Site Ménestrel

Médiévistes sur le net : sources, travaux et références en ligne

Accueil > Thèmes et disciplines > Archéologie > Archéologie du château > Banques d’images et bases de données

Banques d’images et bases de données

  • NOTE : English translation is in progress 

    Non institutionnels, généralistes, voire fourre-tout en dépit de leur noms châteauxmédiévaux.com et castelmaniac.com qui évoquent une hyper spécialisation, deux sites à visées commerciales, proposent à l’internaute enclin au tourisme une « banque » de photographies d’ensemble et de détails de plusieurs dizaines de châteaux français, chacun faisant l’objet d’une sobre notice historique et/ou descriptive. Le premier qui se veut être un « portail du patrimoine médiéval français » dispose d’un répertoire de quelque 70 sites concentrés par moitié dans l’Ouest du pays et au sud de la Loire ; le second, plus modeste encore, offre un corpus de 32 sites de l’espace « cathare », pour l’essentiel, avec cet avantage que les photographies sont éditées en haute définition.
    chateaux-forts.org, est un autre site d’images de châteaux médiévaux français. Réalisé par un passionné éclairé, auteur d’un premier site généraliste archeologie-et-patrimoine.com il offre un inventaire sommaire de quelque 14000 châteaux, maison fortes, résidence seigneuriales et enceintes d’agglomérations répartis sur l’ensemble du territoire français. Classés par région, département et commune chaque monument, vestige ou simple emplacement est, au mieux, illustré par un extrait de la carte de Cassini (XVIIIe siècle), une photo-satellite (tirée de Google Earth), et une photographie au sol. Une brève notice renseigne sur la période d’édification voire les remaniements, sur la localisation géographique (longitude/latitude), sur l’existence de vestiges visibles et visitables et sur leur accessibilité.

    IMAGE, Itinéraire médiéval des sites archéologiques du Grand-Est est une banque de données développée par les chercheurs du Pôle archéologique universitaire de l’Hiscant-MA (Université de Lorraine). Elle a pour but de recenser l’ensemble de leur documentation graphique et photographique, notamment celle provenant des nombreux sites d’habitat fortifiés et des enceintes d’agglomération, objets principaux de leurs recherches depuis plus de 30 ans.

    Deutschland Burgenvereinigung, association des châteaux allemands fut fondée à la fin du XIXe siècle à l’initiative du célèbre architecte historiciste, Bodo Ebhardt (1865-1945), elle est installée, à Marksburg (Rhénanie-Palatinat), dans le seul château du Rhin moyen qui n’ait jamais été détruit et à pour objectifs de contribuer à la préservation des bâtiments historiques allemands comme héritage culturel, matériel et paysager par la sensibilisation du public. Ainsi, elle subventionne et récompense des restaurations mais participe également à la recherche et à la promotion d’études sur les châteaux. Sa très connue revue trimestrielle, "Burgen und Schlösser" en témoigne de même que son émanation, l’institut européen des châteaux-forts (Europaïsches Burgeninstitut = EBI), fondée avec le soutien d’instances européennes (Culture 2000) et le concours de l’institut autrichien de la culture matérielle du Moyen Age et du début de l’Epoque moderne, de la « Stichting Kastelenlexicon » des Pays-Bas, de l’Université de Budapest, de l’Institut archéologique de l’Académie Slovaque des Sciences, et de son pendant tchèque. Logée, depuis 1999, au château de Philippsburg (Braubach, Rhénanie-Palatinat), cet Institut européen s’est fixé pour objectif la constitution et la mise en ligne d’une base de données de l’ensemble des châteaux entre Rhin et Danube, pour lesquels il existe des preuves matérielles et/ou textuelles.
    Le résultat internet (EBIDat) prend deux formes :
    - des monographies classées par pays (1141 pour l’Allemagne, 156 pour l’Autriche, 142 pour les Pays-Bas, 55 pour la Hongrie, 37 pour la Slovaquie et 30 pour la Tchéquie), illustrées et normalisées (histoire du château et de ses détenteurs, évolution architecturale, description, données archéologiques récentes).
    - Une base de données interrogeable selon des critères prédéfinis (géo-administratif, type, fonction, datation, utilisation actuelle, état de conservation, conditions de visite) mais aussi par des requêtes en plein texte. Cet outil, convivial sans plus, qui procède d’une forme d’archivage moderne et systématique des sources historiques et archéologiques (textes, plans au sol et des étages, photographies) et qui offre une bibliographie abondante, mériterait d’être étendu à l’ensemble des pays d’Europe.

    Charles KRAEMER, 27 septembre 2012
    Haut de page
  • Inventaire des châteaux et sites médiévaux fortifiés de Bourgogne

    NOTE : English translation is in progress 

    Inventaire des châteaux et sites médiévaux fortifiés de Bourgogne
    Commencé en 1994, le recensement des habitats fortifiés médiévaux de Bourgogne a d’abord été entrepris dans le département de la Saône-et-Loire par le biais d’un Projet collectif de recherche soutenu par le Service régional d’archéologie. Il fut peu à peu étendu à la Côte d’Or puis à la Nièvre avant d’être structuré en une première base de données d’abord publiée sur CD Rom puis DVD Rom et, désormais, consultable en ligne. Les notices qui concernent indifféremment les forteresses, les habitats aristocratiques, les fortifications urbaines, les prieurés et les églises fortifiés, y sont inégalement présentées relativement à la documentation collectée pour chacun d’entre eux, mais elles sont composées, le plus souvent, d’une courte présentation historique et archéologique et de quelques documents iconographiques, dont un extrait du cadastre napoléonien, une photo aérienne tirée de géoportail, des clichés au sol ou aériens des vestiges conservés, parfois un levé topographique récent. Avec près de 2600 sites sur les 4000 annoncés, cette base régionale, est actuellement la la plus importante d’Europe. Elle répond à la mission de diffusion gratuites des connaissances que c’est fixée le Centre de Castellologie de Bourgogne (CeCaB).

    Banques d’images et bases de données

    Bruno FAJAL, 25 septembre 2014
    Haut de page

  • Notes et adresses des liens référencés