NOTE : English translation is in progress
Le paysage universitaire espagnol est ancien et en cours de rénovation (application du système LMD). Aussi les cursus en Histoire ne correspondent-ils pas tout à fait au cursus français : pour faire une licence d’Histoire, un étudiant espagnol y consacre à présent 5 années, 4 prochainement, et sans doute cette durée sera-t-elle encore réduite à l’avenir, au nom de la convergence européenne.
En Espagne, les logiques régionales donnent au paysage universitaire un caractère déconcentré, d’autant plus qu’il n’existe pas de système national de concours susceptible de donner une homogénéité minimale aux contenus dispensés. De plus, ces mêmes logiques régionales, héritières de logiques territoriales, identitaires et nationales anciennes, donnent lieu à des spécialisation dont le résultat est un certain cloisonnement des études en Histoire. Il sera ainsi plus difficile à un doctorant de Madrid de faire une thèse sur la Catalogne, et plus difficile à un étudiant catalan de faire une thèse sur Al-Andalus.
L’université n’est pas le seul lieu de production de la recherche. Il existe en Espagne une structure semblable au CNRS, le Centro Superior de Investigaciones Cientificas.
Enfin, quelques institutions étrangères jouent un rôle particulièrement important dans l’animation de la recherche et le soutien apporté aux étudiants en thèse. Pour la France, il s’agit de l’École des Hautes Études Hispaniques (Casa de Velazquez), qui dispose d’une importante bibliothèque, propose des bourses et accueille chaque année des membres en histoire antique, médiévale, moderne et contemporaine.
Bientôt, d’autres articles viendront compléter cette page sur les recherches, l’enseignement et les recources concernant les études médiévales en Espagne.