Site Ménestrel

Médiévistes sur le net : sources, travaux et références en ligne

Accueil > Thèmes et disciplines > Jonas > Au Moyen Âge > Images

Au Moyen Âge

  • Textes latins

    Jonas (avec le poisson ou à Ninive) est un motif récurrent dans les textes religieux médiévaux. Il est souvent cité, mais ses aventures sont rarement commentées dans le détail.

    -  Jonas, un conte théologique, Anne-Catherine Avril, Frédéric Boyer, Gilbert Dahan et Lucile Villey dir., Paris, Cerf, 2000 (Cahiers Évangiles, supplément, 110)

    Pour commencer à recenser les textes médiévaux qui commentent le livre biblique, on consultera avec profit le numéro des Cahiers Évangile sur Jonas, qui donne les principales références de l’Antiquité à nos jours. L’essentiel du propos est consacré aux textes religieux chrétiens, mais quelques pages portent également sur les textes littéraires et les religions juive et musulmane.
    Pour des recherches sur un autre livre biblique, on pourra utiliser également ce périodique, qu’on trouve plus facilement dans une bibliothèque diocésaine, un établissement religieux ou un centre de documentation spécialisé dans les sciences religieuses que dans une bibliothèque universitaire classique.
    NB : pour les périodiques, le SUDOC recense les localisations dans toutes les bibliothèques ouvertes au public (qu’elles relèvent de l’enseignement supérieur ou non).
    La liste thématique des numéros des Cahiers Évangile permet de constater que, sur les quatre grands prophètes, seul Daniel n’a pas encore été traité ; parmi les petits, on trouve, outre Jonas, un numéro sur Amos et Osée.

    - Saint Jérôme, Commentaire sur Jonas, Yves-Marie Duval éd., Paris, Cerf, 1985 (Sources chrétiennes, 323).

    Vu l’influence du texte de Jérôme sur les commentaires et sermons médiévaux, il est fortement recommandé de lire l’édition critique réalisée et commentée par Yves-Marie Duval, qui propose également dans cet ouvrage une traduction en français. Cette publication vient prolonger les travaux de Paul Antin (édition et traduction) parus aux Sources chrétiennes (43) en 1954 (à partir d’un texte de Vallarsi datant de 1768, repris par Migne dans la Patrologie latine) et ceux de M. Adriaen publiés dans le Corpus christianorum (CCL, 76) en 1969.
    Plusieurs recensions, fort utiles, ont été publiées, qui expliquent les choix et les apports de l’édition d’Yves-Marie Duval :
    - celle d’Hervé Savon dans L’Antiquité classique n 1988 (p. 441-444)
    - celle, courte, de Pierre Nautin dans la Revue de l’histoire des religions en 1987 (p. 304-305)
    - celle de G. J. M. Bartelink dans Vigiliae Christianae en 1988 (t. 42, 1), aux pages 92-94.

    Il est par ailleurs recommandé de compléter la lecture de cette édition par celle d’une autre étude du même auteur, présentée ici, Le livre de Jonas dans littérature chrétienne grecque et latine.

    - Le Glose ordinaire du Livre de Jonas

    Très marquée par les travaux de saint Jérôme, elle a ensuite fortement influencé les commentaires et sermons médiévaux évoquant le prophète.
    Pour consulter la Glose ordinaire, on peut utiliser
    - l’édition papier en quatre volumes, qui est le facsimilé d’un incunable : Biblia latina cum glossa ordinaria, Facsimile reprint of the Editio Princeps Adolph Rusch of Strassburg 1480/1481, Turnhout, Brepols, 1992
    - les quatre tomes (en mode texte) de cet incunable accessibles en ligne sur la bibliothèque virtuelle historique de la Universitäts- und Forschungsbibliothek Erfurt/Gotha : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4
    - l’édition en mode texte (dont le contenu est interrogeable) de cet incunable, en cours sur le site gloss-e de l’IRHT ; l’édition du livre de Jonas a été réalisée par Martin Morard en 2012
    - la Library of Latin texts, dont l’accès est payant (gratuit à partir de certaines bibliothèques abonnées) ; mais une petite partie seulement de la Glose ordinaire s’y trouve (celle sur le Cantique des cantiques)

    NB : La Glose ordinaire ayant eu une influence considérable, il est nécessaire, pour toute étude d’un motif biblique, de la lire. Nous recommandons de consulter au préalable l’article « De l’usage des commentaires bibliques (chrétienté latine) en Histoire médiévale » de Sumi Shimahara dans la collection Ménestrel « De l’usage de... ».

    - Bases de données

    Pour poursuivre une enquête dans les textes en latin, religieux ou profanes, plusieurs bases de données peuvent être utilisées, toutes décrites dans le module « Sources et ressources » de Ménestrel :

    Elles sont toutes décrites, que ce soit pour leur contenu ou pour leurs fonctionnalités, dans les pages Corpus de textes du Module Sources et ressources de Ménestrel : le lien fait ci-dessus à partir de chacune de ces ressources renvoie vers leur description.

    NB : Penser à utiliser les troncatures et caractères de remplacement, fort utiles pour chercher les différents graphies des noms Jonas et Ninive, des mots cetus et piscis et de leurs variantes déclinées (Ionas/Jonas/Ionam/Jonam/Ionae/Jonae/Ione/Jone/Iona/Jona ; Ninive/Niniue/Ninivem/Niniuem ; cetus/coetus/cetum/coetum/ceti/coeti/ceto/coeto ; piscis/piscem/pisce/pisci).

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 5 janvier 2018 | 16 mars 2017
    Haut de page
  • Textes en langues vernaculaires

    Alors que les textes religieux en latin n’utilisent jamais le terme de balena (une seule exception a été trouvée chez Sigebert de Gembloux), apparaissent, au XIIe siècle, dans les textes vernaculaires, profanes et religieux, les termes de baleine pour le français, Wal pour l’allemand ou de Whale pour l’anglais. Pour comprendre comment et pourquoi, il est utile de pouvoir interroger des bases de textes en langues vernaculaires. Mais celles-ci sont rares et n’existent pas pour toutes les langues.

    On pourra utiliser toutefois :
    -  les Corpus de littérature française (Garnier numérique), pour le Moyen Âge (langue d’oil) ou pour la littérature narrative

    Ces deux bases, dont l’utilisation et le fonctionnement sont décrits dans le module Sources et Ressources, utilisent des éditions souvent anciennes. Mais, vu la variété de graphies (baleine ou baleine ou balleine ; Jonas ou Ionas), l’existence d’une recherche avec caractères de remplacement / par troncature facilite l’interrogation du corpus.


    -  le Corpus of Middle English Prose and Verse

    Bien qu’il n’ait pas été émis à jour depuis plus de dix ans, ce corpus, en libre-accès sur Internet et muni d’une interface de recherche assez sophistiquée (caractères de remplacement), permet une enquête dans le corpus en moyen-anglais. Son fonctionnement est décrit dans les Corpus de textes du Module Sources et ressources.

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 23 mars 2017 | 16 mars 2017
    Haut de page
  • Images

    Les grandes bases d’images, en particulier celles qui contiennent un mode d’interrogation par l’iconographie (malgré les limites liées au caractère parfois subjectif de l’indexation), sont très utiles pour recenser les différentes occurrences des représentations figurées de Jonas. Elles sont pour un part décrites dans le Module Thèmes et disciplines, dans les rubriques Enluminures et Art du vitrail.

    On signalera tout particulièrement :

    • l’Index of Christian Art de Princeton, malheureusement d’accès payant, que l’on ne trouve que dans quelques bibliothèques françaises (avec toutefois un accès distant pour les lecteurs), en particulier celle de l’Institut national d’histoire de l’art
    • pour les enluminures conservées en France, la base Mandragore de la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux et la base Enluminures ;
    • pour les œuvres conservées en Allemagne, la base Fotomarburg. De nombreuses reproductions sont de piètre qualité, mais l’interface d’interrogation a été beaucoup améliorée dernièrement.

    On consultera avec profit également, pour les manuscrits, le recensement critique proposé par Amandine Postec des catalogues de manuscrits (parfois accompagnés de reproductions), ainsi que les bibliothèques numériques et virtuelles, accessibles dans le Module Sources et ressources.

    Tous ces outils en ligne ne doivent pas pour autant dispenser le chercheur de consulter encore les nombreux catalogues papier (vitraux, enluminures, etc.), qui permettent de découvrir des images non encore numérisées.

    On peut aussi faire de belles découvertes dans les grandes bases d’images, telles que Flickr ou Wikimedia commons. Rappelons également que la fonctionnalité « Recherche par image » (l’icône Appareil photo dans le bandeau de recherche) dans Google Images permet de chercher des images semblables.

    Anne-Sophie TRAINEAU-DUROZOY, 20 octobre 2017 | 16 mars 2017
    Haut de page

  • Notes et adresses des liens référencés



Notes et adresses des liens référencés

rss | Retrouvez Ménestrel sur Twitter | Retrouvez Ménestrel sur Facebook | Plan du site | Derniers articles | Espace privé | Mentions légales | Qui sommes-nous? | ISSN : 2270-8928