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Twitter

  • Présentation

    NOTE : English translation is in progress 

    Twitter est un média social de microblogging, permettant l’envoi de messages très courts, appelés tweets.

    Outil de communication et de publication, il permet de
    - partager de l’information ;
    - partager de l’actualité en temps réel ;
    - se créer des réseaux ;
    - faire de la veille et repérer des leaders de veille.

    Autres fonctionnalités / informations
    - Réseau social asymétrique, permettant de suivre un compte sans en être suivi.
    - Possibilité de garder son compte privé.
    - Possibilité d’envoyer des messages privés en cas d’abonnements réciproques entre deux comptes.
    - Possibilité d’alimentation automatique avec d’autres outils 2.0 (blogs, outils de bookmarking social…) ;
    - Possibilité de suivre des discussions via des mots-clés (hashtags, marqués #) et de s’y abonner par flux RSS.
    - Nombreuses applications et plates-formes de contenu permettant d’optimiser l’utilisation de l’outil.

    Limitations, difficultés, fonctionnalités importantes non couvertes
    - Messages limités à 140 caractères.
    - Syntaxe, vocabulaire et codes à assimiler.
    - Difficulté de trouver des comptes à suivre.
    - Nécessité de bien choisir ses sources et de bien organiser ses listes pour éviter toute surabondance d’informations.

    Déploiement
    - Tout navigateur web pour le site internet. Possibilité d’utiliser le service via des applications pour PC ou Mac, par messagerie instantanée, par SMS et par applications sur téléphones mobiles.

    Administration / Utilisation
    - Une fois assimilés les codes spécifiques à l’outil, l’administration et l’utilisation de Twitter se révèlent assez simples, sous réserve de ne pas succomber au risque du trop plein d’informations inhérent à cet outil en temps réel. Son utilisation peut d’ailleurs être rendue plus aisée et plus efficace en utilisant des outils complémentaires.

    Pour aller plus loin
    - Site web : Twitter.com ;
    - « Twitter », Wikipedia [en ligne]. Disponible sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Twitter (consulté le 28.07.2011).
    - Aide de Twitter : Assistance Twitter, [en ligne]. Disponible sur : http://support.twitter.com/ (consulté le 28.07.2011).
    - Tutoriels : Alexandre Serres, Utiliser et maîtriser le micro-blogging : Twitter, URFIST Rennes, 2011. [en ligne]. Disponible sur : http://www.slideshare.net/UrfistRennes/utiliser-et-matriser-le-microblogging-twitter (consulté le 28.07.2011) ; Aline Bouchard, Un outils de veille et de communication professionnelle : Twitter, URFIST Paris, 2011. [en ligne]. Disponible sur : http://www.slideshare.net/URFISTParis/twitter-pour-la-veille-et-la-communication (consulté le 13.12.2011).

    Autres outils similaires
    - Identi.ca, open source ;
    - Jaiku ;
    - Tumblr.

    Aline BOUCHARD, 15 décembre 2011
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  • Exemple : @medievalpecia

    NOTE : English translation is in progress 

    Fil Twitter de Jean-Luc Deuffic, responsable du site Pecia. Le livre et l’écrit.

    Consacré aux manuscrits du Moyen Âge, à l’enluminure, à l’histoire médiévale et à la Bretagne, le fil Twitter @medievalpecia mentionne régulièrement des publications, des références bibliographiques, notamment tirés de Gallica (#Gallica), des expositions, des appels à contributions ou encore des annonces de colloques. Relaie également des informations repérées sur d’autres fils Twitter. On peut se reporter à la liste des abonnements et des abonnés pour trouver d’autres fils Twitter (institutions de recherche, institutions de conservation, chercheurs et étudiants) sur les mêmes sujets.

    Aline BOUCHARD, 16 septembre 2011
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  • Points de vue

    NOTE : English translation is in progress 

    Si l’usage de l’analogie est décommandé à l’historien, il est parfois utile pour identifier des outils techniques associés aux termes de « réseau social » ou de microblogging : la première expression pouvant par sa familiarité avec des objets de recherche troubler le spécialiste et le second terme lui étant parfaitement étranger. Twitter est comme le télégraphe un moyen de transmettre des messages sur de grandes distances, à l’aide de codes, ici un lexique d’abréviations, pour une transmission rapide et fiable. La grammaire de ce mode de communication peut s’acquérir rapidement, la différence est que la dite communication peut avoir, contrairement au télégraphe, pour destinataire un groupe en son entier. La principale caractéristique qui nous intéresse ici est la brièveté des messages qui ne doivent pas excéder 140 caractères, quelles pratiques peut-on en faire dans nos métiers accoutumés que nous sommes à des échanges résultant de la lecture croisée de textes consistants tant par leur volume que par leur structuration scientifique ?

    Twitter permettrait l’introduction de la spontanéité dans nos rencontres. Vous écoutez un orateur et sans attendre vous pouvez, au fil de son exposé, informer, commenter, résumer son propos pour les collègues absents ou présents à une autre rencontre dont à leur tour ils vous font le compte rendu. Twitter ou le don d’ubiquité donné à chacun ! Si l’on considère les historiens comme « gens éduqués » peu d’entre eux courent le risque de céder à la tentation d’utiliser l’outil à des fins de raillerie : « il a vieilli », « elle se répète ». Ces petites phrases fictives, toutefois inspirées par la lecture de certains « tweets », veulent d’attirer l’attention sur le fait que Twitter n’est pas seulement un instrument de publication de « gazouillis » innocents, mais peut également être celui de propos peu amènes, échangés auparavant sous la forme ancienne du chuchotement avec un voisin de table. Les exclamations enthousiastes « c’est génial ! », « X institution est la meilleure » sont certes plus agréables, mais les superlatifs et l’affichage d’un enthousiasme débordant sont au demeurant singulièrement pauvres du point de vue du contenu informationnel réel. En un mot, on peut s’interroger sur l’intérêt scientifique de ce mode de communication public et rapide de commentaires plus ou moins maîtrisés. Un des arguments évoqués pour son usage est celui de la vertu des échanges, en temps réel, de la spontanéité. Pourtant, de spontanéité, il n’y en a guère. Fréquemment, la pratique du « tweet » lors de conférences s’accompagne de l’enregistrement vidéo et audio des participants qui se sachant filmés et enregistrés composent bien entendu. Ils se mettent en scène « spontanément » pour faire « twitter », augmenter leur audimat à la manière des participants à un jeu soumis au quizz. C’est un exercice auquel les historiens sont peu formés.

    Enfin que penser de la valeur scientifique d’échanges de « brèves » dites « notes », au sens d’annotations d’un discours, mais également comme nous l’avons dit de « notations » d’un contenu, au fil d’un exposé ? La prise de notes, qui est une pratique maîtrisée dans nos métiers, trouve son utilité dans la synthèse qui en est faite. Cette dernière permet de tempérer nos impressions du moment et de les restituer dans un ensemble reflétant la problématique et l’argumentation de l’ensemble de l’exposé qui nous a été donné d’écouter. Twitter n’invite a aucune synthèse, il suit l’événement voire le crée, son efficacité stratégique a été démontré lors de la révolte de la jeunesse iranienne en 2009, et en ceci encore il rappelle le télégraphe et l’usage militaire qui a été le sien, mais quel intérêt présente-t-il pour l’historien ? Nous doutons qu’il présente un quelconque intérêt scientifique, Bix Stone, un des patrons de Twitter a déclaré « Twitter est une plate-forme technique neutre »[1], sans doute, mais les discours et les usages autour des techniques ne sont jamais neutres et à considérer les moyens de communication dont disposent les historiens, Twitter est chronophage. C’est notre seule certitude.

    [1] « Facebook, Twitter et la révolution mondiale », Le Monde, dimanche 27 – lundi 28 mars 2011, p.20.

    Christine DUCOURTIEUX, 16 septembre 2011
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