Ménestrel

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Appels à contributions

  • L’apprentissage artistique en Europe de l’antiquité à l’époque contemporaine


    L’équipe de l’Axe « Arts et mémoires d’Europe » du laboratoire IRHiS organise, le 11 décembre 2017 et 29 mai 2018, deux journées d’études consacrées au thème de l’apprentissage artistique en Europe de l’antiquité à l’époque contemporaine.

    Des recherches récentes, et sur une période de plus d’un millénaire et des contextes disparates, ont montré que l’apprentissage et « ses lieux » de formation, ayant subi des transformations considérables au fil des siècles, n’en demeurent pas moins un enjeu dans la compréhension de la dynamique de la transmission des savoirs. De plus, la diversité de ces lieux, à laquelle s’ajoute le caractère stratégique, souvent incertain, de la transmission et de la relation d’échange entre maître et apprenti sont des éléments importants pour comprendre comment les individus d’abord, et les communautés ensuite négocient, coopèrent, échangent, s’imitent, se concurrencent. De l’intimité des ateliers, à l’univers complexe des chantiers ou des corporations, de l’analyse commerciale et lucrative à l’étude de l’intégration de l’artiste/artisan dans le corps social, l’apprentissage et plus largement la transmission des savoir-faire artistiques devraient être ouverts à des analyses plurielles (historique, sociologique, économique, philosophique, anthropologique…), afin de cerner les étapes des processus de création, les voies de la transmission ainsi que la circulation des savoirs, des modèles et des idées. Dans ce processus, un rôle clé est joué également par la famille et plus généralement les réseaux, qui protègent, alimentent, garantissent (parfois limitent ?) cette transmission et influencent profondément son modus operandi, et également le fonctionnement de ses « lieux » et l’appartenance à une communauté plus large.

    Au sein des quatre thématiques choisies (lieux, communautés, réseaux et transmission familiale), certaines questions pourront être soulevées telle la relation entre l’apprentissage des métiers artistiques et sa dimension technique, manuelle et le « devenir artiste », pour lequel l’invention et la créativité représentent la part de liberté de l’individu, dans tout espace de sociabilité où l’art est « fabriqué/produit ». De quelle manière s’articule alors cette relation, comment et dans quelle mesure le second peut-il prendre le relai du premier ? Qu’en est-il de la spécificité et du talent de l’artiste, pour ne pas dire de l’individu tout court ? Puisqu’il est difficile d’en envisager la transmission, quelle place faudrait-il lui réserver dans la relation maître-apprenti ? Il sera aussi question d’interroger le rapport entre la transmission des savoir-faire et la capacité d’innovation, à partir notamment de l’étude des lieux, propices à souligner ces ambiguïtés. Dans la transmission en particulier, il serait important d’étudier davantage le rapport entre le(s) individu(s) avec leur entourage : d’une part, le maître, détenteur d’une vision qu’il faut par nécessité « réduire » à un « objet/projet transmissible », d’autre part, l’apprenti, le disciple, le collaborateur voire même l’ouvrier, chacun avec un statut différent et avec des objectifs différents. Et encore l’entourage proche (famille, réseau, etc.) qui joue souvent un rôle fondamental. Cette pluralité permet par ailleurs de questionner la possibilité d’une réciprocité dans les dynamiques d’apprentissage où les échanges peuvent inverser, confondre ou faire coïncider les rôles. Prendre en compte la notion de « communauté », répondant, par sa nature, à une « logique collective », et son implication dans l’apprentissage artistique, permet entre autres d’interroger le système de transmission et de diffusion des modèles. Comment cette transmission peut-elle « former à la création » sans la brider ? Comment la création participe-t-elle au renouvellement des pratiques de l’apprentissage ? Au sein des communautés, l’apprentissage, la création au quotidien impactent-ils les modes de vie et l’expérience artistique ? Et quelle est de ce point de vue la place occupée par la famille et le réseau ?

    Ces journées d’étude se dérouleront à l’université de Lille (salle de séminaire de l’IRHiS [A1.152]) le lundi 11 décembre 2017 et le mardi 29 mai 2018, à partir de 9 h 30. Les communications devront avoir une durée de 30 minutes. Les actes de ces journées seront publiés fin 2018.

    Merci d’adresser vos propositions (1 500 signes, espaces compris), avec un cv bref (une page maximum), à Christine Aubry (christine.aubry@univ-lille3.fr) , à Delphine Chambon (chambon.delph@gmail.com), Jérôme Fourmanoir (jerome-fourmanoir@hotmail.fr) au plus tard le 23 octobre 2017 (cette date remplace celle présente dans l’appel à communication dont vous trouverez le lien ci-dessous).

    Appel à communication !

    Rémy CORDONNIER, 6 octobre 2017
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  • 15e congrès de la société internationale des médiévistes de Paris : Vérité et fiction


    En 2016, dans le contexte des élections américaines et du référendum sur le Brexit, les dictionnaires d’Oxford ont choisi de consacrer comme mot de l’année, l’expression « post-vérité ». Cette dernière visait à souligner la tendance des faits objectifs à être moins influents dans les choix des individus que l’appel à leurs émotions, y compris lorsque celles-ci étaient suscitées par des « faits alternatifs ». Ce rapport à la vérité, au mensonge et à la fiction, qui se déconstruit sous nos yeux, est pourtant un héritage de longue date, que l’on peut faire remonter au Moyen Âge. C’est pourquoi, il nous paraît nécessaire de sonder selon différentes approches comment ce rapport à la vérité et à la fiction s’est construit et manifesté au cours du Moyen Âge.

    Un premier aspect concernera le nouveau rapport à la Vérité introduit par la réforme grégorienne. Au niveau philosophique et doctrinale, d’une part, l’idée de l’infaillibilité du Pape, « docteur de la vérité », est introduite par Grégoire VII, reprenant à son compte les paroles du Christ, disant qu’il était la vérité (via, veritas et vita). D’un point de vue liturgique et sacramentel, d’autre part, on pourra étudier la capacité de l’Église à imposer la doctrine de l’eucharistie comme transsubstantiation à la fois comme défi pour le sens commun et comme mystère pour l’entendement humain, et ce, malgré les démonstrations rationnelles les plus sophistiquées. Ici se noue en effet un rapport très particulier à la vérité, marqué par le recours à l’émotion et à une profonde dévotion, mais aussi par toute une construction intellectuelle rationnelle imposant la nécessité de l’acte de foi plutôt que celle de la vérification. Les communications pourront ainsi porter sur la manière dont la réforme grégorienne place la question de la Vérité au centre des exigences de la société : par la construction de cette « idéologie de la vérité », mais aussi et, surtout, par la mise en œuvre de dispositifs tels que la prédication - qui vient dire la vérité aux chrétiens - et la confession, qui introduit l’obligation à tout un chacun de dire la vérité pour le salut de son âme. On s’intéressera en particulier à la place et au rôle des fictions dans ces dispositifs (sermons, exempla, vita, etc.).

    Un deuxième angle pour aborder cette thématique se concentrera sur le langage, les discours et les formes narratives qui avaient pour fonction de produire des effets de vérité. On pourra ainsi s’interroger sur les rapports entre histoire et littérature et leur ambiguïté par rapport à la vérité. Pas plus que les Grecs n’ont cru à leurs mythes, les hommes du Moyen Âge ne confondaient l’histoire et la fiction. Cependant, les récits historiques fictionnalisés qui se développent au XIIe siècle se voyaient créditer une certaine véracité, parce qu’ils offraient une manière de décrypter l’ordre social comme le rappelle Jean de Salisbury lorsqu’il écrit que « même les mensonges des poètes servent la vérité [...] ». Les communications pourront ainsi explorer les rapports entre vérité et fiction à travers la question des genres historiques et littéraires (roman, épopée, etc.) et des effets de vérité qu’ils produisaient en donnant un cadre de pertinence à partir desquels il était possible de croire aux faits relatés. Le poids de ces fictions historico-littéraires face à ce que Paul Veyne appelle « la doctrine des choses actuelles » pourra également être pris en compte.
    Autres langages de vérité : le droit et la rhétorique qui viennent structurer le langage politique à partir du XIIe siècle. La rhétorique permet – entre autres – de contrôler le rapport entre l’auteur du texte et ses destinataires et de mettre en scène son statut de véridicité. On s’intéressera notamment à la manière dont la rhétorique associe étroitement la musique à la parole et utilise la métaphore comme moyen supplémentaire d’approcher la vérité. On pourra ainsi étudier la virtuosité des effets de vérité produit par le dictamen ou bien la quaestio scolastique, en tant que méthode permettant d’établir la vérité avec certitude, et la place de la fiction dans ces nouveaux langages politiques.

    Un troisième aspect de cette question pourra prendre en compte le rôle des artefacts dans la production de ces effets de vérité et leur recours à des fictions. Selon saint Augustin, l’image n’est pas la vérité, mais le moyen de faire appréhender le vrai. L’esthétique qui en découle vise ainsi à rendre concrète des abstractions par des représentations particulières et individualisées. À titre d’exemples, on peut citer la perspective comme instrument de vraisemblance ou la technique du liant à l’huile qui permet l’exactitude du détail, dans le portrait comme dans les autres genres, tout en hybridant cette image vraie avec des formes symbolistes héritées des périodes antérieures.
    Enfin dernier aspect des processus de véridiction qui auront une place dans ce colloque : la diffusion de l’enquête et le développement des procédures inquisitoires, en ce qu’elles illustrent un rapport nouveau à la vérité entretenu par les sociétés du Moyen Âge central. A partir du XIIe siècle, la généralisation de cette procédure, qui tend à marginaliser épreuves et ordalies, imposa la prestation du serment de vérité, mais surtout le témoignage ou bien l’aveu comme mode de preuve et comme moyen de connaître la vérité – vérité des actes authentifiés et des faits relatés lors de procès. On accordera un intérêt particulier aux usages et au statut des faits fictifs dans ces procédures inquisitoires, ainsi qu’à la manière dont les fictions sont démasquées à l’occasion de procès. La façon dont la participation des individus à l’enquête constitua tour à tour un instrument de légitimation du pouvoir laïc et ecclésiastique et un moyen de faire reconnaître leur propre vérité et interprétation des faits pourra également être explorée.

    Cette diversité des thématiques entend permettre la participation de chercheuses et de chercheurs aux formations et aux domaines d’expertise les plus variés : historiens, historiens de l’art et du droit, musicologues, philologues, littéraires, spécialistes des sciences auxiliaires (paléographes, épigraphistes, codicologues, numismates)… Comme c’est l’usage, l’IMS-Paris se concentre prioritairement sur l’espace de la France médiévale, sans exclusivité cependant. En réunissant des propositions aussi diverses, le colloque de l’IMS entend poser un nouveau regard sur la notion de Vérité et son articulation avec celle de Fiction, dans la culture médiévale.

    Les résumés de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes devront être envoyés à communications.ims.paris@gmail.com.

    La date de clôture des formulaires de dépôt en ligne des résumés est le 24 novembre 2017.

    Le processus de sélection de propositions sera effectué par un comité scientifique composé de Catherine Croizy-Naquet (Univ. Paris 3/CERAM), Marie Dejoux (Univ Paris 1/LAMOP), Lindsey Hansen (IMS) et Fanny Madeline (LAMOP/IMS) et Valerie Wilhite (Univ. of the Virigin Islands/IMS).

    Cette procédure, très compétitive, s’effectue en préservant l’anonymat des propositions.

    L’IMS-Paris fera connaître sa réponse par courriel dans le courant du mois de décembre. Les titres des communications retenues seront disponibles sur le site internet de l’IMS. Les auteurs dont les communications auront été sélectionnées prendront en charge leurs dépenses personnelles de voyage et leurs frais d’inscription au colloque (35 € par personne, 20 € pour les étudiants, gratuit pour les membres du LAMOP et du CERAM + frais d’adhésion à l’IMS-Paris 10 €).

    L’IMS-Paris est une association interdisciplinaire et bilingue (français-anglais) créée pour favoriser les échanges entre les médiévistes qui effectuent des recherches, travaillent ou étudient en France. Pour plus d’informations sur l’IMS et le calendrier des colloques des années passées, merci de consulter notre site internet : http://www.ims-paris.org et https://imsparis.hypotheses.org

    IMS-Paris Prix pour doctorants

    La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 17 novembre 2017 comprendra :

    1) la proposition de communication,

    2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),

    3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

    Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.

    Rémy CORDONNIER, 2 octobre 2017
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  • 53rd International Congress on Medieval Studies 2018


    The Animal in Medieval Romance

    The ’animal turn’ is one of the newest and most exciting developments in medieval scholarship.

    Researchers are increasingly interrogating the role of animals in society and culture, the interaction between human and beast, and the formation of human and non-human identities.
    The Medieval Romance Society is hosting two sessions on the role of animals in romances at the 53rd International Congress on Medieval Studies 2018, Western Michigan University, Kalamazoo. We welcome papers which draw on a broad range of methodologies and themes.

    Session I : The Animal in Medieval Romance I : The Animal as Friend
    This session invites papers examining the co-dependent relationships between animals and humans in romances.
    We encourage a broad interpretation of this theme, including cross-species friendships, sexual and romantic couplings, domestication and farmyard animals, and animals as parental surrogates.

    Session II : The Animal in Medieval Romance II : The Animal as Product
    This session welcomes papers which examine how animal bodies are exploited in medieval romances.
    Even after death, animals continue to exert their presence in romance narrative through their earthly remains. The genre’s commodification of bestial bodies also extends beyond texts to the physical product of vellum upon which they are transmitted. Papers might explore themes of butchery, the wearing of skins and furs, the use of bone and ivory, and the production of parchment and manuscript-binding.



    Please send abstracts of 250-300 words to Tim Wingard at tw659@york.ac.uk by 15th
    September 2017. For more info, visit : medievalromanceanimal.wordpress.com/

    Rémy CORDONNIER, 11 septembre 2017
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  • Les réformes religieuses dans les anciens Pays-Bas, XVIe - XVIIe siècles


    Journée d’études du Centre de Recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)

    Les réformes religieuses dans les anciens Pays-Bas, XVIe - XVIIe siècles

    Vendredi 10 novembre 2017
    Université d’Artois, Maison de la Recherche, Arras, France

    Le programme de recherche pluridisciplinaire La Renaissance dans les Provinces du Nord a été lancé en 2015 avec pour objectif d’étudier, en croisant la diversité des sources, approches et thématiques, la singularité des provinces septentrionales de la France et celles des anciens Pays-Bas (Artois, Brabant, Flandres, Hainaut, Picardie), carrefour d’influences et creuset artistique, à une époque à la fois d’intenses conflits politiques et religieux mais aussi de foisonnement culturel, celle de la Renaissance, considérée sur le temps long, fin XVe – mi-XVIIe siècle.
    Deux journées d’études ont déjà eu lieu (6 novembre 2015 et 4 novembre 2016). La première a permis de mettre en place un groupe de travail réunissant différents acteurs de la recherche sur la Renaissance dans les Provinces du Nord (enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, post-doctorants, conservateurs de musée…). La deuxième fut consacrée à Échanges, hybridité et créativité dans les anciens Pays-Bas, XVIe – XVIIe siècles.
    Comme la plupart des régions d’Europe au cours des XVIe et XVIIe siècles, les territoires constitutifs des anciens Pays-Bas furent secoués par des réformes religieuses aux conséquences d’ampleur inégalée jusqu’alors. Réceptacles de réformes nées ailleurs (luthérianisme, calvinisme, contre-réforme catholique), lieux d’expérimentation de mouvements plus ancrés dans les particularismes locaux (anabaptisme…), terres d’accueil de réfugiés religieux, champs de violents conflits armés fondés sur les dissensions religieuses (guerre de Trente Ans), les anciens Pays-Bas occupent une place singulière et majeure dans la reconfiguration politico-religieuse de l’Europe de la première modernité.
    La journée d’études se propose d’interroger ces réformes dans leurs spatialités, temporalités et dimensions spécifiques. En ce sens, les communications peuvent porter sur les thématiques suivantes :
    - Historiographie
    - Religion et théologie
    - Congrégations religieuses
    - Arts et cultures
    - Chambres de rhétorique
    - Sociétés urbaines et rurales et réformes religieuses
    - Politique et réformes religieuses
    - Contacts, mobilités, et échanges transfrontaliers

    Les propositions de communication sont à soumettre pour le 1er octobre 2017 au plus tard (charles.girydeloison@univ-artois.fr) et devront comporter, outre le titre, le nom et la qualité de l’intervenant un court résumé. Les communications pourront être en français ou en anglais et ne devront pas dépasser 30 minutes.
    Contact : Pr Charles GIRY-DELOISON, EA 4027 CREHS, Université d’Artois, Maison de la Recherche, 9 rue du Temple, BP 10665, 62030 Arras cedex, France.

    Rémy CORDONNIER, 17 juillet 2017
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  • Graphé 2018 : l’ange Gabriel, interprète et messager


    Jeudi 22 et vendredi 23 mars 2018
    Université d’Artois, pôle d’Arras

    Le colloque annuel Graphè portera en 2018 sur l’ange Gabriel, présent à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testaments mais aussi dans les écrits apocryphes et les autres traditions monothéistes.

    L’ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et les hommes. Ni révolté, ni déchu, il parle et agit au nom de Dieu dans la Bible et constitue une forme implicite de théophanie. Les anges sont dits nombreux dans les Écritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel (« Homme de Dieu » ou « Dieu s’est montré fort », selon des significations controversées) apparaît d’abord comme un interprète dans le Premier Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Évangiles, il se fait messager et apprend au prêtre Zacharie qu’Élisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu’elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). La prière de l’Ave Maria emprunte ses premiers mots à cette intervention. La mission de Gabriel est fondée sur la parole. Il est « le messager des bonnes nouvelles ». Les commentateurs postérieurs identifieront ainsi tel ou tel ange resté anonyme à Gabriel.
    Plus tard, au sein d’une subtile hiérarchie, il sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le Livre d’Hénoch lui attribue plusieurs fonctions. Dans l’épisode du chêne de Mambré, l’exégèse juive assimile Gabriel à l’un des trois anges qui rendent visite à Abraham. Il a pour tâche de prévenir de la destruction de Sodome. D’après le Talmud, il est aussi l’ange qui annonce la naissance de Samson à sa mère. La fête orthodoxe de l’Axion Esti commémore la révélation par Gabriel de l’hymne éponyme en l’honneur de la Vierge. Dans l’Islam, Jibril transmet le Coran au Prophète durant la nuit du Destin (sourate II,97-98). Et Calvin affirme que les interventions de Gabriel attestent l’assistance divine.
    Figure spirituelle mais créature de Dieu, l’ange prend forme corporelle dans l’iconographie d’hier et d’aujourd’hui. En particulier dans la scène de l’Annonciation, les représentations de Gabriel sont multiples, qu’il s’agisse de son attitude ou de son vêtement, de ses ailes et du lys qu’il apporte souvent à la Vierge ou de la baguette des ostiaires qu’il tient dans la main.
    _Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que l’(arch)ange Gabriel, interprète et messager, a suscitées dans la culture occidentale au fil des siècles. Perçu de manière symbolique, cher à la piété populaire ou laïcisé dans les approches modernes, Gabriel est une figure récurrente de notre mémoire collective.

    Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.)
    sont à envoyer avant le 31 août 2017 à 
     : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr

    Rémy CORDONNIER, 17 juillet 2017
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  • Revista de História da Sociedade e da Cultura


    Appel pour la publication d’articles pour le numéro 18 de la Revista de História da Sociedade e da Cultura (Revue d’Histoire de la Société et de la Culture) du Centre de Recherche d’Histoire de la Société et de la Culture de l’Université de Coimbra (Portugal).
    Traditionnellement, cette revue est généraliste et publie des études inédites d’Histoire (Moyen Âge, Époque Moderne et Histoire Contemporaine). Néanmoins, pour le numéro 18, nous envisageons l’organisation d’un cahier thématique sur Perception, réaction et enregistrement de phénomènes naturels avant l’Illuminisme.
    Voir le fichier ci-joint.

    La RHSC accepte des articles écrits en portugais, espagnol, italien, français et anglais. Ces articles doivent suivre rigoureusement les normes de publication disponibles en ligne : http://chsc.uc.pt/en/publications/journal-of-the-history-of-society-and-culture/editorial-norms/ . Tous les articles reçus seront soumis à une évaluation scientifique faite par une commission d’arbitrage composée de spécialistes.

    L’appel aux contributions sera ouvert jusqu’au 30 novembre. La revue est publiée en texte imprimé et en ligne (voici le numéro de 2016 :https://impactum.uc.pt/en/revista?id=111164&sec=5) et elle est aujourd’hui indexée dans les catalogues internationales : IBZ (Germany), ERIH (Strasbourg), Latindex (Mexico) and SciELO.

    Christine DUCOURTIEUX, 24 avril 2017
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  • Appel à communication : XVIIIe colloque d’onomastique (Toulouse, 17-20 janvier 2018)


    Société française d’onomastique,
    en partenariat avec l’université de Toulouse - Jean Jaurès

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    1/ Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    2/ Onomastique occitane - Onomastica occitana

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    Date : 17-20 janvier 2018
    Lieux : Université de Toulouse - Jean Jaurès / Bibliothèque d’Études méridionales

    1) Circulations linguistiques : les catégories dénominatives et leurs relations en onomastique

    La tradition onomastique a consacré des catégories, aussi bien en anthroponymie (noms d’origine, noms de métiers, sobriquets, patronymes et matronymes, etc.) qu’en toponymie (micro/macrotoponymes, oronymes, hydronymes, hagiotoponymes, agronymes, etc).
    Le colloque se propose d’examiner la pertinence scientifique de ces catégories, les relations qu’elles entretiennent, et les conditions dans lesquelles certains éléments passent de l’une à l’autre.
    On pourra étudier, en particulier, le passage des éléments du lexique commun au statut d’appellatifs, et à celui de toponymes ou d’anthroponymes, de toponymes à anthroponymes, d’anthroponymes à toponymes, etc. On ne s’interdira pas, dans ce cadre, de porter un regard critique sur les théories ou les descriptions fondées sur le passage systématique d’une catégorie à une autre.

    2) Onomastique occitane - Onomastica occitana

    Le domaine occitan est central dans la Romania continua et les études d’onomastique ne peuvent pas échapper à cette centralité. Depuis les documents anciens jusqu’aux enregistrements recueillis au XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, la masse documentaire est énorme, en particulier celle qu’offrent la patronymie et la microtoponymie.
    Nous invitons les chercheurs à rendre compte de la profusion et de la diversité des sources, qu’elles soient écrites ou orales, dans leurs analyses du patrimoine onomastique des régions occitanes.
    Il se trouve par ailleurs que la région dont Toulouse est la capitale vient de prendre officiellement le nom d’Occitanie, suscitant à la fois intérêt et débats. Cet événement donnera l’occasion de s’interroger sur l’emploi du terme ‛occitan’, son acception et son acceptation sociale à différentes époques.
    Enfin la tenue du colloque dans la capitale occitane peut être l’occasion d’une réflexion sur les modalités de la notation et de la valorisation du patrimoine onomastique occitan comme une partie intégrante de la culture d’oc.
    L’étude des données onomastiques d’oc, l’accueil et le statut des termes occitan et Occitanie, l’usage social de la toponymie en pays d’oc sont donc les trois perspectives, éventuellement combinées, autour desquelles nous invitons les chercheurs à présenter leurs travaux et à contribuer ainsi à l’actualisation et la valorisation de notre discipline au sein des sciences humaines.

    Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé de 10 lignes maximum, et d’une bibliographie sont à expédier avant le 31 mai 2017 à Sylvie Lejeune, secrétaire de la Société française d’Onomastique (sylvie.lejeune-modi@wanadoo.fr).

    Pour tout renseignement : site de la SFO.

    Sébastien NADIRAS, 22 avril 2017
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  • Histoire des villes à travers leur comptabilité

    Ce colloque a pour objectif de réunir des chercheurs qui abordent l’histoire urbaine par le biais des sources comptables au Moyen Âge. Il entend s’inscrire dans une perspective historiographique sur l’étude des pratiques d’écriture et de leurs répercussions sur la culture et la société du Moyen Âge.


    Université Paul Valéry, Site Saint-Charles, Montpellier, 14-15 juin 2017

    Ce colloque organisé dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada) et le Centre d’études médiévales de Montpellier (CEMM) vise à documenter les pratiques d’écriture et de conservation urbaine ainsi qu’à appréhender l’histoire des villes à travers leur comptabilité. Une tendance historiographique majeure a montré la nécessité de s’interroger sur les répercussions culturelles et sociales des pratiques de l’écrit au Moyen Âge. Nous aimerions donc approfondir la question des finances publiques, des modes de production et de conservation de l’écrit comptable à la fin du Moyen Âge. En parallèle de ces considérations culturelles et matérielles, le colloque voudrait montrer la richesse des sources comptables pour comprendre le phénomène urbain. Une partie des communications rendront compte du travail d’une équipe de recherche qui s’est penchée récemment sur la comptabilité urbaine à Montpellier. L’équipe aimerait élargir la réflexion en invitant des propositions sur toute question examinée à travers les écrits comptables. Des études qui porteraient sur les questions de « scripturalité », de production et de conservation des comptes seraient aussi les bienvenues.

    Comité scientifique :
    Geneviève Dumas, Université de Sherbrooke, Canada
    Lucie Laumonier, Université de Calgary, Canada
    Romain Fauconnier, Université Paul Valéry, France

    Modalités de soumission :
    Les personnes intéressées doivent envoyer leur bio-bibliographie et leur proposition de communication (maximum 500 mots) avant le 15 mars 2017 à l’adresse suivante : colloque.comptabiliteurbaine@gmail.com

    Ce colloque fera l’objet d’une publication.

    Christophe MASSON, 15 février 2017
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  • Le discours hagiographique en milieu régulier. Outils, méthodes, problématiques (Moyen Âge,Temps modernes)


    Université d’été du CERCOR Session 2017

    Le discours hagiographique en milieu régulier. Outils, méthodes, problématiques (Moyen Âge,Temps modernes)

    Saint-Étienne, Campus Tréfilerie, 5-7 septembre 2017

    Contacts pour plus d’informations :
    UMR CNRS 8584 LEM-CERCOR - Université Jean Monnet
    Campus Tréfilerie – Bât. M
    35, rue du Onze-Novembre
    F-42023 SAINT-ÉTIENNE Cedex 2
    + 33 (0)4 77 42 16 70
    cercor@univ-st-etienne.fr http://cercor.univ-st-etienne.fr

    Responsable de l’université d’été :
    Sébastien FRAY
    (maître de conférences en histoire du Moyen Âge
    Université Jean Monnet, Saint-Étienne)
    sebastien.fray@univ-st-etienne.fr

    Secrétariat :
    Martine ALET
    martine.alet@univ-st-etienne.fr

    Retour des dossiers au plus tard le 31 mai 2017.

    Le CERCOR renoue avec la tradition d’organiser régulièrement des universités d’été. La session 2017 se tiendra à l’Université de Saint-Étienne, du 5 au 7 septembre. Elle
    se donne pour objectif de permettre aux auditeurs d’acquérir les clés indispensables à la compréhension dans la longue durée des caractéristiques du discours hagiographique et de son effet structurant en contexte régulier.

    Le programme de formation abordera l’historiographie de l’étude des sources liées à la sainteté, avec un accent mis sur la naissance à l’époque moderne d’un discours critique sur l’hagiographie médiévale. Un deuxième aspect concernera l’évolution de la narrativité hagiographique, et la manière dont elle est prise en compte pour constituer le récit hagiographique en source historique. L’université d’été abordera également les modalités d’insertion des biographies à caractère hagiographique parmi les pièces des procès de canonisation avant et après la réforme curiale de 1588 ; on examinera aussi la manière dont l’hagiographie postérieure à la canonisation entend se légitimer par des références au procès, et connaît des prolongements liturgiques à travers les leçons du bréviaire pour les fêtes des saints, et historiques à travers les chroniques des ordres religieux.L’université d’été alternera chaque jour conférences de spécialistes reconnus (le matin), ateliers pratiques animés par les membres du CERCOR (études de dossiers, mise en œuvre des outils numériques : début et milieu d’après-midi), échanges avec les auditeurs sur leurs propres recherches (fin d’après-midi) et moments de convivialité (repas et pauses). Elle sera l’occasion pour les participants de découvrir la riche bibliothèque du CERCOR.

    Le CERCOR offre 15 bourses (prise en charge de l’hébergement et des repas de midi). Les candidats devront envoyer avant le 31 mai 2017, à l’adresse cercor@univ-st-etienne.fr, un dossier comprenant :
    • un bref curriculum vitae (avec liste de publications éventuelles) ;
    • une lettre de motivation indiquant le sujet de recherche et argumentant la candidature. Un temps sera réservé à chaque auditeur pour présenter le rapport que sa recherche entretient avec le discours hagiographique. On n’attend en aucune façon des résultats précis et il est tout à fait possible de faire état de doutes et questionnements, auxquels la discussion qui suivra tentera d’apporter quelques éléments de réponse. La lettre de motivation doit préciser rapidement le ou les points que le candidat se propose de traiter (en une dizaine de minutes).
    .
    À l’issue de l’université d’été, les participants qui le souhaitent pourront proposer une présentation de l’état de leur recherche, en une dizaine de pages (2 000 signes/page), qui sera soumise au comité de lecture du Bulletin du Cercor et pourra paraître dans
    le numéro de 2018.
    Le comité scientifique se réserve la possibilité d’accueillir, comme auditeurs, d’autres participants qui prendraient à leur charge les frais de séjour et montreraient leur intérêt à suivre l’université d’été.

    Rémy CORDONNIER, 12 février 2017
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  • Formes et mécanismes de l’innovation documentaire...


    Formes et mécanismes de l’innovation documentaire dans les écrits pragmatiques en Europe du Nord -Ouest (XIIIe-XVe s.)

    Cette journée d’études se déroulera au centre PraME (Pratiques médiévales de l’Écrit) de l’université de Namur, le 17 novembre 2017.

    Responsable : Harmony Dewez

    Texte de l’appel

    Envoi des propositions : Les propositions de communication, en français ou en anglais, feront entre 400 et 600 signes et devront être envoyées avant le 1er avril 2017 à l’adresse suivante : harmony.dewez@unamur.be

    Christine DUCOURTIEUX, 6 février 2017
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  • Mudanças e Continuidades


    « Mudanças e Continuidades » / Changements et Continuités. Histoire globale, Culture visuelle et Itinérances

    Le Workshop est organisé par l’Instituto de Estudos Medievais (IEM), le Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar (CHAM), l’ Instituto de História Contemporânea (IHC) et l’Instituto de História da Arte (IHA) de l’Universidade Nova de Lisboa.
    Il se tiendra à Lisbonne du 14 au 16 septembre 2017 à la Faculdade de Ciências Sociais e Humanas - Universidade Nova de Lisboa.
    Appel à contributions :

    Comité scientifique :
    - Alice Cunha (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - André Evangelista Marques (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Cátia Henriques Mourão Rodrigues (Instituto de História da Arte, FCSH/NOVA)
    - Foteini Vlachou (Instituto de História Contemporânea, FCSH/NOVA)
    - Javier Luis Álvarez Santos (Univ. La Laguna-CHAM)
    - Jeremy Roe (Centro de História d’Aquém e d’Além-Mar, FCSH/NOVA)
    - Maria Alessandra Bilotta (Instituto de Estudos Medievais, FCSH/NOVA)
    - Miguel Ángel Hernández Navarro (Universidad de Murcia)
    - Pilar Díez del Corral (Technische Universität Berlin)

    Comité d’organisation :
    - Francisco José Díaz Marcilla (IEM)
    - Francisco Zamora Rodríguez (CHAM)
    - Jorge Tomás García (IHA)
    - Yvette Santos (IHC)

    Christine DUCOURTIEUX, 31 janvier 2017
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  • Histories, things, and anthropological approaches. Materiality and gender in the Medieval and Early Modern Studies

    Appel à communication pour la journée d’étude "Matérialité et genre dans la médiévistique" qui se tiendra au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers les 19-20 avril 2017.


    For a decade now, medieval and early modern studies have been influenced by the so-called anthropological turn. This has revived the long tradition in the Medieval studies of researching the Middle Ages as ‘another culture’, distant from our own, but also prompted new attentiveness to material things, giving agency to them as objects not only used by people, but actually working together with people. A renewed concern with the presence and efficacy of crafted things falls onto the ontology of images and challenges such oppositions as object-subject or animate-inanimate. Gender historical approach, in turn, invites the scholars to think about men and women as agents, or how men and women or feminine and masculine were presented in the medieval times.

    The workshop aims to look at different phenomena across Medieval and Early modern Europe from the perspective of how anthropology has affected the research, and how both the concepts of materiality and gender have been intertwined to this – where has this ‘turn’ placed us ? How could different approaches have fruitful discussion over the disciplinary discourses ? We wish in particular to encourage a discussion of methods and means of analysing gender and material culture within multiple research materials carried on by various disciplines. By emphasizing active dialogues between history, archaeology, anthropology, art history, theology and other close disciplines we seek to minimize the gap between the approaches in use. What problems we face with multidisciplinary analyses ? How to get them done in the first place ? What methods pertaining to natural sciences are we in need of ?

    We invite proposals for presentations (ca. 300 words). The deadline for proposals is February 28th and they should be sent to anu(dot)z(dot)lahtinen(at)helsink(dot)fi

    Pour plus d’information, voir la présentation complète sur les carnets de recherche du CESCM

    Vincent DEBIAIS, 24 janvier 2017
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  • Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)


    Call for papers : Animals in the hood – the long history of cohabitation (Valenciennes 11-12 May 2017)

    "Les animaux sont dans la place. La longue histoire d’une cohabitation"
    À l’occasion des quatrième rencontres « Des bêtes et des hommes », historiens, historiens d’art, littéraires, archéologues et zootechniciens sont conviés à penser la place laissée aux animaux ou partagée avec eux, qu’ils soient exploités, commensaux ou intrusifs, dans les espaces habités par les hommes en Europe et en Amérique du Nord à travers l’histoire.

    Modalités de propositions
    Les propositions de communications devront comporter un titre court et suggestif, 5 mots-clés et un argumentaire (3200 signes présentés en une page sous fichier word de préférence), jalonné éventuellement par quelques intertitres explicites. L’auteur doit indiquer ses coordonnées (courriel, téléphone, coordonnées postales).

    La communication orale ne pourra excéder 25 minutes.

    Ces propositions sont à adresser au plus tard le 30 novembre 2016 à :

    Corinne Beck, cbeck16@wanadoo.fr
    Fabrice Guizard, fguizard@gmail.com

    Rémy CORDONNIER, 23 novembre 2016
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  • Appel à contributions : la corporalité antique et médiévale


    Janua, association des étudiants en Master et des doctorants de l’Université de Poitiers antiquisants et médiévistes, rattachés respectivement aux laboratoires HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique) et CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), organise le 13 avril 2017 une journée d’étude à destination des jeunes chercheurs (étudiants en Master Recherche, doctorants, docteurs ayant soutenu depuis moins de trois ans). Le thème retenu cette année est celui de la corporalité, entendue au sens large : qu’elle soit personnelle ou collective, matérielle, spirituelle, liée à la nomenclature des gestes, à la question des comportements, à l’idée de norme, etc. 
    La corporalité, concept central de nos sociétés, facteur clé pour la compréhension de l’homme et de ce qui l’entoure, se situe au carrefour de nombreuses disciplines : psychologie, histoire, histoire de l’art, archéologie, philosophie, littérature, sociologie, anthropologie, etc., pour ne parler que des sciences sociales. De par son rapport étroit à la spiritualité, au concept d’âme, le corps se trouve au cœur du discours médical, littéraire, philosophique et théologique médiéval. L’Antiquité a elle aussi longtemps disserté sur cette notion ; pensons simplement au corps homérique, à ce qu’en dirent Hippocrate, Platon et Aristote, ou Ovide.
    La recherche s’est depuis longtemps intéressée à cette thématique foisonnante, qu’il s’agisse de la question de l’expérience corporelle, de la connaissance du corps et de ses pratiques, du rapport à son corps et à celui des autres, du corps comme support d’identité individuelle et collective. Qu’il soit corps biologique, corps spirituel, corps social, corps en puissance, corps en représentation, ces différents aspects de la corporalité antique et médiévale ont fait l’objet d’études ponctuelles et d’approches plus larges. De nombreux travaux ont déjà permis de faire avancer la recherche : Une histoire du corps au Moyen Âge, de Jacques Le Goff et Nicolas Truong en 2003 ; Penser et représenter le corps dans l’Antiquité, publié en 2006 sous la direction de Francis Prost et Jérôme Wilgaux aux Presses Universitaires de Rennes ; ou tout récemment l’ouvrage de Jérome Baschet sur la relation entretenue entre le corps et l’âme au Moyen Âge.
    L’objectif de cette rencontre est donc de faire le point sur les différentes dimensions de la corporalité antique et médiévale, de jeter des ponts entre les deux périodes. Loin du discours classique opposant le corps spirituel, philosophique, entendu comme « corporalité », et le corps matériel, plus concret, incarné, il conviendra de se situer dans l’interstice de ces deux notions afin d’envisager le corps comme un tout, sous toutes ces facettes. Les axes de recherche de cette journée d’étude peuvent être multiples et impliquer plusieurs disciplines ; nous nous contenterons d’évoquer ici quelques-unes d’entre elles : le corps « archéologique », envisagé sous l’angle funéraire, anthropologique, mais aussi rituel ; le corps comme objet de connaissances, notamment au prisme de la littérature savante ; le corps « social », comme expérience de soi et dans son rapport aux autres comme fondement de la société ; le corps spirituel, plus particulièrement dans son rapport avec l’âme, où se pose également la question du corps mystique, eucharistique ; enfin le corps comme représentation littéraire ou artistique. Perméables entre eux, tous ces aspects invitent à une approche interdisciplinaire.
    Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antique et médiévale peut faire une proposition de communication. Les contributions apportées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua (http://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/). Les propositions de communication peuvent être rédigées en français ou anglais et sont à envoyer à l’adresse association.janua@gmail.com sous la forme d’un résumé/abstract d’environ 500 mots avant le vendredi 16 décembre 2016 (inclus) ; elles doivent être accompagnées d’un curriculum vitae.

    Comité scientifique :
    Martin Aurell (Professeur d’Histoire médiévale, directeur de l’UMR 7302 CESCM)
    Lydie Bodiou (Maître de conférences en Histoire grecque)
    Nadine Dieudonné-Glad (Professeure d’Archéologie antique, directrice de l’EA 3811 HeRMA)
    Estelle Ingrand-Varenne (Ingénieure d’études au CNRS, Histoire médiévale)
    Pierre-Marie Joris (Maître de conférences en Littérature médiévale d’oc et d’oïl)
    Éric Palazzo (Professeur d’Histoire de l’art du Moyen Âge)
    Ghislaine Stouder (Maître de conférences en Histoire romaine)
    Alexandre Vincent (Maître de conférences en Histoire romaine)

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016
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  • Appel à contribtions : ZOOGRAPHEIN – Depicting and describing animals in ancient Greece, Rome and beyond


    Cornell University, Ithaca NY – September 8-10, 2017
    In collaboration with the research network ZOOMATHIA

    Greek and Roman culture is replete with verbal and visual descriptions and depictions of animals, from Herodotus’ gold-digging ants or Pliny’s bestiary to Greek vase painting or the decoration of Roman houses and gardens. Research on ancient zoological knowledge has traditionally centered on identifying animal species in texts and images, determining the various sources of such knowledge, and relating these inquiries to their broader socio-historical and philosophical contexts. While these approaches can be fruitful, they often operate on the assumption that verbal and pictorial testimonies always record and illustrate specific information, echoing concrete ancient zoological knowledge.

    This conference takes a decisively different approach. We propose to consider depictions and descriptions of animals as methods of inquiry in and of themselves, rather than illustrations of knowledge ex post facto. Thus, for instance, Aristotle’s account of gregarious animals at the start of Historia Animalium may serve as a mode of understanding humans’ position within the animal world, rather than an account of ancient discoveries. In addition, ancient zoographers’ views might have been shaped by encounters with animals in contexts and media other than ’scientific’ study or simple observation in nature. In this sense, do we seek to consider visual and textual sources as creative and active modes of representation and thereby forms of knowledge production, rather than reflections of it.

    Contributions may focus on a single ancient description or depiction of an animal, or on a group of cases. We particularly welcome contributions that engage with cognitive or media studies in their approach to texts or images. We also encourage contributors to consider ways in which ancient and medieval European zoological knowledge was produced differently from that of other cultures.

    Papers Submissions may address the following questions :
    - How do ancient descriptions and depictions of animals work as forms of inquiry to produce knowledge ?
    - How do visual and verbal studies of animals interact with each other ?
    - How do descriptions and depictions of animals reflect human observation and experience ?
    - How do rhetorical images or metaphors work function as methods of inquiry ?
    - How do common knowledge vs. specialized inquiry influence depiction and description ?
    - (How) do sources distinguish between mythical and real animals ?
    - If depiction and description of animals create knowledge, do they shape literary or artistic styles ? How do they relate to concepts of aesthetics and rhetoric ?
    - How do shifts in historical and cultural context affect animal description and depiction ?
    - What is the reception of famous depictions or descriptions (e.g. Herodotus’ crocodile, Aristotle’s elephant, Myron’s cow ?)

    Please send abstracts of no more than 250 words by February 1, 2017 to the conference organizers :

    Annetta Alexandridis (aa376@cornell.edu) and Athena Kirk (aek238@cornell.edu).

    Rémy CORDONNIER, 18 novembre 2016
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  • « Kaamelott » ou la (re)lecture de l’histoire "Kaamelott" and the (re)reading of history


    Ce colloque se propose d’interroger les représentations historiques qui sous-tendent la série télé Kaamelott, écrite et réalisée par Alexandre Astier (2005-2010). En réécrivant la légende arthurienne, la série fait le double choix de se situer dans une période historique rarement représentée – à la charnière entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge – et de jouer avec la « matière de Bretagne » des romans arthuriens. On peut dès lors déconstruire avec profit les imaginaires historiques de la série, pour comprendre comment le Moyen Âge est compris et réinventé dans des cercles non-universitaires.

    Conditions de soumission
    Les communications de chercheurs de toutes disciplines sont les bienvenues, en particulier en histoire, littérature, histoire de l’art, archéologie, musicologie et linguistique. Les organisateurs prêteront une attention particulière aux propositions des jeunes chercheurs (jeunes docteurs, doctorants, voire masterants).

    Les propositions de communication, d’un maximum de 400 mots (merci de joindre un CV), sont à envoyer à l’adresse suivante : colloquekaamelott@gmail.com

    avant le 22 novembre.

    Le colloque aura lieu 24 et 25 mars 2017 à l’Université Paris-Sorbonne, salle à définir.

    Responsables scientifiques
    Florian Besson, ATER et doctorant en histoire médiévale à l’Université Paris-Sorbonne, sous la direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan
    Justine Breton, doctorante en histoire médiévale à l’Université de Picardie, sous la direction de Martin Aurell et Gérard Gros

    Rémy CORDONNIER, 16 novembre 2016
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  • Appel à candidatures pour un atelier doctoral sur les exceptions intermédiaires


    L’École française de Rome, en collaboration avec le Centre interuniversitaire d’histoire et d’archéologie médiévales, l’Institut Marcel Mauss-Centre d’études des normes juridiques « Yan Thomas » et l’Università Roma Tre, organise un séminaire doctoral annuel à Rome du 30 janvier au 3 février 2017.

    Les bibliothèques sont pleines de réflexions plus ou moins appropriées sur l’« état d’exception », phénomène important surtout pendant les grandes crises des années 1930 et dans les régimes où la démocratie ne s’est que faiblement implantée. Alors que la concentration théoriquement provisoire de compétences dans un seul organe est devenue marginale dans les États constitutionnels, les régimes dérogatoires autorisant des restrictions de libertés et des transferts partiels de compétences juridictionnelles vers des autorités administratives se multiplient et se banalisent. Et sans doute s’agit-il de phénomènes qui ne concernent pas seulement l’époque contemporaine et les États occidentaux, mais des périodes historiques et des régimes très différents. Alors que l’état d’exception change – au moins momentanément – la nature du régime, les exceptions intermédiaires demeurent intégrées dans un régime donné et l’altèrent en quelque sorte quantitativement. Les exceptions intermédiaires posent un problème de seuil et d’orientation.

    L’accumulation des petites exceptions peut à la longue faire insensiblement mais durablement basculer la nature d’un régime. Et les exceptions introduites donnent un nouveau profil au régime qu’il est souvent difficile de saisir avec précision.

    C’est ce domaine intermédiaire qu’il s’agit d’explorer et dont il convient de faire ressortir les traits distinctifs tant d’un point de vue contemporain et comparatiste que d’un point de vue historique, dans une variété de perspectives, juridique autant que théorique et historique, et sous différents
    profils empiriques.

    Le séminaire doctoral se déroulera de la manière suivante : les matinées seront animées chacune par un conférencier et un discutant qui se pencheront sur les thématiques de l’atelier ; les après-midis seront consacrés à la présentation des travaux des doctorants, trois chaque jour. Les présentations des travaux des étudiants (20 mn chacune) seront ensuite discutées par les conférenciers et feront l’objet d’un débat général.

    L’École française propose 12 bourses pour des jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants de la Communauté européennes et d’autres pays) ayant effectué ou effectuant un travail de recherche sur les thèmes et les problèmes du séminaire. Ces bourses couvrent uniquement les frais de séjour à Rome. Le transport est à la charge des étudiants.

    Les candidats devront envoyer par courrier électronique avant le 5 décembre 2016 à l’adresse secrma@efrome.it un dossier constitué de :
    - une lettre de motivation ;
    - un bref curriculum vitae précisant les compétences linguistiques et, le cas échéant, une liste de publications ;
    - un résumé du projet (2 pages au max., env. 6000 signes) ;
    - une lettre de recommandation.

    Le Comité scientifique se réserve la possibilité d’accueillir, comme auditeurs, d’autres participants, qui prendraient à leur charge les frais de séjours et prouveraient leur intérêt à suivre le séminaire.

    Les candidats seront choisis en considération de leur projet par le Comité scientifique. Ils seront prévenus de l’obtention de la bourse avant le 15 décembre. Ils devront ensuite fournir un texte d’environ 10 pages (30 000 signes) dans une des langues de la conférence (français, italien ou anglais), avant le 10 janvier 2017. Les projets seront commentés, avant la discussion générale, par un expert. Les meilleures communications pourront être proposées à la publication dans les Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge (http://mefrm.revues.org/).

    Les candidats retenus pour le séminaire seront tenus d’assister à l’ensemble des séances.

    Comité scientifique :
    Jacques Chiffoleau, Emanuele Conte, Clément Lenoble, Paolo Napoli, Otto Pfersmann, Pierre Savy.

    Contacts
    École française de Rome
    Pierre Savy, Directeur des études médiévales
    Grazia Perrino, Assistante scientifique des études médiévales
    Piazza Farnese, 67
    I - 00186 Roma
    Tel. (+39) 06 68 60 12 48
    secrma@efrome.it

    Rémy CORDONNIER, 9 novembre 2016
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  • Perspectives médiévales, consacré au thème "Politique et Moyen Âge aujourd’hui".


    Appel à contribution de "Perspectives médiévales" : « Politique et Moyen Âge aujourd’hui ».

    Appel à contribution
    Perspectives médiévales n°39

    « On est revenu au Moyen Âge » ; « ces actes sont médiévaux, moyenâgeux, barbares » : douloureusement réactivées par les attentats récents, ces formules ont été largement utilisées par les médias ces derniers mois. Or, elles posent problème à maints égards, car tout en désignant le « Moyen ge » comme « barbare » et « archaïque », elles associent des événements difficilement pensables et rejetés dans la sphère de l’altérité à une période qui appartient pourtant à une histoire et à un patrimoine hérités. De ce point de vue, le Moyen ge semble servir d’écran pour dire un impensé qui est celui de la violence de notre propre société. À l’inverse, « revenir au Moyen ge », entre séries et jeux de rôles, c’est parfois jouer ou rejouer celui-ci, le plus souvent pour l’encenser, dans une démarche où la nostalgie prend le pas sur la connaissance.

    Le Moyen Âge : modèle ou repoussoir ? Au plan idéologique, ce sont parfois les mêmes discours qui utilisent le Moyen Âge comme référence pour désigner une altérité honnie, et qui par ailleurs l’invoquent pour justifier une identité (les « racines chrétiennes de l’Europe ») ou une unité culturelle (l’Occident chrétien), face à une Europe qui serait fragmentée, et dangereusement multi-culturelle. Au plan économique, le Moyen ge sert parfois aussi de paradigme à une pensée de l’autarcie, sur la base d’un modèle pré-industriel adossé sans précaution à l’omniprésence de l’ordre et du pouvoir. Le Moyen Âge apparaît donc comme le porte-étendard d’une protestation qui s’élève contre la crise actuelle du politique et du modèle européen.

    Telle est l’ambiguïté de la manipulation des mots « Moyen Âge », « médiéval », « moyenâgeux » dans les discours actuels, manipulation qui est peut-être aussi instrumentalisation du passé. C’est une définition de la politique mais aussi du politique qui est en jeu, dans la détermination de cette notion par le passé médiéval et dans son articulation au présent.

    Quelle peut être la position de la recherche, du monde académique mais aussi plus largement des intellectuels et des artistes vis-à-vis de ces représentations du Moyen ge, de sa pensée politique et de son fonctionnement ? À partir d’un travail épistémologique sur les notions les plus fréquemment rattachées ou opposées au Moyen Age, et qui permettent sa mise en accusation ou son idéalisation, ce numéro de Perspectives médiévales invite à s’interroger sur les usages politiques actuels du Moyen Âge. Le Moyen Âge peut-il être aujourd’hui autre chose qu’un fantasme, un prétexte pour justifier toutes sortes de discours, en dehors de toute connaissance réelle et profonde de cette période ? Peut-il encore servir de référence positive pour penser le présent ? La définition de l’homme mise au point et cultivée par les pensées et pratiques du Moyen Âge est-elle d’un quelconque secours pour éclairer un monde qui se réfère et se compare sans cesse à lui, au prix de nombreux malentendus, intentionnels ou non ?

    Nous proposons ici quelques pistes de réflexion, non limitatives :

    Face à l’image d’une période repliée sur elle-même et théocentrique, existe-t-il ou non un universalisme hérité du Moyen Âge, et qui se prolongerait jusqu’à nous, parallèlement à l’universalisme hérité de la Révolution française ? L’idée d’un progrès perpétuel hérité des Lumières, largement contestée et battue en brèche, peut-elle être refondée ou réélaborée à partir d’une pensée qui a été largement bannie par ces mêmes Lumières ?
    Le Moyen ge est-il porteur d’un humanisme ? Si oui, quel rôle a joué l’historiographie postérieure (renaissante, classique, romantique, moderne) pour occulter cet humanisme médiéval ?
    Le Moyen ge a-t-il été barbare – rejetant dans la violence, hors de sa langue et de son monde, ses ennemis ? Peut-il servir d’exemple ou d’épouvantail à ce qui aujourd’hui est parfois annoncé comme le début d’un naufrage de la civilisation ?
    Comment s’expliquent les mises en fiction actuelles du Moyen ge et la nostalgie sous-jacente qui les accompagnent ? Et la recherche elle-même, médiéviste ou médiévaliste, par effet de retour, ne contribue-t-elle pas à la création d’un Moyen ge édulcoré et fantasmé, voire du renouveau d’un folklore médiéval ?

    C’est donc à une réflexion sur les usages politiques contemporains du Moyen Âge et de leurs impensés qu’invite le prochain numéro de Perspectives médiévales.
    Chercheurs, intellectuels, artistes et autres acteurs que la présence du Moyen Âge dans la société actuelle intéresse sont donc conviés à contribuer au numéro de 2018 de notre revue.

    Les propositions d’article (avant-projet d’une page avec bibliographie) sont à adresser conjointement à Sébastien Douchet (sebastien.douchet@univ-amu.fr) et à Véronique Dominguez (veronique.dominguez@u-picardie.fr) avant le 31 décembre 2016.

    Le calendrier est le suivant :

    Jusqu’au 31 décembre 2016 : remise du projet.
    15 février 2016 : avis du comité scientifique de la revue.
    1er juillet 2017 : remise de l’article qui sera soumis au comité scientifique pour correction.
    1er décembre 2017 : remise de la version définitive de l’article.
    15 janvier 2018 : publication du numéro en ligne (peme.revues.org).

    Rémy CORDONNIER, 9 novembre 2016
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  • Cultural Encounters : Tensions and Polarities of Transmission from the Late Middle Ages to the Enlightenment (Call for papers)


    The Warburg Institute will host its first Postgraduate Symposium on 17 November 2016. It will explore the concept of cultural encounters and focus particularly on their productive outcomes. We are interested, above all, in the dynamics of cultural change across time and space. The Symposium will be multidisciplinary, and will cover topics that fall into the unique classification system of the Warburg Library : Image, Word, Orientation and Action.

    The aim of the Symposium will be to map the diverse and intricate forces which have driven cultural encounters in the past and which also help define contemporary societies. Amongst the questions that we hope to address are : the degree to which productive outcomes can be seen as a conscious reception and reformulation of external ideas and models ; resistances to exchange and in what form ; the long-term implications of such encounters and their outcomes.

    The Symposium is intended for postgraduate students and early career researchers. It will bring together speakers from different backgrounds in the humanities and draw on a variety of disciplinary tools and methodologies. Submissions are invited across a wide range of topics represented by the global cultural interests of the Warburg Institute, including but not limited to :
    Artistic creations : forms, models, styles ;
    Literary productions and transmission of texts : translations, adaptations, copies ;
    Philosophy, rhetoric and transmission of ideas ;
    Personal encounters : Academies, universities and epistolary exchanges ;
    Encounters with the ancient past : reception, interpretation, visualisation ;
    Religious encounters, propaganda and politics ;
    Geographical discoveries : new continents, new cultures and animal species, etc.
    Scientific innovation : findings, theories, inner contradictions, etc.

    Proposals for papers should be sent to warburg.postgrad@gmail.com by 31 May 2016 :
    Maximum 300-word abstract, in English, for a 20-minute paper, in PDF or Word format.
    One-page CV, including full name, affiliation, contact information.
    All candidates will be notified by 31 July 2016. Limited funding to help cover travel expenses is available. Attendance is free of charge.

    Rémy CORDONNIER, 24 octobre 2016
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  • La résistance au Moyen Âge (séminaire : appel à contributions)


    Alors que la notion de résistance, parfois déclinée au pluriel, fleurit dans les travaux des chercheurs en sciences humaines, elle n’a pas encore fait l’objet d’une véritable attention de la part des médiévistes, hormis dans quelques travaux consacrés aux soulèvements populaires (dans la lignée de l’ouvrage pionnier de M. Mollat et Ph. Wolff, Ongles bleus, Jacques et Ciompi). En outre, elle a surtout été étudiée à travers le prisme particulier de la révolte armée. Pourtant, la résistance constitue un champ d’étude qui permet d’appréhender à la fois les actions, les discours et les représentations des hommes du Moyen Âge. Le thème se situe donc autant au carrefour des échelles, appelant à déployer les jeux qui se nouent entre elles, qu’à la confrontation de multiples sources (des documents d’archives à la production littéraire). 
    La résistance, ou les résistances, désigne un ou des mouvements d’opposition à l’égard d’une autre force (une maladie, un envahisseur, un adversaire intellectuel), pouvant affecter différents domaines (l’histoire sociale, politique ou religieuse, la littérature, la philosophie, l’art, le droit). Ainsi, les mots résistance, résistants, résister, leur polysémie et la réalité complexe des situations qu’ils qualifient au sein des sources méritent amplement d’être interrogés  : 
     
    Qui résiste  ? 
    Qui résiste et à l’encontre de qui cette résistance est-elle levée  ? Au Moyen Âge, la résistance peut être initiée individuellement (moines, chanoines, laïcs, nobles, hommes de cour, chevaliers, notaires, diplomates, marchands, pèlerins, femmes) ou collectivement (famille, confrérie, métier, ville ou village), tout comme elle peut être portée contre une seule personne ou une communauté/une institution entière. Par conséquent, il s’agira d’approcher au plus près le fait ou l’acte de résister en se plaçant du côté des acteurs, afin de déceler leurs motivations profondes et leurs modes d’action, tout en rendant à ces acteurs leur agency, c’est-à-dire leur capacité à agir sur le monde environnant et à mettre en place des stratégies de résistance. 
     
    Comment résister  ? 
    Prendre la plume ou prendre les armes ? La résistance revêt de multiples formes et recouvre un large spectre de pratiques. Elle peut aller de l’opposition intellectuelle à la rébellion politique et militaire, en passant par la contestation religieuse. Dès lors, il s’agira d’interroger ces différentes formes de résistance, en examinant la manière dont elles s’actualisent à travers notamment des témoins manuscrits (dans quelle mesure un possesseur ou un lecteur opère-t-il des marques de résistance au travers de notes interlinéaires ou marginales  ?), des discours (peut-on parler d’une rhétorique de la résistance  ? comment un même fait ou thème a pu être traité par différents auteurs ou au travers des siècles  ?) ou des pratiques effectives (quelle(s) représentation(s) et quelle(s) réalité(s) de la résistance  ?). 
     
    Pourquoi résister  ? 
    Au Moyen Âge, résister au roi, à son seigneur ou à un homme d’Église, c’est risquer de mettre en péril l’ordre du monde voulu par Dieu. Dans des sociétés fortement hiérarchisées, comme le rappelle G. Fourquin, «  la révolte est inadmissible, sauf exceptions rares et bien précises  », à savoir notamment quand il s’agit de défendre son salut ou le bien commun. Pourquoi résister  ? Que visent les acteurs de la résistance en rompant avec la tradition ou la norme établie  ? Quels sont les enjeux politiques, économiques, sociaux, religieux de la résistance  ? 
     
    Bibliographie succincte  
    Blanchard Joël et Mühlethaler Jean-Claude, Écriture et pouvoir à l’aube des Temps Modernes, Paris, Presses universitaires de France, 2002 (Perspectives littéraires). 
    Blickle Peter (dir.), Résistance, représentation et communauté, Paris, Presses universitaires de France, 1998.
    Cohn Samuel K., Lust for Liberty : the politics of Social Revolt in medieval Europe, 1200-1425 : Italy, France, and Flanders, Harvard University Press, 2006. 
    Contamine Philippe et Guyotjeannin Olivier (éd.), La guerre, la violence et les gens au Moyen Âge, 2 vol., Paris, CTHS, 1996. 
    Fourquin Guy, Les soulèvements populaires au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, 1972.
    Lantschner Patrick, The Logic of political conflict in medieval cities : Italy and the Southern Countries, 1370-1440, Oxford, Oxford University Press, 2015.
    Lecuppre Gilles, La contestation (Moyen Âge et Temps Modernes), Paris, Kimé, 2016 (Histoire. Le sens de l’Histoire). 
    Mollat Michel et Wolff Philippe, Ongles bleus, Jacques et Ciompi, les révolutions populaires en Europe aux XIVe et XVe siècles, Paris, Calmann-Lévy, 1970.
    Muhlethaler Jean-Claude, «  Le poète et le prophète. Littérature et politique au XVe siècle  », dans Le Moyen Français, n°13, 1983, pp. 37-57. 
    Rigault Pierre et Toussaint Patrick, La Jacquerie entre mémoire et oubli (1358-1958-2008). Actes du colloque de Clermont, éditions Encrage, 2012 (Hier). 
    Violence et contestation au Moyen Âge, par le Congrès national des sociétés savantes, Paris, éditions du CTHS, 1990.
    Zancarini Jean-Claude e. a. (dir.), Le droit de résistance, XIIe-XXe siècle, Paris, ENS éditions, 1999. 
     
    Conditions de soumission  
    Questes est une association de jeunes chercheurs médiévistes, ouverte aux jeunes chercheurs et au dialogue interdisciplinaire (histoire, histoire de l’art, philologie, littérature, codicologie, anthropologie, sociologie, etc.). 
    Les contributions prendront la forme d’une communication de 20 minutes lors des séminaires du 13 janvier et du 10 février 2017 (18h-20h, Maison de la Recherche, 28 Rue Serpente). Elles pourront faire l’objet, dans un second temps, d’une publication dans le bulletin de l’association. 
    Les propositions (environ une demie-page et maximum 300 mots) sont à envoyer à anhthy.nguyen@uclouvain.be, david.domine-cohn@hotmail.fr et adrien.carbonnet@hotmail.fr au plus tard pour le 1er décembre 2016. 
     
    Responsables scientifiques :  
    • Adrien Carbonnet, doctorant en histoire médiévale à l’Université Paris-Sorbonne 
    • David Dominé-Cohn, doctorant en histoire à l’EHESS
    • Anh Thy Nguyen, doctorante en Langues et lettres à l’Université catholique de Louvain

    Rémy CORDONNIER, 24 octobre 2016
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