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Research Institutions

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    Institutions de recherche, laboratoires, centres, instituts…

    - Ausonius
    Du nom du célèbre avocat, grammairien et poète bordelais du IVe siècle, Ausonius est une unité mixte de Recherche (UMR 5607) sur l’Antiquité et le Moyen Âge. Elle est hébergée dans l’Archéopôle de l’université Michel de Montaigne, dispose d’une bibliothèque de près de 50 000 titres, d’un service de publication « Ausonius Éditions » et d’une plate-forme technologique 3D au service de la recherche pour la restitution de bâtiments disparus. Cette unité pluridisciplinaire (trois UFR concernées - Histoire, Histoire de l’Art-Archéologie et Lettres) regroupe quelque 80 membres (chercheurs, ITARF, conservateurs, « post-docs » et doctorants) répartis entre 7 axes de recherche structurés autour d’entités géographiques (l’Aquitaine, la péninsule Ibérique, l’Orient et l’Occident méditerranéen, l’Asie Mineure), d’approches sociétales (Histoire sociale, économique et littéraire) et de projets technologiques centrés sur l’archéologie virtuelle.
    Parmi eux, l’axe Aquitaine fait une large place à l’archéologie médiévale qui prolonge une tradition déjà ancienne de recherche sur l’occupation du sol tout en la renouvelant notamment par des fouilles préventives de l’INRAP et des fouilles programmées proposées par l’université. Ainsi, le programme « Bordeaux antique et médiéval » répond à la demande des institutions et collectivités territoriales et contribue à la constitution de banques de données archéologiques. Un SIG et une publication diachronique devraient rapidement voir le jour et trouver naturellement leur place dans la longue série initiée par Charles Higounet puis Bernard Marquette, des « Atlas historiques des villes de France », émanation de la Commission internationale pour l’Histoire des Villes.
    L’autre programme, « Résidence et territoires seigneuriaux dans la Gascogne médiévale et ses marges », prolonge celui du précédent quadriennal « Terres basses de la Garonne, de la Dordogne et de la Gironde au Moyen Âge ». En s’appuyant sur les données stratigraphiques et monumentales de plusieurs chantiers (dont le chantier-école des châteaux de Langoiran), sur une démarche d’archéologie extensive (lecture des finages, réseaux viaires, rapport entre ager et saltus…), mais aussi sur les sources écrites, ce programme, qui associe historiens et archéologues, vise à renouveler la vision sur la « résidence du pouvoir » (seigneuries châtelaine et monastique), à mieux maîtriser les « aspects économiques et sociaux qui participent de la territorialisation des pouvoirs » et à dégager les particularités gasconnes constitutives de l’identité de l’actuelle Aquitaine. On appréciera la clarté avec laquelle chaque programme est explicité, la présentation de la rubrique « Actualité », les travaux en ligne sur les innovations technologiques (Archéovision, Archéotransfert) et on suggérera la mise en ligne des bibliographies des chercheurs de l’unité. En attendant, les pages web d’Ausonius comptent déjà parmi les plus belles réalisations, dans ce domaine, sur le net.

    - Le Centre d’études médiévales d’Auxerre (CEM)
    Un des pôles délocalisés de l’UMR 5594 « Archéologie, cultures et sociétés : la Bourgogne et la France orientale du Néolithique au Moyen Âge », basée à l’université de Dijon. Il réunit les médiévistes de l’UMR - historiens, historiens de l’Art et archéologues - autour de 4 principaux thèmes de recherche : « Église et société dans le Moyen Âge occidental », « Civilisation urbaine en France du Nord et en Bourgogne », « Arts et cultures en Bourgogne, de l’an Mil au XVIe siècle », « Occupation du sol et construction au Moyen Âge ». Le CEM abrite également un laboratoire d’archéologie du bâti, une bibliothèque d’un millier d’ouvrages et participe à la vulgarisation de la recherche en organisant des expositions et des conférences.
    À son actif figure l’étude de l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre sur un site qu’il a élaboré avec les services du Ministère de la Culture, dans le cadre de la série « Grands sites archéologiques ». Quatre chapitres y relatent l’histoire de l’abbaye, en une soixantaine de pages claires, concises et très bien illustrées, dans un souci pédagogique et didactique permanent : Quinze siècles d’histoire, avec des essais de restitution des bâtiments du Ve au XXe siècle, la vie et l’œuvre de saint Germain, évêque d’Auxerre ; L’apogée carolingien, avec le rayonnement de « L’Ecole d’Auxerre » ; Archéologie d’un monument, avec une présentation des résultats des fouilles, des sources écrites (nombreuses) et des observations relatives aux techniques de construction, au bâti, enduits, peintures etc. ; L’abbaye aujourd’hui, prélude à une visite du musée. La Visite virtuelle du pèlerin dans la crypte qui abrite le sépulcre de Germain est remarquable. En résumé, c’est un site web à recommander aux internautes médiévistes.

    - Laboratoire d’archéologie médiévale méditerranéenne (LAMM, CNRS/université de Provence)
    En une trentaine de pages concises et claires, le laboratoire montre l’ampleur de son activité de recherche, qui s’étend à l’ensemble du bassin méditerranéen et s’articule autour de trois axes principaux : artisanat et activités de production, habitat et occupation des sols, archéologie monumentale, religieuse et funéraire. Cette UMR réunit à Aix une vingtaine de chercheurs, ingénieurs et techniciens titulaires, autant de chercheurs associés et une trentaine de doctorants. Outre la bibliographie exhaustive de chacun des chercheurs permanents, on trouve la liste des 16 thèses soutenues entre 1990 et 2000, celle des thèses en préparation ainsi que les annonces des séminaires, colloques et expositions organisés par l’unité. Enfin, un lien permet la connexion à plusieurs sites médiévistes, à quelques laboratoires de recherches et quelques sites archéologiques du sud-est de la France (tous ne sont pas accessibles). En résumé, un site bien construit où professionnels de la recherche et amateurs éclairés se déplaçeront aisément. Une mise à jour est toutefois indispensable.

    - Centre de recherches d’Archéologie nationale (CRAN)
    Se trouve à l’université catholique de Louvain (Belgique). Ses axes de recherche portent pour l’essentiel sur les périodes gallo-romaine et médiévale et concernent à la fois l’archéologie des villes et des campagnes, les nécropoles, la céramique, le paléo-environnement et les paysages, enfin le château médiéval. Ils s’appuient sur de nombreuses opérations de terrains : fouilles et prospections, réalisées en Wallonie et dans le Nord de la France.
    Le CRAN, qui compte une quinzaine de permanents, n’est pas à proprement parler une grosse unité de recherche, mais son organisation interne et son positionnement sont originaux. En effet, le Centre implique dans ses programmes deux laboratoires spécialisés, l’un en céramologie, l’autre en palynologie.
    Le premier est un laboratoire propre qui traite le mobilier céramique issu des fouilles. En collaboration avec l’unité de Géologie de l’université, pour la caractérisation minéralogique et physico-chimique des fabriques et pour un certain nombre de recherches sur la technologie et l’origine des pièces, ce laboratoire a constitué une collection de référence des principales productions de vaisselles romaines et médiévales, classées par fabriques, ainsi qu’un certain nombre de banques de données typologiques et archéométriques accessibles sur Internet (IFRC = International Fabrics Reference Collection for Roman Ceramic). Le Laboratoire de palynologie est associé au CRAN dans le cadre d’un partenariat scientifique, au sein de la même université qui mutualise, en quelque sorte, ses moyens analytiques. Ensemble, ils travaillent sur le paléoenvironnement du Tardiglaciaire et de l’Holocène grâce à l’étude et à l’interprétation de diagrammes et analyses polliniques. Ils proposent des reconstitutions dynamiques et diachroniques des paysages, à partir des pollens et des macrorestes botaniques, depuis le paléolithique jusqu’à l’époque contemporaine. Le CRAN dispose d’une vaste documentation didactique (palynothèque, fichiers pédagogiques, atlas photographiques) et scientifique (base de données d’analyses et diagrammes polliniques de référence), régulièrement enrichie par des prélèvements sur les sites archéologiques de Belgique (Wallonie) et du Nord de la France.
    Ce site web, simple et concis, mentionne les différentes collaborations du CRAN, notamment avec l’American School in Europe, signale ses principaux chantiers archéologiques : la villa gallo-romaine de Liberchies, le château de Walhain-saint-Paul, Tournai et sa cathédrale, et propose une sélection bibliographique, depuis 1999, pour chacun des axes de recherches (environ 70 titres).

    - Centre interuniversitaire d’Histoire et d’Archéologie médiévale - Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (CIHAM)
    Le Centre est une importante unité mixte de recherche (UMR 5648) basée à l’université de Lyon II, qui réunit des archéologues et des historiens de trois institutions (l’université de Lyon, le CNRS, l’EHESS), ainsi que des chercheurs d’autres d’universités françaises et étrangères. Au total, l’équipe compte une cinquantaine de membres statutaires et presque autant de doctorants.
    La page « Présentation » offre des renseignements pratiques sur le Centre avec un bref historique, un annuaire des chercheurs et un état de la documentation (environ 12 000 volumes et une trentaine de périodiques). La page « Recherches » s’ouvre sur plusieurs thèmes. Le premier, « Organisation des espaces », concerne les espaces urbains (notamment ceux des villes islamiques), ruraux et domestiques (en particulier ceux des maisons bourguignonnes, andalouses et syriennes), en utilisant massivement les données de terrain. L’exemple de Tolède, ville médiévale qui prend ses racines à l’époque romaine, illustre utilement la problématique de l’urbanisme et de la maison. Il faut espérer que le thème « peuplement rural » puisse être prochainement présenté dans une configuration analogue.
    Autre thème qui associe les compétences de l’historien et celles de l‘archéologue (celles du géologue et du chimiste également), « Savoirs, techniques et culture matérielle » porte sur la construction, la poterie médiévale, la métrologie, les textiles, la transformation des matières brutes et des minerais, sur les productions, l’outillage et les techniques agricoles, ainsi que sur la vie quotidienne, avec des recherches conduites, notamment, sur le foyer, le four domestique et l’alimentation médiévale.
    Le thème « Pouvoirs, échanges et contrôle social » est également abordé sous le double point de vue de l’historien et de l’archéologue. Les sous-thèmes « Mise en place des pouvoirs castraux » et « Conditions matérielles des nouveaux pouvoirs, XIe-XIIe siècles » ouvrent sur une page évoquant la fouille actuelle du château d’Albon.
    Le CIHAM travaille à d’autres programmes de recherche : « Religion, espace, culture et communication » et « Military Orders », ce dernier privilégiant l’étude des ordres militaires du bassin méditerranéen. Le Centre a également développé un programme interdisciplinaire lequel, sous le titre « Écrits pragmatiques et communication au Moyen Âge », œuvre à la réalisation d’un « dictionnaire critique des ordres militaires européens au Moyen Âge » et à celle d’un programme d’études d’écrits fonctionnels - sermons modèles et comptes de châtellenie -, dont on notera les développements informatiques et le souhait de mettre sur internet, et en accès libre, les résultats. L’annonce des programmes de séminaires, la liste des thèses en cours - bien utile -, qui témoigne de la dynamique de la recherche et du rayonnement du CIHAM, alimente l’essentiel de la rubrique « Formation » tandis que la page « Actualité » propose une liste à jour des derniers ouvrages des membres de l’équipe, avec une courte analyse pour certains d’entre eux et les photographies des « unes » de couvertures. On signalera encore que ce site sera bientôt enrichi d’une base de données des publications des membres de l’Unité. En résumé, ce site web, sobre et bien construit, est celui d’une équipe à vocation internationale.

    - Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP)

    - Laboratoire Archéologie et Territoires (LAT)
    Aujourd’hui composante de l’UMR CITERES, le laboratoire regroupe une quinzaine de permanents et autant de doctorants. C’est autour de cinq axes [habitat, espace et territoires ; paysages et milieux ; échelles de temps, échelles d’espaces ; topographie des cités de la Gaule ; méthodologie] que se développent les recherches de l’Unité, dans une fourchette chronologique comprise entre la protohistoire récente et le début de l’époque moderne. Le site du LAT, sobre et clairement organisé, annonce en seconde page l’actualité scientifique immédiate de l’Unité (séminaires, conférences, publications en ligne). Une troisième page ouvre sur la bibliographie des membres de l’équipe, en continu et à jour depuis 1996, une autre sur les thèses en cours avec, pour chacune d’elles, une page de présentation du sujet. Le LAT dispose, depuis 2000, d’une revue électronique, Les petits cahiers d’Anatole, dont le comité de rédaction est composé des membres du Conseil d’unité ; 20 articles sont déjà en ligne. Une liste de liens, institutionnels et spécialisés (« Sol Urbain », liste d’une quinzaine de laboratoires partenaires de l’UMR sur la question des sols et de l’urbanisme) vient clore l’ensemble. En résumé, le site du LAT traduit une volonté de transparence dans la mise en œuvre de la recherche. On le recommandera aux professionnels et aux étudiants chevronnés, qui œuvrent en archéologie métropolitaine des périodes historiques.

    - Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales (CRAHAM)

    Premier centre historique pour la recherche archéologique médiévale en France, équipe mixte du CNRS et de l’université de Caen, le CRAHAM porte également le nom de son fondateur, Michel de Boüard. Son site internet récemment actualisé livre un panel d’informations administratives, scientifiques et bibliographiques qui résument ses activités de recherche et de formation. Deux axes, « Culture et Espace » et « Construction de l’Espace par les groupes humains » occupent aujourd’hui près de 90 personnes (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs, doctorants et membres associés) spécialisés dans le traitement de sources diverses fournies par l’archéologie de terrain, le traitement de laboratoire et les textes. Trois rubriques « À la une », « Bibliographie » et Édition » dans laquelle on trouve les traditionnels Château Gaillard et Archéologie médiévale, témoignent de l’activité de recherche de ce centre désormais ouvert à l’Antiquité.

    - Le Centre d’Archéologie et d’Histoire Médiévales des Etablissements Religieux/ (CAHMER) est une association loi de 1901, fondée en 1987 pour travailler sur les pôles fixateurs du peuplement en Picardie, notamment les châteaux à motte et les petits établissements monastiques (prieurés et granges). Il est rattaché depuis 1994 au Laboratoire d’Archéologie et d’Histoire Médiévales de l’Université de Picardie Jules Verne, une des quatre composantes de l’équipe d’accueil 3912 « TRAME » (Textes, Représentation, Archéologie, Autorités et Mémoires de l’Antiquité à la Renaissance). Les pages « recherche », « enseignement » et « diffusion » témoignent d’ailleurs bien de l’interaction entre les deux structures qui ne comptent pas moins d’une cinquantaine de chercheurs, toutes disciplines et institutions confondues, ainsi qu’une vingtaine de doctorants. La page « recherche », est exclusivement consacrée aux différents types d’opérations archéologiques (fouilles programmées et préventives, prospection-inventaire, post-fouille) conduites en Picardie ou, dans le cadre de coopérations institutionnelles, à l’étranger (Syrie, Egypte, Lybie). L’internaute appréciera de trouver dans cette rubrique, pour quelques uns des sites étudiés, une fiche comportant un plan de situation des vestiges, un exposé des problématiques voire des résultats déjà obtenus et une bibliographie indicative de l’évolution de la recherche. La page « enseignement » détaille les cours dispensés durant les six semestres de la Licence et les deux années de Master « recherche » et « professionnel ». Elle insiste également sur la part de l’enseignement pratique par le biais de chantiers-écoles et de stages pluridisciplinaires. Enfin, la page « diffusion » dresse un inventaire des publications du Cahmer : 23 numéros de la revue « Histoire médiévale et Archéologie », le n° 1 d’une nouvelle collection « Expo » et quelques ouvrages de synthèses dont Sadr, une forteresse de Saladin au Sinaï, publié en 2011, dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

    Bruno FAJAL, Charles KRAEMER, Vincent CARPENTIER, 3 février 2012
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