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Documents épigraphiques

  • Présentation

    Les sources épigraphiques pour le Paris médiéval sont presque aussi nombreuses que mal connues… Difficiles d’accès, dispersées dans des publications plus ou moins anciennes, souffrant du manque cruel d’un inventaire exhaustif encore à produire, aussi bien pour les objets conservés que pour la très grande partie de la documentation épigraphique disparue, les inscriptions parisiennes constituent cependant une source d’information très riche, notamment pour des pratiques peu documentées dans le reste de la production écrite médiévale.

    La documentation épigraphique parisienne se caractérise d’abord par son opulence ; on a aujourd’hui connaissance d’environ 1200 inscriptions réalisées entre 750 et 1500. La deuxième caractéristique concerne le fait que 90% de cette documentation a disparu ; la majorité des inscriptions ne sont donc connues que par des copies modernes, des dessins ou relevés d’érudits, des témoignages indirects, etc., autant de conditions de transmission invitant à une grande prudence lors de l’utilisation de ces sources. Troisième point : la domination écrasante des inscriptions funéraires au sein de cet ensemble ; si elle peut trouver des échos dans le reste de la documentation française, elle aussi très largement funéraire, le corpus parisien possède, plus que n’importe quel autre, une très grande proportion de textes en lien avec la mort, qu’ils donnent la date d’un décès, le nom d’un défunt, l’emplacement d’une sépulture ou des dispositions testamentaires.
    Le Corpus des inscriptions de la France médiévale, chargé de recenser et de publier l’ensemble des témoignages épigraphiques connus ou conservés sur le territoire de la France actuelle, n’a pas encore couvert Paris et la région parisienne. Ce vaste chantier ne verra pas son achèvement avant... 2020 sans doute ! D’ici là, il faut se tourner vers des publications anciennes ou partielles, et il est encore bien difficile d’obtenir une vue d’ensemble des inscriptions du Paris médiéval autrement qu’en consultant le fichier manuel du CIFM au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers.
    Si l’on ne peut qu’encourager l’historien de Paris à prendre en compte la documentation épigraphique, vaste champ de la culture écrite, encore largement à explorer, on doit également l’inviter à la prudence dans le maniement des sources, et le mettre en garde face aux difficultés d’un recensement encore partiel, d’une conservation aléatoire des pièces et d’une méthodologie épigraphique encore à construire en partie pour le Moyen Âge.

    Vincent DEBIAIS, 24 avril 2013
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  • Bibliographie

    Pour la bibliographie générale sur l’épigraphie médiévale, voir les pages « Épigraphie médiévale » et « Paléographie » du répertoire de l’Internet sur le site Ménestrel. On ne citera ici que quelques titres utiles plus spécifiquement pour le traitement de l’épigraphie parisienne.

    - Épitaphier du vieux Paris, Paris, 1890-2000, 12 vols + index.

    Il s’agit de la principale référence bibliographique pour l’épigraphie parisienne. Elle ne concerne pourtant, comme son nom l’indique, que les inscriptions funéraires connues par les sources manuscrites pour l’ensemble des édifices de culte et autres espaces d’inhumation de la capitale. Les quatre premiers tomes sont disponibles en ligne sur Gallica : t. I ; t. II ; t. III ; t. IV.

    - F. de GUILHERMY, Inscriptions de la France du Ve au XVIIIe siècle, Paris, 1873.

    L’ouvrage publié dans le dernier quart du XIXe siècle regroupe toutes les inscriptions médiévales et modernes, perdues ou conservées, pour l’ancien diocèse de Paris. Il ne se limite pas aux inscriptions funéraires et constitue pour cela un complément indispensable à l’Épitaphier du vieux Paris. Il est lui aussi disponible en ligne sur Gallica (volumes 1, 4 et 5). De très belles gravures sont très utiles pour certaines pièces exceptionnelles, malheureusement aujourd’hui disparues.

    - J. ADHEMAR et G. DORDOR, « Les tombeaux de la collection Gaignières. Dessins d’archéologie du XVIIIe siècle », Gazette des Beaux-Arts, juillet-septembre 1974, juillet-septembre 1976, juillet-août 1977.

    De très nombreuses inscriptions parisiennes sont connues par des dessins de la collection de Roger de Gaignières conservés à la Bibliothèque nationale de France et à la Bodleian Library. Ils ont été publiés par Jean Adhémar et Gertrude Dordor par ordre chronologique. De nombreux index permettent de retrouver les établissements parisiens concernés par les monuments inscrits.

    - P.-Y. LE POGAM, La sculpture à la lettre : promenade épigraphique au département des sculptures du musée du Louvre, Paris-Milan, 2008.

    Dans cette promenade épigraphique, l’auteur nous invite à découvrir de nombreuses inscriptions parisiennes aujourd’hui conservées au Louvre. Il ne reste plus qu’à espérer que l’on puisse disposer bientôt d’un équivalent pour le Musée de Cluny !

    Vincent DEBIAIS, 24 avril 2013
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