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Texts

  • NOTE : English translation is in progress 

    Mise en garde

    Pour être accessible sur le Net, un texte doit relever du domaine public. Par conséquent l’on trouve presque exclusivement des éditions anciennes. Qui plus est, celles-ci sont généralement reproduites sans apparat critique ni notes, a fortiori sans introduction. Il faut à tout prix refuser de céder à la facilité : il est impératif, lorsqu’on les consulte, de rechercher de quelles éditions « papier » elles sont la copie et de s’informer sur la qualité de ces éditions. Ces investigations ne portent pas toujours de fruit. Le problème se complique pour les traductions puisqu’il faut également tenter d’en apprécier la valeur scientifique après avoir repéré sur quelle édition elle se fonde. Ces questions sont souvent difficiles à résoudre ou ne le sont que partiellement. Deux exemples parmi de nombreux cas :

    - On sait que la traduction italienne de la Vie de saint Benoît par Grégoire le Grand qu’on trouve sur le site Ora, lege et labora a été faite par les Pères bénédictins de Subiaco et a été publiée dans la collection Spiritualità nei secoli (5e éd. 1992), mais sur quelle édition a-t-elle été faite ?

    - La traduction française de la Légende dorée présente sur le site de l’abbaye Saint-Benoît de Port-Valais (Suisse) pose le même problème : on connaît son origine (trad. J.-B M. Roze, 1902), mais non l’édition qui lui a servi de support.

    - Quant à l’édition de la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère sur le site Intra Text Digital Library, elle comporte cet avertissement éloquent : « The electronic transcription of this text, available on several Web sites, has been amended and fully integrated by the IntraText editorial staff. » On n’en saura pas davantage… (NB : il convient en tout cas de comparer le texte avec l’édition de J. Fontaine dans la collection Sources chrétiennes).

    À retenir : même lorsqu’une édition mise en ligne est de valeur, il est toutefois indispensable de se reporter à la version imprimée pour prendre connaissance de l’introduction scientifique de l’éditeur et de l’apparat critique.

    Quelques sites … tout de même

    - Les sites « généralistes », qui ont pour objectif de constituer une bibliothèque virtuelle et qui sont décrits sur la page Latin médiéval de Ménestrel par Caroline Heid, présentent souvent, en matière hagiographique, des éditions identiques (parfois identifiées sur un site et pas sur l’autre !) ou renvoient l’un à l’autre ; les éditions sont parfois accompagnées d’une traduction anglaise :

    • Se présentant comme un projet de bibliothèque virtuelle de niveau scientifique dont une partie est consacrée à la latinité, classique, chrétienne et médiévale, l’Intra Text Digital Library n’est pourtant pas toujours en mesure d’identifier l’édition à partir de laquelle le texte a été numérisé, comme on l’a signalé dans la mise en garde, ou renvoie à un autre site aussi imprécis, mais elle fournit des concordances et des statistiques intéressantes : à qualité d’édition égale, le site est donc à privilégier. Il n’y a pour l’instant - la bibliothèque se développe d’année en année - que quelques textes hagiographiques (entre autres une vingtaine d’extraits de la Légende dorée).
    • Le site Corpus scriptorum latinorum. A digital library of latin literature propose des éditions numérisées (parfois avec traduction anglaise) plus ou moins convenablement identifiées selon qu’elles se trouvent sur le site même ou que le lien renvoie vers un autre site : parmi celles-ci, relevons la Vita quinque sanctorum abbatum de Bède le Vénérable (reprise par l’Intra Text Digital Library) .
    • La Bibliotheca augustana recèle peu d’œuvres hagiographiques (éditions bien identifiées) : notons la Vita Cuthberti metrica de Bède le Vénérable, la Vita Vedastis episcopi d’Alcuin (texte de la PL), la Vita Agnetis Bohemiensis anonyme.
    • The Latin Library fournit quelques textes hagiographiques latins, dont les éditions ne sont pas identifiées : à utiliser donc en dernier recours et avec beaucoup de précautions.

    - les sites plus spécialisés :

    • Documenta catholica omnia dont l’objectif est de fournir, en langue originale et en traduction, tout document issu de l’Église catholique : on y trouve toute la Patrologie de Migne, presque tous les Acta Sanctorum, 3 volumes des Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti de Mabillon et d’Achery, la Veterum scriptorum et monumentorum … amplissima collectio de E. Martène et U. Durand, Paris, 1724-1733, 9 vol., des volumes des MGH, etc. Un index, chronologique ou alphabétique, de tous les auteurs avec un lien vers leurs œuvres permet de retrouver commodément les textes.
    • Saint’s Lives de Paul Halsall (Internet Medieval Sourcebook), destiné en premier lieu aux étudiants et chercheurs anglophones, privilégie les traductions anglaises.
    • Tout aussi sérieux dans la mention de ses sources, l’ALIM (Archivio della latinità italiana del Medioevo), en cours d’élaboration, vise à mettre en libre consultation sur Internet et sur CD-Rom tous les textes composés en Italie au Moyen Âge et écrits en latin. La première phase de ce programme de recherche en cours concerne la période du XIe au XIIIe siècle. Parmi les textes hagiographiques, notons la Vita Iohannis Gualberti, la Passio Arialdi, la Legenda S. Clarae virginis, la Legenda versificata S. Clarae Assisiensis, la Vita et passio S. Christinae virginis et martyris d’Alfan, archevêque de Salerne, les Sermo de virtute et Sermo de transitu Sancti Constantii.

    - les grandes collections en ligne : certains sites sont payants car, en plus de mettre le texte à la disposition du chercheur, ils l’ont transformé en base de données qu’il est possible d’interroger suivant plusieurs critères :

    • La base de données (payante) Library of Latin texts (Brepolis) intègre des éditions souvent récentes - beaucoup proviennent du Corpus Christianorum - de textes de toute la latinité ; celles-ci sont accompagnées d’une information très complète, malheureusement pas de leur apparat critique. Cet outil est absolument remarquable pour l’identification de sources bibliques et littéraires.
    • Les Monumenta Germaniae historica ont mis en ligne (en mode image, donc y compris introduction et apparat critique) la série Scriptores riche en textes hagiographiques ; les MGH sont aussi accessibles sous forme de base de données (sans introduction ni apparat critique) sur le site Brepolis (payant).
    • La Patrologie latine, également riche en textes hagiographiques, est accessible sur le net (avec un moteur de recherche), moyennant abonnement annuel. En mode image elle se trouve sur le site Documenta catholica omnia.
    • L’accès en ligne aux Acta sanctorum est également payant. Un grand nombre de volumes est accessible sur Documenta catholica omnia en mode image (il faut télécharger tout le volume) ou sur Patristique.org (qui renvoie à la numérisation faite par la BNF, qui permet le téléchargement d’une sélection).

    - les sites particuliers :

    • L’atelier Vincent de Beauvais (ARTEM, Nancy) a créé quatre bases de données relatives au Speculum maius : le texte de référence pour le Speculum historiale, qui contient de nombreux textes hagiographiques, est celui du manuscrit Douai 797. La base de données permet plusieurs sortes de requêtes.
    • De grande valeur scientifique, issu des recherches menées par Joseph Reisdörfer (professeur à l’athénée grand-ducal de Luxembourg et professeur associé à l’Université du Luxembourg) dans le cadre de sa thèse de doctorat, le site Vita Sancte Eufrosine est consacré à la vie latine de sainte Euphrosyne (BHL 2722) : on y trouve l’édition critique du texte, complétée par une concordance et un lexique, et accompagnée d’une substantielle introduction (avec bibliographie et renvois à d’autres sites). Sont accessibles également : les fac-similés numérisés des manuscrits (Montpellier, Bib. interuniversitaire, Fac. Médecine H55 fol. 139r-142v ; Rouen, Bib. mun. U3 f. 16r-16v ; Valenciennes, Bib. mun. 168 f. 211r-212v).
    • Le site Sancti Bernardi Claraevallensis opera omnia offre les quatre volumes de la Patrologie consacrée à Bernard de Clairvaux, plus facilement accessibles que sur Documenta Catholica Omnia : le volume 185 comprend les Vitae Bernardi.
    • L’abbaye Saint-Benoît de Port-Valais a numérisé des traductions françaises bien identifiées de la Règle de saint Benoît, du chapitre II des Dialogues de Grégoire le Grand consacré à Benoît, de la Légende dorée et de toute l’œuvre de Bernard de Clairvaux, y compris ses Vies. Elle fournit également des Vies de saints jurassiens extraites des Acta sanctorum (texte latin et traduction française).
    • Le site de Daniel Woods (University College Cork, Irlande), The Military Martyrs, présente une liste des saints militaires de l’antiquité chrétienne et des débuts du moyen âge ainsi qu’une traduction anglaise de leurs vies avec identification du texte latin (référence à la BHL).

    - sur Gallica :

    De nombreuses éditions anciennes : les t. I, II et V des Acta sanctorum ordinis Sancti Benedicti de L. d’Achery et Mabillon, le t. IV de novembre (9 et 10 novembre) des Acta sanctorum, la Bibliotheca cluniacensis (éd. de 1614 dans la réimpression de Mâcon, 1915) qui offre des textes hagiographiques clunisiens, le Catalogus sanctorum de Pierre des Noëls (reproduction de l’édition de Lyon, 1519), la Légende dorée de Jacques de Voragine (reproduction de l’édition de 1495), le Speculum vitae beati Francisci et sociorum eius (reproduction de l’édition de Venise, 1504)…

    Ressources complémentaires

    Quelques ressources sur le Net peuvent intéresser les chercheurs en hagiographie médiolatine, en suivant toutefois les mêmes principes de précaution que ceux évoqués plus haut :

    - la Vulgate latine est présente sur plusieurs sites, entre autres sur Bible Gateway qui utilise apparemment, bien que cela ne soit pas clairement explicité, l’édition de Fischer-Weber. Voir aussi la page Histoire religieuse de M.-A. Polo de Beaulieu.

    - Le site de l’ordre bénédictin (The Order of Saint Benedict) renvoie aux sites qui mettent à disposition la règle de saint Benoît en latin et en langues modernes.

    Anne-Marie BULTOT-VERLEYSEN , 24 janvier 2013
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