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Nouveautés

  • Alban GAUTIER, Yann MOREL, 18 mai 2020 | 4 octobre 2007

    Publications récentes sur l’alimentation au Moyen Âge (toutes périodes et tous espaces confondus).

    - Animaux aquatiques et monstres des mers septentrionales (imaginer, connaître, exploiter, de l’Antiquité à 1600), éd. Catherine JACQUEMARD, Thierry BUQUET, Brigitte GAUVIN et Marie-Agnès LUCAS-AVENEL, Anthropozoologica, 53, 2018.

    Ce numéro double de la revue Anthropozoologica contient quinze contributions sur les animaux des mers septentrionales entre l’Antiquité et la Renaissance. Plusieurs articles abordent donc la question de l’acquisition et de la consommation, mais aussi de la représentation, des produits alimentaires venus du milieu marin. On notera en particulier les articles de Marie Casset (« La consommation de produits de la mer à la cour du duc de Bretagne pendant son exil en Angleterre (1377-1378) »), Frédérique Laget (« Géographie du hareng à la fin du Moyen Âge : les mers du Nord, des lieux de production ? »), Fabrice Guizard (« Delfines nec non et ballenae… Les cétacés de l’Atlantique nord au haut Moyen Âge : représentation, identification et consommation ») et Christophe Cloquier (« L’exploitation des animaux marins de la côte picarde du XIIe au XVIe siècle »).

    Les articles sont en accès libre sur le site de la revue.

    - Antiquité tardive, 27, 2019 : « L’alimentation dans l’Antiquité tardive », éd. Paul REYNOLDS, Gisela RIPOLL, Fabienne DUGAST et Caroline MICHEL D’ANNOVILLE.

    Ce numéro de la revue Anquitité tardive contient un dossier sur l’alimentation, qui couvre l’ensemble du monde romain et post-romain, du IVe au VIIe siècle, à travers 14 articles en français, espagnol, anglais, italien ou allemand. Ces contributions étudient des textes principalement latins et grecs, mais aussi syriaques et coptes. Le dossier fait aussi une large place aux données de l’archéologie et à l’histoire de l’art. On consultera le sommaire sur le site de l’éditeur.

    - Approvisionner la ville. Flux alimentaires et circulations urbaines du Moyen Âge au XIXe siècle, éd. Arnaud KNAEPEN, Christophe LOIR et Alexis WILKIN, Bruxelles, Éditions de l’université de Bruxelles, 2018.

    Ce volume portant sur les marchés et les pratiques alimentaires en ville se partage en deux parties à peu près égales en longueur : la première porte sur des dossiers du bas Moyen Âge, la seconde sur un long XIXe siècle. Six contributions relèvent de l’histoire médiévale : Francesca Pucci Donati, « Ravitaillement en céréales et marché urbain à Bologne au XIIIe siècle » ; Antonella Campanini, « Qualités sous contrôle sur le marché de Bologne (XIIIe-XVIe siècles) » ; Fabien Faugeron, « “Une continuelle foire annuelle” : aménagement, accès et circuits commerciaux du marché vénitien de Rialto à la fin du Moyen Âge » ; Patrick Rambourg, « Bien manger dans le Paris de la fin du Moyen Âge : de la nécessaire nourriture à la bonne nourriture » ; James Davis, « Étrangers et outsiders dans les marchés alimentaires de l’Angleterre du bas Moyen Âge » ; Isabelle Theiller, « Les “frequentans” des marchés hebdomadaires normands à la fin du Moyen Âge. »

    - A tavola nella Roma dei Papi nel Rinascimento, éd. Myriam CHIABÒ, Rome, Roma nel Rinascimento, 2019.

    Le volume offre les actes d’un colloque tenu en 2018 ; il comprend dix contributions qui couvrent les XVe et XVIe siècles. Parmi les sujets traités, on trouve quelques cuisiniers célèbres (Maestro Martino) ou moins connus, l’étude de plusieurs banquets, ainsi que de divers produits alimentaires.

    - Le Banquet. Manger, boire et parler ensemble (XIIe - XVIIe siècles), éd. Bruno LAURIOUX, Agostino PARAVICINI-BAGLIANI et Eva PIBIRI, Florence, Edizioni del Galuzzo, 2018.

    Réunissant les actes d’un colloque qui s’est déroulé à Lausanne en 2015, ce volume explore le banquet médiéval et moderne de façon pluridisciplinaire et dans ses implications sociales, politiques mais aussi culturelles, les prouesses artistiques et la communication sous ses différentes formes y prenant une part prépondérante. La grande majorité des contributions concerne le Moyen Âge et la Renaissance : Jean-Yves Tilliette, « La postérité médiévale du genre philosophico-littéraire du Banquet : quelques hypothèses » ; Agostino Paravicini-Bagliani, « Les festins des papes. Cérémonial et auto-représentation (XIe-XIIIe siècles) » ; Jean-Claude Mühlethaler, « Le banquet à l’épreuve de la satire médiévale et renaissante : du Songe d’Enfer aux Satyres chrestiennes de la cuisine papale » ; Nicolas Bock, « “Edatis et bibatis in regno meo” : repas d’apparat et représentation royale dans la Naples angevine du XIVe siècle » ; Bruno Laurioux, « Écrire ce que manger veut dire : la production documentaire des banquets politiques à la fin du Moyen Âge » ; Cécile Caby, « “Orationes in convivio”. Le banquet humaniste entre rhétorique et pratique sociale » ; Yann Morel, « Le banquet à la cour de Bourgogne au XVe siècle : essai de définition » ; Benjamin Müsegades, « Feasting like it’s 1475. Banquets at German Princely Courts in the Late Middle Ages » ; Thalia Brero, « Soirées festives et vie nocturne à la cour de Savoie » ; « Antonella Campanini, « Narratori di banchetti in Italia tra XV e XVI secolo. Il caso delle nozze Bentivoglio-Este (Bologna 1487) » ; François Quiviger, « Plis, ombres, lumières et mouvements : l’art du pli et ses ramifications aux arts du dessin ».

    - BLAN Noah, Charlemagne’s peaches : a case of early medieval European ecological adaptation, Early Medieval Europe, 27/4, 2019, p. 521-545.

    En croisant les données textuelles et archéobotaniques, l’article affirme que la pêche est « the quintessential Carolingian fruit », et même que « Peaches became the signature fruit of Carolingian imperialism ».

    - BLANC William, « “Le gras, c’est la vie  !” Festins à la cour du roi Arthur », dans Florian BESSON et Justine BRETON (dir.), Kaamelott, un livre d’histoire, Paris, Vendémiaire, 2018, p. 207‑220.

    À partir du cas de la série française Kaamelott, l’article présente une réflexion articulée et documentée sur le « médiévalisme alimentaire » : comment la culture de masse de la fin du XXe et du XXIe siècle représente-elle l’alimentation médiévale, et quel usage les sociétés font-elles de ces représentations ?

    - BOURNS Timothy, « Meat and Taboo in Medieval Scandinavian Law and Literature », Viking and Medieval Scandinavia, 14, 2018, p. 61‑80.

    Études des interdits alimentaires liés à la viande dans le monde scandinave (Islande comprise), principalement au XIIe-XIVe siècles. L’auteur montre qu’en plus du tabou de la chair humaine, un certain nombre de chairs faisaient l’objet de rejets puissants : la viande de cheval tient parmi elles une place importante dans la documentation.

    - BRISVILLE Marianne, « Meat in the Urban Markets of the Medieval Maghrib and al-Andalus. Production, Exchange, and Consumption », Food & History, 16/1, 2018, p. 3-20.

    - « Eating Others : Symbolic and Actual Anthropophagy in Medieval Storytelling », éd. A. SCIANCALEPORE, dossier publié dans les Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 36/2, 2018, p. 331-412.

    Ce dossier, qui porte sur les représentations de l’anthropophagie dans plusieurs textes littéraires italiens et français de la fin du Moyen Âge, comprend une introduction de l’éditrice et quatre articles, tous en anglais : ceux d’A. A. Montanari et de P. Mazzitello explorent le thème du cannibalisme dans plusieurs œuvres italiennes, en particulier dans des romans de chevalerie et de croisade des XIIIe-XVIe siècles ; celui de G. Sorice porte sur le motif du crâne transformé en coupe à boire la chanson de geste Gerbert de Metz, datée de la fin du XIIe siècle ; celui d’A. Heneveld aborde le thème narratif du « cœur mangé » dans le Lai d’Ignaure, du début du XIIIe siècle.

    - Faire son marché au Moyen Âge. Méditerranée occidentale, XIIIe-XVIe siècle, éd. Judicaël PETROWISTE et Mario LAFUENTE GÓMEZ, Madrid, Casa de Velásquez, 2018.

    Cette collection d’articles consacrés à l’histoire de la consommation et de la culturelle matérielle propose quelques études portant sur l’alimentation. On notera en particulier un article de Fabien Faugeron sur le marché des produits alimentaires à Venise et une étude de Judicaël Petrowiste sur l’achat de la viande dans le sud de la France. Mais la plupart des chapitres évoquent la nourriture ou la boisson parmi d’autres produits échangés sur les marchés.
    La publication est disponible en accès libre à l’adresse suivante : https://books.openedition.org/cvz/5318.

    - Forging Communities. Food and Representation in Medieval and Early Modern Southwestern Europe, éd. Montserrat PIERA, Fayetteville, University of Arkansas Press, 2018.

    L’ouvrage porte principalement sur la péninsule ibérique, avec quelques regards sur les régions voisines (monde occitan). Il comprend treize chapitres répartis en trois parties thématiques : "Connexions et transitions entre communautés islamiques, hébraïques et chrétiennes" ; "Choix, idéaux et pratiques alimentaires dans les communautés laïques et monastiques" ; "La nourriture comme fétiche : alimentation, genre et désir sexuel". Les sources abordées vont des livres de cuisine aux œuvres littéraires en passant par les coutumiers monastiques et les traités médicaux.

    - GARCÍA MARSILLA Juan Vicente, « Food in the accounts of a travelling lady : Maria de Luna, queen of Aragon, in 1403 », Journal of Medieval History, 44/5, 2018, p. 569-594.

    Un compte du début du XVe siècle sert à poser, en autres, la question du rapport entre cours et marchés.

    - GAUTIER Alban , « Ele wyxt on treowum : usages et ignorances de l’huile d’olive en Angleterre et dans le nord de l’Europe au haut Moyen Âge », dans Jean-Marie DUVOSQUEL et al. (dir.), Religion, animaux et quotidien au Moyen Âge. Études offertes à Alain Dierkens à l’occasion de son soixante-cinquième anniversaire (Revue belge de philologie et d’histoire, vol. 95), Bruxelles, Le Livre Timperman, 2018, p. 417‑430.

    La présence de l’huile d’olive a fortement reculé dans le nord de l’Europe, et en particulier dans les îles Britanniques, dès la fin de l’Antiquité. Si ses usages liturgiques et une partie de ses usages médicaux se sont maintenus, l’usage alimentaire de l’huile d’olive a pratiquement disparu.

    - GRESSER (Pierre), Les vins de mondit seigneur. Les vins des ducs-comtes de Bourgogne dans le Vignoble jurassien à la fin du Moyen Âge, Lons-le-Saunier, 2019.

    Cet ouvrage richement illustré s’adresse autant à un large public qu’aux spécialistes de l’alimentation médiévale. Exposant sa méthode avec une grande clarté, l’auteur tire parti des données livrées par la belle série des comptes du trésorier de Dole conservés – avec quelques lacunes - entre le milieu du XIVe et la fin du XVe siècle afin d’embrasser l’ensemble des questions relatives à la viticulture et à la viniculture dans le Vignoble jurassien : cadres naturels, composition du domaine comtal, exploitation et travail de la vigne, production des vins, consommation et « économie » du vin. Particulièrement attentif au lexique (matériel vinaire, mesures, toponymie), le travail de Pierre Gresser se veut pionnier et ouvre de vastes perspectives pour des études futures.

    - LAURIOUX Bruno, « La table dans les cérémoniels pontificaux de la fin du Moyen Âge », dans Delphine CARRANGEOT, Bruno LAURIOUX et Vincent PUECH (dir.), Rituels et cérémonies de cour de l’Empire romain à l’âge baroque, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2018, p. 9‑21.

    Une étude des rituels alimentaires (banquets, mais pas seulement) qui se déroulent autour de la personne du pape entre la fin du XIIIe et le début du XVIe siècle. L’article s’attarde plus particulièrement sur la série de repas plus ou moins solennels et festifs qui caractérisent la transition d’un pape à l’autre, depuis les funérailles du pape défunt jusqu’au banquet de couronnement du nouveau pontife.

    - LENDINARA Patrizia, « Il cibo nella letteratura anglosassone : dicotomie alimentari », E|C. Rivista on-line dell’AISS Associazione Italiana di Studi Semiotici, 27, 2019 (article publié en ligne).

    Étude de l’alimentation anglo-saxonne (principalement Xe-XIe s.) à travers quelques grandes oppositions : cru/cuit, clercs/laïcs. L’étude de la consommation d’aliments crus (hreaw) et de ses connotations est particulièrement poussée. Deux cas sont développés plus particulièrement : d’abord les huîtres, puis la viande, pour laquelle la distinction entre chair des quadrupèdes et autres chairs est structurante.

    - MAINLAND Ingrid et BATEY Colleen, « The nature of the feast : commensality and the politics of consumption in Viking Age and Early Medieval Northern Europe », World Archaeology, 50/5, 2018, p. 781-803.

    - MALBOS Lucie Malbos, « Nourrir les marchands et artisans d’Europe du Nord-Ouest (VIIe-Xe siècle). Pratiques et stratégies alimentaires dans les emporia des mers nordiques », Médiévales. Langues, Textes, Histoire, 76, 2019, p. 133‑152.

    L’article explore les conditions d’approvisionnement des ports des mers du Nord (Manche, mer du Nord, mer Baltique) dans le haut Moyen Âge, en s’appuyant sur les sources écrites autant qu’archéologiques. La question de la nature urbaine de cette alimentation est posée : elle participe de la définition même de ces sites.

    - MARASCHI Andrea et TASCA Francesca, « Aux limites de l’hérésie et de la magie. L’ordalie du pain et du fromage », Food & History, 16/1, 2018, p. 49-68.

    - Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge, 131/1, 2019 : « Regards croisés sur les crises médiévales », éd. CÂNDIDO DA SILVA Marcelo et WILKIN Alexis.

    Ce dossier publié dans les MEFRM contient six articles, dont trois traitent des crises alimentaires : Adrien Bayard, Vanessa Bayard-Maret et Gabriel Cordeiro, « Vers une archéologie des crises alimentaires ? » ; Marcelo Cândido da Silva, « Les disettes et les prix des denrées alimentaires à l’époque carolingienne » ; Stef Espeel, « The grain market and preferential trade of large landowners in Flemish cities during the Age of Shocks (1330-1370) ». La conclusion d’A. Wilkin aborde également cette thématique.

    - MOREL Yann, L’alimentation au Moyen Âge, Paris, Jean-Paul Gisserot, 2019.

    Une introduction brève (128 pages) mais dense et de bonne qualité aux divers aspects de l’histoire de l’alimentation en France et en Europe occidentale au Moyen Âge, en particulier dans les trois derniers siècles de la période auxquels sont consacrés cinq chapitres sur six. Les thèmes traités sont la mise en place du système alimentaire médiéval, la différence entre alimentation des villes et des campagnes, les modèles de consommation (chaîne de l’être, humeurs, etc.), la dimension politique et hiérarchique de l’alimentation, la question du goût et enfin l’apparition d’un discours de type gastronomique au XVe siècle.

    - MONTANARI Angelica, Cannibales : Histoire de l’anthropophagie en Occident, Paris, Arkhé, 2018.

    L’ouvrage est le pendant français d’un travail précédemment paru en italien (Il fiero pasto : antropofagie medievali, Bologne, Il Mulino, 2015), et constitue une version retravaillée de la thèse de doctorat de l’auteure. Le propos ne se limite pas (loin de là) au Moyen Âge, mais l’auteure a une formation de médiéviste et revisite certaines sources médiévales, en particulier en ce qui concerne (entre représentations et réalités) les récits de rituels judiciaires (ou para-judiciaires) de vengeance impliquant la consommation de parties du corps de certains individus.

    - PAJIC Milan, « ‘Ale for an Englishman is a natural drink’ : the Dutch and the origins of beer brewing in late medieval England », Journal of Medieval History, 45/3, 2019, p. 285-300.

    S’appuyant principalement sur des sources judiciaires et fiscales, l’article propose une datation plus fine de l’introduction de la bière houblonnée et de son origine géographique en Angleterre. À Londres et dans d’autres villes de l’est de l’Angleterre, la bière se diffuse grâce aux groupes d’étrangers domiciliés (resident aliens), originaires de Hollande et Zélande plutôt que des villes hanséatiques. L’importation de bière commence dans les années 1350, et ses qualités de conservation expliquent qu’elle ait été assez vite adoptée par la Couronne pour l’approvisionnement des armées. La fabrication n’est attestée qu’à partir de l’extrême-fin du XIVe siècle, et beaucoup de brasseurs au début du XVe siècle sont eux-mêmes néerlandais : les importations de bière sont progressivement remplacées par des importations de houblon.

    - PITCHON Véronique, La gastronomie arabe médiévale, entre diététique et plaisir, Paris, Erick Bonnier, 2018.

    Voir le compte-rendu de Marianne Brisville : [ Télécharger PDF - 136.2 ko ] .

    - Pour une histoire des cuisiniers et cuisinières / Towards a History of Cooks, numéro spécial de la revue Food & History, 15/1-2, 2018.

    Ce numéro de la revue Food & History porte sur les praticiens de la cuisine : il comprend une introduction de Florent Quellier et treize articles qui couvrent l’ensemble des périodes canoniques, de l’Antiquité au XXe siècle, dans des aires culturelles variées. Quatre articles sont consacrés à des dossiers portant sur la fin du Moyen Âge ou la Renaissance : « La figure du cuisinier dans les nouvelles du Moyen Âge » (Nelly Labère) ; « Beyond Cooking. The Roles of Chefs in Medieval Court Kitchens of the Islamic East » (Limor Yungman) ; « Être cuisinier dans l’hôtel des ducs de Bourgogne au XVe siècle » (Yann Morel) ; « Le cuisinier entre la plume et le fourneau (Italie, XVe-XVIe siècle) » (Antonella Campanini).

    - PUJOL i HAMELINK Marcel, « Festes, banquets i rituals en la construcció naval catalana de la Baixa Edat Mitjana », Anuario de estudios medievales, 48/2, 2018, p. 871-900.

    Cet article publié en catalan explore la place des rituels, et en particulier du banquet, dans les métiers de la construction navale en Catalogne à la fin du Moyen Âge.

    - PYCHLAU-EZLI Lisa, Essen und Trinken im Mittelalter : Der alimentäre Code in der mittelhochdeutschen Epik, Vienne, Böhlau Verlag, 2018.

    L’ouvrage se penche sur la littérature épique en moyen haut-allemand (Nibelungenlied, Erec, Engelhard, etc. et analyse la représentation de l’alimentation et des banquets comme témoignages d’une culture de cour.

    - Religions et alimentation. Normes alimentaires, organisation sociale et représentations du monde, éd. Rémi GOUNELLE, Anne-Laure ZWILLING, Yves LEHMANN, Turnhout, Brepols, 2019.

    Publication dans le cadre du GIS « Sciences des Religions et Théologie à Strasbourg » (SCIRTHES) qui considère la dimension symbolique de l’alimentation et l’observance des normes et interdits alimentaires en tant qu’inscription dans l’ordre du monde. Introduction de Massimo Montanari, « La chair et l’esprit. Alimentation et religion en Europe » ouvrant quatre parties : « Manger ou ne pas manger », « Que peut on manger ? », « Manger seul ou ensemble ? » et « Les valeurs symboliques de l’alimentation », s’achevant avec une étude iconographique de M. Zeller sur les scènes de repas dans des ouvrages conservés à Strasbourg. L’approche théologique (voire anthropologique) permet de mettre en perspective des rituels alimentaires majeurs (le jeûne, les interdits, la commensalité) des principales religions de l’époque médiévale et ainsi alimenter des réflexions au delà de la chronologie traditionnelle au Ve-XVe siècle. Parmi les contributions : sur l’islam (Éric Geoffroy, Nader Nasiri-Moghaddam, Mohammad Sadegh Zahedi), sur le christianisme (Frédéric Rognon, Nadine Weibel), sur le judaïsme (Günter Stemberger, David Lemler, Laurence Faure), sur l’Extrême-Orient (Marie-Claude Mahias, Nicolas Sihlé).

    - ROWLEY-CONWY Peter, « Zooarchaeology and the Elusive Feast : From Performance to Aftermath », World Archaeology, 50/22, 2018, p. 221‑241.

    Ce petit article offre une réflexion articulée et intelligente sur la nature du feast (banquet ou festin) dans la littérature ethnographique et sur la possibilité de l’identifier à partir des données archéologiques (principalement, mais pas exclusivement, à partir de l’archéozoologie). L’article expose entre autres les critères d’identification et les possibilités de confusion (par ex. avec les traces de consommation routinière de biens de prestige par les élites), puis il propose une typologie des manifestations archéologiques de festins et une réflexion sur les différents types de festins qui peuvent être ainsi repérés.

    - SLAVIN Philip, Experiencing Famine in Fourteenth-Century Britain, Turnhout, Brepols, 2019.

    L’ouvrage se concentre sur une crise de subsistance particulièrement sévère dans les îles Britanniques au début du XIVe siècle : la famine de 1315-1317.

    - WOOLGAR Christopher M., « Medieval food and colour », Journal of Medieval History, 44/1, 2018, p. 1-20.

    L’article montre que les couleurs étaient essentielles dans la cuisine et plus largement l’alimentation de la fin du Moyen Âge. Elles étaient porteuses de nombreuses messages et valeurs : santé (humeurs), connotations morales (une nourriture terne est "morale"), etc. C. M. Woolgar affirme qu’on ne peut pas vraiment parler d’un "système des couleurs" appliqué à l’alimentation, mais il est certain que la couleur jouait un rôle important dans le plaisir de la table à la fin du Moyen Âge.


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