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Thèses des universités françaises

  • Par la sélection ci-après - effectuée principalement à partir du catalogue du SUDOC - nous initions un recensement des thèses ayant trait au Paris médiéval. Ce travail est sur le métier.

    2011

    - DESTEMBERG Antoine, L’honneur des universitaires au Moyen âge : étude d’imaginaire social autour de l’exemple parisien (XIIe-XVe siècle) / The Honour of University Scholars in the Middle Ages : a Study of Social Imagination around the Example of Paris (12th-15th century) (sous la direction de Claude Gauvard – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale, 2010).

    Cette étude entend poser la question d’une présence active de la notion d’honneur dans l’imaginaire social des universitaires médiévaux - entendus comme les maîtres, écoliers et officiers liés juridiquement à une institution universitaire d’enseignement -, entre le XIIe et le XVe siècle, et plus particulièrement à Paris. Il s’agit d’observer la formation d’une identité professionnelle, ainsi que les stratégies mobilisées par cette communauté intellectuelle pour s’affirmer dans le paysage social et politique de la fin du Moyen Age. En s’appuyant sur les apports épistémologiques de l’anthropologie et la sociologie, cette étude aspire à mettre en évidence les nombreuses manifestations sémantiques et sémiologiques de l’idée médiévale d’honneur. L’analyse de sources historiques variées, allant des documents normatifs et administratifs, à la littérature narrative et à l’iconographie, révèle un ensemble de pratiques et de discours constitutifs de la conscience de soi universitaire.


    Identification et localisation : : [http://www.sudoc.fr/150303440]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2011.

    2010

    - THOMAS Nicolas, Les ateliers urbains de travail du cuivre et de ses alliages au bas Moyen Âge : archéologie et histoire d’un site parisien du XIVe siècle dans la Villeneuve du Temple, 1325-1350 / A Late Medieval Parisian Urban Workshop Sspecialising in Copper and its Alloys : Aarchaeology and History of the Villeneuve du Temple site, 1325-1350 (sous la direction de Paul Benoit – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Archéologie, 2009).

    Cette recherche présente l’étude du premier atelier parisien du travail du cuivre et de ses alliages, découvert et fouillé dans un faubourg de la capitale médiévale : la Villeneuve du Temple. Les vestiges retrouves sont nombreux et variés : une maison, des fours, des objets témoins de la production ainsi que des déchets abondants. Les approches et les échelles d’observation multiples procèdent d’un regard croisé sur les sources archéologiques, écrites, cadastrales en recourant tant à l’analyse morphologique de la Villeneuve qu’à l’étude du bâti médiéval, à la détermination du contexte économique et social, ou encore à la caractérisation des matériaux grâce à l’archéométrie. Le cuivre est très présent dans la culture matérielle : pour les petits objets de parure et du costume, pour les pots dans la cuisine ou pour le mobilier liturgique La demande est forte et le marché immense aux XIIIe et XIVe siècles, surtout à Paris. Une image traditionnelle des ateliers à travers la lecture du Livre des métiers d’Étienne Boileau indique de petits ateliers spécialisés et divisés par type de produits. Les conclusions s’opposent à cette représentation : la production est diversifiée et les techniques aussi. Le travail à l’intérieur de ce vaste atelier est spécialisé et organise afin de limiter l’intervention de savoir-faire élevés en privilégiant une main d’œuvre peu qualifiée. Le travail est segmenté, divisé et hiérarchisé. Enfin, les techniques sont rationalisées pour réduire le coût des matières premières et permettre une production de masse et en série d’objets à bas prix, en l’occurrence de la bijouterie fantaisie. La productivité est à l’image de la demande et le rendement recherche.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/140762493]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2010.

    - DESCAMPS Benoît, "Tuer, tailler et vendre char" : les bouchers parisiens à la fin du Moyen-Âge, v.1350-v.1500 / "Kill, cut and sell flesh" : butchers of Paris at the end of Middle Ages, ca.1350-ca.1500 (sous la direction de Claude Gauvard – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne –Histoire médiévale, 2009).

    À partir de 1350, les bouchers parisiens entament une ascension sociale et politique qui semble trouver son apogée dans les conflits civils au siècle suivant. Tant dans le cadre de la Communauté des bouchers au Châtelet qu’au sein des boucheries jurées seigneuriales, les parcours individuels retracés permettent d’établir la force des réseaux sociaux ou politiques. En confrontant des archives diverses (chroniques, sources législatives et judiciaires, sources de la gestion foncière...), l’objet de cette thèse est d’abord de comprendre l’origine de cette forte position dans l’espace social et géographique, et les problèmes qu’ont pu poser cette emprise dans la ville. L’étude définit ainsi la nonne du métier et de la viande, analyse les éléments caractérisant la richesse et le pouvoir des bouchers parisiens, éclaire les causes et la nature de leur engagement politique. Violente et contestée, cette intrusion fut pourtant une intégration globalement réussie dans la bourgeoisie parisienne.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/14039477X]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2010.

    - ANGOTTI Claire, « Lectiones sententiarum » : étude de manuscrits de la bibliothèque du collège de Sorbonne : la formation des étudiants en théologie à l’université de Paris à partir des annotations et des commentaires sur le « Livre des Sentences » de Pierre Lombard (XIIIe - XVe siècles) / Manuscripts of the Sorbonne’s College Library : the Ttraining of Theology Students at the University of Paris through a Study of the Annotations and Commentaries on the “Book of Sentences” of Peter Lombard (XIIIth-XVth cent.) (sous la direction de Jacques Verger – EPHE (Paris) – Section des sciences historiques et philologiques, 2008).

    Au cours du XIIIe s., les « Sentences » de Pierre Lombard, maître des écoles de la seconde moitié du XIIe s. entrent au programme de la faculté de théologie. Le propos consiste à s’interroger sur l’usage du livre à l’Université de Paris en se fondant sur les exemplaires des Sentences du Lombard conservé dans les fonds du collège de Sorbonne. La conservation exceptionnelle de ces manuscrits permet une étude non seulement des annotations mais aussi des techniques de mise en page. Les livres du collège doivent cependant être inscrits dans un double cadre, celui de la faculté de théologie qui tente de normaliser la lectio des « Sentences » dans le cursus que doivent accomplir les étudiants en théologie ; celui de la bibliothèque du collège qui décrit dans ses catalogues de manière scientifique les ouvrages qu’elle possède et règlemente l’accès à ses collections. Le corpus principal consiste donc en quarante exemplaires annotés du « Livre des Sentences ». Un autre corpus, d’une centaine de manuscrits ; a aussi été employé : il s’agit des commentaires des « Sentences » présents dans la bibliothèque du collège. Le propos s’articule en trois axes : la construction de la norme universitaire et l’introduction de la lectio des « Sentences » dans la faculté parisienne ; la bibliothèque du collège : du projet primitif de Robert de Sorbon et de la lente émergence du collège comme membre essentiel de la faculté, notamment grâce à sa bibliothèque ; les marges : leur organisation par les copistes, à leur remplissage par les lecteurs. Ce triple niveau d’analyse permet de saisir les pratiques et les méthodes intellectuelles des étudiants préparant leurs lectiones Sententiarum du XIIIe au XVe siècle.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/139151869]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2010.

    2008

    - PERRAUT Aurélie, Recherches sur le monde universitaire parisien au XIVe / The University of Paris during the XIVth century : the architecture of college (Université Paris-Sorbonne – Histoire de l’art et archéologie –Paris 4, 2007).

    L’architecture des collèges parisiens fut le reflet des phénomènes religieux, culturels et sociaux liés à l’existence de l’Université dans la capitale du royaume capétien en pleine affirmation de son autorité. Le XIVe siècle marqua un tournant décisif dans la diffusion du modèle collégial à Paris, grâce à l’implication du roi et de son entourage politique. Les édifices des collèges traduisaient un grand pragmatisme, induit par le développement urbain particulier de la rive gauche, mais aussi la réception de modèles royaux et religieux. La Sainte-Chapelle et les expériences mendiantes furent sans conteste les principales sources d’inspiration pour les collèges parisiens. Il résulte de ce croisement d’influences un corpus de bâtiments hétérogène, du vaste couvent à la simple maison polyvalente. L’essentiel des collèges médiévaux étant détruit, une approche pluridisciplinaire – archéologie, dépouillements d’archives – s’imposa pour appréhender toute la complexité de leur architecture.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/117679593]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2008.
    Édition-papier : L’architecture des collèges parisiens au Moyen Age, Paris, Publications de la Sorbonne, 2009 (@Cultures et civilisations médiévales) ; Compte rendu de Thierry Kouamé, Histoire de l’éducation.

    2005

    - REBMEISTER-Klein Karine, Les livres des petits collèges à Paris aux XIVe et XVe siècles / The books of the Paris students colleges in XIVth and XVth centuries (sous la direction de Jean-Philippe Genet – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale, 2005).

    Cette étude est d’abord un travail sur les sources, visant à rendre compte de l’ensemble de la documentation subsistante relative aux bibliothèques médiévales des collèges parisiens. Tous les collèges séculiers parisiens ont été pris en compte à l’exception de ceux de Navarre et de Sorbonne, ce qui donne un corpus de 35 collèges documentés principalement aux XIVe et XVe siècles. Au-delà de la connaissance du fonctionnement des bibliothèques de collèges au Moyen Age, l’étude du contenu de ces bibliothèques dessine un portrait très peu novateur de ces institutions et révèle surtout le souci de ces établissements de se conformer aux exigences des programmes universitaires ; l’introduction d’ouvrages plus novateurs ne correspond que rarement à une volonté explicite du collège en tant qu’institution. Ce n’était, après tout, pas la principale mission des collèges, qui, en fournissant aux étudiants de bonnes bibliothèques de travail, remplissaient le rôle qui leur était assigné.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/094908745]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2007.

    - WEISS Valentine, Cens et rentes à Paris au Bas Moyen Age : documents et méthodes de gestion domaniale / Dues in Paris during the Middle Age : Documents and Methods Pertaining to the Domanial Administration (sous la direction de Claude Gauvard – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale, 2005).

    L’étude des documents et méthodes de gestion domaniale à Paris au Bas Moyen Age fait ressortir le particularisme de la capitale. Dans un espace géographique constitué surtout de seigneuries ecclésiastiques, la typologie des sources foncières souligne une évolution de plus en plus marquée des censiers vers les comptes de censive et ne correspond pas à la répartition classiquement observée par les historiens : l’étude des textes remet en cause la notion même de valeur juridique qui distingue les censiers des polyptyques et des terriers, la valeur probatoire pouvant s’étendre à des documents non authentifiés comme les censiers et comptes de censive. L’état des sources reflète peu les puissances foncières et, malgré un corpus important, fait apparaître une destruction massive, soulignée par la subsistance lacunaire de minutes et de doubles mises au net. Chaque institution choisit en son sein un receveur chargé de la gestion du temporel, le recrutement soulignant la longévité des fonctions, les passerelles entre certaines d’entre elles, les liens de parentés entre les différents personnages, ainsi que la présence limitée des notaires, compensée par celle des juristes. Dans l’étude diplomatique et codicologique, cens portés, grand format et caractère soigné des manuscrits montrent que les registres sont établis sur le modèle du précédent et ne sont pas destinés à être déplacés. L’étude des mises à jour met en évidence des codes propres à chaque institution. Si les censives sont stables, les comptabilités varient selon les établissements. Les budgets, positifs jusqu’au XIVe siècle, sont plus contrastés au XVe où criées et procès abondent, les modérations et les impayés étant très diversement comptabilisés. Paris se démarque ainsi, sur la période étudiée, par son caractère nettement urbain et par l’absence de terrier, l’intervention des notaires au milieu du XVIe siècle scellant l’apparition d’un nouveau type de registres inconnu de la période médiévale.


    Identification et localisation : : [http://www.sudoc.fr/092227171]
    Édition-papier : Cens et rentes à Paris au Moyen Âge : documents et méthodes de gestion domaniale, Paris, H. Champion, 2009 (@Histoire et archives).

    2003

    - CONNALLY Michael, Les « bonnes femmes » de Paris : des communautés religieuses dans une société urbaine du bas Moyen âge / The "good Women" of Paris : Religious Communities in Urban Society of the Late Middle Ages (sous la direction de Nicole Bériou et Sharon Farmer – Université Lumière (Lyon) – Histoire, Lyon 2, 2003).

    Diverses sources des XIIe-XIVe siècles montrent que le terme "bonne femme" désignait une personne dotée de qualités morale qui incitaient les membres de son milieu à lui reconnaître une autorité spirituelle. Au moins onze communautés de "bonnes femmes" furent fondées à Paris entre la fin du XIIIe et le milieu du XIVe siècle. Au lieu de vivre sous une règle reconnue par Rome, les "bonnes femmes", normalement veuves, étaient liées, soit par un simple devoir d’entraide, soit par un statut hospitalier selon lequel chacune se donnait à l’institution sa vie durant, moyennant logement, nourriture et l’obligation de soigner ses sœurs. L’étude prosopographique de la communauté fondée par Etienne Haudry, un riche drapier parisien, démontre que les "bonnes femmes" et leurs bienfaiteurs étaient unis par famille, voisinage et métier. Au titre de ces rapports, les "bonnes femmes" commémoraient par la prière collective leurs bienfaiteurs décédés, à la manière des religieux.


    Identification et localisation : : [http://www.sudoc.fr/075440024]
    Ressource électronique : Les "bonnes femmes" de Paris : des communautés religieuses dans une société urbaine du bas Moyen âge, Lyon, Université Lumière Lyon 2, 2003.

    2002

    - JULEROT Véronique, Les élections épiscopales en France à la fin du quinzième siècle : enjeux, conflits et réseaux (sous la direction de Claude Gauvard – Université Panthéon-Sorbonne – Histoire – Paris 1, 2002).

    À la fin du XVe siècle, il y a deux procédures pour devenir évêque : l’élection par le chapitre cathédral  le rituel est établi et significatif de la volonté capitulaire d’autonomie mais aussi de l’importance de cette élection pour le diocèse  et la provision en consistoire par le pape, signe de la centralisation de son pouvoir. La concurrence entre ces deux procédures alimente un débat ecclésiologique et politique et une histoire des élections, censée justifier leur pratique. Elle provoque aussi des conflits entre élus et pourvus, souvent longs. Leur enjeu est important car le vainqueur exercera un pouvoir temporel et spirituel sur la population du diocèse. Pour soutenir les candidats, différents réseaux entrent en action, liés aux pouvoirs royal ou pontifical, aux clientèles, aux familles. Ils luttent devant la justice  procès au pétitoire pour la confirmation de l’élection mais aussi au possessoire- et sur le terrain des diocèses  propagande et actions violentes. Plus que les jugements définitifs, ce sont les accords et les pacifications, où Rome joue un rôle important, qui permettent la résolution des conflits. Les vainqueurs sont presque tous proches du pouvoir royal et pourvus par le pape.


    Identification et localisation : [http://www.sudocfr/0&950803]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2004.
    Édition papier : « Y a ung grant desordre ». Élections épiscopales et schismes diocésains en France sous Charles VIII, Paris, Publications de la Sorbonne, 2006. Compte rendu de Hélène Larcher, Bibliothèque de l’école des Chartes, 165-1 (2007), p. 230-232.

    - KOUAMÉ Thierry, Entre le Parlement et l’Université : le collège de Dormans-Beauvais à la fin du Moyen âge : prosopographie d’un collège parisien (1370-1458) / Between the Parlement and the University : the college of Dormans-Beauvais at the end of the middle ages : a parisian college prosopography (1370-1458) (sous la direction de Claude Gauvard – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale, 2002).

    Le collège de Dormans-Beauvais, fondé à Paris en 1370, est destiné à accueillir des étudiants en arts originaires du Soissonnais. La fondation passe très tôt sous le contrôle du Parlement de Paris, en vertu de l’accord du 18 mai 1389. Ainsi constitue-t-elle, au début du XVe siècle, le champ d’expérimentation de la politique parlementaire à l’égard des collèges. Si l’occupation anglo-bourguignonne met fin à l’expérience, l’établissement n’en devient pas moins un lieu de sociabilité parlementaire en ouvrant son école à la bourgeoisie parisienne. Mais, au-delà de son évolution historique, le collège de Dormans- Beauvais est avant tout une communauté étudiante. La sociologie de sa population permet en fait de mieux cerner le profil type du boursier parisien. Quant à l’insertion sociale de ses membres, elle montre l’efficacité d’une promotion par les études, surtout à l’Université et au Parlement, mais rend difficile la constitution d’un esprit de corps avant la seconde moitié du XVe siècle.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/073384720]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2004.
    Édition- papier : Le collège de Dormans-Beauvais à la fin du Moyen Âge. Stratégies politiques et parcours individuels à l’Université de Paris (1370-1458)], Leiden, Brill, 2005 (Education and society in the Middle Ages and Renaissance, 22) ; compte rendu de Jean Kerhervé, Revue historique, 2009/1 (n° 649), p. 163-170.

    2001

    - HUBERT Anne, Le Clergé parisien à la fin du Moyen-Âge : la communauté canoniale de Saint-Germain l’Auxerrois de 1382 à 1510 / The Parisian Clergy at the end of the Middle Age : the #anonIcam community of Saint-Germain l’Auxerrois from 1382 to 1510 (sous la direction de Philippe Contamine – Université Paris-Sorbonne – Études médiévales – Paris 4, 2001).

    Le clergé de chœur de Saint-Germain l’Auxerrois de Paris fut une institution composée d’un chapitre canonial et d’une communauté de clercs auxiliaires. Son organisation institutionnelle date du XIIIe siècle. Pour la gestion du patrimoine, il appliqua le principe du bien commun devant l’emporter sur l’intérêt particulier. Chanoines et chapelains formaient un personnel très qualifié, résident, de plus en plus autochtone au XVe siècle. Ils étaient liés par de multiples réseaux, surtout dans l’administration royale. La communauté de Saint-Germain trouvait sa raison d’être dans le service d’une immense paroisse, par la récitation de la liturgie et la célébration de la mémoire des défunts. Elle jouait dans la ville le rôle fondamental de relais entre la cathédrale et d’autres paroisses, disposant de la collation de nombreux édifices. Au XVe siècle, par son clergé et sa position dans la hiérarchie religieuse de Paris, Saint-Germain fut l’établissement le plus prestigieux de la rive droite.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/061505307]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2003.

    2000

    - BOVE Boris, Dominer la ville : prévôts des marchands et échevins parisiens (1260-1350) / Dominating the city. Parisian aldermen from 1263 to 1350 (sous la direction de Martin Aurell – Université de Poitiers – UFR de sciences humaines et arts, 2000).

    Que sait-on de la vie de la grande bourgeoisie parisienne à l’époque de son âge d’or, aux XIIIe et XIVe siècles ? Le choix de la méthode prosopographique appliquée à l’échevinage de la capitale entre 1263 et 1350, a permis de surmonter les difficultés documentaires, en se concentrant sur un nombre limité de cas, tout en conservant une perspective quantitative (l’échantillon d’étude comprend 47 bourgeois et les 30 familles auxquelles ils appartiennent). Il s’avère que ces magistrats forment un groupe social cohérent qui domine la ville. Le pouvoir économique du marchand et du propriétaire, qui les place parmi les plus riches citoyens de la capitale, se double chez eux de l’influence politique que confèrent les carrières au service de la municipalité, des seigneurs de la ville et du roi, pour faire d’eux une élite urbaine au pouvoir polymorphe. C’est cependant un patriciat inachevé dans la mesure où il reste dans l’ombre du roi. Cette position éminente s’exprime dans des stratégies de distinction sociale que l’on décèle à travers l’adoption précoce d’un patronyme, puis d’armoiries, mais aussi dans les structures complexes de la famille et de l’hôtel bourgeois, ou encore les pratiques religieuses exaltant la notabilité par des fondations d’anniversaires et des constructions de chapelles funéraires. Si la culture savante de ces bourgeois paraît médiocre, ils manifestent en revanche un goût prononcé pour la culture courtoise et de réels talents littéraires lorsqu’ils prennent la plume. C’est que le modèle nobiliaire est alors tellement prégnant que les autres élites s’en inspirent pour exprimer leur supériorité sociale. L’étanchéité entre ces groupes sociaux est cependant remarquable. Si quelques magistrats obtiennent des lettres d’anoblissement, il s’agit alors plutôt de stratégie de cumul des privilèges que de complexe social. La grande bourgeoisie de Paris forme donc au XIVe siècle une élite urbaine consciente de sa spécificité et fière d’elle-même.


    Identifigatiol ut localisation : http://www.sudoc.fr/060249153
    Édition-papier : Dominer la ville : prévôts des marchands et échevins parisiens de 1260 à 1350, Paris, CTHS, 2004 (@CTHS-histoire) ; Compte-rendu de John W. Baldwin, Médiévales, 49 (automne 2005), p. 174-176.

    - DELAUNAY Isabelle, Échanges artistiques entre livres d’heures manuscrits et imprimés produits à Paris (1480-1500) / Artistic exhanges between manuscripts and Printed books of Hours produced in Paris (1480-1500) (sous la direction de Madeleine Joubert – Littérature française – Paris 4, 2000)

    L’introduction de l’imprimerie en 1470, puis de l’estampe dans les années 1480, permet à Paris de regagner une place artistique et culturelle importante. Elle offre aux meilleurs artistes l’occasion d’un débouché nouveau et une reconnaissance plus universelle de leur talent. Durant cette période charnière, une quinzaine de miniaturistes se partagent le marché du livre d’heures enluminé. On assiste à un fort renouvellement du personnel de la librairie et des artistes. Le commerce et les échanges artistiques s’étendent avec d’autres villes françaises et européennes. L’étude du livre d’heures enluminé révèle une fructueuse période d’échanges des idées. Les mêmes hommes s’impliquent dans une double activité, création d’ouvrages à la main et « en moule ». Cependant il n’y pas de superposition d’une production sur l’autre. Les livres d’heures manuscrits offrent un mélange complexe entre des données d’ordre individuel introduites au gré de la commande et les habitudes des artisans. L’examen en série, pour départager les éléments ordinaires et les particularités dépendant d’un commanditaire ou encore d’un artiste, s’avère riche d’informations historiques. Il permet également de mettre en valeur la répartition du travail et de comprendre les multiples associations possibles entre les artistes.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/060045965]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2001.

    - BERNARD René Paul, La sculpture funéraire médiévale à Paris (1140-1540) (sous la direction de Anne Prache – Art et archéologie – Paris 4, 2000).

    L’étude de la sculpture funéraire médiévale à Paris de 1140 à 1540 permet d’envisager plusieurs aspects de la vie et de la mort de cinq cents individus qui y vécurent et y moururent alors. Leurs tombes et tombeaux nous sont parvenus le plus souvent grâce à aux dessins réalisés pour Gaignières qui constituent le corpus le plus important de toute la France médiévale pour une superficie aussi réduite. Les aspects sociaux révèlent les liens familiaux unissant certains de ces personnages et leurs fonctions sociales, administratives et au service du roi le plus souvent. Vêtements, armoiries illustrent ces représentations sociales parmi lesquelles se distingue la figure de l’enseignant. Les aspects religieux montrent l’importance essentielle de la cathédrale et de ses chanoines, suivie par différents ordres religieux. Les défunts sont surtout représentés sous forme de gisants, puis de priants ou de transis. Ces figures sont accompagnées d’anges, d’animaux puis de pleurants. Les épitaphes relatent en des termes élogieux la vie du défunt et invitent les générations suivantes à la prière. Les aspects artistiques envisagent le cadre architectural et le décor des monuments, ainsi que les matériaux et techniques de sculpture employés. Ils peuvent servir de base à une typo chronologie. Artistes, artisans et commanditaires sortent de l’anonymat au fil du temps ; au début du XVIe, des actes notariés font découvrir l’activité des tombiers parisiens.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/060039671]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2001.

    - JEHANNO Christine, « Sustenter les povres malades », alimentation et approvisionnement à la fin du Moyen âge : l’exemple de l’Hôtel-Dieu de Paris / "Sustenter les povres malades", Food and Supply in the late Middle Ages : the Example of the Hôtel-Dieu in Paris (sous la direction de Claude Gauvard – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale, 2000).

    L’Hôtel-Dieu de Paris a laissé, pour la fin du Moyen Âge, une collection de comptes qui permet de reconstituer comment malades et personnel sont alors nourris et par quels moyens se fait l’approvisionnement de l’hôpital. Codifiée par un règlement, l’alimentation est composée, pour l’essentiel, de pain, de vin, de viande (ou de poisson et d’œufs) et de légumes, ainsi que de quelques compléments occasionnels. Elle est relativement équilibrée et, à défaut d’être variée, assez abondante, sauf peut-être durant les périodes d’extrêmes difficultés. Sa préparation, assurée par un personnel spécialisé nombreux, dans des locaux adaptés, est satisfaisante, sans être très élaborée. Compte-tenu du nombre de bouches à nourrir, les volumes consommés sont importants et il faut, dans une conjoncture dramatique, développer différentes stratégies pour assurer l’approvisionnement de l’établissement. Celui-ci se fait de moins en moins par le prélèvement en nature, opéré sur les débi-rentiers et fermiers, mais toujours en grande partie par la production directe, maintenue sur les terres de l’hôpital. Les comptes fournissent ainsi de multiples informations sur la céréaliculture et la viticulture (façons, rendements, rentabilité). Ils permettent aussi de mesurer l’impact des dévastations des campagnes pendant cette phase de la guerre de cent ans et d’affiner le bilan et la chronologie de la reconstruction des campagnes parisiennes. Le reste de l’approvisionnement provient des achats faits, soit auprès de marchands, parisiens ou forains, soit auprès de particuliers. Il s’adapte aux fluctuations des prix et aux pénuries. Les dons d’aliments, fruits de la charité, ne constituent qu’un appoint minime. Le coût des dépenses nécessaires à l’approvisionnement est énorme et, en raison de l’effondrement des revenus traditionnels de l’hôpital, doit être équilibré par des ressources nouvelles. La forte insertion de l’Hôtel-Dieu dans la société de son temps l’aide à surmonter des moments difficiles.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/059975229]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2001.

    - OLLIVIER Jean-Pierre, Les dépendances rurales du monastère parisien Saint-Martin-des-Champs en Île-de-France à la fin du Moyen Âge / The rural Dependencies of the Parisien Monestary Saint-Martin-des-Champs in Île-de-France at the End of the Middle Ages (sous la direction de Robert Fossier – Université Panthéon-Sorbonne – Histoire médiévale – Paris 1, 2000).

    Vers 1059-1060, le roi Henri 1er relève l’abbaye Saint-Martin, située sur la rive droite de la Seine, hors de la ville de Paris. L’établissement reçoit des biens fonciers et des revenus dans ses alentours immédiats et en l’Île-de-France. En 1079, le roi Philippe 1er unit la collégiale à Cluny. Dès lors, outre le soutien capétien, le prieuré bénéficie des largesses de l’aristocratie de l’Île-de-France et participe à l’essor économique et à la mise en valeur des campagnes de la région parisienne par l’intermédiaire de ses seigneuries et des prieurés qui lui sont dépendants. Adoptant, dès le XIIIe siècle, le fermage, sans pour autant abandonner le faire-valoir direct. Les moines furent des rentiers du sol tout en s’efforçant d’être de sages gestionnaires, mais ils furent victimes d’une économie essentiellement basée sur des revenus en nature. Lors des difficultés du Moyen Âge, les campagnes de l’Île-de France virent se multiplier de nouveaux personnages à la tête de véritables exploitations agricoles : les fermiers. Le monde rural est alors profondément divisé, tant sur le plan économique que sur le plan social, et il est difficile de parler de paysannerie. Ces campagnes souffrent des épidémies, des intempéries et de la guerre. Elles parviennent néanmoins à traverser ces épreuves et après une longue période de reprise économique, présentèrent à l’extrême fin du XVe siècle une physionomie guère transformée par rapport à celle de 1300. À l’issue de cette évolution, Saint-Martin-des-Champs conservait la totalité de son patrimoine.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/053666631]

    1999

    - MARMURSZTEJN Elsa, Un « troisième pouvoir » ? Pouvoir intellectuel et construction des normes à l’Université de Paris à la fin du XIIIe siècle d’après les sources quodlibétiques (Thomas d’Aquin, Gérard d’Abbeville, Henri de Gand, Godefroid de Fontaines) / Intellectual Power and the Construction of Norms at the University of Paris at the End of the Thirteenth Century from the quodlibetal Sources (Thomas d’Aquinas, Gérard ofAbbeville, Henry of Ghent, Godefrey of Fontaines) (sous la direction d’Alain Boureau – EHESS – Histoire, 1999).

    À la fin du XIIIe siècle, le studium apparaît comme troisième terme dans les représentations du pouvoir, dominées jusqu’alors par les puissances temporelle et spirituelle. Le propos consiste à montrer que ce « pouvoir intellectuel », affirmé sous les espèces sociales et institutionnelles de l’université de Paris et en particulier de sa faculté de théologie, s’est fondé sur l’autorité collective reconnue à la corporation universitaire, mais aussi sur la nature même de l’activité intellectuelle des maîtres, dans la dimension individuelle de l’exercice d’une pensée pour laquelle ils revendiquent, à l’instar des autres puissances universelles, une légitimité normative. Cette revendication se laisse bien saisir à travers les disputes quodlibétiques, exercices scolaires qui témoignent de l’intérêt du monde universitaire pour les problèmes pratiques contemporains, et de la capacité des maîtres à produire dans tous les domaines, au nom de la science et de la raison, des normes fondées sur le droit divin ou naturel. Le corpus de cette étude est formé des quodlibets de quatre des plus grands maîtres en théologie parisiens de la seconde moitié du XIIIe siècle : Gérard d’Abbeville, Thomas d’Aquin, Henri de Gand et Godefroid de Fontaines. La démarche se développe en quatre temps : la première partie, portant sur l’exercice et les représentations du studium, vise à cerner son émergence comme « troisième pouvoir », la seconde partie privilégie la dimension individuelle de ce pouvoir et s’attache aux discours des docteurs sur leur fonction, leur responsabilité sociale et l’autorité de leur discours. La troisième s’efforce de replacer les fondements de la normativité universitaire dans le paysage normatif – laïc et ecclésiastique – du XIIIe siècle. L’exercice de la normativité universitaire montre, enfin, que les théologiens déterminaient, selon des principes et des modalités spécifiques, des droits sur les biens et sur les personnes, et les droits individuels.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/059973838]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 2000
    Édition-papier :L’autorité des maîtres. Scolastique, normes et société au XIIIe siècle, Paris, Les Belles-Lettres, 2007, 421 p. ; compte rendu, Revue de Synthèse, tome 129, 6 - Série, n°4, 2008, p. 649-652.

    1998

    - JACQUART Danielle, Lectures médiévales du Canon d’Avicenne : la médecine parisienne aux XVIe et XVe siècles / Medieval readings of Avicenna’s canon. Parisian Medical Learning during the Fourtheeth and Fifteenth Centuries (sous la direction de Claude Thomasset – Université Paris – Sorbonne – Histoire – Paris 4, 1998).

    Le commentaire de Jacques Despars (env.1380-1458) sur le canon d’Avicenne fut imprimé en trois volumes in-folio à Lyon, en 1498. Il constituait le premier commentaire sur ce texte écrit par un maître parisien au Moyen Âge, alors que le genre fut illustré à plusieurs reprises en Italie depuis la fin du XIIIe siècle. Cette thèse retrace l’histoire des écrits médicaux parisiens, afin d’expliquer cet intérêt tardif pour l’explication d’un texte aussi répandu et utilisé. Les conditions de l’enseignement à la faculté de médecine, les rapports qu’il entretint avec celui de la chirurgie, ainsi que les intérêts variés des maîtres sont analysés. Une attention particulière est portée aux écrits composés en moyen français, destinés soit à délivrer des conseils pratiques, soit à diffuser des connaissances médicales, voire à exprimer une pensée personnelle, en dehors des habitudes du latin scolastique.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/053649125]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1999
    Édition-papier : Médecine médiévale dans le cadre parisien, XIVe-XVe siècle, Paris, Fayard, 1999.

    1997

    - MOUSSAID Mostafa, Étude sur Paris et Fès aux XIIIe - XVe siècles. Étude comparée / Study of Fes and Paris in XIIIth and XVth centuries : Compared Study (sous la direction de Jacques le Goff – Histoire – EHESS, 1997).

    Aux XIIIe - XVe siècles, malgré des moments funestes et difficiles, la croissance des Fès et de Paris reste très spectaculaire. La résidence des rois en ville et la fonction politique et administrative ont fait de chacune le foyer de la politique royale, la principale ville du domaine royal. D’autres fonctions  économique, religieuse et culturelle  concourent au rôle de capitale et ont contribué à créer de nombreuses mutations ayant permis à Fès comme à Paris de retrouver leur identité urbaine, leur prestige et leur apogée. […]


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/049466496]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1998.

    - ZANINI Laura, Les ordres mendiants dans l’histoire de l’urbanisme de Paris : les couvents de la Rive gauche / The Medicant Orders in the Urban History of Paris : the medieval Convents of the “Rive gauche” (sous la direction de Jean-Robert Pitte – Université Paris – Sorbonne – Géographie – Paris 4, 1997).

    L’objectif de ce travail est d’étudier le processus de formation des installations conventuelles des principaux ordres mendiants à Paris en relation avec les phases de développement de la structure urbaine au Moyen Âge. La première partie est une mise en contexte historique et méthodologique qui introduit à la seconde partie, dédiée à l’étude de l’évolution des couvents, dans laquelle nous explorons certains des complexes caractères de celle-ci entre le XIIIe et le XVe siècle et l’important rôle des frères mendiants dans l’organisation de vastes secteurs urbains. Le patrimoine architectural des Mendiants est presque totalement perdu et ceci nous a amené à formuler la troisième et dernière partie en reparcourant les deux derniers siècles d’histoire urbaine à travers l’analyse des plans historiques de Paris, à la lumière des textes qui en racontent la transformation. L’observation de la forme des anciennes implantations, vues en transparence sur la carte du Paris actuel, permet d’intéressantes nouvelles estimations.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/049463187]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1998
    [Édition-papier : Les Ordres mendiants dans l’histoire de l’urbanisme de Paris : les couvents médiévaux de la Rive gauche, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2001 (Thèse à la carte).

    - BRUT Catherine, La céramique au Moyen Âge à Paris : potiers et pots de terre, tuiliers, tuiles et carreaux de pavement des XIIIe et XIVe siècles / Medieval ceramic in Paris Potters and Pottery Tillers, Tiles and Floor of XIIIth and XIVth Centuries (sous la direction de Michel Fleury – EPHE – Art et archéologie, 1997).

    Prenant pour cadre historique les XIIIe et XIVe siècles et, géographique, le paris de Philippe Auguste avec ses principaux faubourgs, l’artisanat de la terre cuite est étudié à partir des sources écrites et des découvertes archéologiques récentes. La première partie est consacrée aux potiers, tuiliers et paveurs, en l’absence de découverte de fours, le recours aux sources écrites, statuts, sentences, livres d’imposition et leur rapprochement a fourni des informations inédites. Elles ont permis d’identifier et de distinguer les potiers de terre des potiers d’étain ou de cuivre. Des cartes spécifiques situent les zones d’activité des différentes professions. L’étude des vingt-cinq paroisses parisiennes abritant potiers et tuiliers accompagnée d’une recherche toponymique complète le panorama de cet artisanat. La deuxième partie analyse la production des potiers de terre à partir des fouilles archéologiques réalisées à paris récemment. Un remarquable ensemble, unique pour le XIIIe siècle, provient des fouilles de la cour carrée du Louvre réalisées en 1984-1985. Les céramiques étudiées ont été classées par type […] Le catalogue donne un véritable inventaire de la diversité des formes en usage. L’étude de la céramique de trois dépotoirs du XIVe siècle de la cour carrée du Louvre et de celle de plusieurs sites de la rive gauche, rues de la Collégiale, de la Reine blanche, Clovis et Monsieur le prince en examen complet. Reprenant en compte l’étude de la céramique du XVe et du début du XVIe siècle […] 18 tableaux permettent d’esquisser les transformations de la céramique en usage à Paris de Saint Louis à François 1er.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/043847544]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1998.

    1994

    - GOROCHOV Nathalie, Le collège de Navarre de sa fondation (1305) au début du XVe siècle (1418) : histoire de l’institution, de sa vie intellectuelle et de son recrutement (sous la direction de Bernard Guenée – Université Panthéon-Sorbonne – Histoire – Paris 1, 1994).

    La fondation du collège de Navarre a pu être largement étudiée grâce aux textes des statuts rédigés par la reine Jeanne de Navarre (en 1305) puis par ses exécuteurs testamentaires (en 1315). La reine a conçu un projet très original prévoyant l’organisation de cours au sein du collège destinés aux 70 boursiers que la fondation doit entretenir. L’institution fonctionne très mal pendant le premier demi-siècle de son histoire (1re partie de la thèse : 1315-1356), comme l’attestent de nombreux procès au parlement qui opposent boursiers et candidats aux bourses dans les années 1340. Les 280 boursiers d’avant 1360 sont assez mal connus. La deuxième partie de la thèse concerne l’histoire du collège pendant l’époque de sa « réformation » et le règne de Charles V (1356-1380) et repose sur l’étude de quelques actes essentiels issus du Parlement de Paris et de la Chancellerie royale. Charles V rapproche le collège du pouvoir royal, en confiant le choix des boursiers à son confesseur. La connaissance des 225 boursiers admis au collège pendant son règne révèle les indices d’un recrutement désormais orienté vers la formation, sinon d’humanistes, au moins de serviteurs de l’État. Sous le règne de Charles VI (3e partie de la thèse : 1380-1418), le collège a une place nouvelle dans l’université et le royaume.
    The foundation of the college could be studied with the texts of the status written by the the queen Jeanne de Navarre (in1305) and by her executors (in 1315). The queen conceived a very original project with the organization of courses in the college, courses intended for 70 bursars that the foundation has to receive. The institution doesn’t function very well during the first half century of its history (1rst part of the thesis:1315-1418), as the processes which oppose bursars and candidates to bursaries of the 1340 years can prove it. The 280 bursars before 1360 arent’t well known the second part of the thesis concern the history of the college during its reformation and the reign of Charles V (1356-1380) and is based on the analysis of several important. Acts of the parlement and the royal chancellery Charles V brings the college closer to the royal power, giving the choise of the bursars to his confessor. The study of the 225 bursaries of his reign shows that the recruitment is now turned towards the formation of humanists and servitors of the state during the reign of Charles VI (3rd part of the thesis), the college has a new place in the university and the realm.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/041542428]
    Édition papier : Le collège de Navarre de sa fondation (1305) au début du XVe siècle (1418) : histoire de l’institution, de sa vie intellectuelle et de son recrutement, Paris, Honoré Champion, 1997. Compte rendu de Simone Roux, Médiévales, 18 (1999), p. 159-161.

    1989

    - Bernadette AUZARY, « Fluctuat nec Mergitur ». La prévôté des marchands et l’urbanisme parisien au XVe siècle d’après la jurisprudence du Parlement (1380-1500) / “Fluctuat nec Mergitur” merchant’s provostship and parisian town planning in the XVth century through the jurisprudence of the Parliament of Paris (1380-1500) (sous la direction de Jean Favier – Université Paris- Sorbonne – Histoire – Paris 4, 1989).

    Cette étude consacrée à l’activité de la prévôté des marchands en matière d’urbanisme à paris au XVe siècle a pour fondement les décisions du Parlement statuant au civil. La base de la recherche est le dossier reconstitué par regroupement de différents types de sources appartenant à diverses séries d’archives : arrêts et juges, plaidoiries, décisions du conseil et accords. Au cours du XVe siècle, la prévôté des marchands va progressivement se trouver investie de toute la question de la ville. L’institution marchande née dans la prospérité du XIIIe siècle va devoir gérer une économie de guerre. Alors qu’elle avait été créée pour préserver les privilèges de la classe marchande, ses objectifs seront différents au XVe siècle : l’activité commerciale étant passée au second plan, il lui faut à présent défendre la ville sur laquelle pèse la menace anglaise. Ainsi de nouvelles attributions apparaissent à sa charge, qui vont modifier profondément sa nature et sa composition dans laquelle les juristes se sont, dans une large mesure, substitués aux marchands. L’examen du contentieux de la ville en matière d’urbanisme met en évidence la mainmise de la fonction publique naissante sur l’institution marchande. Cette substitution de personnels atteste en réalité une mutation profonde de la prévôté des marchands qui est devenue, à l’issue de cette période difficile, une véritable municipalité.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/043794602]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1989

    - BUC Philippe, « Potestas », prince, pouvoir et peuple dans les commentaires de la Bible : Paris et France du Nord (1100-1330) / “Potestas”, prince, power ans people in the biblical commentaries (Paris and Northern France, 1100-1330) (sous la direction de sous Jean-Claude Schmitt – EHESS – Histoire, 1989).

    L’auteur s’est proposé de retracer l’évolution des opinions politiques des clercs en France du Nord entre (1100-1330)en utilisant une source fondamentale et privilégiée, l’exégèse biblique. L’interprétation des écritures est en effet à la base de l’enseignement dispensé dans les écoles et à l’université de Paris. Sa connaissance est donc critique pour pouvoir saisir le sens des mots : méthodes et logiques sont analysées dans l’introduction. Dans la première partie, l’auteur retrace les controverses sur l’existence éventuelle d’une forme de domination avant la chute et à la fin des temps. La seconde partie est consacrée au rapport entre le roi et le savoir, et au rapport entre les clercs et la violence symbolique. La troisième partie a pour objet les positions constitutionnelles du roi et du peuple : la question de l’impôt, les origines historiquement peccamineuses du pouvoir monarchique, les accessions royales, et le droit de réprimande et de résistance que la tendance égalitaire de l’exégèse attribue au peuple. À l’analyse, deux phases se dégagent : dans la première (1100-1215), la tendance égalitaire est prépondérante. Atour de 1250, la pensée hiérarchique l’emporte, culminant avec Nicolas de Lyre. La coexistence constante des traditions rivales (monarchiste, hiérocratique, égalitaire) interdit cependant de faire de l’idéologie cléricale un bloc uni et l’instrument de la domination d’un groupe.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/041361237]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1990

    - ROUX FRAYSSE Simone, Le quartier de l’université de Paris du XIIIe au XVe siècle : étude urbaine / The quarter of the University in Paris, from 13th century to the 15th century : en urban study (sous la direction de Philippe Contamine – Université Paris 10 – Histoire, 1989)

    La Rive gauche à Paris est d’abord étudiée au XIIIe siècle, lorsque les traces de son passé rural s’estompent devant la poussée de l’urbanisation. On y montre notamment comment la seigneurie (dont l’abbaye sainte-Geneviève est un acas exemplaire) s’est adaptée avec retard au monde urbain nouveau. Pour les XIVe et XVe siècles, l’enquête s’est faite plus thématique. Elle analyse le cadre matériel (les maisons ordinaires, les rues, les enseignes), les acteurs du dynamisme urbain (une population de gens de métier, d’étudiants et de maîtres, de gens de justice et de gens d’église), le marché foncier (vente d’immeubles et de rentes fondées sur les immeubles). La synthèse entre ces éléments découvre un système urbain qui reste seigneurial : les propriétaires demeurent des dépendants, même s’ils ont su conquérir une large autonomie pour exploiter ce capital urbain, l’élargir après la grave crise urbaine de la première moitié du XVe siècle. À la fin du XVe siècle, le quartier renoue avec la croissance et retrouve son dynamisme. Il offre un contraste entre des permanences médiévales (bâtiments légers, absence de ségrégation socio-spatiale dans la ville, admiration envers la « merveille » qu’est Paris) et les désirs de transformations qu’on voudrait y déployer en ces débuts de la renaissance.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/04135771X]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1989

    1986

    - BENVENISTE Henriette, Stratégies judiciaires et rapports sociaux d’après les plaidoiries devant la chambre criminelle du Parlement de Paris (vers 1345-vers 1454) / Legal strategies and social relations : the pleadings before the criminal court of the Parliament of Paris (1345-1454) (sous la direction de Robert Fossier – Université Panthéon-Sorbonne – Histoire – Paris 1, 1986).

    Cette étude a pour objet le rapport que les classes et les groupes sociaux entretiennent entre eux et avec l’appareil judiciaire aussi bien que les représentations mentales de ces rapports. Nous nous sommes proposé de réfléchir sur les problèmes de la justice et de la violence à la fin du Moyen Âge à partir des descriptions et des images des plaideurs de la chambre criminelle du Parlement. La première partie est consacrée est consacrée à l’étude des conceptions relatives au droit, des images que les contemporains se faisaient du roi justicier ou des professionnels de la loi ; des références des avocats aux différentes sources du droit, et du discours sur la criminalité. Une approche quantitative des affaires plaidées, des justiciables qui arrivent devant la cour et des lieux qui y sont effectivement représentés a permis de mieux situer le Parlement au niveau de la pratique. Dans la deuxième partie nous étudions les rapports que le Parlement entretient avec les cours subalternes et le personnel qui sert la justice royale, les problèmes que pose le comportement des officiers, les conflits de juridiction qui opposent les justiciers et les contradictions que peut provoquer l’octroi de la grâce royale. En étudiant le système dont dispose le droit médiéval, nous examinons aussi son utilisation devant le Parlement, et en considérant le discours persuasif des plaidoiries comme un « système des preuves particulier », et comme le reflet d’un modèle culturel, nous avons essayé de saisir l’argumentation et les valeurs sociales mis au service de la cause, l’importance et la signification des peines évoquées. Dans la troisième partie nous avons procédé à l’examen de certains crimes tels qu’ils apparaissent dans les plaidoiries. La trahison devient un révélateur de la doctrine politique de ces temps et les plaidoiries sur les guerres privées mettent en évidence les modalités et les représentations de la violence médiévale. Meurtres, vols, pillages complétant l’image de cette violence nous permettent de comprendre ce qui la différencie de toute autre violence, de saisir sa place dans le monde conceptuel des plaideurs et son traitement par le Parlement. Par sa pratique et par l’idéologie qu’il véhicule le parlement participe au processus de la formation d’un État en construction.


    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/043770274]
    Microforme : Lille, Atelier national de Reproduction des Thèses, 1987

    1985

    - LODDE BONNAFOUS, Françoise, Cinq testaments de prélats enregistrée au parlement de Paris sous le règne de Chrales VI, étude d’histoire religieuse (sous la direction de Philippe Contamine – Université paris 10 – Histoire, 1985)
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/041418425]

    1983

    - VIRE Marc, Carrières et carriers au terroir de Saint-Jean-De-Latran à Paris, XIIe-XVIe siècles / (sous la direction de Jacques Roger – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Philosophie et histoire des sciences, 1983).

    1978

    - AUTRAND Françoise, Naissance d’un grand corps de l’Etat : les gens du parlement de Paris, 1345-1454 (sous la direction de Bernard Guenée – Université Panthéon-Sorbonne – Histoire – Paris 1, 1978).
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SRCH?IKT=12&TRM=008709920]
    Édition papier : Naissance d’un grand corps de l’Etat : les gens du Parlement de Paris, 1345-1454, Paris, Publications de la Sorbonne, 1981. Compte rendu de François Fossier, Journal des savants, 2/2 (1981), p. 191-192-.

    1973

    - NICOURT Jacques, Essai de classification des céramiques médiévales parisiennes / (sous la direction de Jacques Nicourt – EPHE – Archéologie, 1973).
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/012155950]
    Édition-papier :, sous le titre Céramiques médiévales parisiennes : classification et typologie, Ermont (Val-d’Oise), Jeunesse préhistorique et géologique de France, 1986.

    1957

    - FRIEDMANN Adrien, Recherches sur les origines et l’évolution des circonscriptions paroissiales de Paris au Moyen âge (Université de Paris (1896-1968). Faculté de droit et des sciences économiques, 1957).
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/012155950]
    Édition-papier : [sous le même titre] Paris, Plon, 1959.

    1959

    - FOURQUIN Guy, Les campagnes de la région Parisienne à la fin du Moyen-Age (du milieu du XIIIe siècle au début du XVIe siècle) (Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, 1959).
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/012698911]
    Édition-papier : [sous le même titre] Paris, Presses universitaires de France, 1964 (@Publications de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris).

    1910

    - SUDET Camille, La Querelle de l’Université et des Ordres Mendiants au XIIIe siècle) (Faculté de Théologie de Paris, 1910).
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/101665431]

    1850

    - THUROT Charles, De l’organisation de l’enseignement dans l’Université de Paris au Moyen-âge (Faculté des lettres (1806-1896) – Paris, 1850)
    Identification et localisation : [http://www.sudoc.fr/060214139]
    Édition-papier : Paris, Dezobry-E. Magdeleine, 1850.

    Christine DUCOURTIEUX, 18 juillet 2013 | 17 juillet 2013
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