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Discours et normes culturelles

  • Présentation

    L’alimentation est aussi objet de discours. C’est en particulier le cas des nombreuses normes édictées au sujet de ce qu’il est bon ou non de manger et de boire, dans quelles circonstances et selon quelles modalités.

    Ainsi, les interdits alimentaires, absolus (comme l’est celui de l’anthropophagie) ou temporaires (comme dans le cas des interdits de Carême) ont-ils pu être étudiés. On peut aussi penser à toutes sortes de discours plus ou moins normatifs sur l’alimentation : on trouve ainsi à la fin du Moyen Âge un discours sur la répartition des goûts, thème qui rejoint par de nombreux aspects le discours médical, que nous traitons à part ; un discours moral et/ou religieux sur la nourriture ; un discours sur les manières de table ; un discours de type gastronomique, particulièrement développé en Italie à la charnière de la Renaissance ; sans oublier bien entendu le discours littéraire, évidemment très présent en ces temps qui précèdent l’œuvre de François Rabelais.

    Nous rangeons par ailleurs dans cette rubrique divers ouvrages difficilement classables mais qui envisagent l’alimentation sous un angle plus ou moins « culturel », ainsi que les travaux iconographiques.

    Alban GAUTIER, Bruno LAURIOUX, Yann MOREL, 4 février 2011 | 5 février 2009
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  • Parutions récentes depuis 2001

    - BADET Muriel, « Piero di Cosimo : d’une iconographie à l’autre. Rapt, repas de noces et pique-nique pour l’Enlèvement d’Hippodamie », Food & History, 4/1, daté 2006, paru en 2007, p. 147-167

    Sur un thème iconographique de la fin du Quattrocento.

    - Banquets et convivialité. Actes du Colloque international des 3, 4 et 5 mars 2010 à la Maison de la Culture d’Amiens, D. Buschinger éd., Amiens, Université de Picardie-Jules Verne, 2010 (coll. Médiévales, vol. 48)

    Ce volume rassemble vingt-quatre études autour du vaste thème du repas convivial, dont une petite moitié concerne le Moyen Âge. Les approches sont assez diverses : histoire, littérature, histoire de l’art, mais la grande majorité des contributions concernent les textes littéraires. Malgré l’intérêt de plusieurs articles, la qualité matérielle de ce volume est malheureusement assez médiocre : les textes, classés dans l’ordre alphabétique de leurs auteurs, sont imprimés en tout petits caractères, les coquilles sont nombreuses et, de manière générale, le travail éditorial est resté minimal.

    Les contributions concernant le Moyen Âge sont : Josseline Bidart, « Les scènes de banquet dans Sir Gawain and the Green Knight ou la fausse convivialité » (p. 14-21) ; Anne Galesowski, « Les banquets du prince Vladimir dans les épopées russes » (p. 62-74) ; Marc Loison, « Les arts de la table : allégorie, satire et jeu littéraire dans le Songe d’Enfer de Raoul de Houdenc » (p. 75-82) ; Christine Martineau-Génieys, « Banquets (conviviaux… et un peu plus) dans l’œuvre de François Villon » (p. 83-93) ; Patrizia Mazzadi, « Banquet et convivialité autour du paon » (p. 94-100) ; Emmanuelle Raga, « La table monastique. Enjeux de la commensalité pour le cénobitisme du haut Moyen Âge » (p. 118-123) ; Carlo Saccone, « Vino, efebi e apostasia al banchetto del Signore. Note sul Canzionere (Divan) del poeta persiano Hafez di Shiraz (XIV sec.) » (p. 133-146) ; Max Siller, « Festmahl, Geselligkeit, Dichtung. Mediävisitisch-literatursoziologische Anmerkungen » (p. 147-156) ; Irma Trattner, « Repräsentative Tischkultur im Bild » (p. 163-172) ; Martine Yvernault, « Bonnes manières et dessous de table : The Boke of Nurture de John Russell » (p. 179-187).

    - BARIL Agnès, « De l’intempérance alimentaire à l’abstinence : contribution à l’étude du péché de Perceval dans le Conte du Graal », Cahiers de civilisation médiévale, 50, 2007, p. 313-334.

    Une étude du Conte du Graal de Chrétien de Troyes, qui met en relation les attitudes du héros Perceval face à la nourriture et les pratiques de dévotion de la fin du XIIe siècle : pratiques de jeûne, lien entre péché et nourriture, etc. L’auteure met ainsi en lumière, à travers le cas du rapport à la nourriture, la dimension catéchétique et de savoir-vivre de l’œuvre.

    - BECKER Karin, Le Lyrisme d’Eustache Deschamps. Entre poésie et pragmatisme, Paris, Classiques Garnier, 2012.

    Eustache Deschamps (v. 1340–1404) a laissé une immense production poétique, à travers laquelle il traite une grande variété de sujets. Au sein de cette œuvre encyclopédique, ses poèmes « pragmatiques », consacrés aux problèmes de la vie courante, abordent des questions médicales, diététiques, culinaires, domestiques, etc.

    Voir le compte-rendu de Nelly Labère : [ Télécharger PDF - 89 ko ]

    - BENRUBI David-Jonathan, « Représentations de la table et de la commensalité (1150-1350) dans la moitié septentrionale de la France, l’Angleterre et les Pays-Bas », thèse inédite de l’École des Chartes, 2008.

    L’étude est menée à partir d’un corpus de textes et surtout d’images. On peut consulter le résumé de la thèse sur le site de l’École des Chartes.

    - BENRUBI David-Jonathan, « Ni table, ni dais : qu’est-ce qu’un dois ? », Romania, t. 128, 2010, p. 428-451.

    Auteur d’une thèse de l’École des Chartes consacrée aux « Représentations de la table et de la commensalité 1150-1350 », D.-J. Benrubi convoque dans cet article des sources littéraires, lexicographiques et iconographiques afin de percer le sens du terme « dois », rencontré dans la littérature française dans la brève période 1150-1250. Ni une simple table, ni un dais au sens actuel (qui émerge au cours du XIVe siècle), le « dois » désigne à la fois un espace et un objet (un genre de table inamovible et surélevée, aux pieds fixes), non strictement dévolus à la commensalité, qui manifestent, réellement et symboliquement, la stabilité et l’autorité de celui qui s’y installe.

    - BENRUBI David-Jonathan, « La Cène et les autres festins : brèves remarques sur l’iconographie des repas sacrés et profanes », dans Thèmes religieux et thèmes profanes dans l’image médiévale : transferts, emprunts, oppositions, Christian HECK éd., Turnhout, Brepols, 2013, p. 89-107.

    À travers l’étude d’un important corpus de 720 images des années 1150-1350, l’article se penche sur les représentations de la commensalité dans les scènes tirées de l’Écriture (en particulier la Cène) et dans celles illustrant les textes historiques et de fiction (en particulier arthuriens). L’auteur étudie les ressemblances et les différences entre les deux types d’images, et observe une certaine réticence à la représentations des repas sacrés, symétrique d’un succès croissant des images de repas profanes.

    - BOUDIER Valérie, La cuisine du peintre. Scène de genre et nourriture du Cinquecento, Rennes, PUR (Collection "Tables des hommes"), 2010.

    L’ouvrage analyse les liens entre peinture et nourriture dans l’art italien du Cinquecento (XVIe siècle). La production picturale est confrontée à une grande diversité de textes : ouvrages littéraires, théâtre, traités de diététiques, livres de cuisine et textes relatifs à la théorie des humeurs. Voir le compte-rendu de Nelly Labère : [ Télécharger PDF - 63.6 ko ] .

    - BURNETT Charles, « Sapores sunt octo : the Medieval Latin Terminology for the Eight Flavours », Micrologus, 10, 2002, p. 99-112.

    - CAMPANINI Antonella et MARION Christophe, « Des femmes à la nourriture (et vice-versa) », Food & History, 4/1, daté 2006, paru en 2007, p. 331-344.

    Cet article se présente comme un long compte-rendu de deux livres italiens parus en 2003 et 2005 et ayant pour thème commun les femmes et la nourriture : M. G. Muzzarelli, Donne e cibo. Una relazione nella storia, Milan, 2003 ; et M. G. Muzzarelli et L. Re (éd.), Il cibo et les donne nella cultura e nella storia. Prospettive interdisciplinari, Bologne, 2005. Dans ces deux ouvrages, les contributions de M. G. Muzzarelli portent sur des textes du Moyen Âge central : le Pénitentiel de Burchard de Worms et les VII Livres de Physique d’Hildegarde de Bingen.

    - CASAGRANDE Carla, VECCHIO Silvana, Histoire des péchés capitaux au Moyen Âge, Paris, Aubier (Collection historique), 2003 (trad. de l’italien, I sette vizi capitali : Storia dei pecati nel Medioevo, Turin, 2000).

    Voir notre compte-rendu : [ Télécharger PDF - 48.8 ko ]

    - Chaire, chair et bonne chère. En hommage à Paul Bretel, éd. Françoise MIGNON et Michel ADROHER, Perpignan, Presses de l’Université de Perpignan, 2014.

    Voir le compte-rendu de Nelly Labère : [ Télécharger PDF - 91.2 ko ] .

    - COOPER ROMPATO Christine F., « Stuck in Chichevache’s Maw : Digesting the Example of (Im)patient Griselda in John Lydgate’s “A Mumming at Hertford” and “Bycorne and Cychevache” », dans At the Table. Metaphorical and Material Cultures of Food in Medieval and Early Modern Europe, T. J. Tomasik et J. M. Vitullo éd., Turnhout, Brepols (Arizona Studies in the Middle Ages and Renaissance, 18), 2007, p. 73-92

    L’article étudie les métaphores alimentaires ou culinaires dans deux poèmes de John Lydgate, un poète chaucérien de la première moitié du XVe siècle.

    - DE CASTRO Teresa, « El gusto alimentario en la doctrina moral de la iglesia en la baja edad media según Hernando de Talavero », Micrologus, 10, 2002, p. 379-399.

    - CONSTABLE Olivia Remie, « Food and meaning : Christian understandings of Muslim food and food ways in Spain, 1250–1550 », Viator, 44/3, 2013, p. 199-235.

    À partir d’exemples ibériques (entre autres les critiques faites au roi de Castille Henri IV, accusé de manger comme un musulman), l’article explore le regard chrétien sur les aliments perçus comme musulmans, sur la possibilité ou non de manger avec des musulmans, ou encore sur la pratique consistant à manger accroupi. Au cours de la période étudiée, on observe que les pratiques alimentaires deviennent de plus en plus un critère permettant de définir l’altérité religieuse.

    - Le corps du gourmand. D’Héraclès à Alexandre le Bienheureux, Karine KARILA-COHEN et Florent QUELLIER éd., Rennes/Tours, Presses universitaires de Rennes/Presses universitaires François Rabelais, 2012 (coll. « Tables des Hommes »).

    Un volume d’une grande unité thématique, qui propose quinze contributions de qualité, dont trois portent sur le Moyen Âge. Les articles sont répartis en quatre thèmes : « Signature anatomique du gourmand », « Corpulence du gourmand », « Un corps (dé)réglé », « Le corps du gourmand comme métaphore politique ». Nous indiquons ci-dessous les titres des contributions abordant entièrement ou en partie le Moyen Âge : Karine KARILA-COHEN et Florent QUELLIER, « Introduction » (p. 9-19) ; Massimo MONTANARI et Ilaria PROSPERI, « Entre le ventre et la gueule, dans la culture médiévale » (p. 37-55) ; Danièle ALEXANDRE-BIDON, « Trop gourmand ? Le corps obèse dans l’iconographie médiévale » (p. 133-144) ; Isabelle ROSÉ, « Le moine glouton et son corps dans les discours cénobitiques réformateurs (début du IXe siècle-début du XIIIe siècle) » (p. 191-219) ; Bruno LAURIOUX, « Conclusions : une histoire du corps du gourmand » (p. 299-306).

    - DELSOUILLER Marlène, « Trop boire et trop manger. L’iconographie de la gloutonnerie
    dans l’enluminure des XIVe et XVe siècles », dans Représentations et alimentation : Arts et pratiques alimentaires, éd. Dominique POULOT, Paris, CTHS, 2015.

    Article présenté lors du 138e congrès du CTHS (Rennes 2013), « Se nourrir. Pratiques et stratégies alimentaires ». Édition en ligne disponible sur le site du CTHS.

    - Être à table au Moyen Âge, Nelly Labère éd., Madrid, Collection de la Casa de Velázquez, n° 115, 2010.

    CR dans Food & History, 10/1 (2012), p. 215-218 (P. Ramboug). Voir aussi notre compte-rendu : [ Télécharger PDF - 75.6 ko ]

    - ETTING Vivian, The Story of the Drinking Horn. Drinking Culture in Scandinavia during the Middle Ages, Copenhague, The National Museum of Denmark (Studies in Archaeology and History, n˚ 21), 2013.

    Une étude exhaustive et richement illustrée sur la corne à boire comme objet culturel dans les pays du Nord de l’Europe. L’ouvrage est organisé en quatre parties : 1/ Étude des cornes à boire dans les sociétés de l’Âge du Fer et de l’époque viking, menée à partir des données archéologiques, iconographiques et textuelles. 2/ Le renouveau des cornes à boire comme objet de prestige et de la vie de cour dans la Scandinavie de la fin du Moyen Âge. 3/ Les cornes à boire comme "symbole national" à l’époque moderne, en particulier au Moyen Âge dans le cadre du revival moyenâgeux. 4/ Catalogue des cornes à boire du Musée national du Danemark (avec photographies).

    - Excès (et contraintes) alimentaires : Food & History, 4/2, daté 2006, paru en 2007.

    CR dans Food & History, 10/1 (2012), p. 215-218 (P. Rambourg). Voir aussi notre compte-rendu : [ Télécharger PDF - 55.3 ko ]

    - FOL Michel, « Sur les carêmes gourmands des chanoines de Sallanches au temps de la piété flamboyante », Revue d’histoire ecclésiastique, 104/2, avril-juin 2009, p. 393-431.

    Étude des comptes d’un chapitre de chanoines du XVe siècle qui met en évidence l’existence de banquets funéraires en plein carême. Même si les chanoines ne consomment alors que des aliments « maigres », cette pratique est un nouvel exemple de la rigueur toute relative que peut connaître le jeûne à la fin du Moyen Âge.

    - FREIDENREICH David, Foreigners and Their Food. Constructing Otherness in Jewish, Christian, and Islamic Law, Berkeley, University of California Press, 2011.

    Comment se construisent les frontières entre les religions, entre les communautés croyantes ? La nourriture est un des principaux marqueurs utilisés pour cela. L’ouvrage examine successivement la Bible hébraïque, la tradition juive, les religions chrétienne et musulmane.

    CR dans Speculum, 90/3, 2015, p. 810-811 (Th. Devaney)

    - FRENCH Katherine L., « Nouveaux arts de la table et convivialités sexuées (Angleterre, fin de l’époque médiévale) », Clio, 40 (2014), p. 45-67.

    Article paru dans un cahier thématique de la revue Clio intitulé « Objets et fabrication du genre ». L’étude, essentiellement menée à partir de textes littéraires en moyen anglais (The Wives at the Tavern, The Gospelle of Dystaves), fait aussi appelé à des sources écrites diversifiées et à des données archéologiques. Elle souligne les nouveaux usages de la consommation urbaine à la fin du Moyen Âge, en particulier les modifications de la vaisselle, et ses conséquences sur les rapports entre les sexes.

    - HARVEY Katherine, « Food, drink and the bishop in medieval England, ca. 1100-ca. 1300 », Viator, 46/2 (2015), p. 155-176.

    L’article propose une réflexion sur l’attitude des évêques anglais du Moyen Âge central face à la nourriture, en particulier à travers la littérature hagiographique. En effet, les vies des neuf prélats anglais canonisés pendant la période présentent de nombreux épisodes touchant à l’usage des nourritures, aux pratiques ascétiques, au jeûne, au rapport au luxe, etc.

    - JERVIS Ben, WHELAN Fiona et LIVARDA Alexandra, « Cuisine and Conquest : interdisciplinary perspectives on food, continuity and change in 11th-century England and beyond », dans The Archaeology of the 11th Century. Continuities and Transformations, éd. Dawn M. HADLEY et Christopher DYER, New York, Routledge, 2017 (Society for Medieval Archaeology Monographs, 38), ch. 13, p. 244-262.

    La Conquête normande de 1066 et ses suites font partie des grands tournants de l’histoire de l’Angleterre : en est-il ainsi dans le domaine de l’histoire de l’alimentation et de la cuisine ? C’est la question que posent les trois auteurs de cet article, qui propose un tour d’horizon qui va bien au-delà des seules traces archéologiques de ces changements, et qui recourt en particulier au témoignage des traités de savoir-vivre.

    - JOHNSON Holly, « The Divine Dinner Party : Domestic Imagery and Easter Preaching in Late Medieval England », Traditio, 67 (2012), p. 385-415.

    Présentation (suivie en annexe d’une édition) d’un sermon anglais du XVe siècle qui utilise constamment l’imagerie du repas et de l’intimité commensale avec le Christ. Le latin du texte est truffé de moyen anglais. Ce sermon permet d’éclairer de façon originale le rapport à la nourriture (très bien connu et étudié par ailleurs) des mystiques de la fin du Moyen Âge comme Margery Kempe.

    - KALINKE Marianne, « Table Decorum and the Quest for a Bride in Clári Saga », dans At the Table. Metaphorical and Material Cultures of Food in Medieval and Early Modern Europe, T. J. Tomasik et J. M. Vitullo éd., Turnhout, Brepols (Arizona Studies in the Middle Ages and Renaissance, 18), 2007, p. 51-72

    Une étude de la Clári saga, une saga islandaise de la première moitié du XIVe siècle, d’inspiration continentale, reprenant un hypothétique roman latin en vers. Une comparaison est menée avec les manières de table des poèmes de Tannhäuser, qui semble montrer des emprunts à la culture germanique, visibles par exemple à travers le vocabulaire.

    - KOSTA-THEFAINE Jean-François, « Les poissons dans les poésies d’Eustache Deschamps », Cahiers de Recherches Médiévales, 14, 2007, p. 267-280.

    Étude des occurrences de noms de poissons dans dix-neuf pièces d’Eustache Deschamps.

    - LABÈRE Nelly, « Du pied sous la table au croc en jambe : lecture gastronomique de l’itinéraire amoureux et chevaleresque dans Jehan de Saintré d’Antoine de la Sale », dans Quant l’ung amy pour l’autre veille. Mélanges de moyen français offerts à Claude Thiry, éd. T. Van Hemelryck et M. Colombo Timelli, Brepols, Turnhout, 2008, p. 133-146.

    L’auteur analyse le discours sur et autour de la bouche dans ce roman d’éducation du XVe siècle.

    - LAURIOUX Bruno, Gastronomie, humanisme et société à Rome au milieu du XVe siècle. Autour du De honesta voluptate de Platina, Florence, Edizioni del Galluzzo (Micrologus’ Library, 14), 2006.

    CR dans la Revue historique, 644, octobre 2007, p. 977-979 (F. Collard).

    - LAURIOUX Bruno, « Les savoirs gastronomiques à la cour des papes au XVe siècle », Micrologus. Natura, Scienze e Società Medievali, 16, 2008, p. 217-232.

    L’article s’intéresse à quelques figures qui ont gravité dans l’entourage des papes et des cardinaux à Rome au XVe siècle, esquissant un panorama intellectuel et culinaire : le cuisinier Maestro Martino (auteur du Libro de arte coquinaria, le médecin Benedetto Reguardati, l’humaniste Bartolomeo Sacchi (dit Platina, auteur du De honesta voluptate).

    - LAURIOUX Bruno, Écrits et images de la gastronomie médiévale, Paris, Bibliothèque nationale de France (conférences Léopold Delisle), 2011.

    Combinant documents textuels et iconographiques, cette brève synthèse à l’usage d’un large public s’attache à démontrer qu’existaient dès le Moyen Âge des discours gastronomiques, c’est-à-dire visant à définir les normes de la bonne chère en tant qu’elle est propre à procurer du plaisir. Faute de pouvoir s’exprimer ouvertement, ces discours se traduisaient en prescriptions, selon un mode d’exposition neutre et technique qui était celui des recettes culinaires ou des conseils diététiques ; ou bien encore ils utilisaient l’un des nombreux modes d’expression détournés qu’autorisait la littérature.

    - LAURIOUX Bruno, « L’expertise en matière d’alimentation au Moyen Âge : problèmes, méthodes et perspectives », dans Expertise et valeur des choses au Moyen Âge, I : Le Besoin d’expertise, éd. C. DENJEAN et L FELLER, Madrid, Casa de Velázquez, 2013 (Collection de la Casa de Velázquez, 139), p. 19-35.

    Après un retour sur la notion d’expertise appliquée au champ alimentaire, l’article développe deux exemples pour la fin du Moyen Âge : la boucherie et les relations entre juifs et chrétiens.

    - LAURIOUX Bruno, « Athénée, Apicius et Platina. Gourmands et gourmets de l’Antiquité sous le regard des humanistes romains du XVe siècle », Pratiques et discours alimentaires en Méditerranée de l’Antiquité à la Renaissance, J. Leclant, A. Vauchez et M. Sartre éd., Paris, De Boccard et Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Cahiers de la Villa « Kérylos », 19), 2008, p. 389-407.

    - LAURIOUX Bruno, « Distinction et alimentation à la fin du Moyen Âge », dans Marquer la prééminence sociale. Le pouvoir symbolique en Occident, 1300-1640, éd. Jean-Philippe GENET et E. Igor MINEO, Paris-Rome, Publications de la Sorbonne-École française de Rome, 2014, p. 323‑345.

    Un article très utile, en particulier pour son introduction théorique solide sur la notion de distinction telle qu’elle est utilisée par les sociologues, anthropologues et historiens. L’auteur plaide pour un usage large du terme, dont la polysémie ne doit pas être vue comme un frein à son utilisation par l’historien de l’alimentation. Plus que la « distinction par le goût » au sens strict (difficile à étudier en raison de la nature des sources), les exemples développés dans la suite de l’article illustrent en particulier « la distinction par la capacité à distinguer » en matière de goût alimentaire, et s’interroge sur la coïncidence entre « élitisme gourmand » et « élitisme social ». Le second aspect abordé est la consommation ostentatoire, pour laquelle la cour de France sous Charles V est mise en avant, un demi-siècle avant la cour de Bourgogne souvent citée en sens dans l’historiographie.

    - LUBELLO Sergio, « Il linguaggio gastronomico dei secoli XIV-XVI : ultime ricognizioni », in R. GUALDO éd., Le parole della scienza. Scritture tecniche e scientifiche in volgare, Lecce, Pubblicazioni del Dipartimento di Filologia Linguistica e Letteratura dell’Università di Lecce, 2001, p. 229-242.

    L’article est disponible en ligne sur le site Editoria Scientifica Electronica.

    - MARASCHI Andrea, Un banchetto per sposarsi. Matrimonio e rituali alimentari nell’Occidente altomedievale, Spolète, Fondazione CISAM (coll.« Testi, Studi, Strumenti », 29), 2014.

    Un essai de synthèse sur le banquet de noces dans l’Occident du haut Moyen Âge, à partir d’une grande diversité de sources écrites, des lois romaines de l’Antiquité tardive aux sagas islandaises.

    Voir notre compte-rendu : [ Télécharger PDF - 92.1 ko ] .

    - MAZZONI Cristina, The Women in God’s Kitchen. Cooking, Eating, and Spiritual Writing, New York et Londres, Continuum, 2005.

    Dans la lignée des travaux de Caroline Bynum et de Rudolph Bell, C. Mazzoni propose une étude à la croisée de l’histoire du genre et de l’histoire de l’alimentation et explore les écrits de plusieurs mystiques chrétiennes. Elle se penche sur les saintes byzantines, puis sur les figures de Catherine de Gênes (1447-1510), Hadewijch (v. 1220-1260), Hildegarde de Bingen (1098-1179), Élisabeth de Schönau (1129-1164), Marguerite Ebner (1291-1351), Angèle de Foligno (1248-1309), Margery Kempe (v. 1373-1436), mais aussi des figures plus récentes comme Thérèse d’Avila, Marguerite-Marie Alacoque, Gemma Galgani (dont l’auteure est une spécialiste) ou Thérèse de Lisieux. Elle insiste tout particulièrement sur l’importance de la saveur douce (sucre, miel) dans les écrits de ces mystiques.

    - MONTANARI Massimo, Entre la poire et le fromage, ou Comment un proverbe peut raconter l’histoire, Paris, A. Viénot, 2009 : traduction de Il formaggio con le pere : la storia di un proverbio, Rome, GLF Laterza, 2010.

    CR sur le site The Medieval Review (P. Freedman). Cf aussi notre compte-rendu : [ Télécharger PDF - 67.7 ko ]

    - NILES John D. , « Trial by ordeal in Anglo-Saxon England : What’s the problem with barley ? », dans Early medieval studies in memory of Patrick Wormald, éd. S. Baxter, C. Karkov, J. L. Nelson, D. Pelteret, Aldershot, Ashgate, 2009, p. 369-382.

    L’article se penche sur une pratique peu connue du XIe siècle anglo-saxon : l’ordalie au pain et au fromage, une forme d’ordalie réservée aux clercs.

    - PALMA Pina, Savoring Power, Consuming the Times : The Metaphors of Food in Medieval and Renaissance Italian Literature, Notre Dame, Notre Dame University Press, 2013.

    CR dans Food & History, 12/2, 2014, p. 216-218 (D. Callegari).

    - PASTOUREAU Michel, Le Cochon. Histoire d’un cousin mal aimé, Paris, Gallimard (coll. « Découvertes »), 2009.

    Ce livre de M. Pastoureau dépasse largement le domaine de la seule histoire de l’alimentation pour s’intéresser à tous les aspects de l’histoire des rapports entre l’homme et les porcins. Une attention toute particulière est apportée aux questions de représentations (tabous, symbolisme, etc.). Comme tous les livres de cette collection, l’ouvrage est remarquablement illustré.

    - Pratiques de l’eucharistie dans les Églises d’Orient et d’Occident (Antiquité et Moyen Âge), Nicole Bériou, Béatrice Caseau et Dominique Rigaux éds., Paris, Institut d’études augustiniennes, 2 vol. 2009.

    Ces deux gros volumes envisagent assez rarement le rapport de l’eucharistie à l’alimentation plus courante, aux repas et aux nourritures terrestres et profanes. L’article de Nicole Bériou, « L’eucharistie dans l’imaginaire des prédicateurs en Occident (XIIIe-XVe siècle) », vol. II, p. 879-925, comprend un passage sur la manière dont les prédicateurs utilisent le vocabulaire des saveurs et des plaisirs de la table : l’eucharistie se fait nourriture rare, procurant dulcedo et delectatio (p. 910-917). L’article d’Anita Guerreau-Jalabert, « Le graal, le Christ et la chevalerie », vol. II, p. 1057-1072, évoque le service du graal comme temps d’un repas.

    CR dans Le Moyen Âge, 115, 2009, p. 642-644 (J. Dalarun).

    - PUCCI DONATI Francesca, « Dieta e calendari nell’Occidente latino altomedievale », Food & History, 2/2, 2004, p. 209-219

    - PUCCI DONATI Francesca, « Codici di comportamento alimentare nella tradizione proverbiale italiana del Medioevo e della prima Età moderna », Studi medievali, 49/2, 2008, p. 679-701.

    Francesca Pucci Donati poursuit ici son enquête sur les proverbes italiens en langue vulgaire des XIIIe-XVIIIe siècles, en lien avec des modèles latins tels que les Disticha Catonis.

    - PUCCI DONATI Francesca, « Frammenti di cultura alimentare nella tradizione proverbiale italiana dei secoli XIII-XV », Studi medievali, 53/1, 2012, p. 1-82.

    Cet important et riche article permet à F. Pucci Donati de poursuivre et de résumer son enquête sur les proverbes alimentaires italiens de la fin du Moyen Âge comme source sur les manières de table, les usages et les représentations alimentaires. Ces proverbes, dont l’utilité pour l’historien est affirmée et la méthodologie d’étude précisée, s’avèrent aussi souvent une métaphore d’autres représentations (sociales, culturelles, …) que des sources nous renseignant sur les pratiques culinaires ou diététiques. 153 proverbes sont listés et analysés, sous des angles très divers : la santé et les théories médicales savantes et populaires, le plaisir et le goût, les pratiques culinaires, les métiers de l’alimentation, la convivialité et l’attitude à table, les usages et les discours du vin.

    - PUCCI DONATI Francesca, Dieta, salute, calendari. Dal regime stagionale antico ai ’regimina mensium’ medievali : origine di un genere nella letteratura medica occidentale, Spolète, Fondazione CISAM, 2007.

    Ce livre constitue le centre des travaux de Francesca Pucci Donati. L’auteure se penche principalement sur les regimina mensium, des textes en prose et en vers qui mêlent prescriptions diététiques et calendaires, recettes de cuisine, préparations médicamenteuses et autres considérations sur les rapports entre l’alimentation et la santé. Destinés à un large public, ils sont d’une certaine manière les ancêtres des almanachs populaires.

    - QUELLIER Florent, Gourmandise. Histoire d’un péché capital, Paris, Armand Colin, 2010.

    Dans ce beau livre dû à un spécialiste de l’alimentation à l’époque moderne, le Moyen Âge est surtout présent dans les deux chapitres initiaux : dans le premier, l’auteur retrace la genèse et l’évolution du péché de gourmandise (la gula) à l’époque médiévale ; dans le deuxième il explore, avec le thème du pays de Cocagne, l’envers de ce péché capital.

    - RAMBOURG Patrick, « Les savoirs alimentaires dans le Paris de la fin du Moyen Âge : entre pratique culinaire et hygiène alimentaire », dans Le choix des aliments. Informations et pratiques alimentaires de la fin du Moyen Âge à nos jours, M. Bruegel, M. Nicoud et E. Barlösius (dir.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes (coll. « Tables des hommes »), 2011, p. 181-196.

    Seul contribution concernant le Moyen Âge dans cet ouvrage collectif qui explore les rapports entre les différents types d’informations mis en œuvre pour guider les consommateurs et leurs pratiques alimentaires.

    - RAMBOURG Patrick, L’art et la table, Paris, Citadelles & Mazenod, 2016.

    Ce « beau livre » est un volume de la célèbre collection « L’Art et les Grandes Civilisations ». Il propose un panorama chronologique et thématique des représentations de l’alimentation, des arts de la table et des pratiques gastronomiques : fresques, décors de vaisselle, enluminures, gravures, tapisseries, tableaux. Sept chapitres concernent plus spécifiquement le Moyen Âge et la Renaissance : « De la romanité au haut Moyen Âge », « Le repas sacré », « La table profane », « Du péché de gourmandise au pays de Cocagne », « Marché et denrées », « Cuisine, cuisinier et cuisinière… », et « Pratique de la cuisine en peinture ». Comme tous les volumes de la collections, celui-ci est servi par des reproductions iconographiques de grande qualité.

    - ROUSSEAU Vanessa, Le goût du sang. Croyances et polémiques dans la chrétienté occidentale, Paris, Armand Colin, 2005.

    Cet ouvrage, dont le périmètre s’étend bien au-delà du Moyen Âge et qui utilise prioritairement une documentation d’époque moderne (XVIIe-XIXe siècles), se situe à la croisée de l’histoire et de l’anthropologie. L’auteur tente de retracer l’histoire de l’interdit du sang, de sa progressive disparition dans le christianisme occidental et de l’ambivalence qui reste attachée par la suite à sa cuisine et à sa consommation. Le ch. 3, « Le sang retrouvé : l’apport du christianisme » (p. 70-104), est particulièrement intéressant pour le médiéviste puisqu’il propose une histoire de la levée de l’interdit religieux du sang, présent dans la Bible et dans le judaïsme et maintenu dans un premier temps par le christianisme.

    - La sapida eloquenza. Retorica del cibo e cibo retorico, Cristiano Spila éd., Rome, Bulzoni, 2004 (Studi (e testi) italiani. Semestrale del Dipartimento di italianistica e spettacolo dell’Università di Roma « La Sapienza », 12, 2003).

    « Le mense dei frati : il cibo nella letteratura degli ordini mendicanti » par Gilda Corabi, p. 43-53 ; « Petrarca frugale » par Ilaria Tufano, p. 55-64 ; « Per un retorica del cibo nella poesia comico-realistica fra Tre e Quattrocento », p. 65-88 ; « Il cibo nelle novelle medievali tra realtà, simbolo e narrazione », p. 89-112.

    - SANTICH Barbara, « Revenge, Cannibalism and Self-Denial », Food & History, 1/1, 2003, p. 85-94.

    - Storia della Lingua e storia della cucina. Parola e cibo : due linguaggi per la storia della società italiana. Atti del VI convegno ASLI (Associazione per la Storia della Lingua Italiana), Cecilia Robustelli and Giovanna Frosini (éd.), Florence, Franco Cesati, 2009.

    L’ouvrage porte sur l’ensemble de l’histoire de la langue italienne, mais il contient plusieurs contributions portant sur le Moyen Âge ou la Renaissance, par Sergio LUBELLO, Lorenzo TOMASIN, Luisa AMENTA, Rosa PIRO, Carlo MARZANO, Andrea CATELLANI, June DI SCHINO, Ivano PACCAGNELLA.

    - SUAREZ-NANI Tiziana, « Du goût et de la gourmandise chez Thomas d’Aquin », Micrologus, 10, 2002, p. 313-334.

    - TASCA Francesca, « Una bevanda di apostasia : il comos mongolico nell’Itinerarium di frate Guglielmo di Rubrouck », Food & History, 9/2, 2011, p. 109-124.

    Les voyages du franciscain Guillaume de Rubrouck sont ici analysés sous l’angle de l’altérité alimentaire lorsque le voyageur décrit le koumiss (lait de jument fermenté) des Mongols : celui-ci est en effet identifié comme une boisson d’apostasie, sa consommation étant assimilée à celle des viandes sacrifiées aux idoles.

    - TOMASIK Timothy J., « Translating Taste in the Vernacular Editions of Platina’s De honesta voluptate et valetudine », dans At the Table. Metaphorical and Material Cultures of Food in Medieval and Early Modern Europe, T. J. Tomasik et J. M. Vitullo éd., Turnhout, Brepols (Arizona Studies in the Middle Ages and Renaissance, 18), 2007, p. 189-210

    L’article reconsidère les traductions vernaculaires du célèbre traité de Platine, en particulier vers l’italien et le français. L’auteur considère aussi la question de l’adaptation par Platine, en latin, de certains aspects du traité en italien de maître Martino.

    - VANDENBERG Vincent, De chair et de sang. Images et pratiques du cannibalisme de l’Antiquité au Moyen Âge, Rennes/Tours, PUR/PUFR (collection « Tables des hommes »), 2014.

    La collection « Tables des hommes », qui commence à devenir une collection de référence dans le domaine des études sur l’histoire et les cultures de l’alimentation, accueille pour la première fois un ouvrage dans lequel ce sont des hommes qui se retrouvent sur la table ! Ce très bel ouvrage constitue une étude originale, précise sans se perdre dans les détails, complète sans être exhaustive, et surtout intelligente. Le livre pourra intéresser les historiens de l’Antiquité autant que du Moyen Âge, mais aussi bien d’autres lecteurs intéressés par l’anthropologie ou l’histoire des religions, car l’auteur s’inscrit au cœur de débats propres à ces disciplines. En effet, la figure du cannibale, que la modernité a construite à la fois comme figure de l’Autre et figure de l’alter ego, a contribué à penser l’humain en Occident. Or cette figure n’a pas surgi de nulle part à la Renaissance avec les cannibales de Montaigne : si le mot apparaît avec la rencontre des populations amérindiennes, la figure du mangeur d’homme plonge ses racines dans les textes et les images du Moyen Âge et, par-delà ces sources, dans le substrat gréco-romain et judéo-chrétien si bien étudiés par l’auteur. C’est l’histoire de cette idée de l’anthropophage, autant que l’histoire de l’anthropophagie elle-même, que ce livre s’attache à retracer. On se réjouira de l’inclusion de 16 planches en couleur, mais on regrettera l’absence de bibliographie en fin de volume, qui oblige à compulser attentivement les notes.

    CR dans les Cahiers de civilisation médiévale, 60/2, 2017, p. 213 (K. Ueltschi).

    - WOOLGAR C. M., The Senses in Late Medieval England, New Haven, Yale University Press, 2006.

    L’ouvrage traite bien entendu de questions qui vont bien au-delà de l’histoire de l’alimentation, mais certains chapitres sont plus spécialisés. Le ch. 2 porte sur les idées médiévales sur les sens (en particulier à partir de l’œuvre de Barthélemy l’Anglais), et le ch. 6 porte sur le goût. Les sources utilisées sont très diverses : traités d’ascétisme, livres de cuisine, comptes. Les derniers chapitres explorent les mises en pratique de ces idées dans trois milieux d’élite : l’entourage des évêques, celui des reines, l’aristocratie.

    CR dans American Historical Review, 113/5, p. 1468-1470 (M. Carlin).

    - ZINK Michel, « La poésie par le menu. Pourquoi la nourriture est-elle au Moyen Âge un sujet poétique ? », dans Pratiques et discours alimentaires en Méditerranée de l’Antiquité à la Renaissance, J. Leclant, A. Vauchez et M. Sartre éd., Paris, De Boccard et Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Cahiers de la Villa « Kérylos », 19), 2008, p. 469-480.

    Alban GAUTIER, Bruno LAURIOUX, Yann MOREL, 7 décembre 2017 | 5 février 2009
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