Gothic ivories project est un projet de recherche initié par le Courtauld Institute of Art, et réalisé par Catherine Yvard, sous la direction du Professeur John Lowden, avec pour objectif la création d’une base de données répertoriant tous les ivoires gothiques conservés dans les principaux musées d’Europe, sur le modèle de l’ouvrage Les Ivoires gothiques français que Raymond Koechlin avait publié en 1924.
Cette base, dont le point de départ est constitué par les ressources photographiques de la Conway Library, est destinée à fournir un outil à même de susciter et de faciliter les recherches sur ce type d’œuvre.
Dans l’état actuel le site propose plus de 2989 clichés d’environs 1115 pièces, provenant de 112 institutions internationales. Il faut d’abord s’enregistrer gratuitement, ce qui permet ensuite de procéder à la consultation du site. La page d’accueil décrit très bien toutes les possibilités offertes par le site (notamment une excellente bibliographie thématique) La navigation est fluide grâce au menu principale qui offre la possibilité de personnaliser son interface par la création notamment de fichiers et d’historiques des recherches. On peu aussi procéder à une recherche thématique suffisamment large pour une première approche générale efficace. La recherche directe par mot-clefs et alphabétique n’étant pas encore disponibles. Il existe néanmoins une possibilité de recherche rapide au moyen d’un opérateur boléen. Ainsi qu’une page de recherche avancée multicritères. Enfin, le site propose également un forum de discussion où les utilisateurs peuvent échanger informations et impressions entre eux et avec les administratrice du site.
L’ivoire au Musée national du Moyen Âge, dit Musée Cluny
L’ivoire est bien représenté dans les collections du musée, principalement dans la salle des sculptures romanes, dans les vitrines placées sur le mur de gauche en y entrant. Les pièces sont très variées ; on trouve notamment plusieurs plats de reliure et diptyques consulaires, la fameuse figure d’applique dite Ariane et son cortège, des pyxides, des jetons de tric trac, etc.
Des liens vers des présentations générales de ces pièces sont proposés : Antiquité et Haut Moyen Âge, Monde roman, Orfèvrerie et ivoires et La vie quotidienne au Moyen Âge.
Parmi les œuvres présentées, les ivoires sont (dans l’ordre d’apparition sur le site) :
Antiquité et Haut Moyen Âge :
un feuillet d’un diptyque du consul Areobindus (Constantinople, 506) ;
un plat de reliure du couronnement d’Otton II et de Théophano (Empire Ottonien, 982-983) ;
le groupe d’applique figurant Ariane et son cortège (Constantinople, première moitié du VIe siècle) ;
une plaque de reliure de la Crucifixion (Rhénanie, fin Xe - déb. XIe siècle).
Monde roman :
un Olifant provenant de l’abbaye de Saint-Arnoul de Metz (Italie du sud, fin XIe-début XIIe siècle) ;
un crosseron (Angleterre, vers 1120-1130).
Orfèvrerie et ivoires :
une Vierge à l’Enfant (Paris, vers 1250-1260) ;
un triptyque de la Vierge glorieuse (Paris, fin du XIIIe siècle) ;
un feuillet d’un diptyque de l’Adoration des Mages (Paris, 2e quart du XIVe siècle) ;
une reine de jeu d’échecs ou reliquaire (?) (Est de la France, dernier quart du XIe siècle) ;
une valve de miroir (Paris, vers 1300) ;
une plaque montrant la Dormition de la Vierge (Paris, deuxième quart du XIVe siècle) ;
une plaque montrant le Couronnement de la Vierge (Paris, premier tiers du XIVe siècle) ;
un coffret de mariage (Paris, vers 1300 - 1310).
La vie quotidienne au Moyen Âge :
des valves de boîte à miroir : scènes courtoises (Paris, première moitié du XIVe siècle) ;
un pion de tric-trac avec un combat d’hommes et de dragons (Europe du Nord, vers 1150).
Notons aussi que la courte introduction de la page Orfèvrerie et ivoires dit quelques mots sur l’ivoire dans le second paragraphe du texte.