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Vues modernes et contemporaines de Paris

  • Présentation

    Cette rubrique est consacrée à l’iconographie moderne du Paris médiéval : gravures et dessins du XVIe au XIXe siècle, en privilégiant les représentations d’édifices disparus ou transformés. Elle est organisée par monuments, classés par ordre alphabétique selon la fonction (abbaye, église, hôtel...) puis le vocable (Saint-Victor, Saint-Jacques de la Boucherie, de Nesle...). En cliquant sur la vignette ou sur le titre, on accède au document disponible sur internet, en meilleure résolution. Lorsqu’il y a lieu, un renvoi est fait aux articles de la rubrique « iconographie médiévale », afin de permettre la comparaison entre les représentations d’un même monument au Moyen Âge et à l’époque moderne.
    _Pour l’instant, conformément à l’esprit de la rubrique « iconographie » de « Paris médiéval », nous bornons les références aux images en ligne. Ce parti-pris explique l’absence de nombreuses représentations bien connues mais pas encore numérisées, que l’on peut trouver dans la série « Topo Va » du Département des Estampes à la BnF, dans les collections du musée Carnavalet, etc. Les articles de cette rubrique sont donc très loin de l’exhaustivité et doivent être complétés par des recherches dans d’autres fonds et dans la bibliographie, mais ils permettent une première approche sur l’iconographie moderne du Paris médiéval. Par ailleurs, pour fournir un lot d’images assez conséquent, nous avons choisi de privilégier dans un premier temps des notices très brèves, sans aucun commentaire. Mais l’ambition est d’aboutir à des articles plus fournis, comme celui sur le cimetière des Saints-Innocents, avec une présentation rapide du monument, un commentaire succinct des images et quelques références bibliographiques essentielles. Petit à petit, la rubrique va donc s’étoffer, aussi bien en matière de contenu textuel que d’illustrations.

    Judith FORSTEL, 24 février 2015 | 25 février 2015
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  • Abbaye de Saint-Germain-des-Prés

    -  Plan des bâtiments de l’abbaye, XVIIIe siècle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FT 5-VE-53 (I). Destailleur Paris, t. 2, 306.


    -  L’Eglise et le couvent de St Germain des prez : plan de l’abbaye, 1704. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, FT 6-VA-443. Robert de Cotte, 18.


    -  Saint-Germain des Prés, restitution des bâtiments du XVe siècle, dessin d’Auguste-Jacques Régnier (XIXe siècle). Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (D). Destailleur Paris, t. 2, 308.


    -  Démolition de Saint-Germain des Prés : chapelle de la Vierge, dessin de Gautier-Dagoty, 1802. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (D). Destailleur Paris, t. 2, 310.

    Une représentation de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés figure à l’arrière-plan de la Pietà de Saint-Germain-des-Prés, présentée dans la rubrique « iconographie médiévale ».

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 25 février 2015
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  • Abbaye de Saint-Victor

    -  Veuë de l’Eglise de Sainct Victor fondée par Louis le Gros Empereur et Roi de France, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 68.

    Judith FORSTEL, 25 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Cathédrale Notre-Dame

    -  Cathédrale Notre-Dame Pespective de l’Esglise nostre Dame, veue du quay de la Tournelle, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 57.


    -  Cathédrale Notre-Dame Intérieur de la cathédrale, dessin d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, INV 33009, recto.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 2 mars 2015
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  • Chambre des comptes

    -  veüe de la Chambre des Comptes, Et de la Ste Chapelle, Et d’une des portes du Palais de Paris, dessin d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (G). Destailleur Paris, t. 5, 1019.

    Judith FORSTEL, 10 mars 2015 | 2 mars 2015
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  • Chapelle Saint-Leufroy

    -  Chapelle Saint-Leufroy Chappelle [sic] Saint Leufroy à Paris, dessin à la mine de plomb sur papier teinté. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 476.

    Judith FORSTEL, 25 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Cimetière des Saints-Innocents

    Le cimetière des Saints-Innocents est le plus grand des cimetières parisiens au Moyen Âge : il occupait un quadrilatère d’environ 80 sur 100 m. Il s’étendait devant l’église des Saints-Innocents, dans le quartier des Champeaux, près des halles. Vers 1186, Philippe Auguste ordonna la construction d’une clôture pour en garantir l’isolement. Ses dimensions définitives furent acquises en 1218, à la suite de la donation d’un terrain par l’évêque de Paris Pierre de Nemours. Au XIVe siècle furent édifiés le long des murs des « charniers », galeries dont le premier étage abritait les os retirés des fosses pour faire de la place aux nouveaux trépassés. Ces charniers ont été décorés de peintures et de sculptures, dont la plus célèbre est la danse macabre peinte en 1424 sur les murs du charnier des Lingères, et détruite en 1669 lors de l’élargissement de la rue de la Ferronnerie.
    Ce cimetière a entièrement disparu à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de sa désaffection en 1780 : l’église des Saints-Innocents fut rasée en 1785 et le cimetière fut vidé en 1786. Mais grâce à de nombreuses vues anciennes, notamment les relevés dressés avant sa destruction, on connaît bien son aspect ainsi que sa localisation, entre les rues aux Fers (actuelle rue Berger) au nord, Saint-Denis à l’est, de la Ferronnerie au sud, et de la Lingerie à l’ouest. Aujourd’hui, la fontaine des Innocents marque approximativement l’emplacement de la façade de l’église des Saints-Innocents qui formait l’angle nord-est du cimetière.

    -  Le cimetière et l’église des Saints-Innocents : tableau attribué à Jakob Grimer, vers 1570 © Musée Carnavalet, P 620 [Image reproduite ici avec l’aimable autorisation du musée Carnavalet].

    Ce panneau représente un enterrement au cimetière des Saints-Innocents. Dans le fond au centre, apparaît l’église éponyme. Sur les côtés, les arcades des « charniers » entourent le cimetière. Plusieurs croix et édicules sont dépeints : vers le fond, on reconnaît notamment la « tour Notre-Dame des Bois » à droite et une chaire à prêcher couverte à gauche. Ce tableau constitue l’une des meilleures représentations que l’on ait conservées du cimetière.


    -  Veuë de l’Eglise et Cimetiere des saincts Innocens a Paris, estampe d’Israel Silvestre, XVIIe siècle. Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, NUM EST 4025 (numérisation INHA).

    La gravure est centrée sur l’église des Saint-Innocents dont on voit les élévations ouest et sud. Est aussi représenté l’oratoire de Notre-Dame des Bois.


    -  Plan du cimetière des Saint-Innocents par Charles Louis Bernier, vers 1780. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 368.

    Ce plan fait partie des nombreux dessins levés par Bernier juste avant la disparition du cimetière.

    Le cimetière des Saints-Innocents abritait de nombreux monuments funéraires, tels que la « tour Notre-Dame des Bois ».

    -  Dessin de la tour Notre-Dame des Bois par Charles Louis Bernier, vers 1780. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur, Paris, t. 3, 397.


    -  Coupe, élévation et plan de la tour Notre-Dame des Bois, XVIIIe siècle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur, Paris, t. 3, 377.

    Bibliographie indicative :

    Sur le cimetière :
    - LORENTZ Ph. et SANDRON D., Atlas de Paris au Moyen Âge, Paris, Parigramme, 2006, p. 129-131 : avec plan du cimetière restitué dans l’espace urbain actuel (p. 130).
    - Les Saints-Innocents, M. Fleury et G.-M. Leproux dir., Paris, Délégation à l’Action artistique de la ville de Paris, 1990.

    Sur l’église des Saints-Innocents :
    - COULZY H., « L’église des Saints-Innocents à Paris », Bulletin monumental, t. 130, 1972, p. 279-302.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 25 février 2015
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  • Commanderie du Temple

    -  Commanderie du Temple - église veüe de l’Eglise du Temple a Paris, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 72.


    -  Commanderie du Temple - église et cour veües et Perspective de l’Esglise, et de la Cour du Temple, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 74.


    -  La tour du Temple, eau-forte anonyme, 1792. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE QB-370 (29)-FT 4, De Vinck, 4939.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 19 mars 2015
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  • Couvent des Augustins

    -  Couvent des Augustins Vue du couvent des Augustins, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. La Roche-sur-Yon, musée municipal, 2010.0.363

    Judith FORSTEL, 26 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Eglise du Saint-Sépulchre

    -  Eglise du Saint-Sépulchre Église Saint-Sépulcre près Saint-Méry, vue de la façade. Dessin. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 478.

    Judith FORSTEL, 9 mars 2015 | 10 mars 2015
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  • Eglise Saint-Benoît

    -  Eglise Saint-Benoît Dessin de l’église, XIXe siècle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 428

    Judith FORSTEL, 26 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Eglise Saint-Denis de la Chartre

    -  Eglise Saint-Denis de la Chartre Veuë de l’Eglise Saint Denis de la Chastre, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 2.

    Judith FORSTEL, 26 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Eglise Saint-Germain l’Auxerrois

    -  Eglise Saint-Germain l'Auxerrois Eglis. Royale. Collegial et Paroissiale de Saint Germain de Lauxerois a Paris, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 23.

    Judith FORSTEL, 26 février 2015 | 2 mars 2015
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  • Eglise Saint-Jacques de la Boucherie

    L’église Saint-Jacques de la Boucherie desservait l’une des paroisses les plus peuplées de Paris. Les fouilles réalisées au XIXe siècle, à l’occasion du percement de la rue de Rivoli, ont mis au jour les fondations de l’église du XIIe siècle, un édifice rectangulaire assez modeste, agrandi vers l’est au XIVe siècle. Cette église fut ensuite reconstruite en style flamboyant à partir des années 1460. Le chantier s’acheva par le clocher, pour lequel un marché fut passé en 1509 avec trois maçons : Jean de Felin, Jean de Reviers et Julien Menart. Ce clocher est aujourd’hui le seul élément subsistant de l’église, détruite en 1797.

    -  Eglise Saint-Jacques de la Boucherie, dessin de la façade par Garnerey, 1784. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 470.

    Ce dessin très fouillé nous restitue l’aspect de la façade occidentale de l’église, très proche de celle de Saint-Maclou de Pontoise qui fut probablement réalisée par le même architecte : Jean Vauchelet.


    -  Eglise Saint-Jacques de la Boucherie Démolition de St jacque [sic] la boucherie, dessin de Pierre-Antoine de Machy. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E). Destailleur Paris, t. 3, 471.

    Ce dessin a été réalisé pendant la destruction de l’église, en 1797. Il a vraisemblablement été fait depuis le clocher et montre donc les premières travées de la nef.

    Bibliographie indicative :
    - MEURGEY J., Histoire de la paroisse Saint-Jacques de la Boucherie, Paris, 1926.
    - BOS A., Les églises flamboyantes de Paris, Paris, Picard, 2003, p. 200-211.
    - HAMON E., Une capitale flamboyante. La création monumentale à Paris autour de 1500, Paris, Picard, 2011, p. 235-237.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 2 mars 2015
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  • Eglise Saint-Laurent

    -  Eglise Saint-Laurent Vue de l’Eglise Saint-Laurens au faubourg de Paris, extrait de l’album Vues de France et d’Italie, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Rennes, Musée des Beaux-Arts, Inv 794.1.5347.

    Judith FORSTEL, 9 mars 2015 | 10 mars 2015
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  • Eglise Saint-Sauveur

    -  Eglise Saint-Sauveur Veuë de l’Eglise Sainct Sauveur, rue Saint Denis (démolie en 1787), eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 26.

    Judith FORSTEL, 9 mars 2015 | 10 mars 2015
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  • Eglise Saint-Sulpice

    -  Eglise Saint-Sulpice Saint-Sulpice, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 13.

    Judith FORSTEL, 9 mars 2015 | 10 mars 2015
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  • Forteresse de la Bastille

    -  Veuë du chasteau de la Bastille a Paris, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 1


    -  La Bastille, planche n°7 des Lieux les plus remarquables de Paris et de ses environs, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Rennes, Musée des Beaux-Arts, Inv 794.1.5312


    -  La Bastille, dans les premiers jours de sa démolition, tableau de Hubert Robert, 1789. Paris, Musée Carnavalet, CARP1476 ; P 1476.


    -  Plan de la Bastille avec les constructions découvertes dans la démolition du bastion, levé et dessiné par Cathala, architecte et inspecteur de la démolition de la Bastille. Bibliothèque nationale de France, GED-3577.

    Une représentation plus ancienne de la Bastille figure à l’arrière-plan de l’Entrée de Charles V à Paris, enluminure des Grandes Chroniques de France peinte par Jean Fouquet, présentée dans la rubrique « iconographie médiévale ».

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 13 mars 2015
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  • Halles

    Dès le XIIe siècle, un marché est attesté au lieu-dit « les Champeaux », un peu au nord de la première enceinte établie sur la rive droite. En 1137, un accord est passé entre le roi Louis VI et l’évêque de Paris Etienne de Senlis au sujet des droits perçus sur ce territoire, chacun recevant respectivement deux tiers et un tiers de ces taxes. En 1181, Philippe Auguste y transfère la foire Saint-Lazare. En 1183, il construit deux halles et entoure le site d’un mur. D’autres halles sont ajoutées au XIIIe siècle. A la fin du XIIIe siècle, la foire de Saint-Germain-des-Prés est à son tour transférée aux Halles, augmentant encore l’activité commerciale du quartier.
    Dans leur état définitif, les Halles s’étendent entre le cimetière des Saints-Innocents et l’église Saint-Eustache. Au sud se trouvent les drapiers et les tisserands. Au nord s’élèvent les halles des marchands « forains », autrement dit, non parisiens, qui entourent la halle au blé. Au sud-est se vend le poisson : harengerie, marée, etc.. C’est aussi là que se trouve le pilori, sujet privilégié des représentations anciennes.

    - Réjouissances données par la Ville de Paris aux Halles, le 21 janvier 1782, tableau de Philibert-Louis Debucourt. Paris, Musée Carnavalet, CARP1930.

    Ce tableau représente les festivités organisées à l’annonce de la naissance du Dauphin, le 21 janvier 1782. La scène se situe dans la partie nord-est du quartier des Halles. On reconnaît, sur la place, le pilori et la fontaine, vus depuis l’est. Dans le fond se profilent deux halles en pan de bois, consacrées depuis le Moyen Âge à la vente du poisson : la halle de la Garde au Poisson et celle de la Marée. C’est l’une des représentations les plus fidèles des Halles avant la disparition des bâtiments médiévaux.

    - Le pilori des Halles, dessin de Charles-Louis Bernier (1755-1830). Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E)

    Ce dessin, exécuté vers 1780 par Bernier, représente le pilori vu du sud, peu avant sa destruction en 1785. Le pilori des Halles est attesté depuis le Moyen Âge ; il fut reconstruit au XVIe siècle en style gothique flamboyant. Les condamnés étaient exposés à l’étage.

    - Les Halles et le pilori, dessin de Hubert Clerget. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, VE-2160 (1)-BOITE FOL.

    A l’arrière-plan du pilori apparaît une grande halle en pan de bois.

    - Le pilori des Halles, dessin, XVIIIe siècle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E).

    Le pilori des Halles, dessin de Claude-Louis Desrais (1746-1816). Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (E).

    Le dessin de Desrais montre la fontaine, reconstruite en 1605, et le pilori, au sein d’une intense activité marchande.

    - Plan du quartier des Halles. Extrait de : « Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, depuis ses commencens connus jusqu’à présent, avec le plan de chaque quartier / Par Jaillot. - Paris : Lottin, 1775 ». Paris, bibliothèque de l’INHA, collections Jacques Doucet.

    Le grand îlot occupé par les Halles apparaît en bas à gauche, à côté du cimetière des Innocents, sur la droite.

    Bibliographie indicative :
    BIOLLAY L., « Les anciennes halles de Paris », Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France, t. III, 1876, p. 293-355.
    LOMBARD-JOURDAN A., Les Halles de Paris et leur quartier (1137-1969), Paris, École nationale des chartes, 2009.
    MARTINEAU J., Les Halles de Paris, des origines à la 1789. Évolution matérielle, juridique et économique, Paris, Éd. Montchrestien, 1960.

    Judith FORSTEL, 2 mars 2016
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  • Hôpital des Quinze-Vingt

    -  Eglise des quinze vints, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 15.

    Judith FORSTEL, 19 mars 2015
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  • Hôtel de Nesle

    -  Plan dressé par Louis Le Vau avant la construction du Collège Mazarin. Le titre complet du document est : Plan du fossé tenant à l’hostel de Nevers où sont représentés la porte de Nesle, tour, pont et maisons, nécessaire à abattre pour y faire la place et construire le Collège Mazarin, place publique, bibliothèque et académye : Dressé par nous Louis Le Vau, conseiller du Roy, intendant et premier architecte de Sa Majesté et que nous vérifions véritable ainsy qu’il est conforme par le procès-verbal de messieurs les Commissaires desputés par Sa Majesté. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, VA-443-FT 6 (fonds Robert de Cotte).


    -  Dessin de Stefano Della Bella, XVIIe siècle, représentant des joutes nautiques sur la Seine, au niveau de la Tour de Nesle. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-VE-53 (G). Destailleur Paris, t. 5, 760.


    - 
    Veuës et perspective de la Tour de Nesle et de l’Hostel de Nevers, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 75.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 13 mars 2015
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  • Hôtel du Petit Bourbon

    -  Vue de l’ancien Louvre et du petit Bourbon prise depuis la Seine, tableau de Reinier Nooms, dit Zeeman, vers 1650. Paris, musée du Louvre, INV 1977.

    Une représentation plus ancienne de l’hôtel du Petit Bourbon figure à l’arrière-plan de la Pietà de Saint-Germain-des-Prés, présentée dans la rubrique « iconographie médiévale ».

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 13 mars 2015
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  • Hôtel-Dieu

    -  Veuë de l’Hostel Dieu de Paris, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, Musée Condé, EST S 22.

    Judith FORSTEL, 13 mars 2015
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  • Maison à tourelle

    -  Maison à tourelle au carrefour des rues Bailleul et Jean Tison (aujourd’hui 1er arrondissement de Paris), aquarelle de Thomas Shotter Boys, 1831. Musée Carnavalet, CARD08253 ; D 8253.

    Judith FORSTEL, 19 mars 2015
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  • Palais de la Cité

    Gravure d’Androuet du Cerceau : grande salle du Palais de la Cité, 1560.

    Grande salle du palais de la Cité à Paris

    Image publiée sur le site intitulé « La cour de France » au XIXe siècle.

    Cette gravure est une des rares représentations de la Grand’ salle gothique du palais de la Cité, construite sous le règne de Philippe le Bel au début du XIVe siècle et détruite dans un incendie en 1618. La salle des pas perdus du palais de justice actuel a conservé le volume de la grande salle médiévale, mais a perdu sa décoration. Au Moyen Âge, l’étage supérieur était partagé en deux nefs ornées des statues des rois de France. Le cycle des rois comprenait à l’époque de Philippe le Bel 58 souverains, placés par ordre chronologique dans une parfaite continuité qui masquait les accidents dynastiques.

    Bibliographie indicative :
    - GUEROUT Jean, « Le palais de la Cité à Paris des origines à 1417. Essai topographique et archéologique », Paris et Ile-de-France. Mémoires, n° 1, 1949, p. 57-212 ; n° 2, 1950, p. 21-204 ; n° 3, 1951, p. 7-102.
    - BOVE Boris, « Les palais royaux à Paris au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) », dans Palais et Pouvoir, de Constantinople à Versailles, M. -F. Auzepy, J. Cornette dir., Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2003, pp. 45-79. Article édité en ligne sur Cour de France.fr, le 4 octobre 2008.

    Boris BOVE, 25 février 2015 | 26 septembre 2014
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  • Palais épiscopal

    Le palais de l’évêque de Paris s’élevait au sud de Notre-Dame. Il fut reconstruit par Maurice de Sully en même temps que la cathédrale, dans les années 1160. Du palais médiéval, il ne reste rien aujourd’hui : les bâtiments ont été détruits en plusieurs phases au XIXe siècle, notamment lors des travaux consécutifs à la mise à sac de l’archevêché en 1831. A leur emplacement se trouvent désormais un square et le presbytère néo-gothique dû à Viollet-le-Duc.
    C’est donc par l’iconographie ancienne que l’on peut restituer les dispositions de l’édifice. Le palais comprenait une grande salle double longue de six travées ; le premier niveau était voûté d’ogives, l’étage était couvert d’une charpente lambrissée. L’élévation sud, vers la Seine, était scandée de contreforts et couronnée de créneaux. Une chapelle double longue de trois travées prolongeait la grande salle. Sur le flanc nord s’élevait une tour rectangulaire qui abritait notamment, au XIIIe siècle, les prisons. Une galerie à deux étages reliait cette tour au collatéral sud de la cathédrale ; elle fut cédée en 1243 au chapitre cathédral pour abriter la sacristie et le trésor de Notre-Dame.

    -  Vue de Notre-Dame, de l’archevêché et du quai des Bernardins, tableau de Lallemand, vers 1775. Paris, Musée Carnavalet, CARP0192 ; P 192.

    Cette vue des bords de Seine montre le palais épiscopal, entre le fleuve et la cathédrale, depuis le sud-ouest. On reconnaît le bâtiment de la grande salle double, avec ses contreforts, et au fond, la tour rectangulaire.


    -  Eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. La gravure est accompagnée d’un quatrain décrivant les bâtiments représentés : Dun costé vous voyez l’Edifice admirable ou la mere de Dieu, reçoit nostre oraison ; Plus loin vous descouvrez l’Hopital charitable ou les membres de Dieu, cherchent leur guerison. Chantilly, musée Condé, EST S 58.

    La vue est prise cette fois depuis l’est. Le palais épiscopal occupe le milieu de la gravure. On distingue bien les contreforts et les créneaux de la façade sur Seine, ainsi que le couronnement de la tour nord.

    Bibliographie indicative :
    CRÉPIN-LEBLOND T., « Le palais épiscopal de Paris », dans : Autour de Notre-Dame, A. Erlande-Brandenburg, J.-M. Leniaud, F. Loyer, C. Michel (dir.), Paris, Action artistique de la ville de Paris, 2003, p. 111-115.

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 10 mars 2015
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  • Prieuré de Saint-Martin des Champs

    -  Saint-Martin des Champs Veuë et perspective de l’Eglise Sainct Martin des Champs, eau-forte d’Israël Silvestre, XVIIe siècle. Chantilly, musée Condé, EST S 67.


    -  Prieuré Saint-Martin des Champs - la tour Dessin de la tour à l’angle de la rue du Vertbois, par Jules-Adophe Chauvet, 1880. Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, BOITEFOL-VE-2160(2).

    Judith FORSTEL, 2 juin 2015 | 19 mars 2015
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