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  • Seconde séance du séminaire de Questes dédié à « l’Insulte et l’Injure »

    NOTE : English translation is in progress 


    La seconde séance du séminaire de Questes dédié à « l’Insulte et l’Injure » au Moyen Âge se déroulera ce vendredi 15 décembre de 18h à 20h à la Maison de la recherche de la Sorbonne (salle D116, 28 rue Serpente, 75006 Paris).

    Elle se composera de trois interventions :

    - Marie-Antoinette Alamenciak (Université Paris-Sorbonne), « L’injure sans l’insulte : la rhétorique de l’oblique dans les Quinze joies de mariage » ;

    - Lisa Sancho (Université de Bourgogne), « “Que sor la raïne versa / Tot lo vin de coi [la cope] estoit plaine.” L’injure faire à la reine dans la littérature narrative du Moyen Âge central » ;

    - Chloé Tardivel (Université Paris-VII), « Des paroles blessantes : les injures verbales dans l’Italie communale à la fin du Moyen Âge ».

    Tous les participants et auditeurs sont les bienvenus au dîner qui suivra chaque séance, aux frais de chacun, dans un restaurant du 5e ou du 6e arrondissement.

    Rémy CORDONNIER, 11 décembre 2017
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  • La noblesse au Moyen Age : définitions, identités et discours critiques

    NOTE : English translation is in progress 


    Vendredi 13 octobre 2017 à l’Université de Lausanne :

    Anthropole, salle 2024
    09h00 Accueil

    09h10 Guido Castelnuovo (Université d’Avignon), Pour une histoire de la notion de noblesse au Moyen Age : réflexions historiographiques et études de cas

    10h00 Laurent Hablot (Université de Poitiers), Le blason pour tous ? La revendication de la noblesse à l’usage exclusif des armoiries à la fin du Moyen Age

    10h50 Pause café

    11h10 Claire-Marie Schertz (Unil), La Chevalerie de la Passion de Jésus-Christ comme utopie d’une société idéale. Étude à partir de trois manuscrits de Philippe de Mézières

    12h00 Repas de midi

    13h30 Jean-Claude Mühlethaler (Unil), La satire anticuriale au XVe siècle

    14h20 Ilaria Molteni (Unil), Mise en scène de la noblesse dans les manuscrits chevaleresques italiens à la fin du Moyen Age

    15h10 Discussion préparée et animée par les étudiants

    Le programme figure aussi en ligne.

    Rémy CORDONNIER, 3 octobre 2017
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  • Les pratiques comptables dans les milieux ecclésiastiques au Moyen Âge

    NOTE : English translation is in progress 


    Argumentaire

    Depuis les travaux pionniers de Jack Goody [Goody et Watt, 1968], des études ont été menées sur les pratiques de l’écrit à partir de fonds d’archives diplomatiques, judiciaires, financiers ou comptables. Elles ont apporté un souffle nouveau au courant historiographique portant sur la « genèse des États européens ». La place de plus en plus importante de l’écrit dans la construction et la consolidation de procédés administratifs des différentes institutions laïques et ecclésiastiques a été ainsi mise en valeur entre XIIe et XVe siècle [Goody, 1994 ; Clanchy, 2013 ; Chastang, 2013 ; Bertrand, 2015]. La bibliographie la plus récente s’est également penchée sur les interactions entre les sociétés et les administrations publiques notamment en France et en Italie [Street, 1984 ; Bertrand, 2015]. Le courant historiographique issu de ces études, appelé écrits pragmatiques, développant les notions de literacy, scripturalité et Schriftlichkeit, es t soutenu par de nombreux projets européens et français reposant sur l’étude des sources diplomatiques, militaires, juridiques et comptables (« Ecritures grises, les instruments de travail administratif en Europe méridionale (XIIe-XVIIe siècles) » en 2013 et 2014 ; « Administrer par l’écrit », journées de recherches LAMOP/DYPAC, en 2015 ; la publication des actes du colloque « Classer, dire, compter » (Mattéoni, Beck, 2015) ou le colloque international de Cerisy « Ecrire à l’ombre des cathédrales. Pratiques de l’écrit en milieu cathédral » en 2016), thématiques approfondies dans les numéros 2 , 4, 7 et 9 de la revue Comptabilités.

    Dans le cadre de l’appel à communications du numéro 11 de la Revue Comptabilités, nous souhaitons développer les thématiques abordées dans les numéros précédents, notamment diplomatique et écriture comptables, normes, vocabulaires, ainsi que les hommes, en privilégiant l’étude d’un type de comptabilités peu étudiées, celles des milieux ecclésiastiques qu’ils soient réguliers ou séculiers, ainsi que la comptabilité pontificale. Tous les espaces où sont produits des écrits comptables au sein ou aux marges de la chrétienté sont retenus. L’analyse des écrits comptables et financiers des milieux ecclésiastiques, ainsi que leur technicité a pour objectif de comprendre la conservation d’une mémoire, la mise en place d’usages et de pratiques archivistiques à des fins administratives. C’est l’étude de la spécificité – ou bien le caractère ordinaire – des documents financiers et comptables de toutes les communautés ecclésiastiques
    , ainsi que ceux de leurs receveurs durant le Moyen Âge, qui est ici attendue.

    Les différentes communications doivent éclairer la connaissance des marqueurs chronologiques d’une politique financière globale instituée sur le long terme par les institutions qui ont eu besoin de conserver une mémoire comptable. Une ouverture sur la place des comptabilités ecclésiastiques au sein des autres écrits administratifs est bienvenue afin de montrer que les documents comptables ne sont pas seulement des « écrits ordinaires », [Bertrand, 2015], mais des instruments au service d’un pouvoir.

    L’appel à contributions porte ainsi sur les différentes comptabilités ecclésiastiques durant le Moyen Âge. L’étude insérée dans une chronologie étendue a pour objectif de mieux comprendre les techniques d’administration mises en place dans les comptabilités ecclésiastiques ainsi que leurs évolutions. Il s’agit d’explorer les hypothèses des modèles, de la construction puis de la standardisation ou de l’uniformisation documentaire des comptabilités dans les milieux ecclésiastiques.

    Nous souhaitons mettre en avant les propositions qui répondraient à ces questionnements non exhaustifs :

    La rationalisation du processus productif :
    - Quels sont les outils de gestion des institutions ecclésiastiques comprises dans un sens très large ?
    - Comment se met en place une culture comptable dans ces milieux ecclésiastiques ?
    - Comment se mettent en place des instruments de travail s’insérant dans un socle de références, lu et approprié par les contemporains, mais aussi influencé par d’autres écrits ?
    - Quels sont les langages, les vocabulaires et les formules employés ? Quelles sont les normes et les règles établies parmi les comptabilités ecclésiastiques ?
    - Quels sont les innovations, les bouleversements et les différentes influences subis par les comptabilités ?

    Les propositions doivent montrer l’émergence des pratiques de gouvernement, des logiques de formalisation et de façonnement d’une mémoire administrative des comptabilités. Les propositions portant sur une étude quantitative dans le temps long seront particulièrement appréciées.

    La capacité d’administrer.
    - Quelles sont les nouvelles façons de concevoir et de manipuler l’information ? Quelles nouvelles logiques sont-elles mises en place par la diffusion de l’écrit ?
    - Peut-on dessiner des techniques de gestion mises en œuvre par le personnel fiscal d’une administration. Quelles sont alors leur complexité et leur efficacité ? Quelle est leur méthode ? Quelles sont leurs influences ? Est-ce que des réseaux d’écriture sont perceptibles ?
    Les institutions produisant et contrôlant les comptes.
    - Qui sont les spécialistes qui écrivent, classent, annotent, commentent et contrôlent les différents comptes ?
    - Quels sont alors les services qui permettent la mise en place d’une administration reposant sur l’écrit ?

    Informations pratiques
    Modalités d’envoi de propositions
    Les propositions d’articles présentées en une dizaine de lignes et avec un titre sont à envoyer à Béatrice Touchelay (beatrice.touchelay@wanadoo.fr) et Amandine Le Roux (amandine.le.roux@free.fr).
    Elles seront accompagnées d’une courte biographie de/des l’auteur/s, mentionnant leurs titres fonction et affiliation institutionnelle.
    Calendrier
    30 novembre 2017 : date limite des remises de propositions.
    Fin décembre 2017 : notification des résultats
    20 mai 2018 : remise des textes

    Bibliographie sélective

    • Bertrand (Paul), Les écritures ordinaires, sociologie d’un temps de révolution documentaire, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2015
    • Chastang (Pierre), La ville, le gouvernement et l’écrit à Montpellier (XIIe-XIVe siècle). Essai d’histoire sociale, Paris, 2013.
    • Clanchy (Michael), From Memory to Written Record. England 1066-1307, 3e edition, Chichester/Malden, 2013.
    • Goody (Jack) et Watt (Ian), « The consequences of literacy », in Jack Goody (ed.), Literacy in Traditional Societies, Cambridge, Cambridge University Press, 1968.
    • Goody (Jack), « Entre l’oralité et l’écriture », 1994.
    • Mattéoni (Olivier), Beck (Patrice) (dir.), Classer, dire, compter : discipline du chiffre et fabrique d’une norme comptable à la fin du Moyen Âge, Paris, Institution de la gestion publique et du développement économique, 2015.
    • Pécout (Thierry) (éd.), De l’autel à l’écritoire. Genèse des comptabilités princières en Occident XIIe – XIVe siècle, De Boccard, Paris, 2017.
    • Street (Brian), Literacy in Theory and Practice, Cambridge, 1984 (Cambridge Studies in Oral and Literate Culture, 9).
    Rémy CORDONNIER, 2 octobre 2017
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