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Iconographie

  • Principes de recensement

    Le but de cette rubrique est de recenser les images relatives au Paris médiéval dans sa forme architecturale ou dans ses activités.
    On a collecté ici toutes les images qui représentaient des paysages parisiens, que les représentations concernent l’ensemble de la ville, une rue, un bâtiment, un événement ou une activité urbaine.
    Le recensement se veut aussi complet que possible pour les images disponibles sur le web. Certaines images sont citées sur plusieurs sites : chaque fois que possible, on a choisi de pointer en priorité vers des catalogues institutionnels [1], donnant une information fiable et solide, du type de la BnF. Simplement, on regrette que la BnF ne produise pas de liens pointant directement vers chaque image de manière systématique dans son catalogue iconographique de Mandragore, mais uniquement dans le cadre de ces expositions virtuelles. Lorsque ces sites institutionnels ne donnent pas à voir les images, on a donc, par défaut, renvoyé à des sites de qualité plus variable, mais qui procurent l’intérêt de montrer effectivement les images.
    L’intérêt documentaire des images résidant parfois dans certains détails qu’un zoom sur une image à faible résolution ne permet pas de distinguer, on a recensé aussi des zooms lorsqu’on en a trouvé.
    Le titre des images est double : le premier est celui donné par des catalogues ou les sources mais le second, entre parenthèses, caractérise l’image dans sa dimension parisienne si le premier titre n’est pas explicite.
    Toutes les images recensées concernent la ville de Paris entre le XIIe et le XVe siècle, mais les sources iconographiques relatives au Paris médiéval peuvent être beaucoup plus récentes, voire contemporaines, ainsi des gravures et des peintures modernes représentant des monuments médiévaux ou des photographies.
    Ce recensement concerne surtout Paris mais s’étend parfois à ses environs (Vincennes, Saint-Denis, etc.).

    Principes de classement
    Le classement distingue les « Vues de Paris » des« Activités urbaines ».
    Les « Vues de Paris » sont souvent représentées à l’occasion d’un événement (cérémonie, révolte), mais pas toujours. Elles ont souvent une valeur documentaire pour reconstituer l’apparence des monuments et le paysage urbain, en particulier à partir du XVe siècle.
    Les images classées dans « Activités urbaines » renseignent moins sur le paysage urbain que sur les activités, en général économiques, de la ville.
    Au sein de ces rubriques, le classement des manuscrits est chronologique.

    Les problèmes d’interprétation

    Les images médiévales posent de nombreux problèmes d’interprétation qu’une présentation isolée en ligne vient aggraver.
    La valeur documentaire de ces images est très inégale : avant le XVe siècle, l’art médiéval est avant tout symbolique et en deux dimensions, ce qui rend l’identification des lieux très schématique ; à partir du XVe siècle, l’apparition de la troisième dimension et le goût pour la représentation naturaliste donnent plus de valeur documentaire aux peintures, ce qui n’empêche pas les artistes de prendre beaucoup de liberté avec le réel. Il ne faut pas prendre les représentations réalistes médiévales et modernes pour des photographies ; elles sont au contraire souvent une interprétation subjective du réel. On a fait de choix de recenser toutes les images, même les plus allusives ou les plus fantaisistes.
    L’art médiéval reste en effet fidèle à l’exigence de symbolisme des siècles précédents en dépit de cette évolution des représentations vers plus de réalisme formel. Par conséquent, il faut toujours l’interpréter à la lumière des codes iconographiques du temps, dont certains nous sont étrangers. Il faut donc rester attentif à la composition, aux proportions, aux couleurs, aux gestes, aux objets représentés, souvent porteurs d’un sens qui va au-delà de leur fonction.
    Il faut être attentif aussi au contexte codicologique de l’image : quelle est sa taille réelle ? sa proportion dans la page ? a-t-elle une légende manuscrite ? que dit le texte qu’elle accompagne ? L’image doit se comprendre par rapport au texte qu’elle illustre et qui lui donne en général son sens. Attention, du fait de la division du travail entre copiste et enlumineur, il arrive que l’enlumineur comprenne mal le texte et l’illustre de façon fautive. Souvent, par manque de temps ou de génie, l’enlumineur se contente aussi d’une représentation standardisée plutôt que réaliser une image originale adaptée au texte.
    Certaines images, telles les enluminures des Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet, ont été découpées et vendues séparément, ce qui interdit toute réflexion codicologique. Le cas est heureusement rare, mais la multiplication en ligne d’enluminures détourées rend systématique ce problème d’interprétation, puisque les images qui flottent sur le web sont presque toujours détourées, et leur taille, voire leur source, ne sont pas toujours indiquées.

    Regrets éditoriaux

    Pour conclure, on peut regretter que les conditions de présentation des images d’enluminures en ligne interdisent une interprétation historique fiable de ces documents. Pour cela, il faudrait que l’internaute puisse zoomer sur les détails de l’image et avoir accès à une vue d’ensemble de la page avec une résolution assez précise pour pouvoir en lire le texte.
    La prudence interprétative est donc de rigueur avant d’avoir eu la source en mains propres.

    Boris BOVE, 25 janvier 2013
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  • Notes et adresses des liens référencés

    [1Pour un recensement de ceux-ci, consulter la rubrique Enluminures de Charlotte Denöel.

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