les femmes à la cour de France

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2014

    Colloque international organisé par Cour de France.fr avec le soutien de l’Institut Émilie du Châtelet, de l’Université américaine de Paris et de l’Institut d’études avancées de Paris.
    Date du colloque : 8-9 octobre 2015
    Lieu : Institut d’études avancées, 17, quai d’Anjou, 75004 Paris.

    Ce colloque international, pluridisciplinaire et trans-chronologique a pour objet le statut et les fonctions des femmes de la cour de France : les dames des suites d’honneur, les épouses des grands officiers et ministres, les officiers féminins des maisons royales, les marchandes et autres femmes qui ont séjourné de manière régulière ou irrégulière à la cour.
    Ce sont ainsi des femmes au service de la famille royale, installées dans les différents degrés de la hiérarchie curiale, que nous proposons d’étudier. Car si les reines et princesses ont bénéficié d’une attention soutenue tout au long des siècles et ont fait l’objet de nombreuses études, la recherche au sujet des femmes qui séjournent avec elles à la cour présente encore de nombreuses lacunes.

    Nous proposons d’étudier l’évolution de leur présence à la cour et les fonctions qu’elles y occupaient ainsi que l’impact de leur présence sur les structures et la vie quotidienne de l’entourage royal. Les engagements des femmes, leurs objectifs, leurs stratégies et leur marge de manœuvre, constituent un autre volet de la thématique, comme leur rôle dans la gestion des intérêts familiaux et des carrières curiales ainsi que leur mécénat architectural, artistique et culturel. Nous nous interrogeons aussi sur la représentation et l’imaginaire qui s’attache aux femmes de la cour dans la littérature et l’historiographie. Enfin, des études comparatives concernant d’autres cours européennes permettent d’élargir la perspective et de cerner la particularité de leur situation à la cour de France.

    Les propositions de contribution peuvent s’inscrire dans quatre thématiques :

    Structures, charges et fonctions
    Des enquêtes sur l’évolution de la présence féminine à la cour et la forme que prit cette présence sont au cœur de ce premier volet. L’évolution des maisons féminines de la cour et des charges occupées par des femmes n’est connue que partiellement, comme les responsabilités et les privilèges attachés aux charges féminines. Des études à ces sujets permettront de mieux comprendre la structure curiale et la place des femmes dans celle-ci.
    À côté des charges officielles ont existé des « fonctions officieuses » qui n’ont laissé que peu de traces dans les archives de l’administration royale. On trouve à la cour aussi des femmes qui ne sont pas intégrées dans les maisons royales, mais qui y séjournent fréquemment ou de manière quasi permanente (épouses d’officiers et de domestiques, marchandes, prostituées…). Leurs conditions de vie et la règlementation royale à leur sujet font partie des thématiques abordées dans ce premier volet.

    Alliances, réseaux et cérémonial
    L’intégration des femmes à la cour va souvent de pair avec un engagement en faveur de leur famille, leur clientèle, leur « parti » (qu’il soit religieux ou politique) et leur pays d’origine. On les trouve à toute époque aussi parmi les mécontents, les opposants à la politique royale, qui établissent parfois leur quartier général dans une des maisons féminines de la cour.
    Notre intérêt porte prioritairement sur la manière dont les femmes profitèrent des opportunités offertes par la cour et les résistances ou obstacles auxquels elles pouvaient se heurter. Les mariages dont la cour était le théâtre font partie de ce volet ; il s’agit d’un terrain particulièrement fertile pour étudier l’exogamie de l’aristocratie et ses effets, des mariages internationaux qui dominent au plus haut niveau aux « mésalliances », qui ont laissé de nombreuses traces dans les écrits des contemporains.
    Étroitement lié à la question des mariages est le sujet du rang des femmes dans la société curiale dont la définition varie d’une époque à l’autre et qui a un impact important sur l’étiquette et le cérémonial. Des études récentes ont renouvelé la recherche dans ce domaine et ont démontré que, loin d’être un détail pittoresque de la vie curiale, les rituels du quotidien servent à organiser et à faire fonctionner l’État monarchique. En suivant cette approche, nous souhaitons donner une place importante aux enquêtes qui concernent la place des femmes dans le cérémonial de cour et son évolution.

    Art, religion et culture matérielle
    La question du mécénat artistique et architectural des femmes de la cour constitue un autre volet des sujets abordés, comme la question des espaces occupés par elles et le décor qui les caractérise. Le mécénat des femmes a laissé de nombreuses traces dans les châteaux et palais, leur participation à l’organisation de festivités et de passe-temps divers (jeux, musique, chasse, danse, théâtre, académies …) une riche documentation. Des études à ce sujet font partie de ce volet, comme des enquêtes qui concernent l’engagement religieux des femmes, non seulement en ce qui concerne le mécénat, la charité et la fondation d’établissements religieux, mais aussi en ce qui concerne leur engagement au sein de courants spirituels plus ou moins contestataires. Ce volet peut concerner également le rôle de la religion dans l’éducation des jeunes femmes à la cour.
    Les femmes de la cour interviennent aussi dans la culture matérielle du quotidien. En témoignent les marchandes et fournisseuses de la cour, dont certaines comme Rose Bertin ont suscité un vif intérêt. La cour en tant que moteur économique et centre de consommation et de production a également fait l’objet de recherches ; moins connue est la place que les femmes de l’entourage royal ont prise dans ce domaine.

    Historiographie, représentation et mise en perspective
    Dès le XVe siècle, des ambassadeurs et visiteurs étrangers soulignent qu’aucune cour européenne n’accorde autant de libertés aux femmes que celle de France : liberté de parole et de comportement. Mais est-ce que cette observation reflète la réalité ou s’agit-il d’une idée préconçue, inscrite dans le registre des stéréotypes nationaux ? Des études présentant la situation des femmes dans d’autres cours européennes peuvent apporter des éclairages à ce sujet, comme les caractéristiques de ce discours et le contexte social et culturel dans lequel il émerge et évolue.
    Les femmes de la cour ont laissé de nombreux témoignages écrits sur la vie curiale. Cette production très hétéroclite comprend des lais, des romans, de la poésie, des mémoires et des correspondances, voire même des ouvrages critiques et des pamphlets. Leurs œuvres rejoignent le vaste corpus des écrits sur la cour émanant d’historiens et de contemporains qui, entre critique et vénération, ont dressé un portrait très contrasté des femmes de l’entourage royal. L’historiographie de la cour et la place des femmes dans celle-ci ainsi que la vision donnée par elles-mêmes présentent encore de nombreuses zones d’ombre qu’il est possible d’éclairer dans le cadre de ce colloque.
    Proposer une communication

    Nous vous prions de nous faire parvenir un dossier de 2 à 3 pages qui présente la thématique de votre intervention (avec quelques informations sur les archives/sources utilisées) et une courte présentation de vous-même avant le 31 janvier 2015 à :
    zumkolk (at) cour-de-france.fr
    kathleen.wilson-chevalier (at) wanadoo.fr

    Comité scientifique
    Fanny Cosandey, maître de conférences en histoire moderne, EHESS, CRH-LaDéHiS
    Jean-François Dubost, professeur d’histoire moderne, université Paris Est Créteil Val-de-Marne
    Sheila ffolliott, professeur émérite en histoire de l’art, George Mason University, ancienne présidente de la Sixteenth Century Society, trustee du Medici Archive Project
    Murielle Gaude-Ferragu, maître de conférences en histoire médiévale, Université Paris 13
    Henriette Goldwyn, professeur de littérature, université de New York
    Katrin Keller, enseignant-chercheur en histoire moderne, université de Vienne
    Jacques Paviot, professeur d’histoire médiévale, université Paris Est Créteil-Val de Marne
    Mary Sheriff, professeur d’histoire de l’art moderne, université de North Carolina

    Organisateurs
    Kathleen Wilson-Chevalier, professeur, The American University of Paris / Cour de France.fr
    Caroline zum Kolk, chargée de mission, Institut d’études avancées de Paris / Cour de France.fr
    Pauline Ferrier, doctorante, université Paris-Sorbonne (Centre Roland Mousnier, UMR 8596) / Cour de France.fr
    Flavie Leroux, doctorante, EHESS / Cour de France.fr


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  • Colloque traitant de l’invention aux 16e-17e d’un canon littéraire médiéval

    Rémy CORDONNIER, 8 décembre 2015

    « Inventing medieval literature (16th-17th century) » - University of Lausanne, 6-7 October 2016

    Call for papers


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  • Conférence internationale “V Medieval Europe in Motion : Materialities and Devotion (5th-15th centuries)” – Mosteiro de Santa Maria da Vitória (Batalha, Portugal), 7-9 novembre 2019

    Christophe MASSON, 5 avril 2019

    Org. Instituto de Estudos Medievais (NOVA FCSH) – Mosteiro da Batalha / Direção Geral do Património Cultural – Centro de Estudos de História Religiosa (UCP).

    Appel à contributions
    Date limite : 15 mai 2019

    Ces dernières décennies ont été marquées par le développement d’études sur la culture matérielle, en privilégiant une approche inter et multidisciplinaire. Ce regard a permis une lecture plus intégrée de la manière dont l’homme médiéval a interagi, a manipulé, a adapté et a transformé son environnement matériel. De ce fait, des visions plus foisonnantes virent le jour sur les utilisations qu’il donna aux objets qu’il produisait, les significations qu’il leur attribuait, la manière dont il les a utilisées au niveau cognitif et affectif.

    La convocation de cette dimension dans les rapports maintenus par l’individu avec l’univers religieux, ses pratiques de dévotion, ses sensibilités et ses représentations soulève un nouvel ensemble de questions, tout en appelant nécessairement à des connaissances multidisciplinaires, afin de mieux comprendre et interpréter la relation entre la religiosité médiévale et leurs traductions matérielles. Des images sculptées ou peintes aux édifices, des objets liturgiques aux reliquaires et tombes, des livres aux objets de piété personnels, des temples à l’inscription spatiale des différentes formes de la vie religieuse, il existe de nombreux domaines où la relation entre matérialité et dévotion mérite d’être adressée et problématisée. Cette dernière se place au croisement de la dimension matérielle, fonctionnelle ou performative et esthétique avec les différentes lectures soulevées par celles-ci. Par ailleurs, cette relation s’envisage également par le biais d’appréhensions cognitives et émotionnelles, par les représentations (érudites ou populaires) qu’elle suscite, par les pratiques qu’elle entretient, par les souvenirs qu’elle polarise et légitime, de même que par les pouvoirs qui la mettent de l’avant. Elle se révèle dans la diversité des variantes telles que la richesse ou la position sociale, le degré de la formation académique ou les différences entre les sexes.

    Le colloque se veut donc un vaste espace de débat, aussi bien dans la pluralité des savoirs convoqués et dans la diversité des sources et des contextes historiques, géographiques et religieux (chrétien, juif, islamique ou autre) aperçus, que dans des perspectives d’analyse et des problématiques envisagées.

    INSTRUCTIONS POUR LA SOUMISSION DES PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS
    (les chercheurs de tous les domaines de la connaissance sont invités à soumettre des propositions de sessions ou de communications individuelles)

    Langues officielles : anglais, portugais, castillan, français et italien.

    Date limite de soumission des propositions : 15 mai 2019

    1. Propositions pour les sessions de trois communicateurs
    Chaque session aura trois communications de 20 minutes. L’organisateur doit soumettre la proposition de session avec tous les éléments les plus importants : nom et affiliation institutionnelle de l’organisateur, titre de la session, noms et affiliation des communicateurs et du modérateur, titre des communications individuelles et résumés respectifs.

    2. Propositions de communications individuelles
    Les propositions individuelles concernent des communications d’une durée maximale de 20 minutes, comprenant : le nom et l’institution institutionnelle de l’appelant, le titre et le résumé de la communication.

    Toutes les propositions doivent inclure un titre et un résumé de 250 mots maximum, ainsi qu’un CV abrégé pour les proposants et les liens vers leurs pages institutionnelles à envoyer à : materialities@fcsh.unl.pt

    Les soumissionnaires retenus seront informés avant le 15 juin 2019.

    Un volume de textes sélectionnés par arbitrage scientifique sera publié en 2021.

    Frais d’inscription au congrès :
    Participation au congrès, avec droit à des pauses-café et documentation - 30 €
    Participation au congrès, avec droit à des pauses-café, documentation et dîner de gala - 50 €
    Participation au congrès, avec droit à des pause-café, documentation, dîner de gala et déjeuners (trois) pendant le congrès - 100 €

    L’hébergement sera à la charge des communicateurs. L’organisation pourra fournir les contacts des unités hôtelières locales et des prix correspondants.

    Comité organisateur : Institut d’études médiévales de la Faculté des Sciences Sociales et Humaines de l’Université NOVA de Lisbonne (IEM-NOVA FCSH) / Centre d’Étude de l’Histoire Religieuse (CEHR-UCP) - Carla Varela Fernandes, Catarina Fernandes Barreira, João Luís Inglês Fontes, Maria Filomena Andrade, Maria João Branco, Mário Farelo, Miguel Metelo Seixas

    Monastère de Batalha / Direction générale du patrimoine culturel : Joaquim Ruivo et Pedro Redol

    Conseil municipal de Batalha : Rui Cunha


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  • Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (université de Nantes), 22 au 25 avril 2020. "Collecter, collectionner, conserver".

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    Le prochain congrès national des sociétés historiques et scientifiques se tiendra à l’université de Nantes du 22 au 25 avril 2020. Il aura pour thème : "Collecter, collectionner, conserver".

    L’appel à communications peut être téléchargé sur le site internet du CTHS. S’y retrouvent également les informations concernant les modalités d’inscription. Les propositions de communications seront reçues jusqu’au 15 octobre 2019.


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  • Couvertures monumentales au Moyen Âge entre Loire et Meuse : images et technique

    Rémy CORDONNIER, 24 février 2014 | 23 février 2014

    Appel à communication pour un prochain colloque à Tournai sur le thème des Couvertures monumentales au Moyen Âge entre Loire et Meuse : images et technique

    Tournai, Auditoire du Séminaire, 29-30 janvier 2015

    Organisation scientifique : Direction du Patrimoine du Service public de Wallonie, Namur (DGO4) / Centre européen d’Archéométrie, Université de Liège
    Organisation pratique : Agence intercommunale de Développement IDETA, Tournai.

    C’est en 2008 que les travaux sur les parties romanes, nef et transept, ont débuté à la cathédrale de Tournai. Cette opération a consisté en la restauration des murs extérieurs, suivie par le rétablissement des toitures en plomb comme à l’origine au Moyen Âge. Aujourd’hui, l’achèvement des travaux sur la nef offre désormais une image renouvelée de la Cathédrale pour les habitants et ses visiteurs.

    Ce changement significatif est l’occasion de se pencher plus attentivement sur les couvertures qui protégeaient les monuments au Moyen Âge, et ce d’autant plus que des études récentes renouvellent la connaissance de celles-ci.

    Afin de faire le point sur les avancées réalisées dans la connaissance des couvertures médiévales, le Département du Patrimoine organise une rencontre internationale sur la thématique suivante : la toiture, ses contraintes et ses effets

    - Les formes données aux toitures, et leur symbolique
    - La visibilité de ces couvertures dans leur contexte
    - Le décor, son importance passée, ses matériaux et techniques
    - Iconographie, littérature et symbolique
    - Les matériaux de couverture ; mise en forme et mise en œuvre
    - Les contraintes que la couverture pose sur la conception du monument
    - La gestion des eaux pluviales et ses conséquences sur l’humidité interne des édifices, les ventilations et les circulations dans les parties hautes des édifices.
    - L’approche du XIXe siècle dans la restauration des couvertures métalliques médiévales
    - Études de cas

    Comité scientifique :
    Vincent Brunelle (Architecte en chef de Monuments historiques)
    Stéphanie Diane Daussy (Archéométrie et Archéologie, Lyon 2)
    Laurent Deléhouzée (DGO4)
    Françoise Duperroy (DGO4)
    _ Patrick Hoffsummer (Centre européen d’Archéométrie, Liège)
    Pierre Paquet (DGO4)
    Frédérique Pécriaux (Province de Hainaut)
    Jacques Pycke (Université catholique de Louvain)

    Comité organisateur :
    Françoise Duperroy (DGO4)
    Patrick Hoffsummer (Centre européen d’Archéométrie, Liège)
    Frédéric Banse (IDETA)

    Propositions de communication, titre et résumé (de 15 à 30 lignes maximum), à renvoyer avec un bref CV (maximum 2 pages, avec les coordonnées complètes de l’auteur), en format Word et en attachement avant le 4 avril 2014 à l’adresse électronique : yves.felix.desmet@spw.wallonie.be. Les communications, d’une durée maximale de 20 à 25 minutes, pourront être présentées en français, néerlandais ou anglais.

    Les propositions de communication seront examinées par le comité scientifique dans le mois qui suit.

    Les propositions qui n’auront pas été retenues par le comité pourront toutefois être présentées par leurs auteurs sous la forme de posters sur les lieux du colloque.

    Les frais de transport, de séjour et de logement des intervenants extérieurs au Tournaisis seront pris en charge par les organisateurs.


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  • Cultural Encounters : Tensions and Polarities of Transmission from the Late Middle Ages to the Enlightenment (Call for papers)

    Rémy CORDONNIER, 24 octobre 2016

    The Warburg Institute will host its first Postgraduate Symposium on 17 November 2016. It will explore the concept of cultural encounters and focus particularly on their productive outcomes. We are interested, above all, in the dynamics of cultural change across time and space. The Symposium will be multidisciplinary, and will cover topics that fall into the unique classification system of the Warburg Library : Image, Word, Orientation and Action.

    The aim of the Symposium will be to map the diverse and intricate forces which have driven cultural encounters in the past and which also help define contemporary societies. Amongst the questions that we hope to address are : the degree to which productive outcomes can be seen as a conscious reception and reformulation of external ideas and models ; resistances to exchange and in what form ; the long-term implications of such encounters and their outcomes.

    The Symposium is intended for postgraduate students and early career researchers. It will bring together speakers from different backgrounds in the humanities and draw on a variety of disciplinary tools and methodologies. Submissions are invited across a wide range of topics represented by the global cultural interests of the Warburg Institute, including but not limited to :
    Artistic creations : forms, models, styles ;
    Literary productions and transmission of texts : translations, adaptations, copies ;
    Philosophy, rhetoric and transmission of ideas ;
    Personal encounters : Academies, universities and epistolary exchanges ;
    Encounters with the ancient past : reception, interpretation, visualisation ;
    Religious encounters, propaganda and politics ;
    Geographical discoveries : new continents, new cultures and animal species, etc.
    Scientific innovation : findings, theories, inner contradictions, etc.

    Proposals for papers should be sent to warburg.postgrad@gmail.com by 31 May 2016 :
    Maximum 300-word abstract, in English, for a 20-minute paper, in PDF or Word format.
    One-page CV, including full name, affiliation, contact information.
    All candidates will be notified by 31 July 2016. Limited funding to help cover travel expenses is available. Attendance is free of charge.


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  • Des chiffres et des Lettres...

    Rémy CORDONNIER, 1er juin 2015

    Appel à communication

    Des chiffres et des Lettres.Monogrammes, lettres emblématiques et chiffres énigmatiques dans l’emblématique (fin du Moyen Age, début de la Renaissance)
    Abbaye royale de Brou
    5 et 6 novembre 2015

    Aux cotés des armoiries, des devises et des mots, l’emblématique de la fin du Moyen Age et de la Renaissance donne une place essentielle aux lettres de l’alphabet. Si quelques-une de ces mentions ou associations de lettres se comprennent aisément, dans la mesure où elles correspondent aux initiales de leur utilisateur, à celles du couple qu’il forme avec son épouse, à la terre qu’il gouverne, au titre qu’il porte ou même au mot qu’il emploie, beaucoup de ces « monogrammes » restent pourtant totalement hermétiques et résistent à toute interprétation. Y compris parmi les plus connus comme le EV de Jean de Berry, le EE de Philippe le Bon, la croix triple dans le 8 de François Ier etc.
    Ces combinaisons de lettres constituent d’ailleurs souvent un signe à part entière qui adopte une forme fixe, reproduite de façon stéréotypée sur toutes les manifestations emblématiques du personnage. Associées à des lacs, des chaînes, des couronnes, ces lettres peuvent encore être fusionnées les unes dans les autres ou être amalgamées avec une figure donnée, figurative ou géométrique, pour composer un emblème en soi.
    Le vocabulaire même qui désigne, hier et aujourd’hui, ces formules reste bien imprécis. Les sources médiévales parlent le plus souvent des « Lettres » - « les lettres que monseigneur porte en sa devise » – mais nos travaux hésitent à les qualifier : « monogrammes », « chiffres », « devise », « lettres emblématiques » ? Quelle est la place précise de ces combinaisons alphabétiques dans la symbolique et les panoplies emblématiques de la période ? Quelles sont leurs fonctions ? Leurs lectures ? Que nous apprennent ces lettres emblématiques sur la culture de leurs utilisateurs ? Peut-on établir aujourd’hui, à la lumière des récents travaux sur l’emblématique, une typologie et quelques modèles d’interprétation qui permettraient de proposer des clefs de lectures de ces emblèmes trop souvent objets de lectures fantaisistes et anachroniques.

    Les premières journées d’études du Groupe de recherches sur l’Emblématique de la première Renaissance, initié depuis 2014 dans le cadre de la Fédération d’études supérieures du Moyen Age et de la Renaissance (FESMAR - CESCM de Poitiers-CESR de Tours), se tiendront au Monastère royal de Brou les jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2015. Elles se proposent, en réunissant plusieurs spécialistes du sujet et de la période, de revenir spécifiquement sur ce type de formule emblématique en confrontant quelques cas particulièrement révélateurs et différents dossiers en cours.

    Contact : Laurent Hablot ( laurent.hablot(at)univ-poitiers.fr)


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  • Des copies originales : les traductions sans texte premier

    Rémy CORDONNIER, 25 mars 2014

    Séminaire du Centre d’études et de recherches comparatistes (CERC)

    Université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3

    Des copies originales : les traductions sans texte premier

    A priori, la traduction se définit comme la production, dans une autre langue, d’un texte équivalent à un texte premier. C’est oublier cependant les cas nombreux, dans l’histoire ancienne et contemporaine de la traduction, de traductions ayant reçu le statut d’œuvres originales, soit que le texte premier ait été éclipsé, soit qu’il n’ait jamais existé, soit enfin que la distinction entre texte premier et texte second, entre copie et original, soit brouillée. Par-delà l’histoire singulière de chaque cas qui rappelle les aléas de la transmission des textes et les voies tortueuses qu’emprunte parfois la création pour trouver un public, ces phénomènes méritent sans doute d’être pensés de façon systématique, dans la mesure où ils invitent à remettre en cause la notion d’œuvre originale dans son lien avec une langue de création et une édition de référence, mais aussi en ce qu’ils semblent incarner une tentation profonde de la pratique de la traduction, celle de conquérir son autonomie par des « traductions si excellentes qu’elles semblent des œuvres originales », comme l’écrivait Théophile Gautier des traductions de Poe par Baudelaire. Tentation au demeurant constitutive peut-être de la formation de tout patrimoine littéraire, si l’on suit Henri Meschonnic lorsqu’il pose dans Poétique du traduire que l’Europe s’est construite par des traductions dont l’origine en tant que telle a été effacée.

    En s’inspirant pour son titre de la spéculation freudienne sur l’œuvre d’art comme substitut originaire qui pourra, comme la philosophie de l’art contemporain, nourrir le soubassement théorique de la réflexion, le séminaire « Des copies originales » voudrait revenir sur les rapports entre original et traduction dans la constitution des corpus littéraires, à partir des différents cas de figure de traductions sans original, que l’on distinguera provisoirement de la façon suivante :

    - les traductions effectives, mais qui en viennent à être lues comme des originaux ou à supplanter les originaux, parce que l’original a disparu avec le temps, dans le cas de la littérature bouddhique ancienne connue par les versions tibétaines, chinoises, etc., ou du célèbre Saturne et la mélancholie de Panofsky, Saxl et Klibansky, dont l’original allemand disparut pendant le bombardement de Hambourg et qui parut finalement en 1964 dans un nouvel original, la version anglaise. La disparition de l’original peut alors donner lieu à une traduction dans la langue originale, ce fut le cas pour The Drum Singers de l’écrivain chinois de Lao She. Le plus souvent cependant, l’original a été éclipsé dans la réception qui a été faite de la traduction à l’étranger : ainsi de Poe traduit par Baudelaire, mais aussi de nombre d’œuvres de la littérature pour la jeunesse. Ces derniers phénomènes suggèrent l’interférence d’autorités secondes, celle d’un écrivain traducteur par exemple, et a contrario l’absence d’autorité de genres mineurs, mais aussi de langues ou de traditions minorées : en explorant des pistes lancées par Pascale Casanova dans La République des lettres, on s’intéressera à ces œuvres, le plus souvent composées dans des langues minoritaires, qui sont connues principalement par les traductions-relais faites dans des langues de médiation (le latin à l’époque classique, l’anglais depuis le XVIIIe siècle). Ces traductions ont imposé une image particulière de l’œuvre, qui à son tour a été diffusée par les nouvelles traductions auxquelles elles ont donné lieu : on peut penser aux traductions anglaises de Mishima, ou, plus troublant, à l’autotraduction par Tagore de son recueil de poèmes bengalis qui lui valut le Prix Nobel de littérature en 1913. Parfois enfin, le texte premier existe bien, mais la traduction est première dans l’ordre de la publication et oriente dès lors la réception de l’original, entraînant éventuellement un remaniement de celui-ci (ainsi chez Kenneth White), quand elle ne commande pas d’emblée l’écriture, pour Kundera par exemple qui, après son départ de Tchécoslovaquie, se trouva en situation d’écrire pour des traducteurs. De façon plus structurelle, c’est aussi la traduction qui établit le texte premier dans le cas des traductions fondées sur un manuscrit ou dans celui des traductions-transcriptions de la littérature orale.

    - On pourra, à partir de là, envisager sous un jour nouveau les pseudo-traductions qui sont en fait des œuvres originales, et dont certaines se sont précisément présentées comme des traductions de poèmes ou de contes de tradition orale : on connaît les Fragments of ancient poetry, collected in the Highlands of Scotland, and translated from the Gaelic or Erse language (1760), attribués au légendaire Ossian par James Macpherson, et La Guzla. Choix de poésies illyriques recueillies dans la Dalmatie, la Croatie et l’Herzégovine que fit paraître Mérimée en 1827, et qui trompèrent Pouchkine aussi bien que Mickiewicz. Mais ces mystifications volontaires ne constituent qu’un pan, certes spectaculaire, d’usages variés de la traduction qui sèment le trouble dans la représentation de la fiction littéraire, depuis les pseudo-traductions romanesques des siècles classiques qui rendent assimilables l’innovation ou la subversion – rappelons que Don Quichotte est donné par son narrateur comme la traduction d’un manuscrit arabe – jusqu’à ces cas limites que sont les « poèmes chinois » de Franz Toussaint, écrits après leur « traduction », en un scénario d’invention du texte premier par le traducteur que Claude Bleton a exploité avec humour dans son roman Les Nègres du traducteur. On pensera aussi aux récits d’Antoine Volodine « traduits » d’une langue étrangère qui n’existe pas.

    - Dans le sillage de ces pratiques où le texte se dédouble sans que ce dédoublement se laisse catégoriser comme opération de traduction, on pourra enfin envisager le cas des œuvres publiées en version bilingue, voire plurilingue, qui posent la question de savoir quelle version est l’original, et quelle version est la traduction. Tel est le cas d’Impressions d’été, recueil de haikus en chinois et français de Ying Chen, écrivain d’origine chinoise mais d’expression française. Dans le contexte contemporain de la globalisation, il est à noter que de plus en plus d’écrivains en viennent à publier leurs œuvres d’emblée en traduction (et parfois, la traduction reste la seule version disponible), et c’est cette traduction qui est utilisée ensuite pour la traduction en d’autres langues. Ou bien l’écrivain participe à la traduction (en anglais généralement) de son œuvre et exige que les traductions en d’autres langues soient faites sur cette traduction. De telles pratiques bouleversent la dichotomie apparemment claire entre ce qui traduit et ce qui est traduit.

    Dans tous les cas, il s’agira de réfléchir :

    1. à des pratiques de traduction : existe-t-il des pratiques propres lorsqu’on traduit via une langue tierce, à partir d’une traduction dont l’original est inaccessible, voire inexistant ?

    2. à des pratiques de lecture : lit-on de la même façon une traduction dont l’original est connu et une traduction sans texte premier ? le changement de statut d’une œuvre (traduction ou original) entraîne-t-il une lecture/interprétation nouvelle ?

    3. plus généralement, au statut des traductions comme « copies originales » : dans quelle mesure peut-on parler pour la traduction d’un « second original » ? Qu’en est-il du premier ?

    4. au rôle de la réception étrangère dans la perception des œuvres : qu’est-ce que cela signifie pour une œuvre et un auteur d’obtenir la reconnaissance publique par l’intermédiaire de traductions, ou de traductions de traduction ? Quel est le rôle des langues de médiation ? Qu’en est-il enfin d’une Weltliteratur constituée pour une part d’œuvres qui en cachent d’autres, et d’auteurs dédoublés ?

    Après une séance inaugurale prévue le vendredi 6 juin 2014 de 14 h à 17 h (Censier, salle 414), où ces problématiques seront présentées à partir de quelques exemples significatifs, le séminaire se tiendra une fois par mois, le vendredi, pendant l’année 2014-2015 : à chaque fois, deux ou trois cas seront présentés qui devraient permettre, à partir d’expériences linguistiques et culturelles diverses, de mieux percevoir ce qui est en jeu dans ces pratiques anciennes et nouvelles de l’écriture traductive. Toutes les propositions de contributions à ces séances sont bienvenues. Une publication est prévue, ainsi qu’un colloque final.

    Contact :

    Muriel Détrie muriel.detrie@wanadoo.fr

    Claudine Le Blanc claudineleblanc@univ-paris3.fr

    Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle / CERC


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  • Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

    Christophe MASSON, 7 février 2020 | 3 décembre 2019

    Lyon, les 15 et 16 juin 2020

    L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités (1).

    1.Thèmes, objets et perspectives

    Sans exclusive théorique, les Rencontres lyonnaises acceptent des présentations mettant en pratique toutes les approches de la linguistique : syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, lexicologie, pragmatique, sociolinguistique, dialectologie, etc. Les communications devront traiter soit de l’évolution de la langue en diachronie, soit d’un état synchronique révolu. Nous encourageons fortement les travaux appliquant et/ou permettant des analyses computationnelles telles que la linguistique de corpus, la philologie numérique, la textométrie ou tout autre approche d’humanités numériques dont le résultat peut intéresser la communauté linguistique. À ce titre, les études qui s’intéressent à la conception et/ou à la diffusion de corpus adaptés à l’analyse linguistique et/ou philologique sont les bienvenues.
    Les présentations devront s’inscrire dans l’un des axes suivants :
    Axe A : langues anciennes. Par l’appellation « langues anciennes », nous entendons le latin (du latin archaïque jusqu’au néo-latin), le grec (du grec archaïque jusqu’au grec byzantin) et les autres langues anciennes relevant traditionnellement des études indo-européennes (sanskrit, hittite, tokharien, vieux perse, etc.).
    Axe B : langues gallo-romanes. Par l’appellation « langues gallo-romanes », nous entendons les langues issues du latin et présentes historiquement sur le territoire gallo-roman, pris dans son extension maximale : occitan, oïl et franco-provençal, mais aussi catalan et langues rhéto-romanes.Sont également acceptées les présentations traitant de langues non-romanes historiquement présentes sur le territoire de la Gallo-Romania, particulièrement si l’étude aborde des phénomènes de contact avec les langues gallo-romanes.

    Format
    Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

    Conditions
    Ces rencontres se tiendront à Lyon, les 15 et 16juin 2019. Elles sont en priorité destinées aux jeunes chercheur·ses, c’est-à-dire aux doctorant·es, ATER, post-doc et docteur·es jusqu’à la première année de CDI (maître de conférence ou équivalent). Les étudiant·es en fin de master recherche peuvent également proposer une communication. Des frais d’inscription de 25,00 € seront demandés. Des exonérations pour les jeunes chercheur·ses non financé·es sont prévues.

    Soumission
    Des résumés d’une page maximum, à l’exclusion d’éventuelles figures ou tables et d’une bibliographie, devront être envoyés en deux versions, l’une anonyme et l’autre non, à l’adresse diachro2020@gmail.com avant le 15/02/2020. Les documents devront être en format Word (.doc, .docx) ou PDF. Dans la version non-anonyme, merci de préciser votre statut et votre affiliation. Une réponse sera communiquée avant le 29/02/2020. Les deux versions devront indiquer clairement, en en-tête, dans quel axe (A ou B) s’inscrit la communication proposée. Une fois votre communication sélectionnée, si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article avant les rencontres. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter des modifications à cette version avant publication. Les articles devront faire entre 8 et 10 pages, bibliographie, notes, tables et figures incluses. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page.Toutes les questions doivent être adressées directement à l’adresse de l’événement : diachro2020@gmail.com. Toutes les informations sont à retrouver sur notre carnet Hypothèses : https://diachro.hypotheses.org/1401.

    Comité d’organisation
    Timothée Premat | Coordinateur de l’événement | Univ. Paris 8, UMR 7023 (SFL)
    Piotr Pɫocharz | Trésorier | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM) ; ATER Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL)
    Joséphine Vauthier | Référente axe A | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA)
    Fabian Zuk | Référent axe B | Univ. Jean Moulin Lyon 3 & Univ. de Montréal, EA 1663 (CEL) ; ATER Univ. de Tours François Rabelais, UMR 7270 (LLL)
    Ariane Pinche | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5648 (CIHAM) ; ATER École Nationale des Chartes, EA 3624 (centre Jean Mabillon)
    Lucas Rascle | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA) ; ATER Univ. Lille
    Vincent Surrel | Univ. Paris 8 & École nationale des chartes, UMR 7023 (SFL)

    Comité scientifique
    Les membres de l’association Diachronies contemporaines
    Adèle Jatteau | Univ. Lille, UMR 8163 (STL), MCF
    Alexey Lavrentev | CNRS, UMR 5317 (IRHIM), ingénieur de recherche
    Bruno Bureau | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Céline Guillot-Barbance | ENS de Lyon, UMR 5317 (IRHIM), MCF (HDR)
    Christian Nicolas | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Cyril Aslanov | Univ. Aix –Marseille, UMR 7309 (LPL), professeur
    Daniel Petit | ENS-Paris, UMR 8546 (AOrOc), professeur
    Fabio Armand | UCLy, Institut Pierre Gardette, MCF
    Gilles Van Heems | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), MCF
    Isabelle Boehm | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), professeure
    Jean Hadas-Lebel | Univ. Lumière Lyon 2, UMR 5189 (HISOMA), professeur
    Michel Banniard | EPHE & Univ. Toulouse Jean Jaurès, EA 4116 (SAPRAT) & UMR 5136 (Framespa), directeur d’étude émérite et professeur émérite
    Michela Russo | Univ. Jean Moulin Lyon 3, UMR 7023 (SFL), professeure
    Michèle Fruyt | Sorbonne Université,EA 4080 (Centre Alfred Ernout), professeure
    Patrick Sauzet | Univ. Toulouse II Jean Jaurès, UMR 5263 (CLLE), professeur
    Philippe Boula de Mareüil | CNRS, UPR 3251 (LIMSI), directeur de recherches
    Romain Garnier | Univ. Limoges, EA 1087 (EHIC), MCF (HDR)

    — -
    (1) Les actes de l’année dernière sont disponibles en ligne, sur le carnet de l’association et sur HAL-SH.


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  • Douzièmes rencontres du GRIM, jeudi 23 mai 2019 - Paris, INHA

    Rémy CORDONNIER, 12 décembre 2018

    Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Age, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art liée au CESCM de Poitiers, et porté par un nouveau comité scientifique.

    Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art), qui sont ouvertes à tous, tout en donnant une place notable aux doctorants et aux jeunes chercheurs (dès le Master 2).

    Comme pour les précédentes journées du GRIM (les programmes sont disponibles sur le site), les communications dureront 20 mn. Elles seront dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie, et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

    La journée d’étude du 23 mai 2019, qui aura lieu à l’INHA, s’intitule : Matérialité, visualité et signification. Les notions de matérialité et de visualité constituent aujourd’hui deux champs de recherche majeurs dans le domaine des sciences humaines et sociales. Centrées autour de l’œuvre comme artefact et comme chose vue, elles permettent de nouer un riche dialogue entre l’histoire de l’art, l’anthropologie, la culture matérielle et l’histoire des sciences et des techniques, et elles renouvellent l’ensemble de l’interprétation iconographique. À partir d’études de cas, il s’agira donc de poser la rencontre entre le matériau, le signe et l’image, et de rendre compte des méthodes d’analyse engagées dans l’étude. On s’attachera tout particulièrement à la notion de support, sans que cela exclue d’autres questionnements. Après le geste du peintre, du sculpteur, de l’orfèvre, du brodeur etc., la matière devient une condition de l’image. En quoi est-elle agissante, signifiante ? Ne fait-elle qu’un avec son support ? Y-a-t il du jeu entre l’image et sa mise en œuvre technique, ses matériaux ? De quelle manière les matériaux employés et leurs caractéristiques visuelles peuvent-ils être questionnés ? Et si l’image figure et imite parfois des matériaux (marbre, pierres précieuses, éléments d’orfèvrerie), en quoi ces procédés jouent-ils un rôle dans le discours du figuré ?

    Les propositions de communications se feront par retour du formulaire ci-joint en courrier attaché avant le 16 mars, à l’adresse suivante : imago.grim.contact@gmail.fr.

    L’accès aux Rencontres du GRIM est ouvert à tous, et les étudiants de licence et de Master sont cordialement invités à venir écouter les conférenciers. Le GRIM ne disposant d’aucun budget, les intervenants et les auditeurs adresseront aux centres de recherche dont ils dépendent pour une éventuelle prise en charge des frais.
    Le programme définitif sera établi et diffusé début mai, envoyé par e-mail à toutes les personnes inscrites, et également disponible sur le site du CESCM : http://cescm.labo.univ-poitiers.fr


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  • Éditions électroniques, Etudes de corpus et Bases textuelles dans les études médiévales.

    Rémy CORDONNIER, 10 juin 2014

    appel à communication de l’université de Lorraine

    Éditions électroniques, Etudes de corpus et Bases textuelles dans les études médiévales.

    (Envoyer avant le 15 septembre 2014 un titre de communication accompagné d’un résumé (500 mots max.) et d’une bibliographie à pascale.baudinot@atilf.fr)
    Toutes les informations ici


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  • Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires (21-23 janv. 2021)

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 23 novembre 2019 | 25 novembre 2019

    Université de Poitiers – CESCM – CNRS, en collaboration avec la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl

    Comité d’organisation : Claudio Galderisi, Vladimir Agrigoroaei, Christelle Chaillou, Pierre-Marie Joris, Pierre Levron, Cinzia Pignatelli

    Comité scientifique : Martin Aurell, Joëlle Ducos, Jean-Marie Fritz, Claudio Galderisi, Nancy Regalado, Jean-Claude Schmitt, Jean-René Valette, Jean-Jacques Vincensini, Fabio Zinelli, Michel Zink

    Présentation

    Les propositions de communication (titre et résumé), seront soumises au comité scientifique du colloque. Elles sont à adresser à colloqueCESCM2021@gmail.com avant le 31 mars 2020.


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  • Entre le cœur et le diaphragme. (D)écrire les émotions dans la littérature narrative et scientifique du Moyen Âge

    Rémy CORDONNIER, 2 mars 2016

    Entre le cœur et le diaphragme. (D)écrire les émotions dans la littérature narrative et scientifique du Moyen Âge

    La codification écrite des émotions a toujours reposé sur une sorte d’aporie qui, de nos jours, est loin d’être résolue, même si la technologie numérique semble avoir trouvé une ‘solution’ dans les emoji ou emotikons (selon qu’on choisisse l’étymologie japonaise ou grecque). En 2015, l’Oxford Dictionnary a decerné le titre de « Word of the year » au ‘petit visage avec larmes de joie’ (Face with Tears of Joy emoji : ). Au-delà de l’anecdote, la pratique qui nous pousse à utiliser un double système, voire un code sémiotique hybride, confirme qu’il existe un hiatus entre la parole écrite et les réactions, sentiments, émotions qu’elle est censée refléter ou décrire.

    L’histoire des émotions a connu un essor très important dans les dernières années comme en témoignent les nombreuses publications récentes ainsi que les projets de recherche en cours dans différentes universités d’Europe et des Etats-Unis – publications et projets embrassant l’histoire, la linguistique, l’anthropologie, la littérature. L’année 2015 a vu la publication de quatre importants ouvrages consacrés à l’histoire et l’écriture des émotions dans la tradition médiévale, notamment les volumes collectifs Emotions in Medieval Arthurian Literature et La expresión de las emociones en la lírica románica medieval, ainsi que les monographies Sensible Moyen Âge. Une histoire des émotions dans l’Occident médiéval et Fisiologia della passione. Poesia d’amore e medicina da Cavalcanti a Boccaccio.

    Notre colloque a l’ambition de contribuer à la réflexion en lançant le pari de croiser les approches de l’écriture scientifique et de l’écriture narrative autour de cette grande problématique. Nous sommes surtout intéressés de comprendre dans quelle mesure la littérature médicale et la littérature narrative ont pu avoir des influences réciproques dans le traitement, la description, voire l’analyse des émotions.

    Voici quelques possibles pistes de recherche :

    - Les notions de mélancolie, ire, colère etc. entre tradition romanesque / allégorique et théorie des quatre humeurs
    - Les auteurs qui se situent au carrefour entre écriture narrative et écriture scientifique, comme Evrart de Conty, Matfre Ermengaud, Dante Alighieri et bien d’autres, jusqu’à l’aube de la Renaissance.
    - Les traductions qui contribuent à enrichir le vocabulaire – de l’arabe ou du grec vers le latin et ensuite vers les langues vernaculaires – et à diffuser un savoir qui sera différemment assimilé par les écrivains, d’où la place que nous accordons au mot « diaphragme » dans notre intitulé (emprunté au grec par l’intermédiaire du latin, il est attesté pour la première fois dans le Commencement de la sapience des signes, traité didactique du juif andalou Abraham ibn Ezra, traduit en 1273 ou 1274 par Hagin le Juif ; ensuite dans la traduction de la Chirurgia d’Henri de Mondeville. D’après le Speculum naturale, XXVIII, 6, qui reprend le Pantegni traduit en latin par Constantin l’Africain, le diaphragme fait partie, comme le cœur, des membra spiritalia et joue un rôle déterminant dans la gestion de la chaleur naturelle du corps).

    Les communications pourront embrasser à la fois les langues romanes, le latin et la tradition gréco-arabe. L’un des principaux objectifs de cette rencontre est de stimuler le dialogue entre les romanistes et les spécialistes de l’histoire des sciences, notamment de la médecine.

    Les communications auront une durée d’environ 20-30 minutes.

    Les propositions de communication, contenant le nom et l’affiliation institutionnelle du conférencier, accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes, sont à envoyer à Grégory Clesse (gregory.clesse@uclouvain.be) avant le 15 avril 2016


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  • État et Institutions...

    Christine DUCOURTIEUX, 2 février 2016

    XLVI° CONGRÈS des SOCIÉTÉS SAVANTES de SAVOIE

    Saint-Jean-de-Maurienne
    1 et 2 octobre 2016

    « État et Institutions, autour du 600e anniversaire de l’érection du comté de Savoie en duché »

    Texte de l’appel à communication


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  • Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, enjeux, méthodes

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    « Le dix-neuvième siècle fut, dans une assez large mesure, à l’égard du Moyen Âge, ce que le seizième siècle avait été à l’égard de l’Antiquité gréco-romaine » : ainsi Michel de Bouärd introduisait-il, en 1975, son Manuel d’archéologie médiévale (M. de Bouärd, Manuel d’archéologie médiévale. De la fouille à l’histoire, Paris : Sedes, 1975).

    La fondation par François Guizot de l’Inspection générale des Monuments historiques, en 1830, et du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, en 1834, accompagna une prise de conscience patrimoniale (P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire : la nation **. Le territoire, l’état, le patrimoine, Paris : Gallimard, 1986) et l’émergence des disciplines nouvelles (E. et J. Gran-Aymerich, « L’archéologie au CNRS : origine et mise en place », reprint des Cahiers pour l’histoire du CNRS, n° 9, 1990, http://www.histcnrs.fr/pdf/cahierscnrs/gran-aymerich.pdf ; L. Therrien, L’histoire de l’art en France : genèse d’une discipline universitaire, Paris : CTHS, 1998 ; S. Talenti, L’histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline (1863-1914), Paris : Picard, 2000). La création d’une chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes, à Paris, dès 1847, marquait symboliquement la reconnaissance du monument comme un objet digne d’intérêt dans un champ de recherches jusque-là focalisé sur les sources d’archives. Les nombreux voyages que Prosper Mérimée effectua dans toute la France, pour les Monuments historiques, avec l’appui des institutions locales et des sociétés savantes, témoignent en outre de l’ampleur nationale de l’entreprise. Les questionnaires envoyés à toutes les communes françaises par le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, sous la direction de Narcisse-Achille Salvandy, en 1838 et en 1847, trahissent quant à eux la priorité que l’État accordait alors au patrimoine médiéval (X. Charmes, Le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (histoire et documents), Paris : Imprimerie nationale, 1886, 2 vol.). Cette politique patrimoniale, largement centralisée, se poursuivit pendant la seconde moitié du XIXe siècle et, dès les années 1880, la création de nouveaux cours et la multiplication des sociétés savantes (J.-P. Chaline, Sociabilité et érudition en France : les sociétés savantes en France aux XIXe et XXe siècles, Paris : CTHS, 1995) favorisaient l’étude des monuments médiévaux et, surtout, des édifices chrétiens.

    En province, la situation était pourtant très inégale d’une région à l’autre tant elle dépendait des initiatives d’individus isolés ou intégrés dans des sociétés savantes. Véritable « laboratoire de recherches », la Normandie fit figure d’exception grâce aux travaux précurseurs d’Arcisse de Caumont qui fonda aussi, en 1834, la Société Française d’Archéologie. Sans être délaissées, d’autres régions, ne connaissaient pourtant pas le même engouement pour l’étude des monuments du Moyen Âge. Dans des villes comme Vienne ou Lyon, le phénomène s’explique sans doute par la prégnance de l’archéologie antique. Ainsi les travaux consacrés à la Bourgogne et au Lyonnais par Joseph Bard, qui se définissait comme un « monumentaliste », n’eurent-ils que des répercussions limitées comme le suggèrent, à la fin de ses deux ouvrages majeurs (J. Bard, Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon, précédée d’instructions sur l’archéologie sacrée dans la province ecclésiastique de cette métropole et dans une partie de celle de Besançon et suivie d’études sur divers types et sous-types d’architecture burgondo-lyonnaise, choisis dans nos diocèses du sud-est, Lyon : Revue du Lyonnais, 1842 ; Idem, Derniers mélanges d’archéologie sacrée, Lyon : Chambet fils, 1847), les listes de souscripteurs où les acteurs de l’érudition régionale brillent par leur absence. À la charnière du XIXe et du XXe siècle, la situation avait pourtant évolué à Lyon grâce à l’apparition d’un enseignement régional de l’histoire de l’art médiéval, à la faculté de lettres et à l’école des Beaux-Arts, mais aussi grâce à la multiplication des sociétés savantes et à leur intérêt nouveau pour les monuments du Moyen Âge. Mais il s’agissait là de deux mondes parallèles, dont les membres ne se fréquentaient guère et ne collaboraient pas.

    L’histoire de l’architecture médiévale fut donc écrite, à partir du milieu du XIXe siècle, par des hommes dont la formation, le parcours professionnel et les objectifs étaient variés. De fait, ils élaborèrent chacun leurs méthodes d’analyse et leurs grilles de lecture du bâti médiéval, lesquelles sont à l’origine de nos pratiques en histoire de l’art et en archéologie. S’intéresser à ces hommes et à leurs travaux : tel est l’objet de la journée d’études Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, méthodes et enjeux.

    Actuellement, le regard porté sur l’architecture médiévale au XIXe siècle est un thème fédérateur en Europe. De nombreux travaux traitent en particulier du point de vue des architectes restaurateurs qui, à l’image d’Eugène Viollet-le-Duc, intervinrent sur des édifices médiévaux ((Voir, par exemple, B. Phalip et J.-Fr. Luneau (dir.), Restaurer au XIXe s. (I-II), Clermont-Ferrand : Presses universitaires Blaise Pascal, 2012-2013 ; A. Timbert, Restaurer et bâtir : Viollet-le-Duc en Bourgogne, Villeneuve-d’Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2013. Voir aussi, plus récemment, le colloque international organisé sous la direction de M. Piavaux, Cl. Houbart et A. Timbert, Matériaux, métiers et techniques. Vers une histoire matérielle du chantier de restauration (1830-1914), Paris-Liège-Namur, décembre 2017, ainsi que le séminaire organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art et l’Université de Picardie Jules Verne : Construire, restaurer, détruire : les chantiers du XVIIIe au XXe siècle, février-juin 2018.)). Cette journée d’études s’inscrit dans cette dynamique tout en élargissant les perspectives : elle ne traitera pas de personnalités exceptionnelles, intervenues sur des chantiers prestigieux, au sein de grandes cités, mais plutôt des figures dont les travaux sont restés confidentiels, ne sont pas passés à la postérité, mais sont pourtant des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. Par leur profession (architectes départementaux ou diocésains) ou simplement par passion (érudits, historiens locaux), ils furent des hommes de terrain s’attachant à décrire, dessiner et comprendre ici une petite église rurale, là les vestiges d’un donjon. Il s’agit, en somme, de s’affranchir du cas exceptionnel pour s’intéresser davantage au quotidien d’hommes ancrés dans leur territoire, un quotidien sans doute plus révélateur des sociétés elles-mêmes. Parmi eux, les érudits qui, à l’image du père Camille de la Croix pour le Poitou ((J.-M. Guillouët et N. Faucherre, « Des archéologues au service de la foi ? Le père de la Croix à Saint-Philibert-de-Grandlieu et le chanoine d’Urville à Nantes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 118-3 | 2011, mis en ligne le 30 novembre 2013, consulté le 19 mars 2019. http://journals.openedition.org/abpo/2071 ; DOI : 10.4000/abpo.2071 Voir aussi le travail collectif en cours sur les archives de cet érudit, sous la direction de N. Dieudonné-Glad, à l’Université de Poitiers : http://sha.univ-poitiers.fr/histoire-art-archeologie/enseignants/conferences-et-valorisation/archives-de-camille-de-la-croix-pretre-et-archeologue-1831-1911/)), sillonnaient inlassablement leur région, retiendront particulièrement l’attention. Leur documentation, encore largement délaissée, constitue « un maillon fondamental dans la transmission de connaissances » comme l’ont montré, pour les savants des XVIIe et XVIIIe siècles, les communications proposées lors d’une récente journée d’études (Journées organisées par Jérémy Delmulle et Haude Morvan, Les médiévistes face à la documentation des érudits modernes. Méthodes et enjeux, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 7-8 mars 2019). Il faut alors élargir la problématique en s’intéressant aux érudits qui, au XIXe siècle, ont traité d’architecture : d’emblée, il est possible d’affirmer que, à l’instar des historiens, les historiens de l’art et les archéologues ont négligé la documentation qu’ils ont produite.

    Cette journée propose de mettre en œuvre, à l’échelle de l’Europe occidentale, cette approche épistémologique des sciences médiévales consacrées au bâti castral, civil ou religieux. Elle exploitera, dans une perspective pluridisciplinaire, tout matériau susceptible de nourrir ces problématiques. Au-delà des monuments eux-mêmes, qui tiennent lieu de source majeure, les correspondances de savants, les archives de sociétés savantes, les photographies ou les relevés anciens, ou encore les fonds des Monuments historiques, par exemple, pourront être convoqués pour aborder un ou plusieurs des axes présentés ci-après.

    Thèmes

    « Acteurs du patrimoine »

    Il sera possible de s’intéresser à quelques-uns de ces personnages qui, sur un plan local ou régional, ont œuvré pour la conservation ou la connaissance des bâtiments médiévaux. S’attacher à retracer leurs formations et leurs parcours, en un mot leurs « carrières », permettra de comprendre pourquoi ils étudièrent ce patrimoine, parfois à contre-courant des institutions régionales, mais aussi de s’interroger sur leur conception de l’histoire de l’art et de l’archéologie du Moyen Âge. Travaillaient-ils en solitaires ou étaient-ils, au contraire, impliqués dans des réseaux de savants ? Confrontaient-ils le résultat de leurs travaux aux opinions d’autrui ?

    Documentation érudite

    La confrontation des édifices conservés avec la documentation, graphique ou textuelle, dont ils firent l’objet entre 1850 et 1950, permettra d’envisager, de manière concrète, les méthodes d’analyse mises en œuvre et d’évaluer la fiabilité des résultats alors obtenus par ces savants. Elle incitera sans doute à accorder une plus grande attention à leurs nombreuses archives qui constituent parfois la seule source de données sur des bâtiments disparus. Elle permettra enfin d’évaluer l’impact de ces travaux, souvent pionniers, sur l’intérêt accordé a posteriori par la communauté scientifique aux sites concernés.

    Milieux savants et milieux officiels

    S’interroger sur les interactions, ou l’absence d’interactions, entre ces hommes de province et les représentants de l’État ou les grandes personnalités des sciences médiévales du monument pourra aussi amener à réfléchir à la manière dont l’histoire de l’art et l’archéologie se sont construites, loin de Paris, sur des territoires a priori peu propices à de tels travaux, à en croire une idée encore répandue dans l’historiographie. Elle permettra sans nul doute d’observer des situations variées depuis l’admiration du savant modeste envers le chercheur reconnu jusqu’au manque de considération, voire au rejet, de tout travail n’émanant pas d’un personnage de la région.

    Modalités de soumission

    Cette journée d’études est organisée pour l’équipe 3 du laboratoire ArAr Archéologie et Archéométrie (UMR 5138) par les membres de l’axe 4 « L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes ». Elle aura lieu les 26 et 27 mars 2020, aux Archives départementales du Rhône et métropolitaines de Lyon.

    Les communications auront une durée de 20 à 25 minutes. Les propositions comprendront un résumé (1000 à 3000 signes) et un bref CV. Elles pourront être rédigées en anglais ou en français.

    Elles seront envoyées conjointement aux organisatrices avant le 31 octobre 2019 :

    Olivia Puel (puel.olivia@gmail.com), Anelise Nicolier (anelise.nicolier@orange.fr) et Laura Foulquier (laurafoulquier@wanadoo.fr).

    Comité scientifique

    Bonnie Effros, Professeure d’Histoire économique et sociale, Université de Liverpool
    Nicolas Faucherre, Professeur d’Histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge, Université d’Aix-Marseille
    Alain Guerreau, Historien médiéviste, Directeur de recherche honoraire au CNRS
    Jean-Marie Guillouët, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université de Nantes
    Dale Kinney, Professeure émérite d’Histoire de l’art, Université Bryn Mawr (Pennsylvanie)
    Haude Morvan, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne
    Jean-Michel Poisson, Maître de conférences honoraire en Histoire et archéologie du Moyen Âge, EHESS
    Nicolas Prouteau, Maître de conférences en Archéologie médiévale, Université de Poitiers

    Comité d’organisation

    Anelise Nicolier, Docteure en histoire de l’art médiéval
    Olivia Puel, Docteure en archéologie médiévale
    Laura Foulquier, Docteure en histoire de l’art médiéval


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  • Exploring the Fourteenth Century Across the Eastern and Western Christian World

    Rémy CORDONNIER, 22 septembre 2015

    Call for Papers
    Session at Leeds International Medieval Congress, 4-7 July 2016

    Exploring the Fourteenth Century
    Across the Eastern and Western Christian World
    “ [...] and that Giotto changed the profession of painting from Greek back into Latin, and brought it up to date.” Cennino Cennini, The Craftsman’s Handbook, Chapter I
    These words by the Italian artist Cennino Cennini, written just before the end of the fourteenth century, seem to testify to the definitive break between the Byzantine and the Western artistic traditions. Whilst studies of cultural and artistic relationships between the Catholic and Orthodox milieux during the thirteenth century are plentiful, the fourteenth century is considered as the culmination of the rupture between the two, a rupture initiated by the Fourth Crusade and the following Sack of Constantinople in 1204.
    This session aims to challenge traditional assumptions about interactions between the East and the West, and explore possible points of contact between the Byzantine and the Latin traditions. Indeed, while the disastrous political and religious outcome of the Union of Lyon in 1274 seemed to presage a definitive break between the two Christian Worlds, their cultural and socio-political histories remained deeply intertwined. The Latin domination and the ongoing Franciscan missionary activities left profound traces in Constantinople and the Empire. Similarly, Byzantine merchants and scholars, as well as looted or exchanged artefacts, travelled to the West, influencing Latin culture and creating new artistic trends.
    From an art historical point of view, it is commonly acknowledged that while fourteenth-century Western artists explored three-dimensionality, Byzantine art maintained an abstract character. However, visual evidence demonstrates that similar changes occurred in both Eastern and Western art at this time : the number of figures increases, architectural settings become more detailed and multiple episodes are adopted to expound a narrative that was previously encapsulated in one scene only. Are these changes linked ? What are the similarities and dissimilarities ?
    Scholars within the field of late medieval Western and Byzantine history and art history are invited to submit proposals for twenty-minute papers. We propose a loose understanding of the fourteenth century that includes the end of the thirteenth and the beginning of the fifteenth to better contextualise the session’s findings. Topics may include but are not restricted to :
    Contacts between Eastern and Western merchants, patrons, and artists
    Diplomatic embassies, marriage alliances, and gift exchange between the Eastern and Western Christian world
    Eastern scholars emigrating to the West and vice versa
    Instances of comparison between specific monumental decorations across East and West
    Examples of Orthodox churches build in the West or Catholic churches in the East, their influences and effects
    The proliferation of more developed narratives and secondary hagiographical cycles
    The increase in the number of figures and the role of architectural settings within the narrative

    Please send papers’ titles, abstracts of 250 words and a 100-word biography by September 21, 2015 to Maria Alessia Rossi & Livia Lupi
    Contact Info :
    For any queries please contact Livia Lupi (University of York) or Maria Alessia Rossi (The Courtauld Institute of Art)
    Contact Email


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  • Fables and the Art of Preaching in the Middle Ages and Early Modern Period (Erlangen, 15–16 May 2019)

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 29 November 2018

    The Department of Latin Philology in the Middle Ages and Modern Period at FAU is organizing an international conference in May 2019 on the theme of Fables and Preaching. In the premodern period, fables were not only texts used for entertainment and in classrooms. Their edifying, moralizing character predisposed them for use as exempla in preaching. In the late Middle Ages specific collections were even created for this purpose. This Call for Papers is directed at young scholars up to the age of 35, who would like to present the results of their research on Latin and vernacular fables and their use up to c. 1650. Interested individuals should submit a curriculum vitae and a short proposal by 1 March 2019. Selected speakers will receive a fixed sum of 160 euros for the costs of travel and accommodation.

    Further information


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  • Faire entendre le spectaculaire dans l’ancien comté de Hainaut : des réformes aux révolutions

    Rémy CORDONNIER, 14 juin 2016

    En collaboration avec le GEMCA, le CERMUS (centre de recherches en musicologie, UCL) organise des journées d’études consacrées à la dimension sonore du "spectaculaire" dans l’ancien comté de Hainaut.

    In collaboration with the GEMCA, the CERMUS (center for musicological
    research, UCL) is organizing two study days dedicated to the aural
    dimension of the "spectacular" in the former Hainaut county.

    Envisagées dans un cadre chronologique relativement long – des Réformes religieuses du XVIe siècle aux Révolutions politiques de la fin du XVIIIe siècle – ces journées d’étude s’interrogeront sur la part audible des manifestations spectaculaires de l’ancien comté de Hainaut en déclinant plusieurs axes : 1) le son du spectacle politique ; 2) le son du spectacle communautaire ; 3) le son du spectacle religieux ; 4) le son du spectacle privé.

    Ces journées sont organisées par le CERMUS (UCL) dans le cadre du projet de recherche « Musiques en Hainaut – XVIIe-XVIIIe siècles », en collaboration avec le projet inter-universitaire « La société du spectacle – la fête baroque entre Italie et anciens Pays-Bas, 1585-1685 ».

    Les propositions de communication sont à envoyer avant le 28 novembre 2016 à brigitte.vanwymeersch@uclouvain.be et fanch.thoraval@uclouvain.be.

    Comité d’organisation : Ralph Dekoninck, Fañch Thoraval, Brigitte Van Wymeersch.

    Comité scientifique : Marie-Alexis Colin (ULB), Manuel Couvreur (ULB), Ralph Dekoninck (UCL), Annick Delfosse (ULg), Caroline Heering (UCL), Fañch Thoraval (UCL), Brigitte Van Wymeersch (UCL).

    Journées d’études
    16 et 17 mars 2017
    Université catholique de Louvain (UCL)
    Louvain-la-Neuve


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  • Faire et voir l’autorité pendant l’Antiquité et le Moyen Âge. Images et monuments.

    Rémy CORDONNIER, 8 mai 2014 | 24 février 2014

    Appel à communications pour une journée d’étude organisée à Paris 1, le 14 novembre 2014, intitulée : "Faire et voir l’autorité pendant l’Antiquité et le Moyen Âge. Images et monuments".

    Comment représenter l’autorité pendant l’Antiquité et le Moyen Âge ? Le propos de cette journée d’étude est d’interroger l’art antique et médiéval lorsqu’il s’agit de rendre visible l’idée d’autorité, en faisant appel aussi bien à l’iconographie qu’à l’architecture.

    Distincte de la notion de pouvoir, relevant de l’exercice d’une contrainte ou d’une coercition, l’autorité implique une hiérarchie dont la légitimité est acceptée d’emblée. Le lien entre pouvoir et autorité constitue cependant une importante dynamique symbolique. Les cultures de l’Antiquité et du Moyen Âge mettent au premier plan des figures illustres, souvent empruntées au passé, comme étayage de l’expression d’un pouvoir politique, ou comme justification de l’emprise d’instances religieuses sur la société.

    L’incarnation de l’autorité peut s’opérer en des personnages d’intellectuels ou de souverains. La représentation de saint Jérôme, comme traducteur de la bible, rappelle la légitimité absolue de l’Église médiévale à contrôler et interpréter les textes sacrés. Constantin le Grand et Charlemagne incarnent les idéaux politique et religieux dont se réclament des souverains postérieurs, pour lesquels la représentation de ces glorieux prédécesseurs est mise au service de l’expression d’un pouvoir.

    Auteurs et savants au travail - comme Homère, Virgile, Aristote, ou bien les évangélistes chrétiens - représentés à foison dans les images antiques et médiévales, s’imposent également comme des figures d’autorité sur le terrain du savoir et de la connaissance du divin. En effet, la dimension cumulative de la culture chrétienne médiévale valorise la référence aux grands penseurs du passé, par le biais de la citation, dans le domaine de l’écrit, mais aussi du portrait d’auteur dans le domaine de l’image. Ce lien ainsi instauré avec un passé lointain contribue à élaborer la figuration de la notion d’autorité qui permet la revendication d’un héritage, réel ou mythique. La mention(littéraire ou iconographique) de ces prestigieux penseurs n’est pas neutre et contribue à fonder la légitimité, parfois la véracité, d’un raisonnement ou d’une idée.

    Expression d’un statut, l’autorité se dévoile également par des gestes, des signes et des attributs. Un siège, un livre, un vêtement, peuvent constituer autant d’éléments soulignant l’association d’un certain type de charisme à un personnage.

    Au-delà de l’iconographie proprement dite, certaines œuvres architecturales, telles que les groupes épiscopaux du Moyen Âge ou les palais impériaux de l’Antiquité, inscrivent dans le paysage l’image d’une autorité, ecclésiale ou politique. Si le bâtiment lui-même possède une signification symbolique, un procédé architectural, un choix esthétique dans la construction peuvent également se faire l’expression d’une forme d’autorité, articulée à la fonction et l’usage des lieux.

    Cette journée d’étude a pour but de mettre en lumière les procédés spécifiquement visuels par lesquels images et monuments, antiques et médiévaux, parviennent à exprimer l’idée d’autorité intellectuelle, politique ou religieuse : à travers la représentation d’un personnage en particulier, la présence et l’aspect d’un bâtiment, mais aussi grâce à des symboles, à des mises en scènes iconographiques ou architecturales, à travers des histoires.

    Les propositions de communications peuvent être adressées à Anne-Orange Poilpré, avant le 15 mai 2014.
    Responsable scientifique et contact :
    Anne-Orange Poilpré Anne-Orange.Poilpre@univ-paris1.fr
    Journée d’études organisée dans le cadre du thème de recherche « Penser en images : le figuré et ses discours, de l’Antiquité au Moyen Âge », à l’HiCSA - EA 4100.


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  • Femmes en guerre : Du front domestique aux champs de bataille

    Christophe MASSON, 25 novembre 2019

    Appel à communication

    Colloque international « jeune-chercheur » d’histoire de la guerre de Montréal, 21-22 octobre 2020

    Le théâtre de la guerre a longtemps été perçu comme le domaine réservé des hommes. Les femmes sont pourtant loin d’en être absentes qu’elles la subissent ou bien qu’elles en soient les actrices. Central dans toutes les sociétés, le fait militaire et l’expérience de la guerre est également un élément important de la construction sociale des genres depuis l’Antiquité. Organisé dans le cadre des activités du Groupe de recherche en histoire de la guerre, ce colloque a donc pour ambition d’interroger les relations qu’entretiennent les femmes et la guerre et la manière dont les « féminités » s’y construisent.

    L’histoire militaire des femmes s’est en effet longtemps réduite à celle des grandes figures féminines occidentales et des cheffes de guerre, de Boudicca à Jeanne d’Arc. Lorsqu’elles apparaissaient, les femmes étaient réduites aux violences qui leur avaient été faites, ou à leur expérience à l’arrière du front en tant qu’infirmières, ouvrières, ou messagères. Lorsqu’il était question de genre, cela était surtout la construction des identités masculines dans la guerre qui était interrogée. Il a fallu attendre l’ouverture du recrutement aux femmes dans l’armée au XXe siècle pour que les travaux commencent à s’intéresser à leur participation à l’institution militaire, ou aux combats (Thomas, 1978 ; Bard, 1995). Plus récemment, des études ont mis l’accent sur leur expérience de combattantes, sur la place des femmes dans les structures et les institutions militaires, ainsi que sur les interactions des forces armées avec les sociétés, pour accéder à l’expérience des femmes dans la guerre (Lynn, 2008 ; Virgili 2011 ; Clio, 2006).

    À la croisée de l’histoire du fait militaire, de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre, ce colloque souhaite aborder les multiples formes de la présence des femmes au sein des armées, de leurs expériences de guerre et de la construction des « féminités » en milieu guerrier. Il souhaite aborder ces thématiques dans la longue durée, de l’Antiquité à nos jours, et en dépassant les frontières de l’Europe pour embrasser ces questions de manières globales et transnationales. Car les relations des femmes à l’armée et la construction sociale des genres en son sein, comme leurs formes, leurs manifestations et leurs sens, diffèrent selon les époques, les lieux et les conflits. Les relations, les rôles et les identités sexuelles sont ainsi déterminés et réinterprétés au prisme des normes martiales, sociales et culturelles dans lesquelles ils s’insèrent. Ce colloque propose donc de poursuivre les réflexions initiées par les historiens et historiennes de la guerre et du fait militaire et de participer au renouvellement de leurs questionnements. Quelles relations les femmes entretiennent-elles à l’armée ? Quels y sont leurs rôles ? Comment penser et représenter les « féminités » guerrières ? Quelle place prennent-elles dans l’imaginaire du combattant ? En quoi les représentations militaires, sociales et culturelles influencent-elles l’expérience des femmes dans l’institution militaire et dans les combats ?

    Au carrefour de ces réflexions, les propositions de recherche pourront se décliner à partir de quelques grandes lignes directrices :

    * Penser le rapport entre les femmes et les institutions militaires dans différents contextes chronologiques, politiques et culturels ;
    * Explorer l’expression, la construction et l’évolution des « féminités » dans le contexte guerrier ;
    * Examiner l’expérience de guerre des femmes qu’elles soient combattantes ou non.

    Le colloque, organisé avec le soutien notamment du département d’histoire de l’UQAM, du Centre Interuniversitaire de Recherche sur la première Modernité (CIREM 16-18) et du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS), se veut interdisciplinaire et ouvert à tous les jeunes chercheuses et chercheurs des cycles supérieurs (maîtrise, doctorat et post-doctorat) en histoire, histoire de l’art, études littéraires et philosophie, ainsi que de tous les autres champs des sciences sociales. Il accueillera toutes propositions en lien avec l’étude des femmes en situation de guerre, de l’Antiquité à nos jours. Les thématiques soulevées ci-dessus ne limitent en rien les propositions de communication.

    Les propositions de communication peuvent être envoyées en français ou en anglais (300 mots maximum) avant le 15 janvier 2020, à l’adresse qui suit : colloque.grhg@gmail.com. Les propositions devront comprendre une brève présentation du corpus étudié (les sources, le cadre de l’enquête et méthodologie) et une courte bibliographie (10 titres max). Elles devront également comprendre votre nom, prénom et affiliation institutionnelle, le niveau d’étude (maîtrise, doctorat, post-doctorat), un curriculum vitae et indiquer les éventuels besoins de soutien financier pour le déplacement et l’hébergement ainsi que le coût estimé du voyage. Le colloque aura lieu le 21-22 octobre 2020.

    Note importante
    Dans la mesure du possible, les organisateurs chercheront à assurer le transport et le logement des participants au colloque. Cependant, tous ceux ou celles qui peuvent éventuellement assurer leur propre financement grâce au soutien de leur université ou de leur centre de recherche, sont invités à le faire savoir au moment de l’envoi du dépôt de leur proposition. L’existence du financement externe (même non assuré) est, en effet, un important prérequis pour la demande de subvention générale qui sera déposée pour l’organisation du colloque.

    Comité scientifique
    Violaine Sebillotte Cuchet (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Lyse Roy (UQÀM), Carl Bourchard (Université de Montréal), Ersy Contogouris (Université de Montréal), Piroska Nagy (UQÀM), Frédéric Charbonneau (Université McGill), Benjamin Deruelle (UQÀM)

    Comité organisateur
    Nicolas Handfield, Philipp Portelance, Vicky Laprade, Philippe Sainte-Marie, Chloe Raymond-Poitras, Mathilde Viberti, Alexandre Vaillancourt


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  • Femmes sans frontières : Hommage à Marthe Bibesco

    Rémy CORDONNIER, 30 juin 2014

    Appel à contributions - Colloque « Femmes sans frontières : hommage à Marthe Bibesco » à Cluj-Napoca, Roumanie - échéance le 1er juin 2014
    Organisé par le Centre d’études interdisciplinaires Henri Jacquier.


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  • Formes et mécanismes de l’innovation documentaire...

    Christine DUCOURTIEUX, 6 février 2017

    Formes et mécanismes de l’innovation documentaire dans les écrits pragmatiques en Europe du Nord -Ouest (XIIIe-XVe s.)

    Cette journée d’études se déroulera au centre PraME (Pratiques médiévales de l’Écrit) de l’université de Namur, le 17 novembre 2017.

    Responsable : Harmony Dewez

    Texte de l’appel

    Envoi des propositions : Les propositions de communication, en français ou en anglais, feront entre 400 et 600 signes et devront être envoyées avant le 1er avril 2017 à l’adresse suivante : harmony.dewez@unamur.be


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  • Gothic Ivories : Content and Context

    Rémy CORDONNIER, 25 janvier 2014

    CALL FOR PAPERS

    Saturday 5 July 2014 at The Courtauld Institute of Art
    Sunday 6 July 2014 at the British Museum

    Deadline for submissions : Monday 18 March 2014

    Proposals are invited for papers to be presented at this two-day conference in July 2014, jointly organised by the British Museum and the Courtauld Gothic Ivories Project (www.gothicivories.courtauld.ac.uk). Saturday 5 July 2014 will be at The Courtauld Institute of Art and Sunday 6 July 2014 will be at the British Museum. The papers will be presented in themed sessions, with contributions lasting 20 minutes.

    Launched on the web in December 2010, the Gothic Ivories Project has played an important part in putting Gothic ivory carving in the limelight and over 3,800 objects are now available online, from hundreds of museums around the world. Following the landmark conference ‘Gothic Ivories : Old Questions, New Directions’ organised by the Victoria & Albert Museum and The Courtauld in 2012, this second conference aims to showcase and celebrate new research in this field.

    Detail from a leaf of a diptych © The Trustees of the British Museum Papers are invited on a wide range of topics arising from the study of Gothic ivory carving and related to the themes of content and context. If the former is inextricably linked to the latter, especially at the time of creation, their relationship evolves, as the meaning and uses of the objects change over time. Content can be understood as the iconography chosen for a particular sculpture or group of sculptures, and its meaning, and this will apply to medieval as well as later neo-Gothic pieces. Context can refer to the original context, i.e. makers and commissioners, questions of origin and style, relationships with artworks in other media, but also to the later context and history of these objects to the present day (history of collecting, casts and reproductions, museology, for instance), questions of use and reuse over time.

    The conference also welcomes papers on artworks carved out of related materials, such as horn, walrus ivory, or bone (for instance, horn saddles, chess pieces or Embriachi work). Proposals should take the form of a short text (max. 200 words), outlining the paper’s title, the main themes, and the object(s) on which the study will concentrate. Some indication of where the research sits within the historiography would also be of use.

    The Gothic Ivories Website is now live ! www.gothicivories.courtauld.ac.uk

    Please submit proposals to
    Naomi Speakman at nspeakman@britishmuseum.org and
    Dr Catherine Yvard at catherine.yvard@courtauld.ac.uk


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  • Héritages culturels européens - L’Europe comme héritage conflictuel, intellectuel et symbolique

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    IIIe journée des jeunes chercheurs du Centre de recherche en histoire européenne comparée, Université Paris-Est Créteil, 6 décembre 2019

    Quand l’auteur chrétien anonyme de la Chronique mozarabe utilise le substantif « Européens » pour nommer les soldats francs ayant repoussé les troupes omeyyades en 732, il cherche à désigner un groupe hétéroclite encore indistinct, défini principalement par son altérité par rapport aux troupes musulmanes. Le choix de se rattacher à un vocable géographique alors neutre est révélateur de la difficulté de définir un socle culturel commun, qui ne se distingue alors que dans le rapport à l’altérité. Une première définition est avancée au Moyen Âge, celle d’une Europe se confondant avec la Chrétienté, unie par l’héritage judéo-chrétien et les racines gréco-latines. Cette idée, avancée entre autres par le pape Pie II dans son traité De Europa (1458), se construit surtout encore en opposition avec une menace extérieure, la puissance ottomane. Mais l’idée d’Europe ne va pas de soi : elle se construit aussi sur des héritages fragiles, fantasmés, remodelés. L’Empire romain, fréquemment invoqué comme socle culturel commun des Européens, allait bien au-delà de la Méditerranée, s’étant largement implanté en Asie et en Afrique, tout en ne recouvrant pas une grande partie de l’Europe actuelle. Face au choix du latin comme langue commune des intellectuels de l’Occident médiéval, le grec demeure la lingua franca d’une partie de l’Est de l’Europe. D’autres langues, comme par exemple l’arabe à partir du VIIe siècle, jouent un rôle important dans les échanges culturels européens.

    La construction symbolique, intellectuelle et mémorielle de l’Europe est donc un phénomène qui peut varier selon les acteurs, les espaces et le temps. Nombre de moments historiques qui sont présentés comme un héritage partagé des Européens peuvent ainsi être questionnés : les Croisades, la Renaissance, les Lumières ou encore la colonisation ne formeraient plus des blocs, mais seraient interprétés selon les circonstances, que ce soit dans le passé ou dans le présent. L’administration, la diplomatie, la politique ou encore la culture font lien comme ils peuvent opposer. Jusqu’où cet héritage politique, culturel et religieux est-il aujourd’hui partagé ? Quels conflits, mémoriels et symboliques, se jouent autour de l’idée d’Europe ?

    L’idée d’Europe se charge donc de symbolique et explore son passé, à la recherche de racines réelles, construites ou fantasmées. Encore aujourd’hui, dans le contexte des élections et de la montée des nationalismes, la définition culturelle de l’Europe et de ses héritages continue de se poser avec acuité, interrogeant sur les limites de cet héritage partagé.

    Cette journée d’études cherche à se concentrer sur trois aspects fondamentaux :

    * un héritage intellectuel : les intellectuels et les philosophes, depuis le Moyen Âge, sont des acteurs essentiels de la construction d’un héritage européen au travers de leurs discours, de leurs parcours personnels ou encore de leurs choix politiques, n’hésitant pas à relire le passé, en particulier antique, à l’aune de leurs ambitions et sensibilités.
    * un héritage symbolique : l’idée d’Europe s’incarne à travers des représentations dans la mythologie, la littérature, l’iconographie ou encore l’architecture. Programme idéologique assumé ou résultante accidentelle de trajectoires personnelles, la représentation apparaît comme un domaine fécond de la construction de l’Europe.
    * un héritage conflictuel : une Europe construite par ses frontières et ses résistances internes, que celles-ci soient militaires ou plus individuelles. L’idée européenne est faite également de personnes et d’institutions qui n’ont pas voulu s’identifier à cet héritage, qui revendiquent un parcours différent et ont pu se sentir opprimées par des idées qui n’étaient pas les leurs.

    Ces différents axes n’ont pas vocation à couvrir tout le champ des réflexions sur ce qu’est l’Europe aujourd’hui, mais bien à offrir matières à réflexion sur la notion d’héritage. Cette journée d’études se place au cœur des problématiques abordées par le Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée (CRHEC), laboratoire d’Histoire rattaché à l’Université de Paris-Est Créteil. Elle a pour objectif de présenter les travaux de jeunes chercheuses et chercheurs en Histoire. Proposée par les doctorantes et les doctorants du CRHEC, elle est également ouverte aux jeunes chercheurs ayant récemment achevé et/ou soutenu leur thèse.

    Modalités de soumission

    Les propositions de communications peuvent être envoyées jusqu’au 20 octobre à l’adresse suivante : journeedoctorantcrhec@gmail.com.

    Les réponses seront connues au début du mois novembre et la journée se déroulera le 6 décembre.

    Les résumés sans titres ne doivent pas dépasser 1000 caractères (espaces compris) et doivent être accompagnés d’une courte présentation de l’auteur et d’une bibliographie de quelques titres. Les communications ne doivent pas excéder une vingtaine de minutes.

    Comité d’organisation

    Gabriel REDON, doctorant en Histoire médiévale à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Clarisse TESSON, normalienne (ENS Lyon) et doctorante en histoire contemporaine à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Marine TESSON, doctorante en Histoire ancienne à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC).
    Pauline SPYCHALA, doctorante en Histoire médiévale à l’Université de Paris-Est Créteil (CRHEC) et à la Westfälische Wilhelms-Universität Münster.


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  • Histoire des villes à travers leur comptabilité

    Christophe MASSON, 15 février 2017

    Ce colloque a pour objectif de réunir des chercheurs qui abordent l’histoire urbaine par le biais des sources comptables au Moyen Âge. Il entend s’inscrire dans une perspective historiographique sur l’étude des pratiques d’écriture et de leurs répercussions sur la culture et la société du Moyen Âge.

    Université Paul Valéry, Site Saint-Charles, Montpellier, 14-15 juin 2017

    Ce colloque organisé dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada) et le Centre d’études médiévales de Montpellier (CEMM) vise à documenter les pratiques d’écriture et de conservation urbaine ainsi qu’à appréhender l’histoire des villes à travers leur comptabilité. Une tendance historiographique majeure a montré la nécessité de s’interroger sur les répercussions culturelles et sociales des pratiques de l’écrit au Moyen Âge. Nous aimerions donc approfondir la question des finances publiques, des modes de production et de conservation de l’écrit comptable à la fin du Moyen Âge. En parallèle de ces considérations culturelles et matérielles, le colloque voudrait montrer la richesse des sources comptables pour comprendre le phénomène urbain. Une partie des communications rendront compte du travail d’une équipe de recherche qui s’est penchée récemment sur la comptabilité urbaine à Montpellier. L’équipe aimerait élargir la réflexion en invitant des propositions sur toute question examinée à travers les écrits comptables. Des études qui porteraient sur les questions de « scripturalité », de production et de conservation des comptes seraient aussi les bienvenues.

    Comité scientifique :
    Geneviève Dumas, Université de Sherbrooke, Canada
    Lucie Laumonier, Université de Calgary, Canada
    Romain Fauconnier, Université Paul Valéry, France

    Modalités de soumission :
    Les personnes intéressées doivent envoyer leur bio-bibliographie et leur proposition de communication (maximum 500 mots) avant le 15 mars 2017 à l’adresse suivante : colloque.comptabiliteurbaine@gmail.com

    Ce colloque fera l’objet d’une publication.


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  • Histories, things, and anthropological approaches. Materiality and gender in the Medieval and Early Modern Studies

    Vincent DEBIAIS, 24 janvier 2017

    Appel à communication pour la journée d’étude "Matérialité et genre dans la médiévistique" qui se tiendra au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers les 19-20 avril 2017.

    For a decade now, medieval and early modern studies have been influenced by the so-called anthropological turn. This has revived the long tradition in the Medieval studies of researching the Middle Ages as ‘another culture’, distant from our own, but also prompted new attentiveness to material things, giving agency to them as objects not only used by people, but actually working together with people. A renewed concern with the presence and efficacy of crafted things falls onto the ontology of images and challenges such oppositions as object-subject or animate-inanimate. Gender historical approach, in turn, invites the scholars to think about men and women as agents, or how men and women or feminine and masculine were presented in the medieval times.

    The workshop aims to look at different phenomena across Medieval and Early modern Europe from the perspective of how anthropology has affected the research, and how both the concepts of materiality and gender have been intertwined to this – where has this ‘turn’ placed us ? How could different approaches have fruitful discussion over the disciplinary discourses ? We wish in particular to encourage a discussion of methods and means of analysing gender and material culture within multiple research materials carried on by various disciplines. By emphasizing active dialogues between history, archaeology, anthropology, art history, theology and other close disciplines we seek to minimize the gap between the approaches in use. What problems we face with multidisciplinary analyses ? How to get them done in the first place ? What methods pertaining to natural sciences are we in need of ?

    We invite proposals for presentations (ca. 300 words). The deadline for proposals is February 28th and they should be sent to anu(dot)z(dot)lahtinen(at)helsink(dot)fi

    Pour plus d’information, voir la présentation complète sur les carnets de recherche du CESCM


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  • HMAOT (Haut Moyen Âge Occidental en Traduction)

    Laurent JÉGOU, 17 janvier 2018

    HMAOT (Haut Moyen Âge Occidental en Traduction)

    Si vous souhaitez collaborer au projet présenté ci-après, vous pouvez écrire à Laurent JÉGOU

    Le projet HMAOT résulte d’un constat : peu d’étudiants s’inscrivant en Master connaissent le latin médiéval, voire le latin. Ils le découvrent, pour la plupart, cette année-là et en commencent alors l’apprentissage. L’essentiel des sujets donnés en haut Moyen Âge porte donc sur des sources traduites. Or, un grand nombre de traductions, parfois bonnes et parfois moins bonnes, existent. À côté des grandes collections de référence (Classiques de l’Histoire de France…) qui portent, pour l’essentiel, sur des textes narratifs, il existe des traductions consacrées à d’autres genres documentaires comme des diplômes, des poèmes, des correspondances, des cartulaires, etc. Toutefois elles sont disséminées dans des revues, des collections, des monographies, des thèses parfois difficiles à trouver ou dont nous ignorons l’existence alors qu’elles pourraient être utiles à la constitution de corpus cohérents.
    Le projet HMAOT (http://hmaot.lamop.fr/), porté par le LaMOP avec le soutien financier de l’IRHT et du Labex Hastec, a été lancé pour pallier cette carence. Il se présente sous la forme d’une Base de données bibliographiques des traductions existantes, pensée comme un outil collaboratif. Ont été retenus les textes latins couvrant la période allant de la mort d’Augustin (430) à 1100, mais aussi les traductions du vieil-anglais ou les textes en langue runique. La priorité a été donnée aux traductions en français et en anglais mais, à terme, la base de données doit être élargie aux textes traduits en allemand, italien, espagnol, portugais et néerlandais. De multiples critères ont été retenus, comme l’édition utilisée par le traducteur, l’édition de référence, la présence du texte en regard, les types d’annotation (historique, philologique…), l’existence d’une présentation historique ou codicologique, etc. Il permet la constitution de corpus par une interrogation par auteur, par type de texte (annales, poèmes, textes hagiographiques, cartulaires…), par date, par espace géographique de rédaction ou par espace concerné par le texte. Enfin, grâce à un formulaire simplifié, chaque visiteur est invité à proposer des traductions existantes dont il aurait connaissance et qui ne figurent pas dans la base.
    Le projet HMAOT vise à éviter une situation « à l’anglo-saxonne » où les étudiants ne travaillent pour l’essentiel que sur traduction et n’ont que très peu de contact avec le texte latin. Il ne s’agit pas de proposer une manière de faire de l’histoire sans sources latines, bien au contraire : le but est d’adosser ce corpus à l’enseignement du latin. Un étudiant qui s’inscrit en Master ne doit pas se détourner du haut Moyen Âge en raison de son ignorance du latin. En facilitant la constitution de corpus de textes traduits, HMAOT doit permettre à des non-latinistes de travailler sur les textes du haut Moyen Âge occidental en couplant leur découverte des sources avec un enseignement obligatoire en latin de manière à leur permettre d’aborder, à la fin du Master et éventuellement en Doctorat, les sources en latin. Paradoxalement, c’est en étant capables de proposer aux étudiants des sujets portant sur des sources traduites que les hauts-médiévistes multiplieront leurs chances de former des latinistes…


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  • Horse History Sessions at the International Medieval Congress, 6-9 July 2020, Leeds, UK

    Christophe MASSON, 18 juillet 2019

    ‘…the most impressive thing in the world [is] an armoured knight on horseback’ wrote Luis Zapata de Chaves in his late 16th-century treatise Del Justador. Recent flourishing of studies in horse history proves that horses not only at the core of pre-modern society but that they make an important part of medieval studies today.

    In our fifth instalments of horse sessions at the International Medieval Congress, we especially invite submissions in horse history responding to the special thematic strand of IMC 2020 : borders (for further information about the IMC, please visit https://www.imc.leeds.ac.uk/imc2020/).

    As an example, we suggest addressing, the following themes for the sessions :
    • Border zone equestrianisms

    • Amalgamation and distinction of equestrian practices and equines in border zones
    • Transfer and development of equestrian equipment across borders

    • Blurring the human/equine boundaries :

    • centaurs, onocentaurs and other equine hybrids ;
    • companionship between riders and mounts ;
    • reason and irrationality in equines and riders

    • Equine hybridity and straining the borders between the real and imaginary equines
    • Horses in the art and annotations on manuscript borders

    We also invite papers in horse history coming from all disciplinary approaches, including military studies, literature and art history, oriental studies, archaeology, osteology, history of veterinary medicine, and others. Alongside the sessions, we will organize a Round Table and a workshop (themes TBC).

    For participating in the sessions, please send your paper title, abstract (100-150 words) and short bio (about 50 words) to Dr Anastasija Ropa (anastasija.ropa@lspa.lv) and Dr Timothy Dawson (levantia@hotmail.com) by 1 September 2019. You are warmly invited to contact us if you are interested in being involved in the Round Table, the workshop, or in acting as co-organizer or moderator for the sessions.

    We intend the publication of a volume based on the IMC 2020 contributions in the Rewriting Equestrian History series, published by Trivent. If you are interested in contributing to the volume without presenting a paper at the horse sessions or in acting as guest editor for the volume, please contact the series editors Dr Anastasija Ropa (anastasija.ropa@lspa.lv) and Dr Timothy Dawson (levantia@hotmail.com).


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  • Humanisme en islam

    Rémy CORDONNIER, 1er septembre 2015

    Le colloque « humanisme en islam » se propose de rouvrir le débat sur la raison dans l’islam au sens large du terme, et ceci selon deux axes : d’un côté l’histoire de la pensée islamique dans ses relations avec les textes fondateurs ; de l’autre une approche philosophico-théologique de l’humanisme en islam. Les communications pourront avoir comme sujets l’interprétation des textes par le croyant, ou par la communauté savante (ulema’s, philosophes, scientifiques), la « raison islamique », ou encore les différents mouvements de renaissance (au sens large du terme, et au sens restreint, lié à l’humanisme en Occident), les développements récents de la pensée critique. La perspective englobante du colloque étant celle de l’étude des faits religieux, in casu, du fait islamique d’un point de vue laïque, universitaire et indépendant.

    Lien vers l’intégralité de l’annonce


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  • Humanités et Sciences de la culture. Questions d’avenir

    Rémy CORDONNIER, 31 janvier 2015

    Appel à communications pour une journée qui se tiendra le 4 mai à la Maison de la recherche de Paris Sorbonne, sur Humanités et Sciences de la culture, Questions d’avenir,
    Texte de l’appel
    Journée d’études organisée par Astrid Guillaume et François Rastier avec le soutien de l’EA4509 (équipe 2) et de l’UFR d’études germaniques et nordiques de l’Université Paris Sorbonne, de l’Institut Ferdinand de Saussure et de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme (Pôle recherche).
    Dates à retenir
    - 1er mars 2015 : Soumission des propositions (1 page, de 1500 à 2500 signes, espaces comprises) à envoyer aux organisateurs (astrid.guillaume@paris-sorbonne.fr et frastier@gmail.com)
    - 30 mars 2015 : Validation ou non de la proposition transmise
    - 15 avril 2015 : Clôture des préinscriptions.
    - 4 mai 2015 : Journée d’études, Maison de la Recherche de l’Université Paris Sorbonne, salle 035.
    - 22 mai 2015 : Événement associé, Sémiotique des cultures, journée d’études organisée par Arild Utaker et Régis Missire, MSH, Paris).


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  • IDEES DE LA JOIE

    Rémy CORDONNIER, 17 octobre 2013

    PRIS-MA
    RECHERCHES SUR LA LITTÉRATURE D’IMAGINATION AU MOYEN AGE
    Projet 2013 et 2014 : appel à contribution : IDÉES DE LA JOIE*

    * En manière de clin d’oeil à Idée de la prose de G. Agamben.

    Au cœur des littératures médiévales d’oc et d’oïl, sous la forme troubadouresque du joi – tout à la fois "mot-mystère", "joyau terminologique" et "cadeau de langue" pour Jacques Roubaud - ou sous la forme de la joie qui se maintient jusque dans notre français moderne, le concept que nous vous invitons à aborder pour tenter de mieux en dessiner les contours reste fluctuant et présente une grande "plasticité". Au-delà de l’idée générale qu’on peut en avoir, la notion de joie offre dans le champ des littératures médiévales un large spectre de nuances ; l’approche du mot dans tel ou tel texte ou dans l’œuvre de tel ou tel écrivain, comme son examen dans les différents contextes génériques devrait permettre de mieux évaluer la variété de ses emplois et la richesse de ses connotations. De genre masculin et/ou féminin, d’étymologie discutée, de sémantisme souple, on peut penser que le mot se charge de valeurs singulières selon que, par exemple, il apparaît en contexte amoureux dans la lyrique ou les récits courtois, en situation épique ou chevaleresque, ou encore en contexte hagiographique, philosophique, spirituel voire mystique. Sans oublier ce qui touche au registre de la bonne vie et aux matières à rire (fabliaux, farces...) ni occulter la dimension rhétorico-poïétique qui le lie à la trouvaille littéraire (au trobar) et à l’acte même d’écrire (joyeux escrire au sens de Jean Lemaire).
    Du gaudium latin et ses équivalents à la joie des trouvères ou des romanciers en passant notamment par le joi de la fin’amor (qui n’est ni vraiment gaug, ni jauzimen), par la gioia des stilnovistes ou la froïde et le hôher muot des Minnesänger, on pourra s’interroger sur le sens du mot et examiner le phénomène qu’il recouvre dans la variété des causes dont il procède et la gamme des effets qui en résultent aussi bien que dans les formes de sa manifestation ou les tours de son expression.
    On ne manquera pas de songer à Erec et Enide et à la Joie de la Cour qui reste mystérieuse dans ses liens avec le cor et la merveille ; à la Joie des romans du Graal, associée à la quête spirituelle. On pourra aussi penser aux Joies de la Vierge et, dans un tout autre esprit, aux Quinze joies de mariage ou encore à la joie liée aux croisades ou aux pèlerinages… La palette la plus large de situations et de textes est souhaitée et le comité de rédaction accueillera avec attention toutes vos propositions.
    Plus d’infos sur la revue ici


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  • IMS Paris : Appel à contributions

    Christine DUCOURTIEUX, 26 novembre 2015

    Les Mots - WORDS
    La textualité médiévale et sa mise en œuvre - Medieval Textuality and its material display
    Paris, 30 juin-2 juillet 2016

    Texte de l’appel et description du Prix de l’IMS-Paris
    Site : www.ims-paris.org


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  • Innovation et Communautés médiévales en Europe du Nord-Ouest / Innovation und mittelalterliche Gemeinschaften in Nordwesteuropa (1200-1500)

    Christophe MASSON, 27 mars 2019

    Université de Münster, 20-22 novembre 2019

    Un enquête récente réalisée en Allemagne a montré que face à la révolution numérique et à l’accélération des innovations technologiques dans le domaine de l’information, nombre d’hommes et de femmes observaient ces changements technologiques avec autant de curiosité que d’appréhension, craignant un surmenage inévitable sur le front de leurs activités professionnelles. Si la fascination pour ces innovations peut constituer une force motrice pour une adaptation à ce ‘nouveau monde’, la crainte engendrée prouve qu’après deux siècles de modernité, l’émergence d’innovations technologiques et économiques continue à nourrir des sentiments ambivalents. Ce regard sur les sociétés contemporaines remet en question le lien bien établi entre innovation et modernisation. Toutefois ce phénomène est loin d’être propre aux sociétés modernes et contemporaines et la fin du Moyen Âge, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une étude systématique sur ce sujet, se révèle essentielle pour comprendre les mécanismes humains d’adaptation, mais aussi les enjeux culturels qui facilitent ou bloquent les transitions. Débarrassés de toute perspective téléologique sur l’innovation, la période (XIIIe-début XVIe siècle) et l’espace (Europe du Nord-Ouest) que nous souhaitons placer au cœur de cette rencontre pourront servir de laboratoire d’analyse, afin d’estimer les conditions de réception de l’innovation et les réactions suscitées par l’irruption de la nouveauté.

    Si pour nombre de théologiens du Moyen Âge, l’innovation ne peut être que réforme, cette posture n’empêche pas les hommes de la pratique, du commerce, de l’artisanat, d’innover sans le dire et d’introduire toutes sortes de nouveaux outils favorisant leur art. Les subterfuges existent pour, en quelque sorte, « faire du vieux avec du neuf ». Mais créer de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes, ne suffit pas. Encore faut-il que ces nouvelles manières de faire et de penser soient acceptées par les communautés auxquelles elles s’adressent, ou, pour le dire avec les mots de J. Schumpeter : « Pour qu’une idée devienne innovation, il faut encore qu’elle soit socialement adoptée ». Le choix des mots, les stratégies de communication, les intentions d’optimisation, les promesses d’amélioration ou de maintien de conditions de vie favorables (l’impôt permanent pour entretenir les armées et donc protéger les peuples en est un parfait exemple), etc., sont autant d’étapes qui structurent les processus d’innovation non seulement dans un sens linéaire, mais aussi dans un sens itératif, ce qui inclut avancement, recul, adoption, recombinaison, échec et reprise.

    Ce colloque visera par conséquent, non pas à repérer les innovations, ce qui aboutirait à une sorte d’inventaire stérile, mais à cibler les réactions qui entourent l’accueil de la nouveauté. L’enquête s’appuiera sur différentes communautés médiévales que sont les marchands, les artisans, les religieux, les universitaires, les gens d’armes, les officiers comptables, les théoriciens du politique, etc., afin de mêler théorie et pratique pour éventuellement élaborer un ‘idéal-type’ de l’acceptation de l’innovation. En observant les niveaux de connaissance, la force des convictions, les processus de décision, les contextes économiques, les capacités de résistance, les stratégies de communication, nous espérons pouvoir cibler les étapes qui permettent de comprendre les mutations sociétales et in fine, tenter de répondre à la question programmatique de cette rencontre : En quoi l’innovation participe-t-elle de la redéfinition des groupes sociaux entre le XIIIe et le XVIe siècle ?

    Inscrit dans un vaste programme de recherche, dédié à l’étude de l’innovation en contexte à la fin du Moyen Âge, l’objectif de ce premier colloque, dont le but est d’amorcer une collaboration suivie autour de ce thème de recherche, sera donc triple :
    1) Observer l’accueil de l’innovation en fonction des communautés étudiées.
    2) Repérer des stratégies de diffusion ou de refus, toujours en fonction des différentes communautés retenues.
    3) Comprendre le complexe régime de novation et de transformation dans ces sociétés prémodernes qui, d’un côté réprouvent « la novelleté », et de l’autre répondent à des impératifs de changement.

    Dans la mesure où cette rencontre se situe dans une étape liminaire à une investigation de longue durée, et peut être considérée comme un vaste atelier de travail collectif, les organisateurs ont souhaité ouvrir largement l’éventail des communautés médiévales envisagées dans les rapports qu’elles nourrissent avec l’innovation. Les contributions individuelles auront pour but de donner une vue d’ensemble des domaines privilégiés afin d’identifier des pistes de recherche à approfondir. Les questions suivantes, qui n’épuisent pas l’ensemble des interrogations motivées par un tel sujet, pourront guider les chercheurs impliqués : À qui doit-on ces innovations ? Comment et où sont-elles critiquées ou légitimées ? Qu’est ce qui favorise ou entrave l’acceptation de la nouveauté au sein et en dehors du monde urbain ? Quel rapport au temps nourrit ce régime de novation ? Comment l’individu peut-il concilier efficacité technique et quête du Salut ? Qui doit être convaincu et qui peut être convaincu ? Comment s’équilibrent la part de l’ancien et celle de la nouveauté ? Qui sont les gagnants et les perdants des nouveautés ? Ces différences entraînent-elles des troubles et/ou des mécanismes de compensation à élaborer ?

    Les langues utilisées lors de cette rencontre seront principalement le français et l’allemand, (l’anglais pourra servir de langue de discussion).

    Les frais sont intégralement pris en charge par les organisateurs.

    Les propositions, comprenant un titre et un résumé de 1500 caractères, sont à soumettre à Elodie.lecuppre@univ-lille.fr et à nils.bock@uni-muenster.de avant le 1er juin 2019.

    Nils Bock
    Université de Münster
    Elodie Lecuppre-Desjardin
    Université de Lille (IRHiS)
    Membre senior de l’IUF

    — -

    Das aus aktuellen Umfragen gewonnene Bild, dass die ‚Deutschen‘ dem digitalen Wandel zugleich mit Neugier und Angst vor Überforderung gegenüberstehen, erscheint nur verständlich und wird positiv interpretiert, da Neugier als Antrieb zur aktiven Gestaltung des Wandels genutzt werden könne. Die Umfrage zeigt aber auch, dass selbst nach zwei Jahrhunderten der durch immer neue, vor allem technische und ökonomische Innovationen geprägten Moderne, die Menschen sich Neuerungen weiterhin mit ambivalenten Gefühlen nähern. Diese Sichtweise auf zeitgenössische Gesellschaften stellt die etablierte Verbindung zwischen Innovation und Modernisierung in Frage. Dieses Phänomen ist jedoch weit davon entfernt, für moderne und zeitgenössische Gesellschaften spezifisch zu sein. Das Ende des Mittelalters, das noch nie systematisch auf dieses Thema hin untersucht wurde, ist unerlässlich, um die menschlichen Anpassungsmechanismen, aber auch die kulturellen Fragen zu verstehen, die den Wandel erleichtern oder blockieren. Jenseits teleologischer Perspektiven auf Innovation können der Zeitraum (13. bis Anfang des 16. Jahrhunderts) und der Raum (Nordwesteuropa), den wir in den Mittelpunkt unserer Zusammenarbeit stellen wollen, als analytisches Labor dienen, um die Bedingungen, unter denen Innovationen wahrgenommen wurden, und die Reaktionen, die durch das Entstehen von Innovationen hervorgerufen wurden, zu untersuchen.

    Wenn für viele Theologen des Mittelalters Innovation nur eine Reform bedeuten konnte, hinderte diese Haltung die Menschen in der Praxis, im Handel und im Handwerk nicht daran, Innovationen durchzuführen, ohne sie als solche zu bezeichnen und alle möglichen neuen Instrumente zur Förderung ihrer Kunst einzuführen. Es gibt Bemühungen, um aus alt neu zu machen. Aber es reicht nicht aus, neue Techniken, neue Methoden zu entwickeln. Diese neuen Handlungs- und Denkweisen müssen von den Gemeinschaften, an die sie gerichtet sind, akzeptiert werden, oder, um es mit den Worten von J. Schumpeter auszudrücken : „Damit eine Idee zu einer Innovation wird, muss sie noch immer sozial angenommen werden.“ Wortwahl, Kommunikationsstrategien, Optimierungsabsichten, Versprechungen zur Verbesserung oder Aufrechterhaltung besserer Lebensbedingungen usw. – die Einführung einer regulären Steuer zur Aufrechterhaltung der Armeen und damit zum Schutz der Bevölkerung ist ein treffliches Beispiel dafür – sind alles Schritte, die Innovationsprozesse nicht nur in einem linearen, sondern auch in einem iterativen Sinne strukturieren, der Fortschritt, Rückgang, Annahme, Rekombination, Scheitern und Wiederaufnahme umfasst.

    Ziel des Symposiums ist es nicht, Innovationen zu identifizieren und zu erfassen, was zu einer Art sterilem Inventar führen würde, sondern es hebt auf die Reaktionen ab, welche die Aufnahme einer Neuerung umgeben. Die Untersuchung wird sich auf verschiedene mittelalterliche Gemeinschaften wie Kaufleute, Handwerker, Ordensleute, Universitätsangehörige, Soldaten, Wirtschafts- und Finanzexperten, Berater und ‚Intellektuelle‘ usw. stützen, um Theorie und Praxis zu kombinieren und schließlich einen ‚Idealtyp‘ der Akzeptanz von Innovationen zu entwickeln. Durch die Beobachtung des jeweiligen Wissensstands, der Stärke von Überzeugungen, von Entscheidungsprozessen, der ökonomischen Kontexte, der Widerstandskraft und Kommunikationsstrategien hoffen wir, Auskunft über die Etappen bieten zu können, die es ermöglichen, die gesellschaftliche Veränderungen zu verstehen und letztlich die programmatische Frage des Kolloquiums zu beantworten : Auf welche Weise trägt innovation zur Neudefinition sozialer Gruppen zwischen dem 13. und 16. Jahrhundert bei ?

    Eingebettet in ein größeres Forschungsvorhaben, das sich der Erforschung von Innovationen im Kontext des späten Mittelalters widmet, ist das Ziel dieses ersten Kolloquiums, das eine kontinuierliche Zusammenarbeit zu diesem Forschungsthema initiieren soll, ein dreifaches :
    1. Die Rezeption von Innovationen in den jeweiligen Gemeinschaften zu beobachten,
    2. Verbreitungs- oder Ablehnungsstrategien in den verschiedenen ausgewählten Gemeinschaften zu identifizieren,
    3. schließlich die komplexen Wechselbeziehungen von Novation und Transformation in diesen vormodernen Gesellschaften zu verstehen, die einerseits "Neuheit" ablehnen und andererseits auf die Erfordernisse des Wandels reagieren.

    Da dieses Treffen am Beginn einer langfristigen Untersuchung steht und als ein großer kollektiver Workshop betrachtet werden kann, wünschen die Organisatoren die mittelalterlichen Gemeinschaften und ihre Beziehungen, die sie mit Innovationen pflegen, in ihrer ganzen Breite zu betrachten. Die einzelnen Beiträge sollen dabei einen Überblick über ihr Themenfeld bieten und Neuerungen identifizieren, die für weitere Untersuchungen von Interesse sein können. Folgende Fragen, die das Thema notwendigerweise nicht erschöpfend erfassen können, sollen die beteiligten Forscher bei der Bearbeitung des Themas leiten : Wem sind wir diese Innovationen schuldig ? Wie und wo werden sie kritisiert oder legitimiert ? Was fördert oder behindert die Akzeptanz von Neuem innerhalb und außerhalb der urbanen Welt ? Welchen Bezug zur Zeit hat dieses ‚Novationssystems‘ ? Wie und wo werden sie kritisiert bzw. legitimiert ? Wie kann der Einzelne technische Effizienz und das Streben nach religiöser Erlösung in Einklang bringen ? Wer muss überzeugt werden, wer lässt sich überzeugen ? Wie wird ein Gleichgewicht zwischen alt und neu hergestellt ? Wer sind Gewinner, wer sind Verlierer der Neuheiten ? Führen diese Differenzen zu Unruhen und/oder werden Kompensationsmechanismen entwickelt ?

    Die Sprachen des Kolloquiums werden hauptsächlich Französisch und Deutsch sein (Englisch kann als Diskussionssprache genutzt werden).

    Die Fahrt- und Übernachtungskosten werden übernommen.

    Erbeten werden Abstracts, die einen Titel und eine Zusammenfassung des Vortrags im Umfang von 1500 Zeichen umfassen. Die Vorschläge sind bis zum 1. Juni 2019 auf Französisch oder Deutsch an Elodie.lecuppre@univ-lille.fr und nils.bock@uni-muenster.de zu richten.

    Dr. Nils Bock
    Westfälische Wilhelms-Universität Münster
    Prof. Dr. Elodie Lecuppre-Desjardin
    Université de Lille (IRHiS)
    Membre senior de l’IUF


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  • International Conference «The limits of art in the Museum»

    NOTE : Traduction Française à venir  

    Rémy CORDONNIER, 19 June 2017

    International Conference «The limits of art in the Museum»

    Madrid, 28th-30th November 2017

    http://www.musacces.es/limitsofart/

    The Interuniversity Consortium MUSACCES (UCM-UNED-UAM) in the frame of its I+D activities in a more inclusive museology, invites the scienctific community to submit contributions, as oral communications or posters, to the International Conference "The Limits of Art in the Museum" which will be held in Madrid between 28th and 30th November 2017. The aim of this conference is to create an open space for the dialogue and interdisciplinary encounter among museum managers, educators, researchers, artists, students and other professionals of the cultural world. We expect to reflect about the permeabilty of the conceptual frontiers in the art, mainly when it affects its museological materalisation. Hans Belting, Mieke Bal, Georgios Alexopoulos, Javier Arnaldo, José Manuel Cruz Valdovinos, Almudena Domínguez, Nicole Gesché-Koning, Matteo Mancini, Alice Semedo, Esme Ward or Juan Carlos Rico and other academic authorities will contribute with their expertise.

    The deadline for submitting communication is 30th July 2017. General participation rules and the communication submitting form may be found in the following link: http://www.musacces.es/limitsofart/call/. Further information or any doubt can be sent to the following address: limitsofart@musacces.es.

    We truly hope that with your participation we can make this International Conference «The Limits of Art in the Museum» in a space in which conceptual frontiers are surpassed in order to overtake the limits of art.


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  • INTERPRÉTER : THÉORIES ET PRATIQUES EN QUESTIONS

    Rémy CORDONNIER, 13 janvier 2014 | 12 janvier 2014

    La question de l’interprétation gît au cœur de toute activité humaine car elle met en jeu à la fois perception et spéculation à propos de signes. L’acte interprétatif intervenant de façon cruciale dans l’intelligibilité que nous conférons aux objets, mais également aux événements, nous y sommes, de fait, confrontés quotidiennement.
    Dans la continuité de notre précédent colloque sur La Description, nous souhaitons prolonger notre questionnement en examinant ici à la fois les différents modes d’interprétation, les procédures qu’ils convoquent et in fine, ce que nous interprétons.
    La traduction littéraire, le jeu dramatique, l’exécution d’une pièce musicale, un diagnostic médical, une étude statistique ou encore des résultats de mesures astrophysiques : tout cela peut-il faire l’objet d’une interprétation et, si tel est le cas, peut-on alors en admettre la plurivocité ? En effet, une interprétation « objective » est-elle réellement envisageable ou devons-nous admettre son inévitable subjectivité ?
    Les travaux d’Umberto Eco et, à travers eux, le retentissement de l’œuvre sémiotique de Charles Sanders Peirce ont permis de dégager la spécificité des procédures interprétatives mettant en jeu l’action conjointe de l’interprète et de l’interprétant (sens affecté au signe). Concevant l’action de l’interprète comme un processus dynamique, les sémiotiques anglo-saxonne et française ont fourni des outils utiles à la compréhension de ces mécanismes générateurs de sens. Car interpréter, n’est-ce pas avant tout procéder à la construction d’une signification ?
    Au delà de ces aspects fondateurs pour les sciences humaines, de nombreux champs disciplinaires font appel à diverses formes interprétatives : les domaines littéraires comme les sciences dites « dures » ou le droit, la sociologie comme l’anthropologie ou la psychopathologie, mais aussi l’histoire, l’histoire de l’art et l’archéologie.
    Pour tenter de formuler des réponses à ces questions, nous articulerons différentes problématiques autour de trois axes :

    AXE 1
    Interprétation, perception et cognition
    Interpréter suppose de prendre en compte un environnement qui nécessite le recours à nos sens. Car c’est autant la perception de cet environnement que de l’objet censé requérir notre attention qui conditionne l’acte interprétatif.
    Si interpréter revient à s’approprier un objet, quels en sont les mécanismes ? Quelles sont les procédures à l’œuvre lorsque nous nous investissons, via l’interprétation, une partition, un texte ou une peinture ? Quelle part est occupée par la mémoire et quels rôles jouent ici les procédures cognitives ?
    Par ailleurs, quel est l’apport de l’herméneutique dans la construction de la signification et en quoi détermine-t-elle des modalités de lecture nouvelles ? Peut-on dire alors de la signification qu’elle se stratifie constituant une sorte d’histoire de l’objet dont les interprétations successives s’additionneraient ?

    AXE 2
    L’interprétabilité : l’image et le texte
    Qu’est-ce qui, dans les dispositifs que sont les images et les textes, rend un objet interprétable ? La pluralité des combinatoires et des interprétations, remarquable dans l’image, en fait-elle un objet singulier ?
    L’écart entre le verbe et l’image gît-il dans l’incontestable plurivocité de la seconde ? Si le texte n’est point univoque, son interprétabilité demeure-t-elle conditionnée par des règles grammaticales non équivoques et indispensables ? La forme n’étant pas le mot et encore moins la phrase, l’image et le texte répondent-ils à des modalités interprétatives équivalentes ?
    En outre, un objet, quel qu’il soit, est-il interprétable à l’infini ? N’existe-t-il point de « clôture », de limite à l’interprétabilité du document que peuvent constituer une image ou un texte ? Quels sont les dangers d’une surinterprétation lorsque la densité d’une création invite à en multiplier les lectures ? À l’inverse, peut-on refuser de l’interpréter afin de garantir la rigueur scientifique de son analyse ? Telles seront les questions autour desquelles s’articuleront les réflexions engagées dans cet axe.

    AXE 3
    Les actes interprétatifs : formes et processus
    Nous nous intéresserons ici à des situations illustrant les différents modes et stratégies du processus interprétatif : études de cas, emprunts à la critique d’art, traductions, adaptations chorégraphiques et théâtrales ou encore études comparatives confrontant plusieurs types d’interprétation d’un même objet, autant de situations montrant différents types d’interprétation en actes.

    NB : Les exemples convoqués dans les trois axes structurant le colloque ne sont bien sûr pas limitatifs et toute proposition d’intervention trouvant sa place au sein de l’un de ces trois axes sera la bienvenue.

    Merci de nous faire parvenir vos propositions de communication à l’aide du formulaire ci-après, avant le 1er mars 2014 à l’adresse :
    institut.indisciplinaire@gmail.com
    Le choix des communications sera effectué au plus tard le 15 avril 2014 afin de vous en informer au plus tôt.
    Le colloque se déroulera en octobre 2014 (dates et lieu précisés ultérieurement).


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  • IVe congrès de la SEMEN-L

    Caroline HEID, 18 février 2014

    IVe congrès de la SEMEN-L
    Université de Grenoble – site de Valence, 4, 5, 6 juin 2015

    Organisation : Martine Furno, Christiane Louette, Valérie Méot-Bourquin

    Formes du texte latin au Moyen Âge et à la Renaissance

    L’étude de la mise en forme des textes a fait ces dernières années l’objet de travaux importants depuis ceux, pionniers, de Henri-Jean Martin. On sait désormais qu’une même œuvre acquiert des significations différentes quand sa mise en texte et en page se transforme, que le texte apparaît bien souvent comme « une forme de l’intention », qui fait intervenir plusieurs « co-élaborateurs » (l’auteur, le typographe, le destinataire ou lecteur) et dont la réalisation définitive sur la page est le produit d’une tension, plus ou moins reconnue, plus ou moins avouée, entre un projet et les difficultés qu’il rencontre.
    L’intérêt de ces questions est actuellement ravivé par la réflexion sur la page numérique qui invite à reconsidérer une nouvelle fois la représentation matérielle du texte. Mais il faut l’inscrire aussi dans le développement des recherches rhétoriques et poétiques sur la dispositio ou le dispositif (voir l’ouvrage récent d’Ugo Dionne, La Voie aux chapitres, Seuil, 2008, sur la disposition romanesque).
    Au croisement de l’histoire du livre, de la rhétorique et de l’histoire des idées, le IVe congrès de la Société d’Études Médio et Néo-latines (SEMEN-L) ambitionne d’étudier dans quelle mesure la mise en forme matérielle et intellectuelle des textes latins conditionne leur réception. On considérera forme et texte au sens large : forme renvoyant à une disposition matérielle aussi bien que rhétorique ; texte pouvant s’entendre comme un ensemble de caractères sur une page, mais aussi comme ouvrage, recueil, collection, dans le cadre du manuscrit comme de l’imprimé, de la poésie comme de la prose fictionnelle ou docte.
    La réflexion pourra se développer dans plusieurs directions :
    – la mise en forme matérielle : construction visuelle de la page ou de l’ouvrage, numérotations, divisions, rubrications du texte, rapports du texte et de l’image ;
    – la disposition ou le dispositif rhétorique : découpage en paragraphes ou en ensembles organisés (chapitres, parties, livres), stratégies mises en œuvre pour construire la réception du texte ;
    – la spécificité de la mise en forme du texte latin avec d’éventuelles comparaisons avec des textes en langue vulgaire (traductions, adaptations).

    Les propositions de communication (un titre et quelques lignes de présentation) sont à envoyer avant le 15 juin 2014 à :
    Martine Furno, Christiane Louette ou Valérie Méot-Bourquin

    Les participants à ce IVe Congrès de la SEMEN-L seront naturellement priés d’être à jour de leur cotisation 2015 (pour tous renseignements, contacter Alice Lamy).


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  • IX Semana de Estudos Medievais - Os manuscritos medievais da UnB

    NOTE : English translation is in progress 

    Rémy CORDONNIER, 4 de Fevereiro de 2018

    IX Semana de Estudos Medievais - Os manuscritos medievais da UnB
    07/05/2018 – 10/05/2018
    Universidade de Brasília
    Brasília / Distrito Federal

    Appel à Communication


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  • IXe Colloque International Christine de Pizan

    Rémy CORDONNIER, 8 juillet 2014

    Xe Colloque International Christine de Pizan
    Figures d’auteur, figures d’autorité, figures exemplaires
    7 – 11 juillet 2015
    Louvain-la-Neuve (Belgique)

    organisé par le Groupe de recherche sur le moyen français
    (Université catholique de Louvain)

    Appel à communications

    Figures d’auteur, figures d’autorité, figures exemplaires. Alors que depuis quelques décennies, les questions de l’autorité, de l’auctorialité et de l’exemplarité sont au centre des recherches sur les littératures médiévales européennes, aucun colloque n’a pour l’instant été consacré à cette question chez Christine de Pizan.

    Pourtant, chez elle, ces trois types de figures participent à la construction du discours littéraire, entendu comme miroir du statut de l’auteur et de son discours.

    Les contributions, soumises pour approbation, devront s’articuler autour des questionnements suscités par ces trois notions (autorité ; auctorialité ; exemplarité) et pourront suivre des approches diverses (linguistiques, littéraires, codicologiques, iconographiques) et transversales (chronologiquement et géographiquement).
    Voici, à titre d’exemple, les axes de recherche qui pourraient être envisagés :

    Figures d’auteur
    - Mise en perspective de la figure d’auteur de Christine de Pizan avec celle d’autres auteurs (contemporains ou antérieurs) ;
    - Spécificités de la figure d’auteur mise en place par Christine de Pizan ;
    - Place de la figure d’auteur de Christine de Pizan dans les études synchroniques et diachroniques sur l’Auteur ;
    - Fonction de la figure d’auteur « Christine de Pizan » dans la transmission contemporaine et tardive de ses textes, y compris son édition et sa traduction modernes ;

    Figures d’autorité
    - Autorité de Christine de Pizan sur la diffusion de ses textes ;
    - Traitement des autorités qu’elle traduit, transpose, cite ;
    - Rapport de Christine de Pizan avec l’autorité/les autorités dans sa langue (lexique, syntaxe, « orthographe ») ;
    - Rapport de Christine de Pizan avec les figures d’auteur et d’autorité qui l’ont précédée (Dante, Boccace, Eustache Deschamps, Jean de Meun…) ;

    Figures exemplaires
    - Fonction des figures exemplaires dans les textes de Christine (spécificité de leur choix, de leur source, de leur traitement) ;
    - Rapports entre les différents héritages/sédimentations de figures exemplaires (antiques, médiévales, contemporaines) ;
    - Fonction du récit exemplaire chez Christine de Pizan.

    Cinq collègues nous feront l’honneur de présenter une conférence plénière :
    Jacqueline Cerquiglini-Toulet
    Jean-Claude Mühlethaler
    Gabriella Parussa
    Christine Reno
    Lori Walters

    Nous attirons l’attention des jeunes chercheurs (en particuliers les doctorants) qu’une session sera spécifiquement consacrée à la présentation de leurs recherches en cours.
    La langue privilégiée pour les communications est le français ; l’anglais et toute autre langue romane sont, néanmoins, les bienvenues. Les communications dureront vingt minutes et seront suivies de dix minutes de discussion.
    Nous sommes également ouverts aux propositions de tables-rondes ou de sessions cohérentes prises en charge par un groupe de chercheurs.
    Des activités extra-scientifiques sont prévues, mais leur programmation exacte ne sera précisée que lorsque le nombre de participants au colloque sera connu.

    Les propositions de communication, accompagnées d’un argumentaire (idéalement une dizaine de lignes ; au maximum, 1 page), sont à adresser à olivier.delsaux@uclouvain.be au plus tard le 15 octobre 2014, délai de rigueur. Elles seront ensuite soumises au comité scientifique ; une réponse sera envoyée aux proposants dans les plus brefs délais.

    Comité organisateur
    Olivier Delsaux (FRS-FNRS – UCL)
    Tania Van Hemelryck (FRS-FNRS – UCL)
    Martine Willems (Université Saint-Louis ­ Bruxelles)

    Comité scientifique
    Bernard Bousmanne (Bibliothèque royale)
    Olivier Delsaux (FRS-FNRS – UCL)
    Anne Dubois (FRS-FNRS – UCL)
    Michèle Goyens (KUL)
    Paola Moreno (Université de Liège)
    Tania Van Hemelryck (FRS-FNRS – UCL)
    Frank Willaert (Université d’Anvers)
    Martine Willems (Université Saint-Louis ­ Bruxelles)


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  • Journée d’étude jeunes chercheurs « Panser et repenser l’œuvre : le concept de restauration »

    Christophe MASSON, 8 juin 2020

    Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée, Mercredi 7 avril 2021
    Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (UR 4030 HLLI)

    La restauration peut recouvrir de larges champs d’études selon les domaines abordés. Les dictionnaires usuels s’accordent pour ce terme sur la valeur de « réparation ». Néanmoins, l’étymologie du mot « restaurer » possède une ramification très riche de sens qui a pour tronc commun l’idée de « réparer », « raviver », « redonner son éclat ». Le terme est emprunté au latin impérial restaurare qui signifie « rebâtir, refaire » et en latin tardif « reprendre, renouveler ». Au Xe siècle, il possède le sens de « guérir une blessure, un organe malade » et celui de « rendre l’usage d’une partie du corps », voire de « redonner des forces à quelqu’un ». Dès le XIIe siècle, il s’est employé plus spécialement en architecture dans le sens général de « remettre dans un état antérieur ». En ancien français,on rencontre encore ce mot dans les sens de « remplacer quelque chose », « compenser » ou « dédommager ». Au XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc apporte un nouvel éclairage à cette définition en modulant le concept de restauration : « Le mot et la chose sont modernes. Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ». Loin de limiter l’acte de restaurer à la simple réparation, Viollet-le-Duc imagine un état hypothétique de l’œuvre archétype à restituer en respectant le style d’une époque précise. Ce n’est pas tant l’idée d’obtenir la version originale d’une œuvre qui prime mais plutôt celle de retrouver un lustre d’authenticité. Eu égard à la force sémantique de « restaurer », il serait intéressant d’interroger cette notion au regard des œuvres perdues. L’œuvre perdue est à entendre en tant qu’œuvre altérée ou ruinée, à savoir toute œuvre historique ou littéraire ayant subi les sévices du temps et/ou de l’homme.

    Axes de recherche
    Sans exclure pour autant toute approche relevant du champ de l’histoire de l’art, cette Journée d’Étude centrée sur le concept de restauration d’une œuvre privilégiera les approches historiques et littéraires.

    Approche historique
    L’approche historique du concept de restauration nous amènera à réfléchir autour de deux principaux points.
    - Le premier point aborde la démarche scientifique qui encadre l’exécution des travaux de restauration : outils et supports, planification, recours aux nouvelles techniques virtuelles, choix des matériaux, niveau de maîtrise, main-d’œuvre, mécénat, etc. En effet, la restauration est riche d’une compilation de connaissances et de capacités d’expertise à l’exemple de Cesare Brandi et de ses travaux de restauration comparée entre la France et l’Italie.
    - Le second point porte sur la nature des œuvres restaurées. Ainsi, l’étude d’infrastructures tant économiques qu’administratives ou urbaines comme le port, les quartiers, la ville ou encore l’industrie ainsi que de la documentation historique produite telle que la monographie ou bien les photographies entre autres,offre des renseignements sur la manière dont la restauration est acceptée, légitimée et réintroduite au sein d’un environnement économique, politique, culturel et social à l’image de la reconstruction des ports et villes martyres de la Seconde Guerre mondiale.L’attention pourra se porter également sur des œuvres corrompues, détériorées, partiellement ou totalement détruites ou encore disparues. De ce point de vue, il sera intéressant de doubler la perspective historique d’une approche littéraire.

    Approche littéraire
    En effet, les nombreux domaines qui constituent la littérature peuvent appeler une extrême rigueur dans les démarches scientifiques employées et disposent d’autres outils d’analyse pour sonder le concept de restauration.
    - Le premier aspect peut se concentrer sur l’état de l’œuvre à restaurer et sur les méthodes adaptées ou choisies pour y parvenir. En effet, si l’on songe au domaine de la philologie et à l’édition de textes anciens, se posent un certain nombre de questionnements avant le travail même de la restauration : la nature de l’œuvre, le nombre d’exemplaires, la qualité des exemplaires conservés, l’accès aux sources, la question épineuse de la fiabilité, etc. De même, l’expertise se complexifie lorsque l’archétype initial a disparu ou encore lorsque le manuscrit appartient à une collection privée non consultable. Le contexte in situ de l’œuvre à restaurer et son mode de diffusion sont à prendre en considération si l’on songe par exemple à la censure qui a contraint un auteur ou un éditeur à remanier telle ou telle version de son œuvre ou encore aux éditions pirates du XVIIIe siècle concomitantes à la véritable œuvre. Les nouvelles données acquises sur une œuvre peuvent également permettre de définir une méthode si l’on pense à la critique génétique et à l’étude des brouillons d’auteur. L’éditeur doit s’adapter en fonction des matériaux mis à sa disposition et posséder des compétences multiples dans des domaines variés pour restituer, reconstituer et restaurer sur mesure.
    - Le second aspect peut porter sur les raisons et les objectifs qui motivent la restauration d’une œuvre et sur le degré et la forme de restauration. Restaure-t-on à l’image de l’original ? Pour apporter plus de précisions ? Attend-on une copie conforme ? Doit-elle être rendue en intégralité ou en partie ? Ou essaie-t-on de redonner une forme à l’œuvre perdue ? À ce titre, tout ce qui est périphérique tel que l’apparat critique, les notes ou les préfaces, entre autres choses, ou tout ce qui est de l’ordre des ajouts, comme des illustrations, peut apporter des renseignements sur l’œuvre restaurée et légitimer sa réintroduction sous une forme déterminée.
    Les diverses pistes historiques et littéraires évoquées pour le concept de restauration d’une œuvre peuvent être interchangeables d’un domaine à un autre ou peuvent être combinées. D’autres perspectives peuvent compléter ces réflexions.Néanmoins, il est attendu que les œuvres en perdition étudiées impliquent une redécouverte, une métamorphose, voire un total renouveau, en définitive, que l’œuvre perdue ait été pansée au sens presque médical, à savoir réparée, rétablie ou repensée. Il ne s’agit pas de réinvestir les aspects mémoriels, poétiques ou fantasmagoriques que suscitent ces œuvres perdues mais plutôt de les réévaluer à leur juste place et de les penser comme un terrain propice à la sauvegarde du patrimoine culturel et historique. Loin d’être exhaustifs pour soulever la notion de restauration d’une œuvre perdue, les questionnements suivants pourront être abordés :
    - Comment et pourquoi faire revivre un modèle perdu ?-Comment une œuvre est-elle perçue quand elle est réintégrée dans son flux historique ? Qu’apprenons-nous sur la période historique considérée ?
    - Convient-il de reconstituer pour mieux reconstruireou pour mieux préserver ?-Comment la nouvelle œuvre est-elle appréhendée lorsque nous sommes encore en possession de l’œuvre originale ?

    Comité scientifique
    Jean DEVAUX, Professeur à l’ULCO, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance
    Xavier ESCUDERO, Professeur à l’ULCO, Études hispaniques
    Jean-Louis PODVIN, Professeur à l’ULCO, Histoire ancienne, Directeur de l’UR HLLI

    Modalités de soumission
    Pour cette Journée d’Étude, nous prendrons uniquement en considération les propositions de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes post-doctorants). Dans une perspective pluridisciplinaire, nous souhaiterions croiser les regards de littéraires et d’historiens sur cette thématique. Les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications pour cette journée si elles éclairent l’un des points mentionnés ci-dessus.Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae. Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice, PDF) aux organisatrices Grace Baillet, Virginie Picot et Cécile Rault avant le 16 septembre 2020 à l’adresse mail suivante : manifestationULCO@gmail.com
    Une réponse individuelle sera communiquée par mail à partir du 16 octobre 2020.

    Pour toute information pratique supplémentaire concernant la journée d’étude, merci d’écrire à la même adresse. Il est à noter que l’Unité de Recherche HLLI ne pourra pas prendre en charge les frais de déplacement.


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  • Journées Res’Hist Toulouse, 9-11 avril 2014.

    Rémy CORDONNIER, 2 décembre 2013

    Cet appel s’adresse en priorité aux doctorants ou jeunes chercheurs ; toutefois, des propositions d’étudiants en M2 ou de chercheurs plus confirmés pourront être acceptées si elles correspondent au format demandé.

    A l’occasion de la deuxième rencontre du groupe RES-HIST (Réseaux & Histoire), organisée dans le cadre du Labex Structuration des Mondes Sociaux de Toulouse, avec l’appui de l’IUF, du 9 au 11 avril 2014, et dans le prolongement de la 1re rencontre tenue à Nice en septembre 2013 nous souhaitons réserver une journée à la présentation des recherches en cours mobilisant de manière précise, sur un terrain historique, des notions propres à l’une des nombreuses déclinaisons de l’analyse de réseaux. Tous les thèmes, toutes les périodes historiques et toutes les zones géographiques peuvent être concernés. L’objectif de l’atelier est de permettre aux participants de formuler leurs questions, exprimer leurs doutes sur leur recherche en cours, engager une discussion à ce propos, autant que de présenter leur travail à des spécialistes de domaines très différents. Le format donnera donc la priorité à la discussion des aspects conceptuels, méthodologiques et pratiques de chaque recherche : définitions précises des termes utilisés pour parler des réseaux, choix et traitement des sources, et le cas échéant formats de bases de données, logiciels ou indicateurs de réseaux à utiliser, principes de représentation graphique, etc. Le temps de présentation proprement dit sera de 15 minutes.

    Nous réserverons une dizaine de places à ces communications. Cependant, des candidats dont les propositions ne seront pas sélectionnées pour une communication orale auront la possibilité de présenter un poster de synthèse qui sera exposé dans les salles de la rencontre. Nous vous demandons de vouloir envoyer vos propositions d’une quinzaine de lignes à sandrine.victor@univ-jfc.fr avant le 1er février 2014, en précisant votre statut actuel.

    Les organisateurs prendront en charge deux nuitées et la plupart des repas au cours des journées. Les frais de transport sont à la charge des intervenants ou de leur laboratoire.

    Comité scientifique : Michel Bertrand, Claude Denjean, Christine Dousset-Seiden, Guillaume Gaudin, Florent Hautefeuille, Sandrine Victor.


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  • L’héraldique dans la ville au Moyen Age...

    2 décembre 2014

    Appel à communication pour nos prochaines journées d’études héraldiques : « L’héraldique dans la ville au Moyen Age : une exception italienne ? » Rome, École française de Rome, 5, 6 et 7 mai 2015.
    EFR, CESCM, Université de Poitiers, Université de Münster-programme "la Performance des Armoiries", Institut historique allemand de Rome-DHI, Académie de France à Rome-Villa Médicis

    Texte de l’appel : http://heraldica.hypotheses.org/2097


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  • La chevalerie en représentation

    Rémy CORDONNIER, 1er mars 2016

    Appel à communication pour une journée d’étude en histoire médiévale « La chevalerie en représentation »

    19 avril 2016
    Institut historique allemand, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris
    Date limite des candidatures : 15 mars 2016


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  • LA DEVISE

    Rémy CORDONNIER, 17 novembre 2013

    APPEL À COMMUNICATIONS

    LA DEVISE
    UN CODE EMBLÉMATIQUE EUROPÉEN (1350-1550)

    Colloque International
    Batalha (Portugal)
    18 au 20 septembre de 2014

    La devise, code emblématique original apparu dans le courant du XIVe siècle, connaît actuellement un
    renouvellement scientifique particulièrement dynamique à travers toute l’Europe et même au-delà. Les
    nombreuses et récentes publications internationales (ouvrages, articles, sites internet) ont attiré l’attention
    sur ces signes omniprésents dans le vocabulaire emblématique et ornemental de la fin du Moyen Age et des
    temps modernes. Ce sujet d’étude, véritable reflet de la culture et des mentalités de cette période, n’a pourtant
    jamais fait l’objet d’une rencontre scientifique spécifique permettant aux chercheurs de confronter leurs
    savoirs et de partager leurs questions. Porté par deux chercheurs reconnus dans ce domaine, Laurent Hablot
    (CESCM - Université de Poitiers) et Miguel Metelo de Seixas (IEM/CHAM - Université Nova de Lisbonne), ce
    projet ambitionne de rassembler, en juin 2014 durant trois jours, l’ensemble des spécialistes de
    l’emblématique de la fin du Moyen Age. Le site retenu, l’abbaye de Batalha, nécropole de la dynastie d’Avis, en
    plus d’attirer l’attention de la communauté scientifique sur les richesses trop souvent négligées du Portugal
    médiéval et le dynamisme de la recherche dans ce pays, constitue par son décor un véritable musée de la
    devise, cadre idéal d’une rencontre sur ce thème. Ce code emblématique connaît en effet chez les Avis des
    développements particulièrement brillants, sans cesse renouvelés par l’influence des royaumes européens
    dont le Portugal constitue en quelque sorte un véritable carrefour.

    Envoi de propositions

    Les propositions doivent être envoyées jusque 15 mars 2014 au mail contacto@empresasdevisesbadges.com,
    avec :

    • Titre et résumé (maximum 400 mots)
    • Note biographique (maximum 1 page)
    • Les communications pourront être présentées en français, portugais, anglais ou espagnol.

    Comité scientifique :

    • Michel Pastoureau (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris)
    • Werner Paravicini (Université de Kiel)
    • Eduardo Pardo de Guevara (Consejo Superior de Investigaciones Científicas)
    • Maria de Lurdes Rosa (Universidade Nova de Lisboa)
    • Saul António Gomes (Universidade de Coimbra)
    • Laurent Hablot (Université de Poitiers)
    • Miguel Metelo de Seixas (Universidade Nova de Lisboa)

    Organisation :

    • Centre d’Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale / Université de Poitiers
    • Instituto de Estudos Medievais / Universidade Nova de Lisboa
    • Centro de História d’Aquém e d’Além Mar / Universidade Nova de Lisboa
    • Mosteiro da Batalha / Direcção Geral de Património Cultural
    • Instituto Português de Heráldica
    • Centro de Património da Estremadura

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  • La forêt. Représentations/imaginaires nordiques

    Christophe MASSON, 23 juillet 2019

    Appel à communication au colloque La forêt. Représentations/imaginaires nordiques, Colloque international pluridisciplinaire organisé conjointement par l’Université de Tartu et l’Université du Québec à Montréal à l’Université de Tartu (Estonie) les 5, 6 et 7 mars 2020.

    La forêt des territoires nordiques (Estonie, Québec, Scandinavie, Finlande, Russie, Canada, Alaska, Pologne, et par extension, les hautes montagnes) suscite des imaginaires complexes, de la part des habitants qui vivent entre étroite relation avec elle comme de ceux qui l’imaginent à distance, à partir de représentations documentaires et fictionnelles. Elle constitue ainsi une source de production continue de « discours » culturels et d’images géoculturelles, témoins de la relation qui s’élabore entre elle et les humains. Ces discours se superposent pour offrir une « idée » plus ou moins riche de cet espace, lui-même constitué de nombreux assemblages d’éléments vivants (arbres, champignons, insectes, animaux, etc.) et non-vivants (sols, eau, éléments climatiques, appareils, etc.), réseaux dont l’agentivité participe à la production de discours. Les forêts nordiques se dessinent ainsi comme des lieux réels, mais aussi mythiques, transcendants, des lieux sauvages ou, au contraire, rationalisés par l’exploitation, des refuges ou des lieux inquiétants, dangereux.

    L’objectif de ce colloque pluridisciplinaire est donc l’étude de la représentation/de l’imaginaire des forêts nordiques en considérant le rapport entre les humains et ce type de formation végétale, dont les aspects écologiques, linguistiques, culturels et genrés s’entrecroisent de manières diverses au cours de l’histoire et en fonction des régions. En rassemblant des travaux portant sur différentes représentations de la forêt nordique et offrant des approches multiples, il permettra d’évaluer les points communs et les distinctions entre ces représentations. Cette réflexion s’inscrit également dans la prise de conscience progressive des dernières décennies vis-à-vis de la complexité de nos rapport locaux et globaux au vivant et des effets catastrophiques qu’entraînent la destruction et la surexploitation d’écosystèmes comme les forêts.

    Cet appel à communication s’adresse aux professeurs, chercheurs et étudiants des cycles supérieurs en sciences humaines et en arts, ainsi qu’aux artistes et écrivains, qui s’intéressent aux représentations de la forêt nordique. Les présentations, d’une durée de 20 minutes, pourront être faites en français ou en anglais.

    Les propositions seront reçues jusqu’au 15 octobre 2019, par courriel, à l’adresse imaginairedunord@uqam.ca. Elles devront être composées du titre de la conférence, d’un descriptif de 10 à 20 lignes, du nom du conférencier ou de la conférencière, de son affiliation institutionnelle et de son statut, ainsi que de son adresse postale et de son courriel.

    Une réponse sera rendue avant le 1er novembre 2019.

    Les frais de déplacement et de séjour devront être pris en charge par les participants.

    Cet événement est le 15e colloque international organisé par le Laboratoire d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord de l’Université du Québec à Montréal.

    À l’issue du colloque, les participants seront invités à soumettre un article pour une publication prévue dans la collection « Droit au pôle » des Presses de l’Université du Québec, co-publié avec les Presses de l’Université de Tartu.

    Le colloque est organisé par Sara Bédard-Goulet (Université de Tartu) et Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal).


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  • La mer Noire comme espace littéraire et culturel (II) : Peuples et communautés

    Christophe MASSON, 6 août 2019

    Colloque international, 30 mars – 1 avril 2020

    Institutions organisatrices :

    Institut de littérature de l’Académie bulgare des sciences (Sofia) ;
    Département d’études romanes de l’Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » (Sofia) ;
    Université d’État Ilia (Tbilissi) ;
    Aix-Marseille Université (Aix-en-Provence, Marseille) ;
    INaLCO (Paris).

    Descriptif

    La littérature comparée a pour vocation de s’émanciper des découpages nationaux mais elle ne l’a assumé qu’au terme d’un long parcours. Dans une première phase, elle comparait tout en respectant les ensembles constitués par les traditions littéraires nationales et découpés par les langues. Ce n’est que dans une deuxième phase, récente, qu’elle s’est affranchie de ces limitations pour s’intéresser plutôt aux mouvements de circulation et de transfert des formes et des idées. Une perspective transnationale qui peut aller encore plus loin en adoptant une visée post-transnationale, appuyée sur une nouvelle méthodologie.

    Parmi les instruments notionnels de ce renouvellement figure le concept d’« espace littéraire », inspiré par la pensée deleuzienne de la déterritorialisation et par divers travaux en théorie littéraire. L’espace littéraire, dessiné au croisement de la géographie et de l’histoire, accueille plusieurs littératures et plusieurs langues, définies au niveau régional ou national, que rapproche un partage quant aux thèmes traités, aux discours véhiculés ou aux formes utilisées. Des exemples en sont fournis par la Caraïbe, la Méditerranée ou les Balkans, les deux premières ayant déjà bénéficié d’éclairages de cette nature.

    La mer Noire, et ses six pays limitrophes (Géorgie, Turquie, Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie), ses importantes villes portuaires, ses peuplements côtiers, sa richesse multiculturelle et son histoire remontant à l’Antiquité, offre exemplairement la possibilité d’être étudiée dans cette perspective.

    La mer Noire comme espace littéraire et culturel suppose une recherche de type inducto-déductif : un objet est placé dans un cadre pour être observé au cours d’un processus qui vient modifier le cadre. L’objet « mer Noire » est construit en tant qu’espace littéraire et culturel et, en retour, aide à définir la notion. Celle-ci, en effet, peut se comprendre selon trois éclairages. Le premier la considère comme un milieu, un espace accueillant en coexistence des littératures diverses de même qu’il abrite des cultures diverses ; le deuxième la traite comme un espace interactif croisant les littératures en une approche similaire à celle de Pascale Casanova ou Emily Apter ; le dernier l’aborde en tant que matrice d’imaginaire, s’appuyant sur la géocritique de Bertrand Westphal et la géographie littéraire de Sheila Hones. La combinaison de ces trois perspectives pourrait d’abord étayer l’hypothèse de la mer Noire comme civilisation, non au sens classique d’un système de valeurs collectif situé hiérarchiquement mais au sens d’un système-monde (Wallerstein) restreint au sein du système-monde global, et pourrait aussi offrir la possibilité de retrouver les manifestations d’une pareille civilisation dans les œuvres littéraires. L’espace littéraire et culturel implique un aller-retour entre matérialité et idéalité, entre histoire et mythe, ce que soutient le prisme méthodologique interdisciplinaire adopté.

    Ce colloque représente une deuxième étape d’une recherche collective ayant pour objectif d’étudier la mer Noire comme espace littéraire et culturel. C’est une suite du premier colloque « La mer Noire comme espace littéraire et culturel » (cf. appel à communication à l’adresse : https://afelsh.org/wp-content/uploads/2014/05/Appel-%C3%A0-comm.-Colloque-OCT.2018.pdf), tenu à Tbilissi du 25 au 27 octobre 2018, organisé par l’Université d’État Ilia à l’initiative de Monsieur Alexis Nuselovici, Professeur à Aix-Marseille Université.

    Le thème choisi pour ce deuxième colloque est « Peuples et communautés » et nous espérons que les communications s’inscriront parmi les 4 orientations suivantes :

    I. L’image de la mer Noire dans la construction culturelle et littéraire des identités nationales
    - Problématiques identitaires
    - Usage des patrimoines, des mémoires, des croyances et des religions
    - Phénomènes d’interculturalité
    - Contacts linguistiques, circulation des langues, traduction
    - Folklore

    II. L’émergence des littératures
    - La transmission du légendaire et de la mythologie gréco-romaine
    - La culture littéraire depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours
    - Les premières littératures nationales
    - Approches postcoloniales

    III. Les spatialités

    - Mer Noire, Europe, Asie
    - Société rurale et société urbaine
    - Approches intermédiales de la représentation de l’espace

    IV. Sémantique culturelle de la mer Noire

    - L’héritage impérial et le renouveau des significations symboliques et affectives de la mer Noire
    - Approches postcoloniales

    Les personnes souhaitant soumettre une proposition de communication sont priées d’indiquer explicitement l’orientation/les orientations dans laquelle/lesquelles s’inscrit leur proposition.

    Les langues du colloque sont le français, l’anglais et le bulgare.

    Les participants disposeront de 20 minutes pour leur présentation suivies de 10 minutes de débat.

    Toutes les communications présentées au colloque seront susceptibles d’être publiées après une évaluation par des pairs.

    Modalités de soumission et d’inscription

    Les propositions de communication comportant un résumé de 200 mots au minimum et de 300 mots au maximum, accompagné d’un titre, de 3 à 5 mots clés, de 3 à 10 références bibliographiques (les publications de l’auteur de la proposition sont à éviter), du volet thématique dans lequel s’inscrit la proposition, ainsi que d’une notice biobibliographique de l’auteur (de 50 à 100 mots, indiquant nécessairement son statut et son institution de rattachement), doivent être envoyées, comme pièces jointes au format Word, avant le 31 octobre 2019 à l’adresse suivante : BlackseaEsplitSofia2020@gmail.com.

    Chaque proposition fera l’objet d’une évaluation en double aveugle par deux membres du comité scientifique, qui décidera de son acceptation/rejet.

    Les auteurs seront informés de l’acceptation/du rejet de leurs propositions le 30 novembre 2019.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en bulgare seront priés d’envoyer des résumés détaillés (contenant 1000 mots au minimum) en français ou en anglais avant le 31 janvier 2020.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en français seront priés d’envoyer des résumés non abrégés de leur communication en anglais avant le 31 janvier 2020.

    Les auteurs dont les propositions auront été acceptées et qui souhaiteraient s’exprimer en anglais seront priés d’envoyer des résumés non abrégés de leur communication en français avant le 31 janvier 2020.

    Le programme du colloque sera publié en ligne le 20 février 2020.

    Le montant des frais d’inscription au colloque (au cas où il y en aurait) sera indiqué ultérieurement aux participants (le 1 janvier 2020 au plus tard).

    Direction scientifique du colloque

    Alexis Nuselovici, Aix-Marseille Université ; Mzago Dokhtourichvili, Université d’État Ilia ; Marie Vrinat-Nikolov, INaLCO ; Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences ; Zaal Andronikashvili, Université d’État Ilia et Centre de Littérature et de Culture de Berlin

    Comité d’organisation

    Mzagho Dokhturishvili, Université d’État Ilia ; Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences ; Alexis Nuselovici, Aix-Marseille Université ; Malinka Velinova, Département d’études romanes, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Marie Vrinat-Nikolov, INaLCO

    Comité scientifique

    Nino Abakelia, ethnologie, Université d’État Ilia ; Zaal Andronikashvili, études culturelles, Université d’État Ilia et Centre de Littérature et de Culture de Berlin ; Khatuna Béridzé, traductologie, Université d’État Chota Rustavéli de Batoumi ; Mzago Dokhtourichvili, philologie romane, Université d’État Ilia ; Inga Ghutidze, linguistique, Université d’État Ilia et Université d’État de Samtskhé-Javakhétie, Akhaltsikhé ; Adeline Grand-Clément, histoire grecque, Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès (à confirmer) ; Vessela Guenova, littérature française et traductologie, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Gelina Harlaftis, histoire, Université Ionienne, Corfou ; Marina Kavtaradzé, musicologie, Conservatoire d’État V. Sarajishvili de Tbilissi ; Amélia Litchéva, théorie littéraire, Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid » ; Yordan Lyutskanov, littérature comparée, Institut de littérature de l’Académie bulgare des sciences ; Atinati Mamatsashvili, littérature comparée, Université d’État Ilia ; Alexis Nuselovici, littérature comparée, Aix-Marseille Université ; Avtandil Okrostsvaridze, géologie, Université d’État Ilia ; Yaşar Eyüp Özveren, histoire économique, Professeur Émérite, Université technique du Moyen-Orient, Ankara ; Cléo Protokhristova, littérature comparée, Université de Plovdiv ; Béla Tsipuria, littérature comparée, Université d’État Ilia ; Marie Vrinat-Nikolov, langue et littérature bulgares, traduction littéraire, Institut National des Langues et Civilisations Orientales.


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  • La participation à la chose publique de l’Antiquité à la fin de la IIIe République

    Christophe MASSON, 2 septembre 2019

    L’association « Réseau Iuris Historia », composée de doctorants en histoire du droit de la faculté de droit et de science politique d’Aix-Marseille Université organise un colloque les 5 et 6 décembre 2019 sur le site aixois de la faculté. Cette première rencontre portera sur la participation à la chose publique de l’Antiquité à la IIIe République. Cette manifestation réservée aux doctorants et docteurs récemment diplômés, a pour vocation d’offrir à de jeunes chercheurs, quelle que soit leur spécialisation juridique, la possibilité de se rencontrer et d’échanger sur des thèmes variés. Face à une dénonciation de plus en plus explicite d’un déficit démocratique des décisions politiques, la revendication du vote obligatoire est remise en lumière à l’heure où, paradoxalement, l’abstention grandissante semble former une nouvelle forme d’expression aux élections nationales. Ainsi, la question de la participation à la chose publique, au cœur de l’actualité, constitue une thématique déterminante depuis l’Antiquité. Ce large sujet a pour vocation de donner aux doctorants et jeunes docteurs des pistes de réflexion étendues sur la manière dont les hommes ont désigné, influencé ou encore interagi avec le pouvoir politique de l’Antiquité au début du 20e siècle.

    Face à une dénonciation de plus en plus explicite d’un déficit démocratique des décisions politiques, la revendication du vote obligatoire est remise en lumière à l’heure où, paradoxalement, l’abstention grandissante semble former une nouvelle forme d’expression aux élections nationales. Ainsi, la question de la participation à la chose publique, au cœur de l’actualité, constitue une thématique déterminante depuis l’Antiquité.

    Durant l’Antiquité la notion de participation populaire était une notion naissante, créatrice de concepts pérennes qui demeureront des sujets centraux de la réflexion en histoire du droit et des idées politiques. En effet, sous l’impulsion de l’idéal démocratique athénien initié par les réformes de Clisthène, malgré quelques fluctuations selon les cités et selon les époques, l’appartenance à la Cité antique s’accompagne bien souvent d’une participation active à la vie politique et constitue même un indicateur de sa prospérité. Toutefois, cet idéal peut être relativisé dans la mesure où la participation à la chose publique ne concerne qu’un faible pourcentage de la population.

    La monarchie absolue d’Ancien Régime semble annihiler d’emblée toute participation des sujets à la vie publique. Pourtant on retrouve de nombreuses expressions populaires au niveau local (communes, bonnes villes) ou encore lors de la convocation des États Généraux. La participation à la chose publique ne s’est jamais arrêtée mais elle ressurgit dans l’histoire des idées sous