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Nouveautés

  • Parutions récentes d’ouvrages ou d’articles intéressant l’alimentation médiévale...

    - ALBERT Jean-Marc, Aux tables du pouvoir. Des banquets grecs à l’Elysée, Paris, Armand Colin, 2009.

    Dans cet ouvrage de synthèse où il est plutôt question des relations entre politique et nourriture en général que du pouvoir à table au sens strict, les dix siècles du Moyen Âge n’occupent qu’un chapitre (environ 30 pages), qui comporte de nombreuses approximations.

    - BARRE Aurélie et LEPLATRE Olivier, « L’iconophagie byzantine : aspects du rituel eucharistique dans le christianisme oriental », Food & History, 6/2, 2008, p. 73-90.

    Étude de l’ensemble des pratiques et gestes alimentaires qui entourent et « accompagnent » le rituel eucharistique proprement dit : de nombreuses substances (poussière d’icônes, vinaigre, miel, etc.) peuvent en effet entrer dans le rituel. Cette étude permet une réflexion sur le matériel et l’immatériel dans la pensée byzantine au temps des iconoclasmes (VIIIe-IXe siècle).

    - BIRLOUEZ Éric, À la table des seigneurs, des moines et des paysans du Moyen Âge, Rennes, Ouest-France, 2009.

    Synthèse grand public très richement illustrée.

    - BOVE Boris, « Un nouveau champ de recherche : l’alimentation à la fin du Moyen Âge », dans id., Le temps de la guerre de Cent ans (1328-1453), Paris, Belin, 2009 (Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, vol. 4), p. 565-596.

    Une bonne synthèse sur l’alimentation à la fin de la période médiévale.

    - BOUAS Florence, VIVAS Frédéric, Du fait de cuisine. Traité de gastronomie médiévale de maître Chiquart, Arles, Actes Sud, 2008.

    Adaptation en français moderne du traité Du fait de cuisine de maître Chiquart, cuisinier du duc de Savoie Amédée VIII, datant de 1420. L’ouvrage comprend une introduction, un choix de menus, la transposition du traité en français moderne (sans le texte original : un peu plus de 100 pages), des conseils pour la cuisine médiévale, une chronologie, un lexique et une bibliographie. Le public visé est plutôt le grand public, mais le spécialiste en fera aisément son profit.

    - BREARS Peter, Cooking and Dining in Medieval England, Totnes, Prospect Books, 2008.

    CR dans Speculum, 84/3, 2009, p. 675-676 (C. B. Hieatt) : « an important and authoritative book ».

    - CARLIN Martha, « Putting Dinner on the Table in Medieval London », dans London and the Kingdom : Essays in Honour of Caroline M. Barron (Proceedings of the 2004 Harlaxton Symposium), éd. M. Davies et A. Prescott, Donington, Shaun Tyas, 2008, p. 58-77.

    Étude sur les habitudes alimentaires des Londoniens au XIVe-XVe s. L’auteur insiste sur les achats de nourriture préparée à emporter, sur les prix relativement élevés de ce takeway médiéval, et sur l’importance des revenus du travail féminin pour permettre à un ménage de « joindre les deux bouts ».

    - CARR David R., « Controlling the Butchers of Late Medieval English Towns », The Historian, 70/3, 2008, p. 450-461.

    L’article consiste en un premier tour d’horizon en préparation d’un travail plus ambitieux. Londres et quelques autres villes (Coventry, Salisbury, Southampton, York) sont ici concernées, et les règlements ici considérés couvrent les années 1340-1500.

    - DIERKENS Alain, LE BEC Claire, PÉRIN Patrick, « Sacrifice animal et offrandes alimentaires en Gaule mérovingienne », dans Archéologie du sacrifice animal en Gaule romaine. Rituels et pratiques alimentaires, S. Lepetz et W. Van Andringa éds., Montagnac, Monique Mergoil, 2008, p. 279-299.

    L’article, qui ne porte pas seulement sur des thématiques alimentaires, se penche sur la déposition d’animaux et de restes animaux dans les tombes, qu’elle prenne la forme de tueries possiblement sacrificielles (sacrifice de chevaux sur la tombe de Childéric) ou de dépôts alimentaires. La base de ce travail est un mémoire de maîtrise de Paris I.

    - ENGLEBERT Annick, « Transmission et mise en scène d’un savoir-faire dans le Fait de cuysine de Maître Chiquart », Le Moyen Âge, 114, 2008, p. 93-110.

    Un article d’abord linguistique, qui analyse la manière dont le traité de maître Chiquart, cuisinier du duc de Savoir Amédée VIII, transmet un savoir-faire culinaire à travers une véritable « mise en scène » par la langue. Le texte de maître Chiquart, à l’instar de ses recettes, est jugé « hors du commun par ses qualités de composition ».

    - Festins mérovingiens, Alain Dierkens et Liliane Plouvier éds., Bruxelles, Le Livre Timperman, 2008.

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    - FOL Michel, « Sur les carêmes gourmands des chanoines de Sallanches au temps de la piété flamboyante », Revue d’histoire ecclésiastique, 104/2, avril-juin 2009, p. 393-431.

    Étude des comptes d’un chapitre de chanoines du XVe siècle qui met en évidence l’existence de banquets funéraires en plein carême. Même si les chanoines ne consomment alors que des aliments « maigres », cette pratique est un nouvel exemple de la rigueur toute relative que peut connaître le jeûne à la fin du Moyen Âge.

    - Food and Drink in Archaeology, 1, 2008.

    Cette nouvelle revue créée par l’Université de Nottingham a pour but de publier les actes des congrès annuels d’études doctorales intitulés « Food and Drink Archaeology Conference ». Ce premier volume comprend une vingtaine d’articles, dont sept concernent entièrement ou partiellement le Moyen Âge. Les articles sont généralement assez courts et représentent souvent une première publication de doctorant. Les illustrations d’objets archéologiques (vaisselle, ossements, etc.) sont assez limitées, mais les cartes, plans, graphiques et schémas sont nombreux.

    Kay Lakin, « Medieval Diet : Evidence for a London Signature ? », p. 65-72 ; Alexandra Livarda, « New Temptations ? Olive, Cherry and Mulberry in Roman and Medieval Europe », p. 73-83 ; Elizabeth Pierce, « Dinner at the Edge of the World : Why the Greenland Norse Tried to Eat a European Diet in an Unforgiving Landscape », p. 96-103 ; Kristopher Poole, « Living and Eating in Viking-Age Town and their Hinterlands », p. 104-112 ; Anne Sassin, « Feasting and Subsistence in Early Medieval Ireland and Wales : An Examination of the Literary and Archaeological Evidence », p. 122-130 ; Antonietta Buglione, « Zooarchaeological Research in Apulia, Southern Italy : Some Considerations of Animal Exploitation from Late Antiquity to the Early Middle Ages », p. 159-162 ; Mikael Simonsson, « “A People Who Eat Wood and Drink Water, the Devil can not Persuade, nor can Man”. Food in Rural Areas During the Middle Ages (ca. AD 1050-1532) in County Dalarna, Sweden : An Exemple from Västannorstjärn », p. 170-173.

    - Food and Drink in Archaeology, 2, 2009.

    Cette seconde livraison reprend les mêmes principes que la première : en dehors d’un article introductif sur la Bretagne romaine dû à Hilary Cool, tous les es articles sont l’œuvre d’étudiants ou de doctorants. Ce second volume est d’un moindre intérêt pour les médiévistes, avec seulement trois articles concernant le Moyen Âge : Michelle Mundee, « An Isotopic Approach to Diet in Medieval Spain », p. 64-72 ; Rosa Spencer, « Stable Isotope Analysis of DISH and Diet », p. 90-99 (sur des sites monastiques de l’Angleterre tardo-médiévale) ; Rebecca Reynolds, « The Dynamics of Fish Consumption in Saxon England », p. 110-116.

    - FREEDMAN, Paul, Out of the East : Spices and the Medieval Imagination, Yale University Press, 2008.

    Un ouvrage de synthèse sur l’usage des épices en Europe occidentale des environs de l’an mil à l’année 1513, vue comme emblématique d’un renversement de tendance. Sont étudiés l’imaginaire des épices, les conditions de l’approvisionnement, les condamnations morales, les explorations ou la théorie des humeurs.

    CR dans Speculum, 84/3, 2009, p. 710-712 (Sharon Kinoshita).

    - FRITSCH Susanne, Das Refektorium im Jahreskreis. Norm und Praxis des Essens in Klöstern des 14. Jahrhunderts, Vienne et Munich, R. Oldenburg Verlag, 2008.

    L’auteur convoque de nombreuses sources (narratives, normatives, comptables, iconographiques) pour dresser un tableau du réfectoire monastique au XIVe siècle.

    - Les frontières alimentaires, Massimo Montanari et Jean-Robert Pitte éds., Paris, CNRS éditions, 2009.

    Ce volume réunit seize articles issus d’un colloque organisé à Bologne en 2003. Les frontières dont il est question sont géographiques, mais aussi sociales, culturelles et parfois imaginaires. Qu’elles séparent ou qu’on les traverse, qu’elles soient réelles ou fantasmées, ces frontières montrent l’importance de l’alimentation en tant que marqueur identitaire.

    Quatre articles sont plus directement consacrés au Moyen Âge : Maria Soler Sala, « Une triple frontière alimentaire : les communautés rurales de la marche de Penedès aux alentours de l’an mil », p. 85-100 ; Alban Gautier, « Saxons et Normands à table (fin XIe-début XIIe siècle) : frontières et identités dans l’œuvre des historiens anglo-normands », p. 101-113 ; Susanne Fritsch, « Même règle, même régime ? Frontières régionales dans l’alimentation monastique du bas Moyen Âge », p. 145-156 ; Fabien Faugeron, « Le marché du Rialto à Venise : le centre d’un espace de ravitaillement sans frontière », p. 281-299.

    - GAUTIER Alban, Alimentations médiévales. Ve-XVIe siècle, Paris, Ellipses, 2009.

    Manuel.

    - HIEATT Constance B. éd., A Gathering of Medieval English Recipes, Trunhout, Brepols, 2009.

    Édition de recettes culinaires médiévales, inédites pour la plupart.

    - Histoire antique et médiévale, hors-série n° 20, septembre-octobre 2009 : Le vin, de Bacchus à saint Vincent.

    Un numéro spécial de cette revue destinée au grand public, portant sur le vin entre l’Antiquité et le Moyen Âge. La partie médiévale comprend des contributions de Sandrine Lavaud et Danièle Alexandre-Bidon. Une section particulière est consacrée à la viticulture en Bourgogne, avec des articles de Patrice Beck, Benoît Chauvin, Jean-Pierre Garcia et Hannelore Pepke-Durix. Plusieurs articles sont accompagnés de bibliographies, et l’iconographie est abondante et de qualité.

    - Histoire et images médiévales, thématique n° 18, août-septembre-octobre 2009 : Moyen Âge gourmand, Ve-XIIIe siècles. [Télécharger PDF - 45 ko]

    - LARDIN Philippe, « Production et consommation de la bière en Normandie orientale à la fin du Moyen Âge », Annales de Normandie, 58/3-4 (2008), p. 43-57.

    L’auteur retrace l’apparition de la bière (houblonnée) dans la province, d’abord à Dieppe à l’initiative de brasseurs hollandais dans les années 1420. Cette boisson se diffuse ensuite dans de nombreuses villes de Normandie orientale, remplaçant peu à peu la cervoise.

    - LIVARDA Alexandra et VAN DER VEEN Marijke, « Social Access and Dispersal of Condiments in North-West Europe from the Roman to the Medieval Period », Vegetation History and Archaeobotany, 17 (Suppl. 1), 2008, p. 201-209.

    Une étude originale qui reprend la question de l’usage des condiments avec une approche archéologique, en distinguant les types de sites concernés : ruraux, militaires, urbains, religieux, commerciaux ou autres. Huit condiments sont étudiés : aneth, carvi, céleri, coriandre, fenouil, moutarde noire, persil et sarriette. Les résultats montrent un net resserrement de la palette de condiments disponibles à la fin de l’époque romaine, puis un nouvel élargissement au cours du Moyen Âge.

    - MONTANARI Massimo, Entre la poire et le fromage, ou comment un proverbe peut raconter l’histoire, Paris, Agnès Vienot, 2009.

    Une approche originale et séduisante. A partir de la déconstruction minutieuse d’un proverbe, l’auteur aborde un grand nombre de thèmes liés à l’alimentation tels que l’histoire de produits alimentaires (fruits et fromage), l’évolution des goûts, ou encore les relations entre alimentation et médecine ainsi qu’entre nourriture et hiérarchie sociale.

    - MÜLDNER Gundula, « Investigation Medieval Diet and Society by Stable Isotope Analysis of Human Bone », dans Reflections : 50 Years of Medieval Archaeology, 1957-2007, Londres, Maney Publishing, 2009, p. 327-346.

    Un article de synthèse sur les analyses isotopiques. L’auteur propose un utile « graphique type » de l’analyse isotopique, et analyse plus précisément un exemple de York. La bibliographie est importante, mais presque exclusivement en anglais.

    - NICOUD Marilyn, « Les savoirs diététiques entre contraintes médicales et plaisirs aristocratiques », dans I saperi nelle Corti. Knowledge at the Courts, Micrologus, 16, 2008, p. 233-255.

    S’appuyant sur la riche documentation de la cour des Sforza à Milan, l’auteur explore les contradictions entre discours médical et éthique aristocratique.

    - OGGINS Robin S., « Game in the Medieval English Diet », Studies in Medieval and Renaissance History, 3rd Series, 5, 2008, p. 201-217.

    L’article étudie la question de la consommation de gibier par les élites dans l’Angleterre du bas Moyen Âge, de la fin du XIIIe siècle au milieu du XVIe siècle. L’auteur utilise principalement les comptabilités royales (Pipe Rolls, etc.) et aristocratiques pour analyser l’approvisionnement en gibier des hôtels royaux et princiers. L’accent est mis sur le décalage qui peut exister entre données des comptes, en particulier des commandes, et consommation effective.

    - PALLA Maria José, Livre de cuisine de l’infante Maria du Portugal, femme d’Alexandre Farnèse, Lisbonne, Instituto de Estudos Medievais, 2008.

    Traduction française et commentaire d’un livre de recettes du milieu du XVIe siècle, le plus ancien conservé en langue portugaise. L’ouvrage comprend une soixantaine de recettes, réparties en chair, œufs, laitages et conserves.

    - PUCCI DONATI Francesca, « Codici di comportamento alimentare nella tradizione proverbiale italiana del Medioevo e della prima Età moderna », Studi medievali, 49/2, 2008, p. 679-701.

    Francesca Pucci Donati poursuit ici son enquête sur les proverbes italiens en langue vulgaire des XIIIe-XVIIIe siècles, en lien avec des modèles latins tels que les Disticha Catonis.

    - RAGA Emmanuelle, « Bon mangeur, mauvais mangeur. Pratiques alimentaires et critique sociale dans l’œuvre de Sidoine Apollinaire et de ses contemporains », Revue belge de philologie et d’histoire, 87/2, 2009, p. 165-196.

    Une étude fouillée du discours alimentaire de Sidoine et de quelques autres aristocrates gallo-romains de cette période de transition entre l’Antiquité et le Moyen Âge. L’article restitue leur dimension avant tout sociale à un certain nombre de traits alimentaires trop souvent analysés comme des particularités ethniques.

    - SLAVIN Philip, « Chicken Husbandry in Late Medieval Eastern England, c. 1250-1400 », Anthropozoologica, 44/2, 2009, p. 35-56.

    Étude de l’élevage des poulets, avant et après la Peste Noire de 1348. De nombreux tableaux, graphiques et cartes accompagnent un travail qui se fonde pour l’essentiel sur des sources d’archives et met en évidence un net passage de la volaille à la viande rouge dans les années qui suivent la Peste, du moins dans les exploitations agricoles « domaniales » (par opposition aux exploitations « paysannes », où l’élevage de la volaille reste important). L’auteur y voit le signe d’une amélioration des conditions de vie des employés et prestataires de ces exploitations, mais aussi d’une agriculture plus extensive.

    - VANDENBERG Vincent, « Fames facta est ut homo hominem comederet : l’Occident médiéval face au cannibalisme de survie (Ve-XIe siècle) », Revue belge de philologie et d’histoire, 86/2, 2008, p. 217-272.

    Longue étude fouillée et intelligente sur le cannibalisme dans l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge. V. Vandenberg s’appuie principalement sur les écrits des Pères, puis sur des matériaux annalistiques pour le IXe siècle et sur des ouvrages historiques des environs de l’an mil (Bernold de Constance, Adémar de Chabannes, Raoul Glaber), et termine sur une étude de la Première Croisade. Il met en lumière la réapparition régulière dans les sources du motif du cannibalisme et s’interroge sur les raisons qui poussent un auteur à se faire l’écho de telles rumeurs : sensationnalisme ou volonté d’instrumentalisation ?

    - VANDENBERG Vincent, « Choosing Human Flesh ? A Few Medieval Peculiarities and the Debates of Contemporary Research », Anthropozoologica, 45/1, 2010, p. 149-155.

    L’article résume en anglais les arguments défendus par l’auteur dans un article paru en 2008 dans la Revue belge de philologie et d’histoire.

    - SYKES Naomi, « Animals, The Bones of Medieval Society », dans Reflections : 50 Years of Medieval Archaeology, 1957-2007, Londres, Maney Publishing, 2009, p. 347-361.

    Un article de synthèse, court mais clair et intelligent, sur 50 ans d’analyses archéozoologiques. L’accent est mis tout particulièrement sur les dimensions sociales de la consommation de viande. La bibliographie est pour l’essentiel en anglais.

    - WOOLGAR C. M., « Food and the Middle Ages », Journal of Medieval History, 36, 2010, p. 1-19.

    L’auteur, qui a récemment co-dirigé un volume sur l’histoire de l’alimentation dans l’Angleterre médiévale, propose ici un important article de synthèse, faisant le point de 20 ans de recherches sur l’alimentation médiévale : la bibliographie est imposante et témoigne d’une recherche européenne renouvelée. Depuis le début des années 1990, la recherche s’est peu à peu orientée vers des problématiques plus qualitatives et vers l’histoire des cultures alimentaires : pour cela, les historiens ont mobilisé des sources nombreuses et diverses, rassemblant des données extrêmement dispersées. Le rôle de l’archéologie est particulièrement mis en avant, en particulier à travers les nouvelles techniques. Quelques pistes de recherche sont proposées : en particulier, l’auteur indique quelques moyens pour poursuivre la recherche sur la demotic cookery (les formes populaires de préparation des aliments). D’autres pistes sont envisagées : la question de la diffusion des condiments exotiques dans le Moyen Âge central, les distinctions de genre (pas seulement dans la production, mais aussi et surtout dans la consommation), la dimension morale de la nourriture (avec la « moralité » des animaux et de l’ensemble des aliments), la place du repas dans les diverses activités sociales (particulièrement pour les classes populaires). Ces thèmes sont abordés à l’aide de quelques exemples principalement tirés des XIVe et XVe siècles anglais.

    - XHAYET Geneviève, « Une diététique liégeoise du XIVe siècle. Le “régime de santé” du frère Léonard de Saint-Jacques », Bibliothèque de l’École des Chartes, 165 (juillet-décembre 2007), 2008, p. 373-414.

    Présentation et édition d’un régime de santé original dans sa forme, très certainement rédigé pour des moines bénédictins dans la deuxième moitié du XIVe siècle. À travers les recommandations médicales et suggestions de préparations culinaires qui sont prodiguées, s’esquisse le portrait alimentaire d’une communauté monastique de la fin du Moyen Âge.

    Alban GAUTIER, Bruno LAURIOUX, Yann MOREL, 4 octobre 2007
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